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mercredi 2 mars 2016

Loi Travail : "On ne cède pas quand on a l’autorité d’un président de la République", lance Laurent Wauquiez

Et surtout pas, si on est resté légitime !

Laurent Wauquiez a défendu la ligne du parti
 lors du Conseil national des Républicains

Invité du 'Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI', le 14 février, le numéro deux des Républicains a défendu la ligne de son parti.
En décembre dernier, Wauquiez a été élu président de la plus grande région de France. En mai 2015, Le Monde le présentait comme le "bad boy" de la droite... Les Rhône-alpins ont répondu à la gauche parisienne en portant l'élu de Haute-Loire à la capitale des Gaules.
En l'absence de trois candidats importants à la primaire, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire - qui utilisent les moyens du parti sans participer à sa vie - il a désapprouvé les rivaux de Nicolas Sarkozy, sans les critiquer ouvertement, faisant oeuvre de diplomatie. "Oui, j'aurais préféré que tout le monde soit là; ce n'est pas une bonne idée de pratiquer la politique de la chaise vide" à la journée de clôture du Conseil national, a-t-il observé.

Il a aussi logiquement défendu le principe d'un projet du parti qui sera approuvé par les adhérents de manière participative. 
"J'ose espérer que le candidat qui sera désigné correspondra à ce que souhaite notre famille politique." Le vice-président a fait allusion, en ne le nommant pas, à la stratégie d'évitement d'Alain Juppé, en déplorant "ceux qui en disent le moins possible". Il a également apporté son soutien au président du parti. "On aime ou on n'aime pas, mais il suscite l'intérêt", en ajoutant en direction d'Alain Juppé: "Rien n'est pire que le filet d'eau tiède."

Wauquiez a néanmoins ironisé sur le soudain affichage de fermeté d'Alain Juppé sur les questions régaliennes depuis le début de l'année. "Je me réjouis qu'il ait évolué. Il plaidait pour une identité multiculturelle heureuse. Il refusait de changer Schengen. Qu'il soutienne aujourd'hui les idées que je défends, ça me fait plaisir", a-t-il lancé.

Wauquiez s'est situé sur la ligne proposée par son parti en faveur de l'inscription de la déchéance de la nationalité dans la Constitution.

Le nouveau président de région Auvergne-Rhône-Alpes a demandé "aux étrangers de s'adapter à la France, pas à la France de s'adapter aux étrangers", reprenant ainsi le message principal de son discours tenu plus tôt dans la matinée devant les militants du parti. Il a révélé que "le nombre de naturalisations avait augmenté de 50 %" sous le quinquennat Hollande. "Je ne veux pas que les Français se sentent minoritaires chez eux. Aujourd'hui, la nationalité française, c'est devenu l'auberge espagnole."

Laurent Wauquiez a soutenu l'inscription de la déchéance de la nationalité dans la Constitution, une position assumée par Nicolas Sarkozy. "Mon souhait est qu'on aille au Congrès et qu'on puisse adopter ce texte sur la déchéance de la nationalité", a-t-il clairement indiqué. 
Il a en revanche marqué sa divergence avec Nicolas Sarkozy sur la loi Taubira. "Je continue à m'y opposer: cette loi amènera nécessairement au détricotage de la filiation", a-t-il souligné. 
Il a aussi exprimé des réserves à l'égard de la proposition de l'ancien chef de l'État en faveur d'une baisse des impôts immédiate. "Je préfère d'abord faire des économies et ensuite les baisses d'impôts," a-t-il expliqué.

Laurent Wauquiez a dit souhaiter la candidature de Nicolas Sarkozy pour 2017


Si Nicolas Sarkozy renonçait à se présenter, serait-il lui-même candidat ? "Ce n'est pas mon sujet. Je souhaite qu'il soit candidat sur la base de ce qu'il a commencé à faire, en ayant tiré les leçons" de son premier mandat à l'Elysée de ce qu'ont été nos erreurs à nous tous, et d'essayer de progresser et de s'améliorer collectivement. C'est ça qui m'intéresse", a répondu L. Wauquiez mercredi 2 marssur France 2. 
"Je souhaite qu'il le soit sur un spectre de convictions qui soit clair. Parce que je ne veux pas que la droite et le centre reviennent au pouvoir pour ne rien faire", a ajouté le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

A la question de savoir si Bruno Le Maire, 47 ans, n'aurait pas "ringardisé" son camp en exploitant le thème du renouveau, le numéro 2 des Républicains (LR) a notamment répondu: "le sujet, c'est pas de dire 'coucou, j'ai quarante ans, enlevez toutes les personnes âgées' ". "C'est ridicule comme approche," a estimé ce jeune quadra de 41 ans.

Selon les élus LR, le gouvernement n’ira pas jusqu’au bout de la réforme du code du travail.
Dans un entretien au Parisien publié mercredil'ancien président indique qu'il annoncera sa décision "autour de l'été".

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