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dimanche 13 mars 2016

Attentat du Bataclan: version officielle des faits contestée par le chanteur des Eagles of Death Métal

Le chanteur affirme que les terroristes étaient déjà dans la salle au début du concert

Des agents de sécurité étaient absents le soir de l'attentat du Bataclan
, affirme le chanteur des Eagles of Death Metal.
  
Mercredi 9 mars, à la télévision américaine Fox Business, le chanteur du groupe qui jouait au Bataclan le soir des attentats islamistes du 13 novembre à Paris, Jessie Hughes évoque un souvenir étrange: "Quand je suis arrivé, je suis passé devant un garde de sécurité chargé des coulisses qui ne m’a pas regardé. Je suis donc directement allé voir l’organisateur pour lui dire : 'C’est qui ce type ? Je veux un autre mec'", explique-t-il.

Le chanteur suggère que des agents de sécurité ont pu être impliqués.
Le chanteur raconte qu’on lui a répondu que les autres agents de sécurité n’étaient pas arrivés.

Il a appris par la suite que six n'étaient jamais venus ce soir-là, révèle le chanteur.
Il "est assez évident qu’ils avaient une raison de ne pas être là", ajoute l'artiste, précisant le fond de sa pensée.

Les enquêteurs ne considèrent pas que ce témoignage est sérieux...


Il a, selon eux, peu de valeur, car les vérifications ont été faites dès le départ, rien d’anormal n’a été constaté, rien ne confirme ce récit, qui émerge près de quatre mois après l’attentat du 13 novembre, oppose la police, jointe par RTL.

Le co-dirigeant du Bataclan n'a pas voulu "commenter" officiellement les propos de Jesse Hugues

"Cette déclaration se suffit à elle-même dans sa stupidité," a cependant lâché Jules Frutos, contacté par BFMTV.

La chaîne de radio en continue en profite pour démonter le groupe.
BFMTV, présente pour la photo de la 
broderie au nom du président. 
Les directeurs des rédactions de France 
Inter, France Info, RTL et Europe1 étaient 
tenus à l’écart du 'pool' de presse 
présidentielle (janvier 2013 à Rungis)
Contrairement aux soupçons du leader du groupe, le courage des agents de sécurité qui ont pu aider certains spectateurs à fuir a été salué par plusieurs témoins, souligne la chaîne du groupe Altice, également co-proporiétaire de SFR (2014) Numericable (2005-2007) et puis Libération et L'Express et L'Expansion (2015). 

Changement de musique

Mardi 16 février, Jesse Hughes était à l'Olympia avec ses compères d'Eagles of Death Metal pour terminer leur tragique concert commencé au Bataclan, un certain 13 novembre 2015. 
Maïtena Biraben avait tenu à rencontrer le chanteur en Suède pour "Le Grand Journal" de Canal+. On y voit le rocker fondre comme une madeleine sous le coup de l'émotion. Des larmes, il en laissera échapper un flot au cours  de l'entretien, au point qu'on voit la compassionnelle Maïtena Biraben le materner en prenant la main de l'Américain, comme pour lui redonner force et courage. Le temps a passé depuis les attentats, mais "j'ai vu des gens que je connaissais depuis des années se faire tirer dessus", confiait-il,  tremblant, et personne ne contestait alors ni sa sincérité, ni sa personne.

Or,
depuis son témoignage sur des membres suspects du service de surveillance, Jesse Hugues est aujourd'hui dénoncé comme militant pro-armes et soutien de Donald Trump. Une accusation qui met en cause à la fois la direction de la salle de concert et le public venu applaudir le groupe La presse insinue en outre qu'il n'en est pas à sa première déclaration polémique sur le sujet. 

Malgré cette réputation sulfureuse, le groupe Eagle of Death Metal est pourtant revenu chanter le 16 février dernier à l'Olympia. Un concert auquel ont assisté de nombreux rescapés du Bataclan.

Depuis, le chanteur sous pression a exprimé des excuses pour s'être épanché sur son vécu des attentats islamistes du Bataclan.

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