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lundi 16 juillet 2018

Le terroriste islamiste Djamel Beghal expulsé de France en l'Algérie

Bientôt en France, via l'Algérie ?

L'un des plus anciens et dangereux prisonniers islamistes de France vient d'être expulsé hors de France

Considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d'Amédy Coulibaly, deux des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris, le terroriste islamiste Djamel Beghal, expert en explosifs formé par Daech, a été expulsé vers l'Algérie après sa sortie d'une prison française lundi matin, a-t-on appris de sources concordantes.

Cet Algérien de 52 ans, déchu de la nationalité française, a quitté la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes "vers 05h30 en vue de sa reconduite à la frontière", précise une source syndicale. 
Il a décollé peu après 10h30 de l'aéroport de Roissy en direction d'Alger, ont indiqué des sources proches du dossier.

"Il a été libéré ce matin à 5h20, pris en charge par la (police aux frontières). Il a adopté un comportement calme et n'a pas été surpris de l'heure de son départ", a indiqué l'administration pénitentiaire.

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Dans le viseur des autorités françaises depuis le milieu des années 1990, Djamel Beghal a été déclaré expulsable en 2007, deux ans après avoir été condamné à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste.

A Vezin-le-Coquet, en Bretagne, il terminait de purger sa seconde peine de dix ans de prison pour un projet d'évasion en 2010 de Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien du Groupe islamique armé algérien (GIA) condamné à perpétuité pour l'attentat à la station RER Musée d'Orsay en 1995 à Paris.

Les autorités françaises, qui souhaitaient s'en débarrasser vers son pays d'Algérie, ont dû négocier pendant plusieurs semaines sa prise en charge par Alger. 

Il retourne dans son pays natal des conditions de son retour dans le pays natal qu'il avait quitté à l'âge de 21 ans pour venir en France au titre d'étudiant étranger en informatique.


La passif terroriste de l'islamiste

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Etabli à Corbeil-Essonnes, commune communiste jusqu'en 1995, Djamel Beghal, étudiant de 29 ans, est interpellé pour la première fois en 1994 lors d'une vague d'arrestations dans la mouvance du GIA, organisation armée, dont le but est de renverser le gouvernement algérien, pour le remplacer par un État islamique.
Cette année-là, en mai 1994, deux religieux français sont assassinés par deux hommes armés de revolvers dans le quartier de la Casbah, à Alger. En août, trois gendarmes français et de deux agents de l’ambassade de France sont également assassinés. La veille de Noël, un commando du GIA détourne le vol AF 8969 parti d'Alger, avec pour but de le faire s'écraser sur Paris, si les autorités algériennes ne libéraient pas deux des responsables du FIS : Abbassi Madani et Ali Belhadj. Le GIGN réussit à reprendre le contrôle de l'avion, à l'aéroport de Marseille-Marignane, en tuant les quatre preneurs d'otages.Trois jours plus tard, quatre Pères blancs, dont trois Français sont assassinés à Tizi Ouzou, en Kabylie.

Longtemps après les événements d'Algérie, les terroristes attaquent sur le sol français.
Entre juillet 1995 et octobre 1995, le GIA organise une série d’attentats en France.
L'attentat du RER à la station Saint-Michel, le 25 juillet 1995, sera le plus criminel, faisant huit morts et environ 150 blessés.
Le 11 juin 1999, dans une lettre de menaces adressée à la presse, le GIA annonce un djihad sur le territoire français.

Le 17 août 1995, une bombe du type de celle du RER Saint-Michel  placée dans une poubelle parisienne à la hauteur du 44 avenue Friedland, explose et blesse 17 personnes. Le 19 août, une lettre signée d'Abu Abderahmane Amine, alias Djamel Zitouni, l'émir du GIA, est transmis par l'ambassadeur de France à Alger à Jacques Chirac. Elle demande au président de la République  de "se convertir à l'Islam et de reconsidérer ses positions sur le dossier algérien". 

Les islamistes du GIA sont déjà implantés en France, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Italie, aux États-Unis, en Suède, au Maroc, ainsi que dans de nombreux pays d'Afrique du Nord et subsaharienne.

Djamel Begal avait demandé  et obtenu la nationalité française
Beghal, mentor islamiste
du terroriste Amédy Coulibaly
Suite à son interpellation de 1994, sur des soupçons d'appartenance à la mouvance du GIA, Beghal est incarcéré trois mois, puis relâché sans avoir été condamné. Il voyage alors en Europe, dont l'Angleterre et la Belgique, et prend des contacts. En novembre 2000, il part ensuite pour un camp en Afghanistan avec sa femme. Il est interpellé le 28 juillet 2001 à Abou Dhabi, en provenance d'Islamabad, au terme d’un séjour dans les camps afghans, où il a notamment appris à confectionner des engins explosifs.


Il se vante alors de son appartenance au réseau Ben Laden, qui l'aurait mandaté pour constituer une cellule sur le territoire français

Le 20 septembre 2001, sept membres de son réseau sont arrêtés par la DST, alors qu’ils allaient s’en prendre à des intérêts américains en France, probablement l’ambassade des Etats-Unis. Le chef présumé de ce groupe terroriste en France, Kamel Daoudi, est interpellé à Londres le 25 septembre, puis neuf autres personnes en Espagne. Quant à Beghal, il est expulsé cinq jours plus tard vers la France, son épouse, française, ayant été interpellée à la frontière entre l'Afghanistan et l'Iran.
Résultat de recherche d'images pour "djamel beghal afghanistan"Extradé en France le 30 septembre 2001, il y est interrogé par le juge Jean-Louis Bruguière devant lequel il se rétracte. Il assure que ses aveux ont été obtenus sous la torture aux Émirats arabes unis. Ses dires sont confirmés par l'examen médical réalisé après son extradition. Il rappelle les conditions qui l'ont conduit à reconnaître les faits qui lui sont reprochés et évoque également des pressions de la part du juge Bruguière. Il est toutefois condamné le 15 mars 2005 par le tribunal correctionnel de Paris à dix ans d'emprisonnement avec cinq co-prévenus, reconnu coupable d'avoir créé une association de malfaiteurs terroristes.






















France Inter dresse de Beghal un portrait flatteur de ..."superstar"

"Ceux qui l’ont côtoyé en prison disent tous la même chose, selon cette radio de service public, le 5 décembre 2015 : Djamel Beghal est une superstar des geôles françaises. Condamné à plusieurs reprises pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, l’ancien membre du GIA fait toujours parler de lui.

Du bon père de famille au prédicateur
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Djamel Beghal c’est tout d’abord un bel homme (pour la journaliste Charlotte Piret). Regard clair, nez droit, lèvres charnues. Et lorsqu’il s’exprime, Djamel Beghal a, de plus, une capacité à envoûter son public. Né le 2 décembre 1965 à Bordj Bou Arreridj, en Algérie, il est le neuvième d’une fratrie de dix enfants. En 1986, alors qu’il vient d’obtenir son baccalauréat, il décide de s’installer en France pour poursuivre des études d’informatique et de gestion. Trois ans plus tard, il épouse Sylvie Guégen, un mariage qui lui permettra d’acquérir la nationalité française. Ensemble, ils ont quatre enfants. Les deux derniers naissent à Leicester, en Angleterre où la famille a décidé de s’installer en 1998.

Car, entre temps, en 1994, Djamel Beghal est incarcéré en France pour appartenance au Groupe Islamique Armé (GIA). Il est finalement relâché sans avoir été condamné. Mais la radicalisation de Djamel Beghal, qui se fait désormais appeler Abou Hamza ne s’arrête pas là. Lui qui a grandit [orthographe de journaliste] dans l’influence d’un oncle qui l’a dirigé vers l’Islam pour calmer son caractère anxieux, part s’entraîner en Afghanistan. Il apprend le maniement des armes, se forme aux explosifs, côtoie l’entourage direct d’Oussama Ben Laden.

Soupçons et torture
Le 28 juillet 2001, alors qu’il en revient, Djamel Beghal est arrêté à Dubaï. Il est alors présenté comme [sic] le chef d’un réseau islamiste en Europe qui préparait un attentat contre l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Lui s’en défend. Dans un long portrait qui lui est consacré par le Harper’s Magazine de janvier 2016, il il [ça fait 2] explique avoir été torturé en détention : ongles des pieds arrachés, doigts retournés, dent de sagesse arrachée sans anesthésie… Après des semaines de traitements de la sorte, poursuit Beghal, il finit par avouer. 
Une fois revenu en France, Djamel Beghal revient sur ces "aveux". Il est cependant mis en examen en septembre 2001, quelques jours après les attentats contre le World Trade Center. En mars 2005, il est reconnu coupable d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et condamné à dix ans d’emprisonnement. Incarcéré à Fleury-Merogis, il côtoie Cherif Kouachi, Amedy Coulibaly, dont la cellule est située juste en dessous de la sienne. Alors bien qu’à l’isolement, Djamel Beghal communique et devient une référence pour ces jeunes détenus.

Rencontres en prison
Djamel Beghal est libéré le 30 mai 2009 et placé en résidence surveillée. Sa nouvelle adresse : l’hôtel Les Messageries, à Murat, une petite ville nichée dans les collines du Cantal. Djamel Beghal y reçoit de la visite : sa famille, restée vivre en Angleterre, mais qui le vient [sic] le voir régulièrement, mais aussi ses anciens compagnons de détention. Amedy Coulibaly, puis Cherif Kouachi prennent à plusieurs reprises, parfois avec leurs compagnes, la route depuis Paris pour passer quelques jours en sa compagnie. Djamel Beghal, Amedy Coulibaly, Cherif Kouachi et cinq autres sont interpellé le 18 mai 2010 : ils sont soupçonnés de préparer l’évasion d’un détenu de la prison de Clairvaux dans l’Aube. Le détenu en question ? Smaïn Aït Ali Belkacem, condamné pour avoir fabriqué et déposé une bombe dans le RER C en octobre 1995 et que Djamel Beghal a rencontré à la prison de Saint-Maur.
Djamel Beghal est à nouveau incarcéré. Le 20 décembre 2013, il est condamné à dix ans de prison. Dans sa cellule du centre pénitentiaire de Rennes-Vezin : des livres et des CD religieux. C’est tout." Selon Charlotte Piret.


Les enfants de Djamel Beghal sont-ils du voyage vers Alger ? 
"Nous travaillons avec les Algériens pour qu'ils accueillent Beghal, qui n'a plus la nationalité française", mais "si l'Algérie n'en veut pas, il sera assigné à résidence", a indiqué, il y a quelques semaines, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet.
En 1989, Beghal épousa une Française, Sylvie Guéguen, une convertie à l'islam qui lui a donné quatre enfants. La mère et les enfants sont-ils dans l'avion d'Alger ?


dimanche 10 avril 2016

Nuit debout : des manifestants tentent de s'inviter au domicile de Manuel Valls

Huit interpellations pour avoir voulu prendre un "apéro chez Valls"

Le XIe arrondissement 
reste au coeur des nuits chaudes parisiennes


Les noctambules de 'Nuit Debout' voulaient aller "prendre un apéro chez Valls". Huit d'entre eux ont été interpellés et placés en garde à vue dimanche 10 avril au petit matin, après des incidents à Paris, lors du rassemblement des "Indignés" à la française, pour des "jets de projectiles, port d'arme prohibé, vol par effraction, dégradations et dégradations par incendie", a précisé la préfecture dans un communiqué de presse.

"Environ 300 personnes" ont quitté la place de la République pour se rendre au domicile du Premier ministre Manuel Valls dans le 11e arrondissementsamedi vers 23h15, selon la version de la préfecture de police de Paris, alors que le premier ministre est en visite officielle en Algérie, ce que semblaient ignorer ces opposants éclairés à sa loi de réforme du droit du travail.

"Des projectiles et des pierres ont été jetés sur la façade du commissariat du 11e arrondissement et deux véhicules de police en stationnement ont été fortement endommagés", explique la préfecture, ajoutant que les manifestants avaient tenté en vain d'entrer dans le commissariat. Vers 00h30, les forces de l'ordre ont procédé à la dispersion des manifestants.
Des dégradations - vitrines brisées, distributeurs de billets endommagés, tags - ont été aussi commises boulevard Voltaire dans "six agences bancaires" dont trois ont été victimes d'intrusion. "Une agence d'intérim et une agence de mutuelle" ont également été dégradées par ces anti-libéraux.
Attentats de Paris: Valls se trouvait à seulement 300 mètres des tueurs islamistes


De même que le président Hollande
- présent en tribune officielle - était vraisemblablement visé par les islamistes
, le 13 novembre 2015, quand les abords du Stade de France à Saint-Denis ont été soufflés par l'explosion d'un kamikaze, le XIe arrondissement avait été préféré à plusieurs autres plus prestigieux. Les victimes étaient visées du fait de la proximité du domicile du premier ministre.
Le chef de l'Etat s'est d'abord rendu au PC sécurité du stade, bientôt rejoint sur place par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve pour de premières constatations. "Ils ont décidé de quitter le Stade de France lorsqu'ils ont appris qu'un autre événement s'était déroulé à proximité du Bataclan." "Ils ont été rejoints très rapidement par le premier ministre (Manuel Valls)."

Manuel Valls se trouvait bien chez lui, cette fois-là, lorsque des terroristes ont fusillé un bar situé tout proche de la fusillade de la rue de Charonne et de son domicile du XIème arrondissement de Paris, selon plusieurs témoignages, dont celui d'un patron de café situé aux abords du domicile du "P'tit Zizi". 
Avril 2016
Il a fallu que son service de sécurité exfiltre le premier ministre, trouillomètre à zéro. Le Journal du Dimanche (JDD) avait occulté l'information en indiquant que Valls s'était rendu en trombe place Beauvau, au ministère de l'Intérieur, à 21h40, soit précisément quatre minutes après l'attentat islamiste contre La Belle Equipe, bar-restaurant situé à l'angle de la rue de Charonne et de la rue Faidherbe dans l'arrondissement bobo, à deux pas de l'appartement de Manuel Valls et de son épouse. Une version des faits confirmée par un autre gérant de bar du quartier: "On a entendu les coups de feu d'ici. On a vu un convoi qui emmenait Manuel Valls : il y avait cinq ou six voitures noires".

En revanche, et comme le stipule leur règlement,
les policiers n'ont pas tenté d'intervenir dans la fusillade, pas plus qu'ils n'ont prêté assistance aux victimes. Aucun des cinq ou six véhicules n'a transporté de blessé(e)s.

mercredi 6 avril 2016

Valls veut ignorer la "Nuit Debout"

Valls sous-estime le mouvement 'Nuit Debout', animé par l'extrême gauche

A un jet de pierre du rassemblement nocturne
, le Premier ministre a discouru sur... la radicalisation. 

Alors que Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Olivier Besancenot (NPA), partie prenantes, ou même Julien Dray (PS) et Jean-Christophe Cambadélis (passé inaperçu !), en visiteurs évaluateurs, se sont montrés séparément auprès des "jeunes" du mouvement 'Nuit Debout' (comme ne le montre pas la photo ci-dessus), qui se poursuivait lundi pour la cinquième nuit consécutive, non loin de là où se sont déroulées les attentats de masse islamistes de Paris, en janvier 2015 et en novembre dernier, Manuel Valls, lui, a littéralement tourné le dos. 

Lundi, vers 18 heures, des centaines de personnes affluent sur la place de la République pour l'AG en plein air. La commission "Assemblée et modération" se réunit pour voter des règles du fonctionnement démocratique du mouvement. Un petit cercle de jeunes, représentant du comité "Accueil et sérénité", comprendre le service d'ordre, reçoit une formation. 
"Samedi soir, une dizaine de skins sont venus foutre le bordel. Ils ont tabassé un mec et ont pété l'arcade sourcilière d'un autre", accuse Basile, un membre du comité, à deux doigts d'accuser l'extrême droite. 
D'autres petits groupes sont éparpillés ici et là et participent plus ou moins activement à la vie du mouvement. Rangers Dr Martens (!), tabac à rouler (pur?) et bouteilles de bière sont les accessoires les plus prisés du moment. Un groupe de Congolais se joint au mouvement pour protester, pendant qu'on y est, contre la très controversée élection de Sassou Nguesso.
Soudain, une nouvelle se répand à toute vitesse : "Manuel Valls est invité par un think tank libéral pour donner une conférence à quelques mètres de la place." "On va l'interpeller, pour les media, c'est très bien !" lance un des leaders du mouvement. Le Premier ministre doit en effet se rendre au théâtre Déjazet, situé au début du boulevard du Temple, qui part de la place de la République, à 18 h 45 pour discuter de radicalisme et de populisme avec des intervenants triés sur le volet. La journée de débat est organisée par un mouvement baptisé "Le Sursaut", soutenu par des cercles de réflexion et des personnalités issues de la société civile et du monde de la culture.

La table ronde finale de cet événement, organisée par la Fondation pour l'innovation politique, un think-tank libéral, la Fondation Jean-Jaurès, proche du PS, ou encore l'AJC Europe (American Jewish Committee), le Wilfried Martens Centre, l'Association française des victimes du Terrorisme et l'Association de la Fondation Étudiante pour la Ville, selon Matignon.


Munis de leurs pancartes et criant leur slogan "Nuit debout, Valls à genoux", les manifestants décident alors d'interpeller le Premier ministre à l'entrée du théâtre. Ils sont accueillis par une poignée de policiers qui leur barrent la route et les arrosent de gaz lacrymogènes. Quelques minutes plus tard, des centaines de CRS sont appelés en renfort pour renvoyer tout ce beau monde sur la place de la République et l'encercler. 
Une fois le périmètre sécurisé, Manuel Valls va débattre pendant près d'une heure sur la laïcité, la radicalisation, l'antisémitisme, le vote FN, le port du voile, le salafisme, sans mentionner une seule fois le mouvement de jeunesse créé, à l'origine, en opposition à la loi El Khomri.

Une attitude décriée par certaines personnalités politiques de gauche, et notamment par Ian Brossat (PCF), adjoint au logement d'Anne Hidalgo, la maire de Paris.

Si le Premier ministre a accepté de tendre la main à l'Unef dans les négociations et a déclaré qu'il recevrait les organisations de jeunes à la mi-avril, Valls refuse de considérer le mouvement noctambule qui se développe dans toute la France. Lundi, lors du bureau politique du Parti socialiste, plusieurs cadres ont pourtant prévenu qu'il ne fallait pas "minorer" Nuit debout. "Ils se veulent être un mouvement contestataire, mais ça ne prend pas. Julien Dray qui parle d'un grand mouvement altermondialiste est complètement à l'ouest", conclut un proche de Manuel Valls.

dimanche 27 mars 2016

Bruxelles: le recueillement, perturbé par des manifestants "nationalistes" ?

L'ultra-gauche ne dit encore pas son nom et la presse les couvre

Un rassemblement interdit et placé sous haute surveillance

La "marche contre la peur" avait été annulée pour des raisons de sécurité, mais les Belges se sont néanmoins rassemblés ce dimanche pour rendre hommage aux victimes des assassinats islamistes qui ont fait 28 morts, mardi dernier dans la capitale belge. Ils étaient "plusieurs centaines", d'après l'AFP, et "des centaines", d'après Le Point, réunis pacifiquement place de la Bourse en début d'après-midi. 
"La manifestation a perturbé le recueillement de dizaines de personnes qui se relaient depuis mardi pour rendre hommage, en silence ou en chansons, aux 28 morts des attaques jihadistes et fait près de trois cent cinquante blessés." (Le Monde)
Ce rassemblement interdit a été perturbé par l'arrivée de hooligans
Rapportant en seconde main les informations de media belges, Le Monde a aussitôt classé les perturbateurs "vraisemblablement" à l'extrême droite (Le Monde), mais "visiblement proches de l'extrême droite" selon l'AFP et Le Point, précisant que, "vêtus de noir, certains portant des cagoules [pour preuve visible qu'ils n'appartiendraient pas à l'ultra-gauche !], ils sont arrivés de la gare de Bruxelles-Nord, en provenance de Vilevorde [indication évoquant des militants de la Nederlandse Volks-Unie, une organisation d'extrême-droite active aux Pays-Bas], ils ont fait irruption" vers 14h45 à "au moins 200 hooligans", toujours selon Le Monde, pour finalement s'installer sur les marches de la Bourse. 
A noter qu'ils étaient "au nombre de 400, selon le bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur, et 450, selon celui de Vilvorde, Hans Bonte", d'après Le Soir, quotidien belge.
Or, la situation est plus complexe que ce qu'en dit notre presse binaire. En octobre dernier, le bourgmestre de Vilvorde (Belgique, avait indiqué ne pas pouvoir assurer la sécurité des réfugiés de sa ville, mais c'était face à... des musulmans qui estiment que les 'migrants' auraient dû rester dans leur pays pour instaurer le califat.
Il n’y a pas qu’en Allemagne, en effet, que les ouvertures de centre pour réfugiés déplaisent. Sauf qu’
à Vilvorde, ville de la province du Brabant flamand, les plus féroces opposants sont… des musulmans radicaux.
Surveillés à distance par les forces anti-émeute, ils ont scandé des slogans virulents contre le groupe terroriste État islamique, qui a revendiqué les attentats. "Complices terroristes, complices terroristes ", ont-ils crié face aux manifestants recueillis.

"On est des ultras de foot, a assuré Andres, un supporteur du FC Bruges; on n'a rien à voir avec la politique. On est ici pour les victimes et leur rendre hommage". La police anti-émeute a dû faire usage de canons à eau pour disperser les manifestants. 
Des hooligans ont perturbé un rassemblement pacifique place de la Bourse, le 27 mars 2016
(photo VIRGINIE NGUYEN HOANG/HANS LUCAS/POUR "LE MONDE" qui n'était pas sur place
Une dizaine de personnes a, en tout et pour tout, été interpellée, a indiqué plus tard dans l'après-midi un porte-parole de la police.

Monument souillé, comme vendredi à Paris

Des cris, des projectiles incendiaires et des canons à eau au milieu du recueillement.
De gauche ou de droite extrême, ces activistes ont notamment lancé des projectiles incendiaires et dégradé du mobilier urbain, a rapporté la police. 
La police a évacué des hooligans à l'aide de canons à eau, place de la Bourse.
Le mémorial aurait été endommagé sur le passage de ces militants.
 
Cette dégradation rappelle celle de la place de la République à Paris, dans la nuit de vendredi à samedi derniers. Lire PaSiDupes
Des internautes, se disant scandalisés par ces débordements, multiplient les témoignages non contrôlés sur les réseaux sociaux et aux micros des chaînes d'information présentes sur place. 

Les agitateurs pro- et anti-Daesh se sont défiés. 
Nombre des militants anarcho-révolutionnaires "recueillis" ont scandé "Bruxelles multiculturelle" ou encore "le fascisme ne passera pas", en écho aux chants des "hooligans" opposés aux musulmans intégristes. Twitter a d'ailleurs été investi par les activistes de toutes appartenances et de nombreux anonymes ont ainsi dénoncé "une opération minable" en l'imputant principalement à l'extrême droite, saluant même l'intervention de la police.

"Des crapules aux visées de nazis"
Après ces débordements, le maire de Bruxelles, Yvan Mayeur, PS, a appelé à une "réaction du gouvernement fédéral":
"Je suis scandalisé de constater que de telles crapules aux visées de nazis viennent provoquer les habitants sur les lieux de leur hommage. C’est une honte pour le pays. Nous avons été prévenus hier par la sûreté de leur venue possible [place de la Bourse] et je constate que rien n’a été fait pour les empêcher de s’y rendre."
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la situation relatée par les media est plus que confuse et les diverses mises en causes, suspectes.
Le quotidien Le Soir précise que les extrémistes se sont d'abord "rassemblés dimanche en début d'après-midi à Vilvorde, puis ont pris le train vers Bruxelles sous escorte policière, avant d'envahir la place de la Bourse."
Le même quotidien a ensuite indiqué que, fortement "encadrés", ils ont été redirigés vers la gare du Nord et embarqués dans des trains en direction d’Anvers, selon le quotidien belge Le Soir
Les manifestants se sont ensuite dispersés, avant de se diriger par petits groupes vers la gare du Nord, d'après Le Point. "Etat, complice de Daesh", ont dit certains d'entre eux aux policiers et militaires.

Le Point cite aussi un témoin interrogé par BFMTV qui, plus tôt dans l'après-midi, accusait les policiers d'
avoir "laissé passer les hooligans" et même de les avoir "accompagnés".

VOIR et ENTENDRE le "pacifiste" accusant les "fachos" et la police dans un même amalgame digne de l'extrême gauche:  

Au final, les policiers ont mis presque une heure à évacuer de la place les indésirables.

Vilvorde, ça vous dit quelque chose, Lionel Jospin ?

D'abord, Vilvorde évoque une histoire d'amour tragique franco-belge,
 avec le drame social de la fermeture de son usine Renault. En 1997, 3.100 emplois disparurent... Lionel Jospin, premier ministre socialiste, n'avait rien pu ou su faire pour Vilvorde-Renault qui a dû fermer. Il s'est justifié de cette casse en ces termes : "L'Etat ne peut pas tout". Rappelez-vous avec ce reportage de France Télévisionslien

Ensuite,  
Vilvorde, "riante" commune
 flamande limitrophe, située au nord de la région Bruxelles-Capitale, compte deux importantes minorités allochtones, l'une d'origine marocaine, l'autre d'origine espagnole (au moins 4.000 ressortissants sur 41.000). Au total, un habitant sur cinq environ est de nationalité ou d'origine étrangère (Maroc, Espagne, Italie, France, Pays-Bas, Portugal). 
Aux élections communales d'octobre 2006, trois des six élus de la liste SP.A-Groen!-Spirit (socialistes internationalistes et Verts radicaux, proche d'EELV) étaient d'origine marocaine, ainsi qu'un des neuf élus de la liste CD&V-N-VA (démocrate-chrétien). Ce dernier, Abdeslem Belahrir, est par ailleurs le président de la mosquée de Vilvorde.

 

Paris: des tags anti-israéliens ont souillé la statue de la République vendredi

Le terrorisme islamiste stimule l'antisémitisme

Le "dazibao" parisien dégénère en "mur des cons"
Le tréma (anarchique) a résisté à la réforme de l'orthographe...

Le monument de la Place de la République à Paris a été recouvert de tags anti-israéliens, dans la nuit du Vendredi Saint au samedi des célébrations chrétiennes de Pâques. 

Transformée en lieu d'hommages aux victimes des différents attentats islamistes qui ont ensanglanté la France au cours de l'année 2015, mais également à celles des récentes attaques terroristes survenues à Bruxelles, cette statue est devenue un "dazibao" à la chinoise ("journal à grands caractères"), sorte d'affiche rédigée par de simples citoyens sur un sujet politique ou moral et placardée pour être lue par le public, d'autant qu'il contient des publications non officielles.
Il n’existe pas de Place de la République à Bruxelles, puisque la Belgique est une monarchie constitutionnelle, parlementaire et fédérale, mais les rassemblements ont lieu devant la Bourse. Cette semaine, c’est donc vers cette place du centre la vieille ville que les habitants de la capitale belge ont convergé pour en faire le lieu des hommages spontanés aux victimes des attentats du 22 mars.

A Paris, les partisans parisiens des dessinateurs sectaires du journal anarcho-révolutionnaire Charlie Hebdo endeuillé par la tuerie islamiste de djihadistes 
français avaient choisi la Place de la République pour se réunir le soir du 7 janvier 2015, puis après la prise d’otages et les meurtres perpétrés a l’Hyper Casher quelques jours plus tard, ou pour la manifestation géante du 11 janvier. Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, c’est encore au pied de la Marianne de bronze de 10 mètres de haut que les Parisiens se sont retrouvés, faisant du soubassement de la statue un livre de condoléances géant et un espace de recueillement.

Agit-prop et contre-vérités délirantes

La presse digresse de l'anti-sémitisme sur la propreté à Paris... 
Parmi les passants, à un petit garçon qui se serait inquiété de voir les flancs du lion de bronze badigeonnés de peinture rouge et qui l’interroge, un père un peu gêné lui explique que " le lion est malade ", rapporte un journaliste du type romancier. Et, selon la fiction du narrateur, le gamin aurait alors demandé: "C’est grave comme maladie ?". Le père hésitant aurait fini par répondre: " un peu… ".

La presse sort de son sujet
C’est pourtant le symbole de la République française  qui a été vandalisé dans la nuit du vendredi 25 au samedi 26 mars. 

C'est aussi d'antisémitisme dont il est question.
Plusieurs tags, " Israël assassins ", " Israël criminels " ont été peints en rouge et, pour ceux qui n’auraient pas bien saisi l’allusion à la récente et dramatique actualité de Bruxelles, une affiche enfonce le clou: " Daesh = Israel " a été collée sur l’édifice.

Les services de la Mairie de Paris ont été informés par... les habitants et devaient faire disparaître ces inscriptions dans l’après-midi.

La statue colossale de Marianne en bronze dédiée à la République est due aux frères Morice, sans lien avec les colonnes Morris, éléments cylindriques de mobilier urbain, servant de support à la promotion des spectacles et des films. Pourtant, les monuments de Paris, comme de nombreuses villes de France, sont devenus les supports d'une propagande pro-musulmane orchestrée par les officines pro-palestiniennes, associations et collectifs en réseaux subventionnés, qui couvrent les murs de salissures et défilent dans les rues sous les yeux de la police et des services du Renseignement.