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samedi 15 décembre 2018

Usine de Blanquefort : l’exécutif engage un bras de fer avec Ford

Dans l'"ancien monde", Montebourg n'avait pas fait autrement : avec quel résultat ?

Le constructeur américain Ford veut fermer son usine de Blanquefort après avoir perçu 20 millions d’euros d’aides publiques entre 2011 et 2014 

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"Trahison", "lâcheté", "écœurement", "consternation", "indignité"… La classe politique n'a pas de mot assez blessant pour qualifier l’attitude de Ford.
Entre le fermeture de son usine de Blanquefort et sa reprise par le groupe belge Punch, le groupe Ford privilégierait la première option, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. 847 emplois pourraient être perdus en cas de disparition du site. 
Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des finances, s'est senti humilié et a perdu ses nerfs devant l’attitude de Ford, qui a transmis sa décision par un simple communiqué de presse, et dont le PDG, Jim Hackett, n’a pas daigné prendre le ministre au téléphone. "Je suis révolté, je suis écœuré par cette décision qui ne se justifie que par la volonté de Ford de faire monter son cours de Bourse, a déclaré, jeudi, B. Le Maire, au Sénat, à l’occasion de la séance de questions au gouvernement. Je veux dénoncer le mensonge de Ford, qui dit que l’offre de reprise de Punch n’est pas crédible (…). Et je veux dénoncer la trahison de Ford vis-à-vis des salariés du site de Blanquefort."
"Je suis évidemment en désaccord avec ce choix et je souhaite que nous nous mobilisions tous pour maintenir l'activité industrielle sur le site. Nous avons une option solide. Punch est un repreneur solide qui a une bonne réputation, qui a déjà apporté la preuve de sa capacité à reprendre une activité industrielle", a-t-il ajouté. Un porte-parole de Ford France a refusé, quant à lui, de commenter à chaud ces déclarations véhémentes.

Les Américains ont parfaitement tiré parti du mode de fonctionnement français de subventions et de primes. Aujourd'hui, le gouvernement veut contraindre le constructeur américain à accepter l’offre de reprise, plutôt que de fermer son usine. 
"Hostile et inacceptable" : c’est en ces termes qu’en marge d’un sommet européen à Bruxelles, ce vendredi, Emmanuel Macron a jugé  la décision du groupe américain Ford de fermer une usine à Blanquefort, commune socialiste gérée par Vincent Feltesse (dont Hollande avait fait un conseiller à l'Elysée), dans l'aire urbaine de Bordeaux, Gironde, en refusant une offre de reprise.

A Bercy, son ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, ne décolère pas. 
Lors d’un entretien téléphonique, ce vendredi, en début d’après-midi avec le PDG de Ford Europe, Steven Armstrong, il aurait exhorté le constructeur américain à "revoir sa décision", assure la presse. Et ce, rapidement, selon son entourage. La vérité est que ce PDG ne répond plus à Le Maire au téléphone. 
Si aucun calendrier n’a été fixé, Bercy prétend pourtant mettre la pression sur Ford pour qu’il accepte l’offre de reprise du belge Punch Powerglide, plutôt que de fermer l’usine fin août, en laissant sur le carreau les 850 salariés.
"S'ils pensent qu'ils peuvent mettre la clef sous la porte sans que ni l'Etat ni les collectivités locales ne réagissent, ils se trompent! Nous allons nous battre et nous ne nous laisserons pas faire", a tonné le ministre, jugeant cette position "indéfendable".
Le Maire dit avoir téléphoné au Secrétaire au Trésor du président Trump, Steve Mnuchin et à son conseiller économique  pour "obtenir leur soutien" et qu'ils alertent "la direction de Ford sur ce qui se passe actuellement sur le site de Blanquefort", près de Bordeaux.
Comme Margaret Thatcher, Macron "wants his money back" 
En effet, le constructeur américain a  pris l'argent offert contre la paix sociale. Il a abondamment bénéficié des aides publiques ces dernières années, sans pour autant se sentir lié. Ford aurait ainsi perçu 20 millions d’euros d’aides publiques entre 2011 et 2014 sur la base d’un premier accord de reprise du site : 10 millions d’euros au titre de l’investissement et 10 autres millions pour financer la formation et le chômage partiel des salariés. 
Parallèlement, il a bénéficié du Crédit impôt compétitivité emploi (CICE). Et même en cas de fermeture, Ford pourra imputer du CICE sur les impôts qu’il doit à l’Etat français en 2019 (au titre de 2018).
1998: accord de coopération signé par Ford et PSA Peugeot Citroën.
1999 : en remportant (ô surprise !) un important contrat avec l'UGAP (la centrale d’achat des administrations et collectivités publiques), Ford devint fournisseur de l'administration française, sous Jospin.

A Paris,
Ford et PSA Peugeot-Citroën présentèrent le 1er moteur ...diesel issu de la coopération technique entre les deux groupes. En 10 ans, quatre familles de moteurs diesel seront ainsi développées en commun.
2002 : installation du Groupe Ford France dans de nouveaux locaux à Saint Germain en Laye.
2006 : Ford livre la première flotte de Focus Flexifuel, fonctionnant au super-éthanol E85, au conseil Général de la Marne.
De quoi faire hurler un peu plus Philippe Martinez. 
Le patron de la CGT a répliqué, jeudi, que Ford doit "rembourser l’argent public " versé à la satisfaction de Louis Viannet, et Martinez a demandé ni plus ni moins que la "réquisition" de l’entreprise ! Irréaliste, selon Bercy, car cela enverrait un très mauvais signal aux groupes étrangers qui voudraient s’implanter en France.

Dissuader Ford de fermer

"Si la volonté de Ford est de fermer l’usine et de quitter le pays le plus vite possible, il doit comprendre que la meilleure solution est d’accepter l’offre de reprise", insiste une source anonyme proche du dossier. Mais pour l’en convaincre, le gouvernement a peu de moyens de pression. Il pourrait, par exemple, placer des obstacles administratifs sur sa route en lançant une commission parlementaire ou freiner, voire retoquer, le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) que Ford souhaite engager. 
Le PSE est un dispositif légal visant à limiter les conséquences des licenciements collectifs. Mis en place en août 1989 par la loi 'Soisson', ce plan social a été renommé "plan de sauvegarde de l'emploi" par Martine Aubry dans loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002.
Bercy n’a pas non plus apprécié l'annonce par communiqué de la fermeture de l’usine à la fin août 2019, moins de vingt-quatre heures après avoir arraché un accord avec les syndicats et salariés du groupe. "Nous n’avons pas été prévenus de cette décision même si on sentait Ford devenir évasif dans les échanges", confirme Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès de Bruno Le Maire.

Ford, prêt à se retirer dans les formes
Le constructeur américain trouve  des défenseurs parmi les experts du secteur automobile. "L’offre du belge Punch n’est pas robuste, détaille un fin connaisseur du dossier qui garde l'anonymat. Punch a fait la promesse de conserver un certain niveau production, mais rien ne prouve qu’ils seront en mesure de la tenir."
Punch Powerglide Strasbourg est un concepteur et fabricant mondial de boîtes de vitesse automatiques. Mais son site, qui a appartenu jusqu'en 2013 au groupe General Motors, a fait faillite deux années plus tôt et se trouve encore en profonde restructuration.
Ford fait aussi valoir que son intention est de bien faire les choses. Sur les 850 salariés que compte l’usine, la moyenne d’âge est de 51 ans. Dans le cadre d’un PSE, 150 d’entre eux pourraient être transférés à l’usine voisine, GFT (Getrag Ford Transmissions), qui fabrique elle aussi des boîtes de vitesses. Il resterait 700 salariés, dont la moitié partirait en pré-retraite, et l’autre moitié bénéficierait d’un accompagnement pour retrouver un emploi, lancer son entreprise, etc.

Le Maire mise sur une mobilisation nationale







Date butoir fin octobre
Lors de sa précédente visite dans l'usine il y a trois semaines, Bruno Le Maire avait affiché l'espoir de voir aboutir les négociations entre Ford qui entend se séparer de Blanquefort d'ici la fin de l'année 2019, et l'équipementier Punch, repreneur de l'usine de boîtes de vitesse que détenait General Motors à Strasbourg.

Le ministre avait fixé la fin du mois d'octobre comme date butoir pour trouver une solution. Les collectivités locales et l'Etat se sont engagés à investir 5 millions d'euros, dont trois millions d'euros pour des mesures de chômage technique qui seraient nécessaires et deux millions d'euros pour investir et moderniser le site, a précisé Bruno Le Maire.

Négociations sur un PSE
Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a ajouté que Bordeaux Métropole et la Région Nouvelle-Aquitaine présidée par Alain Rousset (PS) sont prêts à apporter ensemble 12,5 millions d'euros pour "imposer" une reprise. "Ça veut dire mettre en cause le cas échéant la réputation de Ford sur le marché européen. Ça veut dire agir auprès des instances européennes qui peuvent peser sur la décision de Ford. Ça veut dire nous solidariser de toutes les actions que les organisations syndicales pourraient envisager", a-t-il dit.

Devant la représentation nationale, Le Maire a rendu un hommage appuyé à Philippe Poutou, ouvrier à Ford Blanquefort, syndicaliste CGT, ancien candidat du Nouveau Parti anticapitaliste à l’élection présidentielle de 2017, et qui a pesé pour que son syndicat accepte de rentrer dans les clous de l’offre de Punch.

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Ford, qui a pris la décision de ne plus investir dans cette usine ouverte en 1972, avait lancé fin juin un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en parallèle à la recherche d'un repreneur. Les négociations sont toujours en cours et les membres du Comité d'entreprise se battent toujours pour obtenir des améliorations importantes dans les mesures proposées en cas de fermeture. La dernière réunion serait fixée au 18 décembre.

dimanche 27 mars 2016

Bruxelles: le recueillement, perturbé par des manifestants "nationalistes" ?

L'ultra-gauche ne dit encore pas son nom et la presse les couvre

Un rassemblement interdit et placé sous haute surveillance

La "marche contre la peur" avait été annulée pour des raisons de sécurité, mais les Belges se sont néanmoins rassemblés ce dimanche pour rendre hommage aux victimes des assassinats islamistes qui ont fait 28 morts, mardi dernier dans la capitale belge. Ils étaient "plusieurs centaines", d'après l'AFP, et "des centaines", d'après Le Point, réunis pacifiquement place de la Bourse en début d'après-midi. 
"La manifestation a perturbé le recueillement de dizaines de personnes qui se relaient depuis mardi pour rendre hommage, en silence ou en chansons, aux 28 morts des attaques jihadistes et fait près de trois cent cinquante blessés." (Le Monde)
Ce rassemblement interdit a été perturbé par l'arrivée de hooligans
Rapportant en seconde main les informations de media belges, Le Monde a aussitôt classé les perturbateurs "vraisemblablement" à l'extrême droite (Le Monde), mais "visiblement proches de l'extrême droite" selon l'AFP et Le Point, précisant que, "vêtus de noir, certains portant des cagoules [pour preuve visible qu'ils n'appartiendraient pas à l'ultra-gauche !], ils sont arrivés de la gare de Bruxelles-Nord, en provenance de Vilevorde [indication évoquant des militants de la Nederlandse Volks-Unie, une organisation d'extrême-droite active aux Pays-Bas], ils ont fait irruption" vers 14h45 à "au moins 200 hooligans", toujours selon Le Monde, pour finalement s'installer sur les marches de la Bourse. 
A noter qu'ils étaient "au nombre de 400, selon le bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur, et 450, selon celui de Vilvorde, Hans Bonte", d'après Le Soir, quotidien belge.
Or, la situation est plus complexe que ce qu'en dit notre presse binaire. En octobre dernier, le bourgmestre de Vilvorde (Belgique, avait indiqué ne pas pouvoir assurer la sécurité des réfugiés de sa ville, mais c'était face à... des musulmans qui estiment que les 'migrants' auraient dû rester dans leur pays pour instaurer le califat.
Il n’y a pas qu’en Allemagne, en effet, que les ouvertures de centre pour réfugiés déplaisent. Sauf qu’
à Vilvorde, ville de la province du Brabant flamand, les plus féroces opposants sont… des musulmans radicaux.
Surveillés à distance par les forces anti-émeute, ils ont scandé des slogans virulents contre le groupe terroriste État islamique, qui a revendiqué les attentats. "Complices terroristes, complices terroristes ", ont-ils crié face aux manifestants recueillis.

"On est des ultras de foot, a assuré Andres, un supporteur du FC Bruges; on n'a rien à voir avec la politique. On est ici pour les victimes et leur rendre hommage". La police anti-émeute a dû faire usage de canons à eau pour disperser les manifestants. 
Des hooligans ont perturbé un rassemblement pacifique place de la Bourse, le 27 mars 2016
(photo VIRGINIE NGUYEN HOANG/HANS LUCAS/POUR "LE MONDE" qui n'était pas sur place
Une dizaine de personnes a, en tout et pour tout, été interpellée, a indiqué plus tard dans l'après-midi un porte-parole de la police.

Monument souillé, comme vendredi à Paris

Des cris, des projectiles incendiaires et des canons à eau au milieu du recueillement.
De gauche ou de droite extrême, ces activistes ont notamment lancé des projectiles incendiaires et dégradé du mobilier urbain, a rapporté la police. 
La police a évacué des hooligans à l'aide de canons à eau, place de la Bourse.
Le mémorial aurait été endommagé sur le passage de ces militants.
 
Cette dégradation rappelle celle de la place de la République à Paris, dans la nuit de vendredi à samedi derniers. Lire PaSiDupes
Des internautes, se disant scandalisés par ces débordements, multiplient les témoignages non contrôlés sur les réseaux sociaux et aux micros des chaînes d'information présentes sur place. 

Les agitateurs pro- et anti-Daesh se sont défiés. 
Nombre des militants anarcho-révolutionnaires "recueillis" ont scandé "Bruxelles multiculturelle" ou encore "le fascisme ne passera pas", en écho aux chants des "hooligans" opposés aux musulmans intégristes. Twitter a d'ailleurs été investi par les activistes de toutes appartenances et de nombreux anonymes ont ainsi dénoncé "une opération minable" en l'imputant principalement à l'extrême droite, saluant même l'intervention de la police.

"Des crapules aux visées de nazis"
Après ces débordements, le maire de Bruxelles, Yvan Mayeur, PS, a appelé à une "réaction du gouvernement fédéral":
"Je suis scandalisé de constater que de telles crapules aux visées de nazis viennent provoquer les habitants sur les lieux de leur hommage. C’est une honte pour le pays. Nous avons été prévenus hier par la sûreté de leur venue possible [place de la Bourse] et je constate que rien n’a été fait pour les empêcher de s’y rendre."
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la situation relatée par les media est plus que confuse et les diverses mises en causes, suspectes.
Le quotidien Le Soir précise que les extrémistes se sont d'abord "rassemblés dimanche en début d'après-midi à Vilvorde, puis ont pris le train vers Bruxelles sous escorte policière, avant d'envahir la place de la Bourse."
Le même quotidien a ensuite indiqué que, fortement "encadrés", ils ont été redirigés vers la gare du Nord et embarqués dans des trains en direction d’Anvers, selon le quotidien belge Le Soir
Les manifestants se sont ensuite dispersés, avant de se diriger par petits groupes vers la gare du Nord, d'après Le Point. "Etat, complice de Daesh", ont dit certains d'entre eux aux policiers et militaires.

Le Point cite aussi un témoin interrogé par BFMTV qui, plus tôt dans l'après-midi, accusait les policiers d'
avoir "laissé passer les hooligans" et même de les avoir "accompagnés".

VOIR et ENTENDRE le "pacifiste" accusant les "fachos" et la police dans un même amalgame digne de l'extrême gauche:  

Au final, les policiers ont mis presque une heure à évacuer de la place les indésirables.

Vilvorde, ça vous dit quelque chose, Lionel Jospin ?

D'abord, Vilvorde évoque une histoire d'amour tragique franco-belge,
 avec le drame social de la fermeture de son usine Renault. En 1997, 3.100 emplois disparurent... Lionel Jospin, premier ministre socialiste, n'avait rien pu ou su faire pour Vilvorde-Renault qui a dû fermer. Il s'est justifié de cette casse en ces termes : "L'Etat ne peut pas tout". Rappelez-vous avec ce reportage de France Télévisionslien

Ensuite,  
Vilvorde, "riante" commune
 flamande limitrophe, située au nord de la région Bruxelles-Capitale, compte deux importantes minorités allochtones, l'une d'origine marocaine, l'autre d'origine espagnole (au moins 4.000 ressortissants sur 41.000). Au total, un habitant sur cinq environ est de nationalité ou d'origine étrangère (Maroc, Espagne, Italie, France, Pays-Bas, Portugal). 
Aux élections communales d'octobre 2006, trois des six élus de la liste SP.A-Groen!-Spirit (socialistes internationalistes et Verts radicaux, proche d'EELV) étaient d'origine marocaine, ainsi qu'un des neuf élus de la liste CD&V-N-VA (démocrate-chrétien). Ce dernier, Abdeslem Belahrir, est par ailleurs le président de la mosquée de Vilvorde.

 

vendredi 17 juillet 2015

La famille royale saoudienne tente de privatiser une plage en... France

La monarchie absolue islamique est-elle au-dessus des lois de la République française?

La famille royale saoudienne a engagé des travaux interdits de clôture
Diplomatie et contrats d'affaires au programme de François Hollande 
reçu en mai 2015 par le roi Salmane d'Arabie saoudite.
Et plage privée sur le domaine public si affinités ?
Cette pétromonarchie sunnite régnante possède une propriété en bordure de mer sur la commune de Vallauris, Alpes-Maritimes. Elle tente ainsi de privatiser une partie de la plage, sans aucune autorisation. De quoi logiquement provoquer la "colère juste" de Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, et de son p'tit camarade socialiste, le ministre de l'Intérieur, Nanard Cazeneuve. Eh bien, non !

Les habitants de la zone protestent contre l'appropriation d'un espace public et la préfecture a demandé  que les travaux soient suspendus.

Lorsqu'il s'agit de paillote en Corse, elle est détruite


Dans la nuit corse du 19 avril 1999, un incendie ravagea la paillote Chez Francis (outre "Aria Marina"). L'enquête démontra l'implication dans l'incendie de plusieurs gendarmes ayant obéi sur "ordre implicite" de leur hiérarchie et du préfet de Corse, Bernard Bonnet, en dehors de tout cadre légal. 
Celui-ci avait été nommé le 9 février 1998 par Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur du gouvernement Jospin, trois jours seulement après l’assassinat de son prédécesseur, Claude Érignac, pour "rétablir l’État de droit".

Le restaurant avait été déjà construit dans l'illégalité, en bord de mer et sur le domaine public maritime, la plage de Cala d’Orzo au sud du golfe d'Ajaccio.

Des "dizaines de milliards d'euros" de contrats en négociation, annoncés en mai
François Hollande a-t-il conclu ? L'Arabie saoudite a-t-elle concrétisé les promesses annoncées par la presse aux ordres? Combien de Rafale ?... Contre 24 au Qatar, la privatisation de la plage de La Baule ?

 

lundi 28 octobre 2013

Ecotaxe: les Verts nous pourrissent la vie et accessoiremnt la présidence de Hollande

"L'écotaxe se justifie totalement", maintient J.-V. Placé contre les intéressés en révolte 

Le sénateur EELV ne "comprend" pas la révolte des agriculteurs en Bretagne
Ecotaxe poids-lourds: des manifestants du Finistère
au portique écotaxe de Pont-de-Buis-les-Quimerch,
le 26 octobre 2013
"Il est normal de manifester. Mais pas de cette façon-là..."!
Ainsi, l'écolo radical a-t-il condamné les manifestants en lutte contre la mise en place de l'écotaxe. Fustigeait-il le camarade Joseph Bové, dit José à la différence de Staline, quand le vrai-faux paysan saccageait les champs de maïs ou "démontait" les MacDo's ? 
Lien PaSiDupes - "José BOVE, candidat condamné" 

Le gros bonhomme Vert est revenu sur les actions coup de poing menées par les agriculteurs bretons ce week-end. Il répondait  ce lundi aux questions d'Apolline de Malhebre sur BFMTV et RMC, en remplacement de Jean-Jacques Bourdin.  "On trouve normal ce type d'exactions?", s'est indigné le sénateur écologiste de l'Essonne.

Jean-Vincent Placé a continué de plaider en faveur de ce nouvel impôt
qui devrait être mis en place, comme prévu, selon lui.
Pour se justifier, il croit bon d'affirmer que l'écotaxe n'a pas été "inventée" par la gauche, mais par la "précédente majorité", en septembre et décembre 2007. Sous la pression des écologistes, les 10 candidats de la présidentielle 2007 avaient signé ce pacte. 

Avec son "Pacte écologique", la Fondation Nicolas-Hulot, avait  poussé au lancement du Grenelle de l'Environnement.
L'écotaxe avait dû être "reportée pour des raisons techniques",
 au 1er janvier 2014. L'écologiste sectaire ne rappelle pas en revanche qu'en 1999, le gouvernement socialiste de Lionel Jospin a cherché à instaurer une écotaxe pour financer le passage aux 35 heures mais que le projet a été invalidé par le conseil constitutionnel.

"
L'objectif est simple: renchérir un petit peu le prix du transport routier" pour lutter contre la pollution et "rapprocher la production de la consommation", a minimisé le patron des Verts (EELV) au Sénat. 

VOIR et ENTENDRE le boulet du gouvernement assurer que l'écotaxe "se justifie pleinement pour toute la France":




"Pédagogie et autorité"

S'ils sont violemment opposés au système, Jean-Vincent Placé s'est étonné des exonérations dont les Bretons pourront bénéficier. "La Bretagne est exonérée à 50%, la nationale 164 est exonérée, la filière lait est exonérée", a-t-il listé, inconscient qu'elles engendrent  des inégalités que le Conseil Contitutionnel pourrait sanctionner. "Et pourquoi pas le Pays basque?", s'est exclamé le Vert né en Corée.

Le responsable écologiste met en cause la "mono-activité" de la Bretagne dans le domaine agro-alimentaire. 
"Le gouvernement peut faire un geste", mais "il n'a pas vocation à le faire sur l'écotaxe", a jugé Jean-Vincent Placé, plaidant pour un plan de "reconversion écologiste de la Bretagne" et soulignant, à ce titre, l'action du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.
VOIR et ENTENDRE le ministre, à défaut de Guillaume Barot, escort boy de Ayrault et Hollande, et pourtant chargé de l'agroalimentaire:

Demandant au gouvernement de faire preuve de "pédagogie et d'autorité",
Placé s'est fait plus péremptoire. "Si le gouvernement cède, il ne faudra pas s'étonner qu'il n'ait plus aucune autorité sur rien..."

"On ne peut pas ménager tout le monde"


Quand Joseph va aux champs
c'est pour les saccager
Jean-Vincent Placé souffle le chaud et le froid sur le pouvoir. Aujourd'hui, il demandait un changement de cap politique au gouvernement. "Je constate qu'il y a eu une politique d'austérité et de rigueur assez soutenue", rappelant "les réductions dans le budget de l'écologie, mais pas seulement..."
"Il cherche à ménager tout le monde. Or à un moment donné, on ne peut pas ménager tout le monde. Moi ce que je demande, c'est une politique de gauche, écologiste et sociale...", a insisté Jean-Vincent Placé.

Avez-vous noté la solidarité des extrémistes de gauche de la Confédération paysanne?

mercredi 26 décembre 2012

Cahuzac, interface entre le pouvoir et plusieurs laboratoires pharmaceutiques

Le lobbying du député Cahuzac auprès du pouvoir
Le soupçon de fraude fiscale n’est pas le seul dossier  embarrassant Jérôme Cahuzac

Prince de Bercy
Médecin de formation, voire chirurgien auto-proclamé,  Cahuzac a longtemps été abouché à l’industrie pharmaceutique. Pour s'enrichir, il a donc monté sa propre société, Cahuzac Conseil,  en 1993.

Bien que surtout lucrative dans les années 1990, cette officine est toujours   officiellement active dans le " conseil pour les affaires et autres conseils de gestion ". Mais elle n’a pas été dissoute et, selon le greffe du tribunal de commerce, le ministre du Budget de Ayrault en est toujours le "gérant ".


A l'origine de la révélation, le divorce conflictuel du docteur J. Cahuzac

Son épouse était son associée dans une clinique privée de chirurgie esthétique des beaux quartiers de Paris. Les détectives privés mandatés par Patricia Cahuzac pour récolter des informations sur la vie privée de son mari l’ont photographié en compagnie " d’amies " plus ou moins régulières, parmi lesquelles une femme politique en vue

Mais surtout, lors de leurs investigations, ils ont croisé d’autres enquêteurs privés travaillant sur le patrimoine du ministre pour le compte d’un cabinet d’avocats d’affaires. Ils vérifiaient en fait le dossier établi par l’inspecteur du fisc, Remy Garnier, sur le patrimoine de Jérôme Cahuzac, dossier qui mentionnait le présumé compte en Suisse jusqu'en 2008.



Jérôme Cahuzac était un député profiteur de son mandat électif
La révélation du pot aux roses par Mediapart a obligé Jérôme Cahuzac à publier son copieux patrimoine  et à le justifier en rendant publiques des rémunérations dont il a bénéficié pour " conseils " de la part de trois laboratoires pharmaceutiques, dont le laboratoire Fabre, déjà pointé, et a maintenant l’Américain Pfizer. 


Y a-t-il eu conflits d’intérêts ?


Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole, nous assurera du contraire...

Mais quelle a été l'activité du député et quels furent ses clients ? L’entourage du ministre a expliqué que cette société fait " du conseil pour des laboratoires pharmaceutiques en matière de politique du médicament et de refonte de la gamme de leurs produits ". Sans plus de détail. 


L’un des clients de Cahuzac conseil était le laboratoire Pfizer.
" C’est vrai qu’il y a eu un contrat de passé entre Cahuzac Conseil et Pfizer, au cours des années 1993 à 1995. Il a travaillé pour le groupe Pfizer en donnant des conseils en matière de politique du médicament ", nous indique la direction de la communication du laboratoire. Mais sur quels dossiers précisément, et pour quels montants ? Pfizer reste évasif sur le sujet.
Une des hypothèses est que Jérôme Cahuzac aurait joué un rôle pour que le médicament anticholestérol de la classe dite des statines, le Tahor, fabriqué par Pfizer, soit bien accueilli par les pouvoirs publics français, c'est-à-dire par le ministère de la Santé.

De 1993 à 1995, les ministres de la Santé étaient
:
Gouvernement Édith Cresson : Bruno Durieux (1992-1993) et député CDS du Nord (1986-1990)

Gouvernement Pierre Bérégovoy : Bernard Kouchner (cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde)

Gouvernement Édouard Balladur : Simone Veil

Gouvernement Édouard Balladur : Philippe Douste-Blazy (député-maire de Lourdes, puis de Toulouse, à 150 km de Villeneuve-sur-Lot)

Gouvernement Alain Juppé : Élisabeth Hubert (Loire Atlantique)



Le grand manitou de la communication des laboratoires, Daniel Vial, fréquentait alors Jérôme Cahuzac. 

" Oui, c’est vrai, on se voyait parfois dans mon agence, à PR International. Il a travaillé sur certains dossiers avec nous, peut-être les statines… mais c’était à titre amical ", nous garantit Daniel Vial. 

Lorsqu’il a effectué ses contrats pour Pfizer, Jérôme Cahuzac avait quitté le poste de responsable du médicament au cabinet du ministre des Affaires de la Santé, Claude Evin (de 1988 à 1991). 
Mais, sous le gouvernement Jospinen 1998-1999, alors qu’il était député et rapporteur du Budget de la Santé pour le PS, apparaissent dans les comptes de sa société deux factures d’un montant global de 250000 F, sans que l’on sache qui les a payées. Interrogé, l’entourage du ministre n’a pas répondu.

Ministres (ou secrétaires d'Etat) de la Santé du gouvernement Lionel Jospin
:

1997-1998 et 1998-1999 : Bernard Kouchner (député européen, 1994-1997)
1999-2001 : Dominique Gillot (2011, sénatrice du Val-d'Oise).


Conflits d'intérêts ou retour d'ascenseur ?
En septembre, ce même Jérôme Cahuzac a accordé un privilège fiscal exorbitant  à Anticor dont le but est de combattre la ...corruption et de ...réhabiliter la politique et dont le président est le juge Eric Halphen (candidat de Jean-Pierre Chevènement, Pôle républicain, à la législative de 2002) (Anticor : L’officine de R. Avrillier reçoit un cadeau de J. Cahuzac (PS) 
Ce privilège démontre plus que la sollicitude du pouvoir à l’égard d’une organisation qui compte deux Ministres dans ses fondateurs : Christiane Taubira et Cécile Duflot.

Dans le même temps, sur France Info, Me Karsenti accuse l’Élysée d'avoir commandé pour 9 millions d'euros de sondages. Or, le témoin de la radio militante d'Etat est celui d'Anticor, envoyé par le militant écologiste et ex-élu proche d'André Vallini, Raymond Arvrillier: Anticor et R. Avrillier sont une seule et même officine. 

Mieux, avec " Anticor " c’est Christine Taubira, marraine de l'association et ministre de la Justice, qui porte plainte et mène l’enquête !