POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est activistes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est activistes. Afficher tous les articles

dimanche 30 juin 2019

Les activistes écolos d’ 'Extinction Rebellion' bloquent un pont à Paris

"On fait ça pour vos enfants!" se justifient-ils... 


Force reste-elle à la loi, ou à la rue ?


Extinction Rebellion protesters in London
Inspiré du 'black bloc', version non-violente (groupe non-pyramidal avec dissémination des prises de décision)
,
 les activistes de XR mènent des actions de désobéissance civile.
Lors de la "journée de rébellion" du samedi 16 novembre 2018, 82 militants ont été arrêtés lors de manifestations bloquant cinq ponts de Londres (ci-dessus): les manifestants se sont assis et couchés sur les routes traversant les ponts de Southwark, Blackfriars, Waterloo, Westminster et Lambeth, au coeur de la capitale, au nom de l'urgence climatique.

Pour dénoncer l’inaction de Macron et de Rugy contre le dérèglement climatique, le mouvement écolo a interrompu la circulation pendant plus d’une heure, à Paris.
Résultat de recherche d'images pour "Des activistes d’Extinction Rebellion bloquent le pont Sully, le 28 juin 2019"
Des activistes d’Extinction Rebellion bloquent le pont Sully, le 28 juin 2019

La circulation automobile s’est brusquement tarie, entre de 12h20 et 13h20, ce vendredi 28 juin, sur le pont de Sully, en plein centre de Paris. Disséminés en une multitude de petits groupes, environ trois cents activistes ont fait irruption de façon inopinée sur les différents axes routiers menant à ce pont qui relie la rive gauche à l’île Saint-Louis, pour le bloquer. A peine deux à trois minutes ont suffi pour qu’ils atteignent leur objectif, malgré une circulation routière  dense à cet endroit et à cette heure
Description de cette image, également commentée ci-aprèsDe chaque côté du pont, assis, jambes et bras solidairement entremêlés, une dizaine de militants a fait bloc, sous une chaleur caniculaire, pendant que d’autres déployaient autour d’eux des drapeaux verts, jaune, rose et bleu, arborant le symbole de leur mouvement - un sablier (le X de "extinction") entouré d’un cercle symbolisant la Terre - ainsi que plusieurs banderoles, appelant à l’action pour le climat.

Au milieu des klaxons, deux mots ont alors retenti:
"Extinction ! Rebellion ! Extinction ! Rebellion !"

Un lieu de rassemblement maintenu secret

Présent dans une cinquantaine de pays, dont la France officiellement depuis mars, Extinction Rebellion est dans l'urgence et le catastrophisme, prônant l’action radicale mais non-violente, pour alerter sur les catastrophes écologiques en cours, du réchauffement climatique à la perte brutale de biodiversité. 
Le mouvement porte plusieurs revendications, dont la reconnaissance par les autorités de la gravité et l’urgence des crises actuelles, et la réduction immédiate des émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone en 2025 (au lieu de 2050, objectif officiel soutenu par l’Union européenne).
Une action militante faisant suite l'"occasion manquée" par l’UE au sommet de Bruxelles, le 21 juin 2019.La vague verte aux européennes et la mobilisation de la jeunesse, qu'on disait prometteurs, en faveur de l’urgence climatique n’ont pas suffi à mettre d’accord les 28 Etats sur une action à échéance jugée lointaine par les ONG.Si l'objectif de neutralité climatique figure bien dans les conclusions du sommet européen qui s’est tenu les 20 et 21 juin à Bruxelles, la date-objectif de 2050 a, elle, été reléguée en marge du document pour préciser qu'une majorité de pays soutenaient cette échéance. Une majorité, et non l’unanimité. Or, l’accord des 28 était requis pour que la neutralité carbone à échéance 2050 soit posée comme un engagement de l'UE. Dépendante du charbon comme principale source d’énergie, la Pologne a mené la fronde, réclamant, comme condition à un accord sur la date de 2050, un "paquet compensatoire précis" de la part de l’UE, une ligne également suivie par le gouvernement hongrois qui a indiqué vendredi que l'objectif de neutralité carbone en 2050 "imposerait d'énormes charges sur l'industrie hongroise" et risquerait d’augmenter "de 30 ou 40 %" la facture d'électricité des familles hongroises."C’est une occasion manquée et un échec à répondre à la pression concernant l’urgence climatique portée par les jeunes et relayée par la poussée des Verts aux élections européennes", estime Cécile Marchand, chargée de campagne Climat aux Amis de la Terre, association de protection de l’Homme et de l’environnement, membre du réseau européen "Beyond coal".
Les activistes préparaient depuis un mois cette action retentissante de désobéissance civile
Elle s’inspire, on l'a vu, du coup de force réalisé le 17 novembre dernier par la branche britannique du mouvement. Si la presse sympathisante relaie le nombre de 6.000 manifestants, elle précise "sans la moindre violence, dans une ambiance festive, et en réunissant de jeunes militants mais aussi des plus vieux", mais fait l'impasse sur l'arrestation de 82 d'entre eux, principalement pour infraction au code de la route. Petit exemple de désinformation qui justifie le projet de création d'un Conseil de l'Ordre des journalistes... 

Pour mener ce blocage du pont de Sully, première action de grande envergure de la branche française d’Extinction Rebellion, rendez-vous tenu secret avait été donné à l’ensemble des militants de 'XR' vendredi matin, dans un vaste hangar de la banlieue parisienne, pour un briefing détaillé : rappel du mode d’action, de la stratégie, et du comportement à adopter en cas d’interpellation par la police.
Alors qu'était initialement visé le pont au Change, situé tout près de Châtelet, si on veut taire l'idéologie anti-capitaliste du mouvement, puisqu'en vérité ce pont mène à la Bourse, le mouvement a été contraint de changer ses plans à la dernière minute et de retarder son action, au vu de l’important dispositif policier présent sur place. 

Une demi-surprise, puisque les forces de l’ordre avaient été informées de ce blocage par le mouvement lui-même, la veille. "On s’est inspirés de la stratégie des Britanniques, qui avaient rendu public l’annonce de leur blocage, pour faire venir le plus de monde possible mais aussi ne pas prendre la police par surprise et limiter ainsi la violence de la répression", justifie Ingrid, une membre très active de 'XR'.

CRS et gaz lacrymogènes : répression ?

Image associéeUne fois le plan B enclenché, le second lieu a, en revanche, été maintenu secret jusqu’à la dernière minute, seulement connu d’une poignée d’activistes.
Censé durer la journée et être ponctué d’ateliers, de spectacles, de tribunes et de délibérations collectives, le blocage a néanmoins tourné court. 

Incapables de briser la chaîne humaine qui faisait bloc face à eux, les CRS ont - à la différence de la police londonienne - rapidement fait usage de gaz lacrymogènes, après plusieurs sommations appelant les activistes à quitter la chaussée, et ce malgré l’ambiance bon enfant sur place.

"Non violent ! Non violent ! Policiers, doucement, on fait ça pour vos enfants !", ont répliqué les présents, adeptes de l'action psychologique, mais contraints de reculer, par la force, les yeux rougis, après une heure et demie de blocage.

La "journée de rébellion" à Paris a souffert du réchauffement climatique, assure les meneurs - qui n'avaient pas compté avec la canicule - attendaient au moins sept cents manifestants. 
Mais cette action n’est qu’un début et  avait avant tout valeur de tour de ...chauffe. Pour fin octobre est annoncée une "semaine internationale de la rebellion", au cours de laquelle les opérations de ce type devraient se multiplier un peu partout en France et dans le monde.

dimanche 11 novembre 2018

Trois Femen, seins nus, à l'Arc de Triomphe pour le 11-Novembre

Les trois extrémistes de gauche dénoncent la venue de "criminels de guerre "

Les trois féministes allumées ont été arrêtées au cours d'une action coup de poing sous l'Arc de Triomphe, ce samedi matin à Paris

Ces déséquilibrées entendaient dénoncer la venue de "criminels de guerre" parmi les chefs d'État invités par Macron dimanche aux commémorations du 11-Novembre en France pour les commémorations du 11-Novembre. Des célébrations de la paix retrouvée qui ont déchaîné ces prétendues "démocrates" et "pacifistes". 
Sont-elles au programme du show organisé par Macron à l'occasion du centenaire de l'Armistice du 11-Novembre ?
En août 2013, la police ukrainienne, informée de la présence éventuelle d'un engin explosif dans le bureau de Femen à Kiev, a procédé à une intervention et a "découvert" "des objets ressemblant à un pistolet et à une grenade qui vont être soumis à expertise". Une enquête a été ouverte par la justice pour "possession illégale d'armes et de munitions" et leur bureau a été fermé.
Trois de ces féministes radicales qui se veulent athées, anti-religieuses, mais laïques et révolutionnaires, se sont exposées seins nus samedi matin sous l'Arc de Triomphe à Paris, avant de se faire embarquer par la police.
Couronne de fleurs dans les cheveux, mais poings dressés, les trois femmes ont crié: "Welcome war criminals" (Bienvenue aux criminels de guerre). 

Leurs poitrines étaient peintes du slogan : "Fake peacemakers, real dictator" (Faux pacificateurs, vrais dictateurs). Sans nuances !


Attentats à la pudeur

Arrivées en voiture sur la place de l'Etoile vers 08h00 du matin, le commando para-militaire a escaladé les barrières de la tribune où se déroulera dimanche la cérémonie de commémoration du centenaire de l'armistice qui a mis fin à la Première Guerre mondiale. Plus de 70 chefs d'État et de gouvernement sont attendus. 

"Nous sommes venues protester contre la venue de chefs d'État qui font honte à la paix, ont déclaré celles qui font honte à leur genre. La plupart sont des dictateurs qui ne respectent pas les droits de l'Homme dans leur pays", a estimé Tara Lacroix, militante de 24 ans. La pauvrette ignore que l'Internet regorge de poitrines au moins aussi ... intéressantes et que leurs procédés portent atteinte à la pudeur.
"Ils sont venus fêter la paix, alors qu'ils prônent la guerre", a-t-elle estimé, sans citer de noms en particulier. 

Des récidivistes étiquetées "ultra-gauche" bénéficiant de toutes les indulgences.
Résultat de recherche d'images pour "Femen pisseuses"
Elle a ensuite été embarquée par la police avec ses deux camarades exhibitionnistes, sous le regard stupéfait de touristes chinois venus se photographier devant le monument historique. 
Pour "attentat à la pudeur", les trois désaxées n'encourent ...rien : en France, depuis le nouveau Code pénal de 1994. ce délit a disparu... On ne parle plus que d'outrage public à la pudeur. 

mardi 2 octobre 2018

Benalla violente un couple; ses victimes sont mises en garde à vue

Ce sont les deux activistes tabassés par Benalla qui sont en garde à vue
L'homme et la femme violentés par l'ancien chargé de mission de l'Elysée Alexandre Benalla lors des manifestations du 1er mai ont été placés en garde à vue mardi avec trois autres personnes, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
Chloé et Georgios ont reconnu dans des entretiens avoir lancé sur les forces de l'ordre des objets, dont un cendrier et une carafe pris à la terrasse d'un café, sur la place de la Contrescarpe, dans le Ve arrondissement de Paris.
C'est à la suite de ce geste, qu'ils ont dit regretter, qu'Alexandre Benalla, casqué et mêlé aux CRS présents sur place, a participé à leur interpellation violente.
Celui qui s'était imposé comme l'homme de confiance du chef de l'Etat, Emmanuel Macron, depuis la campagne de l'élection présidentielle, avait dû être licencié de l'Elysée et mis en examen, après la diffusion en juillet d'un enregistrement vidéo de cet incident.
Les cinq personnes placées en garde à vue mardi, dont le couple, font l'objet d'une enquête ouverte pour violences commises contre personnes dépositaires de l'autorité publique le 1er mai sur la place de la Contrescarpe, précise-t-on de source proche de l'enquête.

mardi 7 novembre 2017

Grèce: un groupe d'extrême-gauche tire sur le siège du PS à Athènes

Attaque révolutionnaire par des anarchistes

La police grecque a imputé à un groupe d'extrême gauche

Ce lundi, des tirs à la Kalachnikov ont visé le siège du parti socialiste Pasok à Athènes, apprend-on ce mardi.  La brigade antiterroriste grecque en charge de l'enquête sur cet attentat, qui n'a pas fait de blessés, a désigné comme responsable le groupe "Organisation d'autodéfense révolutionnaire", apparu en juillet 2014 en revendiquant des tirs contre l'ambassade du Mexique à Athènes.

Le fusil d'assaut AK-47 de fabrication soviétique avec lequel un inconnu a tiré lundi soir contre les policiers en faction devant le Pasok est le même que celui utilisé contre l'ambassade du Mexique, en juillet 2014, date de l'apparition de ce groupe, a précisé la police. 
Il a aussi servi à deux autres fusillades contre le siège du Pasok, en mai 2014 et janvier 2017.

Ils ont déjà revendiqué plusieurs attaques, dont une contre l'ambassade de France.

Résultat de recherche d'images pour "Organisation d'autodéfense révolutionnaire"
Se désignant comme "révolutionnaire", il avait aussi signé en novembre 2016 un attentat à la grenade contre l'ambassade de France à Athènes, par deux activistes inconnus circulant à l’aube à moto. Ils avaient légèrement blessé aux jambes le policier grec en faction.

Cette organisation  expliqua alors avoir voulu frapper un Etat "en première ligne dans la guerre capitaliste". Son texte mentionnait notamment la mort du militant écologiste, Rémi Fraisse, lors d’une intervention de gendarmes en octobre 2014 à Sivens, dans le sud-ouest de la France, l’évacuation récente du campement de migrants de Calais, dans le Nord 
Résultat de recherche d'images
et la poursuite de l’emprisonnement du terroriste communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah, qui purge depuis 1987 une peine de détention à perpétuité en France pour complicité d’assassinats. Il milita dans les rangs du Parti social nationaliste syrien (PNSS) pour rejoindre ensuite, dès 1971, le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP).

On notera que, pour complicité d'assassinat,
Abdelkhader Merah est traité avec bienveillance (20 ans) par les juges français.

Au pouvoir pendant des décennies, avant d'être rejeté dans l'opposition, laminé par la crise de la dette déclenchée en Grèce en 2010, le Pasok, troisième force parlementaire du pays, a été visé alors qu'il prépare des primaires pour se doter d'une nouvelle direction.

Outre les tirs, son siège, situé dans le quartier contestataire d'Exarchia est régulièrement la cible d'attaques au cocktail Molotov imputées à la mouvance anarchiste.

mardi 25 avril 2017

Force Ouvrière refuse d'appeler à voter pour Macron au 2e tour de la présidentielle

Mailly (FO) ne donne aucune consigne de vote

Force ouvrière, syndicat hostile au candidat-banquier 

Résultat de recherche d'images pour "Mailly Hollande"Force ouvrière ne donne aucune consigne de vote pour le second tour, a confirmé lundi son secrétaire général. "Bien entendu, comme annoncé depuis plusieurs mois, Force ouvrière ne donne aucune consigne de vote", écrit le leader syndical dans un édito.

"Le parti syndical n'est pas un parti politique" et "nous ne sommes pas des directeurs de conscience", a néanmoins prétendu Jean-Claude sur France Inter.  Mais le syndicaliste n'hésite pas à se prononcer contre Marine Le Pen, assurant en effet que la qualification de la présidente du Front national représenterait "un problème démocratique".

Pour Mailly, "le terreau de tous les populismes" n'est pas le PCF et son représentant du premier tour, Jean-Luc Mélenchon. "Ce sont les "logiques d'austérité" qui se sont poursuivies depuis 2002, année de "première alerte" où Jean-Marie Le Pen s'était qualifié au second tour de la présidentielle, a-t-il argué. 

Que Marine Le Pen soit au second tour, "c'est déjà un problème démocratique"

Résultat de recherche d'images pour "Mailly Macron"
Mailly a en outre condamné les 8,5 millions d'électeurs qui ont qualifié Marine Le Pen. Nostalgique du désordre de la IVe République, il a appelé à une réforme "institutionnelle, constitutionnelle" pour "que le pays puisse tourner normalement", car avec le système actuel, "quels que soient le président et le Premier ministre, il y en a un de trop". Syndicaliste qui prétend ne pas se mêler de politique, Mailly se laisse prendre en flagrant délit de duplicité

FO persiste et signe comptant toutefois rappeler "seul ou avec d'autres" ses revendications et positions
sans donner de consigne de vote, notamment à l'occasion du 1er Mai, a souligné plus tôt dans son édito le leader syndical.
Or, le 1er Mai 2017 est le jour du prochain rassemblement anarcho-révolutionnaire des activistes de "Premier tour social" ou de "Nuit debout". Et des  affrontements ont marqué les deux précédentes éditions de "Nuit des barricades" à la veille du premier tour de la présidentielle d'avril 2017, notamment à Paris et Nantes. Lire PaSiDupes.

Des consignes portées par l'extrême gauche anti-républicaine : "rejet de tout racisme, xénophobie ou antisémitisme". 
FO demande également de mettre fin aux politiques d'austérité, une revendication clairement adressée à Macron, lequel en est responsable comme conseiller de Hollande dès 2012, puis,comme ministre, en 2014.  
Le syndicat réclame enfin la préservation et le renforcement du service public et rejette la loi travail.

lundi 24 avril 2017

Premier Tour Social : violents affrontements entre CRS et anarcho-révolutionnaires au soir du 1er tour de la présidentielle

Manifestation autorisée par Cazeneuve : six policiers et trois activistes blessés

L'extrême gauche anti-capitaliste a provoqué des échauffourées avec la police dimanche, soir de présidentielle, à Paris



La presse les déclare "en marge" d'une manifestation de plusieurs centaines de jeunes et bien moins jeunes 'contre' Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Contre l'élection, bien que démocratique.

La tension est grimpée à Bastille (XIIe, XIe, IVe) ce dimanche soir et vingt-neuf individus proches du mouvement "Premier Tour Social" ont été placées en garde à vue à l'issue de manifestations qualifiées d' "antifascistes" - Macron aura reçu le message- au cours desquelles 143 manifestants avaient été interpellées selon la préfecture de police. Six policiers et trois manifestants ont été légèrement blessés, lors de ces heurts.

Les activistes d'extrême gauche entendaient organiser une "nuit des barricades"

A l'appel de mouvements anarcho-révolutionnaires qui se disent "antifascistes" et "anticapitalistes", quelque 300 manifestants parmi les plus radicaux s'étaient réunis dans l'après-midi pour organiser les affrontements. Si dans les premiers instants, le rassemblement était "bon enfant", la tension est montée autour du célèbre monument avec des mouvements de foule. Certains militants ont tenté d’arracher les palissades autour de la statue du Génie de la Bastille, puis ont lancé sur les CRS des bouteilles et des pétards. Les forces de l’ordre ont répliqué en chargeant les manifestants et tenté de les contenir autour de l’Opéra.

Dès 21 heures, les débordements ont lieu du côté du boulevard Beaumarchais. Les manifestants ont cassé des vitrines d’agences bancaires, des Abribus, des conteneurs à verre, plusieurs 'Autolib' mais aussi des vitres de véhicules appartenant à la préfecture de police qui avait autorisé cette deuxième nuit anti-républicaine. 
Vers 22h30, le groupe d'activistes s'est dirigé vers le quartier Jaurès (XIXe arrondissement), réputé ""inflammable. Selon l'AFP, la police a interpellé une grande partie de ce groupe, en ayant notamment recours à du gaz lacrymogène.

Un des manifestants explique qu’il s’attendait à la qualification d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, mais qu’il "allait continuer la lutte". 
 "Quel que soit le prochain gouvernement ça va être encore 5 ans de misère sociale. A nous de leur montrer notre vision de la démocratie", a estimé l'activiste anti-républicain.

Un passant est écoeuré, selon l'AFP : "Je comprends qu'ils ne soient pas contents du résultat du vote. Mais tout casser comme ça, c'est n'importe quoi". Les riverains assistent de leurs fenêtres, médusés, aux actes de destruction.

Des manifestations anti-républic à Nantes et Rennes également

A Nantes, des manifestations ont également été déclenchées. Selon la préfecture de Loire-Atlantique, "plusieurs" interpellations ont été enregistrées à Nantes, où des centaines de personnes ont manifesté derrière une banderole proclamant "Ni banquier, ni raciste" et aux cris de "Nantes debout soulève toi, ni Le Pen, ni Macron".

Des activistes bien entraînés - depuis les mois d'opposition à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - ont lancé des cocktails Molotov et cassé des vitrines d'agences bancaires. Les forces de l'ordre, présentes en nombre, ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogène et de désencerclement, ainsi que par des tirs de gomme-cogne.

A Rennes, en revanche, une manifestation interdite d'une centaine d'anarcho-révolutionnaires se réclamant de l'anti-fascisme s'est déroulée sans affrontements.A Tours, environ 150 jeunes ont crié les mêmes slogans qu'à Paris ou Rennes, "ni Macron, ni Le Pen" et "Macron Le Pen, la finance ou la haine". A Rouen, une centaine de militants de la mouvance 'Nuit debout' a tenté de défiler, mais en a été empêchée par les forces de l'ordre.
Ils ont appelé à d'autres rassemblements, notamment lors du 1er mai.

samedi 14 mai 2016

Loi Travail et 49.3 : la gare de Nantes saccagée par l'ultra gauche

Nantes, meurtrie depuis plusieurs mois, à nouveau frappée

Des opposants à la loi Valls de réforme du code du Travail portée par Myriam El Khomri se sont affrontés aux forces de l'ordre, jeudi 28 avril déjà



Avec les violentes manifestations contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, c'était la 10e journée de souffrances à Nantes, traumatisant une nouvelle fois les commerçants et la population. Le défilé réunissait alors 8 à 9.000 militants communistes, mais aussi trotskistes et internationalistes révolutionnaires, selon la police et plus de 20.000 selon l'intersyndicale. A la vue des forces de l'ordre, qui ont laissé le libre accès du centre-ville aux activistes pourtant identifiés, mais qu'elles bloquaient comme dans une souricière, à l'aide d'un camion lanceur d'eau, un groupe de manifestants a lancé divers projectiles (cailloux, peinture, fumigènes) 

et les forces de l'ordre ont répliqué avec des grenades lacrymogènes.


Le 12 mai, des dizaines de personnes ont attaqué la gare SNCF de la ville lors de la manifestation contre cette loi Travail

Nantes porte encore les traces des saccages de l'ultra gauche. Le 12 mai, encore un jeudi, des activistes de la manifestation contre la loi Travail et le recours à l'article 49.3 qui contourne les parlementaires s'en sont pris à la gare SNCF. Des baies vitrées de plus de deux mètres ont volé en éclat, et une centaine d'insurgés contre le projet gouvernemental a envahi le bâtiment en quelques minutes, détruisant une partie du mobilier.

"Quelques" milliers de manifestants -les autorités en ont tout de même dénombré 2.500- ont défilé dans les rues de Nantes ce jeudi, à l'appel de la CGT et de FO. 
Une opération de subversion renforçant un état d'insurrection permanente
Les manifestants se sont d'abord rassemblés à 14 h, place du Bouffay, avant de défiler dans le centre-ville, encadrés par un "fort" service d'ordre de la CGT et surveillés de loin par un important effectif policier. Si la mobilisation des jeunes est plus faible que lors des précédentes manifestations nantaises contre la loi Travail, le nombre d'activistes radicaux opposés notamment contre l'utilisation du 49-3 est renforcé.

Arrivés à la Préfecture, des militants ont tagué des murs et lancé divers projectiles. Ce à quoi les forces de l'ordre ont répondu avec des lacrymogènes. Des activistes ont également détruit du mobilier urbain et enflammé des containers.


Des heurts violents (mais des "échauffourées", selon le Huffington Post) ont ensuite éclaté entre forces de l'ordre et insurgés. 
Une violence qui fait monter la colère des commerçants. Pendant les affrontements, deux personnes seraient tombées à l'eau, d'autres sont passées par dessus les rails de la SNCF, lors des affrontements.
La gare sud de Nantes a été vandalisée par une trentaine d'insurgés
qui ont brisé plusieurs baies vitrées. Les dégâts sont estimés à plusieurs dizaines de milliers d'euros, selon un employé de la SNCF, entreprise publique propriété des Français. 
La gare a été évacuée et le trafic a dû être interrompu. Le calme est revenu vers 19 h, quand les derniers manifestants se sont évanouis dans la nature, malgré l' "état d'urgence".

Des lycées bloqués


Plusieurs lycées avaient été bloqués. Peu avant 10 h, des lycéens de la Joliverie avaient dressé et enflammé des barricades devant l'établissement, rapporte Presse Océan


Des actions qui s'ajoutent aux opérations escargot qui ont fortement ralenti la circulation
et aux distributions de tracts par les syndicats à Pirmil, Beaulieu, et près de la Porte d'Armor, provoquant d'importants bouchons de la circulation, notamment sur 11 km et sur 2 voies sur le périphérique intérieur et sur 4,7 km dans le sens extérieur.
Ces actions amorçaient la plus grosse mobilisation attendue à Nantes, en réponse à l'appel à manifester contre le gouvernement, la loi El Khomry et le passage de l'article 49.3 au départ de la place du Bouffay

Un "champ de bataille" chaque semaine
Ce jeudi, par petits groupes, le commando révolutionnaire a sillonné les rues du centre-ville et ces militants anti-capitalistes ont choisi des cibles symboliques, les vitrines de banques ou d'assurances et des distributeurs automatiques. 

Le président de la région Pays de la Loire estime aujourd'hui que "le constat est dramatique : chaque semaine le centre-ville de Nantes se transforme en champ de bataille," a déploré Bruno Retailleau. C'était la 14ème manifestation contre la Loi Travail dans la cité des Ducs, avec chaque fois des destructions. 


Trois nouveaux rassemblements sont prévus la semaine prochaine pour entretenir ce climat insurrectionnel.

dimanche 24 avril 2016

Des activistes suspectés de violences sur des policiers

Deux militants de la CNT placés sous contrôle judiciaire

Les deux hommes que la police a arrêtés jeudi après avoir défoncé la porte du local de la Confédération nationale du travail sont suspectés d'avoir participé à une agression contre des policiers au cours d'une manifestation. Ce que ces révolutionnaires nient...
Une brève audience a eu lieu ce vendredi après-midi au tribunal correctionnel de Lille où ont comparu les deux militants suspectés de violences sur quatre policiers mercredi en marge de la manifestation contre la loi travail. La police les avait arrêtés après avoir dû défoncer la porte du local de la Confédération nationale du travail  (CNT) à coups de bélier. Le juge a reporté le procès au 25 mai pour leur permettre de préparer leur défense. La procureure avait réclamé une détention provisoire. Ils y échappent et sont placés sous contrôle judiciaire.

Ils n'assument pas

Ce qu’on reproche à Benjamin F., 30 ans – qui doit commencer un CDD de préparateur de commande le 2 mai –, et Martin D. 25 ans, chauffeur-livreur ? Le juge résume : des "coups de poing, des coups de pied, jets de cailloux, jets de cannettes et de pétard fumigènes" sur quatre policiers de la Brigade anticriminalité (BAC), dont un a subi un jour d’incapacité temporaire de travail.
Ils ne contestent pas les violences; ils disent qu’ils n’y ont pas participé: ce n'est pas eux, ce sont les autres !

"Quinze témoignages"

Le juge raconte la scène. La BAC est "agressée physiquement par un groupe". Des policiers "réussissent à se réfugier dans l’entrée d’une école de commerce rue de l’Hôpital-militaire".
Coups, cailloux, fumigènes, cannettes. Les policiers disent avoir repéré la veste en jean avec col de fourrure de l’un et la capuche noire et les lunettes de soleil de l’autre. Martin : "J’étais au niveau des banderoles, à 75 mètres du porche. J’ai des témoignages pour étayer mes propos. Je suppose qu’on me voit sur la vidéo surveillance." Benjamin dit qu’il était "avec Martin près des banderoles".
Leur avocate, Muriel Ruef : "J’ai 15 témoignages écrits de personnes [des camarades activistes?] qui me disent qu’ils sont restés près d’eux pendant la manifestation. Ces personnes n’ont rien à faire en prison," juge-t-elle.

Des récidivistes de l'agression de CRS

Martin a déjà été condamné à deux mois de prison avec sursis en 2012 pour violences avec armes, une matraque télescopique. "Une bagarre, dans laquelle j’étais autant victime", estime-t-il.
Benjamin également a déjà été condamné à deux mois avec sursis lui aussi, pour violences en réunion. "Une bagarre due à l’alcool à la braderie de Lille."
C’est ce qui permet à la procureure de réclamer une détention provisoire en attendant le procès. "Ce ne sont pas des novices. Ils sont en récidive légale tous les deux. Les manifestations vont continuer. Ils pourraient s’en prendre de nouveau aux services de police. On peut s’inquiéter des risques de représailles", souligne-t-elle. Elle ne les "trouve pas insérés de façon quotidienne" et suggère que la promesse d’embauche de Benjamin peut être "de convenance".
La juge est trop bonne: ils échappent à la détention provisoire, en attendant l’audience du 25 mai. "Nous avons tenu compte de votre situation professionnelle", dit le juge. En attendant, ils sont interdits "d’attroupement ou de manifestation"...
<br>

dimanche 27 mars 2016

Bruxelles: le recueillement, perturbé par des manifestants "nationalistes" ?

L'ultra-gauche ne dit encore pas son nom et la presse les couvre

Un rassemblement interdit et placé sous haute surveillance

La "marche contre la peur" avait été annulée pour des raisons de sécurité, mais les Belges se sont néanmoins rassemblés ce dimanche pour rendre hommage aux victimes des assassinats islamistes qui ont fait 28 morts, mardi dernier dans la capitale belge. Ils étaient "plusieurs centaines", d'après l'AFP, et "des centaines", d'après Le Point, réunis pacifiquement place de la Bourse en début d'après-midi. 
"La manifestation a perturbé le recueillement de dizaines de personnes qui se relaient depuis mardi pour rendre hommage, en silence ou en chansons, aux 28 morts des attaques jihadistes et fait près de trois cent cinquante blessés." (Le Monde)
Ce rassemblement interdit a été perturbé par l'arrivée de hooligans
Rapportant en seconde main les informations de media belges, Le Monde a aussitôt classé les perturbateurs "vraisemblablement" à l'extrême droite (Le Monde), mais "visiblement proches de l'extrême droite" selon l'AFP et Le Point, précisant que, "vêtus de noir, certains portant des cagoules [pour preuve visible qu'ils n'appartiendraient pas à l'ultra-gauche !], ils sont arrivés de la gare de Bruxelles-Nord, en provenance de Vilevorde [indication évoquant des militants de la Nederlandse Volks-Unie, une organisation d'extrême-droite active aux Pays-Bas], ils ont fait irruption" vers 14h45 à "au moins 200 hooligans", toujours selon Le Monde, pour finalement s'installer sur les marches de la Bourse. 
A noter qu'ils étaient "au nombre de 400, selon le bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur, et 450, selon celui de Vilvorde, Hans Bonte", d'après Le Soir, quotidien belge.
Or, la situation est plus complexe que ce qu'en dit notre presse binaire. En octobre dernier, le bourgmestre de Vilvorde (Belgique, avait indiqué ne pas pouvoir assurer la sécurité des réfugiés de sa ville, mais c'était face à... des musulmans qui estiment que les 'migrants' auraient dû rester dans leur pays pour instaurer le califat.
Il n’y a pas qu’en Allemagne, en effet, que les ouvertures de centre pour réfugiés déplaisent. Sauf qu’
à Vilvorde, ville de la province du Brabant flamand, les plus féroces opposants sont… des musulmans radicaux.
Surveillés à distance par les forces anti-émeute, ils ont scandé des slogans virulents contre le groupe terroriste État islamique, qui a revendiqué les attentats. "Complices terroristes, complices terroristes ", ont-ils crié face aux manifestants recueillis.

"On est des ultras de foot, a assuré Andres, un supporteur du FC Bruges; on n'a rien à voir avec la politique. On est ici pour les victimes et leur rendre hommage". La police anti-émeute a dû faire usage de canons à eau pour disperser les manifestants. 
Des hooligans ont perturbé un rassemblement pacifique place de la Bourse, le 27 mars 2016
(photo VIRGINIE NGUYEN HOANG/HANS LUCAS/POUR "LE MONDE" qui n'était pas sur place
Une dizaine de personnes a, en tout et pour tout, été interpellée, a indiqué plus tard dans l'après-midi un porte-parole de la police.

Monument souillé, comme vendredi à Paris

Des cris, des projectiles incendiaires et des canons à eau au milieu du recueillement.
De gauche ou de droite extrême, ces activistes ont notamment lancé des projectiles incendiaires et dégradé du mobilier urbain, a rapporté la police. 
La police a évacué des hooligans à l'aide de canons à eau, place de la Bourse.
Le mémorial aurait été endommagé sur le passage de ces militants.
 
Cette dégradation rappelle celle de la place de la République à Paris, dans la nuit de vendredi à samedi derniers. Lire PaSiDupes
Des internautes, se disant scandalisés par ces débordements, multiplient les témoignages non contrôlés sur les réseaux sociaux et aux micros des chaînes d'information présentes sur place. 

Les agitateurs pro- et anti-Daesh se sont défiés. 
Nombre des militants anarcho-révolutionnaires "recueillis" ont scandé "Bruxelles multiculturelle" ou encore "le fascisme ne passera pas", en écho aux chants des "hooligans" opposés aux musulmans intégristes. Twitter a d'ailleurs été investi par les activistes de toutes appartenances et de nombreux anonymes ont ainsi dénoncé "une opération minable" en l'imputant principalement à l'extrême droite, saluant même l'intervention de la police.

"Des crapules aux visées de nazis"
Après ces débordements, le maire de Bruxelles, Yvan Mayeur, PS, a appelé à une "réaction du gouvernement fédéral":
"Je suis scandalisé de constater que de telles crapules aux visées de nazis viennent provoquer les habitants sur les lieux de leur hommage. C’est une honte pour le pays. Nous avons été prévenus hier par la sûreté de leur venue possible [place de la Bourse] et je constate que rien n’a été fait pour les empêcher de s’y rendre."
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la situation relatée par les media est plus que confuse et les diverses mises en causes, suspectes.
Le quotidien Le Soir précise que les extrémistes se sont d'abord "rassemblés dimanche en début d'après-midi à Vilvorde, puis ont pris le train vers Bruxelles sous escorte policière, avant d'envahir la place de la Bourse."
Le même quotidien a ensuite indiqué que, fortement "encadrés", ils ont été redirigés vers la gare du Nord et embarqués dans des trains en direction d’Anvers, selon le quotidien belge Le Soir
Les manifestants se sont ensuite dispersés, avant de se diriger par petits groupes vers la gare du Nord, d'après Le Point. "Etat, complice de Daesh", ont dit certains d'entre eux aux policiers et militaires.

Le Point cite aussi un témoin interrogé par BFMTV qui, plus tôt dans l'après-midi, accusait les policiers d'
avoir "laissé passer les hooligans" et même de les avoir "accompagnés".

VOIR et ENTENDRE le "pacifiste" accusant les "fachos" et la police dans un même amalgame digne de l'extrême gauche:  

Au final, les policiers ont mis presque une heure à évacuer de la place les indésirables.

Vilvorde, ça vous dit quelque chose, Lionel Jospin ?

D'abord, Vilvorde évoque une histoire d'amour tragique franco-belge,
 avec le drame social de la fermeture de son usine Renault. En 1997, 3.100 emplois disparurent... Lionel Jospin, premier ministre socialiste, n'avait rien pu ou su faire pour Vilvorde-Renault qui a dû fermer. Il s'est justifié de cette casse en ces termes : "L'Etat ne peut pas tout". Rappelez-vous avec ce reportage de France Télévisionslien

Ensuite,  
Vilvorde, "riante" commune
 flamande limitrophe, située au nord de la région Bruxelles-Capitale, compte deux importantes minorités allochtones, l'une d'origine marocaine, l'autre d'origine espagnole (au moins 4.000 ressortissants sur 41.000). Au total, un habitant sur cinq environ est de nationalité ou d'origine étrangère (Maroc, Espagne, Italie, France, Pays-Bas, Portugal). 
Aux élections communales d'octobre 2006, trois des six élus de la liste SP.A-Groen!-Spirit (socialistes internationalistes et Verts radicaux, proche d'EELV) étaient d'origine marocaine, ainsi qu'un des neuf élus de la liste CD&V-N-VA (démocrate-chrétien). Ce dernier, Abdeslem Belahrir, est par ailleurs le président de la mosquée de Vilvorde.