POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est catastrophisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est catastrophisme. Afficher tous les articles

dimanche 30 juin 2019

Les activistes écolos d’ 'Extinction Rebellion' bloquent un pont à Paris

"On fait ça pour vos enfants!" se justifient-ils... 


Force reste-elle à la loi, ou à la rue ?


Extinction Rebellion protesters in London
Inspiré du 'black bloc', version non-violente (groupe non-pyramidal avec dissémination des prises de décision)
,
 les activistes de XR mènent des actions de désobéissance civile.
Lors de la "journée de rébellion" du samedi 16 novembre 2018, 82 militants ont été arrêtés lors de manifestations bloquant cinq ponts de Londres (ci-dessus): les manifestants se sont assis et couchés sur les routes traversant les ponts de Southwark, Blackfriars, Waterloo, Westminster et Lambeth, au coeur de la capitale, au nom de l'urgence climatique.

Pour dénoncer l’inaction de Macron et de Rugy contre le dérèglement climatique, le mouvement écolo a interrompu la circulation pendant plus d’une heure, à Paris.
Résultat de recherche d'images pour "Des activistes d’Extinction Rebellion bloquent le pont Sully, le 28 juin 2019"
Des activistes d’Extinction Rebellion bloquent le pont Sully, le 28 juin 2019

La circulation automobile s’est brusquement tarie, entre de 12h20 et 13h20, ce vendredi 28 juin, sur le pont de Sully, en plein centre de Paris. Disséminés en une multitude de petits groupes, environ trois cents activistes ont fait irruption de façon inopinée sur les différents axes routiers menant à ce pont qui relie la rive gauche à l’île Saint-Louis, pour le bloquer. A peine deux à trois minutes ont suffi pour qu’ils atteignent leur objectif, malgré une circulation routière  dense à cet endroit et à cette heure
Description de cette image, également commentée ci-aprèsDe chaque côté du pont, assis, jambes et bras solidairement entremêlés, une dizaine de militants a fait bloc, sous une chaleur caniculaire, pendant que d’autres déployaient autour d’eux des drapeaux verts, jaune, rose et bleu, arborant le symbole de leur mouvement - un sablier (le X de "extinction") entouré d’un cercle symbolisant la Terre - ainsi que plusieurs banderoles, appelant à l’action pour le climat.

Au milieu des klaxons, deux mots ont alors retenti:
"Extinction ! Rebellion ! Extinction ! Rebellion !"

Un lieu de rassemblement maintenu secret

Présent dans une cinquantaine de pays, dont la France officiellement depuis mars, Extinction Rebellion est dans l'urgence et le catastrophisme, prônant l’action radicale mais non-violente, pour alerter sur les catastrophes écologiques en cours, du réchauffement climatique à la perte brutale de biodiversité. 
Le mouvement porte plusieurs revendications, dont la reconnaissance par les autorités de la gravité et l’urgence des crises actuelles, et la réduction immédiate des émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone en 2025 (au lieu de 2050, objectif officiel soutenu par l’Union européenne).
Une action militante faisant suite l'"occasion manquée" par l’UE au sommet de Bruxelles, le 21 juin 2019.La vague verte aux européennes et la mobilisation de la jeunesse, qu'on disait prometteurs, en faveur de l’urgence climatique n’ont pas suffi à mettre d’accord les 28 Etats sur une action à échéance jugée lointaine par les ONG.Si l'objectif de neutralité climatique figure bien dans les conclusions du sommet européen qui s’est tenu les 20 et 21 juin à Bruxelles, la date-objectif de 2050 a, elle, été reléguée en marge du document pour préciser qu'une majorité de pays soutenaient cette échéance. Une majorité, et non l’unanimité. Or, l’accord des 28 était requis pour que la neutralité carbone à échéance 2050 soit posée comme un engagement de l'UE. Dépendante du charbon comme principale source d’énergie, la Pologne a mené la fronde, réclamant, comme condition à un accord sur la date de 2050, un "paquet compensatoire précis" de la part de l’UE, une ligne également suivie par le gouvernement hongrois qui a indiqué vendredi que l'objectif de neutralité carbone en 2050 "imposerait d'énormes charges sur l'industrie hongroise" et risquerait d’augmenter "de 30 ou 40 %" la facture d'électricité des familles hongroises."C’est une occasion manquée et un échec à répondre à la pression concernant l’urgence climatique portée par les jeunes et relayée par la poussée des Verts aux élections européennes", estime Cécile Marchand, chargée de campagne Climat aux Amis de la Terre, association de protection de l’Homme et de l’environnement, membre du réseau européen "Beyond coal".
Les activistes préparaient depuis un mois cette action retentissante de désobéissance civile
Elle s’inspire, on l'a vu, du coup de force réalisé le 17 novembre dernier par la branche britannique du mouvement. Si la presse sympathisante relaie le nombre de 6.000 manifestants, elle précise "sans la moindre violence, dans une ambiance festive, et en réunissant de jeunes militants mais aussi des plus vieux", mais fait l'impasse sur l'arrestation de 82 d'entre eux, principalement pour infraction au code de la route. Petit exemple de désinformation qui justifie le projet de création d'un Conseil de l'Ordre des journalistes... 

Pour mener ce blocage du pont de Sully, première action de grande envergure de la branche française d’Extinction Rebellion, rendez-vous tenu secret avait été donné à l’ensemble des militants de 'XR' vendredi matin, dans un vaste hangar de la banlieue parisienne, pour un briefing détaillé : rappel du mode d’action, de la stratégie, et du comportement à adopter en cas d’interpellation par la police.
Alors qu'était initialement visé le pont au Change, situé tout près de Châtelet, si on veut taire l'idéologie anti-capitaliste du mouvement, puisqu'en vérité ce pont mène à la Bourse, le mouvement a été contraint de changer ses plans à la dernière minute et de retarder son action, au vu de l’important dispositif policier présent sur place. 

Une demi-surprise, puisque les forces de l’ordre avaient été informées de ce blocage par le mouvement lui-même, la veille. "On s’est inspirés de la stratégie des Britanniques, qui avaient rendu public l’annonce de leur blocage, pour faire venir le plus de monde possible mais aussi ne pas prendre la police par surprise et limiter ainsi la violence de la répression", justifie Ingrid, une membre très active de 'XR'.

CRS et gaz lacrymogènes : répression ?

Image associéeUne fois le plan B enclenché, le second lieu a, en revanche, été maintenu secret jusqu’à la dernière minute, seulement connu d’une poignée d’activistes.
Censé durer la journée et être ponctué d’ateliers, de spectacles, de tribunes et de délibérations collectives, le blocage a néanmoins tourné court. 

Incapables de briser la chaîne humaine qui faisait bloc face à eux, les CRS ont - à la différence de la police londonienne - rapidement fait usage de gaz lacrymogènes, après plusieurs sommations appelant les activistes à quitter la chaussée, et ce malgré l’ambiance bon enfant sur place.

"Non violent ! Non violent ! Policiers, doucement, on fait ça pour vos enfants !", ont répliqué les présents, adeptes de l'action psychologique, mais contraints de reculer, par la force, les yeux rougis, après une heure et demie de blocage.

La "journée de rébellion" à Paris a souffert du réchauffement climatique, assure les meneurs - qui n'avaient pas compté avec la canicule - attendaient au moins sept cents manifestants. 
Mais cette action n’est qu’un début et  avait avant tout valeur de tour de ...chauffe. Pour fin octobre est annoncée une "semaine internationale de la rebellion", au cours de laquelle les opérations de ce type devraient se multiplier un peu partout en France et dans le monde.

mercredi 17 décembre 2014

Retraites à 64 ans: Rebsamen a fuité sur de nouveaux choix difficiles

Le ministre s'est aussitôt fait redresser les bretelles par sa camarade Marisol Touraine

La réforme Ayrault met les régimes complémentaires en péril

Malgré une prétendue amélioration des prévisions financières, les partenaires sociaux vont devoir prendre de nouvelles mesures pour sauver les retraites complémentaires, selon les dernières projections du Conseil d'orientation des retraites (COR), censées servir de base au pilotage annuel du système prévu par la réforme Ayrault. Difficile d'affirmer avec Le Point que les réformes successives des retraites portent leurs fruits - au prix de hausses excessives de cotisations employeurs et salariés - si elles menacent l'équilibre des complémentaires. En 2020, quel que soit le scénario économique retenu, le gain par rapport aux projections réalisées en 2012 atteint 0,6 point de PIB, soit environ 14 milliards d'euros. C'est au détriment des complémentaires, alors la Cour des comptes tente d'expliquer que des gains de productivité tout à fait significatifs pourraient être dégagés dans la gestion des régimes complémentaires. Ce que le gouvernement économise sur les régimes généraux, c'est au détriment des retraites complémentaires.

Un an après la réforme des retraites, les jeunes, les handicapés et les agriculteurs attendent encore... La réforme Ayrault prévoit toutefois un allongement de la durée de cotisation qui atteindra 43 annuités (172 trimestres) en 2035, pour les générations 1973 et les suivantes. En 2013, le vote du Parlement, certaines mesures favorables aux assurés ne sont toutefois toujours pas entrées en vigueur, faute de décrets.

"S'il faut allonger la durée de cotisation, nous le ferons" 
Le ministre du Travail François Rebsamen a semé le trouble mardi en lâchant que le gouvernement allongerait, si nécessaire, la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, une mesure aussitôt écartée par sa collègue des Affaires sociales Marisol Touraine
Le pavé dans la mare du ministre du Travail a surpris au moment où la pérennité du système des retraites de base semble mieux assurée, selon le Conseil d'orientation des retraites. À l'inverse, les régimes de retraite complémentaire sont eux menacés de faillite. En fin d'après-midi, François Rebsamen lui-même a tenu à rectifier ses propos en évoquant la réforme Ayrault. "Je n'ai rien ajouté d'autre. J'ai dit que la durée de cotisation s'allongera progressivement, passera à 43 ans à l'horizon 2035", a-t-il dit. 
VOIR et ENTENDRE Rebsamen rétro-pédaler à nouveau, après son couac sur le contrôle des chômeurs "fraudeurs": 
Or, la loi ne touche pas à l'âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans, prévoyant toutefois que ses mesures puissent évoluer. Qu'est-ce qui a donc poussé Rebsamen à mettre les pieds dans la plat, si ce n'est l'irréalisme de l'hypothèse du COR, dans ses dernières projections actualisées présentées mardi, estimant qu'un retour à l'équilibre du système est possible à l'horizon 2020 si l'activité économique repart ? Le ministre n'y croit-il donc pas? Le COR ne recommande d'ailleurs pas de renforcer la législation sur les retraites, du moins pour les retraites de base. Les cotisants aux complémentaires devront compenser le désengagement du gouvernement...

VOIR et ENTENDRE Christian Paul avouer la pratique socialiste  du "ballon d'essais":  

Vers un âge de départ moyen de 64 ans

Les hypothèses de croissance à court terme retenues à l'époque ne seront pourtant pas atteintes, selon les dernières prévisions du gouvernement. Or, l'âge effectif moyen de départ en retraite va passer de 61 ans en 2013 à 64,1 an d'ici à 2040. Organisme consultatif composé d'experts, d'élus ainsi que de représentants patronaux et salariaux, le COR, n'a toutefois pas eu le temps d'évaluer l'impact des comptes personnels de pénibilité. Les décrets seraient parus trop tard pour permettre une évaluation d'une réforme censée s'autofinancer grâce à des cotisations spécifiques des entreprises.

11,1 à 13 milliards à trouver en 2018
En attendant, le casse-tête du financement des retraites est loin d'être réglé. D'abord à court terme. Les socialistes qui ont nié la crise jusqu'à leur arrivée au pouvoir, lui imputent désormais la compression de la masse salariale sur laquelle reposent les cotisations. Résultat, le trou dans le système de retraite devrait encore atteindre 11,1 milliards d'euros (0,5 % du PIB) en 2018, dont un peu plus de la moitié pour les seuls régimes complémentaires des salariés du privé (Agirc-Arrco). 
Parce que, dès l'année prochaine, ils doivent négocier de nouvelles mesures d'ajustement sur les régimes complémentaires, les partenaires sociaux mettent la pression sur le gouvernement. Dans un rapport qui sera rendu public jeudi, mais dont les conclusions ont déjà fuité dans la presse, la Cour des comptes proposerait de repousser à 63 ou 64 ans l'âge minimum légal pour toucher sa complémentaire, alors qu'il est aujourd'hui calé sur celui des retraites de base, à 62 ans.
En 2018, le régime de la fonction publique accusera lui aussi un trou, d'un peu plus de 2 milliards, si rien n'est fait. Sauf à toucher aux paramètres de la retraite des fonctionnaires, l'État devra donc augmenter ses cotisations employeurs pour combler la brèche, ce qui pèsera sur les finances publiques. Mais en 2018, le PS aura repassé la patate chaude aux suivants...

Des scénarios très divergents
À plus long terme, la viabilité du système de retraites par répartition dépend des scénarios économiques retenus. Le COR en retient 5 principaux, reposant sur différentes hypothèses de productivité du travail (et donc de croissance économique) et de taux de chômage. En fonction des taux de croissance retenus (de 1 % à 2 %) et du taux de chômage (de 4,5 % à 10 %), le système passe d'un fort excédent de 12 milliards d'euros dans le scénario le plus favorable, à de lourds déficits (19 milliards d'euros en en 2030 et même 37 milliards en 2040).

Marisol Touraine était-elle honnêtement justifiée à nier la réalité exprimée par Rebsamen?
L'incroyable caporal du groupe socialiste, Bruno Le Roux, n'a pas craint d'ajouter sa fétidité à l'affaire: " Il n’est en aucun cas envisagé en ce moment, ni même dans la prochaine année ou dans les deux prochaines années d’augmentation de l’âge de départ à la retraite."
La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, juge inutile une nouvelle réforme du régime de base des retraites et qualifie d'"irresponsable" tout catastrophisme en la matière. "Le rapport du Cor montre que la réforme (de janvier 2014) porte ses fruits et qu’on peut rassurer les Français : nous n’allons pas vers un crash du système de retraite", a affirmé mardi Marisol Touraine à des journalistes. "Une autre réforme des régimes de base n’est pas nécessaire."Le gouvernement Valls refuse d'envisager un nouveau relèvement par des socialistes: "Le relèvement des bornes d’âge n’est pas la solution", assure Marisol Touraine. "Cela ne veut pas dire qu’on n’accepterait pas qu’il faille travailler plus longtemps", ajoute-t-elle cependant. 
L'exécutif laisse la responsabilité de trouver un remède aux partenaires sociaux gestionnaires de Agirc-Arrco en 2015 , mais il suivra ce dossier "avec une grande attention", assure Marisol Touraine, pour qui "faire du catastrophisme n’a pas de sens".
L'incident n'est pas clos.

vendredi 25 mai 2012

Législatives: Bayrou lance un SOS au PS

Le centriste bientôt sanctionné par l'ingratitude du président Hollande    


Le MoDem prend la mesure de l'hégémonisme socialiste 

Jean-Luc Bennahmias juge sévèrement l'attitude "trop rigide" du PS à l'égard de François Bayrou et des candidats MoDem aux législatives.

Le député européen [sous l'étiquette des Verts] et cadre du mouvement démocrate [MoDem] s'épanche auprès de L'Express du 25/05/2012:

François Bayrou est donné battu dans sa circonscription face à la candidate PS, êtes-vous déçu par l'absence de renvoi d'ascenseur de la part des socialistes ?

Jean-Luc Bennhamias: Je suis simplement mécontent que le gouvernement ait été bâti autour des seuls socialistes et Verts. Quand on imagine les difficultés qui se profilent pour le pays, et au vu de la position historique prise par François Bayrou... C'est au PS de prendre ses responsabilités. Et notamment de se poser cette question: est-il utile d'éliminer un responsable politique ayant pris une position si courageuse pendant la campagne ?

Cette absence de soutien socialiste a-t-elle découragé les cadres du MoDem pour les législatives ?

(Soupir) Vous n'avez qu'à voir le nombre de responsables du MoDem qui se présentent... A titre personnel, je n'ai jamais discuté avec le PS. Leur position est beaucoup trop rigide.

Revenons sur la campagne présidentielle. L'agence Moody's ne dégrade finalement pas la France, qui emprunte à des taux très bas. Avec du recul, le MoDem n'a-t-il pas pêché par excès de catastrophisme?

Je ne crois pas... Enfin, on s'est peut-être trompé de quelques semaines. Mais dans le fond, ce que nous disions était malheureusement vrai et va se vérifier. Notre plus grosse erreur, c'est simplement de n'avoir pas su expliquer comment le rassemblement allait s'opérer autour de François Bayrou. 

Etes-vous candidat à un poste au gouvernement après les législatives ?

Oui, c'est de notoriété publique. Après avoir pris cette position durant la campagne, je me considère comme faisant partie de la majorité présidentielle. Mais je n'attends rien, je ne vais pas entamer un sit-in devant Matignon !







Bayrou supplie-t-il Hollande
d'intercéder en sa faveur
auprès de la Ch'tite Aubry,
soucieuse de faire élire des Verts ?


=> Cet ex-Verts est Gros-Jean comme devant


N'avait-il pas soutenu l'alliance avec la gauche, Verts pluriel, qui permit à Dominique Voynet de mettre en minorité la ligne " ni-gauche-ni droite " d'Antoine Waechter, et ne négocia-t-il pas l'arrivée du socialiste Noël Mamère chez les Verts radicaux ?

Bayrou aurait-il fait le mauvais choix?
Le centriste renégat risque de tomber du côté où il a penché, mais, prévenus,  les électeurs  commettront-ils la même erreur ?

lundi 16 janvier 2012

Nucléaire: le rapport qui discrédite la propagande catastrophiste des Verts et du PS

Le totalitarisme écologiste met en veilleuse son scénario de la peur


Cécile Duflot croyait avoir trouvé la fève Erika Gro Eva;
elle n'aura pas non plus de champignon nucléaire



Pan sur le bec des écolos: aucun des 58 réacteurs nucléaires ne mérite d'être fermé

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire est clair.
Voici la principale conclusion du rapport de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) remis à l'Autorité de sûreté nucléaire, en plein débat sur l'énergie nucléaire au sein de la classe politique après l'accord EELV-PS.

Après avoir imaginé une série de scénarios catastrophes (séismes, inondations et autres phénomènes climatiques extrêmes), Jacques Répussard, le directeur de l'IRSN, estime que les centrales françaises peuvent être "considérées comme sûres". Pour lui, aucune fermeture de réacteur ne s'impose.
"S'il y avait des choses graves ont l'aurait dit avant. Il n'y en a pas. La sûreté aujourd'hui n'est pas un motif de fermer un site nucléaire", a justifié Jacques Répussard au micro d'Europe 1.


Affiner "sans tarder" certaines règles

Toutefois, l'IRSN incite la France à faire évoluer "sans tarder" certaines normes de sûreté
de ses installations nucléaires pour faire face à d'éventuelles catastrophes naturelles extrêmes. "L'accident de Fukushima, mais également les évaluations complémentaires de sûreté, mettent en évidence la nécessité de faire évoluer sans tarder certains référentiels de sûreté des installations", indique l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire dans un rapport de quelque 500 pages.

Trois sites sous surveillance

L'IRSN cite ainsi l'insuffisance des réserves d'eau d'alimentation de secours des générateurs de vapeur, ou encore certains points d'ancrage de tuyauterie qui ne résisteraient pas un séisme. Si le directeur général de l'IRSN parle de petits défauts il explique qu'ils pourraient "avoir des conséquences graves" si les mesures de sécurité supplémentaires ne sont pas mises en place. L'autorité de sûreté se garde d'ailleurs de toute suspension des centrales si les "installations ne sont pas suffisamment sûres".

Les sites nucléaires de Gravelines (Nord), Saint Alban (Isère) et du Tricastin (Drôme), doivent prendre en compte, de "façon prioritaire", les "phénomènes dangereux" liés à la présence à proximité d'installations industrielles, telles que des usines chimiques ou de transports de produits explosifs.


Les ONG rient Verts sur le rapport

Les conclusions de l'IRSN ont déclenché de vives réactions auprès des opposants au nucléaire.
L'Observatoire du nucléaire, association opposée à l'atome, a dénoncé la "coupable indulgence en faveur de l'industrie nucléaire" du rapport. "Pour l'IRSN, les centrales nucléaires peuvent continuer à fonctionner... malgré leur sûreté défaillante !", s'étonne l'association dans un communiqué.

"Sachant qu'un évènement naturel violent (tempête, gel sévère, inondation, séisme, etc) peut se produire à chaque instant, l'IRSN reconnaît implicitement que les réacteurs français peuvent causer à tout moment une catastrophe nucléaire", s'insurge l'Observatoire du nucléaire, qui dénonce des "conclusions d'une coupable indulgence en faveur de l'industrie nucléaire".


Europe Ecologie ironise, mais préfère changer d'obsession
Les altermondialistes et écolos de tout poil ont changé de priorités absolues. L'heure n'est plus aux ultimatums: Cécile Duflot a obtenu un terrain d'atterrissage sur Paris aux prochaines législatives et les autres risques majeurs parraisent tout à coup bien secondaires...
Le rassemblement hétéroclite des totalitaires de l'écologie radicale ne constitue plus une menace pour la filiaire nucléaire et ses emplois.

Mais que de temps encore perdu en complots par les équipes socialistes, quand la planète attend toujours le projet de la "gauche molle" socialiste !

vendredi 19 août 2011

Le Président Giscard d'Estaing ne cède pas au catastrophisme de la gauche


La zone euro «n'est pas en danger», affirme l'ancien ministre des Finances de de Gaulle


Contredisant les propos partisans de Jacques Delors, le père de Martine Aubry, l'ancien président de la République estime que l'euro «n'est pas menacé» et que la rencontre Merkel-Sarkozy mardi, quoique «insuffisante», a été une «bonne chose».

La réaction est claire et nette
«Le cours de l'euro -1,43 pour un dollar -c'est un cours stable qui n'a pas bougé, l'euro n'est pas menacé », a asséné vendredi Valéry Giscard d'Estaing sur RTL, interrogé sur les propos de Jacques Delors qui avait estimé jeudi que l'euro et l'Union européenne étaient au bord du gouffre.

Selon VGE, il existerait toutefois «deux menaces».
D'une part, «le ralentissement de l'activité aux Etats-Unis et la crainte qu'ont les Américains d'une récession» et de l'autre, la «politique d'endettement particulièrement excessif» de l'Europe.

Il justifie la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, mardi
Il estime que c'est «une bonne chose»
parce que «l'Europe de la zone euro repose sur l'entente de deux grands pays, l'Allemagne et la France». «La direction qu'ils ont montré est la bonne», à savoir de «rétablir les équilibres dans les différents pays et en particulier chez nous» et «de dire que [les pays] de l'Europe de l'euro organisent ensemble leur politique économique».
«Mais ce n'est pas suffisant d'abord parce qu'il y a la durée. Il n'y a pas de mesures annoncées tout de suite», a-t-il souligné.

Les euro-obligations sont prématurés

Tir à l'arc politicien: suivez les flèches socialistes
:

Martine Aubry a regretté l'absence de proposition sur les eurobonds.
Laurent Fabius, qui soutient Martine Aubry dans sa campagne, a estimé que le chef de l'Etat s'était "couché" devant Mme Merkel: c'est une "faute majeure", a-t-il dit.

François Hollande
, a jugé que Nicolas Sarkozy avait fait, mardi, un "grand pas en arrière" en renonçant à l'instauration d'euro-obligations, lors de sa rencontre avec Angela Merkel.

Nicolas Sarkozy "s'est assis sur le porte-bagage de l'Allemagne", a renchéri Arnaud Montebourg.

"Rien sur la spéculation, rien sur les eurobonds, aucune solution concrète", a ainsi déploré Jean-Louis Bianco, soutien de Ségol'haine Royal, tous candidats à la primaire.

A la question de savoir s'il approuvait leur refus d'instaurer des euro-obligations, Valéry Giscard d'Estaing a estimé qu'on ne pouvait «pas le faire maintenant. Les gens qui disent ça disent des absurdités». Mais «il faut annoncer qu'on va le préparer, c'est ce que je me suis permis de recommander au président de la République», a-t-il souligné.

L'ancien Président de la République comprend que le Chef de l'Etat cherche à «rétablir» la confiance: «tant mieux. Il faut le faire par des annonces raisonnables, réalistes et qui s'inscrivent dans une certaine durée».


mercredi 10 août 2011

PS dépité: les notes française et britannique restent stables

Standard & Poor's juge stable la perspective des notes souveraines de la France



Les gouvernements sous le joug des agences de notation
, des experts sortis de nulle part et des observateurs véreux




S&P a déclassé les Etats-Unis de son triple A à AA+

Vendredi, cette agence de notation a assorti leur baisse de note souveraine d' une perspective négative , a déclaré Moritz Kraemer, cité par le quotidien économique allemand Handelsblatt.
" Nous signalons les risques que nous percevons par la perspective que nous attribuons ", a-t-il souligné. " Les agences de notation se voient en effet reprocher de ne pas avoir vu venir la crise économique et financière internationale. Les agences de notation ont d'ailleurs fait mieux en maintenant le niveau de notes des banques qui, dès 2007, avaient présenté comme sûrs leurs produits financiers à risques (subprimes).

Moritz Kraemer souligne en outre que "les Etats-Unis sont sous surveillance négative, et nous avons une perspective stable tant pour la France que pour la Grande-Bretagne, ce qui signale que du point de vue présent nous n'anticipons pas un abaissement dans les deux prochaines années. ".
Premier créancier des Etats-Unis, la Chine en profite pour fustiger la politique budgétaire inconsidérée d'Obama.

Le PS participe allégrement à la psychose

La délectation morose de l'opposition
Face à la panique des derniers jours, déclenchée par l'abaissement de la note de la dette américaine en fin de semaine dernière, le président français Comme les autres chefs d'Etat européens, avait envoyé un signal de sérénité, en poursuivant ses vacances tout en restant en alerte. Cédant en revanche à cette panique, mais affectant un soudain sens des responsabilités, les candidats en campagne pour la primaire de la prochaine présidentielle se sont exprimés avec gravité. Dans le public, le pire trouve toujours un meilleur écho que la sérénité.

=> La décadence américaine ouvre la voie à tous les amalgames

Réactions du PCF et du PRG à la dégradation du "tigre de papier"
=> Observateur passif, le PCF a livré une réaction pessimiste et aigre à cette dégradation par l'agence Standard and Poor's . " Il s'agit certes d'une première dans l'histoire des USA et la manoeuvre vise aussi à accréditer l'idée qu'aucune nation, pas même une des premières puissances mondiales n'est à l'abri. C'est surtout la confirmation que ce sont les marchés financiers qui commandent (...) Les répercussions sur l'économie mondiale vont être terribles et ce n'est pas une réunion du G7 qui mettra un terme à cette danse macabre, car plus les gouvernements et les Etats se plient à la loi des marchés et plus ces derniers en exigent. Il faut donc regarder ailleurs ! Vers une refonte complète des institutions financières internationales, une monnaie commune mondiale pour briser les reins de la spéculation financière, la taxation des transactions de capitaux et profits financiers et le pouvoir aux citoyens et pas aux marchés !"

-> Pour le commentateur Jean-Michel Baylet, président du PRG, candidat à la primaire socialiste, cette décision de Standard and Poor's frappant la dette à long terme des Etats-Unis " est un véritable défi lancé par les marchés financiers à la première puissance mondiale. Face à cette situation, inimaginable il y a encore quelques mois, les Etats doivent prendre la mesure du danger et réagir contre des spéculateurs qui n'attendent que de faire du profit sur leur faillite".

Les socialistes s'amusent à nous faire peur

Chacun défile devant les caméras pour ajouter une épaisse couche
Ils ont en commun de nous certifier qu'ils savent ce qu'ils faut faire, mieux que quiconque. Même qu'ils feraient, à la différence donc de leurs camarades socialistes européens aux affaires... -les peuples rappelleront à ceux de leurs dirigeants qui n’auront pas su maintenir l’Europe comme la région économique la plus riche et la plus prospère du monde la dimension tragique de l’Histoire.

=> Côté jardin, avec sa mine d'enterrement des mauvais jours, l'ancien Premier ministre Laurent Fabius a assuré que " les socialistes sont des gens budgétairement sérieux ". A cela près que les dernières dévaluations françaises leur sont imputables

=> Très limité, le mono-maniaque Harlem Désir, patron par intérim du PS, a demandé mardi 9 août au gouvernement " des mesures immédiates de lutte contre les déficits", appelant à la suppression de " tous les cadeaux fiscaux aux plus favorisés" dès le projet de loi de finances (PLF) 2012. "

Du côté cour des candidats à la primaire
=> Si François Hollande est hostile à la "règle d'or", c'est aussi parce qu'il veut des actes immédiats: cette réforme "telle qu'elle a été votée par la majorité, est factice, puisque son application n'est pas prévue avant 2013", estime-t-il, suggérant que le gouvernement ne fait donc rien et que les déficits publics baissent, si peu soit-t-il au lieu d'augmenter, par l'action de Fillon du saint esprit. Il a proposé que le PLF 2012 comporte l'engagement de la France "à respecter sa trajectoire de retour sous la barre des 3% (de déficit public) en 2013".

=> Idem pour Ségol'haine Royal. Avec Manuel Valls, elle réclame des engagements dans le prochain budget. Ils se disent "prêts à discuter " avec le chef de l'Etat, mais à la condition que Nicolas Sarkozy ajoute notamment un volet à la règle d'or, celui d'une meilleure justice fiscale, en supprimant ...les niches fiscales, comme si leur nombre n'avait pas été déjà sensiblement réduit. Le gouvernement a d'ailleurs laissé entendre qu'il pourrait en supprimer de nouvelles, auquel cas les deux lascars s'en attribueraient le mérite.

=> Pour Martine Aubry, "
si on tient ses engagements en matière de désendettement, il n'y a pas besoin d'inscrire une 'règle d'or' dans la Constitution. Il vaut mieux faire, que dire
," polémique l'un de ses nombreux petits porte-parole, Olivier Dussopt, l'Ardéchois aux dents longues.

strong>=> Thuriféraire socialiste, Elie Cohen, économiste au CNRS, incarne à lui seul les postures politiciennes socialistes, pour l'heure particulièrement déplacées. Il juge que " les socialistes ont fait preuve de responsabilité en déclarant d'emblée que s'ils venaient au pouvoir ils tiendrait l'engagement de 3% (de déficit public) en 2013". Pour agir, il suffit pour lui de parler...

Jacques Attali, économiste, écrivain, éditorialiste, est un des fondateurs de Slate.fr dont il préside le conseil de surveillance. 'Gravement' sombre parmi les sinistres, il assure que si les hommes politiques se conduisent enfin en hommes d'Etat et prennent la mesure de la gravité de la situation, les solutions existent pour sortir l'Europe de la crise. Cette affirmation est reprise en boucle au PS.
Ainsi la morosité socialiste a-t-elle de beaux jours devant elle: quand ils sont Français, les socialistes la cultivent, tandis que leurs homologues grecs et espagnols basculent dans l'insolvabilité et peut-être aussi aux Etats-Unis, où la gestion des Démocrates a amené les agences de notation à dégrader leurs notes. Vont-ils se conduire "enfin en hommes d'Etat" ?...

On comprend dès lors que l'internationale socialiste unanime mettent maintenant les agences en cause.
En septembre 2010, la Communauté urbaine de Lille a manifesté sa crainte d'être notée par Standard & Poor's en refusant son évaluation financière. Le premier secrétaire du Parti socialiste a affirmé que ce retrait n'a en rien altéré sa capacité d'emprunt, précisant que la communauté urbaine a désormais recours à l'emprunt bancaire.

Après le complot contre DSK et la rumeur contre la Ch'tite, le catastrophisme

=> < Aubry refuse l'évaluation financière de sa communauté urbaine
Dès juin, dans une tribune publiée sur le site internet de ...Libération, la candidate Aubry à la primaire socialiste pour 2012 jugeait que la Banque centrale européenne (BCE) "doit intervenir massivement sur le marché de la dette pour éviter l'implosion de la zone" euro. Pour elle, "la situation européenne prend aujourd'hui un tour extrêmement préoccupant".

=> Attali sape le moral des Français.
" Les marchés ne laissent aucun répit aux peuples aussi longtemps que les hommes politiques ne se conduisent pas en hommes d’Etat," assène le militant socialiste. Jacques-le-fataliste va jusqu'à poser la question qui alarme les populations: "Tous ruinés dans dix mois ?" Le pire trouve toujours plus d'écho que la sérénité dans le public.
A tout hasard, Attali met en garde
Dans sa version littéraire du "vent de révolte" attendu par la coquecigrue picto-charentaise, le dramaturge mitterrandien prévient: " Les peuples rappelleront à ceux de leurs dirigeants qui n’auront pas su maintenir l’Europe comme la région économique la plus riche et la plus prospère du monde la dimension tragique de l’Histoire
".

Jean-Michel Baylet, radical de gauche, fils de... et homme de presse lui-même, a encore pris la parole ce matin pour dire que ses alliés ont tous bien parlé, mais à cette différence près que Nicolas Sarkozy a fait. Et même qu'il a fait pour le mieux dans l'adversité. Le vilain petit canard va prendre un coup de bec de l'une ou l'autre des canes dominantes.

Les agences de notation ne prévoient pas de déclasser la France

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, appelle les gouvernements européens à agir sur les déficits budgétaires et la dette, notamment l'Espagne et la Grèce. En France, la situation mensuelle budgétaire s'est légèrement améliorée à fin juin.

L'intox ou info ? Les agences soufflent le chaud et le froid
Les bourses internationales font les montagnes russes. Les notes de la France et de la Grande Bretagne ne devraient pas être baissées au cours des deux prochaines années, a déclaré mardi 10 août le directeur des notations de l'agence Standard and Poor's en Europe. Paris et Londres bénéficient toujours d'une perspective stable sur leur triple A, a déclaré Moritz Kraemer.
Mais, concurrente de Standard & Poor's, l'agence de notation Fitch a d'abord maintenu la pression et estimé que l'incertitude en Europe affecte beaucoup la France. Mais aujourd'hui, en milieu d'après midi, Fitch a réaffirmé le triple A français avec perspective stable. Sur quelles bases nouvelles dont elle n'avait pas eu connaissance ?
Quant à Gary Jenkins, économiste à la banque d'investissement Evolution Securities, un brin amer que la France réussisse mieux que les USA, pourtant à l'origine de la crise des subprimes en 2007, il estimait mardi qu' "il est difficile d'imaginer qu'ayant dégradé les Etats-Unis, S&P ne dégrade pas aussi au moins un des autres membres du club triple A".

Concernant la France, Standard & Poor's reste positif

N'en déplaise au PS, la France tiendra ses engagements pour conserver cette note qui lui permet de se financer aux meilleures conditions sur les marchés financiers, a déclaré mardi matin la ministre du Budget Valérie Pécresse.
Mais la presse d'opposition évoque de moins bons ratios budgétaires de la France dans le groupe des "triple A" de la zone euro (France, Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Finlande et Luxembourg).
Or, cette presse militante évite de souligner quelle est la tendance , car la courbe de la dette française est la plus favorable. Le déficit du budget de l'Etat français s'établit en effet à 61,3 milliards d'euros à fin juin contre 61,7 milliards un an plus tôt, selon les données publiées mardi par le ministère du Budget.


La France prépare déjà la rentrée

Le gouvernement a maintenant choisi de se réunir autour du président Nicolas Sarkozy et du Premier ministre
, François Fillon: outre les ministres concernés, François Baroin, Valérie Pécresse et Jean Léonetti, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, est convié. La présence du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, souligne bien que la France n'envisage pas une réaction purement franco-française.
Paris veut montrer qu'il fera tout pour maintenir sa note « triple A », quitte à donner un nouveau tour de vis aux finances publiques. En ligne de mire, notamment, les quelques 500 niches fiscales. « Les arbitrages ne sont pas encore rendus à cette heure», assurait-on dans l'entourage du ministre du Budget, Valérie Pécresse. Le gouvernement, qui s'est engagé à les réduire de quelque 3 milliards d'euros par an en 2012 et 2013 après les avoir déjà rabotées de 11 milliards cette année, devrait aller au-delà encore. Sans entrer dans les détails, Valérie Pécresse a admis mardi sur RTL que l'exécutif était prêt à consentir «davantage d'efforts» pour contenir les déficits.

Les candidats socialistes en campagne "have a dream"

Ils rêvent que la note de la France soit abaissée avant l'ouverture de la campagne présidentielle ...

Et ils s'y emploient !
Ainsi, Arnaud Montebourg, candidat à la primaire PS, refuse le dialogue.
Le mardi 9 août, il a en effet affirmé son opposition de fond à l'adoption de la "règle d'or" budgétaire. Le projet de loi qui l'institue a été adopté par l'Assemblée et le Sénat avec les seules voix de la majorité. Sans le PS, le gouvernement ne pourra donc pas réunir la majorité des 3/5e requise au Congrès pour faire inscrire cette réforme dans la Constitution.
Radical (ou borné), le malfaisant Nono Montebourg argue que la règle d'or constituerait "la fin de la politique". "Approuver la règle d'or, c'est la victoire des marchés et la fin de la politique : les peuples perdent la liberté de faire autre chose que ce que les marchés ont décidé", a jugé le député de Saône-et-Loire. S'inscrivant dans une logique de conflit politique, l'aspirant président oppose une fin de non-recevoir au gouvernement. Dans l'intérêt de la France et des Français.


samedi 6 août 2011

Aubry panique et appelle la BCE à intervenir "massivement" sur le marché de la dette


La maire de Lille dramatise et appelle à l'aide

Aubry perd ses nerfs

L'implosion de la zone" euro est imminente
C'est du moins ce que certifie Tartine Aubry dans une tribune publiée sur le site internet de Libération. Le premier secrétaire, en disponibilité pour cause de candidature à la primaire socialiste pour 2012, juge que la Banque centrale européenne (BCE) pourrait lui épargner bien des tracas en intervenant tout de suite.

La socialiste mise sur la sinistrose
Alors que la situation des USA dirigés par Barack Obama se dégrade malgré l'arrivée des Républicains à sa rescousse et que l'Espagne, et la Grèce encore plus, risquent de basculer dans le vide, la patronne du parti dominant de l'opposition française se fait tout à coup des cheveux, après un déni de crise de plusieurs années. Très réactive, voire hystérique désormais, elle assure que " la situation européenne prend aujourd'hui un tour extrêmement préoccupant ".
" L'Italie et l'Espagne se trouvent au coeur d'une tourmente d'une gravité exceptionnelle. Les taux d'intérêt dans ces deux pays sont devenus deux fois supérieurs à ceux qui sont payés en France et en Allemagne ", gémit-elle, oubliant la Grèce socialiste dans la panique.

La cata socialiste tente d'impliquer la responsabilité de la BCE

Pour exister, la candidate tente d'apparaître lucide

Face à l'"urgence", insiste l'extra-lucide, " j'en appelle tout d'abord à l'esprit de responsabilité de la BCE. Gardienne de l'euro, elle doit intervenir massivement sur le marché de la dette pour éviter l'implosion de la zone. Elle en a le pouvoir institutionnel, elle l'a déjà fait pour l'Irlande et le Portugal cette semaine : il faut qu'elle poursuive ses interventions, à grande échelle, pour casser la spéculation qui s'est abattue sur l'Italie et l'Espagne".

La Cassandre socialiste aimerait voir ses prédictions alarmistes se réaliser
Elle aimerait par-dessus tout que la France soit ravalée au rang du Portugal ou de l'Irlande: si la BCE décidait d'intervenir, le pilonnage socialiste du gouvernement Fillon apparaîtrait moins partisan.

Chercherait-elle à prendre de l'épaisseur?
Son tour de taille n'est pas en cause, mais bien plutôt sa stature européenne
" Il faut ensuite que les décisions qui ont été prises au sommet du 21 juillet dernier, lors du plan de sauvetage de la Grèce, soient mises à exécution immédiatement. Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) doit pouvoir intervenir le plus vite possible, en prêtant directement aux pays en crise, à des taux qui reflètent leurs véritables fondamentaux, et non la perception auto-déformante qu'en ont les marchés. Or ses moyens sont notoirement insuffisantes ", dénonce-t-elle.

La taxe et l'impôt, les deux mamelles de Mme Aubry
La candidate à l'investiture PS pour la présidentielle plaide également à nouveau pour une taxe de 0,05% prélevée sur les transactions financières et pour un "gouvernement de l'euro".
" Il faut substituer au gouvernement des marchés et des agences de notation, un gouvernement de la zone euro, doté d'une capacité d'emprunt et de ressources fiscales propres qui lui permettent d'agir", affirme Martine Aubry.

La société du bien-être que préconise la timbrée n'est pas pour 2012.
Rappel historique
A la suite de la bataille de Thymbrée (en 547 ou 546 avant JC), entre Cyrus II et Crésus, roi de Lydie, celle-ci fut vaincue Cyrus le Grand.
Un présage ?

mardi 26 avril 2011

N. Hulot, nouvel imprécateur anti-nucléaire


La sortie du nucléaire, « un objectif prioritaire »: et comment, SVP ?

Hulot: « Sortir du nucléaire est un objectif prioritaire »

Le candidat écologiste à la présidentielle Nicolas Hulot a déclaré lundi que la catastrophe de Fukushima avait achevé de le convaincre.
Le 15 avril, Le Monde clamait encore que « Hulot peine à sortir du flou », un mois après le tremblement de terre, au large du Japon, qui est à l'origine du tsunami, à son tour responsable de la catastrophe nucléaire, le 11 mars 2011. Actuellement, les victimes de drame japonais ne sont pas nucléaires.
Mais les Verts ont l'esprit en escalier. Il aura fallu dix jours de plus, pour que l'incident arrive au cerveau de Nicolas Hulot, le 25 avril, soit six semaines après l'accident.
Il faut bien avouer aussi que l'ex-animateur d'émissions de télévision (sur TF1, qui plus est !) est critiqué pour ses liens avec l’industrie française du nucléaire (la Fondation Hulot compte EDF parmi ses sponsors), ce qui expliquerait qu'il n'avait pas évoqué le nucléaire dans sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle.
Ainsi le candidat à la primaire n'apparaît-il pas impulsif. Mais est-il assez réactif pour la fonction ?




Animation assurée
par les animateurs des arts du spectacle de rue




Bien que les causes de la catastrophe soient naturelles et non pas nucléaires
, le nouvel avatar écolo s'est finalement aligné sur la vulgate politico-compatible: irradié à l'idéologie dominante, le candidat frais émoulu annonce ce qu'il ne peut accepter, mais reste incapable d'énoncer une seule proposition réaliste qui puisse satisfaire, convaincre et, mieux, compenser.
« Fukushima est une démonstration qui achève de me convaincre que le nucléaire ne peut plus être la réponse à l'avenir énergétique de la planète », a donc déclaré Monsieur Hulot, au moment de participer à Strasbourg à une manifestation pour réclamer la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Le candidat en charge de la planète ouvre son parcours sur un aveu de faiblesse
D'entrée de jeu, il fait son auto-critique. « C'est un changement d'état d'esprit ». « Je faisais partie de ceux qui accordaient une certaine confiance aux arguments des ingénieurs pronucléaires. Leurs arguments s'émoussent aujourd'hui à l'épreuve des faits», a-t-il estimé. Tout sauf pressé, il avoue: « Je chemine. Je ne suis pas un dogmatique. Je suis horrifié par ce qui se passe à Fukushima et horrifié par le désarroi immense des acteurs politiques et scientifiques» face à cette catastrophe, insiste le candidat sensible, seul de son espèce, dans la course à l'Elysée.

M. Hulot est sur la défensive
Il assure qu'il ne prend pas position pour faire plaisir à son camp. Pourtant, dans sa déclaration de candidature, sa rivale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV),Joly Eva n'avait pas manqué de lui reprocher son indécision sur la question du nucléaire.
« Je n'affûte pas mes convictions à l'aune de ce que les militants écologistes ont envie d'entendre (...) La réalité a fait une démonstration implacable qu'on s'est trompés», a-t-il riposté.

Un calendrier flou pour une action indéterminée
Il a estimé « envisageable » de sortir du nucléaire en « quelques décennies », tout en mettant en garde contre toute « précipitation » et en plaidant pour le « pragmatisme ». Une affaire rondement menée: il y a urgence à ne rien faire.

« Il faut faire jaillir un mix énergétique digne de ce nom, orienter les investissements en terme de recherche et de développement des énergies renouvelables, favoriser l'efficacité énergétique», a-t-il esquissé, en fait de jaillissement.

La solitude du coureur présidentiel

L'heure est à la tragédie.
Un peu triste, Nicolas Hulot a en outre regretté d'aller seul à la bataille et souhaité entrer dans le cadre d'Europe Ecologie-Les Verts, sans quoi ce serait « tragique pour tout le monde ». Ainsi a-t-il plaidé pour une « primaire ouverte » qui le légitimerait.

Le candidat écologiste civil et les stratèges "militaire" de la direction d'EELV sont d'ailleurs engagés dans des pourparlers portant principalement sur le corps électoral appelé à voter à la primaire.
« Il faut que l'on s'ouvre. On va avoir besoin du socle EELV, mais ensuite, il faut convaincre ceux qui sont dans le doute, ce sont eux qui m'intéressent», a déclaré M. Hulot.
« Il faut que l'on dise clairement aux gens qui vont participer à ces primaires, que participer, ce n'est pas une adhésion à EELV. Il ne faut pas les piéger », a-t-il expliqué, plaidant pour une baisse de la cotisation (pour le moment fixée à 20 euros) qui sera demandée aux électeurs. L'écologie n'est que souffrance et sacrifice. Et tragédie, bien sûr...

Etre écolo, c'est vouloir sortir du nucléaire et c'est aussi trouver l'énergie dans l'argent ...

jeudi 17 mars 2011

Nucléaire: PS et Ecolos s'opposent sur le mode d'agitation de l'opinion

Nucléaire : les réacteurs PS et EELV en surchauffe


La parade des faux-culs verts

l'air grave et impliqués;

mais déchirés

et irresponsables


Le drame nucléaire japonais stimule la gauche

Catastrophiste, la catastrohique secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts, Cécile Duflot , a encore fait ses choux gras bio d'une tragédie : depuis l'alerte au bisphénol A des biberons, la tragédienne écolo tient enfin l'opportunité rêvée de sa vie politique avec le désastre en cascade qui frappe actuellement le Japon. Elle ne pouvait laisser échapper une secousse tellurique qui a entraîné à la fois un tsunami et de graves dommages à plusieurs réacteurs nucléaires. Alors, mardi 15 sur les marches de l'Opéra Bastille à Paris (ci-dessus au centre), la Castafiore a donc lancé un appel utile et décisif à une ..."sortie européenne du nucléaire" !

Le choc nucléaire nippon fera-t-il imploser l'opposition française ?

Organisées en bande de filles de banlieue, la Ch'tite Aubry et la névrosée Duflot préméditent un vol à l'arraché du Conseil général du Val-de-Marne tenu par un camarade communiste et plongent dans un embarras singulier les électeurs de la gauche plurielle qui ne savent plus où attendre le PS et Europe Ecologie-Les Verts.
Lien PaSiDupes: ce que vaut l'unité de la gauche
Aux Régionales, J.-P. Huchon avait zappé Duflot: lien PaSiDupes

Fission nucléaire à gauche (hémisphère sud... lien)

Alors que le Premier ministre, François Fillon, a déjà annoncé une inspection des centrales nucléaires françaises, Martine Brochen-Aubry a demandé un audit qui ne convainc pas les écologistes et Duflot, la pseudo nipponne inculte, qui réclament un référendum.

  • Le Parti de gauche (PG) a marqué sa différence avec le PCF
    Jean-Luc Mélenchon juge en effet «impératif de sortir du nucléaire», mais Pierre Laurent (PCF) reste toujours pronucléaire.
    Faut-il y voir la fin du Front de gauche? À trois jours du premier tour des cantonales, les principaux intéressés préfèrent éluder la question, qui, inéluctablement, se posera pourtant de nouveau à eux d'ici à 2012.
  • L'onde de choc atteint le PS et les écologistes
    Historiquement, les socialistes ont accompagné l'essor de la filière nucléaire, tandis que les altermondialo-écolo ont construit leur «acte fondateur» sur l'antinucléaire. Prudemment, le première secrétaire du PS, Brochen-Aubry, a rappelé la nouvelle ligne du parti lors du bureau national de mardi, tandis que Duflot se faisait tirer le portrait sur les marches de l'Opéra: d'une part, exiger un «audit très précis» des centrales françaises, d'autre part, promettre le développement des énergies renouvelables. Le ni-ni socialiste réserve l'avenir: ni soutien indéfectible au nucléaire, ni sortie. Tandis que la direction oscille et balance,les électeurs doivent se déterminer. A moins qu'ils ne leur renouvellent précisément pas leur soutien.
    Les Verts jugent également trop vague le positionnement socialiste. Mais si Europe Ecologie-les Verts est toujours d'accord pour être contre tout, il ne parvient pas à s'entendre en interne sur une politique commune claire. L'esquive est pour eux le référendum !

    Leurs prises de becs sont pourtant légion

    Lien PaSiDupes vers la stigmatisation des trois conspirateurs du pacte socialiste de Marrakech

    Son électoralisme obsessionnel fait rechuter le PS dans l'hypocrisie
  • La proposition de référendum sur une sortie progressive du nucléaire n'a pas convaincu les socialistes.«Ce n'est pas illogique comme débat, mais le faire à un an de la présidentielle, c'est lancer une polémique» , regrette un membre anonyme (!) de la direction. Mais la charge PS la plus violente est d'une rare hypocrisie.
  • Sa Cynique Majesté Royal a accusé EELV (Europe Écologie-Les Verts) de ne pas observer «un délai de décence et de respect» face à la catastrophe au Japon. Sans les nommer, la moralisatrice a en fait sournoisement critiqué tous ceux qui, en réclamant un référendum, «s'agitent» et manquent 'de décence et de respect face au scrutin des cantonales'. Pour elle, le débat doit «avoir lieu», mais ... une fois passées les élections. Ainsi tente-t-elle de détourner du marais poitevin le vent de révolte écolo et de sauvegarder les équilibres dans sa région.

    Toutes les nuances de Verts ne sont pas complémentaires du rose
  • Secrétaire nationale d'EELV, Cécile Duflot s'inscrit dans le registre de la peur. Elle ne veut y voir qu'un simple «message de désarroi, lié à une angoisse, qui s'exprime bizarrement». «On ne peut quand même pas reprocher aux écologistes, qui tiennent le même discours depuis 35 ans, et qui, pour cela, étaient regardés d'un air narquois par le PS, que le risque qu'ils dénonçaient s'avère, hélas, aujourd'hui exact» , se félicite-t-elle.
    Il faut dire qu'elle a un rapport plus "friendly" au CO2, puisqu'elle prend ses vacances en Tunisie aux Maldives (lien PaSiDupes) et qu'à quelques mois près , elle aurait pu se faire une grosse frayeur, puisque, si jamais le vent tourne, ces îles paradisiaques sont maintenant exposées aux vents (de révolte) radioactifs...
    Chargé des négociations avec le PS, Jean-Marc Brulé manifeste la même prudence. «Il n'y a pas de point de non-retour entre nous et le PS. Nous sommes confiants: il n'est pas inscrit dans les gènes de Jean Jaurès qu'il faut être pronucléaire. Les socialistes ont donc tout intérêt à nous écouter et à réformer leur logiciel sur la question des énergies», veut croire cet OGM antinucléaire.
  • Mais, opposés dans la primaire EELV pour 2012, Eva Joly et Nicolas Hulot sont plus critiques du PS.
    Pour Yannick Jadot, ex-Greenpeace et proche de la Joly Eva, « le PS, comme l'UMP, reste sur le même fantasme de la maîtrise du risque nucléaire: on l'a vu (mardi) à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault et François Fillon se sont mutuellement applaudis…», déplore l'eurodéputé Europe Ecologie, pour qui la question du nucléaire avec le PS en 2012 sera «incontournable» et ne se résumera pas à un audit.
    Bras droit de Nicolas Hulot, Jean-Paul Besset, ex- militant LCR et ex-chargé de mission auprès de Laurent Fabius, est actuellement eurodéputé EE et il met aussi les socialistes en garde. «Le combat pour sortir du nucléaire fait partie de notre identité [non nationale !] On ne se fera donc pas hara-kiri pour une question d'alliances [humour de bon aloi]! C'est au PS d'évoluer sur cette question», tranche le sectaire.

    Au PS, en attendant, on gagne du temps
    «Les discussions programmatiques en vue d'un accord de gouvernement commenceront après les cantonales », dit-on à la direction du parti, sans rire. Preuve qu'elles se parlent toujours (comme Royal et Aubry ?): mardi soir, le bras droit de Martine Aubry, François Lamy, faisait estrade commune dans l'Essonne avec Cécile Duflot, rendes-vous compte ! Mais se sont-ils applaudis mutuellement ?...
    En coulisses, ils ont eu de quoi s'attraper vertement.