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jeudi 18 octobre 2012

"La France est près de la sortie de crise", prédit F. Hollande

François Hollande et la zone euro : des idées vagues, aucune proposition concrète

À l'occasion du 22e sommet européen à Bruxelles depuis le début de la crise, François Hollande a livré sa vision de l'Europe dans un entretien au journal socialiste Le Monde daté du 17 octobre. Il affirme notamment que la France est près de la sortie de crise. 

Une vision peu réaliste ? 
Guillaume Klossa, président d'EuropaNova, analyse les propos du président.

On ne peut que se réjouir que François Hollande prenne enfin la parole sur le sujet européen. Et c’est une bonne chose qu’il s’adresse directement, grâce à cet entretien à six quotidiens de l’Union, aux citoyens européens. Mais on reste sur sa faim en matière de vision et d’ambition. Il est important qu’il précise sa position.

Que veut François Hollande pour l’Europe ? Comment voit-il l’avenir du couple franco-allemand ? Peut-on véritablement croire que l’Union bancaire seule suffira à éloigner le spectre de la crise ? Et puis, quand il parle de plus de solidarité et de cohésion, que veut-il dire ?


F.H. : Nous sommes "près de la sortie de crise […]. Le pire est derrière nous"


C’est vrai que l’Europe a retrouvé un calme tout provisoire après des années extrêmement difficiles, mais ce n’est pas définitif, et ce n’est pas la première fois que l’Europe retrouve une oasis de calme depuis le début de la crise.

Attention à ce que cela ne soit le calme avant la tempête. Ou simplement un mirage ! Les perspectives de croissance de l’Europe n’ont jamais été aussi faibles, autour de 1%. Une nouvelle houle, et l’Europe pourrait bien sombrer.

La France est loin d’être à l’abri : si on reste dans la situation économique actuelle, le moindre retour d’une situation de crise nous fera basculer de nouveau dans la précarité. Le président est soit naïf, quand il dit que le pire de la crise est derrière nous – rappelons que Nicolas Sarkozy avait dit la même chose en janvier –, soit trop optimiste, soit trop prudent quand il parle des progrès nécessaires pour que l’Europe fonctionne.

Le pire est peut-être derrière nous, mais le meilleur reste à construire.


"L’union bancaire permettra [...] une résolution des crises"

L’union bancaire est en effet nécessaire. Elle permettra de créer une autorité européenne de supervision des banques, qui permettra de réduire le risque systémique et qui devrait contribuer à réduire les écarts de taux d’intérêt à l'intérieur de l’Union.  

Mais ce que François Hollande ne dit pas, c’est que l’union bancaire est largement insuffisante. Elle doit être également accompagnée d’une union budgétaire et d’une union fiscale, si l'on veut que l’union monétaire fonctionne correctement.

Par intégration budgétaire, je veux dire que nous avons besoin d’un budget pour la zone euro qui permette d’aider les pays comme la Grèce, l’Espagne ou la France lors de chocs économiques asymétriques, c’est-à-dire de chocs qui touchent plus particulièrement et brutalement un pays ou un groupe de pays.

Du point de vue économique, pour sortir de la crise, ce Conseil européen fait de réelles avancées. Notamment lorsqu'il a parlé des questions jusqu’à présent taboues, comme la possibilité de créer un budget et un trésor pour l’Eurozone.

Mais on est loin de trouver un accord sur ces propositions : c’est l’enjeu de la période qui s’ouvre jusqu’au Conseil européen de décembre, où l’Union doit se mettre d’accord sur des solutions concrètes.


"L’Eurogroupe […] doit être renforcé [...]. Les réunions doivent être mensuelles"

Cette proposition va dans le bon sens. Elle consiste à organiser des réunions mensuelles des chefs d’État et de gouvernement de la zone euro. C’est nécessaire, mais pas suffisant encore une fois. Il faut un vrai pilote politique pour l’Eurogroupe.

Avant la présidentielle, François Hollande s’est rallié un temps à l’idée d’un ministre des Finances de l’Eurozone. C’était une bonne idée : comment peut-on croire que de simples discussions mensuelles suffisent à une gestion politique efficace de la zone euro ?


"La plus grande menace qui pèse sur l’Europe, c’est de ne plus être aimée"

Il y a bien un fossé croissant entre les citoyens et l’Union européenne. Mais François Hollande ne parle pas des moyens qui permettraient de réconcilier ces deux entités, qui sont :

1. Associer le peuple français à la réflexion sur l’Europe. Il ne faut pas, comme on l’a fait en 2005 lors du référendum sur le projet de constitution européenne, leur demander de ratifier un texte déjà écrit sur lequel ils ne peuvent que dire oui ou non. Au contraire, les Français doivent être mis "dans le coup" en amont.

Ils doivent être associés dès maintenant à la réflexion sur les prochaines étapes de l’intégration européenne. La réflexion sur l’avenir de l’Europe ne peut rester plus longtemps une sorte de grand secret qui fait l’objet d’un compromis entre seuls technocrates et diplomates. 

L’Allemagne et la Pologne ont lancé une réflexion publique donnant lieu à de vrais débats sur le sujet. La France ne devrait pas en avoir peur.

2. Définir une vision de l’avenir de l’Europe. On ne sait rien de ce qu’il aimerait que soit l’Europe dans 20 ans. Est-ce qu’il veut que l’Europe soit une démocratie transnationale, avec un président européen élu au suffrage universel direct ou indirect ? Ou une simple confédération d’États ?

J’aurais aimé également savoir quels objectifs François Hollande fixe à l’Europe en matière de justice sociale et d’égalités de droits. Se fixe-t-il par exemple comme objectif à long terme que tous les citoyens européens aient le même accès aux soins de santé ?

3. Il faut permettre à nos citoyens d’avoir une véritable expérience européenne en favorisant la généralisation du programme d’échange Erasmus à tous les jeunes européens, et pas seulement à quelques centaines de milliers d’étudiants chaque année. François Hollande aurait dû affirmer "Erasmus pour tous" comme une priorité majeure, or il n’a pas eu un seul mot sur le sujet.

En tout cas si, comme il l’affirme, il souhaite que les Français se remettent à aimer l’Europe, alors il doit mettre des propositions concrètes sur la table. Des propositions qui permettent de refaire du rêve européen une réalité, et pas seulement un mirage.

jeudi 27 octobre 2011

Projet socialiste: Hollande doit déjà revoir la copie du PS

Hollande corrige (le programme de) la Première secrétaire du PS

Le réalisme de l'après-primaires...

L'équipe du candidat socialiste pour 2012 découvre la crise

Hollande admet désormais que la tâche est rude.
Michel Sapin reconnaît que les marges de manœuvre seront plus réduites que prévu si Hollande est élu.
Le PS en campagne commence à intégrer la crise et à ne plus en laisser le fardeau au seul président en exercise, Nicolas Sarkozy. La gauche de gouvernement va devoir s'adapter et passer du dénigrement systématique à un discours plus responsable. Le temps où le PS attaquait tous azimuths n'est pas passé, mais Hollande ne pourra plus défendre le projet Brochen-Aubry du "bien-être" socialiste dans la crise internationale !

" Le projet socialiste avait comme caractéristique de ne pas calibrer les mesures et de ne pas les inscrire dans le temps ", a dénoncé l'ancien ministre Michel Sapin, mercredi devant l'Association des journalistes parlementaires.

Au moment des Régionales 2010, le député PS et ancien ministre de l'Economie, voyait en Nicolas Sarkozy "un homme qui ne sait plus où aller" dans le domaine de l'économie: le président est rentré de Bruxelles hier avec des mesures qui prouvent le contraire, tandis que les Français - en souffrance et démoralisés par les attaques socialistes - attendent toujours des propositions constructives et réalistes du candidat Hollande choisi par les "défavorisés".


" On ne pourra pas tout faire ", c'est dit !



Le PS nous mettrait au régime.
Qu'ils commencent par eux ?



Rendez-vous en janvier, sans doute, pour une liste de propositions.


Et leur chiffrage, peut-être
" Il est trop tôt pour en dire plus sur un programme qu'il n'y a pas de raison de présenter avant que la campagne s'ouvre ", a prétendu mercredi Michel Sapin, face aux affres de la page vide.

Ce Sapin-là a déjà les boules
"
François Hollande ne va pas prendre trois mois d'avance. On ne lui en demande pas tant: seulement de ne pas commencer déjà à nous raconter des bobards...
En fin psychologue à la socialiste, " Avant d'en dire plus [si possible !], il faut préparer les esprits et laisser l'opinion comprendre que sans croissance «on ne pourra pas tout faire», glisse un membre de l'équipe. Il faut aussi attendre les conséquences des négociations en Europe.


Retour sur Sapin à la mi-octobre 2007

Michel Sapin est flexible, versatile
et fluctuant


La salle des Jeunes Dirigeants d'Entreprises était taquine (CJD): elle reprocha le flou artistique permanent de l'admirateur de Ségol'haine Royal, en 2007 déjà (Ce qui souligne la proximité des équipes de l'ex-couple qui brigue l'Elysée ensemble, en 2012.) Ainsi de ses explications sur les deux points de la "dynamique profonde du point de vue économique" du "pacte présidentiel".
" Nous allons réconcilier la France avec la croissance économique..., commença à pérorer Michel Sapin, en termes de velléités. " Comment ? ", demanda la salle. "Et nous allons réconcilier la France avec les entreprises ", ajouta-t-il, imperturbable. " Mais comment ? ", rétorqua à nouveau la salle qui n'en apprendrit pas beaucoup plus, sauf sur les démagogiques mais irresponsables 35 heures : " Le débat est derrière nous, parlons d'autre chose. " Réponse d'un participant à son voisin qui lui demandait qui donc était ce Michel Sapin : " Il paraît que c'est un économiste. " Pas plus que François Hollande qui lui fait confiance.
Sapin insiste sur la responsabilité nouvelle et personnelle de Hollande, désormais

Vers un clash avec la Ch'tite Aubry

Il appartient " au candidat" -et non au Bureau- "de décider des "priorités"
Tel est le message envoyé à la Ch'tite Broche-Aubry et à son Bureau national noyauté par son aile gauche.
La battue du second tour des primaires conservera-t-elle voix au chapître, d'autant qu'avec sa condescendance coutumière elle avait très imprudement promis un billet d'entrée au Bureau national à l'amère Royal qui va pouvoir s'y imposer avec le soutien complice de Flamby qu'elle fait manger dans sa main ?
Sapin revendique pour Hollande le droit de " choisir dans la boîte à outils socialiste ce qui relève du possible. [Ce qui manifestement ne lui paraît pas évident et pourrait prendre un temps infini...]

Selon Sapin, il revient à Hollande de passer du projet à " la plate-forme programmatique qui devra évidemment " tenir compte de l'éventuel réajustement de la croissance " en 2012. Comme le gouvernement, le PS avait fondé son projet sur une hypothèse de 1,7% en 2012, mais celle-ci devrait être revue à la baisse, autour de 1%.


Le front socialiste du refus à Sarkozy commence à se lézarder

Michel Sapin a apporté des nuances remarquées sur les conditions des 60.000 embauches dans l'Éducation nationale voulues par Hollande." L'augmentation du nombre de fonctionnaires dans l'Éducation nationale n'a jamais voulu dire l'augmentation globale du nombre de fonctionnaires ", a-t-il expliqué, amorçant une première reculade socialiste. 60 000 postes devront donc être supprimés ailleurs.
La fièvre commence à monter dans les milieux judiciaire et hospitalier...

Quant au " contrat de génération, l'une des propositions phares de Hollande, elle devra être confrontée 'au dialogue social ", a précisé Sapin. Jusqu'ici sceptiques, les partenaires sociaux se découvrent maintenant dans le miroir aux alouettes que -logiquement - les organisations étudiantes et lycéennes ne devraient pas tarder fracasser dans la rue: les vitrines et les cabines téléphoniques vont voler en éclats.

La bataille de la crédibilité entre Hollande et Sarkozy aura-t-elle lieu ?

Selon un sondage Viavoice paru dans Libération, 48% des Français faisaient encore confiance au candidat PS contre 33% au président pour " améliorer la situation financière du pays . Mais ils ne l'ont jamais vu en action puisque Hollande n'a jamais occupé aucun poste gouvernemental et la campagne n'a pas commencé.

À l'UMP, les critiques s'accumulent contre les positions du candidat qui feraient courir le risque d'une dégradation de la note de la France par les agences de notation. " Généralement, on parlait du bilan de ceux d'avant. Maintenant on évoque le bilan de ceux d'après ", a ironisé Hollande samedi, confondant allègrement une caricature de bilan et ses propositions de propositions. " Ce n'est pas notre projet qui coûte cher. C'est leur politique qui a épuisé notre pays, " a-t-il lancé, fin prêt à faire porter tout le poids de la crise internationale sur la droite.

Quoi qu'il en soit de l'honnêteté socialiste, Hollande doit encore démontrer qu'il ferait mieux face à la crise.
Mais tout porte à croire pourtant - et Sapin le confirme - que les Français ont tout à craindre des archaïsmes socialistes au XXIe siècle.

mercredi 10 août 2011

PS dépité: les notes française et britannique restent stables

Standard & Poor's juge stable la perspective des notes souveraines de la France



Les gouvernements sous le joug des agences de notation
, des experts sortis de nulle part et des observateurs véreux




S&P a déclassé les Etats-Unis de son triple A à AA+

Vendredi, cette agence de notation a assorti leur baisse de note souveraine d' une perspective négative , a déclaré Moritz Kraemer, cité par le quotidien économique allemand Handelsblatt.
" Nous signalons les risques que nous percevons par la perspective que nous attribuons ", a-t-il souligné. " Les agences de notation se voient en effet reprocher de ne pas avoir vu venir la crise économique et financière internationale. Les agences de notation ont d'ailleurs fait mieux en maintenant le niveau de notes des banques qui, dès 2007, avaient présenté comme sûrs leurs produits financiers à risques (subprimes).

Moritz Kraemer souligne en outre que "les Etats-Unis sont sous surveillance négative, et nous avons une perspective stable tant pour la France que pour la Grande-Bretagne, ce qui signale que du point de vue présent nous n'anticipons pas un abaissement dans les deux prochaines années. ".
Premier créancier des Etats-Unis, la Chine en profite pour fustiger la politique budgétaire inconsidérée d'Obama.

Le PS participe allégrement à la psychose

La délectation morose de l'opposition
Face à la panique des derniers jours, déclenchée par l'abaissement de la note de la dette américaine en fin de semaine dernière, le président français Comme les autres chefs d'Etat européens, avait envoyé un signal de sérénité, en poursuivant ses vacances tout en restant en alerte. Cédant en revanche à cette panique, mais affectant un soudain sens des responsabilités, les candidats en campagne pour la primaire de la prochaine présidentielle se sont exprimés avec gravité. Dans le public, le pire trouve toujours un meilleur écho que la sérénité.

=> La décadence américaine ouvre la voie à tous les amalgames

Réactions du PCF et du PRG à la dégradation du "tigre de papier"
=> Observateur passif, le PCF a livré une réaction pessimiste et aigre à cette dégradation par l'agence Standard and Poor's . " Il s'agit certes d'une première dans l'histoire des USA et la manoeuvre vise aussi à accréditer l'idée qu'aucune nation, pas même une des premières puissances mondiales n'est à l'abri. C'est surtout la confirmation que ce sont les marchés financiers qui commandent (...) Les répercussions sur l'économie mondiale vont être terribles et ce n'est pas une réunion du G7 qui mettra un terme à cette danse macabre, car plus les gouvernements et les Etats se plient à la loi des marchés et plus ces derniers en exigent. Il faut donc regarder ailleurs ! Vers une refonte complète des institutions financières internationales, une monnaie commune mondiale pour briser les reins de la spéculation financière, la taxation des transactions de capitaux et profits financiers et le pouvoir aux citoyens et pas aux marchés !"

-> Pour le commentateur Jean-Michel Baylet, président du PRG, candidat à la primaire socialiste, cette décision de Standard and Poor's frappant la dette à long terme des Etats-Unis " est un véritable défi lancé par les marchés financiers à la première puissance mondiale. Face à cette situation, inimaginable il y a encore quelques mois, les Etats doivent prendre la mesure du danger et réagir contre des spéculateurs qui n'attendent que de faire du profit sur leur faillite".

Les socialistes s'amusent à nous faire peur

Chacun défile devant les caméras pour ajouter une épaisse couche
Ils ont en commun de nous certifier qu'ils savent ce qu'ils faut faire, mieux que quiconque. Même qu'ils feraient, à la différence donc de leurs camarades socialistes européens aux affaires... -les peuples rappelleront à ceux de leurs dirigeants qui n’auront pas su maintenir l’Europe comme la région économique la plus riche et la plus prospère du monde la dimension tragique de l’Histoire.

=> Côté jardin, avec sa mine d'enterrement des mauvais jours, l'ancien Premier ministre Laurent Fabius a assuré que " les socialistes sont des gens budgétairement sérieux ". A cela près que les dernières dévaluations françaises leur sont imputables

=> Très limité, le mono-maniaque Harlem Désir, patron par intérim du PS, a demandé mardi 9 août au gouvernement " des mesures immédiates de lutte contre les déficits", appelant à la suppression de " tous les cadeaux fiscaux aux plus favorisés" dès le projet de loi de finances (PLF) 2012. "

Du côté cour des candidats à la primaire
=> Si François Hollande est hostile à la "règle d'or", c'est aussi parce qu'il veut des actes immédiats: cette réforme "telle qu'elle a été votée par la majorité, est factice, puisque son application n'est pas prévue avant 2013", estime-t-il, suggérant que le gouvernement ne fait donc rien et que les déficits publics baissent, si peu soit-t-il au lieu d'augmenter, par l'action de Fillon du saint esprit. Il a proposé que le PLF 2012 comporte l'engagement de la France "à respecter sa trajectoire de retour sous la barre des 3% (de déficit public) en 2013".

=> Idem pour Ségol'haine Royal. Avec Manuel Valls, elle réclame des engagements dans le prochain budget. Ils se disent "prêts à discuter " avec le chef de l'Etat, mais à la condition que Nicolas Sarkozy ajoute notamment un volet à la règle d'or, celui d'une meilleure justice fiscale, en supprimant ...les niches fiscales, comme si leur nombre n'avait pas été déjà sensiblement réduit. Le gouvernement a d'ailleurs laissé entendre qu'il pourrait en supprimer de nouvelles, auquel cas les deux lascars s'en attribueraient le mérite.

=> Pour Martine Aubry, "
si on tient ses engagements en matière de désendettement, il n'y a pas besoin d'inscrire une 'règle d'or' dans la Constitution. Il vaut mieux faire, que dire
," polémique l'un de ses nombreux petits porte-parole, Olivier Dussopt, l'Ardéchois aux dents longues.

strong>=> Thuriféraire socialiste, Elie Cohen, économiste au CNRS, incarne à lui seul les postures politiciennes socialistes, pour l'heure particulièrement déplacées. Il juge que " les socialistes ont fait preuve de responsabilité en déclarant d'emblée que s'ils venaient au pouvoir ils tiendrait l'engagement de 3% (de déficit public) en 2013". Pour agir, il suffit pour lui de parler...

Jacques Attali, économiste, écrivain, éditorialiste, est un des fondateurs de Slate.fr dont il préside le conseil de surveillance. 'Gravement' sombre parmi les sinistres, il assure que si les hommes politiques se conduisent enfin en hommes d'Etat et prennent la mesure de la gravité de la situation, les solutions existent pour sortir l'Europe de la crise. Cette affirmation est reprise en boucle au PS.
Ainsi la morosité socialiste a-t-elle de beaux jours devant elle: quand ils sont Français, les socialistes la cultivent, tandis que leurs homologues grecs et espagnols basculent dans l'insolvabilité et peut-être aussi aux Etats-Unis, où la gestion des Démocrates a amené les agences de notation à dégrader leurs notes. Vont-ils se conduire "enfin en hommes d'Etat" ?...

On comprend dès lors que l'internationale socialiste unanime mettent maintenant les agences en cause.
En septembre 2010, la Communauté urbaine de Lille a manifesté sa crainte d'être notée par Standard & Poor's en refusant son évaluation financière. Le premier secrétaire du Parti socialiste a affirmé que ce retrait n'a en rien altéré sa capacité d'emprunt, précisant que la communauté urbaine a désormais recours à l'emprunt bancaire.

Après le complot contre DSK et la rumeur contre la Ch'tite, le catastrophisme

=> < Aubry refuse l'évaluation financière de sa communauté urbaine
Dès juin, dans une tribune publiée sur le site internet de ...Libération, la candidate Aubry à la primaire socialiste pour 2012 jugeait que la Banque centrale européenne (BCE) "doit intervenir massivement sur le marché de la dette pour éviter l'implosion de la zone" euro. Pour elle, "la situation européenne prend aujourd'hui un tour extrêmement préoccupant".

=> Attali sape le moral des Français.
" Les marchés ne laissent aucun répit aux peuples aussi longtemps que les hommes politiques ne se conduisent pas en hommes d’Etat," assène le militant socialiste. Jacques-le-fataliste va jusqu'à poser la question qui alarme les populations: "Tous ruinés dans dix mois ?" Le pire trouve toujours plus d'écho que la sérénité dans le public.
A tout hasard, Attali met en garde
Dans sa version littéraire du "vent de révolte" attendu par la coquecigrue picto-charentaise, le dramaturge mitterrandien prévient: " Les peuples rappelleront à ceux de leurs dirigeants qui n’auront pas su maintenir l’Europe comme la région économique la plus riche et la plus prospère du monde la dimension tragique de l’Histoire
".

Jean-Michel Baylet, radical de gauche, fils de... et homme de presse lui-même, a encore pris la parole ce matin pour dire que ses alliés ont tous bien parlé, mais à cette différence près que Nicolas Sarkozy a fait. Et même qu'il a fait pour le mieux dans l'adversité. Le vilain petit canard va prendre un coup de bec de l'une ou l'autre des canes dominantes.

Les agences de notation ne prévoient pas de déclasser la France

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, appelle les gouvernements européens à agir sur les déficits budgétaires et la dette, notamment l'Espagne et la Grèce. En France, la situation mensuelle budgétaire s'est légèrement améliorée à fin juin.

L'intox ou info ? Les agences soufflent le chaud et le froid
Les bourses internationales font les montagnes russes. Les notes de la France et de la Grande Bretagne ne devraient pas être baissées au cours des deux prochaines années, a déclaré mardi 10 août le directeur des notations de l'agence Standard and Poor's en Europe. Paris et Londres bénéficient toujours d'une perspective stable sur leur triple A, a déclaré Moritz Kraemer.
Mais, concurrente de Standard & Poor's, l'agence de notation Fitch a d'abord maintenu la pression et estimé que l'incertitude en Europe affecte beaucoup la France. Mais aujourd'hui, en milieu d'après midi, Fitch a réaffirmé le triple A français avec perspective stable. Sur quelles bases nouvelles dont elle n'avait pas eu connaissance ?
Quant à Gary Jenkins, économiste à la banque d'investissement Evolution Securities, un brin amer que la France réussisse mieux que les USA, pourtant à l'origine de la crise des subprimes en 2007, il estimait mardi qu' "il est difficile d'imaginer qu'ayant dégradé les Etats-Unis, S&P ne dégrade pas aussi au moins un des autres membres du club triple A".

Concernant la France, Standard & Poor's reste positif

N'en déplaise au PS, la France tiendra ses engagements pour conserver cette note qui lui permet de se financer aux meilleures conditions sur les marchés financiers, a déclaré mardi matin la ministre du Budget Valérie Pécresse.
Mais la presse d'opposition évoque de moins bons ratios budgétaires de la France dans le groupe des "triple A" de la zone euro (France, Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Finlande et Luxembourg).
Or, cette presse militante évite de souligner quelle est la tendance , car la courbe de la dette française est la plus favorable. Le déficit du budget de l'Etat français s'établit en effet à 61,3 milliards d'euros à fin juin contre 61,7 milliards un an plus tôt, selon les données publiées mardi par le ministère du Budget.


La France prépare déjà la rentrée

Le gouvernement a maintenant choisi de se réunir autour du président Nicolas Sarkozy et du Premier ministre
, François Fillon: outre les ministres concernés, François Baroin, Valérie Pécresse et Jean Léonetti, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, est convié. La présence du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, souligne bien que la France n'envisage pas une réaction purement franco-française.
Paris veut montrer qu'il fera tout pour maintenir sa note « triple A », quitte à donner un nouveau tour de vis aux finances publiques. En ligne de mire, notamment, les quelques 500 niches fiscales. « Les arbitrages ne sont pas encore rendus à cette heure», assurait-on dans l'entourage du ministre du Budget, Valérie Pécresse. Le gouvernement, qui s'est engagé à les réduire de quelque 3 milliards d'euros par an en 2012 et 2013 après les avoir déjà rabotées de 11 milliards cette année, devrait aller au-delà encore. Sans entrer dans les détails, Valérie Pécresse a admis mardi sur RTL que l'exécutif était prêt à consentir «davantage d'efforts» pour contenir les déficits.

Les candidats socialistes en campagne "have a dream"

Ils rêvent que la note de la France soit abaissée avant l'ouverture de la campagne présidentielle ...

Et ils s'y emploient !
Ainsi, Arnaud Montebourg, candidat à la primaire PS, refuse le dialogue.
Le mardi 9 août, il a en effet affirmé son opposition de fond à l'adoption de la "règle d'or" budgétaire. Le projet de loi qui l'institue a été adopté par l'Assemblée et le Sénat avec les seules voix de la majorité. Sans le PS, le gouvernement ne pourra donc pas réunir la majorité des 3/5e requise au Congrès pour faire inscrire cette réforme dans la Constitution.
Radical (ou borné), le malfaisant Nono Montebourg argue que la règle d'or constituerait "la fin de la politique". "Approuver la règle d'or, c'est la victoire des marchés et la fin de la politique : les peuples perdent la liberté de faire autre chose que ce que les marchés ont décidé", a jugé le député de Saône-et-Loire. S'inscrivant dans une logique de conflit politique, l'aspirant président oppose une fin de non-recevoir au gouvernement. Dans l'intérêt de la France et des Français.


mercredi 6 juillet 2011

Une agence dégrade la note du Portugal; la bourse de Lisbonne plonge


L'agence de notation financière internationale plombe les efforts du Portugal


La bourse de Lisbonne a reculé de plus de 2,5% mercredi après la dégradation de la note du Portugal par Moody's, une agence de notation financière internationale qui estime que ce pays pourrait être contraint de solliciter un deuxième plan de sauvetage financier international pour atteindre ses objectifs de réduction de sa dette.

Moody's a en effet ramené la note de la dette du Portugal au rang de "spéculative",
jugeant que ce pays ne pourra pas emprunter à nouveau sur les marchés en 2013, comme il l'espère.

Le gouvernement socialiste José Sócrates a jeté l'éponge
Le Portugal a obtenu un prêt de 78 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) au début de l'année, sous la gouvernance de car il ne pouvait plus emprunter à des taux d'intérêt supportables sur les marchés, les investisseurs craignant qu'il ne rembourse pas dans les délais. Cette dégradation par Moody's ne lui facilitera donc pas la tâche.

Le nouveau gouvernement portugais de centre-droit, dirigé par Pedro Passos Coelho, (1964) depuis le 21 juin 2011, a annoncé fin juin son intention de prendre des mesures d'austérité plus drastiques encore que celles exigées en contrepartie du prêt accordé à Lisbonne. Le gouvernement prévoit notamment de modifier les dates des dates des jours fériés pour améliorer la productivité en mettant fin aux week-ends prolongés, réduire les droits aux prestations sociales, augmenter la taxe sur la valeur ajoutée et maintenir une politique d'embauche "très restrictive" dans la fonction publique.

La dégradation de la note du pays par Moody's a suscité consternation et indignation au Portugal. Le Premier ministre Pedro Passos Coelho a parlé d'un "coup de poing à l'estomac", tandis que le directeur de la banque publique Caixa Geral de Depositos, la plus importante du pays, a dénoncé une décision "immorale et insultante".

A Berlin, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaeuble s'est également dit surpris. "Je ne vois pas sur quoi cette décision est fondée", a-t-il souligné.

Une agence de notation est comparable aux entreprises de sondages
Elle est également rémunérée par le demandeur de notation
, sauf qu'elle attribue des notes aux acteurs économiques, collectivités (États, etc…) ou aux entreprises, selon certains critères financiers définis par une réglementation interne ou par les acteurs de marché.
La notation est apparue aux États-Unis au XIXe siècle lors de la panique de 1837, pour évaluer la solvabilité des entreprises.

La crise financière de 2008 a mis en question la notion d'indépendance des agences de notation financière.
Nombre d'investisseurs se sont plaints du manque de réactivité de ces agences
pendant la crise mais surtout du manque d'exactitude de leur note: elles n'ont pas permis de protéger réellement des risques liés aux instruments financiers censés être sans risque.
Sur les 150 agences de notations financières dans le monde, seulement trois, « The Big Three » (les 3 grandes), émergent. Elles réalisent 94 % du chiffre d’affaires de la profession : Moody's et Standard & Poor's qui détiennent chacune 40% du marché, et Fitch Ratings, 14%.

Ces oligopoles fragilisent la zone euro

Bien qu'elles ne soient pas infaillibles et que leur notation soit une opinion, elles ont contribué au coulage d'entreprises et d'états.
La Grèce ne leur dit pas merci et le Portugal devra faire face aux attaques des experts, si peu fiables soient-ils.

Aux Etats-Unis, Obama s'est fait pointer.
Lien PaSiDupes

En France, l'Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) publie un guide de ces agences de notation avec leur méthodologie.
Lien PaSiDupes

La crise des subprimes n'a pas radicalement remis en cause le rôle des agences et leur indépendance. Elles continuent de faire la pluie et le beau mauvais temps, bien qu'elles n'aient pas prévu la crise actuelle.
Confortables, ces agences de notation n'ont de comptes à rendre à personne.

mercredi 10 novembre 2010

Claude Allègre apprécie le quinquennat de Nicolas Sarkozy

Mais Le Monde n'apprécie pas Claude Allègre...

Voici ce que la presse -pourtant 'aux mains du pouvoir'- n'écrit, ni ne dit !

L'ancien ministre de Jospin (PS) a préféré Le Point pour publier un bilan favorable de l'action du chef de l'Etat. A l'approche du changement annoncé d'équipe gouvernementale, il dresse le bilan de l'époque précédente.
Il rend ainsi un hommage à la capacité de Nicolas Sarkozy à résister aux grèves contre la réforme des retraites et aux manifestations de la rue contre le travail des élus.

'Par ailleurs, Sarkozy a montré qu'il savait aussi ne pas plier pour défendre un ministre qu'il juge capable et honnête. C'est une vraie innovation !
', écrit l'ancien ministre de l'Education, rendant justice à Eric Woerth.

Gestion de la crise C. Allègre souligne que Nicolas Sarkozy a 'créé le G20 (...), entraîné l'Europe dans une action solidaire de recapitalisation des banques (...), stoppé net la panique qui avait saisi les épargnants'.

Et politique internationale
Il salue également la politique internationale de la France, 'de nouveau en bons termes avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde ou le Brésil'.

Allègre est pourtant critique

En spacialiste, il relève des lacunes dans la loi sur l'autonomie des universités et le Grenelle de l'environnement, mais il déclare l'action politique du chef de l'Etat depuis 2007 globalement satisfaisante. "Qui osera revenir là-dessus ?", lance-t-il, en défi à la gauche.


Une critique réelle, mais nuancée
"Je n'ai pas aimé l'épisode des Rom. Il était inutile et maladroit. Fustiger une population fragile, repoussée de partout, ne correspond pas à notre tradition", écrit Claude Allègre. "Mais je n'ai pas aimé davantage les réactions outrancières de Michel Rocard, Dominique de Villepin ou Viviane Reding", tempère-t-il immédiatement.

Claude Allègre explique la perplexité des Français envers Nicolas Sarkozy

Il évoque son âge et sa méthode de gouvernance.
"Un président décontracté parlant comme tout le monde, cela sera peut-être apprécié, mais pas avant le XXIIe siècle !", dit-il.
Question rhétorique
"Dans les circonstances de cette terrible crise, qui aurait fait mieux pour la France ?
Celle que l'on n'a pas élue ? Chaque Français doit réfléchir à cette question !", suggère-t-il dans une allusion transparente à Ségol'haine Royal, dont il a eu l'occasion de faire le tour, lorsqu'elle était placée à son côté.

Lien PaSiDupes vers les mensonges de l'amère Royal que dénonça Allègre en 2007
Aussi mortifiant que mortifère !

jeudi 9 septembre 2010

Aubry l'affirme: «La voix de la France est affaiblie»

La photo parle d'elle-même !

Au PS, ils sont persuadés de pouvoir tirer parti des questions inter-
nationales
en 2012.
Les socialistes ont fait réaliser une revue de presse internationale après la polémique sur les expulsions de Rom cet été.
«Même les Chinois nous donnent des ­leçons»,
s'exclame un membre du Bureau.

La réalité est toute autre: la presse internationale raille la gauche française, partis et syndicats, qui sont en grève permanente - lien PaSiDupes

Le PS est à contretemps
Les socialistes font dans l'international quand les Français sont à fond dans le social... Alors que la gauche était dans la rue mercredi 7 septembre, le PS adoptait les bases de son projet en matière de relations internationales

Martine Aubry est déphasée
Les propos du premier secretaire visent d'abord à tirer les conclusions des manifestations. Il faut «continuer la mobilisation», dit-elle avant de passer au sujet du jour.
«La voix de la France est affaiblie aujourd'hui dans le monde», accuse-t-elle. Le mot d'ordre est d' "abimer, salir" l'image de Nicolas Sarkozy à l'étranger. Mais, pour l'heure, les socialistes sont persuadés que les questions internationales peuvent constituer un enjeu en 2012.

Au PS, il est urgent de ne rien décider

Les socialistes sont hésitants
La participation dans l'OTAN sera «réexaminée», disent-ils par exemple.

La prudence est la règle
Ils font l'impasse sur un sujet explosif: l'orientation de la construction européenne.

La paralysie
Il y a cinq ans, le PS avait évité l'implosion de peu, lors du référendum sur la Constitution européenne. La prudence prévaut toujours. Sur la question des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, le PS ne ferme aucune porte. Même la référence à un éventuel partenariat privilégié a été supprimée.
Le document final, qui prône un renforcement du «multilatéralisme», le «juste échange» ou la «relance du couple franco-allemand», devra désormais attendre que les militants aient décidé pour le Bureau.

Contester les décisions du Président de la République (le retour de la France dans le commandement de l'OTAN ou la présence de troupes françaises en Afghanistan) ne constituent pas une politique.

lundi 26 juillet 2010

L'opposition sape le moral des ménages

La crise est-elle seule responsable de la morosité ?

Les Français ne paient pas seulement les frais de la crise internationale

Les ménages français sont aussi pessimistes sur la situation économique en juillet qu'en juin, l'indicateur qui mesure leur moral s'est stabilisé 'à un bas niveau' (- 39 points), a annoncé jeudi 22 juillet l'INSEE. Mais l'indicateur qui mesure l'opinion des ménages sur la situation économique a baissé depuis le début de l'année, chutant de 9 points depuis janvier, selon l'Institut national de la statistique.
En juillet, l'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle se dégrade (- 2 points, à - 28) mais leur opinion sur leur situation financière personnelle future est stable, tout comme sur l'opportunité de faire des achats importants.
Comparé à juin, les ménages estiment plus difficile d'épargner en juillet alors qu'ils jugent le moment plus opportun pour le faire (+ 8 points). Selon eux, leur capacité à épargner dans les mois à venir se dégraderait (- 3 points). De même, les craintes des ménages vis-à-vis du chômage persistent selon l'INSEE.

Querelle aile gauche-aile droite du PS au détriment du pays

Lorsque, début mai 2010, François Fillon annonça la décision de geler les dépenses de l'État pendant trois ans, les socialistes intensifièrent leur dénonciation du «plan de rigueur» du gouvernement sur l'air du «on l'avait bien dit». «C'est un vrai coup de bambou qui tombe sur les Français (…), un plan de rigueur, un plan d'austérité, d'une sévérité sans précédent», déplora Benoît Hamon, le porte-parole officiel du PS, inconscient peut-être, mais plus sûrement ravi du coup qu'il pouvait porter au gouvernement, au détriment des Français.
Le premier ministre se préoccupe du moral des troupes et refuse de parler de rigueur, mais les socialistes -constructifs- trouvent leur plaisir dans la démoralisation des électeurs.

Le tir de mortier PS fera des victimes bien au-delà du gouvernement

=>
L'ancien ministre de l'Économie n'a pas tardé à se positionner face à Benoît Hamon.

Michel Sapin assura en effet qu'«il faut arrêter de jouer sur les mots car, en réalité, c'est une rigueur gigantesque qui est programmée».
=> Pour Jérôme Cahuzac, le président PS de la commission des finances à l'Assemblée nationale, le premier ministre s'abrite derrière la crise grecque pour annoncer un plan de gel des dépenses publiques bâti depuis plusieurs mois. «Ce n'est que la confirmation, dans une mise en scène dramatisée, du programme de stabilité transmis par la France aux autorités communautaires en janvier, soit avant le début de la crise grecque», a dénoncé Jérôme Cahuzac dans Le Monde.

Et que propose invariablement le PS ?
Annuler le bouclier fiscal !

Claude Bartolone n'en démord pas sur France 2. «Je pense que le gouvernement devrait revenir sur les baisses fiscales qu'il a accordées pour essayer de faire face aux déficits plutôt que de donner l'impression qu'il veut redonner un nouveau tour de vis social».

Or, Bartolone est ce brillant gestionnaire qui a fait ses preuves à la présidence du CG socialiste de Seine-Saint-Denis en plombant lourdement le budget de son département avec des emprunts toxiques. Un joueur de poker de cette envergure est-il donc habilité à distribuer des conseils de bonne gouvernance ? Ce qu'il est parvenu à faire dans le 9 Cube doit être évité à la France.
Lire PaSiDupes

La démagogie socialiste autorise toutes les incohérences
Dans la majorité, on se gausse de l'attitude des socialistes qui votent le lundi le plan d'aide à la Grèce, mais qui dénoncent le vendredi les mesures gouvernementales pour éviter qu'une telle crise ne se produise en France. Au PS, on voit le piège et on tente de sauver la face en rappelant que si les parlementaires ont voté le plan d'aide, ils en ont dans le même temps dénoncé les contraintes, à savoir, la cure d'austérité imposée aux Grecs. Au PS, on sait tout faire: tout et son contraire.
Lire aussi PaSiDupes sur le problème que pose au PS l'Espagne socialiste dans la tourmente

Le PS boit et la France trinque


Ces prises de parole multiples mettent au jour la bataille entre l'aile gauche et l'aile droite du parti qui se joue Rue de Solferino. L'opinion ne réalise pas que le harcèlement du gouvernement préjudiciable à l'ensemble de la collectivité est en fait la résultante des luttes internes au PS pour la prise du pouvoir.

=> Quand les partisans de Dominique Strauss-Kahn évitent de hausser le ton contre un plan d'aide à la Grèce auquel le directeur général du FMI a largement contribué, les tenants d'un virage à gauche du PS ont du mal à retenir leurs coups.

Les Français cotisent pour la schizophrénie socialiste

Les sujets propres à renvoyer l'image d'un PS écartelé entre ses deux tendances ne manquent pas et entre ces deux camps, la tension est vive.
=> La participation en mai d'un représentant du PS au meeting unitaire de la gauche contre la réforme des retraites a provoqué un
coup de colère du maire socialiste de Quimper, Bernard Poignant. Il a dénoncé «une forme de schizophrénie de la direction du PS» : « J'entends à la fois une partie de la direction appeler Dominique Strauss-Kahn à sortir du FMI pour entrer dans la compétition présidentielle et, de l'autre côté, j'entends qu'une autre moitié de la direction participe à un meeting autour d'Olivier Besancenot Jusqu'à présent, Martine Aubry a réussi à naviguer entre deux eaux, mais les acteurs des primaires risquent fort de lui appuyer sur la tête.

Pince-mi et pince-moi sont dans un bateau
Quant aux Français dans la tempête, tandis que le PS sabote les canots de sauvetage, ils devront s'en remettre au maître nageur et aux bouées du gouvernement.

mardi 23 décembre 2008

Rocard salue le "courage" de Sarkozy dans la gestion de la crise

Rocard va encore mettre quelques sectaires …en crise !

Michel Rocard ne tarit pas d’éloges pour Sarkozy


L’ancien Premier ministre socialiste de Mitterrand salue lundi le "culot" et "le courage" de Nicolas Sarkozy dans sa gestion de la crise, notamment en inspirant la réunion du G20 à Washington.
"L'inspirateur se trouve être Nicolas Sarkozy parce qu'il est impulsif, courageux, qu'il a du culot et qu'il se trouvait par hasard président de l'Europe à ce moment-là !", estime dans un entretien accordé à Profession politique M. Rocard qui a déjà rendu hommage au chef de l'Etat dans d'autres circonstances, s'attirant ainsi des critiques des sectaires de son camp.

Rocard sort Sarkozy du lot
"Non dogmatique, il est allé chercher des outils de lutte contre la crise en dehors de l'arsenal monétariste. Le mérite du président de la République est d'avoir suscité le G20 et de l'avoir piloté dans une totale ouverture d'esprit", poursuit l'eurodéputé.
Michel Rocard observe que le plan de relance de Nicolas Sarkozy, "axé sur l'investissement, s'inscrit dans la droite ligne de ce qui a été décidé à Washington".

Les méfaits des media
M. Rocard juge que "la médiatisation est un empêchement à gouverner", par exemple dans le dossier de la réforme des collectivités locales.
Cependant l'ancien chef de gouvernement de François Mitterrand juge que M. Sarkozy "se défend intelligemment contre une médiatisation qui gênait déjà ses prédécesseurs".
"Eux n'avaient pas de réponse. Lui en a trouvé une, qui est de manipuler les media en les sursaturant et, du coup, il a retrouvé un peu d'espace de décision", commente-t-il.

La démagogie du PS n’est pas entrée en récession
Rocard a noté que le PS essaie de se sortir du chaos sur le dos des autres.
L’ancien Premier Ministre de Mitterrand met en garde ses camarades socialistes contre "une opposition systématique" pour "faire sa réconciliation interne".
"L'opposition systématique, un électeur moyen ne la comprend pas. L'électeur moyen ne peut comprendre que l'opposition à telle ou telle décision. Alors l'opposition devient sincère et respectée", affirme-t-il.

Michel Rocard dit ce que, dans leur ambition sans scrupules et leur égarement partisan, la Ch’tite Aubry et Sa Cynique Majesté Royal sont incapables d’un jugement sain. Mais qui sait si elles ne seraient pas de mauvaise foi ?

vendredi 10 octobre 2008

La crise financière fait des heureux en France

François Fillon appelle à l'unité nationale...
La voix qui crie dans le désert de la gauche.
Puisse la crise abattre Sarkozy, répond la gauche.

Sa Cynique Majesté Royal n'a-t-elle donc rien de mieux à faire que de danser au Zénith sur le volcan de la crise financière ?
Certains dessins politiques en disent plus long sur l'état d'esprit de l'opposition que tous les discours de ses (ir)responsables.


La droite au pouvoir gère la crise internationale et s'efforce d'en limiter les effets sur les Français.
Au moins fait-elle ce qu'elle peut pour servir la France.
Mais l'opposition dessert le pays.
Qu'à donc fait le PS de la démocratie citoyenne dont il nous rebat les oreilles ?
L'heure est-elle à la "vigilance citoyenne" , à la "résistance citoyenne" ou à la "désobéissance citoyenne" ? Peut-être plutôt à l'esprit citoyen !
La presse et les partis d'opposition appuient chaque jour davantage sur la tête de Marianne ? Ainsi, France Info matraque-t-elle l'information de la peur et de l'angoisse. Les journalistes militants voient dans la crise internationale une opportunité nationale de revanche. Si la crise financière n'y suffit pas, vivement que la crise économique ait raison de Sarkozy, nous dit cet humoriste politique !
Et la France, alors ? Et les Français?
Celle des plus défavorisés? Oubliés, les plus faibles, les sans logis, les clandestins, les chercheurs d'emploi, les pauvres gens?
Les Français, le jour venu, n'oublieront pas
ce comportement hostile et destructeur.