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lundi 11 décembre 2017

Mort de Johnny Hallyday: quand les affreux de la gauche radicale se déchaînent

Les sectaires gauchistes donnent libre cours à leurs a priori rabougris 

Non, 'Charlie Hebdo' n'a pas publié ce dessin après la mort de Johnny Hallyday, raconte une certaine presse : intox ou info ?


Capture d'écran d'un tweet montant un photomontage d'une photo de Johnny Hallyday et d'un dessin humoristique publié par «Charlie Hebdo» en 2009.
Un internaute met en évidence l' "ingratitude" de la rédaction du journal trotskiste au moyen d'un montage que dénonce 20 Minutes, solidarité oblige, aux dépens de la déontologie, tout aussi professionnelle, croit-on ... 

"Des ingrats chez Charlie Hebdo ? C'est ce que veut faire croire un internaute, à l'aide d'un montage qui est devenu viral après la mort de Johnny Hallyday," râle ce journal gratuit. Mais c'est seulement ce que l'internaute pense, et si son opinion n'est téléguidée par aucun parti ni aucun réseau ou collectif, elle est attaquable. A chacune de leurs bavures, les journalistes (et leurs collaborateurs) se serrent en effet les coudes contre les internautes, fussent-ils des lecteurs taxés à chaque ouverture d'une page de leur site internet, fût-elle même un copié-collé de dépêche d'agence : de l'argent facile... A BFMTV, ils ne craignent pas de faire appel aux vidéos-amateurs de leurs suiveurs, ces moins que rien à qui ils expliquent (sic) l'actualité : encore de l'argent facile... 

Ce que 20 Minutes présente comme un "fake off" (très drôle!) est en vérité une mise en perspective soulignant l'irresponsabilité de cette presse incapable de se gérer, financièrement et moralement, puisqu'elle se croit infaillible et au-dessus de toute remise en question.

L'auteur n'a pas fait 
du malheureux dessin une boulette de papier, trop satisfait de lui-même et de sa fulgurance ! Mais s'il est des retours de flamme  (détournement de sens volontaire) qui peuvent inspirer la sagesse aux meilleurs, le monde de la presse est trop arrogant pour entamer une analyse. Le dessinateur était trentenaire et, près de dix ans plus tard, n'a toujours pas appris le respect dû aux morts.

C’est un télescopage qui a fait le tour de Twitter depuis sa publication mercredi.



Capture d'écran d'un tweet montant un photomontage d'une photo de Johnny Hallyday et d'un dessin humoristique publié par «Charlie Hebdo» en 2009.
Capture -partielle- d'écran d'un tweet montant un photomontage d'une photo de Johnny Hallyday et d'un dessin humoristique publié par «Charlie Hebdo» en 2009. - Twitter

Le montage est souligné par la légende "la définition de l’ingratitude." Il est reçu comme "une attaque contre les dessinateurs du journal révolutionnaire qui auraient publié ce dessin sitôt le décès du chanteur annoncé. L'orthographe approximative de la journaliste de 20 Minutes perd le lecteur, mais si notre correctif est bon, tous les dessinateurs du journal ne se sentent pas visés et on ne compte qu'un seul blessé, Marc Large, puisque la mémoire du chanteur est passé par pertes et profits.  "Le tweet a été retweeté plus de 21.000 fois en moins de 24 heures. Le même montage a aussi été repris sur Facebook," comptabilise la journaliste.
Mathilde Cousin est moins rigoureuse sur l'interprétation qu'elle fait du tweet. 
Le tweet originel, non tronqué par 20 Minutes
"A y regarder de plus près, les dessinateurs de Charlie Hebdo n’ont pas fait preuve d’ingratitude. Le dessin date de 2009 et n'était, selon les dires de son auteur, même pas destiné à Charlie mais à un média concurrent." Pour plus de crédibilité, elle pourrait le nommer. On le retrouve par exemple sur un blog consacré à l'humour. Il y a été publié le 22 décembre 2009.


La journaliste a peut-être l'excuse d'être stagiaire, car les faits ne s'imposent pas à sa conscience professionnelle. La dénonciation serait celle d'une manipulatrice qu'on ne serait pourtant pas surpris. 

A y regarder de plus près
, cette pro de l'info veut ainsi ignorer que le chanteur a été opéré un mois plus tôt, presque jour pour jour, le 26 novembre précédent, puisqu'elle aime les dates..., à Paris, d'une hernie discale par le docteur Stéphane Delajoux. Le 7 décembre, il est hospitalisé d'urgence au Centre médical Cedars-Sinai, à Los Angeles, pour y être réopéré le 10. Johnny sort de l'hôpital le 23 décembre : le lendemain de la publication du dessin qu'elle tente de défendre.

Marc Large a dessiné l'incinération de Johnny Hallyday alors qu'il était encore hospitalisé, en 2009, et les huit années écoulées changent peu à l'indécence de la défense.
L’auteur du dessin peut bien être "un dessinateur professionnel, qui travaille avec plusieurs titres de presse et maisons d’éditions" - comme précisé par Cousin ! - , mais avoir manqué de respect. La journaliste poursuit sa défense de l'indéfendable. "Ce même Marc Large a tenu à rectifier la vérité sur Twitter, précisant bien qu'il regrettait ce dessin aujourd'hui " trouvant le gag un peu facile". 




Que c'est chiant de s'expliquer !   
D'une part, des regrets ne sont pas des excuses et d'autre part, la facilité n'est pas en cause, mais l'indécence et le manque d'égard à plus grand que soi.

Quant au dernier numéro  de Charlie Hebdo, il est paru le 4 décembre 2017, deux jours avant le décès du chanteur.
Mercredi, l’équipe de Charlie a bien publié un dessin signé de Foolz sur la mort de Johnny Hallyday.
Johnny Hallyday a régulièrement eu les honneurs du journal à scandales politiques, en Une. La dernière fois, il y a seulement deux semaines, quand les organes de presse avaient déjà, qui écrit sa nécrologie, qui monté des soirées ...d'hommage ! On y voyait le chanteur sous assistance médicale lourde : leur compassion est exclusivement sectaire et notamment tiers-mondiste...
Aucun texte alternatif disponible.
Un sujet digne de "satire" ?

"Très ami avec Wolinski"

Johnny Hallyday a rendu hommage à plusieurs reprises à la rédaction de Charlie hebdo après l’attentat du 7 janvier 2015. Il a enregistré la chanson 'Un dimanche de janvier' (écrite par Jeanne Cherhal et composée par Yodélice) inspiré des marches qui ont suivi les événements de terrorisme islamiste : le 7 janvier, à Paris une fusillade dans les locaux de Charlie Hebdo fit onze morts, huit membres de la rédactions comptent parmi les victimes. Le 9 janvier, quatre personnes innocentes -cette fois - furent abattues durant une prise d'otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes. "Je voulais absolument faire une chanson sur le 11-Janvier [date de la manifestation]. J’étais très ami avec Wolinski, et ça m’a fait beaucoup de peine cette histoire. C’était juste de rendre hommage à la disparition de tous ces gens formidables, dont quelques potes à moi", avait-il expliqué lors de la sortie du titre au micro de RTL. 

La star a interprété cette chanson en janvier 2016, un an après les attentats, lors d'un hommage place de la République à Paris. 
Johnny Hallyday, place de la République, le 10 janvier 2016
Un choix artistique qui avait fait réagir la rédaction de Charlie. 
Avec d'autres confrères, 20 Minutes avait déploré le coût de l'hommage.

Les haines intestines et mesquines de la gauche révolutionnaire
éclaboussent la société française
Et, tenez-vous bien, 20 Minutes est partenaire de Facebook pour lutter contre les fake news. 
En partenariat avec huit médias, dont 20 Minutes, Facebook va lancer en France son dispositif pour lutter contre les « fake news ».
Grâce à ce dispositif, les utilisateurs du réseau social peuvent signaler une information qui leur paraît fausse : dans les heures les plus sombres de notre Histoire, on appelait ça de la collaboration et de la délation. 
En partenariat avec huit media français qui se veulent, vertueux, vigilants, républicains, démocratiques et féministes, homophiles ou écolos  : sans surprise, on retrouve les rédactions de l’AFP (fournisseur d'éléments de langage officiels, appelés 'dépêches'), Le Monde (aux mains de deux hommes d'affaires multimillionnaires: le banquier Matthieu Pigasse et l'homme d'affaires Xavier Niel - Free et ce groupe de presse), BFM TV (propriété d'un homme d'affaires acoquiné à Drahi, un collègue endetté à mort), France Télévisions (service public accusé de procédés de traque anti-démocratique), France Médias Monde (organisme public  dirigé par une ex du cabinet de la ministre déléguée à la Francophonie Catherine Tasca, PS), Libération (co-détenu par les hommes d'affaires Bruno Ledoux et Patrick Drahi, président-fondateur du consortium ...luxembourgeois - sic, mais donneur de leçons - Altice, donc Numéricable et SFR) et l’Express (filiale de SFR Presse, racheté par Patrick Drahi). Au nom du pluralisme de l'information et de l'opinion ?
Les plus partisans, donc, si on omet les anti-libéraux Mediapart ou Le Canard enchaîné.

Et quand il y a intox de la presse et 
manipulation de l'opinion par les media, quel est le "dispositif" ?

Les réseaux sociaux ! 
Que les totalitaires veulent encadrer, au nom des libertés de la presse, d'opinion et d'expression qu'ils veulent concentrer.
Inutile donc de vous dire que ce blog -libre et indépendant- subit des intimidations (la première venue de l'entourage de Montebourg qui n'était même pas encore au gouvernement) et des pressions (techniques et des harcèlements en meute): ses jours sont comptés.

samedi 16 janvier 2016

Charlie Hebdo: Riss souille la mémoire du petit Aylan

Un dessin de Riss sur Aylan suscite l'indignation

Charlie hebdo prétend dénoncer le racisme mais provoque la nausée parmi les internautes
La finesse et le respect sont hors de portée des dessinateurs qui rient de tout, sans considération aucune de leurs congénères, si éprouvés et affaiblis soient-ils. "C'est injuste de nous faire mal à nouveau", a déclaré, depuis Vancouver ( Canada), Mme Kurdi, une tante du petit garçon, en imaginant la peine ressentie par son frère Abdallah, le père du petit noyé syrien.

Le directeur de la publication de Charlie Hebdo a en effet repiqué au truc, appliquant toujours le même mode de pensée ou recette (cf. dessin à droite) publiant un nouveau dessin faisant référence au drame de la mort du petit Aylan et à celui des agressions sexuelles en Allemagne, assuré de ne pas passer inaperçu, alors que les mobilisations anti-terroristes ne font plus recette et les commémorations à répétition saturent l'opinion pourtant prompte à la compassion.

Ne craignant pas l'amalgame entre fatalité
du drame du petit Aylan et la révulsion suscitée par les agressions sexuelles en Allemagne, le nouveau dessin du directeur de la publication de Charlie Hebdo pue l'exploitation du malheur. Un an après la terrible attaque terroriste contre sa rédaction, Charlie Hebdo reste le journal libertaire et ne reculant devant la provocateur propice, pense-t-il, à préparer la révolution.

"A Charlie, plus que jamais, nous voulons dessiner," insistent les butors égocentriques.
 
Charlie hebdo, assoiffés de sang ?
Et peu importe la souffrance qu'occasionne leur feuille. En référence aux "agressions sexuelles de masse" à Cologne, l'ambigu dessinateur extrapole sur la peur et le racisme supposés: l'esprit pervers imagine ce "que serait devenu le petit Aylan s'il avait grandi" et suggère que tous les migrants syriens sont des violeurs en puissance. Le dessin représente deux hommes, langue pendue, poursuivant des femmes.

Un humour qualifié d'extrême droite mais par des libertaires d'extrême gauche !
Face au déferlement d'indignation, quelques fanatiques irréductibles (et déséquilibrés de la même mouvance idéologique) défendent le dessin de Riss, tout comme sa démarche, appelant à la rescousse l'esprit de Charb ou de Cabu. Charlie hebdo fait pire que ses cibles et sur Twitter, nombreux sont les internautes qui démasquent les intentions cachées de ce dessin malsain à plus d'un égard: il souille la mémoire de la petite victime et fait porter leurs équivalents de la droite extrême la perversité qui l'habite. 
Pour autant, certains internautes estiment que le directeur de la publication de Charlie Hebdo a franchi une limite en évoquant à nouveau sur un mode satirique le cas emblématique du petit Aylan Kurdi, l'un des enfants syriens noyés découvert  sur une plage turque .



La reine de Jordanie a-t-elle l'une de ces "réactions épidermiques" dont L'Express accuse les indignés ?

Le dessin de Riss sur le petit Aylan suscite beaucoup de dégoût en France et partout dans le monde arabe. Des dessinateurs ont pris leurs crayons pour "défendre la mémoire" de l’enfant de migrants syriens mort en septembre dernier, échoué sur une plage turque parmi d'autres.
La reine de Jordanie répond au dessin de Charlie Hebdo
Sur son compte Twitter, la reine Rania de Jordanie a riposté par un dessin à une caricature de l'hebdomadaire anarcho-révolutionnaire.
L’un des dessins (ci-dessous) relaie le tweet (ci-dessus) de la reine Rania.

Sans doute la souveraine entre-t-elle dans la catégorie, stigmatisée par L'Express, des débiles qui ne comprennent jamais rien à rien. 
A l'inverse, penser que tous les migrants syriens sont de la graine de docteurs en médecine à de quoi jeter le trouble parmi les étudiants français qui n'ont pas ce potentiel imaginé...
Assez de délires en tout genre !


dimanche 8 juin 2014

D-day 2014: la presse ridiculise Hollande

Hollande fait le désespoir de ses hagiographes mais le bonheur des observateurs

Parce que, selon ses dévots désespérés, il aime le verbe et manie l’humour comme un bouclier, 
François Hollande se penche souvent sur son cas dans ses interventions officielles par le biais de fréquentes références à sa situation politique et les flatteurs valorisent désormais les travers et bulles qualifiés de couacs et quand ils ridiculisaient les bourdes de son ex-concubine mortifiée. L'une est arrogante, l'autre ridicule, mais la presse aux ordres a désormais pour mission de rattraper les bulles présidentielles et de les parer de couleurs irisées.
"Rien ne se passe comme prévu", avait noté François Hollande face aux journalistes avant de devenir un candidat par défaut de la gauche, suite à la "défaillance" de Dominique Strauss-Kahn. Il taclait ainsi les commentateurs, les pronostiqueurs et les rivaux politiques de son propre camp, mais ses courtisans en firent de l'humour, si grinçant fût-il. Ainsi ne fallait-il pas sous-estimer le président qui était le fruit du hasard !
Du coup, Hollande se verrait bien en David contre Goliath. En prononçant son discours au cimetière américain de Colleville-sur-Mer samedi, le succédané de DSK a salué l’ "énergie infatigable " des soldats alliés qui ont mené "un affrontement acharné, incertain, décisif " face à des "nazis sûrs d’eux". C'est dit: tout opposant à sa politique, aussi "déterminée" qu'incertaine soit-elle depuis deux logues années, est un nazi. Le hasard s'acharnant, un bus de 50 touristes a versé au fossé au retour d'une visite à ce cimetière de Colleville-sur-Mer, ce 7 juin 2014, précisément... Mais, histoire de hausser Hollande au niveau de l'illustre DSK et de l'effacer dans ce qu'il a de plus glorieux, les alcôves du pouvoir, à défaut de puissance, la presse révèle que Pépère continuerait de butiner de ci- de-là...    

"Gouverner, c’est pleuvoir", avait-il lâché, en pleine affaire Cahuzac, citant le Maréchal Lyautey lors d’une visite d’Etat au Maroc.

"Du noir surgit la lumière", a-t-il déclaré la semaine dernière, récitant sa fiche, après avoir admiré les Outrenoirs de Pierre Soulages et avant de préciser, fataliste : " la lumière, nous la cherchons." De quoi galvaniser les foules dans le marasme !

Et Hollande a encore brillé lors de la célébration des 70 ans du D-day de 1944
Le président Hollande aurait commis deux bavures républicaines dès son accueil de la reine Elisabeth II. 
Le très strict protocole anglais ne l'autorisait pas à tendre la main le premier pour saluer la reine, ni à s'asseoir avant elle dans la voiture qu'ils partageaient. S'il fallait bien que la souveraine s'attendît à subir les manières socialistes, mais elle était en revanche en droit d'attendre le respect dû à son âge, fusse par un rustre sans culotte envers une dame. Le très basique président lui aura peut-être néanmoins épargné la vue de sa braguette ouverte...


Elégance à la française: Hollande, exception culturelle
La récep- tion  de la souve- raine à l'Elysée aura encore été un grand moment de honte
le président socialiste portait encore un pantalon trop grand pour lui, dans un effort désespéré pour se donner une certaine stature internationale.

Pépère peine parmi les grands de ce monde.
Voyez-moi ça, derrière le même pupitre que Barack Obama. On ne peut décidément rien pour lui !


Toast des républicains à la démocratie
Mais lorsque dans l’après-midi, le Président a abusé du mot  ' courage' à de multiples reprises, nul n'a pu lui prêter cette qualité que les observateurs s'accordent à lui dénier. En concluant son discours de Ouistreham, il a donc invité tous les chefs d’Etat réunis, à lui insuffler de ce courage. "A nous aujourd’hui de faire preuve de la même hauteur de vue, de la même audace, de la même volonté ". Il faisait à l'évidence allusion à la crise ukrainienne qu'il a pourtant contribué à encourager et entretenir derrière Obama et Cameron. 
Il pensait donc plutôt à la situation française et à sa propre impuissance face à la résistance du patronat et de la CGT, comme au mépris de l'opposition et aux défis de sa majorité présidentielle déboussolée...

Son "Rien ne se passe comme prévu" ne cesse de raisonner comme le constat de l'échec du changement qu'il annonçait.   






dimanche 6 novembre 2011

Les dessins dont Charlie Hebdo pouvait se passer

L'opération marketing de Charlie Hebdo


Les antécédents de Charlie Hebdo

En 2006 déjà, Charlie Hebdo avait déclenché la colère de "certains musulmans", en publiant les caricatures danoises décriées de Mahomet, rappelle Le Monde.



Est-ce si "dur d'être lu par des cons" ?

A l'époque, Le Monde écrivit:
" Au siège parisien de Charlie Hebdo [...], depuis la sortie du numéro spécial du 8 février titré "Mahomet débordé par les intégristes", où l'on voit le Prophète, dessiné par Cabu, qui pleure, la tête entre les mains, et déplore : " C'est dur d'être aimé par des cons "... Des organisations musulmanes ont tenté, mardi, d'obtenir juridiquement l'interdiction de la vente de l'hebdomadaire satirique. Elles ont été déboutées. Télévisions japonaises, radios tchèques... les médias du monde entier affluent à la rédaction. Cible d'une alerte à la bombe, le journal est protégé par la police. Philippe Val, directeur de la publication et de la rédaction, est lui-même protégé vingt-quatre heures sur vingt-quatre.[... Sur douze caricatures, Le Nouvel Observateur] Libération, Le Monde, Courrier international notamment en ont reproduit une ou deux à titre d'exemples.
Tiré à 160 000 exemplaires, contre 120 000 habituellement, le numéro de Charlie Hebdo a été rapidement épuisé. Samedi 11 février, 480 000 nouveaux exemplaires, vendus sans publicité, ont été mis en kiosques, indique Eric Portheault, responsable des finances. Certains kiosques parisiens se sont vite retrouvés en rupture de stock, tandis que d'autres auraient refusé de distribuer l'hebdomadaire. Habituellement, les ventes de Charlie se situent entre 60 000 et 70 000 exemplaires, dont 11 500 abonnés."
Une affaire juteuse.

Les provocations font partie des campagnes présidentielles de Charlie Hebdo

2006-20011: Charlie Hebdo récidive cinq ans plus tard, à la veille du nouveau scrutin.
" On n'est pas pour la liberté d'expression en tout petit, mais... en grand." "Je vais faire un texte islamique, donner une leçon de foi aux soi-disant musulmans ", déclarait Charb, rédacteur en chef adjoint en 2006.

2011: "the show must go on"
Le prochain numéro, dont la "une" sera décidée dimanche soir, pourrait être tiré à 400 000 exemplaires, annonce Charlie Hebdo.

Les affaires reprennent, tandis que ferme France Soir: le respect ne nourrit pas son homme.
Alors que le quotidien périclite dramatiquement et bien que le journal soit placé sous procédure de sauvegarde pour une durée de 4 mois, le 30 août 2011, suite à d'importantes pertes financières,les syndicats manifestent devant le siège: " Plus de trois cents manifestants se sont rassemblés vendredi matin devant le siège de France Soir ", se félicitait L'Humanité, au moment où le Comité d'entreprise examinait le passage contraint et forcé du papier au tout numérique.
Lien L'Express



De ces petits dessins qui méritent de périr par le feu...













Pas bien d'aller soupçonner des musulmans, fussent-ils fondamentalistes...














Vraiment, quel talent !!...

vendredi 4 novembre 2011

Rue 89, patron oppresseur de dessinateurs de presse ...

Menaces sur la profession de caricaturiste : pourquoi l'indifférence ?

Des anciens de Libération mettent la liberté d'expression en danger

"Quand le dessinateur d'actualité Gaël Denhart demande à Rue89 de supprimer son blog...
Nous reproduisons in extenso ce coup de gueule contre le silence de Rue89 sur les différentes pressions que subissent certains dessinateurs de presse (Coco, Babouse, Large, Plantu, Berth, etc...) ces derniers temps (avril 2010) :

"Soyons francs [ça commence mal !], le marché de la caricature bat son plein, et on n'a pas trop à se plaindre. Même si Internet porte préjudice aux supports de presse -et nivelle parfois le genre par le bas- [modeste, avec ça...], nous n'avons jamais été aussi bien diffusés.

Néanmoins, derrière chaque dessin, se cache un auteur qui -contrairement aux idées reçues- n'a pas forcément un gros nez rouge qui clignote, et ne passe pas non plus ses journées à essayer ses nouvelles blagues sur ses futurs ex-amis.

Non, le dessinateur de presse est un être humain comme les autres [il fallait le préciser], il a une vie propre [sans faire de généralité sur sa face politique] (quand il se lave) , il se nourrit (peu), et il lui arrive même parfois d'avoir une vie de famille, voire privée dans certains cas. [jusque-là, rien qui les distingue du vulgum pecus, hormis arrogance et mépris]

Si l'art du dessin de presse [comme le tatouage] n'est pas aisé [ça va mieux à France Télécom-Orange ?], et requiert une abnégation sans faille quant aux velléités de certains à vouloir acquérir un écran plat, cela n'en reste pas moins un métier. [pas plus sot -ni utile- que d'autres, même s'il ne crée pas de richesse en temps de crise...]

La presse satirique est une tradition en France. [l'humour britannique ne l'est pas moins outre-manche, tout bien considéré: encore une remarque inutile, donc] Depuis la chute de l'Empire de Napoléon à nos jours, elle fut même parfois -en période de censure gouvernementale- la seule et véritable vox populi. [les urnes tendues à la masse ne comptent pas pour notre élite auto-proclamée qui parle latin couramment]

Et si des grands noms de l'art ont parfois collaboré, à leurs risques et périls et sous divers pseudonymes, à de nombreuses revues pour rendre compte de la rumeur publique (qui -soyons honnêtes- [ça fait deux fois: ça devient suspect, non?] passait de " bouffeurs de curés et antimilitaristes convaincus " à " dreyfusards " au gré des différents contextes politiques de l'époque) [il balance grave, mais c'est pour la bonne cause de la défunte "objectivité" de la presse], ce droit à la caricature, acquis de haute lutte, est aussi le digne héritage d'une France libre de penser, de critiquer, de rire aussi. [franchouillard, le garçon: va-t-il virer identitaire, au gré du "contexte politique de l'époque" ?]

Je pense qu'il est inutile d'épiloguer sur l'utilité -ou non- du droit à la satire dans une démocratie, c'est un autre débat, ce rappel de mémoire n'étant là que pour mieux illustrer le dévouement et l'altruisme qui caractérisent cette profession. [vite, la retraite anticipée pour pénibilité au travail !]


La caricature de bon aloi a de beaux jours devant elle"

Si aujourd'hui, l'autocensure reste à elle seule l'unique et vrai danger contre la liberté d'expression des caricaturistes et autres dessinateurs de presse, elle ne vient pas de nulle part non plus. A force de vouloir lisser, rendre politiquement correct, édulcorer -par peur des procès aussi sans doute-, commercialiser… beaucoup de journaux sont, par leurs choix éditoriaux, devenus responsables de cette déliquescence de l'effronterie et de l'irrévérence. [voire du respect]

A force de ne publier que les dessins les plus consensuels, l'auteur s'est vu contraint de s'aligner sur la normalisation ambiante des rédactions, et il est devenu de plus en plus difficile pour les auteurs de pouvoir trouver des supports libres et indépendants sur lesquels s'exprimer, sans être obligé de formater son travail. La multiplication des blogs persos n'y est pas complètement étrangère non plus, ce n'en est qu'un des symptômes.

Néanmoins, le contexte actuel et l'engouement du public pour la caricature et la satire ont donné l'opportunité à de nombreux artistes, toutes disciplines confondues, de donner libre cours à leurs élucubrations salvatrices et salutaires. Des Guignols à Guillon [sic], la caricature et le cynisme de bon aloi ont encore de beaux jours devant eux, tant qu'on sait rester à sa place, et qu'on ne sort pas trop de la case qui nous a été imposée.

Les journaux d'information, papiers et Web, ne s'y sont pas trompés. Rares sont les supports de presse qui n'ont pas leur rubrique " Notre dessin du mois ", ou " Le regard de … " Si cela répond à une réelle attente du public, et son succès l'atteste, l'art de la caricature reste soumis aux exigences du marché, et l'auteur se voit souvent forcé de travailler pour plusieurs magazines en même temps s'il veut pouvoir en vivre, et avoir une chance de placer ses dessins sans forcément être obligé de " vendre son cul " à chaque fois. [un retour à l'art rupestre s'ouvre à lui...]

Mais cette multiplicité des supports a fait disparaître la solidarité inter-rédactionnelle qui existait entre les auteurs et les rédactions, car si le dessinateur de presse est « protégé » juridiquement par son directeur de publication, il se retrouve de plus en plus isolé de part sa précarité d'intérimaire de la presse.

Il y a peu de temps, le dessinateur Large a reçu des menaces téléphoniques suite à la publication d'une note, sur le site de DAX Horizon, vitrine Internet de la cellule UMP Daxoise, appelant à un " devoir de réserve " pour les dessinateurs de presse, allant même jusqu'à préconiser quelques " coups de bâtons ". Et de publier une photo du jeune homme afin de mieux procéder à son identification.[les fonctionnaires de La Poste étaient supposés afficher leur nom et le port du voile dans l'espace public est stigmatisé par les media laïcs]

" Un dessinateur gauchiste de chez Siné "

Par la suite, c'est le dessinateur Berth (ci-contre), qui a eu droit à sa petite cabale personelle via Riposte-catholique, qui est même allé jusqu'à reprocher au journal Mon Quotidien (journal destiné aux enfants) d'embaucher un " dessinateur gauchiste de chez Siné ", avec lettre type de désabonnement à télécharger sur leur site. L'émission des Infiltrés sur ces intégristes fachos a pourtant eu droit à son petit papier sur la Rue, pas Berth.

Puis il y a eu Babouse qui, suite à un gag sur la candidate voilée du NPA, s'est vu lui aussi menacé par les copains militants de Besancenot, Coco, fustigé par la droite catholique suisse, et j'en passe. Des infos peu (ou pas) relayées par les médias, et sans qu'aucun responsable politique de ces partis et autres groupuscules ne viennent à rappeler à l'ordre leurs militants zélés. La liste d'exemples s'allongent de jours en jours, mais on laisse faire, on laisse dire…

Et il est là le problème aujourd'hui. Non seulement le droit à la caricature est clairement remis en cause, mais le manque de solidarité et de relais d'information sur ces épiphénomènes suscitent quelques interrogations au sein de la profession.

Non pas que les caricaturistes se plaignent de susciter des réactions -c'est le but-, mais ces dérives réactionnaires ne trouvent aucun écho contradictoire de la part de ceux qui profitent allégrement de la production journalière des dessinateurs de presse.

Le participatif a laissé la place à des concours de bites


Pourtant, Rue89, comme beaucoup d'autres, bénéficie du travail bénévole de ces auteurs, et ce au quotidien.


Malgré nos nombreux mails, et signaux d'alerte, vous n'avez pas daigné y donner suite, pas plus que d'en parler, préférant nous balancer des sujets plus polémiques susceptibles de raviver un peu plus les batailles entre vieux gauchos aigris et décatis, et petits nazillons en goguette qui monopolisent cet espace d'expression.

L'aspect participatif a laissé la place à de futiles concours de bites. Rien d'étonnant à ce que certains soient lassés par vos choix de sujets, et à plus forte raison lorsque ceux-ci obscurcissent une réelle réflexion sur ce que doit être la liberté d'expression en France, et les dérives qui en découlent.

Aussi, je mets mon blog en grève, par solidarité vis-à-vis de mes collègues mais aussi pour que le message soit visible et relayé. J'aimerais que vous publiez cette bafouille, cette explication je la dois à vous, mais aussi aux lecteurs, sans qui rien ne serait possible".

Gaël Denhart