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lundi 9 février 2015

Des tirs contre des policiers brouillent la propagande sécuritaire du Premier ministre

Manuel Valls était venu lundi annoncer des résultats, selon lui, "encourageants", en matière de ... sécurité
Des rafales de kalachnikov pour la venue de Manuel Valls
ont nécessité le bouclage de Castellane, dans les quartiers nord de Marseille
"Ces tirs sont inacceptables", a tonné Manuel Valls à la conférence de presse de la préfecture, quelques heures après la fusillade survenue à La Castellane, cité emblématique de la drogue dans les quartiers nord.
Appelés le matin pour des tirs de kalachnikov en l'air, des hommes du GIPN sont entrés vers midi à bord d'un véhicule blindé dans ce quartier populaire, haut lieu du trafic de stupéfiants. Les premiers tirs ont été suivis d'autres coups de feu, visant les forces de l'ordre: "Nous avons été 'rafalés' à notre arrivée sur place", a expliqué le directeur de la sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, à bord d'une des trois voitures prises pour cible. Les tirs n'ont fait aucun blessé.
L'ancien ministre de l'Intérieur a commencé la journée au côté des forces de l'ordre, se vantant que le "gouvernement est lucide sur la situation" et admettant que "les événements de ce (lundi) matin à La Castellane en sont évidemment une démonstration". Car le Premier ministre a eu droit à une comité d'accueil très spécial et il n'a pas dissimulé sa colère.


Le chef du gouvernement n'a pas pu ignorer la fusillade qui a justifié l'évacuation des enfants des écoles et le confinement des habitants par d'importants effectifs, dont un hélicoptère, Venu présenter le bilan de l'action des forces de l'ordre, le Premier ministre s'est montré à plusieurs reprises agacé par les media qui, selon lui, auraient accordé trop d'importance à la fusillade. 
Valls a tenté de retourner à son avantage ce défi à son autorité. 
Selon lui, la manière dont ont répondu les forces de l'ordre ne ferait qu'illustrer l'efficacité de la méthode employée à Marseille : "Il y a peu de temps, on n'aurait pas pu intervenir aussi rapidement", a-t-il assuré. Les semaines précédentes, les forces de polices n'étaient pas sur le pied de guerre pour sa venue... 
Il a également loué "l'approche globale", qui associe sur le long terme présence des forces de l'ordre à un volet social. "Cette approche nous allons la poursuivre", a-t-il affirmé.
Dans le cadre des opérations de police qui ont suivi les tirs en rafales, une cache d'armes a été découverte dans un appartement, a affirmé la police. Sept kalachnikovs auraient été trouvées, ainsi que "plusieurs kilos de drogue" et enfin la voiture des tireurs, a précisé Bernard Cazeneuve, qui accompagnait Valls. Mais le ministre de l'Intérieur n'a pas été en mesure de préciser qui est propriétaire de cet appartement et de cette voiture... Manuel Valls avait ouvert son séjour en PACA en se rendant au site mémorial du Camp de déportation des Milles, à Aix-en-Provence, où il a promis, devant de jeunes élèves d'établissements d'éducation prioritaire, de "tout faire" pour "casser les ghettos" en France. "Ces murs, qui sont souvent dans les têtes, c'est une priorité. Cela fait 30 ans qu'on fait ça; tous les gouvernements l'ont fait avec la même bonne volonté. Mais on sent bien maintenant qu'il faut passer à un autre stade, sinon tout va exploser", a dramatisé Manuel Valls.

Valls a multiplié les gestes en direction de la communauté musulmane

Au fond, Mennucci colle au train...
Dans un entretien à La Provence publié en préambule à sa venue, le Premier ministre n'avait pas craint le paradoxe: il s'était en effet félicité d'un "recul significatif de la délinquance" dans une ville certes en mutation sous la gouvernance du sénateur-maire Jean-Claude Gaudin, mais encore pointée sur les questions sécuritaires par la presse parisienne. Mal à propos au regard de la fusillade, le locataire de Matignon a notamment cité une baisse de 30% des vols à main armée en deux ans et une diminution de 20% des violences physiques contre les personnes. 


Dans l'après-midi, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve se sont montrés dans le quartier cosmopolite de Noailles, au centre-ville de Marseille. Au milieu d'une foule grouillante, Valls s'est laissé interpeller par un passant: "Il n'y a pas beaucoup de blancos ici, hein!". La remarque a fait sourire le Premier ministre, également salué de slogans pro-palestiniens.

Le Premier ministre, qui souhaite s'attaquer aux "caricatures" et aux "raccourcis", a choisi d'instrumentaliser Marseille pour étendre son message au-delà de la sécurité. "Marseille doit faire l'objet de la plus grande attention de la part de l'Etat", selon le chef du gouvernement, qui promet "encore plus de moyens à Marseille, notamment pour l'école, la vie associative, le développement économique et l'emploi". En fin d'après-midi, Manuel Valls s'est décidé à rendre visite au sénateur-maire UMP de Marseille. 

Le Premier ministre en a profité pour s'accaparer le "sens du projet métropolitain" auquel, depuis des années, est attaché Jean-Claude Gaudin qui travaille à l'association de Marseille et d'Aix-en-Provence. 

Dans la soirée, le Premier ministre a visité l'espace multiculturel de la Friche-Belle de Mai, où il a notamment vu une exposition d'hommage à... Charlie Hebdo, avec des dizaines d'anciennes Unes de l'hebdomadaire. "Les événements de janvier nous ont peut-être fait perdre une part de notre insouciance. Mais ils ne doivent pas nous faire perdre notre impertinence", a-t-il déclaré, dans un discours prononcé dans cette ancienne usine Seita, où il a rendu hommage à la culture populaire. 

Ainsi, sans pudeur, Valls s'est-il approprié les tirs de kalachnikov contre le journal provocateur des croyants musulmans, histoire de boucler sa journée marseillaise comme elle avait commencé.

vendredi 4 novembre 2011

Rue 89, patron oppresseur de dessinateurs de presse ...

Menaces sur la profession de caricaturiste : pourquoi l'indifférence ?

Des anciens de Libération mettent la liberté d'expression en danger

"Quand le dessinateur d'actualité Gaël Denhart demande à Rue89 de supprimer son blog...
Nous reproduisons in extenso ce coup de gueule contre le silence de Rue89 sur les différentes pressions que subissent certains dessinateurs de presse (Coco, Babouse, Large, Plantu, Berth, etc...) ces derniers temps (avril 2010) :

"Soyons francs [ça commence mal !], le marché de la caricature bat son plein, et on n'a pas trop à se plaindre. Même si Internet porte préjudice aux supports de presse -et nivelle parfois le genre par le bas- [modeste, avec ça...], nous n'avons jamais été aussi bien diffusés.

Néanmoins, derrière chaque dessin, se cache un auteur qui -contrairement aux idées reçues- n'a pas forcément un gros nez rouge qui clignote, et ne passe pas non plus ses journées à essayer ses nouvelles blagues sur ses futurs ex-amis.

Non, le dessinateur de presse est un être humain comme les autres [il fallait le préciser], il a une vie propre [sans faire de généralité sur sa face politique] (quand il se lave) , il se nourrit (peu), et il lui arrive même parfois d'avoir une vie de famille, voire privée dans certains cas. [jusque-là, rien qui les distingue du vulgum pecus, hormis arrogance et mépris]

Si l'art du dessin de presse [comme le tatouage] n'est pas aisé [ça va mieux à France Télécom-Orange ?], et requiert une abnégation sans faille quant aux velléités de certains à vouloir acquérir un écran plat, cela n'en reste pas moins un métier. [pas plus sot -ni utile- que d'autres, même s'il ne crée pas de richesse en temps de crise...]

La presse satirique est une tradition en France. [l'humour britannique ne l'est pas moins outre-manche, tout bien considéré: encore une remarque inutile, donc] Depuis la chute de l'Empire de Napoléon à nos jours, elle fut même parfois -en période de censure gouvernementale- la seule et véritable vox populi. [les urnes tendues à la masse ne comptent pas pour notre élite auto-proclamée qui parle latin couramment]

Et si des grands noms de l'art ont parfois collaboré, à leurs risques et périls et sous divers pseudonymes, à de nombreuses revues pour rendre compte de la rumeur publique (qui -soyons honnêtes- [ça fait deux fois: ça devient suspect, non?] passait de " bouffeurs de curés et antimilitaristes convaincus " à " dreyfusards " au gré des différents contextes politiques de l'époque) [il balance grave, mais c'est pour la bonne cause de la défunte "objectivité" de la presse], ce droit à la caricature, acquis de haute lutte, est aussi le digne héritage d'une France libre de penser, de critiquer, de rire aussi. [franchouillard, le garçon: va-t-il virer identitaire, au gré du "contexte politique de l'époque" ?]

Je pense qu'il est inutile d'épiloguer sur l'utilité -ou non- du droit à la satire dans une démocratie, c'est un autre débat, ce rappel de mémoire n'étant là que pour mieux illustrer le dévouement et l'altruisme qui caractérisent cette profession. [vite, la retraite anticipée pour pénibilité au travail !]


La caricature de bon aloi a de beaux jours devant elle"

Si aujourd'hui, l'autocensure reste à elle seule l'unique et vrai danger contre la liberté d'expression des caricaturistes et autres dessinateurs de presse, elle ne vient pas de nulle part non plus. A force de vouloir lisser, rendre politiquement correct, édulcorer -par peur des procès aussi sans doute-, commercialiser… beaucoup de journaux sont, par leurs choix éditoriaux, devenus responsables de cette déliquescence de l'effronterie et de l'irrévérence. [voire du respect]

A force de ne publier que les dessins les plus consensuels, l'auteur s'est vu contraint de s'aligner sur la normalisation ambiante des rédactions, et il est devenu de plus en plus difficile pour les auteurs de pouvoir trouver des supports libres et indépendants sur lesquels s'exprimer, sans être obligé de formater son travail. La multiplication des blogs persos n'y est pas complètement étrangère non plus, ce n'en est qu'un des symptômes.

Néanmoins, le contexte actuel et l'engouement du public pour la caricature et la satire ont donné l'opportunité à de nombreux artistes, toutes disciplines confondues, de donner libre cours à leurs élucubrations salvatrices et salutaires. Des Guignols à Guillon [sic], la caricature et le cynisme de bon aloi ont encore de beaux jours devant eux, tant qu'on sait rester à sa place, et qu'on ne sort pas trop de la case qui nous a été imposée.

Les journaux d'information, papiers et Web, ne s'y sont pas trompés. Rares sont les supports de presse qui n'ont pas leur rubrique " Notre dessin du mois ", ou " Le regard de … " Si cela répond à une réelle attente du public, et son succès l'atteste, l'art de la caricature reste soumis aux exigences du marché, et l'auteur se voit souvent forcé de travailler pour plusieurs magazines en même temps s'il veut pouvoir en vivre, et avoir une chance de placer ses dessins sans forcément être obligé de " vendre son cul " à chaque fois. [un retour à l'art rupestre s'ouvre à lui...]

Mais cette multiplicité des supports a fait disparaître la solidarité inter-rédactionnelle qui existait entre les auteurs et les rédactions, car si le dessinateur de presse est « protégé » juridiquement par son directeur de publication, il se retrouve de plus en plus isolé de part sa précarité d'intérimaire de la presse.

Il y a peu de temps, le dessinateur Large a reçu des menaces téléphoniques suite à la publication d'une note, sur le site de DAX Horizon, vitrine Internet de la cellule UMP Daxoise, appelant à un " devoir de réserve " pour les dessinateurs de presse, allant même jusqu'à préconiser quelques " coups de bâtons ". Et de publier une photo du jeune homme afin de mieux procéder à son identification.[les fonctionnaires de La Poste étaient supposés afficher leur nom et le port du voile dans l'espace public est stigmatisé par les media laïcs]

" Un dessinateur gauchiste de chez Siné "

Par la suite, c'est le dessinateur Berth (ci-contre), qui a eu droit à sa petite cabale personelle via Riposte-catholique, qui est même allé jusqu'à reprocher au journal Mon Quotidien (journal destiné aux enfants) d'embaucher un " dessinateur gauchiste de chez Siné ", avec lettre type de désabonnement à télécharger sur leur site. L'émission des Infiltrés sur ces intégristes fachos a pourtant eu droit à son petit papier sur la Rue, pas Berth.

Puis il y a eu Babouse qui, suite à un gag sur la candidate voilée du NPA, s'est vu lui aussi menacé par les copains militants de Besancenot, Coco, fustigé par la droite catholique suisse, et j'en passe. Des infos peu (ou pas) relayées par les médias, et sans qu'aucun responsable politique de ces partis et autres groupuscules ne viennent à rappeler à l'ordre leurs militants zélés. La liste d'exemples s'allongent de jours en jours, mais on laisse faire, on laisse dire…

Et il est là le problème aujourd'hui. Non seulement le droit à la caricature est clairement remis en cause, mais le manque de solidarité et de relais d'information sur ces épiphénomènes suscitent quelques interrogations au sein de la profession.

Non pas que les caricaturistes se plaignent de susciter des réactions -c'est le but-, mais ces dérives réactionnaires ne trouvent aucun écho contradictoire de la part de ceux qui profitent allégrement de la production journalière des dessinateurs de presse.

Le participatif a laissé la place à des concours de bites


Pourtant, Rue89, comme beaucoup d'autres, bénéficie du travail bénévole de ces auteurs, et ce au quotidien.


Malgré nos nombreux mails, et signaux d'alerte, vous n'avez pas daigné y donner suite, pas plus que d'en parler, préférant nous balancer des sujets plus polémiques susceptibles de raviver un peu plus les batailles entre vieux gauchos aigris et décatis, et petits nazillons en goguette qui monopolisent cet espace d'expression.

L'aspect participatif a laissé la place à de futiles concours de bites. Rien d'étonnant à ce que certains soient lassés par vos choix de sujets, et à plus forte raison lorsque ceux-ci obscurcissent une réelle réflexion sur ce que doit être la liberté d'expression en France, et les dérives qui en découlent.

Aussi, je mets mon blog en grève, par solidarité vis-à-vis de mes collègues mais aussi pour que le message soit visible et relayé. J'aimerais que vous publiez cette bafouille, cette explication je la dois à vous, mais aussi aux lecteurs, sans qui rien ne serait possible".

Gaël Denhart

dimanche 23 janvier 2011

Alévêque vs.Zidane: tacle ou insulte ?

Alévêque et le foot: à pute, pute et demie

Christophe Alévêque est-il un humoriste ?

Dans un entretien au mensuel Sportmag, Christophe Alévêque est "très sévère, voire violent", selon France Info, qui se disqualifie pour son indulgence en parlant aussi de simple 'tacle' à Zinedine Zidane. Certes, on le sait, sa mission de service public ne se limite plus à l'insolence partisane et la castagne politique est entrée dans son jeu. A peine les titulaires de l'agression verbale, Stéphane Guillon et Didier Porte, ont-ils été envoyés à la douche, que, sur le banc de touche, les remplaçants cherchent à se faire remarquer de leur entraîneur, Monsieur Buzz. Les uns et les autres prennent pour viriles les invectives éructées dans l'obscurité moite d'un studio gardé, mais se comportent en vérité comme des pré-ados boutonneux sous le préau de la communale.

Christophe Alévêque a-t-il plus de la moitié d'un demi neurone ?

Le regard mort de l'individu jette le doute.
La veulerie de l'attitude confirme qu'il ne faut pas attendre que l'intelligence jaillisse d'une étincelle de ce regard, puisque toute la part d'humanité suinte par la bouche baveuse et tordue. Cheveu sec et dressé, Alévêque s'est tourné vers un confrère plutôt que de faire face à l'intéressé pour qualifier l’ancien numéro 10 des Bleus de "panneau publicitaire" et même de ..."pute" ! Depuis le Mondial en Afrique du Sud, il faut manquer du plus élémentaire respect envers les travailleurs, et ces travailleuses en particulier, pour les comparer à un Bleu, à moins que d'en être une soi-même.

Alévêque semble en effet bien connaître le milieu
Il oppose Zidane à "des mecs comme Platini et Cantona [qui] prouvent qu’un footballeur peut avoir plus de deux neurones", selon lui. Il doit donc avoir aujourd'hui les adducteurs traumatisés, à défaut des neurones, car une sélection aussi hétéroclite réclame un grand écart. Les trois ex-joueurs jouent certes sur la même pelouse de l'argent, mais n'observent pas les mêmes règles.
Que nous importerait en fait que le comique accorde son estime à certaines anciennes gloires de l’Equipe de France et la refuse à Zidane, si son jugement avait une quelconque importance pour le football, le spectacle ou la politique. C'est un peu comme si pesait l'avis du socialiste Guy Birenbaum. Et puisqu'à chaque prise de parole l'un et l'autre nous indignent par la profondeur épidermique de leur réflexion à deux balles neurones, que pouvions-nous espérer ?
Encore aurait-il fallu que le bouffon en eût deux lui-même pour affirmer, d'homme à homme, que Zidane "est un panneau publicitaire qui a trois neurones, qui nous a fait perdre la Coupe du monde 2006. Qui, maintenant, profite de son image à outrance". S'il en avait en effet, Alévêque aurait prononcé son accusation les yeux dans les yeux, au risque de se prendre un coup de boule, pour solde de tout compte.

La violence d'Alévêque est inouïe, mais laisse ce faux-cul de Bruno Roger-Petit hésitant 'une journée entière' !
Le collaborateur malsain du site pitoyable n'ose écrire le mot 'pute' en toute lettre mais le touche-pipi cite pourtant Alévêque plus complètement pour Sport24: " Des mecs comme Platini et Cantona prouvent qu'un footballeur peut avoir plus de deux neurones (...) L'exception c'est Zidane, qui est con comme une b...' (NDLR : censuré par mes soins)" [c'est-à-dire les siens ! A noter au passage que ce n'est pas ce que Zahia attend de Ribéry...]
L'analyse du journaliste moralisateur répète avec délectation et condamne: "L'injure est inacceptable. On ne traite pas les gens de "P..." ou de "con comme une b..." de cette façon [mais de quelle autre, alors ?](pénalement répréhensible du reste). Désolé de rappeler cette évidence. On notera également l'aspect contradictoire de la chose : au nom de l'idée qu'il se fait de la morale et de l'éducation des "jeunes de banlieue", Alévêque manie l'injure la plus nulle et la plus lamentable, sans se rendre compte qu'il déssert lui-même son propos en offrant l'image de ce qu'il ne convient pas de faire, et pas seulement aux seuls "jeunes de banlieue". Pathétique."


Et, non sans perversité, l'hypocrite y revient et accable le bouffon de la gauche, frère d'Alexandra Alévêque, journaliste de M6 (66 Minutes). L'un en sectaire ordurier, et l'autre en retardé sexuel incohérent, font la paire et répugnent également. Roger-Petit ne nous laisse en effet rien ignorer des propos de l'immonde Alévêque qui souhaite la mort de Zidane: "J'espère que les 11 millions qu'il a pris, il a les a donnés à une association, sinon c'est un scandale. Ce n'est pas son coup d'essai, il en a fait d'autres. Ambassadeur de Danone... Qu'il crève dans le yaourt ! "
Loin de nous, l'approbation de quelque violence que ce soit, pas même verbale.

Lorsque la violence est augmentée de
vulgarité et atteint à l'insulte, elle doit être non seulement stigmatisée, mais sanctionnée.
Or, Alévêque profite de son statut d'humoriste pour ironiser sur le statut d’icône de l’ancien meneur de jeu des Bleus. Comment peut-on, petit comique de l'heure, mettre en balance son insignifiance avec la réputation d'un joueur que "le monde entier nous envie" - autant que notre système éducatif - ou d'un Eric Cantona vendu à un club virtuel new-yorkais, et menacer l'hexagone de sa dérisoire disparition. "Si lui [Zidane], c’est une icône, moi je baisse les bras, je rends les armes, mon tablier et je vais sur une île déserte." Quelle perte ! Pareillement, nous avons risqué de ne plus jamais entendre Noah non plus...

La réussite et l'argent font des envieux
L’image publicitaire de Zidane agace le médiocre Alévêque qui vitupère: " C’est une forme de prostitution. Ce mec est une pute ! (...) Ce qu’il fait, c’est toujours en fonction de son nombril. C’est écœurant." Les gauchistes ne peuvent-ils donc pas exprimer le sentiment général en des termes choisis ? (lien PaSiDupes) L'insulte est écoeurante, comme l'est le mépris de son auteur, mais, puisqu'en l'occurence Alévêque 'salit' la gauche, sans que Mme Brochen-Aubry soit au courant, devons-nous donc solliciter de Sa Cynique Majesté Royal un pardon pour Alévêque, puisqu'elle le dépasse d'un neurone, sans donc jamais trouver non plus les moyens de la nuance ?

Eric Cantona, en revanche, n'a rien d'une pute.
Le grain de sable du système bancaire français (lien PaSiDupes). Alévêque se défend d'avoir une quelconque morale et approuve donc que le camarade Canto, si odieux soit-il, accède à un trône doré.

Eric Cantona est le nouveau directeur sportif des New York Cosmos, club disparu de la Major League Soccer.
Le dernier emploi fictif du gauchiste: faire renaître les Cosmos, quintuple champion des Etats-Unis des années 80, de leurs cendres. La mise en scène marketing imaginée par le club pour l’arrivée de Canto n'indigne pas Alévêque. Toute virtuelle que soit l'équipe, son directeur et elle ont pourtant bénéficié d'un coup de pub onéreux en 17 secondes de spot viral et à grand renfort de visuels. Présenté sur son trône et cigare à la bouche, le trotskiste suscite l'admiration du misérable comique. Cette semaine, Eric Cantona a même envahi Time Square, sanctuaire de la publicité capitaliste. C'est ce qu'Alévêque soumet à notre dévotion.

Alévêque donne raison aux tristes sires Plantu et Mélenchon
Aveuglé par le populisme du microcosme politiquement correct qu'il représente dans ce qu'il a de meilleur (lire PaSiDupes: Plantu assimile Marine Le Pen à Mélenchon, ...et inversement !), le drôle exprime des avis supérieurs sur tout et tente de nous imposer son opinion sur Zidane en des termes inadmissibles: "Il avait des qualités de footballeur exceptionnelles, mais moi ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus. L’image qu’il véhicule pour les jeunes de banlieue... Il ne fait rien, il prend du fric. Il n’a aucun avis sur rien, ne prend aucune position sur rien. C’est un mec totalement lisse qui ne veut se mettre personne à dos pour récupérer un maximum de pognon."

La différence avec Cantona ? Le joueur délocalisé est "un mec totalement brut de décoffrage qui veut se mettre tout le monde à dos pour récupérer un maximum de pognon".

Faillite du modèle que propose Alévêque

L’image que Canto "véhicule pour les jeunes de banlieue" a les faveurs du mauvais drôle. Nicolas Anelka, selon L’Equipe, traite son entraîneur national de « fils de pute » à la mi-temps de France-Mexique. William Gallas adresse des doigts d’honneur aux journalistes que par ailleurs Mélenchon, candidat du Front de gauche, insulte. Les Bleus de la diversité respectable jouent les caïds avec leurs coéquipiers, qui ont peur de croiser leurs regards et de se prendre une claque, à l'instar de Ribéry, ici à La Mecque pour la grande lessive de ses impuretés. Zidane exploite le filon qu'il a ouvert et reçoit en pleine face les rots d'Alévêque. Par respect des jeunes filles opprimées des banlieues et des femmes des quartiers et d'ailleurs, le neurone égaré passe les rapports tarifés de Bilal Yusuf Mohammed Ribéry et de Zahia Dehar sous silence.

Alors que l'Europe souffre de la crise mondiale les salaires, les montants de transferts explosent et les Français vertueux s'insultent.
Raymond Goethals donne une idée de l'ego d'un footballeur: " Un jour, alors que je lui annonçai qu'il était remplaçant, Cantona m'a dit : 'On ne met pas Canto sur le banc !"

Me Brusa a précisé qu'il comptait porter plainte pour injure publique au parquet de Paris.

Selon son avocat, Me Brusa, Zinedine Zidane considère que les propos rapportés par Sportmag, qui ont "fait l'objet d'une très large diffusion médiatique", en particulier sur la toile, "portent atteinte à son honneur, sa dignité, sa probité, sa réputation d'homme et de personne publique ainsi qu'à ceux de sa famille".
Le champion du monde 1998 "a pris la décision de mettre en oeuvre toutes voies de droit, tant sur le plan civil que pénal, afin de sanctionner ceux qui ont tenu ces propos ou les ont diffusés, et obtenir la juste réparation des préjudices subis", dit encore Me Brusa dans son communiqué.

Son employeur doublera-til le salaire d'Alévêque pour la bonne image qu'il en donne ?

Ce comique rebelle a travaillé pour les hebdomadaires satiriques Siné Hebdo et Charlie Hebdo, depuis en faillite (lien PaSiDupes), comme Bakchich : la sanction des Français ne tarde guère, lorsqu'ils sont en capacité de refuser leur soutien (lire PaSiDupes: Alévêque entarté à Avignon en 2007). Seuls LePost, le site d'informations copiées-collées pour illettrés, et France 2, la chaîne de télévision noyautée par le SNJ, ont résisté à sa collaboration.

Au nom de la diversité, le site défavorisé du journal Le Monde prend le parti du nanti 'Zizou' contre le comique rebelle: "Quand des humoristes n’ont plus d’humour". Et au nom de la gauche 'abîmée', il fait amende honorable pour son grand frère qui emploie Plantu et censure l'amalgame de l'audacieux: "Plantu s'est planté !" La gauche est bien bourgeoise et conventionnelle...

Le très cohérent comique gaucho vit désormais avec la gagnante d'une émission de télé-réalité
, Nice people en 2003, produite par Endemol sur ...TF1. L'apparition de Serena Reinaldi dans les Bronzés 3 n'a en revanche laissé aucun souvenir. Ils ont aussi partagé la scène de la Gaîté-Montparnasse (Théâtres parisiens associés, 50 théâtres privés) cinq semaines 2010 pour Ciao Amore.
Depuis, les Frère Taloche ont pris leur suite.
Il y en a qui se sont perdues !

mardi 12 mai 2009

Charlie Hebdo entre à Radio France avec Philippe Val

Jean-Luc Hees appelle un fauteur de troubles
Ca sent déjà le soufre sur la radio publique

Philippe Val rejoint Jean-Luc Hees, le nouveau président (1951, France Inter et Radio Classique) de Radio France, après 17 ans à la tête de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.
Charlie Hebdo a officialisé mardi dans un communiqué le départ de Philippe Val, directeur de la publication et de la rédaction de l'hebdomadaire satirique. Philippe Val rejoint le groupe public Radio France. La décision de Philippe Val "était déjà prise à l'issue du procès des caricatures de Mahomet" en 2007 et 2008, mais "divers événements l'ont ensuite contraint à en différer l'application", précise l'hebdomadaire satirique.

La fonction à Radio France de Philippe Val n'est pas précisée dans le communiqué mais son nom circule pour prendre la direction de France Inter. Le journaliste est un proche du nouveau président du groupe, Jean-Luc Hees (ci-contre, à droite). "Val, je le connais depuis 20 ans et c'est quelqu'un avec qui je partage énormément de choses intellectuellement", a déclaré Jean-Luc Hees dans un entretien au Monde daté de mardi. "Bien sûr que l'on collaborera mais je ne sais pas à quel niveau", a dit Philippe Val au quotidien et à l'A*P (reproduction de plusieurs paragraphes par Libération et LePost).

"A Charlie Hebdo, le dessinateur et chroniqueur Charb sera le nouveau directeur de la publication et le dessinateur Riss occupera les fonctions de directeur de la rédaction, avec pour adjointe la journaliste Sylvie Coma".(A*P, Libération et LePost, et dans les mêmes termes)

En savoir plus sur Philippe Val ?

Philippe Val (né en 1952) affiche une sensibilité politique de gauche. Il participa aux galas de financement du journal Libération et collabora un temps au journal pour quelques reportages. C'est ainsi qu'il rencontra Cabu.

En 1992, il lança l'hebdomadaire satirique Charlie-Hebdo, fondé et dirigé de 1969 à 1981 par l'équipe de feu Hara-Kiri (Georges Bernier, Delfeil de Ton, Cavanna,...). Il est l’un des actionnaires principaux de Charlie-Hebdo -- avec les dessinateurs Gébé et Cabu et le chanteur Renaud.

Ph. Val a l’expérience de la radio.

Il collabora parallèlement à divers journaux et radios dont Libération et France Inter,
d’abord chez Jean-Luc Hees, dans l’émission Synergie, puis aux côtés de son successeur, Albert Algoud dans l'émission La partie continue et de Frédéric Bonnaud dans l'émission Charivari.

En 2006-2007, il participe tous les vendredis à l'émission hebdomadaire de
José Artur et David Glaser Inoxydable sur France Inter. Depuis septembre 2007, il donne une chronique hebdomadaire dans Le Sept dix de France Inter.

Ses adversaires les plus déterminés sont ses camarades d'hier

Un bouffon? Un vendu? Un sarkozyste déguisé en contestataire? Ses ex-camarades s'interrogent...
« À l'origine engagé politiquement à gauche, Philippe Val prend progressivement au cours des années 2000 des positions idéologiques néo-libérales, néo-conservatrices, occidentalistes et islamophobes, qu'il exprime chaque semaine dans ses éditos "polémiques" de Charlie-Hebdo. Intellectuel autodidacte autoproclamé philosophe, infatué et autocrate, l'ancien gauchiste devenu réactionnaire provoque de nombreux conflits au sein de la rédaction et plusieurs collaborateurs sont contraints de se soumettre ou de quitter le journal. Plusieurs d'entre eux l'accusent aujourd'hui d'être un imposteur. Pro-israélien et philosémite notoire, Philippe Val se fait également une spécialité de voir des antisémites partout. Il devient parallèlement l'un des chouchous des médias et tient chronique sur plusieurs radios et chaînes de télévision, de Canal+ à iTélé en passant par France Culture et France Inter. Le petit écran fait aussi régulièrement appel au personnage lorsqu'il s'agit de diaboliser la mouvance de gauche: altermondialistes, libertaires, "islamo-gauchistes", "nonistes" au Traité de Constitution européenne et même Ségolène Royal qu'il qualifie de "degré zéro de la politique". »
Philippe Val abandonne un Charlie-Hebdo qu'il a en partie sabordé -- son concurrent Siné-Hebdo l'a rapidement supplanté sur le marché de la presse satirique (selon La République des Lettres) Les haineux se flattent d'anti-sémitisme, les arrogants fustigent les autodidactes et les sectaires gauchistes louent le conservatisme !

Ph. Val est souvent présenté comme un
patron de presse dirigiste et autoritaire.
Ses détracteurs contestent notamment sa direction de la rédaction, lors de plusieurs cas d'opposition ou de démission (
Philippe Corcuff, Olivier Cyran, Lefred-Thouron…), voire de licenciements (par exemple l'actuelle collaboratrice du Monde diplomatique Mona Chollet). Val n'est pas François Hollande...

  • Ainsi, le 15 juillet 2008, avec l'approbation du directeur adjoint de la rédaction Bernard Maris, du rédacteur en chef Gérard Biard et du rédacteur en chef adjoint Charb), il licencie de l'hebdomadaire le caricaturiste Siné pour ses propos antisémites. Selon Wikipedia, de sensibilité anarchisante, viscéralement anticolonialiste, Siné est également profondément antisioniste: il appella à voter en 2004 pour la liste Euro-Palestine. Siné s'amusa par ailleurs de ce que « le fils de Nicolas Sarkozy, Jean, [vienne] de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme avant de l’épouser », ajoutant que « dans cette famille, on se souvient finalement d’où l’on vient ».
    Plantu dessinera Val en nazi lors de l'affaire du licenciement du dessinateur antisémite mais aussi xénophobe.

  • Ce débarquement, intervenant trois semaines après une polémique entre Siné, Polac et Val au sujet de l'affaire Clearstream et du journaliste Denis Robert (qui avait reproché à Charlie Hebdo son traitement de l'affaire Clearstream, cf. plus bas) occasionne de vives protestations de nombre de personnalités d'horizons très variés comme les dessinateurs Plantu, Philippe Geluck, Willem, Vuillemin ou Tignous remettant en cause Val au-delà de sa décision.
    Val reçoit par ailleurs le soutien d'éditorialistes tant du
    Figaro que de Libération, de Bernard-Henri Lévy ou de la ministre Christine Albanel avec celui de différentes associations comme la Licra, le Crif ou l'UEJ;
  • au contraire, Willem, Delfeil de Ton (autre fondateur du journal), Carali, Barbe, Geluck, Malingrey, Pichon, Pétillon, Got, Faujour, Picha, Tignous (Marianne), Thouron, Tardi, Wiaz ou bien Michel Polac, défendent Siné.
    Fédérateur (!) Cavanna, autre membre historique de Charlie-hebdo, estime que « ni l’un ni l’autre n’a démérité », parlant d'une « erreur d’appréciation de Val » au sujet d'une « plaisanterie, certes dangereuse mais occasionnelle » de Siné, il ajoute que c'est "une gaminerie, une bouffée de panique. Pas de quoi fouetter un chat"...

  • Philippe Val a été accusé d'actes de censure, par exemple lorsque le dessinateur Lefred-Thouron démissionne de Charlie-Hebdo après un dessin refusé sur l'« affaire Font » impliquant Patrick Font dans une affaire de pédophilie. (dessin finalement publié la semaine suivante dans Charlie Hebdo. Chanteur depuis ses 17 ans, Val s'inspira d'auteurs agréés par l'extrême gauche (Jacques Brel, Georges Brassens et autres Léo Ferré) pour se produire dans des cabarets. De sa rencontre avec le chansonnier Patrick Font était né le duo Font et Val en 1970. Cette association artistique n'a jamais autant

    Les détracteurs de Ph. Val critiquent donc l'évolution de ses opinions politiques au fil des années qu'ils jugent parfois en contradiction avec les idéaux qu'il affichait par le passé (d'un anarchisme libertaire, frondeur et irrévérencieux à une position nettement « recentrée » et beaucoup plus conservatrice) :
    son soutien à l'intervention de l'OTAN au Kosovo, son soutien à la candidature « libéral-libertaire » de Daniel Cohn-Bendit lors des élections européenne de 1999, sa position en faveur du projet de traité constitutionnel européen en 2005, ses critiques systématiques à l'égard de l'extrême gauche (dans laquelle on le classait autrefois), son positionnement vis-à-vis de l'islamisme, son soutien aux États-Unis et à Israël.(source Wikipedia)

    Ainsi, à l’été 2007 , sa présence à deux colloques
    a particulièrement retenu l’attention des militants 'libres' de rester figés:
  • il s’est d’abord exprimé à l’université d’été des Gracques, un regroupement d’anciens hauts fonctionnaires socialistes prônant l’alliance du PS avec le centre autour de valeurs « sociales-libérales »,
  • puis à celle du MEDEF.
    Certains sectaires d’extrême-gauche ont qualifié ces deux interventions de dévoiement, et comme le signe du ralliement de Philippe Val à la « pensée unique » néo-libérale. Val s’est justifié en rétorquant que sa présence à ces deux universités d’été ne valait pas approbation des politiques défendues par leurs organisateurs (il a d’ailleurs refusé de signer le manifeste des Gracques), que « dialoguer ou débattre, ce n’est en aucun cas être complice », et que l’essence même du dialogue était de réunir deux interlocuteurs de points de vue différents. Il faudra voir ça à France Inter: ce serait une première ! Ses interventions se situaient toutefois toutes deux à contre-courant du cadre dans lequel elles ont chacune été prononcées : chez les Gracques, Val a évalué Désirdavenir Royal (la jugeant notamment « le degré zéro de la politique ») sur son flanc gauche, alors que ses hôtes se situaient clairement à la droite du PS ; chez les patrons, il a dénoncé la menace que représente selon lui les grands groupes industriels, tels Dassault (propriétaire du Figaro), Bouygues (propriétaire de TF1), Lagardère ou Bolloré pour la liberté de la presse et des media, reprochant à ses hôtes de manquer d’intérêt pour cette question et soulignant qu’ils « aim[ai]ent bien, en général, ce qui s’exprime en faveur de leurs intérêts ».

    Ses multiples apparitions médiatiques, ses fréquentations avec ce qu'il est convenu de nommer « les élites » lui valent des railleries de la part de confrères journalistes qui, d'aucuns seront touchés de l'apprendre) s'excluent donc d'eux-mêmes de l'élite (Bernard Langlois, journaliste nourri par l'ORTF, mais aujourd'hui altermondialiste et membre fondateur de l'association ATTAC, Cyran, le pro-palestinien Daniel Mermet (cf. libellé PaSiDupes), Serge Halimi, et plus généralement les journalistes associés à la critique radicale des media et de la collusion des journalistes avec le pouvoir politique. Il est régulièrement invité dans Le premier pouvoir, émission de critique des medias sur France Culture. Il a régulièrement participé à N'ayons pas peur des mots, une émission de débat contradictoire animée par Samuel Étienne sur la chaîne d'information en continu i>télé.

    Si la liberté était laissée à PaSiDupes...
  • Prenons Cyran, comme exemple de la presse libre mais non libérée.
    Pour l’état-civil, il est en fait Olivier Muller-Cyran, journaliste indépendant allemand vivant en France. Il collabora de 1991 à 2001 au journal Charlie Hebdo avant de mettre en place d'un nouveau journal alternatif: CQFD, dont le comité de rédaction est en recherche d’emploi à Marseille (où précisément on peut croiser l’assassin du Général Audran, Jean-Marc Rouillan, Action Directe, AD) et spécialisés dans la critique des confrères des media, mais aussi dans la dénonciation des violences policières et de la double peine. Il s’active aussi dans d’autres journaux, qui ont reçu son onction, tels que Le Plan B ou Acrimed. On l’a compris, Olivier Cyran est aujourd'hui l'une des principales voix obscures de la presse écrite indépendante: indépendante du pouvoir, mais esclave de l’idéologie.

  • Daniel Mermet en deux mots ?
    Cet autre journaliste objectif et indépendant encore hébergé par le service public mais qui a atteint l’âge de la retraite (1942), sauf s’il compte aller jusqu’à 70 ans, a été poursuivi par l'UEJF, la Licra et Avocats sans frontières (ASF) pour avoir diffusé, en 2002, des propos d'auditeurs concernant le conflit israélo-palestinien, ces associations l'attaquant pour « incitation à la haine raciale ». Reporters sans frontières a dénoncé de la part de Mermet des "pressions croissantes exercées sur les journalistes critiquant la politique d'Ariel Sharon ": ses confrères n’ont pas comme lui la liberté d’être indépendants…

    Au total, la gauche intolérante qui prône la liberté, dont la liberté d'expression, monte au créneau

  • Bousculée dans ses repères, une gauche perturbée et incertaine se radicalise, pour ne pas sombrer dans le doute.
  • Ainsi, à propos de Ph. Val, peut-on lire: « Son ancrage à gauche de l’échiquier politique n’en faisait pas, a priori, le candidat le plus logique du président de la République […] Mais voilà, on le sait, Nicolas Sarkozy aime surprendre ses amis et ses ennemis. Il y a évidemment dans la nomination de Philippe Val, par ailleurs ami de Carla Bruni-Sarkozy, comme dans celle de Jean-Luc Hees la volonté de désarmer les personnels de Radio France, classés à gauche, qui attendaient le président de la République au tournant.», selon la « théorie du zoo » développée par Challenges (Nouvel Observateur)

  • LePost, insolent et donc indépendant, est imprégné de culture, de la culture Star’Ac, à la hauteur de son public : "Si vous pensez que Philippe Val va sur France Inter tapez 1, si vous pensez qu'il va aux chiottes tapez 3", écrit-il, toujours très classe. Les altermondialistes, libertaires, "islamo-gauchistes", "nonistes" au Traité de Constitution européenne ne se reconnaissent plus en lui et, avec les ségoléniens, ont des comptes à régler. Respect !
    Mais pour Evene, "Philippe Val fait valser les conventions et dénonce sans retenue l'extrémisme, le conformisme et la censure en tout genre".

    Radio France va donc être envahie de convulsions et retourner à la grève plus souvent qu'à son tour: fera-t-elle mieux que la FSU ? Un record difficile à battre, mais nous pouvons faire confiance en la presse libre mais objective, respectueuse et éthique !
  • mardi 21 août 2007

    Le tintinophile Marianne, arbitre de la bien-pensance

    Marianne distribue des cartons rouges

    ‘Tintin chez les bien-pensants’, tel est le titre de l'hebdomadaire Marianne à la page 7 de son n°539.

    1) ‘Les ectoplasmes de la bien-pensance [dont il s’exclut avec une lucidité ébouriffante] ont trouvé une nouvelle tête de Turc [expression politiquement incorrecte à l’heure de l’Europe islamiste] : Tintin au Congo. La BD d’Hergé est accusée de véhiculer des thèses racistes. En Grande-Bretagne, l’album a été retiré des rayons enfants de la chaîne de librairies Borders. Cette mise à l’index gagne les Etats-Unis [l’information est précieuse … En réalité, D’Jack Dion ignore que Borders sévit également aux USA ! L’argument de ce journaliste éclairé n’a donc aucune valeur sur le phénomène de propagation de la censure par des extrémistes archaïques, 76 ans plus tard –mais il n’est jamais trop tard pour être ridicule. Ce qui surprend seulement, c’est que, outre l’insignifiance des attaques des radicaux, il ne fustige pas ces courageux commerçants de la culture qui cèdent à la moindre pression !]

    2) Dans Tintin, par définition, tout est caricatural : la vision des Africains, mais aussi celle des blancs, celle des inspecteurs de police, celle des Américains, celle des chiens, ou celle des chanteuses d’opéra à travers la Castafiore, plus proche d’une figure de la Cage aux folles que de la Callas [à l'anachronisme près…]. [Ajoutons celle du dictateur sud-américain qui ne semble pas offusquer la gauche bien-pensante en question… Pourtant, Chavez...] Prendre le caricatural au premier degré, c’est le comble de la caricature. [Mais comment Marianne explique-t-il que le cas de leur chouchou, Tignous par exemple, ou de Cabu, ne pose pas tant de problèmes aux bien-pensants que D’Jack Dion caricature ?]

    3) Si l’on devait revisiter la littérature, y compris celle destinée aux enfants, pour vérifier qu’elle ne véhicule pas des conceptions éculées à l’égard des Noirs, des femmes, des homosexuels, des Juifs ou des Arabes [amalgame qui laisse rêveur : que dire des femmes à la fois noires musulmanes et homosexuelles ?…] Il faudrait expurger nombre d’œuvres [Avant la gauche bien-pensante, les nazis ne s’y sont-ils pas déjà employés, s’en prenant aux œuvres entières !] Et ne parlons même pas des pamphlets qui circulent sur Internet, en comparaison desquels les albums de Tintin sont une bluette pour jeune fille bien élevée.’

    La gauche bien-pensante a la mémoire courte. Notre ‘jeune’ provocateur Congolais [tout étudiant est-il ‘jeune’ de facto?] et les supporters de la ‘repentance coloniale’ chercheraient-ils à relancer la polémique des caricatures de Mahomet ?

    lundi 13 août 2007

    Tintin, victime de la censure : à l’index !

    L’absurdité de la repentance coloniale

    La censure serait justifiée dans certains cas dont la gauche radicale serait seule juge: c’est la dictature de la démocratie citoyenne !

    Ca pourrait être une histoire belge, mais elle est internationale. Il faudrait dire internationaliste. La réponse islamiste aux caricatures avait été qualifiée d’atteinte à la liberté d’expression. Mais les extrémistes de gauche ont un usage personnel et restrictif de cette liberté-là et c’est intolérable pour les mêmes raisons qui ont motivé la publication du Manifeste des Douze : la mise en danger de la démocratie, à la suite du fascisme, du nazisme et du stalinisme.

    Il faudrait maintenant ajouter à l’islamisme la repentance coloniale. Mais les Douze sont à la plage et Sa Cynique Majesté Royal aux Antilles…
    ois qui sont forcés

    Quel est le nouveau canular?
    Un étudiant congolais (ci-contre et si fier) a porté plainte fin juillet devant la justice belge pour dénoncer le caractère «raciste» de l'album Tintin au Congo et demandé qu'il soit retiré de la vente, selon le parquet de Bruxelles.

    Étudiant en sciences politiques à Bruxelles, Bienvenu Mbutu Mondondo a déposé plainte contre X et contre la société Moulinsart, qui commercialise les albums de Tintin. Selon le porte-parole du parquet, M. Colpin, l'enquête n'en est qu'à ses prémices, le juge d'instruction désigné le 1er août, Michel Claise, étant en vacances.


    Dans cette aventure publiée voilà 78 ans, alors que la Belgique colonisait le Congo, le dessinateur belge Hergé représentait l'Afrique «de manière naïve», reflétant l'esprit paternaliste de l'époque, reconnaît Moulinsart sur son site Internet.
    Or, dans sa plainte, déposée le 23 juillet, M. Mbutu Mondondo fait part de son «désarroi face à la persistance de Moulinsart à ne pas décider une fois pour toutes de mettre fin à la publication et à la commercialisation des bandes dessinées Tintin au Congo, des romans racistes et xénophobes». Pas de détails!

    Il réclame donc que la société Moulinsart soit poursuivie pour infraction à la loi belge de 1981 réprimant le racisme. «Il n'est pas admissible que Tintin puisse crier sur des villagede travailler à la construction d'une voie de chemin de fer ou que son chien Milou les traite de paresseux», a-t-il précisé. Nous connaissons tous des Blancs paresseux, mais ça n'existe donc pas parmi les Noirs!
    En juillet, la Commission britannique pour l'égalité raciale (CRE) avait soudainement jugé que la vente de cet album «dépassait l'entendement». Il aura fallu trois générations pour en arriver à cette réaction ubuesque. «Ce livre contient des images et des dialogues porteurs de préjugés racistes abominables, où les "indigènes sauvages" ressemblent à des singes et parlent comme des imbéciles», avait déclaré une porte-parole de la CRE! Le commentaire de la dame révèle une lecture très particulière et un regard nettement raciste, car sa comparaison est avec les singes est complètement déplacée. La subjectivité de cette appréciation jette en effet un sérieux doute sur l’état d’esprit du CRE qui manifeste ici un racisme inadmissible.

    À la suite de cet avis, le groupe américain Borders a demandé à toutes ses librairies aux États-Unis et en Grande-Bretagne de déplacer les albums controversés vers la section des BD pour adultes. On croit rêver ! Tintin septuagénaire va-t-il avoir l'occasion d'épanouir sa sexualité dans les bacs auprès de Selen?... Le comportement de Borders est complètement à l’Ouest dans sa contribution au dialogue nord-sud…


    Du reste, l’irresponsabilité vertueuse de ces marchands est d’autant plus navrante que Borders est extrêmement sensible aux pressions. Les courageux de Borders n’avaient-ils pas baissé le pantalon devant les Islamistes. Le 29 mars 2006, la polémique sur les caricatures de Mahomet les avait déjà amenés à faire retirer de leurs librairies Waldenbooks et Borders le magazine ‘Free Inquiry’ (le bien nommé, puisque ‘free signifie ‘libre’ !), d’avril-mai, qui contenait les caricatures controversées. Borders Group renouvela cet ‘opération courage’ avec Harper's du mois suivant, au même motif : la liberté d’expression. Avec les pressions sur Tintin, les voici de nouveau le pantalon sur les chevilles !


    Le château de Cheverny -en Val de Loire- qui a inspiré le Château de Moulinsart devra-t-il être rasé ? Et Hergé, tondu ?…

    Les scientifiques vont-ils se sentir ridiculisés par le personnage du Professeur Tournesol et porter plainte ? La représentation des obèses en la personne de la plantureuse Castafiore est-elle à ce point humiliante qu’elle justifie des poursuites en justice ? Les alcooliques anonymes sont-ils également agressés par le Capitaine Haddock ? Que tous les jumeaux de France se lèvent en protestation contre l’image dévalorisante qui est donnée d’eux par Hergé !

    Quant à Charlie Hebdo, a-t-il manifesté sa désapprobation des attaques iniques menées par le CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires) de France et de Navarre, au nom de la repentance coloniale?