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samedi 3 juin 2017

Ultimatum à l'Elysée: Daesh menace la France d'un "bain de sang"

Plus question de pseudo-"déséquilibré" : Daech menacerait la France d'un "bain de sang"  

Un ultimatum adressé à l'Elysée laisse sept jours à Emmanuel Macron pour obéir à ses ordres
Dans une texte non authentifié  de Daesh, signé de "soldats de l'Etat islamique en France"l'organisation terroriste islamiste promet une nouvelle vague d'attentats sanglants dans le pays si le délai n'était pas respecté. Les signataires
disent avoir adressé un texte de huit pages à l'Elysée et à Matignon posant un ultimatum

Egalement paru sur internet le 30 mai, il formule huit exigences auxquelles le gouvernement français aurait sept jours pour répondre favorablement, faute de quoi ils promettent un "bain de sang" dans le pays. 
Parmi les revendications, on retrouve notamment 
- "l'arrêt immédiat des bombardements français contre l'État islamique", 
- "le retrait des troupes françaises de tous les pays musulmans", ou encore 
- "la libération de tous les musulmans qui ont été emprisonnés pour avoir voulu quitter la France et émigrer vers l'Etat islamique". 

"Les voitures piégées, les camions béliers lancés, les ceintures explosives activées, les tireurs embusqués, les engins explosifs improvisés... Tout ceci va devenir votre quotidien
 jusqu'à ce que vous vous soyez effondrés et que vous appeliez à la paix", menacent-ils, si l'Elysée ne répondait pas à leur ultimatum. 

Les forces de l'ordre sont visées 
Dans un paragraphe, les auteurs s'adressent même directement aux forces de l'ordre : "Oh vous, les policiers français, si vous continuez à obéir à votre gouvernement aveuglément, en opprimant aussi bien votre peuple que les musulmans, sachez que vos gilets pare-balles et vos pistolets ne vous suffiront pas face à nos Kalachnikov et nos ceintures d'explosifs."
 
AK-47, balles et drapeau de Daesh 
Le texte a été diffusé sur un site de partage de fichiers lourds, accompagné d'une version audio et d'une image particulièrement menaçante. Sur cette dernière, on voit les mots 'Soldats du califat' écrits avec des balles, en dessous d'un AK-47 (fusil d'assaut conçu par le Soviétique Mikhaïl Kalachnikov, produit à partir de 1947 par le régime communiste dans l'ensemble du bloc de l'Est) et d'un drapeau de Daesh (ci-dessus). 
D'autres munitions entourent le titre du journal Aujourd'hui en France, sous lequel figure une brève liste mentionnant "les crimes de la coalition en France"

Marc-Edouard Nabe "choisi" pour transmettre le message 

Dans sa revue Patience, en 2014, l'écrivain français Marc-Edouard Nabe estimait en effet que le projet de Daech allait "naturellement dans le sens de l'histoire". Les captures d'écrans de la lettre de menace relayées sur son compte Twitter sont accompagnées d'un mail qu'il affirme, image à l'appui, avoir reçu le soir du 30 mai 2017 d'un certain Abou Mahdi al Roumi, se présentant comme "porte-parole des soldats du califat en France". 
"Vous avez le mérite d'avoir dit la vérité aux Français en condamnant les agissements de vos dirigeants qui mènent une politique impérialiste et une guerre injuste contre le Monde musulman", peut-on notamment lire dans le courriel

"Ce message a été envoyé au gouvernement français, à tous les grands médias, groupes et associations […] Inutile de prévenir la police car nous leur avons déjà envoyé notre message…", peut-on encore lire dans le mail, accompagné d'un lien de téléchargement vers l'ultimatum. 

Dans l'immédiat, le polémiste  accusé d'antisémitisme Marc-Edouard Nabe, qui a cotoyé Siné et toujours les journalistes et dessinateurs d’Hara-Kiri et de Charlie Hebdo, n'était pas joignable. L'authenticité des documents, elle, n'a pour l'heure pu être vérifiée. Ce qui est en revanche vérifié, c'est la publication de longs extraits de sa revue Patience, sur dix pages, par le groupe terroriste État islamique, dans le numéro 7 de son organe de presse de propagande Dar Al Islam.
La question se pose toutefois de savoir si une organisation anti-colonialiste d'extrême gauche ne serait pas impliquée dans cet ultimatum terroriste.

Hollande a inauguré la série des ultimatums de Daech

En 2014, 
lorsque l'otage français Hervé Gourdel était aux mains de l'organisation les Soldats du califat (Jund al-Khalifa) qui venait de faire acte d' allégeance à l'Etat islamique (EI), mouvance qui fait régner la terreur en Syrie et en Irak, le mouvement donna vingt-quatre heures le 22 septembre à François Hollande pour cesser ses frappes sur l'Irak dans un communiqué diffusé sur des sites Internet djihadistes.

L'EI menaçait clairement la vie de l'otage. 
La Kabylie, où le Français avait été enlevé, est une région montagneuse et boisée à une centaine de kilomètres à l'est d'Alger, en Algérie. Elle reste un théâtre d'opérations de groupes armés où il est toujours fortement déconseillé de se rendre.
Les Soldats du califat étaient alors placés sous la tutelle d'Aqmi, Al-Qaïda au Maghreb islamique, organisation militaire et terroriste, d'idéologie salafiste djihadiste.
Guide de haute montagne français, Hervé Gourdel a été assassiné le 23 septembre 2014, décapité par des 'soldats du califat', un groupe djihadiste algérien. L'Algérie et les milieux algériens sont une autre piste que les tenants de la prévention ne peuvent négliger.

jeudi 19 novembre 2015

Assassinats islamistes de Paris: un flic du Raid parle

Témoignage banal, mais hommage au courage des policiers

Après l’assaut de ses collègues parisiens, ce policier du Raid Marseille a accepté de répondre -sous anonymat- aux questions du journal régional La Provence.

Que se passe-t-il dans la tête d’un policier du Raid à l’instant précis de l’assaut ?

On est hyper-concentré dans notre tête. C’est le prolongement direct du conditionnement que l’on pratique à l’entraînement. Chacun connaît sa mission sur le bout des doigts. On n’a pas le droit à l’erreur. Et puis, on engage la vie de tous les collègues. Je compte sur les autres pour protéger ma vie et les autres doivent pouvoir compter sur moi pour protéger la leur. C’est ce qu’on appelle l’esprit de cohésion, l’esprit d’équipe. C’est le principe des frères d’armes.

Vous intégrez le risque de mort ?

On ne perd jamais de vue qu’on peut être confronté à ce qu’on appelle le sacrifice ultime [sans pour autant être des "martyrs" de l'Etat laïc...]. La partie technique et tactique de notre travail doit prendre le pas sur l’aspect psychologique et personnel. On n’est pas là pour penser à sa propre gueule !

Et les impondérables, du coup ?

On sait que les impondérables existent. On essaie juste de les minimiser au maximum. On sait anticiper des scénarios globaux, que l’on répète à l’entraînement, mais il est difficile d’anticiper les réactions de l’opposant, la topographie... Après, on reste des policiers. D’où un certain esprit d’initiative, une certaine pertinence à réagir à l’imprévu. Dans la tactique policière, on a un schéma. Les chefs d’équipe les mettent en application avec les opérateurs, même si les principes que nous appliquons sont les principes universels des unités de combat. 
Il y en a qui sont chargés de l’effraction froide, celle qui est mécanique, d’autres de l’effraction chaude, à l’explosif. D’autres policiers du Raid se chargeront de la saturation à l’explosif, d’autres encore seront des tireurs de haute précision.

Les choses ont-elles évolué avec cette nouvelle vague de terrorisme ?

Oui, on a abandonné notre cœur de métier, qui était le droit commun et la gestion de l’ordre public avec les forcenés. On entre là dans une logique militaire offensive, avec du calibre 7,62 - kalachnikov -, des grenades défensives et de l’explosif. 
On s’achemine de plus en plus vers un armement purement militaire. On est obligé de s’adapter. On sait aussi les dégâts que peut faire ce genre de munitions. Ce que je crains le plus, c’est de voir un de mes potes au tapis.

Et au moment de l’ordre d’intervenir, c’est forcément la grosse décharge d’adrénaline ?

Oui, la montée d’adrénaline est évidente. On apprend à la gérer. C’est comme la peur. Il faut savoir la gérer. L’entraînement sportif y est pour beaucoup. L’état physique global aussi. L’entraînement sportif, c’est l’exutoire. On apprend à gérer son rythme cardiaque. C’est pas toujours facile, surtout quand il faut rester sept heures avec sur le dos un équipement de 45 kilos...

Quelles leçons tirez-vous de tout cela ?

On est obligé d’aller au bout. On a une obligation de résultat. Si on n’y va pas, qui va y aller à notre place ? Si nous on recule, plus personne n’avancera.

dimanche 25 octobre 2015

Politique socialiste de la ville: trois trafiquants, dont deux mineurs de 15 ans, tués par balles à Marseille

Prévention, renforcement des effectifs policiers et subventions d'Etat: tout ça pour quoi ?

Trois délinquants, un homme de 24 ans et deux mineurs de 15 ans, ont été mitraillés à mort dans la nuit de samedi à dimanche

Descente en force de Valls, Cazeneuve et Vallaud-Belkacem à Marseille 
En février 2015, Valls a promis à des élèves de "tout faire" pour "casser les ghettos" en France, sans quoi "on sent bien que tout va exploser".
L'économie souterraine a encore tué à Marseille, dans le cadre probable d'un règlement de comptes lié à un trafic de stupéfiants. 
A 2h30 du matin, les mineurs ont été abattus par des rafales d'armes automatiques  de calibre 9 mm devant un immeuble de la cité les Lauriers, dans le 13e arrondissement situé dans les quartiers nord de la ville, par une équipe de trois ou quatre personnes qui ont pris la fuite en voiture, a précisé le préfet de police, Laurent Nunez, un homme de confiance de Manuel Valls. Les trois individus étaient connus des services de police pour des faits de vols à main armée ou trafic de stupéfiants.
Les enquêteurs font un lien avec deux véhicules retrouvés brûlés dimanche matin à Gardanne, entre Marseille et Aix-en-Provence, a ajouté le préfet de police.

La Cité des Lauriers reste le lieu d'un important trafic de stupéfiants soi-disant démantelé en mai et dont certains trafiquants ont été écroués depuis. "On peut penser que le réglement de compte est sans doute lié à une tentative de reprise du trafic", a prétendu Laurent Nunez.
"Aucun élément ne laisse penser qu'il s'agit de dommages collatéraux, aucun qu'ils ne soient pas impliqués dans ce trafic", a-t-il insisté à propos des deux adolescents de 15 ans, soulignant que les jeunes jouent souvent un rôle de guetteur protégé par la loi.

Malgré les rodomontades de Manuel Valls, les règlements de compte ont fait 11 mots à Marseille depuis le début de l'année, 16 dans le département des Bouches-du-Rhône, soit le même bilan que l'année dernière à la même époque.

Devant la presse, le préfet a rappelé que dix réseaux de trafics de stupéfiants avaient été démantelés depuis janvier à Marseille, aboutissant à 132 placements en détention et à la saisie d'une tonne et demie de cannabis et 39 kg de cocaïne.

Les saisies d'avoirs criminels sont en augmentation de 50% selon le préfet, à hauteur de six millions d'euros contre quatre millions en 2014.

Fiasco de la politique de la ville du gouvernement socialiste

Le préfet Nunez devait être la botte secrète du dispositif mis en place par Manuel Valls.
Laurent Nunez était directeur de cabinet du préfet de police de Paris quand le premier ministre l'a dégainé pour le nommer préfet de police des Bouches-du-Rhône, en mars 2015, en conseil des ministre. L. Nunez, qui a déjà le rang de préfet, remplace Jean-Paul Bonnetain.
Né en 1964, le préfet Nunez est un ancien inspecteur des impôts passé par l'ENA (1997-1999) et la promotion Cyrano de Bergerac. Il occupait jusque-là la fonction de directeur de cabinet du préfet de police de Paris, après avoir été sous-préfet, puis sous-préfet hors classe, directeur de cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis. Laurent Nunez était devenu le deuxième préfet de police des Bouches-du-Rhône de plein exercice.

Des tirs d'arme lourde lors de la visite du Premier ministre Manuel Valls. 
Sur les hauteurs de Marseille, les trafics de stupéfiants se déroulent au vu et au su de tous
Le labyrinthe de La Castellane, voulu par G. Deferre, maire PS des années 70,
est le quartier natal de Zinédine Zidane
et les règlements de comptes entre cités se multiplient dans les quartiers nord, notamment à la Castellane et ses 7.000 habitants répartis sur une dizaine de bâtiments, une zone de non-droit dans laquelle la police hésite à pénétrer et que les Marseillais appellent "la cité interdite".

Député PS
 de la VIIe circonscription voisine - longtemps acquise à Guy Lhermier (PCF) et à la suite de la sulfureuse Sylvie Andrieux, condamnée pour "détournement de fonds publics" du Conseil régional présidé par Michel Vauzelle (PS) -Henri Jibrayel s'insurge contre la mainmise des dealers sur le quartier du 13e arrondissement - sur une circonscription qui a cherché une solution en votant Stéphane Ravier (FN, VIIe secteur) et que dénigre sa voisine du VIIIe secteur ,  Samia Ghali, pourtant conseillère régionale PS. "Ils sont dans des prés carrés qu'ils veulent protéger. C'est leur territoire et ça, c'est inadmissible. [...] Si la police veut s'installer dans la cité, elle est la bienvenue", déclare Jibrayel, bras ballants face à la caméra de France 2.

Dans cette cité enclavée l'économie souterraine de la drogue est florissante. On compte jusqu'à 3.000 clients quotidiens et la recette journalière est estimée à plusieurs dizaines de milliers d'euros. La tour K, qui tient lieu de porte d'entrée de la Castellane, concentre l'essentiel des deals et des guetteurs de moins de 16 ans, puisque le code pénal les protège. Un projet de rénovation prévoit sa destruction et qu'une avenue la traverse pour couper la cité en deux.
Pour la sénatrice PS Samia Ghali, le drame humain est terrible. "Il y a des familles en souffrance parce qu'elles veulent en partir, de ces cités [...]. J'avais dit qu'elles étaient des prisons à ciel ouvert. Aujourd'hui, vous en avez la preuve", commentait-elle.
"Nous avons été rafalés." Lors de sa conférence de presse, Brice Robin, le procureur de la République avait raconté que les forces de l'ordre avaient évité un affrontement entre deux bandes rivales en lutte pour un point de revente de stupéfiants particulièrement rémunérateur dans ce quartier de Marseille. L'enquête n'avait pas permis l'arrestation de plus de huit individus. Deux hommes considérés comme responsables d'un réseau de trafic de drogue avaient été interpellés en région parisienne.
Le jour de son passage en grand appareil à Marseille, Manuel Valls, accompagné du ministricule de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de celle de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem (un visite dominée par les thèmes de l’éducation et... de la sécurité...), le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-Marie Bourniquel, et plusieurs fonctionnaires de police s'étaient rendus au pied d'une tour de La Castellane par deux accès différents, sur simple appel d'un riverain. Ils  étaient tombés dans un guet-apens d'individus cagoulés et équipés d'armes de guerre et avaient essuyé des tirs de kalachnikov.

Riposte aux violences du premier ministre?
Face à la multiplication des morts violentes et faisant fi de la politique de prévention prônée par le PS quand il était dans l'opposition, quelque 200 policiers ont été envoyés en renfort à Marseille fin 2012, ainsi que trois unités de forces mobiles.
En amont de sa visite, Valls avait décidé la conversion du poste de préfet délégué pour la sécurité et la défense en... préfet de plein exercice ! 
Et dans un entretien avec La Provence, le Premier ministre n'avait pas craint les contre-vérités, se réjouissant d’un "recul significatif de la délinquance", rapportait Libération - de l'ordre du recul significatif du chômage - et il citait une baisse des vols à main armée de 30% en deux ans, une diminution des violences physiques contre les personnes de 20%, et des saisies records de stupéfiants et d’armes. Les tirs qui ont salué sa venue risquent de démolir ce tableau de chiffres bidouillés.

Jean-Paul Bonnetain
, nommé préfet de l'Isère, tristement célèbre depuis les émeutes de gens du voyage à Moirans.
 

Scène de guérilla urbaine à Moirans, Isère


Son prédécesseur, Jean-Paul
Bonnetain, a été le promoteur de la méthode dite "approche globale", qui combine une opération policière massive et prolongée dans les cités sensibles, suivie d'interventions à caractère social (éducation, insertion, amélioration du cadre de vie...). Ce super-préfet a notamment hérité de la gestion de deux zones de sécurité prioritaires (ZSP), l'une, la ZSP nord, composée des arrondissements des quartiers nord de Marseille et de territoires jouxtant la ville au Nord, et l'autre dite ZSP Sud composée de 3 arrondissements du sud de la ville.

Les trois voyous qui se sont tués sur la route à bord d'une grosse cylindrée volée étaient liés à la communauté des gens du voyage.
La demande de permission de sortie sous escorte déposée par le détenu auprès du juge d'application des peines dont dépend la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône où l'homme a été transféré, a été refusée, un refus qui a provoqué la colère de la communauté, car cette permission d'une heure pour assister aux funérailles d'un proche parent est généralement automatique. Or, ce détenu, jugé dangereux, avait un casier trop lourd. 
Le bilan est de 35 voitures brûlées et 125 trains arrêtés.

Et qui peut nommer la ministre de Hollande, chargée de la politique de la Ville ? 
Myriam El Khomri, vous connaissez ? C'est une protégée de Claude Bartolone, une lumière de la Ville (1998-2002) au gouvernement de Lionel Jospin.

samedi 22 août 2015

Tirs dans un Thalys: Cazeneuve admet finalement la tentative d'un terroriste islamiste

L'identité du suspect est confirmée: un Marocain de 26 ans signalé aux services de renseignement français -en vain-  par l'Espagne

Bernard Cazeneuve avait commencé par nier les faits de terrorisme

Mais 
le super-ministre de l'Intérieur a dû se rendre à l'évidence.
Les informations en provenance  de l'étranger ne lui permettent plus de camper sur sa ligne du déni. Il évoque maintenant la piste terroriste du bout des lèvres, insistant d'ailleurs sur l'origine, non pas franco-marocaine, mais marocaine de l'islamiste, soupçonné d'avoir voulu commettre un massacre dans un Thalys Amsterdam-Paris vendredi.
L'homme interpellé est soupçonné d'appartenir à la "mouvance islamiste radicale", a déclaré le locataire de la Place-Beauvau, ce samedi 22 août. Mais il souligne toutefois que son identité doit encore être formellement établie. Si elle l'est, il s'agit d'un ressortissant marocain de 26 ans, signalé par les autorités espagnoles aux services de renseignement français, a-t-il confirmé lors d'une déclaration devant la presse. 

Le suspect était en garde à vue samedi à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en banlieue parisienne, siège de la sous-direction antiterroriste (SDAT) et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), où il a été transféré tôt samedi matin depuis Arras.

Un Français parmi des héros américains

Le ministre de l'Intérieur salue le courage des hommes qui sont intervenus pour maîtriser l'assaillant. Il se félicite personnellement de leur "comportement courageux, plein de bravoure". 
Mais, pour commencer, il vante particulièrement (et équitablement ?) "un voyageur français" qui est "intervenu en premier pour maîtriser l'agresseur", selon Bernard Cazeneuve, décidé à donner un rôle prépondérant à la France. Il s'agit d'un passager qui, "voulant accéder aux toilettes de la voiture 12 s'est trouvé face à un individu porteur d'un fusil d'assaut kalachnikov en bandoulière," raconte le ministre de Hollande.
La version Cazeneuve omet simplement que le manège du terroriste avait intrigué plusieurs personnes, dont deux militaires qui ont pour principal défaut d'être Américains. Or, en professionnels du maniement des armes, ils ont reconnu, en provenance des toilettes, le bruit  de culasse d'un fusil qu'on arme et ont bondi sur le terroriste à sa sortie, torse nu et équipé de neuf chargeurs de 30 balles, soit 270, capable de provoquer un véritable carnage dans le milieu clos d'un train.
La photo ci-dessous indique pourquoi Cazeneuve privilégie l'intervention héroïque du jeune Français à gauche, au détriment des deux militaires américains, à droite, dont la chemise de l'un portat pourtant des traces de sang notamment du djihadiste de retour de Syrie.

Le ministre attribue des rôles d'appoint aux militaires américains
Le voyageur préféré de Cazeneuve, 1,67m, "a tenté courageusement de le maîtriser, avant que l'agresseur ne tire plusieurs coups de feu". Interviennent alors "deux passagers américains", qui "sont parvenus à maîtriser le tireur, à l'immobiliser au sol et à écarter son armement". Que serait-il advenu de l' "audacieux" François   Français, sans l'intervention des deux 'Marines' rompus aux techniques du combat ?
Oups ! Pour les décorations, c'est déjà fait !
Reste la réception médiatisée...
"Dans la lutte, l'un des deux Américains a été blessé à coups de cutter, un des tirs atteignait un autre passager installé sur son siège." Et le ministre de préciser à nouveau qu'il est "de nationalité franco-américaine"... Leur pronostic vital "n'est fort heureusement pas engagé".

Il y a fort à parier que Hollande et Valls vont accourir au devant des micros et caméras pour décorer le vaillant petit Français. Le courage des uns compensera-t-il l'incurie des autres ?  

mardi 16 juin 2015

Le chauffeur de Samia Ghali (PS) soupçonné d'avoir informé les trafiquants de drogue

Mennucci, à qui profite le soupçon

Soupçonné "d'avoir informé les dealers des dispositifs policiers" dans la cité de La Castellane à Marseille

Le chauffeur de la sénatrice PS Samia Ghali était toujours en garde à vue lundi soir, a-t-on appris "de source proche de l'enquête".
Ce militant est l'un des 34 interpellés au cours d'une vaste opération policière visant un réseau de trafic de drogue, lundi matin, dans cette cité de quelque 7.000 habitants des quartiers populaires de Marseille.

"Les opérations ont permis la saisie de 11 kg de cannabis, 51.000 euros, 6 armes de poing et trois armes longues", a détaillé... "une source proche de l'enquête".

Ecoutes téléphoniques

Les fuites dont le chauffeur de la sénateur-maire des 15e et 16e arrondissements de Marseille, dont les dealers auraient bénéficié concernant des dispositifs policiers, datent d'"après la fusillade du 9 février", a expliqué... "une source proche de l'enquête". "Ces soupçons transpirent des écoutes téléphoniques", a-t-elle ajouté.
Le 9 février, des policiers avaient été visés par des tirs de kalachnikov dans la cité de La Castellane, le jour d'une visite de Manuel Valls au cours de laquelle il avait vanté des résultats "encourageants" contre la délinquance [ou le banditisme]...

Les écoutes téléphoniques "ont montré également que depuis le 9 février et le renforcement de la présence policière, les recettes provenant de ce trafic de drogue a été divisé par cinq", aurait garanti, qui ?... "une source proche de l'enquête". On peut faire dire aux chiffres ce qu'on veut.

Moins sujet à caution,
le chauffeur mis en garde à vue pour "vérification" car il serait "une connaissance des trafiquants", aurait été récemment mis à pied pour "comportement inapproprié" mais sans lien avec le trafic de drogue.

vendredi 1 mai 2015

Charlie hebdo: le dessinateur Luz se dégonfle

Cet hebdo est-il encore Charlie ?

Luz se retire de Mahomet


17 morts après, Luz lance: "Je ne dessinerai plus le personnage de Mahomet, il ne m'intéresse plus" ! "Je m'en suis lassé, tout comme de celui de Sarkozy. Je ne vais pas passer ma vie à les dessiner," assure le dessinateur Luz, au magazine Les Inrockuptibles, paru mercredi 29 avril.


L'auto-critique publique de Luz est-elle complète, sincère et durable ? Le numéro dit des "survivants" de janvier – un nom "à la con !", confesse Luz dans l'entretien – , avec la caricature de Mahomet en couverture qui tenait une pancarte "Je suis Charlie" et le surtitre "Tout est pardonné", 

Il a l'air malin, Luz,
aujourd'hui, le poing levé !
avait suscité des manifestations parfois violentes dans plusieurs pays musulmans. Les provocations libertaires ne passent pas ! Pour le mouvement chiite libanais Hezbollah, qui avait condamné l'attentat contre Charlie Hebdo, cette nouvelle caricature de Mahomet " contribue directement à aider le terrorisme, l'extrémisme et les fondamentalistes."

Sorti une semaine après la tuerie perpétrée par des djihadistes français, les frères Kouachi,  le 7 janvier, qui avait fait douze morts au siège du journal, il avait été diffusé à huit millions d'exemplaires, un record peu glorieux dans la presse hexagonale.

Questionnements sur l'avenir d'un journal plein aux as mais décîmé
Interrogé sur la tribune parue dans Le Monde et appelant à une "refondation de Charlie Hebdo", Luz dément l'idée que deux camps, la direction et la rédaction, soient en train de s'affronter :
"Cette tribune montre qu'il y a une vraie possibilité de collectif. Elle met les questions sur la place publique et demande qu'on y voie plus clair. Il faut discuter de la ligne éditoriale et trouver une structure commune. (…) Comment créer une nouvelle ligne dans le respect de l'ancienne et de ce que l'on est devenu ? 'Charlie' est-il encore un journal politique ? Peut-il devenir un “news mag” ? Une nouvelle formule est censée sortir en septembre mais on n'en sait pas plus. Va-t-il y en avoir une ?"
"Les terroristes n'ont pas gagné," estime le dessinateur acculé
Interrogé sur une déclaration de Philippe Val, l'ancien patron de Charlie Hebdo, qui avait estimé, peu après l'attentat, que les terroristes avaient gagné, il rétorque : "J'ai sauté au plafond en entendant ça." Et d'ajouter :
"C'est tellement dingue. Il n'est plus lui-même, ce garçon, et il ne parle qu'en son nom ! Il n'est plus 'Charlie', il n'est pas 'Charlie'. Il fait juste partie de l'histoire de 'Charlie'. Il est dans le déni de ce qu'il a été pour ce journal." Il est aussi dans le Sens de l'Histoire...
"Les terroristes n'ont pas gagné. Ils auront gagné si la France entière continue d'avoir peur", conclut-il en estimant qu'il s'agit du " ressort du FN", bouc émissaire de l'extrême gauche révolutionnaire laminée dans les urnes, sans qu'elle se sente interpellée.

Devoir de mémoire: quand Charlie Hebdo publia "un guide du collabo"
(10 avril 1995)

"Ami lecteur de Charlie Hebdo, nous tenons à ta vie. C'est pourquoi nous te le conseillons franchement: retourne ta veste." C'est en substance le message de Charlie Hebdo pour annoncer qu'en complément de son numéro d'avril [1995], vendu exceptionnellement 20F (au lieu de... 10F), le lecteur se voit proposer un 'guide du collabo' [sans rapport avec le 'Pacte germano-soviétique' de 1939 entre Staline et Hitler], un doublement du prix de vente qu'il justifie par le supplément d'un 'catalogue de recettes indispensables au conformisme à venir'. 
A l'occasion de ce numéro spécial, l'équipe de Charlie Hebdo a fait le point, lors d'une conférence de presse, sur la situation économique du journal. Charlie Hebdo, reparu en juillet 1993, édité par la SARL Kalachnikov, [parce qu'il y a un dieu?] dans sa formule actuelle, compte 37 collaborateurs et voit ses ventes 1994 progresser de 4% avec 55.000 exemplaires vendus, dont 3.500 abonnés, 2.000 à l'export, 111 en Corse et 25 à Monaco. 

L'hebdomadaire [n'a alors pas tout vu et] s'inquiète pourtant de la multitude des procès dont il fait l'objet, notamment en raison de l' "article Jolibois" qui prévoit jusqu'à 500.000F d'amende et deux ans de prison pour les responsables de publication qui se rendraient coupables du délit d' "atteinte à la dignité humaine". [Ainsi seraient-ils parfaitement conscients, depuis plus de 20 ans !] 
Selon le directeur de la publication, Gébé, et le rédacteur en chef, Philippe Val, le texte législatif, par son imprécision, relève de la "censure judiciaire", et l'équipe de Charlie Hebdo, qui doit actuellement faire face à pas moins de dix procès, se demande "où se niche cette dignité humaine qu'il s'agit de protéger" (...), et "au-delà de quelle limite se fait-on terroriste du bon goût ?". Les origines de Charlie Hebdo remontent à 1960 avec la naissance de Hara-Kiri.
Gageons qu'ils demandent à Libération le droit à l'oubli...

La liberté d'expression divise la gauche !

lundi 2 mars 2015

Marignane: un mort dans les Bouches-de-Rhône où Valls a montré les muscles

La sécurité ne dépend pas d'un froncement de sourcil de Valls

Un super préfet pour le département de Jean-Noël Guérini
(ex-PS)


Septembre 2012: accompagné de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avait installé le nouveau préfet des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Bonnetain, 62 ans, a été officiellement installé à son poste vendredi matin à Marseille par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, accompagné de de la ministre de la Justice Christiane Taubira. "C'est un homme de terrain, pragmatique, fin connaisseur des questions de sécurité, qui a toutes les compétences et qualités pour relever une mission difficile qui le passionne déjà", avait assuré Manuel Valls devant un parterre d'élus, de magistrats, de policiers et de gendarmes. 
Ses pouvoirs seraient étendus (de Nice à Montpellier, notamment) par rapport à ceux de son prédécesseur et on allait voir ce qu'on allait voir...
"Nous n'allons pas capituler; il faut que ça s'installe dans les têtes que
l'Etat ne s'en va pas, que l'Etat est revenu", avait clamé de son côté la ministre de la Justice, l'illustre Christiane Taubira...

Février 2013: "Si je viens régulièrement à Marseille, c'est pour suivre cette priorité que je me suis fixée: assurer la tranquillité à laquelle les Marseillais aspirent", avait commenté Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, en inaugurant avec le sénateur-maire Jean-Claude Gaudin le nouveau centre de supervision de la vidéosurveillance mis en place par la ville.

Vauzelle, Valls, Mennucci (derrière) 
et Vallaud-Belkacem (février 2015)
Mars 2013: Au lendemain d'une fusillade à la kalachnikov qui avait fait deux morts et un blessé en plein cœur de la cité des Bleuets, dans le XIVe arrondissement de Marseille, Manuel Valls avait claironné l'envoi de deux escadrons de gendarmerie mobile et deux compagnies républicaines de sécurité dans les quartiers sensibles de la Cité phocéenne, notamment pour lutter contre les homicides. Soit un renfort d'environ 240 policiers et gendarmes supplémentaires pour appuyer les forces de l'ordre de la ville. "Un renfort de ce type nous donne un sentiment de déjà vu puisqu'il a déjà imaginé par d'anciens ministres de l'Intérieur sans que cela ne règle le problème", avait prévenu David Olivier Reverdy, représentant du syndicat Alliance Police nationale pour la zone Méditerranée. Et les dernières mesures prises par Christiane Taubira, visant à trouver une alternative à la prison, n'étaient pas de nature à les rassurer.

10 février 2015: Valls, promu premier ministre, avait cette fois mis l’accent sur le volet social du plan de sécurité et de cohésion sociale
bâti pour la ville par l’ancien gouvernement Ayrault à l’automne 2013. "Les barrières doivent tomber !"

VOIR et ENTENDRE
 le premier ministre vanter la sécurité retrouvée:

Un homme tué à la kalachnikov au p'tit déj...

Un "homme" a été abattu à la boulangerie "Le Fournil de la barque' à 7h45 sur une grande avenue à la sortie de Marignane, à deux pas de l'aéroport, en direction de la commune voisine de Châteauneuf-les-Martigues. Le décès de la victime n'est pas survenu immédiatement. Les clients présents dans le commerce au moment de l'attaque sont en état de choc, sans assistance psychologique. 
Une habitante a témoigné du climat de terreur qui règne parfois dans les Bouches-du-Rhône. "Il y a un an, j'étais dans un autre salon du coin et j'ai été agressée avec cagoule, pistolet sur la tempe. A un moment donné, il y a un ras le bol, on se dit 'mais qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce qu'on fait?" Une vidéo existe à l'antenne, mais BFMTV ne la rend pas accessible sur le Net...

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'opération aurait été menée par quatre "hommes" qui se trouvaient à bord d'une Seat Ibiza. L'un d'entre eux serait sorti de la voiture pour se rendre sur la terrasse de l'établissement et faire feu. Les quatre individus ont ensuite pris la fuite.
L'artisan-boulanger a fait part de sa stupéfaction: "Ça fait trois ans que je suis ici, c'est très calme, il n'y a pas risques, rien du tout. Ça nous a surpris," assure le commerçant...

L' "homme" visé était âgé de 36 ans. Il est connu des services de police pour des faits de petite et moyenne délinquance, notamment liés au trafic de stupéfiants. Selon l'un des clients de la boulangerie, la victime était un habitué des lieux. Il prenait son café tous les matins, au même endroit, à l'entrée de la terrasse.

Une riveraine rapporte que 4 ou 5 coups de feu auraient été tirés. Un "homme" habillé d'un sweat orange aurait ensuite sauté par-dessus le grillage de la terrasse de la boulangerie et se serait enfui.

Un petit tour de Valls et les règlements de compte continuent

Marseille avec vue sur La Castellane
Si la piste du règlement de comptes devait se confirmer, il s'agirait du 3e depuis le début de l'année dans les Bouches-du-Rhône présidées par le socialiste Jean-Noël Guérini. 

Le dernier en date a eu lieu le 1er février à Gignac-la-Nerthe (PS), lorsqu'un homme de 25 ans a été tué de plusieurs rafales de fusil d'assaut. Son assassin n'a pas été arrêté.

Le premier avait eu lieu dans la nuit du 14 au 15 janvier dans une cité des quartiers nord de Marseille connue pour être un important centre de trafic de stupéfiants, plus précisément à La Castellane, aux alentours de 10h15 quelques heures avant le passage du Monsieur Muscle de Matignon. Intruse en cette zone de non-droit, la police a été visée lors de l'intervention, mais c'est un "homme" de 25 ans qui avait été abattu à la kalach d'une balle dans la tête. Selon Bernard Cazeneuve, 7 kalachnikovs et plusieurs kilos de drogue auraient été retrouvés. 

"Nous avons été 'rafalés' à notre arrivée sur place", a déclaré Pierre-Marie Bourniquel, directeur départemental de la sécurité publique, qui était dans l'une des trois voitures prises pour cible et "clairement identifiées comme étant des voitures de police", précisant que personne n'a été blessé. Malgré la présence de Superman sur place, et l'entrée  dans la cité des hommes du GIPN  à bord d'un véhicule blindé vers midi, le/les tueur(s) courent toujours. Henri Jibrayel, député PS de Marseille, a vivement réagi après les tirs de kalachnikov, dénonçant "un état de non-droit à la Castellane" à Marseille où se dresse le Conseil général socialiste.
VOIR et ENTENDRE une habitante confier son ras-le-bol de la violence, mais sa colère contre l'inaction du pouvoir a été coupée, ce qui s'appelle "auto-censure":

Saisie de l'enquête, la PJ de Marseille devrait faire d'autant plus diligence que la zone aéroportuaire est d'autant plus surveillée que le pays reste placé en alerte maximale Vigipirate attentats...
VOIR et ENTENDRE la sénatrice Samia Ghali (PS) confirmer que la population vit "la peur au ventre": 

Pour information, des coups de feu ont également éclaté ce lundi après-midi dans le quartier de Beaulieu, à Poitiers, PS (Vienne), et trois personnes ont été blessées, dont une grièvement, rapportent plusieurs médias locaux.

Il n'est pas certain que Manu vienne se montrer à Marseille ou à Poitiers pour sa campagne des Départementales, mais le maire PS d'Istres, François Bernardini, est prêt à tout pour le recevoir...