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mardi 5 janvier 2016

Mantes-la-Jolie : un collectif (turc) réclame des horaires de piscine excluant les hommes

Dernières exigences musulmanes:  la privatisation de la piscine pour les femmes et la présence exclusive de " personnel féminin"

Certaines habitantes de Mantes-la-Jolie ont sur la piscine une culture d'ailleurs
Le collectif "Les femmes résidentes de la Camy" a lancé il y a une semaine une pétition qui perturbe dans cette commune des Yvelines, révèle Le Parisien. Les signataires souhaitent que le Centre aquatique de la ville mette en place des créneaux horaires exclusivement réservés aux femmes, aux heures d'ouverture aux scolaires,  afin que ces dames puissent  "régulièrement" pratiquer la natation entre elles.
Une tenue qui n'est pas moulante 
tant qu'elle est sèche:
mais est-elle adaptée à la natation?
Selon le mari -inquiet de la concurrence- à l'initiative de cette pétition, les "femmes sont actuellement exclues de la piscine et donc privées du bien être que cela pourrait leur procurer". Une information démentie catégoriquement par l'accueil du complexe aquatique. 

Le membre masculin qui craint pour ces "femmes résidentes de la Camy" (pour 'communauté d’agglomération de Mantes-en-Yvelines') va plus loin et réclame "du personnel féminin" durant les plages horaires réservées aux femmes.

Pudibonderie archaïque ou repli communautariste religieux ?

L'homme, qui se dit confiant en sa virilité, plaide la cause de la pudeur. 
Des piscines suédoises ont introduit 

des horaires différents selon le sexe
"Même si la communauté arabo-musulmane est très majoritaire parmi les signataires, ce n'est pas du communautarisme. Nous vivons dans un territoire où cette communauté est très présente: on n'y peut rien", se défend-il auprès du Parisien. D'après ce gardien de la vertu des femmes, le complexe aquatique "ne profite pas aux femmes qui ont fait le choix de la pudeur, et ce quelles que soient leurs origines, leurs convictions, ou leur appartenance sociale, pourtant ces femmes sont nombreuses," assure le tartufe. 
Et d'ajouter à l'adresse des maris et des grands frères inconscients: "tout le monde aurait à y gagner finalement; il suffit juste de faire des efforts et de traiter les citoyens au même égard". 
Et de conclure en faisant la leçon aux mécréants: "La pudeur n'a pas de religion et est un droit légitime qui ne devrait même pas se discuter."

La république laïque devra-t-elle construire des piscines pour femmes ?
Une nageuse iranienne qui avait battu un record
en mer Caspienne a vu sa performance invalidée
à cause de sa tenue que les autorités ont jugée
inappropriée: non conforme à la charia.
Six jours après son lancement, la pétition électronique a récolté plus de 1000 soutiens. Les signataires sont nombreux et nombreuses à commenter cette initiative d'exclusion des hommes considérés comme des porcs. "Je signe parce que sa (sic) serait une avancée pour les sœurs, et que c'est tellement bien de pouvoir accéder à des choses 'banales' ", écrit une internaute. "Je signe parce que j'aime beaucoup la natation mais le fait que cela soit mixte m'empêche de pratiquer ce sport que j'apprécie tout particulièrement depuis petite", commente une seconde. "Depuis des années je souhaite bénéficier d'un créneau réservé aux femmes à la piscine, car je suis voilée et qu'actuellement toutes les femmes voilées s'en retrouve privées", explique une autre.

Conséquence: murer les baies vitrées des piscines ?

Les parcs aquatiques n'en peuvent plus des diktats intégristes,
mais CenterParcs dit oui aux burkinis en Normandie. 

"Il n'y a aucune raison objective qu'on accepte. La piscine a toujours bien fonctionné ainsi et on ne compte pas changer le mode d'accueil", a indiqué Paul Martinez (UDI), président de la Communauté d'Agglomération de Mantes en Yvelines.


La revendication d'horaires de piscine réservés aux femmes est récurrente dans le débat public.
Dans diverses villes de France, des expérimentations ont été menées en ce sens. 



  • Ce fut le cas en 2008 à La Verpillière, en Isère, où le maire avait pendant deux heures privatisé la piscine pour les femmes sous la surveillance de maîtresses-nageuses certifiées du genre féminin. Suite à l'indignation de la population, le maire avait rapidement dû faire marche arrière. 



  • Martine Aubry (PS) s'était prêtée à cette mascarade.

  • VOIR et ENTENDRE ce qu'est la laïcité dans la pratique socialiste à Lille:
    Lien PaSiDupes: Aubry affiche sa communauté de vues avec Tariq Ramadan

    Au départ, des cours d'aquagym, réservés à des femmes atteintes d'obésité, avaient servi de prétexte à la mise en place de ces plages horaires. L’histoire commence à la fin des années 90, sous Pierre Mauroy, le prédécesseur de Martine Aubry à la mairie. Denise Cacheux, ancienne députée socialiste et présidente d'un centre social lui demande de réserver un créneau spécifique d'un programme pour des obèses. "Elles n’avaient pas de sous (sic). J’ai négocié avec Pierre Mauroy un créneau d’une heure d’aquagym pour ces femmes obèses qui n’avaient pas envie qu’on voie leurs débordements de maillots", explique Cacheux à Libération qui pencha du côté socialiste en titre, mais nuança plus bas, dans le corps de l'article: une vieille ruse. 
    Puis, des maris du quartier d'origine maghrébine sont montées au créneau et des musulmanes sont venues s'y inscrire, une cinquantaine au total. "Des femmes du cours d’alphabétisation portant le foulard", précise la députée au quotidien, suggérant qu'elles étaient incitées par leur centre social. Elles ont demandé à occulter les hublots, "parce que des gamins du quartier venaient ricaner". Elles ont aussi obtenu qu'il n'y ait que des femmes maîtresses-nageuses, explique le journal.
    "Une autre revendication sera prise en compte: que les cours d'aquagym soient impérativement assurés par une femme". "C'était pour que les maris acceptent qu'elles puissent venir, sinon elles seraient restées chez elles", confessa Denise Cacheux qui refusa cependant de voir là une entorse à la laïcité. "Qui veut la fin, met les moyens", lâcha-t-elle", écrit L'Express.
    Cachez ces parties honteuses 
    que les femmes ne sauraient voir...
    En juillet 2003, lorsque Aubry arrive à la mairie, elle poursuit ce programme. Si Aubry nie aujourd'hui toute entorse à la laïcité, à l'époque, elle répond: "Faisons un petit détour [de nos principes républicains] pour que ces femmes gagnent et acquièrent leur émancipation", cite Libération. Un élément qui permet de nuancer, donc, ce qu'affirme le journal dans son sous-titre : lien PaSiDupes


  • En 2015, une initiative similaire, lancée par une association musulmane en Belgique, a suscité de vives réactions jusqu'au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais on n'était déjà plus en France.

  • Vingt années plus tard, la communauté musulmane a repris le harcèlement de la communauté d'agglomération.
    D'accord pour imposer la charia en France par la petite porte du grand bassin ?

    dimanche 25 octobre 2015

    Politique socialiste de la ville: trois trafiquants, dont deux mineurs de 15 ans, tués par balles à Marseille

    Prévention, renforcement des effectifs policiers et subventions d'Etat: tout ça pour quoi ?

    Trois délinquants, un homme de 24 ans et deux mineurs de 15 ans, ont été mitraillés à mort dans la nuit de samedi à dimanche

    Descente en force de Valls, Cazeneuve et Vallaud-Belkacem à Marseille 
    En février 2015, Valls a promis à des élèves de "tout faire" pour "casser les ghettos" en France, sans quoi "on sent bien que tout va exploser".
    L'économie souterraine a encore tué à Marseille, dans le cadre probable d'un règlement de comptes lié à un trafic de stupéfiants. 
    A 2h30 du matin, les mineurs ont été abattus par des rafales d'armes automatiques  de calibre 9 mm devant un immeuble de la cité les Lauriers, dans le 13e arrondissement situé dans les quartiers nord de la ville, par une équipe de trois ou quatre personnes qui ont pris la fuite en voiture, a précisé le préfet de police, Laurent Nunez, un homme de confiance de Manuel Valls. Les trois individus étaient connus des services de police pour des faits de vols à main armée ou trafic de stupéfiants.
    Les enquêteurs font un lien avec deux véhicules retrouvés brûlés dimanche matin à Gardanne, entre Marseille et Aix-en-Provence, a ajouté le préfet de police.

    La Cité des Lauriers reste le lieu d'un important trafic de stupéfiants soi-disant démantelé en mai et dont certains trafiquants ont été écroués depuis. "On peut penser que le réglement de compte est sans doute lié à une tentative de reprise du trafic", a prétendu Laurent Nunez.
    "Aucun élément ne laisse penser qu'il s'agit de dommages collatéraux, aucun qu'ils ne soient pas impliqués dans ce trafic", a-t-il insisté à propos des deux adolescents de 15 ans, soulignant que les jeunes jouent souvent un rôle de guetteur protégé par la loi.

    Malgré les rodomontades de Manuel Valls, les règlements de compte ont fait 11 mots à Marseille depuis le début de l'année, 16 dans le département des Bouches-du-Rhône, soit le même bilan que l'année dernière à la même époque.

    Devant la presse, le préfet a rappelé que dix réseaux de trafics de stupéfiants avaient été démantelés depuis janvier à Marseille, aboutissant à 132 placements en détention et à la saisie d'une tonne et demie de cannabis et 39 kg de cocaïne.

    Les saisies d'avoirs criminels sont en augmentation de 50% selon le préfet, à hauteur de six millions d'euros contre quatre millions en 2014.

    Fiasco de la politique de la ville du gouvernement socialiste

    Le préfet Nunez devait être la botte secrète du dispositif mis en place par Manuel Valls.
    Laurent Nunez était directeur de cabinet du préfet de police de Paris quand le premier ministre l'a dégainé pour le nommer préfet de police des Bouches-du-Rhône, en mars 2015, en conseil des ministre. L. Nunez, qui a déjà le rang de préfet, remplace Jean-Paul Bonnetain.
    Né en 1964, le préfet Nunez est un ancien inspecteur des impôts passé par l'ENA (1997-1999) et la promotion Cyrano de Bergerac. Il occupait jusque-là la fonction de directeur de cabinet du préfet de police de Paris, après avoir été sous-préfet, puis sous-préfet hors classe, directeur de cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis. Laurent Nunez était devenu le deuxième préfet de police des Bouches-du-Rhône de plein exercice.

    Des tirs d'arme lourde lors de la visite du Premier ministre Manuel Valls. 
    Sur les hauteurs de Marseille, les trafics de stupéfiants se déroulent au vu et au su de tous
    Le labyrinthe de La Castellane, voulu par G. Deferre, maire PS des années 70,
    est le quartier natal de Zinédine Zidane
    et les règlements de comptes entre cités se multiplient dans les quartiers nord, notamment à la Castellane et ses 7.000 habitants répartis sur une dizaine de bâtiments, une zone de non-droit dans laquelle la police hésite à pénétrer et que les Marseillais appellent "la cité interdite".

    Député PS
     de la VIIe circonscription voisine - longtemps acquise à Guy Lhermier (PCF) et à la suite de la sulfureuse Sylvie Andrieux, condamnée pour "détournement de fonds publics" du Conseil régional présidé par Michel Vauzelle (PS) -Henri Jibrayel s'insurge contre la mainmise des dealers sur le quartier du 13e arrondissement - sur une circonscription qui a cherché une solution en votant Stéphane Ravier (FN, VIIe secteur) et que dénigre sa voisine du VIIIe secteur ,  Samia Ghali, pourtant conseillère régionale PS. "Ils sont dans des prés carrés qu'ils veulent protéger. C'est leur territoire et ça, c'est inadmissible. [...] Si la police veut s'installer dans la cité, elle est la bienvenue", déclare Jibrayel, bras ballants face à la caméra de France 2.

    Dans cette cité enclavée l'économie souterraine de la drogue est florissante. On compte jusqu'à 3.000 clients quotidiens et la recette journalière est estimée à plusieurs dizaines de milliers d'euros. La tour K, qui tient lieu de porte d'entrée de la Castellane, concentre l'essentiel des deals et des guetteurs de moins de 16 ans, puisque le code pénal les protège. Un projet de rénovation prévoit sa destruction et qu'une avenue la traverse pour couper la cité en deux.
    Pour la sénatrice PS Samia Ghali, le drame humain est terrible. "Il y a des familles en souffrance parce qu'elles veulent en partir, de ces cités [...]. J'avais dit qu'elles étaient des prisons à ciel ouvert. Aujourd'hui, vous en avez la preuve", commentait-elle.
    "Nous avons été rafalés." Lors de sa conférence de presse, Brice Robin, le procureur de la République avait raconté que les forces de l'ordre avaient évité un affrontement entre deux bandes rivales en lutte pour un point de revente de stupéfiants particulièrement rémunérateur dans ce quartier de Marseille. L'enquête n'avait pas permis l'arrestation de plus de huit individus. Deux hommes considérés comme responsables d'un réseau de trafic de drogue avaient été interpellés en région parisienne.
    Le jour de son passage en grand appareil à Marseille, Manuel Valls, accompagné du ministricule de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de celle de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem (un visite dominée par les thèmes de l’éducation et... de la sécurité...), le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-Marie Bourniquel, et plusieurs fonctionnaires de police s'étaient rendus au pied d'une tour de La Castellane par deux accès différents, sur simple appel d'un riverain. Ils  étaient tombés dans un guet-apens d'individus cagoulés et équipés d'armes de guerre et avaient essuyé des tirs de kalachnikov.

    Riposte aux violences du premier ministre?
    Face à la multiplication des morts violentes et faisant fi de la politique de prévention prônée par le PS quand il était dans l'opposition, quelque 200 policiers ont été envoyés en renfort à Marseille fin 2012, ainsi que trois unités de forces mobiles.
    En amont de sa visite, Valls avait décidé la conversion du poste de préfet délégué pour la sécurité et la défense en... préfet de plein exercice ! 
    Et dans un entretien avec La Provence, le Premier ministre n'avait pas craint les contre-vérités, se réjouissant d’un "recul significatif de la délinquance", rapportait Libération - de l'ordre du recul significatif du chômage - et il citait une baisse des vols à main armée de 30% en deux ans, une diminution des violences physiques contre les personnes de 20%, et des saisies records de stupéfiants et d’armes. Les tirs qui ont salué sa venue risquent de démolir ce tableau de chiffres bidouillés.

    Jean-Paul Bonnetain
    , nommé préfet de l'Isère, tristement célèbre depuis les émeutes de gens du voyage à Moirans.
     

    Scène de guérilla urbaine à Moirans, Isère


    Son prédécesseur, Jean-Paul
    Bonnetain, a été le promoteur de la méthode dite "approche globale", qui combine une opération policière massive et prolongée dans les cités sensibles, suivie d'interventions à caractère social (éducation, insertion, amélioration du cadre de vie...). Ce super-préfet a notamment hérité de la gestion de deux zones de sécurité prioritaires (ZSP), l'une, la ZSP nord, composée des arrondissements des quartiers nord de Marseille et de territoires jouxtant la ville au Nord, et l'autre dite ZSP Sud composée de 3 arrondissements du sud de la ville.

    Les trois voyous qui se sont tués sur la route à bord d'une grosse cylindrée volée étaient liés à la communauté des gens du voyage.
    La demande de permission de sortie sous escorte déposée par le détenu auprès du juge d'application des peines dont dépend la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône où l'homme a été transféré, a été refusée, un refus qui a provoqué la colère de la communauté, car cette permission d'une heure pour assister aux funérailles d'un proche parent est généralement automatique. Or, ce détenu, jugé dangereux, avait un casier trop lourd. 
    Le bilan est de 35 voitures brûlées et 125 trains arrêtés.

    Et qui peut nommer la ministre de Hollande, chargée de la politique de la Ville ? 
    Myriam El Khomri, vous connaissez ? C'est une protégée de Claude Bartolone, une lumière de la Ville (1998-2002) au gouvernement de Lionel Jospin.

    mercredi 21 octobre 2015

    Isère: la colère des gens du voyage fait sortir Taubira de sa réserve

    Le gouvernement Valls trahit sa peur

    Menaces sur l'Etat de droit 



    Voies SNCF coupées, voitures en feu, saccages... Moirans a été le théâtre de violents incidents ce mardi. Un refus de permission de sortie pour assister aux obsèques d'un proche, mercredi, a provoqué une riposte par la violence. Une mutinerie a également éclaté dans une prison à 100 km de là.
    Les forces de l'ordre déployées ont mis plusieurs heures pour rétablir un calme apparent à Moirans,après ces violents incidents du mardi 20. Les gens du voyage sédentarisés dans cette ville de l'Isère, où se côtoient également les communautés maghrébine et turque, ont provoqué de très violents incidents dans l'après-midi et jusqu'en début de soirée. 

    Ils demandaient la sortie de prison de deux d'entre eux qui est le frère du défunt, tué, samedi, dans un accident de la route après un cambriolage.
    Leur BMW, qui aurait été dérobé, a quitté la chaussée avant de percuter un arbreTrois hommes, dont certains étaient cagoulés et gantés, se sont tués dans l'accident de la route dans la nuit de vendredi à samedi à Saint-Joseph-de-Rivière en Isère, a révélé le Parquet de Grenoble. Un quatrième occupant est grièvement blessé, indique le quotidien Le Dauphiné Libéré.   
    Des outils pouvant servir à commettre des cambriolages ont par ailleurs été découverts dans le véhicule. 
    Pour l'heure, le Parquet de Grenoble n'est pas en mesure de dire si les victimes étaient déjà connues des services de police.
    Qu'ils aillent au travail ou à Pôle emploi,
    ce sera à pied...

    Le refus du juge d'application des peines (JAP) a embrasé la communauté
    Les représentants des gens du voyage n'ont pas obtenu l'autorisation classique d'une heure des détenus d'assister aux obsèques. "La justice semble refuser d'accéder à leur demande", selon la mairie de cette petite ville. Le Parquet a d'ailleurs confirmé que le juge n'entend pas revenir sur sa décision.

    Peu après 16 heures, un groupe d'une trentaine de personnes a neutralisé la circulation sur la route départementale 1085, en mettant le feu à plusieurs véhicules. "Ils ont brûlé des palettes et des carcasses de voitures sur la chaussée", selon la préfecture qui a dû mettre en place des déviations pour rejoindre les axes vers Lyon et Grenoble. Le trafic était "en cours de rétablissement" dans la soirée.

    Une centaine de personnes armées de barres de fer ont également bloqué la gare de Moirans, saccagé le restaurant attenant et brûlé des voitures sur les voies SNCF, provoquant des retards importants et l'interruption de la circulation des trains sur les axes Grenoble-Lyon et Grenoble-Valence, a confirmé la SNCF. 218 passagers devaient être évacués, a précisé la préfecture de l'Isère.

    Sur BFM TV, la mère du détenu a expliqué qu'elle a tout fait pour lui obtenir une permission de sortie, depuis le décès de son second fils. "Je n'ai pas demandé que mon fils sorte comme ça. J'ai demandé qu'il sorte avec une escorte, même avec des boulets aux pieds s'il fallait, des menottes aux mains", raconte Adèle Vinterstein qui réfute les violences. Seules "des voitures ont été cassées, qui étaient déjà cassées, et des pneus. Il n'y a pas eu de blessés", soutient-elle. "Le but n'était pas d'en arriver là [...], mais c'était la seule solution pour qu'on m'entende", avoue-t-elle néanmoins.

    Le gouvernement ne s'est montré que sur Twitter 
    En langue de bois, les services du premier ministre Manuel Valls ont dénoncé des "violences inadmissibles". "Une seule réponse: la fermeté et le rétablissement de l'ordre républicain." 
    "De tels comportements n'ont pas leur place dans la République," a condamné de son côté le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a donné la consigne au préfet de l'Isère de "diriger les opérations avec fermeté". 

    C'est en revanche sur France 2 que la garde des Sceaux, Christiane Taubira, a jugé mercredi
    "intolérables" les saccages à Moirans (Isère) et la mutinerie à la prison d'Aiton (Savoie) et "insupportable" que l'on use de violences "pour contester une décision de justice". 
    Nous saurons à midi si le procureur juge également les faits aussi  "intolérables et insupportables" ou s'il donne droit - sous la pression - à la violence communautaire... Interrogée sur le fond de la demande des détenus -dans l'attente de cette nouvelle décision de justice, la garde des Sceaux n'a pas souhaité se prononcer. "Je n'ai pas à y être favorable ou pas, c'est le juge qui décide à partir des éléments, des pièces qui sont à sa disposition. Il y a un appel qui a été interjeté et la décision sera prise en toute indépendance et hors de toute pression", a-t-elle soutenu.
    "Nous sommes dans une démocratie et il n'y a pas de vie possible dans une démocratie quand une décision de justice est contestée dans la violence. On est dans un Etat de droit, quand on n'admet pas une décision de justice, on saisit la justice", a fait valoir la ministre de Hollande.
    Dans un communiqué, la garde des Sceaux a également jugé "intolérable" que l'on mette en cause "de façon inacceptable l'indépendance et la sérénité avec lesquelles les décisions de justice doivent être rendues".

    Cent vingt policiers et gendarmes et cent sapeurs-pompiers ont été mobilisés.
    Finalement, "à 20 heures", la situation était "sous contrôle" mais non réglée, d'après la préfecture qui a précisé qu'il n'y a eu "aucun blessé" et que les incendies ont été "éteints par les sapeurs-pompiers." Un dispositif de sécurité devait toutefois être maintenu pour la nuit, d'après le ministre de l'Intérieur.

    Mutinerie au centre de détention d'Aiton

    Au même moment, une mutinerie a éclaté dans la prison d'Aiton en Savoie, à 100 kilomètres de là. "Cela a commencé vers 17h-17h30: une vingtaine de détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules pour exprimer leur solidarité avec deux détenus -un frère et un cousin de la personne décédée - à qui on avait refusé une permission de sortie pour des funérailles", selon l'administration pénitentiaire. Ils ont mis le feu à leur coursive et détruit les serrures de leurs cellules, selon un syndicaliste.

    Vers 19 heures, une équipe régionale d'intervention et de sécurité (Eris), venue de Lyon, est arrivée sur place. Les tensions sont alors rapidement retombées selon l'administration pénitentiaire. "Les détenus les plus impliqués seront transférés dans d'autres établissements", a annoncé le procureur d'Albertville, Jean-Pascal Violet.

    L'avocat du  membre de la communauté des gens du voyage en détention qui a déclenché la mutinerie a déposé une nouvelle permission de sortir "sous escorte", a indiqué le procureur d'Albertville. Le juge d'application des peines l'"examinera au plus tôt", a ajouté le procureur, lors d'une conférence de presse improvisée devant la prison.

    Cette explosion de violence rappelle ce qui s'est passé en août dernier dans la Somme. Un groupe de gens du voyage avait bloqué l'autoroute A1 au péage de Roye pour faire pression sur la justice et obtenir que le fils d'une victime d'une fusillade qui avait fait quatre morts dans un camp soit libéré pour assister aux funérailles de son père abattu dans la fusillade de Roye.
    Difficile de dire que la communauté des gens du voyage est intégrée, vit dans le respect des lois de la République et des comportements normaux. Ou alors, le reste des Français est anormal.

    lundi 28 septembre 2015

    Isère, département criminogène: encore un mort par balles près de Grenoble

    Taubira: plus ils sont de morts, moins les prisons sont encombrées ?

    La victime était 
    connue des services de police

    L'homme était connu des services de police pour association de malfaiteurs et avait lui même été mis en cause dans des règlements de compte entre malfaiteurs. Son frère avait été tué lors d'un règlement de comptes en 2007, selon la même source. La police judiciaire était présente sur les lieux du crime lundi matin.

    Agé de 29 ans, le repris de justice était en liberté quand il a été tué par balles lundi matin à Saint-Martin-d'Hères
    Au printemps 2012, des jeunes d’un quartier 
    de St-Martin d’Hères sont au centre d'une enquête 
    sociologique sur leur... imaginaire 
    commune communiste (depuis 1945) de 38.000 habitants, limitrophe de Grenoble, ville écolo où, depuis plusieurs mois, s'amoncellent les victimes de mort violente comme pesticide sur la salade. Cette riante agglomération de Grenoble possède deux mosquées, outre une grande mosquée en construction (ci-dessous), compte tenu de la forte communauté musulmane.
    Le Dauphiné Libéré précise que la victime a été tuée en pleine rue, au volant de sa voiture, alors qu'elle se rendait vraisemblablement à sa salle de sports.
    Les mosquées en France sont près de 3.000, un nombre croissant 
    qui s’explique par une pratique de plus en plus élevée chez la jeune génération

    Une ville agitée d'affrontements inter-communautaires

    Le 11 septembre dernier à Saint-Martin-d’Hères, des Rom ont été délogés par des riverains hostiles. 
    Des habitants d'un quartier de Saint-Martin-d'Hères ont forcé une famille rom à quitter, sous les cris et les insultes, la maison inoccupée qu'ils squattaient depuis trois jours. Cette famille avait été évacuée fin juillet du bidonville d'Esmonin, à Grenoble, où elle vivait avec 300 autres personnes. La famille est installée depuis plusieurs années dans la région, où les enfants sont scolarisés.

    La scène s'est déroulée vendredi 11 septembre.
    Si les altercations entre Rom et riverains ne sont pas inhabituelles, notamment lors d'évacuations de campements, cette expulsion s'est déroulée dans une atmosphère particulièrement tendue et en dehors de tout cadre légal. La présence d'une caméra ne calme pas la colère de la foule.

    A l'appel du propriétaire du bâtiment squatté, quelques dizaines de personnes se sont réunies devant la maison,
    avenue Romain-Rolland. Elles secouent le portail, lèvent les poings, hurlent – "on veut rentrer !" Certains tentent de s'opposer à la foule mais le dialogue est impossible. Les insultes fusent.

    Quinze jours plus tard, une rafale de balles
    Une dizaine de coups de feu aurait été tirée. L'homme a été atteint par trois (voire quatre) projectiles et est mort sur le coup, son véhicule Scénic continuant à reculer sur quelques mètres. Selon Le Dauphiné, huit balles auraient été tirées lors de ce règlement de comptes.
    Cette affaire, qui n'est pas liée aux règlements de comptes enregistrés ces dernières semaines dans l'agglomération de Grenoble, mais plutôt à la guerre des gangs qui avait ensanglanté le milieu grenoblois en 2007, notamment.

    Toni Musulin
     a fait la 'renommée' de la ville

    Ce convoyeur de fonds d'origine yougoslave avait effectué un chargement à la Banque de France au cours de sa tournée, avant de disparaître dans la nature, laissant ses deux collègues convoyeurs sur place. Il avait détourné 11,6 millions d'euros à Lyon. Des internautes lui consacrèrent une dizaine de sites internet et de groupes Facebook en le présentant comme un 'héros', face aux banques qu'ils jugeaient responsables de la crise financière: on est en 2009. L'affaire a inspiré un téléfilm...

    Il n'est pas exclu que le maire communiste de la commune accueille des migrants syriens.

    mardi 30 juin 2015

    Conviction du procureur que l'attentat en Isère est bien un acte terroriste

    Le procureur de Paris a annoncé la présentation mardi de Yassin Salhi à un juge antiterroriste 

    L'assassin réfute toute dimension religieuse, mais la décapitation de son patron et l'attaque d'un site gazier seraient bien de nature djihadiste.

    Le Parquet requiert sa mise en examen notamment pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste et sans surprise, son placement en détention provisoire, a indiqué mardi le procureur de la République de Paris, François Molins, lors d'une conférence de presse.
    A l'inverse d'un Mohamed Merah et plus récemment des frères Kouachi ou d'Amédy Coulibaly, qui avaient proclamé avant leur mort leur affiliation à l'islamisme le plus radical, Yassin Salhi, un chauffeur-livreur français de 35 ans, a contesté en garde à vue toute motivation religieuse. Mais la justice considère que le patron de son entreprise de transport, Hervé Cornara, qu'il a avoué avoir tué, est bien une nouvelle victime du terrorisme islamiste, six mois après les attentats de Paris et deux mois après l'assassinat d'Aurélie Chatelain dans un parking de Villejuif.
    L'attentat, dans ses caractéristiques, "correspond très exactement aux mots d'ordre de Daesh" (ou Daesh), l'autre nom de l'EI, a ainsi estimé le procureur, notamment par la volonté de Salhi de "donner à son acte une publicité maximale".
    Le symbolisme macabre dont le crime du 26 juin a été entouré rappelle les mises en scène de l'organisation du groupe Etat islamique (EI) dans les zones de djihad en Irak et en Syrie. Après avoir été assommé d'un coup de cric, puis étranglé d'une main par Salhi, Hervé Cornara a été décapité à l'aide d'un couteau doté d'une lame de 20 cm.
    Les actes et les mensonges qui trahissent Yassin Salhi
    Exhibée à un grillage de l'usine de gaz industriels de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), où Salhi se rendait régulièrement pour le compte de sa société de transport et qu'il a tenté de faire sauter, la tête était encadrée de deux drapeaux frappés de la chehada, la profession de foi musulmane. L'autopsie n'a pas encore permis d'établir avec certitude si la décapitation avait précédé ou suivi la mort de la victime. Des examens complémentaires sont en cours.
    Quand il a été maîtrisé par des pompiers, Salhi, connu depuis le milieu des années 2000 comme appartenant à la mouvance salafiste radicale, a crié "Allah akbar".
    Les enquêteurs ont également retrouvé dans son portable un selfie macabre avec la tête de sa victime, envoyé à un homme qu'il connaît depuis 2006, et qui combattrait dans les rangs de l'EI en Syrie, a ajouté le procureur.
    Salhi était d'ailleurs "visiblement régulièrement en relation" avec ce Français converti, Sébastien-Yunes V-Z., qui selon un "témoignage indirect" aurait "demandé l'autorisation à l'EI de diffuser ces clichés", selon des éléments de l'enquête relatés par F. Molins.
    Des actes prémédités
    "Tout son comportement démontre que dès la veille au soir il avait conçu son projet criminel terroriste", assure le procureur.
    Sur tous ces points, Salhi s'est montré peu disert lors de sa garde à vue, où il a jeté le trouble en démentant toute motivation religieuse. Faisant preuve d'une "mémoire sélective", selon François Molins, il dit ne pas se souvenir d'avoir mis en scène la tête de sa victime.
    Il attribue son geste à un différend professionnel avec M. Cornara, marqué notamment par une vive altercation survenue deux jours avant les faits. Il a également évoqué devant les enquêteurs des difficultés conjugales. Les survivants concernés nient ces affirmations.
    Des motivations sans doute "hybrides" chez Salhi.Selon une source proche du dossier, il pourrait connaître plusieurs des quelque 500 personnes parties de France et actuellement dans les zones de djihad.Mais les enquêteurs restent prudents sur cette connexion syrienne. L'épouse et la soeur de l'assassin présumé ont certes évoqué un séjour en Syrie en 2009 avec femme et enfants, bien avant les combats auxquels prennent part les djihadistes. Mais les policiers n'ont pour le moment pas trouvé trace de ce voyage, malgré la saisie du passport de l'individu.

    samedi 27 juin 2015

    Attentat terroriste de l'Isère: le pouvoir socialiste tente de faire illusion par un flot de déclarations

    Cazeneuve a beaucoup parlé, mais qu'a-t-il fait depuis janvier?...

    B. Cazeneuve a occupé le terrain en l'absence de Hollande et de Valls

    Bernard Cazeneuve s'est rendu à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, où une explosion a eu lieu vendredi 26 juin dans l’usine de produits chimiques Air Products. 
    Pour combler le vide laissé au sommet de l'Etat, le petit homme aura été omniprésent devant les media. Et prolixe, face aux micros et caméras en manque des grosses pointures de l'exécutif. Et, l'air naturellement grave, il s'est répandu en longues phrases d'autant plus verbeuses que les éléments étaient flous et d'où rien n'émergeait au final, sinon le mot 'abject'. 

    VOIR et ENTENDRE Bernard Cazeneuve aligner des phrases:


    Le drame s'est produit un site Seveso en période de plan Vigipirate renforcé, là où il ne devait pas avoir lieu ! D'où l'embarras général, d'autant que -malgré les attentats djihadistes de janvier à Paris et les promesses de sécurisation des cibles humaines et des lieux à risques, l'accès à ce site sensible n'était pas protégé: pour pénétrer, il suffisait de sonner... 

    Le petit homme tente d'occuper l'espace
    Des déclarations en abondance ont encore tenu lieu de décisions en attendant que le président de la République rentre de Bruxelles et le premier ministre de Colombie. Alors, ont été annoncées des réunions de crise, successivement en petit et en grand comité. Voire en conseil restreint et restreint élargi...
    Chargé de meubler le temps, le ministre de l'Intérieur a donc fourni les premières informations concernant les circonstances du nouvel attentat djihadiste par un terroriste français, suspect principal de la décapitation d'un homme en Isère, son patron.

    Bernard Cazeneuve a dressé le portrait d'un "homme", qu'on peut qualifier de terroriste, originaire de la banlieue lyonnaise, fiché en 2006 et sans casier judiciaire. Lassaad Ben Hassine, qui habite le même quartier que le suspect, à Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon, décrit le terroriste présumé comme "quelqu’un qui est en retrait, sympa, gentil à première vue, discret, qui n’a aucun signe ostentatoire. Il s’habille comme tout le monde, il sort jouer avec ses enfants".
    Comme à chaque fois en pareilles circonstances, les voisins de cet islamiste de Saint-Priest, près de Lyon, se disent stupéfaits et décrivent un homme normal, peu affable.
    VOIR et ENTENDRE les banalités généralistes de Cazeneuve qui assure au passage que ""depuis plusieurs mois [combien?], 300 personnes ont été arrêtées", sauf Yassin S. [Salhi], malgré les meurtriers attentats djihadistes de janvier à Paris et bien qu'il ait fait l'objet d'une "fiche S" de sécurité...

    VOIR et ENTENDRE Cazeneuve évoquer le "criminel" et en fournir l'identité, précisant qu'"il avait fait l'objet d'une fiche S en 2006 pour radicalisation":

    Mais le ministre de l'Intérieur a-t-il bien parlé ?

    Le terroriste était en fait fiché depuis 2004 à Pontarlier, puis Besançon.

    Le procureur de la République de Paris, François Molins, a fourni vendredi soir le déroulé de l'attentat de vendredi matin, à 9h28, dans cette usine Seveso en Isère, près de Lyon, jusqu'à l'arrestation de Yassin S., alors qu'il "ouvrait des bouteilles d'acétone". 

    La version officielle du déroulement des événements

    - "A 9h28, un véhicule utilitaire a pénétré sans attirer l'attention [sur le site Seveso], il avait l'habitude d'y venir pour des livraisons. Il a sonné, la porte lui a été ouverte, car il était connu des employés"
    - "Le véhicule a longé le mur jusqu'au bout de l'allée où il est sorti du champ des caméras entre 9h28 et 9h35". "A 9h35, on voit sur les caméras de l'usine que le fourgon a accéléré et s'est précipité vers un hangar dans lequel se trouvaient des bonbonnes".
    - "9h36, une explosion a retenti"
    - "A 9h41, les pompiers arrivent sur le site"
    - "A 10h, ils surprennent le suspect ouvrant des bouteilles d'acétone dans le hangar et l'appréhendent"
    - A un endroit non couvert par les caméras, le corps sans tête de la victime a été découvert devant le fourgon. A proximité de la victime, a été découvert un couteau. Plus loin sur un grillage, sa tête a été retrouvée entourée de deux drapeaux islamistes.
    Le procureur a ajouté qu'il n'y avait "aucune preuve d'un complice à l'intérieur du véhicule, l'homme semblait seul".

    Quant à la victime décapitée, elle était âgée de 54 ans.


    La décapitation, "une signature, une manière de marquer les esprits"
    Invité de BFMTV vendredi soir pour réagir à l’attentat djihadiste en Isère, Mohamed Sifaoui, spécialiste du terrorisme islamiste, a indiqué que "la notion de décapitation est consubstantielle à l’idéologie salafiste. C’est d’une certaine manière une signature. C’est aussi une façon de marquer les esprits, de frapper l’imaginaire collectif."


    François Molins a confirmé que Yassin S. travaillait comme chauffeur-livreur pour l'entreprise de la victime. Il a également confirmé que le suspect est "père de famille, marié depuis plus d'une dizaine d'années, père de 3 enfants". Fiché "S" entre 2006 et 2008, le terroriste avait à nouveau été repéré entre 2011 et 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste lyonnaise.
    VOIR et ENTENDRE la déclaration du procureur Molins:


    Quelques heures après s'être rendu en Isère sur les lieux de l'attentat, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve est venu sur le plateau du 20h de TF1 vendredi soir, livrer de nouveaux détails sur le suspect arrêté et évoquer le risque terroriste "extrêmement élevé".

    Le criminologue Alain Bauer a indiqué sur BFMTV que l’Occident doit faire face à un nouveau terrorisme,
    plus difficile à appréhender. "On est passé de l’hyper-terrorisme d’al-Qaïda de 2001 au terrorisme du pauvre, de proximité. C’est la guêpe qui attaque le lion. Elle est toute petite, le lion est énorme. Mais la guêpe peut rendre le lion fou."
    VOIR et ENTENDRE Alain Bauer affirmer qu'"on est passé au terrorisme de proximité":

    Le plan Vigipirate est porté en "alerte maximale" pendant trois jours en Rhône-Alpes, a annoncé le chef de l'Etat à l'issue d'un conseil restreint à l'Elysée.

    VOIR et ENTENDRE le cynique Alain Bauer confirmer que Vigipirate (ou le plan Seveso ?) n'est qu'un "outil de communication et de confiance" fait "pour rassurer la population":

    Selon le criminologue, "on assiste depuis le début de l’année dans tout l’Occident à des opérations menées par des individus isolés mais pas solitaires. Ils font ce qu’on leur dit de faire, où on leur dit de faire, et comme on leur dit de faire."

    Thibault de Montbrial,directeur général du Centre d'analyse du terrorisme, a réagi à l'attentat en Isère, dans une édition spéciale, présentée par Ruth Elkrief, sur BFMTV.
    VOIR et ENTENDRE  cet avocat au bareau de Paris:

    Anne Giudicelli, la directrice de Terrorisc, cabinet de conseil sur les risques politico-sécuritaires, a indiqué que "la décapitation fait débat dans la mouvance djihadiste. Est-ce que c’est halal ou pas? Daesh estime que c’est autorisé de faire des décapitations et même recherché Ce mode opératoire, de même que les véhicules piégés et les attentats suicides, se pratique dans des pays en guerre. La nouveauté, c’est que deux de ces modes opératoires ont été exportés sur le territoire" français, a expliqué Anne Giudicelli. Yassin Salhi, l’auteur présumé de l’attaque en Isère, aurait percuté des bouteilles de gaz avec une camionnette. 
    VOIR et ENTENDRE la spécialiste sur l'importation de la décapitation salafiste, le 26 juin 2015 


    Cazeneuve a multiplié les déclarations creuses pour donner à la population l'illusion d'une maîtrise de la situation.