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lundi 22 juin 2020

La France a encore rapatrié dix enfants d'islamistes français

Les enfants de djihadistes français combattants en Syrie seraient 28 en France 

Dix enfants de djihadistes français ont encore été pris en charge en France par les racistes français

Un soldat kurde garde le camp d'al-Hol en Syrie, le 6 février 2020.
L'armée française rapatrie des enfants de tueurs de ses soldats

Bien que nés sur le sol syrien pour la plupart, ils ont été recueillis dans la nuit de dimanche 21 à lundi 22 juin, en provenance de camps de rétention sous contrôle kurde en Syrie. Mais le ministère des affaires étrangères français ne précise pas si ils ont encore un parent biologique et de la famille en France. "La France a procédé ce jour au retour de dix jeunes enfants français mineurs [de 16 ans ?] , orphelins [d'un ou de deux parents ?] ou cas humanitaires, qui se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie", a-t-il fait savoir dans un communiqué. Les Français ne sauront donc pas si les mamans, épouses de combattants islamistes, sont du voyage retour dans le pays de Blancs, mécréants et racistes. 

Aucune précision n’a été donnée sur leur lieu d’arrivée en France, ni sur les circonstances dans lesquelles ils ont quitté la Syrie. 
"Ces enfants ont été remis aux autorités judiciaires françaises, font désormais l’objet d’un suivi médical particulier et d’une prise en charge par les services sociaux", a seulement précisé le Quai d’Orsay. Il va de soi que, malgré ce flou, les tests sanitaires ont été diligentés.

Depuis l’effondrement du groupe Etat islamique (EI) en mars 2019, la France a ramené vingt-huit enfants de Syrie : cinq en mars 2019, douze en juin 2019 et une fillette souffrant de malformation cardiaque en avril.

Paris a "remercié" l’administration semi-autonome kurde du nord-est de la Syrie pour sa "coopération" dans ce nouveau rapatriement prise en charee humanitaire, soulignant avoir agi "au regard de la situation de ces jeunes enfants particulièrement vulnérables et dans le cadre des autorisations données par les responsables locaux". 

Des enfants "marqués par la violence de leur histoire " la haine de leurs parents

« Collectif des Familles Unies »

Pour le 'Collectif des Familles unies', association qui regroupe des proches de ces enfants en France, si ces rapatriements sont "un immense soulagement", "tous les enfants français vivant dans les camps en Syrie sont des “cas humanitaires”. TOUS", a-t-il asséné par tweet, lundi matin. "Vingt-huit enfants français rapatriés de Syrie depuis mars 2019. Certains attendent encore DEPUIS PLUS DE DEUX ANS. Il faut à présent rapatrier l’ensemble des enfants avec leurs mères, comme le demandent l’ONU, l’Unicef, le CICR, le CNCDH…"

La peur de nourrir des déboulonneurs de statues et des égorgeurs de passants.
Leur avocate Marie Dosé, qui défend plusieurs familles, a l'impudeur de culpabiliser les familles de victimes et les anxieux. "Tous les enfants sont des cas humanitaires et leur intérêt supérieur à tous serait d’être rapatriés avec leurs mères", a insisté cette vertueuse, qui demande depuis des années leur retour, sans aucun respect de la compassion et de la générosité des accueillants qui financent ces opérations.

La France rechigne, accuse-t-elle, à ramener les quelque cent cinquante adultes, hommes et femmes, complices de l’EI et dont elle souhaite le jugement sur place, dans le respect des systèmes judiciaires des pays qui ont subi leurs exactions et leurs crimes. 
Les autorités kurdes déclarent détenir environ douze mille étrangers, quatre mille femmes et huit mille enfants, dans trois camps de déplacés du Nord-Est syrien, la grande majorité dans celui d’Al-Hol. Ils restent à venir.

Les Kurdes ont souvent appelé les pays concernés à rapatrier leurs ressortissants qui les ont trahis et combattus, affirmant ne pas être en mesure de les garder beaucoup plus longtemps. 
Nicole Belloubet s'affaire et les prisons françaises sont prêtes pour le retour des djihadistes retenus en Syrie. 
Elle avoue au moins 5.000 détenus libérés depuis le début du confinement. Ils "seraient de toute façon en fin de peine". Et  la ministre de la Justice de se justifier en assurant avoir exclu "les personnes qui avaient commis des violences conjugales, les personnes condamnées pour terrorisme et bien sûr les criminels".
Treize djihadistes françaises, dont Hayat Boumeddiene, la compagne de l’un des auteurs des attentats de janvier 2015 en France, se sont évadées des camps où elles étaient détenues, selon le Centre d’analyse du terrorisme (CAT).
La compagne d’Amedy Coulibaly, auteur de la prise d’otages meurtrière de l’Hyper Cacher de Vincennes en 2015, aurait été aperçue en train de s’enfuir d’un camp syrien. Des investigations ont été lancées. Révélation  seulement  en  mai dernier d'un fait datant d'octobre.
En 2019, cinq cent dix-sept personnes, dont trois cent soixante et onze enfants, sont mortes dans le camp d’Al-Hol, a estimé mi-janvier une responsable du Croissant-Rouge kurde dans le camp.
Dans certains cas, les statistiques existent et sont communiquées...

lundi 27 janvier 2020

Condamnés à mort en Irak, des islamistes français crient au scandale

Ils sont djihadistes étrangers, collabos de la rébellion islamiste locale, et dénoncent des "tortures" et des "humiliations"

Depuis leur condamnation à mort en Irak en mai et juin dernier,
 onze Français dénoncent les conditions de détention qu’ils disent subir.
Bagdad, 2018



Quand la radio publique franceinfo sort de plusieurs mois de grève en pointillé, c'est pour se faire l'écho d'une lettre que les combattants islamistes venus de France en Irak ont fait parvenir à leurs proches. Deux de ces collabos de Daesh, mouvement insurrectionnel et terroriste d'idéologie totalitaire, salafiste et djihadiste, se rappellent au bon souvenir de la France. Comme eux, ils seraient 1.700 Français qui ont choisi de combattre avec l'Etat islamique, classé organisation terroriste par de nombreux Etats et est accusé par les Nations unies, la Ligue arabe, les Etats-Unis et l'Union européenne d'être responsable de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, de nettoyage ethnique et de génocide.

Soutien des familles françaises d'enfants prisonniers dans les camps de Roj et Al-Hol, en Syrie aussi bien, le collectif Familles unies - Association loi 1901 laïque & républicaine pour la défense des droits fondamentaux - soutient ces allégations dans un communiqué le 23 janvier. "Dans un courrier parvenu à leurs familles, des prisonniers parlent de 'tortures et d'humiliations', de 'menaces incessantes', rendez-vous compte, de la part de certains gardiens", relaie le site à propos de combattants qui, pour sauver leur peau, brandissent le malheur d'enfants embarqués de force dans leur galère ou conçus pour servir les tortionnaires et tueurs de l'Etat islamique.

Les prisonniers anonymes évoquent leurs conditions de détention dans la prison d’Al-Rosafa à Bagdad, des accusations récurrentes, relayées par Le Monde et le JDD notamment, depuis dix ans : "Nous sommes confrontés aux menaces incessantes, verbales et physiques des miliciens qui travaillent dans cette prison ", déplorent ces djihadistes français pris au piège de leur idéologie. 
Et d’ajouter : "Certains d’entre nous [accusation floue] se sont fait torturer et humilier, la pression est tellement forte qu’il y en a parmi nous qui se sont isolés et se sont mis à parler tout seul"... Des allégations assorties de commentaires comme "la mort leur est préférable au calvaire actuel."

Et, pourquoi pas, ils interpellent la France !





Rappel des tueries commises par Daesh en France
Le 9 janvier 2015, la prise d'otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes est menée par Amedy Coulibaly, qui annonce avoir prêté allégeance à l'État islamique. L'attaque est coordonnée avec l'attentat contre Charlie Hebdo mené par les frères Kouachi qui agissent, quant à eux, au nom d'al-Qaïda.
Les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis sont les premiers en Occident directement planifiés, exécutés et revendiqués officiellement par l'État islamique.
D'autres attaques sont revendiquées : le double meurtre de fonctionnaires à Magnanville, le 13 juin 2016 ; l'attentat de Nice du 14 juillet 2016 ; l'attentat de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016,
l'attentat du 20 avril 2017
sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris, l'attentat de la gare de Marseille-Saint-Charles 
et les
attaques du 23 mars 2018 à Carcassonne et Trèbes dans lequel le lieutenant-colonel de gendarmerie Beltrame a donné sa vie.
Le groupe revendique aussi l'
attentat du 12 mai 2018 à Paris et l'attentat du 11 décembre 2018 à Strasbourg.
Une tentative d'attentat sur les Champs-Eysées le 19 juin 2017 à l'aide d'une voiture-bélier piégée est également revendiquée, c'était la première fois en France qu'une attaque ratée était revendiquée par l'EI.
D'autres ne sont pas revendiquées, mais leurs auteurs sont soupçonnés d'avoir voulu agir au nom de l'EI : l'affaire Sid Ahmed Ghlam en avril 2015, l'attentat de Saint-Quentin-Fallavier, le 26 juin 2015, l'attentat du train Thalys le 21 août 2015 et l'attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon, le 24 mai 2019.
Ils n'empêchent que les deux plaignants français n'hésitent pas à interpeller la France pour son... manque de considération. C'est l'effet français de la repentance coloniale entretenue à des fins politiques par les multiculturalistes.  "La France ne nous veut pas et l’Irak a reçu l’ordre de nous assassiner dès que l’occasion se présentera", gémissent ces guerriers, précisant que la France leur avait fait savoir qu’elle ne pouvait rien pour eux. Ils demandent dès lors à "être transférés d’urgence" dans un endroit "sécurisé par les Américains", dévoile Libération.

Fodil Tahar Aouidate et Brahim Nejara, deux hommes de 33 ans, sont pourtant considérés comme des figures connues de l’Etat islamique et du djihad français. 
Dans plusieurs vidéos, ils sont apparus se félicitant notamment des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. L’un des deux est soupçonné d’avoir voulu organiser un attentat en France et l’autre d’avoir été à l’origine d’une filière de Français en Syrie et en Irak. 
Le collectif Familles unies presse pourtant le gouvernement "d'intervenir pour faire cesser toute forme de traitement inhumain et dégradant infligé aux prisonniers et pour que les peines de mort soient commuées."

En 1917, à la tribune de l'Assemblée, Georges Clémenceau répondit par avance à ces jérémiades : " Des demi-traîtres ? Donc six balles suffiront !"

 

lundi 9 décembre 2019

Erdogan retourne à Macron onze djihadistes français présumés

Effet boomerang des insultes de Macron ?

Fallait pas condamner l'attaque de l'allié turc sur des Kurdes et juger l'OTAN "en état de mort cérébrale"...


La majorité de ces djihadistes présumés sont des femmes, tempèrent les autorités françaises. Les féministes accepteront-elles que leur efficacité de combattantes soit ainsi méprisée par la France ? Quant aux terroristes islamistes en minorité, sont-ce des 'gonzesses'? En attendant de savoir, "Erdogan multiplie les chantages, ce n’est pas un allié", juge Nicolas Bay (RN) depuis cette expulsion lundi 9 décembre de ces djihadistes détenus sur le  territoire de la Turquie, membre de l'OTAN.
"L'expulsion des combattants terroristes étrangers se poursuit. Dans ce cadre, onze ressortissants français ont été renvoyés", a indiqué le ministère dans un communiqué.  

Six femmes pour cinq hommes, ça fait une différence ?
La décision d'expulser ces présumés terroristes islamistes avait été annoncée par un porte-parole du ministère turc de l'Intérieur, lorsque Ankara avait commencé à renvoyer vers leurs pays des ressortissants étrangers soupçonnés d'appartenir au groupe djihadiste Etat islamique (EI) et détenus en Turquie. Paris avait alors indiqué que ces Français promis à l'expulsion par la Turquie étaient "en majorité des femmes".


Certains de ces ennemis de la France sont en prison "depuis longtemps" et d'autres sont arrivées "plus récemment", avait précisé Paris, décidément spécialiste des nuances oiseuses. 
Elles brandissent des garanties : dans le cadre du "protocole Cazeneuve", ces Français qui ont combattu les forces occidentales seront tous interpellés et présentés à un juge à leur arrivée en France. Signé en 2014, cet accord de coopération policière entre Paris et Ankara permet que des djihadistes rentrant de Syrie via la Turquie puissent être retournés à l'envoyeur et incarcérés - ou placés en garde à vue - à leur arrivée sur le territoire national. Et après ? 

Nunes avoue 250 individus concernés par le "protocole Cazeneuve"

Longtemps soupçonnée de laisser les djihadistes traverser sa frontière pour rejoindre la Syrie après le début du conflit qui déchire ce pays depuis 2011, la Turquie, a rejoint la coalition anti-djihadiste en 2015, après avoir été frappée par plusieurs attentats commis par l'EI.

Mais, ces dernières semaines, Erdogan est accusé de laxisme face aux  éléments dispersés de l'EI. Il a en effet lancé, le 9 octobre, une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), fer de lance du combat contre l'organisation djihadiste, manifestant ainsi, selon les Occidentaux, sa connivence avec les islamistes.

dimanche 26 mai 2019

Trois Français condamnés à mort en Irak pour avoir combattu avec les islamistes de l'EI

La justice irakienne ne banalise pas les exactions commises

Un verdict inédit pour ces recruteurs français

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Combien de tueurs parmi eux ?
Il s'agit de Léonard Lopez, Kévin Gonot et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde opposée à la loi islamique prônée par Daesh avant d'être transférés en Irak avec neuf autres Français en février, a indiqué un magistrat du tribunal de Bagdad qui les a jugés. La loi irakienne prévoit jusqu'à la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait combattu ou non.
Connus des services de renseignement pour avoir incité de nombreux jeunes à se radicaliser et à partir en Syrie, ces trois ressortissants sont les premiers Français à être visés par la peine capitale en Irak.

Trois Français ont déjà été reconnus coupables d'avoir choisi l'Etat islamique en Irak: Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans. Tous ont été condamnés à la perpétuité, équivalente à 20 ans de détention en Irak. La France refuse la peine de mort, mais l'Irak est un état de droit reconnu démocratique.

Qui sont ces cadres de Daesh condamnés ?

Leonard Lopez est sans doute le plus malfaisant des trois islamistes français condamnés ce dimanche
Au début des années 2000, il était l’un des membres les plus actifs du site djihadiste francophone, Ansar Al-Haqq. En juillet 2015, alors qu’il était sous contrôle judiciaire, il est parti avec sa femme et leurs deux enfants, d’abord à Mossoul, puis en Syrie.

Condamné en son absence à cinq ans de prison, celui qui se faisait appeler Abou Ibrahim al-Andaloussi est surtout connu des services du renseignement pour avoir fondé
l’association Sanabil dissoute par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, en 2016.
L'association Fraternité musulmane Sanabil contribuait, sous couvert d’aide aux détenus, à radicaliser des prisonniers. "Tous ceux qui ont été impliqués directement ou indirectement dans les attentats depuis 2015 ont été en lien direct ou indirect avec Sanabil", assurait à l’époque un enquêteur.
En 2014, on apprenait que cette association avait notamment été sollicitée pour fournir des textes religieux à Mehdi Nemmouche, alors en détention à Grasse (Alpes-Maritimes), avant que celui-ci ne soit libéré et ne devienne, des années plus tard, l’auteur de la tuerie du musée juif de Bruxelles.

Surnommé  
Abou Ibrahim al-Andaloussi dans les rangs de DaeshLéonard Lopez, un Parisien de 32 ans converti à l'islam, a répondu aux questions du juge en arabe, après quatre mois d'interrogatoires, sur la base desquels la cour a rendu son jugement. Son avocat français Me Nabil Boudi a annoncé interjeter appel avec son confrère irakien, dénonçant une "justice expéditive". "On condamne à la peine capitale un ressortissant français, sur la base uniquement d'interrogatoires dans des geôles à Bagdad", a-t-il argué. "Le ministère des Affaires étrangères nous avait pourtant garanti que les Français auraient droit à un procès équitable même en Irak".
Des défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables" en Irak, le 12e le plus corrompu au monde, selon une liste de l'ONG Transparency International, dont le président de la section française est un ancien conseiller technique auprès du cabinet du premier ministre socialiste Pierre Mauroy.

Kévin Gonot, 32 ans, né à Figeac dans le sud-ouest de la France, a dit au juge "regretter" d'avoir rejoint l'EI.
Il a été arrêté en Syrie avec son demi-frère Thomas Collange, 31 ans, sa mère et son épouse, une nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain qui ont revendiqué les attentats de novembre 2015 à Paris (130 morts) avant d'être tués en Syrie. Kévin Gonot affirme que son père, qui avait également rejoint les terroristes islamistes, selon ses "aveux" publiés par la justice irakienne, a été tué à Raqa en Syrie.
Entré illégalement en Syrie, via la Turquie, selon ses dires, il a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie), avant de prêter allégeance au "calife" autoproclamé de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi.
Se faisant appeler Abou Sofiane parmi les djihadistes, il a indiqué avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané en Syrie en 2015.  Il a raconté au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, "capitale" de l'EI en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour combattre.
En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT).

Le troisième homme, Salim Machou, 41 ans, a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une unité de Daesh menée par un ancien légionnaire français, Abdelilah Himich, selon le CAT. Cette "cellule de combattants européens, vivier d’auteurs d’attaques", a compté jusqu’à "300 membres", selon les autorités américaines. 

Il 
a hébergé à Raqa Jonathan Geffroy, un Français capturé en Syrie et remis à la justice française
qui a fait de nombreuses révélations, notamment sur les frères Clain selon le CAT

Neuf autres Français doivent encore être jugés en Irak: Fodil Tahar Aouidat, Mustapha Merzoughi, Yassine Sakkam, Karam El Harchaoui, Vianney Ouraghi, Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Mohammed Berriri et Mourad Delhomme.

Dimanche, un autre tribunal de Bagdad a condamné à 15 ans de prison une Suédoise accusée d'appartenance à l'EI, selon une source judiciaire. En 2017, la justice irakienne avait condamné à mort une première djihadiste allemande qui avait rejoint l'EI. En septembre, elle avait pour la première fois prononcé la peine capitale contre un djihadiste russe. En janvier 2018, un Suédois d'origine irakienne avait aussi été exécuté, avec 37 autres personnes condamnées pour "terrorisme".

La diplomatie française peut-elle intervenir pour leur éviter la peine capitale ?

Cette décision de justice promet de relancer la controverse sur le retour en France de djihadistes ayant combattu dans les rangs de Daesh. Confronté à une opinion publique hostile à l’idée d’une prise de risque en acceptant le retour de fanatiques, le gouvernement a longtemps laissé planer le doute sur ses réelles intentions.
Mais, fin janvier, invitée du Grand Jury RTL - Le Figaro – LCI, Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, avait indiqué que "bien entendu" , l’Etat Français " interviendrait auprès de cet état, bien que souverain, s’il y avait une question de peine de mort", laissant entendre qu’il y aurait alors un traitement "au cas par cas" des djihadistes, ce qui sous-entend que leur exécution  pourrait être entérinée. Ce dimanche, les autorités françaises n’ont pas encore réagi à la condamnation à mort de ses trois ressortissants.
Les condamnés ont 30 jours pour faire appel, selon la loi irakienne.

dimanche 3 février 2019

Sécurité publique : Wauquiez porte le refus des Français du retour des djihadistes

Ces binationaux ont abandonné la France pour le djihad: pourquoi ne choisissent-ils pas leur pays de coeur pour rentrer

"La priorité, c'est la sécurité des Français", a expliqué dimanche le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez

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Alors que la France, opposée jusqu'ici au retour des djihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie, n'exclut plus leur rapatriement pour éviter qu'ils ne s'évanouissent dans la nature à la faveur du retrait américain, Laurent Wauquiez réitère son opposition ferme au retour des djihadistes français détenus en Syrie comme en Irak. "Je considère, je l'ai toujours dit, que les djihadistes ne doivent pas revenir en France", a réitéré M. Wauquiez.


"On sait que, même s'ils passent devant la justice, on n'a aucune garantie qu'ils iront en prison. Que, même s'ils vont en prison, on sait très bien qu'avec le système de remise de peine, on peut aboutir ensuite à relâcher dans la nature des barbares, et prendre la responsabilité immense que ces gens contribuent ensuite à organiser des attentats sur le sol français", a argumenté L. Wauquiez.
"Là encore, il faut savoir choisir ses priorités. Ma priorité, c'est la sécurité des Français; ma priorité, c'est qu'ils ne reviennent pas en France, c'est pas leur sort là-bas", a-t-il répondu.


Des cas d'extermination et des intentions ciblent les traîtres islamistes 
Fournie cette semaine par le député LR Pierre-Henri Dumont, la suggestion d'assassinats ciblés, comme il en existe dans les services secrets, a pu choquer ceux qui réagissent en fonction de l'étiquette politique du contributeur au débat. "Ne soyons pas hypocrites. 

La ministre de la Défense [Florence Parly] elle-même a dit que si les djihadistes mourraient en Syrie, c'était une bonne chose et elle a raison," déclare Wauquiez, évoquant octobre 2017 la ministre Florence Parly, quelques heures avant la chute de Raqa, "capitale" autoproclamée de l'EI en Syrie
"Si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c'est tant mieux", .

La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo est sur la même ligne:
Sur le plateau de "Le grand rendez-vous", elle avait soutenu les frappes aériennes françaises en Syrie, ""Français ou pas, peu importe".


Les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme révèlent que le président Hollande leur a confié qu'il a organisé des opérations pour que la France tue des djihadistes en Syrie: "au moins" quatre assassinats ciblés en octobre 2015, soit avant les attentats de Paris de novembre 2015.


Pourquoi ne sont-ils pas déchus de la nationalité française ?


"Pourquoi ne pas les confier à la justice en Irak ? Pourquoi ne pas les confier à la justice en Syrie ?, interroge Laurent Wauquiez.

"Pourquoi ne pas faire des déchéances de nationalité ? Il y a des solutions qui existent, ce sont ces solutions que je demande au gouvernement de prendre", a-t-il insisté.

Volte face du pouvoir
En 2016, alors député PS des Alpes-de-Haute-Provence, Castaner plaidait en faveur de la déchéance de nationalité pour toutes les personnes condamnées pour terrorisme. En 2019, désormais ministre français de l'Intérieur, le même Castaner justifie le rapatriement des djihadistes français...

"Dans l'absolu, il faudrait pouvoir déchoir tout auteur d'un crime terroriste de la nationalité française", avait déclaré le socialiste début 2016 sur Europe 1.
En 2019, aussi flexible avec le terrorisme islamiste qu'il est dur avec les Gilets jaunes, ce ministre agile justifie le retour de 130 djihadistes en France, en justifiant que "[ce sont] des Français avant d'être des djihadistes", de même qu'il est macronien avant d'être Français.

Macron ne fait pas confiance à l'Irak et à la Syrie
Les quelque 130 djihadistes français détenus dans des camps en Syrie, seront retirés à la surveillance kurde et ils retrouveront prochainement le sol du pays qu'ils ont choisi de combattre avec l'ennemi Etat islamique, a annoncé BFM TV, le 29 janvier. Les rapatriements se feront par avion, pour plus de confort. Et de rapidité !
Ils seront tous incarcérés et poursuivis en justice dès leur arrivée en France.
Les prisons françaises ont-elles les capacités d'accueil que l'Observatoire des prisons et Amnesty international puissent valider ? 
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Ou, en cadeau de bienvenue, Nicole Belloubet offrira-t-elle à nos djihadistes un pack avec téléphone portable (avec carte pré-payée) et bracelet électronique Swarovski leur permettant de manipuler à loisir leurs couteaux de boucher, de vaquer à leurs occupations de fauchage de piétons ou de jouer avec du TATP, explosif préféré du petit islamiste  amoureux de la France et des Français ?

vendredi 18 janvier 2019

Paris : un avocat mis en examen pour "financement du terrorisme"

La France n'est pas un pays infiltré, mais...
Ca ne s'écrit pas en France, ou au risque d'attaques pour islamophobie
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Un avocat du barreau de Paris, qui a assuré la défense de djihadistes français partis en Irak et Syrie, a été mis en examen pour "financement du terrorisme".
Il est soupçonné d'avoir versé de l'argent pour faire exfiltrer d'Irak un combattant de Daesh. Le djihadiste en question, Maximilien Thibaut, est désormais introuvable.

Bruno Vianey, avocat parisien, a été mis en examen jeudi 17 janvier. Il est poursuivi pour "financement d'une entreprise terroriste" et "transfert non autorisé d'une somme supérieure à 10.000 euros", est-il précisé. Présenté à un juge d'instruction après 48 heures de garde à vue, il est ressorti libre, sous contrôle judiciaire. 

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Les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)  soupçonnent l'avocat d'avoir fait extraire d'Irak Maximilien Thibaut, un djihadiste originaire de la région parisienne (photo ci-contre). La DGSI et l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) pensent que l'avocat aurait effectué un virement de 20.000 euros vers un intermédiaire en Irak pour faciliter la fuite de Maximilien Thibaut, aujourd'hui introuvable.

Détournement de fonds

Les premiers soupçons étaient apparus en 2017 lors d'une enquête visant l'association Syrie prévention famille, une structure qui vise à "aider les familles à maintenir le contact avec leurs proches toujours présents en Syrie et en Irak", selon ses statuts. Dans cette affaire, trois parents de jihadistes ont été mis en examen, soupçonnés d'avoir détourné de l'argent de leur association pour l'envoyer à leurs enfants partis en Syrie. C'est alors que la somme de 20.000 euros avait été retrouvée chez la famille de Maximilien Thibaut, à Mossoul.

Parti rejoindre l'Etat islamique (EI) en 2015, Maximilien Thibaut, 33 ans, est l'époux de Mélina Boughedir, une jeune Française condamnée en juin 2018 à Bagdad à la perpétuité. Capturée à l'été 2017 par les forces irakiennes, elle avait alors affirmé que son mari était "cuisinier" pour l'EI.


Elle avait échappé à la peine de mort, mais était devenue la deuxième Française condamnée à la perpétuité en Irak, moins de deux mois après Djamila Boutoutaou. 

A Paris, l'avocat mis en examen jeudi a interdiction d'entrer en contact avec Mélina Boughedir ou son mari... Le juge d'instruction en charge du dossier prévoit de saisir le Conseil de l'ordre pour demander la suspension de Bruno Vianey.

vendredi 30 mars 2018

Macron joue la carte des Kurdes, alliés naturels dans la lutte antiterroriste

BHL, maître à penser de Macron ?

Les Kurdes sont le "vrai allié" dans la "lutte antiterroriste", selon BHL

Le philosophe Bernard Henri-Lévy s'est encore mis en avant, suite à la réception de représentants des forces kurdes jeudi soir par Emmanuel Macron, 

"La Turquie fait partie de l'internationale islamiste, dont les éléments les plus extrêmes tuent en Europe et en France", a reconnu Bernard Henri-Lévy sur Europe 1 et les ennemis des Kurdes sont nos ennemis : "le vrai allié dans la lutte antiterroriste, c'est les Kurdes." "Au moment où les Kurdes défendaient Kobané, la Turquie laissait passer des armes pour Daech", a-t-il accusé.

Une rapide intervention française en Syrie aux côtés des Kurdes n'est pas pour demain, déplore toutefois lmatamore en col blanc exprimant ses doutes vendredi d'une rapide intervention française à leur côté en Syrie.  "Je ne crois pas que ça va arriver. Pas là, pas maintenant. Nous prenons nos désirs pour des réalités", a indiqué le philosophe millionnaire, qui a réalisé ces dernières années deux films-plaidoyers pour les combattants kurdes.
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Au passage, BHL met en cause la pusillanimité de Obama
"Le fait que le président Macron reçoive les représentants du Rojava [Kurdistan irakien] est important. Mais on est dans la situation où était (François) Hollande au moment de la ligne rouge d'Obama: une France en pointe, qui défend l'honneur, qui défend ses valeurs, mais qui est seule face à une Amérique en retrait".
"L'Amérique est en train de se retirer, l'Occident est en train de s'affaisser, et il y a cinq puissances illibérales, autoritaires, totalitaires, qui s'engouffrent dans la brèche", a souligné le philosophe qui publie un nouvel ouvrage sur le sujet. Alors que l’Empire américain se retracte et que l’Occident recule, les cinq Rois – perse (Iran), turc, chinois, russe, arabe (Koweït, Irak, Bahreïn, Oman, Qatar, Arabie saoudite et Emirats arabes unis) reprennent espoir dans la reconquête de leurs empires déchus.

Macron a-t-il mis Le Drian à la retraite ?

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Jupiter avait justement reçu jeudi une délégation des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), composées de combattants arabes et kurdes syriens - quatre femmes et deux hommes (kurdes, arabes et chrétiens) - pour les assurer du "soutien de la France". Après avoir donné l’impression d’abandonner les alliés de la coalition internationale anti-Daech, il semble avoir changé de pied et avoir décidé de s’opposer frontalement à l’extension de l’opération Rameau d’olivier lancée par la Turquie.

La décision la plus spectaculaire devrait consister en l’envoi de soldats français en coordination avec les troupes américaines à Manbij, 100 kilomètres à l’est d’Afrin, afin de bloquer l’avancée des troupes turques vers la ville. Après la prise d’Afrin, Recep Erdogan a en effet réaffirmé l'intention de la Turquie de nettoyer toutes les supposées enclaves "terroristes kurdes" installées au nord de la Syrie, le cas échéant jusqu’à la frontière irakienne. L'objectif stratégique est de définir un territoire tampon placé sous contrôle international : la présidence dit vouloir renforcer "la stabilisation de la zone du nord-est de la Syrie"Mais l’Elysée n'a encore diffusé aucun communiqué faisant mention de l'envoi de soldats. 

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Le Palais ne fait que ménager les parties en présence.
S'il rend hommage à l’action et aux sacrifices des FDS et qualifie à nouveau le PKK de "terroriste", tout en prenant acte des engagements des FDS à s’en dissocier, dans le même temps, il reconnaît à nouveau le besoin de sécurité de la Turquie.

Le représentant du Rojava à Paris s’est fait beaucoup plus catégorique.
"Oui, la France va nous aider militairement à Manbij et nous aidera diplomatiquement, afin que les troupes turques se retirent d’Afrin," a lancé  Khalid Issa. La ville est actuellement livrée aux pillages des djihadistes venus dans les bagages de la soldatesque turque, alors que la population a dû fuir pour se réfugier dans la région toute proche de Shabah.
La Turquie a-t-elle trahi ses alliés occidentaux dans la lutte contre le terrorisme, s'interrogeait-on en 2014, alors que Le Drian était ministre de Hollande à la Défense. Victime d'une tentative d'assassinat en 2016, le journaliste (aujourd'hui exilé) Can Dündar avait révélé en 2014, sur le site de son journal, Cumhuriyet, un scoop explosif, relayé par "Envoyé spécial", "Turquie : l'enquête interdite", le 29 mars 2018 : une livraison d'armes de la Turquie en Syrie, en 2015. L'État turc apporte un soutien actif à des groupes rebelles syriens, dont des groupes djihadistes.
Or, en Europe, la France et l'Allemagne arrivent juste derrière la Chine, avec 5 à 6% des transferts mondiaux d'armement : la France réalise près de 40% de ses exportations militaires au Moyen-Orient. Jeudi 19 janvier 2017, lors de ses vœux aux armées, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'était félicité que l'industrie française de défense ait enregistré près de 20 milliards de prises de commande en 2016. C'est l'Asie qui importe le plus, l'Inde en tête, mais suivie des pays du Golfe. 
Le 30 décembre 2013, entouré d’émirs, François Hollande saisit le sabre qu’on lui tend à l’occasion d’une cérémonie folklorique et, sourire aux lèvres, ironise: "J’en aurai besoin." Cette année-là, au moins 79 condamnés à morts avaient été exécutés en Arabie saoudite. Par décapitation pour la plupart, selon le procédé cher aux adeptes du wahhabisme, cette obscure et mortifère version de l’islam.

L'Arabie Saoudite, en guerre au Yémen, mais qui soutient aussi Daech et le djihad
(par le biais d'associations et d'acteurs privés, personnalités politiques ou hommes d'affaires, parfois liés à la famille royale), a plus que triplé ses achats d'armements ces 5 dernières années, suivie du Qatar, tandis que le Maghreb se livre toujours à une course aux armements. Ainsi, les commandes de l'Algérie représentent à elles seules 46% des achats d'armes à la France, suivies du Maroc, avec 15% de la totalité.

Les pays de la coalition sunnite en guerre de soutien au président yéménite
Abd Rabbo Mansour Hadi, menacé par la rébellion houtie (chiite), sont eux-mêmes des plaques tournantes de la vente d’armes, comme acheteurs et vendeurs. Or, la France de Le Drian est un gros vendeur d'armes aux pays de la coalition dirigée par l'Arabie Saoudite.
Parmi les sept plus grosses ventes d'armes signées par la France,
 citons trois milliards de dollars d’armes pour le Liban, via l’Arabie Saoudite, ou la vente de 24 Rafale au Qatar pour 6,3 milliards d’euros. Les premières livraisons de l’avion de chasse multifonctions de Dassault devraient avoir lieu dès 2018.

Selon une ONG, les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, notamment, ont fourni illégalement des armes aux forces syriennes
, armes ensuite capturées par les djihadistes. Riyad qui, avec Doha, soutient que la Turquie d'Erdogan (un proche des Frères musulmans) serait " islamo-démocrate",est le principal fournisseur d'armes des groupes djihadistes opérant sur le théâtre syrien. Le Drian, Hollande et Macron financent donc le terrorisme islamiste.
Tout en étant elle-même productrice d'armes qu'elle exporte aux pays des Balkans, aux Etats-Unis, en Azerbaïdjan, en Mongolie, en Russie et au Kazakhstan (pistolets, fusils de chasse, fusils à pompes et fusils automatiques),
la Turquie achète de l'armement à la Russie, mais tandis que l'Allemagne suspend ses livraisons d'armes à la Turquie, la France s'apprêtait en juillet à répondre à un appel d'offres (RFP) du ministère de la Défense turc portant sur une étude d'architecture du futur système de défense aérienne de l'armée turque.
Macron soutient les ventes d'armes à l'Arabie saoudite et à la Turquiesecond client de la défense française derrière l’Inde, entre 2007 et 2016. Le montant des prises de commandes représentait 764 millions d’euros en 2016 et, la même année, Riyad a versé 1.085,8 millions d’euros pour payer les matériels livrés. Les industriels, soutenus donc par Emmanuel Macron, n’ont pas envie de se priver de ce marché,d'autant moins que notre balance commerciale est déficitaire.

"Une petite centaine" de djihadistes français est retenue par les Kurdes, a rappelé Le Drianle 7 février dernier.

En octobre 2017, la ministre française des Armées, Florence Parly avait fait une déclaration fracassante visant les "revenants", : "Ce que nous voulons, c'est aller au bout de ce combat et bien sûr si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c'est tant mieux."

Mais, conformément à la doctrine française et concernant ceux qui ont été arrêtés en Irak, où la peine de mort est appliquée, la France a fait savoir son opposition à tout verdict aboutissant à la peine capitale. Quant aux djihadistes français aux mains des Kurdes, "ils vont être jugés par les autorités judiciaires locales; ils ne seront pas rapatriés en France", a rappelé le ministre, qui a précisé que seuls leurs enfants pourraient être rapatriés par le biais de la Croix-Rouge. Or, ils relèvent des Forces démocratiques syriennes (FDS)...

"Des avions pour Alep" 
En 2012, BHL appelait au soutien aux rebelles syriens (ASL) financés et armés par l'Arabie saoudite : "Les raisons qui ont poussé, hier, à une intervention pour soutenir les insurgés libyens doivent nous amener à soutenir la rébellion syrienne." (BHL, Le Monde, 14.08.2012)