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mercredi 29 janvier 2020

Une femme de djihadiste n'est pas fichée djihadiste: l'une d'elle est mise en examen en France

Echappée de Syrie avec ses enfants, expulsée de Turquie, cette femme procréait-elle pour Daesh ?

Cette maman d'une trentaine d'années est instrumentalisé pour jouer sur la corde sensible des mamans de France ?

Les familles des victimes françaises des fous de l'islam aussi ? 
Elle a été mise en examen par un juge antiterroriste - simple formalité effectuée mardi, étape obligée qui ne préjuge en rien de quelque suite judiciaire que ce soit -, en effet, pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Croyez-vous que des charges aussi lourdes suffisent à appeler des juges français du siège à la fermeté ?  

Valeurs actuelles met sur la table un sujet  subalterne : "elle est le symbole de la complexité, pour la France, de faire face à ses "revenants", ces islamistes et leurs enfants de retour des rangs de l'organisation Etat islamique". 
La question de fond serait plutôt de savoir si la France doit reprendre ceux de ses citoyens qui la combattent à l'extérieur et exécutent des concitoyens, laissant des femmes (et des enfants, puisque les enfants sont des otages de leur défense : le droit du sol est à sens unique...). 

Mardi 28 janvier, allez savoir où, l'une de ces femmes de djihadistes a été mise en examen par un juge antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", rapporte Le Parisien. Après s'être échappée avec ses trois enfants d'un camp en Syrie, elle avait été expulsée par la Turquie, mardi.

Restent encore... 450 "revenants" potentiels

Née en 1989, terrible indiscrétion d'une source proche du dossier, elle a également été placée en détention provisoire, poursuit le journal de source judiciaire. Cette décision est une exception à la présomption d'innocence. 

Elle était en effet visée par un mandat d'arrêt - sans doute du seul fait que c'est une simple maman comme les autres - et a donc été directement présentée à un juge d'instruction à son arrivée en France. A croire donc qu'est infondée l'accusation de laxisme qui colle aux basques de nos juges.

Ses enfants, eux, ont été pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance. 
"La prise en charge s'est très bien déroulée tant par les services judiciaires que par l'Aide sociale à l'enfance", a expliqué l'avocat de cette femme, Me Nabil Boudi. La France ne les a donc pas traumatisés à vie ? 
On croyait être autorisé à rêver : les Indigènes de la République ne vont pas pouvoir accabler la France raciste..

Mais ce conseil en tire des conclusions biaisées qui ne seront que très provisoirement du goût des Indigènes : cela montre que la France est "en capacité d'accueillir les femmes et les enfants qui sont dans les camps" de Syrie. Cette malheureuse maman et ses innocents enfants en annoncent 446 autres...
Mais sachant  que l'Irak est déjà jugée en incapacité du moindre jugement serein, il va donc falloir élargir les portes pour les 'revenants' que, bien sûr, la France "s'honorera d'accueillir"...  

Belloubet a évoqué la possibilité du rapatriement des djihadistes français détenus en Syrie

Cette image capturée sur un site internet de militants, montre des combattants de l'EIIL défilant dans leur quartier général de Raqqa, en Syrie.A rebours de précédentes déclarations françaises, la ministre de la Justice a déclaré le samedi 25 janvier  dernier qu'elle ne "voit pas d'autre solution". Et comme aucun membre de cet exécutif français n'est fiable,
son entourage a nié une rupture avec la position de Paris sur ce dossier sensible. Attendez-vous à ce que la prochaine déclaration nous apprenne que des djihadistes ont été accueillis en Lozère ou dans la Creuse pour "redynamiser" la région...
"Jusqu'aux récentes évolutions [les déclarations de ce gouvernement n'engagent pas l'avenir], nous pensions à la possibilité de mettre en place avec d'autres Etats européens un tribunal mixte en Irak", pour juger les djihadistes étrangers - notamment français - que leurs pays ne veulent pas reprendre, un tribunal "que nous aurions appuyé", a expliqué la ministre dans les colonnes de Libération, le 11 janvier 2020. Mais «la donne a changé», a-t-elle susurré sans plus de détails. «Dans ce cas là, s'il n'est plus possible de les juger sur place, je ne vois pas d'autre solution que de rapatrier ces gens en France. Tout combattant terroriste qui serait rapatrié serait judiciarisé comme nous l'avons toujours fait
Après en avoir longtemps mené une politique personnelle sans considération de l'Europe, la Turquie passe commence à plaire à Macron : en novembre, le pays de Recep Tayyip Erdoğan a entrepris les renvois vers leurs pays des djihadistes détenus sur son sol. En décembre, déjà, quatre femmes - mises en examen à leur arrivée -, et sept enfants avaient déjà été renvoyés en France. Les autorités affirment que 450 ressortissants français affiliés à l'organisation Etat islamique sont toujours détenus en prison ou retenus dans des camps en Syrie. Il s'agirait de 150 adultes et 450 enfants.


Les "revenants" dont le retour serait "une chance pour la France"



En mars dernier, la presse indiquait qu'environ 1.700 Français et Françaises, dont environ 700 djihadistes, ont rejoint le 'califat' sur le théâtre syro-irakien à partir de 2014, selon le gouvernement français. Quelque 300 djihadistes ont déjà été tués, tandis qu’un petit nombre a rejoint d'autres pays (Afghanistan, Maghreb, Libye), en transit. Plus de 330 personnes, dont environ quatre-vingts mineurs, sont en outre revenues en France.


Parmi les djihadistes et leurs proches en détention, on compterait environ 40 Français sur les 900 djihadistes étrangers aujourd'hui aux mains des Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde de Syrie, tandis qu'une quarantaine de familles françaises, mères et enfants, sont prisonnières des YPG.

Il semblerait que Belloubet soit impatiente de revoir Thomas Barnouin, 37 ans, le théologien, que l'on dit captif. 
Il est l'une des figures les plus connues des djihadistes français aujourd’hui détenus par les forces kurdes.
Originaire de Toulouse et membre de la filière d’Artigat, converti à l'islam en 1999, il a été condamné en 2009 à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme. Une sentence d'une extrême sévérité...

Adrien Guihal, le propagandiste, captif.
Agé de 33 ans, Adrien Guihal a longtemps été l'un des principaux propagandistes de Daech. Connu sous le nom d'"Abou Oussama al-Faransi", il a prêté sa voix aux revendications de plusieurs attaques perpétrées par l'EI en France, dont l'attentat de Nice en 2016, et travaillé au sein d’organismes médiatiques fondés par l'organisation: l'agence de propagande Amaq, Al-Hayat Media et la radio Al-Bayan.
Capturé avec sa femme et ses... six enfants en mai 2018 par les forces kurdes à Raqa, il avait rejoint la Syrie trois ans plus tôt. Né dans le XIIe arrondissement de Paris, il s'est converti à l'islam en 2002, avant d'effectuer plusieurs voyages entre 2004 et 2007 en Egypte et en Arabie Saoudite et de devenir l'administrateur d'Ansar al-Haqq, un site faisant l'apologie de l'islam et incitant à des actes terroristes.
Son rôle dans cette structure de propagande consistait, entre autres, à traduire en français la revue de propagande anglophone Inspire, fondée par Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Un profil intéressant pour Mediapart...

Interpellé une première fois en France en 2008 pour un projet d'attentat contre les renseignements généraux à Paris, il est à nouveau arrêté et condamné en 2012 à quatre ans de prison. Mais il purge une peine de six mois seulement, est libéré et placé sous contrôle judiciaire. Il co-dirige alors avec Macreme Abrougui un garage automobile dans le Val-d'Oise, devenu un repaire de djihadistes.
Trois ans plus tard, c'est avec un groupe de garagistes, dont Macreme Abrougui et Thomas Mayet, mais aussi en compagnie de Fabien Clain, dont il est proche, qu'il rejoint le 'califat' en Syrie.

Emilie König, la recruteuse, captive : un DRH potentielle ?
Agée de 34 ans, elle est l'une des djihadistes françaises les plus connues! Cédric Klapisch et Mathieu Kassovitz pense-t-il à elle pour un prochain film anti-français ? Abdellatif Kechiche pourrait la leur disputer avec Adèle Haenel dans le rôle-titre...
Retenue au camp de Roj dans le nord de la Syrie depuis décembre 2017, cette Bretonne a joué un rôle de propagandiste et de recruteuse sur les réseaux sociaux pour l'EI.
Une des premières Française à avoir rejoint Daech –avant même son émergence territoriale en juin 2014–, elle est arrivée en Syrie en 2012, laissant derrière elle deux enfants d'une première union en France. Elle aura trois autres enfants d'une deuxième union avec un djihadiste en Syrie.
Première femme inscrite par les Etats-Unis sur la liste noire des terroristes internationaux, Emilie König est née à Lorient, en Bretagne, d'un père gendarme et a grandi dans une fratrie de quatre enfants. Elevée seule par sa mère, elle s'est convertie à l'islam vers 16 ans. Régulièrement apparue dans des vidéos de propagande, elle avait été placée par l'Onu sur sa liste noire des combattants les plus dangereux.
"C'est une jeune fille triste [...], son père est absent, elle vit des déceptions amoureuses répétées. Elle aurait lu la Torah, la Bible avant d'avoir une révélation avec le Coran", écrit le journaliste Olivier Barruel dans son livre La bombe humaine, itinéraire d'une djihadiste. Bienvenue ! Il faut lui donner sa chance... 

Quentin Lebrun, ou "Abou Ossama Al-Faransi", 30 ans, est originaire de Toulouse, là où Belloubet a été rectice d'académie... 
Il a rallié l'EI en 2014 avec son épouse. Le couple, qui s'est récemment rendu aux forces kurdes, a quatre enfants dont trois nés en Syrie, que leurs grands-parents espèrent depuis pouvoir prendre en charge.
Sorti du dernier réduit djihadiste à Baghouz, en cours de désagrégation, Quentin Le Brun est considéré comme un propagandiste de l'organisation Etat islamique, selon les enquêteurs.
Il s'est rendu tristement célèbre fin 2014 dans une vidéo où il brûlait son passeport aux côtés de deux compagnons d'armes, dont Maxime Hauchard.

Les proches d'Amedy Coulibaly (sort inconnu)
Trois proches de l'auteur des attentats de Montrouge et de l'Hyper Cacher en janvier 2015, auraient été tués en Syrie, mais leur mort n’est toujours pas confirmée officiellement. Il s’agit de la compagne de Coulibaly, Hayat Boumeddiene (ci-contre), et des frères Belhoucine.
Selon la femme de Jean-Michel Clain, Hayat Boumeddiene, 30 ans, serait morte récemment sous les bombardements de la coalition internationale anti-EI, dans le cadre de l'ultime offensive baptisée Roundup III menée par les forces kurdes contre la dernière poche djihadiste. Mauvaise choix de mensonge, alors que Macron reprend tout le monde.

Mohamed et Mehdi Belhoucine, qui ont rejoint la Syrie il y a plus de trois, auraient également été tués. En France, Mohamed, ancien étudiant en ingénierie, est accusé d'avoir été un mentor de Coulibaly, côtoyé en prison.

Omar Diaby, l’électron libre et pourtant captif

Arrêté en Syrie en août 2018 par le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, ce djihadiste français d’origine sénégalaise âgé de 42 ans, arrivé à l’âge de 7 ans à Nice, est également connu sous le nom d’"Omar Omsen".
Il était à la tête d’une katiba (groupe de combattants) baptisée Firqat al-Ghuraba et formée d’une trentaine de jeunes Français, majoritairement originaires de Nice, qu’il avait recrutés et formés.

Jonathan Geffroy, le "repenti " et revenant
Livré à la France en septembre 2017 via la Turquie, ce français de 36 ans originaire de Toulouse et père de quatre enfants était parti faire le djihad en Syrie en février 2015, avant de tenter de fuir le territoire avec sa famille début 2017 et de se faire arrêter par l'Armée syrienne libre (ASL).
Cet auto-proclamé repenti était proche des frères Clain et a révélé aux autorités judiciaires françaises plusieurs détails sur des plans de l'EI, dont celui d'envoyer des adolescents-soldats en France pour commettre des attentats-suicides, ainsi que sur la cellule djihadiste toulousaine.

Djebali, El-Baghdadi et Maurize, les déçus : revenants volontaires 
Ces trois-là nient avoir combattu pour le compte de l'EI. Ils ont été inculpés, ainsi que trois autres djihadistes du même groupe, tous rentrés en France en 2017 et jugés par les autorités compétentes.
Partis pour la Syrie en 2014, ces proches de la nébuleuse Merah expliquent être rentrés, car la réalité sur place ne correspondait pas à leurs aspirations...
Epoux de la sœur de Mohamed Merah, El-Baghdadi a été condamné à neuf ans de prison, tandis qu'Imad Djebali, en récidive, sera incarcéré durant quinze ans. Gaël Maurize, un converti albigeois, a écopé d'une peine de de huit ans.
Les trois autres membres de ce groupe originaire de Toulouse et d'Albi ont eux été condamnés à une période allant de cinq à neuf ans de prison.

mardi 24 décembre 2019

Mali: un premier drone de combat envoyé par la France

Macron n'observe pas de trêve de Noël au Sahel

L’armée française a utilisé ce week-end un drone armé lors d’une attaque anti-terroriste contre des djihadistes

C’est une première dans le cadre de l’opération Barkhane au Mali. 


En fait, une première absolue. 
Les drones militaires américains Reaper ont effectué leurs premiers tirs français au Sahel, alors que Macron et son épouse faisaient une apparition médiatisée de quelques heures aux côtés du président ivoirien Ouattara, puis au Niger, d'où décollent les aéronefs de l'armée française.

Les drones US de l’armée de l’Air française sont désormais en mesure de larguer des bombes à guidage laser
et, bientôt, de tirer des missiles air-sol. Ils ont effectué leurs premiers tirs d’expérimentation dans le cadre de l’opération Barkhane, au Niger. La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé que "les armées françaises ont réalisé avec succès les tirs d’expérimentation de drones armés depuis la base aérienne de Niamey au Niger, dans le cadre de l’opération Barkhane".
Résultat de recherche d'images pour "Un des Reaper armés au roulage"
La décision d’armer les drones français de type Reaper (fabriqués aux Etats-Unis et dont
la France a acheté 16 exemplaires) avait été annoncée le 13 septembre 2017, lors du discours de clôture de l’Université d’été de la Défense.
Les premiers tirs en opérations du drone Reaper sont désormais possibles, et dépendront, comme toujours, du rythme des opérations et du besoin du commandant de l’opération Barkhane.

L’arsenal français, à faire pleurer Trump de rire


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Aujourd'hui, l'Armée de l'air dispose de deux systèmes de drones MALE (Moyenne altitude, longue endurance) et Reaper, avec 3 drones chacun. L'un des systèmes est déployé en permanence au Sahel depuis 2016.
Deux systèmes Reaper supplémentaires seront livrés, à compter de début 2020, en deux temps. Chaque drone aura la capacité d’emporter quatre bombes guidées laser de 250 kg, les GBU-12, des bombes déjà employées par les avions de chasse Mirage et Rafale.
Le mardi 17/12, un Reaper est armé
pour le 3e tir en 3 jours
Les dernières livraisons de drones Reaper américains (au standard Block 5) disposeront dès la fin 2020 d’une capacité d’armement complète : bombes GBU-12, mais aussi missiles air-sol Hellfire (fin 2020) et bombes GBU-49 (en 2021).
Le gouvernement français a délégué à la firme américaine General Atomics Aeronautical Systems Inc. la "weaponization" de l'armement de ses Reaper français (les MQ-9 Block 5). Ce marché d’une valeur de 17,8 millions de dollars court sur deux ans.

La dotation de Reapers est affectée à la 33e Escadre.
Les drones français sont regroupés à la 33e ESRA (
Escadre de surveillance, de reconnaissance et d’attaque), créée le 5 septembre 2019, sur la base aérienne 709 de Cognac avec un détachement à Niamey (Niger). Au total, au moins trois de ces drones seraient basés à Niamey, au Niger. Administrativement, l'ESRA avait été créée en 2018.

Cette escadre rassemble actuellement deux escadrons de drones : le 1/33 Belfort équipé de Reaper et le 3/33 Moselle, un escadron de transformation. En 2020, un escadron de soutien technique et aéronautique sera créé, ainsi que le 2/33 avec les prochains drones Reaper.

De la surveillance à l'engagement dans le combat. 



Equipé de plusieurs bombes à guidage laser de 250 kg chacune, un drone de combat a été utilisé par l’armée française pour la première fois ce week-end. Venu en appui à des troupes au sol intervenant au Mali, cet appareil aurait permis l'élimination de 7 djihadistes


Avec cette frappe, la France rejoint la liste des pays qui détiennent et utilisent des drones de combat. Pendant 10 ans, les Etats-Unis ont été seuls à se servir de cette technologie, la leur. Aujourd'hui, une dizaine d'Etats utilisent ces engins. Cette nouvelle force de frappe sera strictement encadrée, assure la ministre des Armées, Florence Parly. Ses objectifs déclarés consistent à améliorer la sécurité des soldats, par élimination de l'ennemi, et gagner en efficacité au Sahel, une zone grande comme l'Europe que les forces, principalement françaises, engagées dans l'opération Barkhane peinent à sécuriser, malgré son partenariat avec les Etats de la zone.

A l'origine, les accords de défense franco-maliens signés à Bamako le 16 juillet 2014 entre le ministre malien de la Défense et celui de Hollande, le socialiste Jean-Yves Le Drian, devaient se contenter d' "identifier les principaux domaines de coopération de défense : échange d'informations et consultations régulières sur les problèmes sécuritaires, formation, conseil, entraînement et équipement "
Le gouvernement a sollicité TF1 pour la diffusion de ce sujet  dans le JT de 20h du 23/12/2019 présenté par Julien Arnaud.

Le général Trinquand décrypte l'accord franco-britannique qui va accélérer le développement de drones de combat

La France et la Grande-Bretagne allaient investir "plus de 2 milliards d'euros" dans un programme commun de fabrication de drones de combat opérationnels.
Un drone Reaper armé

Il devait être en capacité capable d'effectuer des missions à l'horizon... 2030, notamment d'observation et de surveillance, d'identifier des cibles et d'effectuer des frappes. Cette annonce a été faite le jeudi 3 mars 2016, lors du 34e sommet franco-britannique d'Amiens réunissant le président François Hollande et le premier ministre britannique, David Cameron, en présence des ministres français et britanniques des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Intérieur. Le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès des Nations unies, décrypte cette nouveauté du paysage de l'armement français.


"C'est l'arme du futur, ils sont très utilisés actuellement pour de la surveillance dans le Sahel, mais là on franchit un pas supplémentaire, puisqu'il s'agit de drones de combat. La France n'avait pas, jusque-là, franchit ce pas."

Un retard accumulé pour ne pas vexer les pilotes traditionnels ?
Ce retard peut s'expliquer : les industriels et l'armée de l'air de l'époque n'avait pas choisi de s'engager dans ce domaine-là. En vue de ne pas vexer les pilotes de chasse ? Le général Trinquand concède qu'il y a "peut être un peu de ça", mais qu'aujourd'hui le chef d'état major très clairement veut aller vers les drones de combat. "Il y a des problèmes éthiques aussi, avance-t-il. La perception humaine est quelque chose de très important, il ne faut pas laisser les 'rênes longues' aux armements automatiques, le rôle de l'homme reste important."

Des hackers d'IBM ont démontré qu'ils étaient capables de prendre le contrôle des drones de la police américaine rappelle par exemple le général, mais il affirme que c'est "l'arme de demain". "C'est la fin d'une certaine sorte de pilotes, explique-t-il. Les USA en revanche, qui ont beaucoup de drones, ont du mal à recruter des pilotes de drones. Avoir un pilote de drone dans son siège en Floride et le soir faire 'ses trois 8', c'est différent du chasseur tel qu'on le voyait dans nos bandes dessinées."



"L'armée française franchit un pas", estimait le général Trinquand, dès février 2016


Dérapage : La France est-elle vraiment en guerre ? s'interrogea-t-on alors, il y a trois ans, quand Le Drian était à l'Hôtel de Brienne, au 14 rue Saint-Dominique.
« La France est en guerre » est une formule en vogue cet an-ci.Lancée publiquement la première fois par Aymeric Chauprade en janvier 2015 (ce qui lui vaut un procès), cette formule a été depuis lors reprise par l’ensemble de la classe politique ou presque.
L’intérêt d’une formule lapidaire choc comme celle-ci, est qu’elle capte immédiatement l’attention des médias.
Elle provoque également chez ceux qui l’entendent un effet émotionnel proche de la sidération qui ne favorise pas, si elle n’est pas solidement accompagnée d’un discours argumentatif structuré, l’exercice de la pensée rationnelle ni de l’esprit critique. A vrai dire, c’est fait exprès…

La guerre ?Le lendemain ou presque d’un mitraillage dans une salle de concert et devant quelques bistrots parisiens, celui qui fait office de Président de la République [Hollande] nous déclara le 16 novembre 2015 que « la France est en guerre » contre un état islamique qui n’est pas islamique, composé de Musulmans qui ne sont pas musulmans et qu’il convient d’aller bombarder quelques baraquements en Syrie pour montrer qu’on défendra jusqu’au bout le droit d’aller au bistrot tranquille. Puis annonça qu’il convenait de déclarer un état d’urgence (renouvelable), d’espionner toutes nos communications et enfin de modifier notre Constitution afin de donner encore plus de pouvoir à l’exécutif dans les « situations de  crise ». C’est bien pratique la guerre pour faire accepter à toute vitesse des mesures que tout le monde aurait refusé en temps normal…

Ou pas ?D’habitude quand on est en guerre, il est d’usage de scruter le ciel pour guetter les bombardiers, on cherche les uniformes ennemis, on examine les cartes pour voir les parties du pays envahies par les troupes ennemies. Ici pourtant, rien de tout cela. L’ennemi n’arrive pas de Syrie mais de Molenbeek en Belgique, il n’a pas d’uniforme et est majoritairement composé de Français. Certains observateurs mal intentionnés firent remarquer que tous les membres des commandos mitrailleurs étaient musulmans, mais les autorités compétentes nous affirmèrent que cela n’avait, bien évidemment et au soulagement général, aucun rapport avec l’affaire.
C’est quand même étrange que dans une guerre avec un état situé au Moyen Orient, ceux qui vous attaquent soient originaires de votre propre pays. C’est également étonnant qu’une partie non négligeable de vos citoyens manifestent bruyamment leur soutien à l’ennemi sur les réseaux sociaux et de manière presque ouverte dans la rue et dans leurs comportements quotidiens calqués sur ceux de l’ennemi qui nous est désigné comme responsable de nos malheurs.

Ça, une guerre ? Ça ressemble plutôt à une rébellionQuand une partie de la population d’un pays cesse d’être loyale au reste de la Nation, quand elle prend fait et cause pour un ennemi déclaré, commet d’innombrables déprédations, violences et agressions, quand elle affiche au quotidien mépris et irrespect des codes sociaux et culturels du pays et du reste de la population, ce n’est pas une guerre, c’est une rébellion.
Les spécialistes du déni de réalité qui nous gouvernent parlent de terrorisme quand les armes sont utilisées et de délinquance le reste du temps, mais si les moyens diffèrent (tout le monde n’a pas de Kalachnikov), la dynamique et motivations sont les mêmes : l’agression de la France et la volonté de l’affaiblir, la haine de sa population et la volonté de nuire et d’humilier.
Ces rebelles ne sont pas tous les Musulmans, mais ceux, et ils sont de plus en plus nombreux, qui répudient volontairement la citoyenneté française. Ceux-là rejettent la liberté pour la soumission aux lois étrangères de la charia, ils rejettent l’égalité pour l’adhésion à une idéologie discriminatoire et enfin, ils rejettent la fraternité avec leurs concitoyens pour l’approbation du jihad contre les mécréants.

Des citoyens déloyauxEn changeant d’allégeance, en abandonnant la loyauté qu’ils devaient à la France et à sa Nation ces rebelles ralliés à la cause de la charia ont, de leur propre fait, quitté la citoyenneté française. Ils ne sont plus français.[Et pourtant, quand ils demandent à revenir en France, de belles âmes y militent pour qu'ils soient repris, leurs enfants nés à l'étrangers d'abord, mais leurs mamans avec et leurs traîtres de papas aussi, par compassion républicaine et humaniste] 
Que ces individus soient encore administrativement des Français ne signifie rien et ne mène nulle part, cela crée de facto une catégorie aberrante de citoyens [mais, "en même temps", n'avons-nous pas aussi des enfants de deux papas et de deux mamans?] : des citoyens déloyaux haïssant la Nation. En maintenant contre leur gré ces individus au sein de la communauté nationale, la République ne rend service à personne, elle ne fait que maintenir des traîtres en son sein pour le malheur de tous.
Notre gouvernement nous ment quand il prétend que nous sommes en guerre contre un état lointain. L’état d’urgence ne sert qu’à tenter de juguler les actes meurtriers de la frange la plus violente des citoyens déloyaux devenus rebelles à la France, assistés de ceux qui franchissent nos frontières en étant déjà acquis à l’idéologie de la charia et à la haine de l’Occident.

Et le déni de réalitéMais que peut cet état d’urgence contre la rébellion islamique en cours puisque tous refusent de la voir alors même qu’elle sert de terreau à toutes les violences et les haines ? Il n’est au fond qu’une gesticulation de plus dans le grand déni de réalité dans lequel se vautre la classe politique actuelle.
L’absurde concept, importé d’Amérique, de « guerre au terrorisme » ne sert qu’à camoufler la désagréable réalité de la révolte islamique. Cette « rébellion de la charia » en cours en France comme dans toute l’Europe, si elle n’est pas reconnue pour ce qu’elle est et traitée de manière adéquate, ne fera qu’empirer et devenir la véritable guerre civile que beaucoup commencent à pressentir dès aujourd’hui comme l’avenir de nos enfants.
« Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde » disait Albert Camus, qui parmi ceux qui prétendent nous gouverner aura le courage d’être premier à enfin bien nommer ce qui arrive à notre pays ?
Alain Wagner (Riposte laïque, le 
04/03/2016) 
En août 2018, l’armée française commanda de nouveaux drones MQ-9 Reaper.

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Le contrat passé avec General Atomics pour ces deux systèmes de drones Reaper MQ-9 Block 5 supplémentaires s’élève à 123 millions de dollars (106,4 millions d’euros) dont la fabrication devrait être terminée début mai 2020. Le ministère des Armées n’a pas souhaité confirmer l’information.
Obama avait autorisé la vente du modèle en 2015, alors que le pays du président métis et démocrate assurait presque la totalité des missions avec des drones. En 2017, la France avait reçu le deuxième système de drones Reaper. L’ensemble était composé de trois avions et d’une station de contrôle au sol (GCS).

Un achat dans le cadre de la Loi de programmation militaire.
Cette nouvelle commande - que la ministre des Armées Florence Parly, sous tutelle de Le Drian, n’a pas souhaité confirmer - s’inscrirait dans le projet de Loi de programmation militaire (LPM) qui portera le budget de la défense à 2% du PIB d’ici 2025. Il prévoit un effort financier de 198 milliards d’euros sur la période 2019-2023 et un total de 295 milliards d’euros sur la période 2019-2025. Cela représente un budget moyen de 39,6 milliards d’euros par an sur les cinq prochaines années.

Le budget 2018 s'est élevé à 34,2 milliards d’euros, indique le ministère des Armées, soit une hausse de 1,8 milliard par rapport à 2017. Ces dépenses se traduisent notamment par l’achat de matériel pour l’armée de l’air. Il est ainsi prévu une livraison de 6 drones Reaper armées, un système de drone MALE européen, 28 nouveaux Rafale, 55 Mirage 2000D rénovés et 12 Airbus MRTT (avion ravitailleur et transport stratégique) pour 2023.


Début août, les Reaper de l’armée française avaient effectué plus de 21.000 heures de vol. 
Depuis novembre 2019, au moins quatre soldats maliens, deux soldats burkinabé et un soldat français ont été tués par des mines artisanales.

dimanche 15 décembre 2019

Le Drian ne cesse de mépriser la Justice en Irak

Le ministre socialiste de Macron condamne sans relâche la justice irakienne 

Les djihadistes français - mais aussi étrangers ! -, détenus par les Kurdes de Syrie, ne pourront pas être jugés en Irak, décrète Le Drian


Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian
et Marielle de Sarnez, voilée,
en visite au Kurdistan irakien, le 15 janvier 2019 


Si les pays qu'ils ont trahis ne veulent pas les reprendre, leur sort relèvera du processus de réglement politique en Syrie sous l'égide de l'ONU, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie française et mauvais génie de la paix au Moyen-Orient.

Le Drian tente de créer un "régime spécial" en faveur des terroristes islamistes, combattants de Daech.
"Nous avons pensé qu'il était possible d'ouvrir un dispositif juridictionnel spécifique en relation avec les autorités irakiennes", a déclaré Jean-Yves Le Drian, favorable à une "juridiction d'exception", lors de l'émission "Questions politiques" sur la radio France Inter. 
Le socialiste voudrait donner une valeur positive (humaniste ?) à une instance à caractère dérogatoire au droit, évoquant jusqu'ici certaines juridictions à caractère politique du passé, comme les tribunaux de l'Inquisition, les sections spéciales en France, pendant la Seconde Guerre mondiale, ou des tribunaux militaires.

Le ministre français des Affaires étrangères s'était rendu à Badgad le 17 octobre pour discuter avec les autorités irakiennes de la mise en place d'un tel dispositif afin de juger des djihadistes étrangers, dont 60 Français.
"Aujourd'hui vu la situation en Irak, cette hypothèse n'est pas réalisable à court terme", a-t-il concédé, en référence à la révolte qui secoue ce pays et qui a conduit à la démission du premier ministre chiite Adel Abdel Mahdi, le 29 novembre dernier. 
Cet ancien exilé en France (1969) - qui fut militant communiste à tendance maoïste et dont les quatre enfants sont citoyens français - plaide depuis juin 2009 pour faire reconnaître les crimes orchestrés à l'encontre du peuple irakien comme des crimes contre l'humanité. L'exécutif irakien est partagé entre trois personnalités : le président Barham Salih, qui est kurde, le Premier ministre (Adel Abdel-Mahdi, jusqu'au 1er décembre 2019), chiite, et le président du parlement, sunnite.

"Eh bien, à moyen terme, il faudra que ce soit réglé dans le cadre du règlement politique global qui a commencé tout doucement à Genève depuis la mise en œuvre du Comité consultatif destiné à modifier la Constitution syrienne pour aboutir à une feuille de route de paix dans ce pays", insiste Jean-Yves Le Drian, 72 ans, dont le fils, Thomas, a fait sa pelote dans l'une des filiales de la Caisse des dépôts comme conseiller (!) de Jean-Pierre Jouyet, alors que ce proche de papa Le Drian en était le directeur (2012-2014), et avant d'être nommé secrétaire général de la présidence de la République, par François Hollande (2014-2017), qui fit du père franc-maçon (GOF) de Thomas son ministre de la Défense (2012-2017).

Avec Le Drian, François Hollande a lancé de nombreuses opérations militaires, ce qui en fait le président le plus guerrier de la Ve République. 
Outre l'opération Serval au Mali (janvier 2013) et l'opération Sangaris en Centrafrique (décembre 2013), il faut citer l'opération Chammal en Irak (septembre 2014) qui sera étendue à la Syrie en 2015, cette dernière, en Irak et en Syrie, étant de la responsabilité de Le Drian.
Le 19 septembre 2014, ont lieu les premiers bombardements français sur l'Irak. La France répond militairement à la demande du gouvernement légitime irakien contre le groupe terroriste. "Daech a commis au cours de ces derniers mois des massacres, des crimes que l'on peut qualifier de génocide, de purification ethnique et religieuse à l'encontre de milliers de citoyens", déclara le président irakien Fouad Massoum, le 15 septembre 2014. A cette époque, la France ne veut en revanche pas viser les djihadistes en Syrie pour ne pas favoriser militairement le président syrien Bachar el-Assad, dont la chute reste un objectif diplomatique, au détriment des populations civiles. Composée principalement d'avions de chasse Rafale et Mirage, l'intervention mobilise jusqu'à 1200 militaires. Le 23 février 2015, la France de Hollande et Le Drian engagea dans la coalition le porte-avions Charles de Gaulle.
Irak et Syrie confondues et à la date de janvier 2017, la France a réalisé plus de 5.700 sorties aériennes, 1;000 frappes et détruit plus de 1.700 objectifs en Irak ou en Syrie, depuis son engagement dans la coalition internationale en septembre 2014,. Selon Le Monde, les frappes aériennes françaises ont tué 2.500 combattants de l'EI sur les 50.000 tués par l'ensemble de la coalition. Le Monde ne mentionne pas de "dommages collatéraux". La France n'est-elle donc pas visée par les accusations de "crimes contre l'humanité" formulées par l'ex-premier ministre irakien ?
En vue de prochaines élections, le Comité constitutionnel syrien, chargé de réformer la Constitution de 2012, a été inauguré le 30 octobre à l'ONU à Genève, en présence de 150 personnes représentant, à parts égales, le gouvernement de Damas, l'opposition et la société civile syrienne.

Environ 12.000 djihadistes, en grande majorité irakiens et syriens, sont détenus par les Kurdes... syriens.
"Au moment du règlement politique, inévitablement la question de leur jugement sera posée", a martelé le ministre français, faisant l'amalgame entre les "revenants" français aux mains de l'Irak, comme de la Syrie, dont il doute de l'équité des justices respectives.

D'ici là, "l'ensemble de ces groupes sont dans des lieux sécurisés en Syrie par les Forces démocratique syriennes (FDS, à majorité kurde) et par des éléments américains, et nous y contribuons à notre manière pour faire en sorte que ce soit complètement sécurisé sur la durée", a-t-il jugé sans plus de précisions.

En novembre, Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU avait estimé que la question des membres étrangers du groupe djihadiste Etat islamique (EI) capturés en Syrie était une "responsabilité commune internationale" et qu'on ne peut pas demander à "l'Irak ou la Syrie de résoudre le problème pour tout le monde".

Le Drian a rappelé la position intangible de la France concernant le sort de ses ressortissants membres de l'EI - leur jugement sur le théâtre où ils ont combattu - et a fait valoir qu'elle était partagée, selon lui, par "nombre de" pays européens.
"Les combattants français, les combattantes françaises doivent être jugés là où ils ont commis leurs crimes", a-t-il décidé. "C'est vrai pour notre position, mais c'est vrai pour la position des autres Européens", a-t-il insisté, visiblement préoccupé par son isolement.
Le ministre a par ailleurs souligné que Daech n'est pas mort et a insinué sur son éventuel lien avec les troubles politiques actuels en Irak. 
"Daech (acronyme arabe de l'EI) existe de manière clandestine en Irak d'où les interrogations sur la situation instable qui existe aujourd'hui dans ce pays", a-t-il pointé. Son acharnement contre l'Irak est-il en lien avec ses accusations de génocide visant la France sous Hollande ?
Lors de sa visite au Kurdistan irakien en janvier dernier, le chef de la diplomatie française avait annoncé un prêt d’un... milliard d’euros sur quatre ans à Bagdad.

Quand Marielle de Sarnez fut présidente MoDem de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale,
la centriste, alliée de Macron - dont elle fut ministre avant d'être poussée à la démission par l'affaire d'emplois fictifs au Parlement européen -  bloqua un projet de commission d’enquête parlementaire sur les ventes d'armes françaises à des pays engagés dans la guerre du Yémen, un pays sur lequel l'Arabie saoudite assume depuis 2015 un blocus qui empêche l'importation de produits alimentaires, déclenchant la plus grande crise humanitaire du moment.

lundi 9 décembre 2019

Erdogan retourne à Macron onze djihadistes français présumés

Effet boomerang des insultes de Macron ?

Fallait pas condamner l'attaque de l'allié turc sur des Kurdes et juger l'OTAN "en état de mort cérébrale"...


La majorité de ces djihadistes présumés sont des femmes, tempèrent les autorités françaises. Les féministes accepteront-elles que leur efficacité de combattantes soit ainsi méprisée par la France ? Quant aux terroristes islamistes en minorité, sont-ce des 'gonzesses'? En attendant de savoir, "Erdogan multiplie les chantages, ce n’est pas un allié", juge Nicolas Bay (RN) depuis cette expulsion lundi 9 décembre de ces djihadistes détenus sur le  territoire de la Turquie, membre de l'OTAN.
"L'expulsion des combattants terroristes étrangers se poursuit. Dans ce cadre, onze ressortissants français ont été renvoyés", a indiqué le ministère dans un communiqué.  

Six femmes pour cinq hommes, ça fait une différence ?
La décision d'expulser ces présumés terroristes islamistes avait été annoncée par un porte-parole du ministère turc de l'Intérieur, lorsque Ankara avait commencé à renvoyer vers leurs pays des ressortissants étrangers soupçonnés d'appartenir au groupe djihadiste Etat islamique (EI) et détenus en Turquie. Paris avait alors indiqué que ces Français promis à l'expulsion par la Turquie étaient "en majorité des femmes".


Certains de ces ennemis de la France sont en prison "depuis longtemps" et d'autres sont arrivées "plus récemment", avait précisé Paris, décidément spécialiste des nuances oiseuses. 
Elles brandissent des garanties : dans le cadre du "protocole Cazeneuve", ces Français qui ont combattu les forces occidentales seront tous interpellés et présentés à un juge à leur arrivée en France. Signé en 2014, cet accord de coopération policière entre Paris et Ankara permet que des djihadistes rentrant de Syrie via la Turquie puissent être retournés à l'envoyeur et incarcérés - ou placés en garde à vue - à leur arrivée sur le territoire national. Et après ? 

Nunes avoue 250 individus concernés par le "protocole Cazeneuve"

Longtemps soupçonnée de laisser les djihadistes traverser sa frontière pour rejoindre la Syrie après le début du conflit qui déchire ce pays depuis 2011, la Turquie, a rejoint la coalition anti-djihadiste en 2015, après avoir été frappée par plusieurs attentats commis par l'EI.

Mais, ces dernières semaines, Erdogan est accusé de laxisme face aux  éléments dispersés de l'EI. Il a en effet lancé, le 9 octobre, une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), fer de lance du combat contre l'organisation djihadiste, manifestant ainsi, selon les Occidentaux, sa connivence avec les islamistes.