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mercredi 29 janvier 2020

Une femme de djihadiste n'est pas fichée djihadiste: l'une d'elle est mise en examen en France

Echappée de Syrie avec ses enfants, expulsée de Turquie, cette femme procréait-elle pour Daesh ?

Cette maman d'une trentaine d'années est instrumentalisé pour jouer sur la corde sensible des mamans de France ?

Les familles des victimes françaises des fous de l'islam aussi ? 
Elle a été mise en examen par un juge antiterroriste - simple formalité effectuée mardi, étape obligée qui ne préjuge en rien de quelque suite judiciaire que ce soit -, en effet, pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Croyez-vous que des charges aussi lourdes suffisent à appeler des juges français du siège à la fermeté ?  

Valeurs actuelles met sur la table un sujet  subalterne : "elle est le symbole de la complexité, pour la France, de faire face à ses "revenants", ces islamistes et leurs enfants de retour des rangs de l'organisation Etat islamique". 
La question de fond serait plutôt de savoir si la France doit reprendre ceux de ses citoyens qui la combattent à l'extérieur et exécutent des concitoyens, laissant des femmes (et des enfants, puisque les enfants sont des otages de leur défense : le droit du sol est à sens unique...). 

Mardi 28 janvier, allez savoir où, l'une de ces femmes de djihadistes a été mise en examen par un juge antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", rapporte Le Parisien. Après s'être échappée avec ses trois enfants d'un camp en Syrie, elle avait été expulsée par la Turquie, mardi.

Restent encore... 450 "revenants" potentiels

Née en 1989, terrible indiscrétion d'une source proche du dossier, elle a également été placée en détention provisoire, poursuit le journal de source judiciaire. Cette décision est une exception à la présomption d'innocence. 

Elle était en effet visée par un mandat d'arrêt - sans doute du seul fait que c'est une simple maman comme les autres - et a donc été directement présentée à un juge d'instruction à son arrivée en France. A croire donc qu'est infondée l'accusation de laxisme qui colle aux basques de nos juges.

Ses enfants, eux, ont été pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance. 
"La prise en charge s'est très bien déroulée tant par les services judiciaires que par l'Aide sociale à l'enfance", a expliqué l'avocat de cette femme, Me Nabil Boudi. La France ne les a donc pas traumatisés à vie ? 
On croyait être autorisé à rêver : les Indigènes de la République ne vont pas pouvoir accabler la France raciste..

Mais ce conseil en tire des conclusions biaisées qui ne seront que très provisoirement du goût des Indigènes : cela montre que la France est "en capacité d'accueillir les femmes et les enfants qui sont dans les camps" de Syrie. Cette malheureuse maman et ses innocents enfants en annoncent 446 autres...
Mais sachant  que l'Irak est déjà jugée en incapacité du moindre jugement serein, il va donc falloir élargir les portes pour les 'revenants' que, bien sûr, la France "s'honorera d'accueillir"...  

Belloubet a évoqué la possibilité du rapatriement des djihadistes français détenus en Syrie

Cette image capturée sur un site internet de militants, montre des combattants de l'EIIL défilant dans leur quartier général de Raqqa, en Syrie.A rebours de précédentes déclarations françaises, la ministre de la Justice a déclaré le samedi 25 janvier  dernier qu'elle ne "voit pas d'autre solution". Et comme aucun membre de cet exécutif français n'est fiable,
son entourage a nié une rupture avec la position de Paris sur ce dossier sensible. Attendez-vous à ce que la prochaine déclaration nous apprenne que des djihadistes ont été accueillis en Lozère ou dans la Creuse pour "redynamiser" la région...
"Jusqu'aux récentes évolutions [les déclarations de ce gouvernement n'engagent pas l'avenir], nous pensions à la possibilité de mettre en place avec d'autres Etats européens un tribunal mixte en Irak", pour juger les djihadistes étrangers - notamment français - que leurs pays ne veulent pas reprendre, un tribunal "que nous aurions appuyé", a expliqué la ministre dans les colonnes de Libération, le 11 janvier 2020. Mais «la donne a changé», a-t-elle susurré sans plus de détails. «Dans ce cas là, s'il n'est plus possible de les juger sur place, je ne vois pas d'autre solution que de rapatrier ces gens en France. Tout combattant terroriste qui serait rapatrié serait judiciarisé comme nous l'avons toujours fait
Après en avoir longtemps mené une politique personnelle sans considération de l'Europe, la Turquie passe commence à plaire à Macron : en novembre, le pays de Recep Tayyip Erdoğan a entrepris les renvois vers leurs pays des djihadistes détenus sur son sol. En décembre, déjà, quatre femmes - mises en examen à leur arrivée -, et sept enfants avaient déjà été renvoyés en France. Les autorités affirment que 450 ressortissants français affiliés à l'organisation Etat islamique sont toujours détenus en prison ou retenus dans des camps en Syrie. Il s'agirait de 150 adultes et 450 enfants.


Les "revenants" dont le retour serait "une chance pour la France"



En mars dernier, la presse indiquait qu'environ 1.700 Français et Françaises, dont environ 700 djihadistes, ont rejoint le 'califat' sur le théâtre syro-irakien à partir de 2014, selon le gouvernement français. Quelque 300 djihadistes ont déjà été tués, tandis qu’un petit nombre a rejoint d'autres pays (Afghanistan, Maghreb, Libye), en transit. Plus de 330 personnes, dont environ quatre-vingts mineurs, sont en outre revenues en France.


Parmi les djihadistes et leurs proches en détention, on compterait environ 40 Français sur les 900 djihadistes étrangers aujourd'hui aux mains des Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde de Syrie, tandis qu'une quarantaine de familles françaises, mères et enfants, sont prisonnières des YPG.

Il semblerait que Belloubet soit impatiente de revoir Thomas Barnouin, 37 ans, le théologien, que l'on dit captif. 
Il est l'une des figures les plus connues des djihadistes français aujourd’hui détenus par les forces kurdes.
Originaire de Toulouse et membre de la filière d’Artigat, converti à l'islam en 1999, il a été condamné en 2009 à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme. Une sentence d'une extrême sévérité...

Adrien Guihal, le propagandiste, captif.
Agé de 33 ans, Adrien Guihal a longtemps été l'un des principaux propagandistes de Daech. Connu sous le nom d'"Abou Oussama al-Faransi", il a prêté sa voix aux revendications de plusieurs attaques perpétrées par l'EI en France, dont l'attentat de Nice en 2016, et travaillé au sein d’organismes médiatiques fondés par l'organisation: l'agence de propagande Amaq, Al-Hayat Media et la radio Al-Bayan.
Capturé avec sa femme et ses... six enfants en mai 2018 par les forces kurdes à Raqa, il avait rejoint la Syrie trois ans plus tôt. Né dans le XIIe arrondissement de Paris, il s'est converti à l'islam en 2002, avant d'effectuer plusieurs voyages entre 2004 et 2007 en Egypte et en Arabie Saoudite et de devenir l'administrateur d'Ansar al-Haqq, un site faisant l'apologie de l'islam et incitant à des actes terroristes.
Son rôle dans cette structure de propagande consistait, entre autres, à traduire en français la revue de propagande anglophone Inspire, fondée par Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Un profil intéressant pour Mediapart...

Interpellé une première fois en France en 2008 pour un projet d'attentat contre les renseignements généraux à Paris, il est à nouveau arrêté et condamné en 2012 à quatre ans de prison. Mais il purge une peine de six mois seulement, est libéré et placé sous contrôle judiciaire. Il co-dirige alors avec Macreme Abrougui un garage automobile dans le Val-d'Oise, devenu un repaire de djihadistes.
Trois ans plus tard, c'est avec un groupe de garagistes, dont Macreme Abrougui et Thomas Mayet, mais aussi en compagnie de Fabien Clain, dont il est proche, qu'il rejoint le 'califat' en Syrie.

Emilie König, la recruteuse, captive : un DRH potentielle ?
Agée de 34 ans, elle est l'une des djihadistes françaises les plus connues! Cédric Klapisch et Mathieu Kassovitz pense-t-il à elle pour un prochain film anti-français ? Abdellatif Kechiche pourrait la leur disputer avec Adèle Haenel dans le rôle-titre...
Retenue au camp de Roj dans le nord de la Syrie depuis décembre 2017, cette Bretonne a joué un rôle de propagandiste et de recruteuse sur les réseaux sociaux pour l'EI.
Une des premières Française à avoir rejoint Daech –avant même son émergence territoriale en juin 2014–, elle est arrivée en Syrie en 2012, laissant derrière elle deux enfants d'une première union en France. Elle aura trois autres enfants d'une deuxième union avec un djihadiste en Syrie.
Première femme inscrite par les Etats-Unis sur la liste noire des terroristes internationaux, Emilie König est née à Lorient, en Bretagne, d'un père gendarme et a grandi dans une fratrie de quatre enfants. Elevée seule par sa mère, elle s'est convertie à l'islam vers 16 ans. Régulièrement apparue dans des vidéos de propagande, elle avait été placée par l'Onu sur sa liste noire des combattants les plus dangereux.
"C'est une jeune fille triste [...], son père est absent, elle vit des déceptions amoureuses répétées. Elle aurait lu la Torah, la Bible avant d'avoir une révélation avec le Coran", écrit le journaliste Olivier Barruel dans son livre La bombe humaine, itinéraire d'une djihadiste. Bienvenue ! Il faut lui donner sa chance... 

Quentin Lebrun, ou "Abou Ossama Al-Faransi", 30 ans, est originaire de Toulouse, là où Belloubet a été rectice d'académie... 
Il a rallié l'EI en 2014 avec son épouse. Le couple, qui s'est récemment rendu aux forces kurdes, a quatre enfants dont trois nés en Syrie, que leurs grands-parents espèrent depuis pouvoir prendre en charge.
Sorti du dernier réduit djihadiste à Baghouz, en cours de désagrégation, Quentin Le Brun est considéré comme un propagandiste de l'organisation Etat islamique, selon les enquêteurs.
Il s'est rendu tristement célèbre fin 2014 dans une vidéo où il brûlait son passeport aux côtés de deux compagnons d'armes, dont Maxime Hauchard.

Les proches d'Amedy Coulibaly (sort inconnu)
Trois proches de l'auteur des attentats de Montrouge et de l'Hyper Cacher en janvier 2015, auraient été tués en Syrie, mais leur mort n’est toujours pas confirmée officiellement. Il s’agit de la compagne de Coulibaly, Hayat Boumeddiene (ci-contre), et des frères Belhoucine.
Selon la femme de Jean-Michel Clain, Hayat Boumeddiene, 30 ans, serait morte récemment sous les bombardements de la coalition internationale anti-EI, dans le cadre de l'ultime offensive baptisée Roundup III menée par les forces kurdes contre la dernière poche djihadiste. Mauvaise choix de mensonge, alors que Macron reprend tout le monde.

Mohamed et Mehdi Belhoucine, qui ont rejoint la Syrie il y a plus de trois, auraient également été tués. En France, Mohamed, ancien étudiant en ingénierie, est accusé d'avoir été un mentor de Coulibaly, côtoyé en prison.

Omar Diaby, l’électron libre et pourtant captif

Arrêté en Syrie en août 2018 par le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, ce djihadiste français d’origine sénégalaise âgé de 42 ans, arrivé à l’âge de 7 ans à Nice, est également connu sous le nom d’"Omar Omsen".
Il était à la tête d’une katiba (groupe de combattants) baptisée Firqat al-Ghuraba et formée d’une trentaine de jeunes Français, majoritairement originaires de Nice, qu’il avait recrutés et formés.

Jonathan Geffroy, le "repenti " et revenant
Livré à la France en septembre 2017 via la Turquie, ce français de 36 ans originaire de Toulouse et père de quatre enfants était parti faire le djihad en Syrie en février 2015, avant de tenter de fuir le territoire avec sa famille début 2017 et de se faire arrêter par l'Armée syrienne libre (ASL).
Cet auto-proclamé repenti était proche des frères Clain et a révélé aux autorités judiciaires françaises plusieurs détails sur des plans de l'EI, dont celui d'envoyer des adolescents-soldats en France pour commettre des attentats-suicides, ainsi que sur la cellule djihadiste toulousaine.

Djebali, El-Baghdadi et Maurize, les déçus : revenants volontaires 
Ces trois-là nient avoir combattu pour le compte de l'EI. Ils ont été inculpés, ainsi que trois autres djihadistes du même groupe, tous rentrés en France en 2017 et jugés par les autorités compétentes.
Partis pour la Syrie en 2014, ces proches de la nébuleuse Merah expliquent être rentrés, car la réalité sur place ne correspondait pas à leurs aspirations...
Epoux de la sœur de Mohamed Merah, El-Baghdadi a été condamné à neuf ans de prison, tandis qu'Imad Djebali, en récidive, sera incarcéré durant quinze ans. Gaël Maurize, un converti albigeois, a écopé d'une peine de de huit ans.
Les trois autres membres de ce groupe originaire de Toulouse et d'Albi ont eux été condamnés à une période allant de cinq à neuf ans de prison.

mercredi 20 février 2019

Affaire Benalla : le contrôle parlementaire du Sénat dérange LREM

La députée Aurore Bergé incrimine la commission d'enquête sénatoriale

La commission d'enquête du Sénat "a voulu faire de la politique" et crée un "précédent dangereux", 

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accuse la porte-parole de La République en marche, avant même que les sénateurs rendent dans la matinée leur rapport sur l'affaire Benalla. 

"Il y a peu de sérénité dans ce dossier depuis le début et il y a beaucoup de volonté politique, assure-t-elle. "On l'a vu avec la commission d'enquête au Sénat", selon la députée des Yvelines, sur RFI. 
"Je pense que ça pose un précédent qui est quand même dangereux, ce n'est pas à l'Assemblée ni au Sénat de rendre la justice sur quelque affaire que ce soit", a mis en garde cette membre de l'équipe de campagne d'Alain Juppé pour la primaire de la droite et du centre de 2016.

La députée de la majorité entend limiter les pouvoirs des sénateurs

"C'est dangereux et, de fait, le Sénat a voulu faire de la politique," dénonce-t-elle. "Ils ont le droit de le faire, concède-t-elle pourtant dans le même temps. "Mais qu'il faut respecter quand même la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice", a insisté la députée.

Dans la crainte de l'exercice d'un contre-pouvoir parlementaire, elle 
"Sinon ça veut dire qu'on va créer des commissions d'enquête systématiquement pour doublonner des enquêtes en cours, que ce soit sur monsieur Benalla ou qui que ce soit ?", a soupçonné chez ses collègues parlementaires la députée, fille de Alain Dorval,
Résultat de recherche d'images pour "Peg-Leg Pete"
un acteur cantonné au doublage de voix d'acteurs étrangers: il est notamment connu pour être la voix française régulière de Sylvester Stallone. Dans les films d'animation, il est la voix de Pat Hibulaire, gros chat noir, malfaiteur, spécialiste d'entreprises malhonnêtes en tout genre.

"La justice avance, travaille; il faut qu'elle le fasse le plus sereinement possible", a-t-elle conclu, tentant ainsi de jeter le discrédit sur des représentants de la nation.
Un plaidoyer déconnecté, au moment où le président Macron fait durer l'entre-soi de son "grand débat national", tandis que que le peuple des ronds-points réclame, quant à lui, un droit de regard renforcé sur le fonctionnement des institutions et notamment le RIC, référendum d'initiative citoyenne.
La commission des Lois du Sénat présente mercredi son rapport d'enquête sur l'affaire Benalla

Membre de la commission des
Affaires culturelles et de l'Education
La porte-parole des députés de la majorité présidentielle s'inquiète des conclusions des membres de la commission, pourtant soucieux de limiter scrupuleusement leurs investigations au champ qui est le leur, dans l'affaire qui met en cause l'ex-homme de confiance du président, chargé de mission de l'Elysée, soupçonné d'avoir menti sous serment et placé la veille derrière les barreaux.

Après sept mois de révélations, un juge a décidé mardi de placer en détention provisoire l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire, dans l'enquête sur les violences du 1er mai 2018 à Paris qui lui vaut d'être mis en examen.


samedi 5 mai 2018

1er Mai : 7 suspects d'extrême gauche mis en examen, mais remis en liberté

Intox : l'AFP et le service public veulent faire croire à la sanction des anti-républicains

Les groupes d'extrême gauche ne sont pas dissous

"Sept personnes - sur 1.200 - soupçonnées d'avoir commis des dégradations après la manifestation du 1er-Mai à Paris ont été mises en examen et remises en liberté sous contrôle judiciaire, contre l'avis du Parquet qui avait demandé leur détention provisoire, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

La justice se rend coupable d'une inexactitude visant à masquer l'intention révolutionnaire des "suspects". "Présentés à un juge d'instruction dans la soirée de vendredi, rapporte l'AFP, les suspects ont été mis en examen pour "dégradations en réunion" et "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences aux personnes ou des atteintes aux biens", a détaillé la source judiciaire. En vérité, le groupement est pré-existant aux faits de violence.

Un juge des libertés et de la détention a pris le parti d'ordonner leur remise en liberté, certes sous contrôle judiciaire, mais avec une motivation politique partisane, avec notamment interdiction de paraître en Ile-de-France.

Or, le parquet de Paris, qui avait requis un mandat de dépôt à leur encontre, va faire appel lundi de cette mesure, a indiqué la même source.

Tous sont soupçonnés d'avoir commis des violences et dégradations anti-capitalistes dans une agence bancaire et des magasins de vêtements du IIIe arrondissement de Paris dans la soirée de mardi, selon "une source proche de l'enquête". Or, dans cet arrondissement cohabitent des communautés bobo, homosexuelle et juive.

Quatre des sept suspects ont été mis en examen 

La juge (rouge ? ) justifie ce régime particulier par leur refus de se soumettre à un prélèvement de leurs empreintes digitales ou de leur ADN.

Les investigations vont se poursuivre dans le cadre de cette information judiciaire ouverte vendredi par le Parquet et confiée à un juge d'instruction, notamment pour rechercher d'éventuels complices ou d'autres suspects. Elle est distincte de l'enquête lancée mercredi par le Parquet pour "association de malfaiteurs" qui doit permettre d'identifier les "instigateurs" des violences révolutionnaires.
Abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et vitres de restaurants brisées: le traditionnel défilé du 1er Mai a été marqué par de nombreux heurts dans la capitale, attribués par les autorités à quelque 1.200 militants de l'ultra-gauche estampillés "black blocs", mais aussi de communistes et de trotskistes ordinaires. Quatre personnes, dont un CRS, ont été très légèrement blessées, selon le bilan officiel.

Au total, 283 personnes avaient été arrêtées à l'issue de la manifestation, dont 102 placées en garde à vue. Dès mercredi, une cinquantaine avaient été relâchées et mises hors de cause. 

Vendredi, une dizaine d'activistes anti-républicains ont défilé devant le tribunal correctionnel de Paris qui a prononcé une condamnation à 1.000 euros d'amende pour la détention d'un fumigène et deux relaxes, tandis que les autres ont obtenu un report de l'audience à une date ultérieure.

lundi 26 mars 2018

Octogénaire assassinée à Paris: le Parquet retient son caractère antisémite

L'AFP et Orange actu n'en font pas des tonnes : c'est réglé en 22 lignes...

Après la "mort" vendredi d'une octogénaire juive à Paris :
de sa belle mort ? 

Le Parquet de Paris a ouvert lundi une enquête pour "assassinat"  retenant le caractère antisémite pour ces faits, précise pourtant une source judiciaire.

Deux suspects vont être présentés dans la journée à un juge d'instruction en vue de leur éventuelle mise en examen (inculpation) notamment pour "assassinat en raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur personne vulnérable", a-t-on appris de même source. 

Le Parquet a également retenu les chefs de "vol aggravé" et de "dégradation du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes" - chef d'accusation prosaïque navrant - et  il a requis leur placement en détention provisoire.

Mentionnons (un peu) Murielle Knoll, 85 ans...

Détail de l'histoire, son corps avait été retrouvé en partie carbonisé vendredi peu avant 19h00 dans son appartement du 11e arrondissement, où elle vivait seule, à deux pas du domicile du couple Valls, vous savez ce premier ministre PS qui a lâché son parti pour marcher dans le sens de l'Histoire...

Les policiers se sont rapidement orientés vers la piste criminelle, des pros !, après la découverte de plusieurs départs de feu dans l'appartement et de traces de coups de couteau sur le corps de la vieille dame, selon une "source proche du dossier". 

Mireille Knoll, une Française née en 1932 à Paris, avait échappé de justesse à la plus grande rafle de juifs en France durant la Seconde guerre mondiale, la rafle du Vel d'Hiv' (Vélodrome d'hiver) de juillet 1942, en s'enfuyant de Paris avec sa mère, a raconté son fils.


Samedi, un premier suspect avait déjà été placé en garde à vue.
Un homme de 29 ans qui, selon une source proche de l’enquête, était bien connu de la victime.
Un deuxième homme a été placé en garde à vue cette nuit à Paris. Il est soupçonné d’être impliqué dans le meurtre de l'octogénaire.

Cette affaire suscite une vive émotion dans la communauté juive française, écrit l'AFP. Mais, espérons-le, au-delà...
Cette "communauté" a déjà été frappée dans sa chair ces derniers mois avec le meurtre de Sarah Halimi, une juive de 65 ans tuée à Paris par son voisin en avril 2017. 
Il aura fallu des mois d'un bras de fer judiciaire pour que le caractère antisémite de ce meurtre soit finalement retenu début mars par la juge d'instruction.
Le président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), Sacha Ghozlan, a annoncé lundi que le Parquet de Paris a retenu le caractère antisémite dans l’horrible assassinat vendredi à Paris de cette rescapée de la Shoah.

L’horrible assassinat de Mireille Knoll interpelle Arno Klarsfeld :
"On peut légitimement se demander si d’ici une vingtaine d’années les Juifs auront encore leur place en France."

La secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes aura-t-elle noté que les deux dernières victimes en date sont des femmes ?
Qu'elles soient juives (lui) est-il indifférent ? 

mercredi 7 mars 2018

Tariq Ramadan confronté à une nouvelle plainte pour viols

Tariq Ramadan visé par une troisième plainte pour viols

Une Française domiciliée dans les Hauts-de-France aurait déposé plainte pour " viols" contre Tariq Ramadan

Violeur en série  ?
Dans sa plainte auprès du Parquet de Parisrévélée par l'hebdomadaire L'Express, ce mercredi, la femme de 45 ans décrit neuf viols qui auraient été commis de février 2013 à juin 2014 à Paris, Roissy, Lille, Londres et Bruxelles

Cette musulmane d'origine marocaine précise que l’islamologue de 55 ans l’aurait contactée via Facebook. Après plusieurs échanges virtuels, une première rencontre physique se serait déroulée le 15 février 2013, au Radisson Blu Hôtel de Bruxelles, un quatre étoiles. Cette femme aurait alors subi des menaces verbales et des sévices physiques de la part de l’islamiste âgé de 56 ans, petit-fils du fondateur des Frères musulmans.

Ce 'frère musulman' conteste ces accusations

Huit autres rapports, au total, sont inscrits dans la plainte et sont qualifiés de viols, selon l'Express.  Déjà en détention provisoire, Tariq Ramadan - dont le prénom signifie "noble" ou "bien né" - a été mis en examen le 2 février dernier pour viols, dont l'un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre qui ont débouché sur une information judiciaire. 

La justice a décidé le placement en détention provisoire du théologien détenteur de la double nationalité égyptienne et suisse, craignant une fuite à l'étranger ou d'éventuelles pressions sur les plaignantes ou d'autres femmes ayant témoigné sous X - un dispositif destiné à protéger le témoin - au cours de l'enquête préliminaire.

vendredi 2 février 2018

Viol : Tariq Ramadan, déféré au Parquet de Paris

Islamologue respectueux de la femme à la manière islamiste

Deux plaintes pour viols ont été déposées contre le théologien de l'islam
Le Suisse avait été placé en garde à vue mercredi, suite à des faits remontant à 2009 et à 2012. Ainsi le permet la loi.
A l’issue de quarante-huit heures de garde à vue, le Parquet de Paris a requis vendredi 2 février la mise en examen l'exégète du Coran pour viol et son placement en détention provisoire, selon une source judiciaire.

Les enquêteurs du deuxième district de police judiciaire ont enquêté pendant trois mois, méthodiquement, ce qui ne signifie pas avec un zèle malvenu, et sans faire fuiter la moindre information, observe avec consternation la presse d'investigation par téléphone, avant de se résoudre à convoquer, à partir de mercredi 31 janvier, le théologien suisse de 55 ans, qui a longtemps disposé d’une très large audience auprès de centaines de milliers de musulmans européens. Et reçu sur les plateaux de radio et de télévision avec une complaisance certaine, histoire de complaire aux communautaires des zones de non-droit et de ne pas se faire éliminer comme de vulgaires dessinateurs de la presse satirique et provocatrice.

Après avoir reçu deux plaintes pour viol, l’une déposée le 20 octobre 2017 par Henda Ayari, une ancienne salafiste déçue, devenue militante de la laïcité, l’autre le 27 octobre par une femme qui a préféré se protéger derrière son anonymat, mais dont Le Monde avait publié le témoignage accablant.

Les policiers ont recueilli d’autres récits de femmes. 
Elles ont décrit la même forme d’emprise, la même violence et, selon un proche voilé de l’enquête, "le même modus operandi" (mode opératoire, sauf pour ceux qui critiquent par ailleurs le latin de cuisine des médecins ou des notaires) que celui dénoncé par les plaignantes, sans pour autant déposer plainte à leur tour.

Les mises en présence n'auront pas toutes lieu
La confrontation avec Henda Ayari, qui subit depuis trois mois de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux, a été décidée jeudi. Ce face-à-face serait renvoyé à l’instruction. 

Mais l’autre plaignante, que certains journaux "pas sérieux" ont affublée d’un prénom d’emprunt qu’elle n’a pas choisi, "Christelle", a accepté l’épreuve. La confrontation a duré trois heures et demie, en présence de Me Yacine Bouzrou, avocat de T. Ramadan, et de Me Eric Morain, conseil de sa victime présumée. 

Juste avant, deux perquisitions avaient eu lieu, à ...Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dans un appartement où le théologien dispose d’un bureau et d’un pied-à-terre, l’autre en Haute-Savoie, à la ...frontière (franco-suisse) où il possède sa résidence principale. Y paie-t-il ses impôts ?

On saura tout (ou presque) des pratiques sexuelles du violeur

"Tariq Ramadan m’a donné rendez-vous au bar du Formule 1  de l’Hôtel Hilton de Lyon, où il était descendu pour une conférence, en octobre 2009", a répété cette femme de 45 ans devant le petit-fils du fondateur des Frères musulmans. A l’époque, cette Française convertie à l’islam entretenait, depuis le 31 décembre 2008, une correspondance avec Ramadan auprès duquel elle cherchait conseil.

Leur relation a quelque peu évolué, et le gourou, qui vit séparé de son épouse, lui a promis le mariage religieux et, en attendant, un mariage temporaire sur ...Skype. C’était pourtant leur première rencontre. "Au bout de dix minutes, il m’a dit : "Nous ne pouvons pas rester là, tout le monde nous regarde. Je suis une personne connue, et le Maghrébin à l’accueil m’a reconnu et n’arrête pas de nous regarder" ", avait-elle expliqué dans sa plainte. Tariq Ramadan rejoignit alors sa chambre par l’escalier pendant qu’elle, qui marchait avec une béquille depuis un accident de voiture avec son voile, prit l’ascenseur.

Selon la plaignante, l’agression très vite démarré après son entrée dans la chambre : des gifles au visage, aux bras, aux seins et des coups de poing(s) dans le ventre, une fellation et une sodomie "imposées de force" (comme dit Raphaëlle Bacqué, Le Monde), de nouveaux coups, un nouveau viol. "Il m’a traînée par les cheveux dans toute la chambre pour m’amener dans la baignoire de la salle de bain pour m’uriner dessus", une marque de respect, avait-elle assuré dans sa plainte, affirmant n’être parvenue à s’enfuir qu’au petit matin.

L'islamiste nie

"Faux", proteste Tariq Ramadan qui assure que la rencontre n’a duré qu’une demi-heure. Lors de la confrontation, le prédicateur ou le prédateur, comme on voudra, a nié farouchement tout viol et même tout acte sexuel, alors que sa victime présumée donnait cependant des détails et décrivait notamment une petite cicatrice, dont Ramadan est bien porteur. Dommage collatéral d'une précédente lecture de sourates ? A l’issue de cet échange contradictoire, l’islamologue a refusé de signer le procès-verbal.

Image souillée

L’affaire qui met en cause cette figure médiatique de l’islam européen s’annonce donc difficile. Certes, de multiples témoignages publiés sur Internet ou rapportés par la presse ont peu à peu dressé le portrait d’un homme multipliant les relations féminines, à mille lieues de celui qui mettait sans cesse en garde les musulmans contre les rapports sexuels hors mariage en leur rappelant que c’est "devant Dieu qu’il nous est donné la possibilité de vivre une relation avec une femme". Viol et voyeurisme...

En Suisse, les journaux ont rapporté les récits d’anciennes élèves des deux collèges suisses où Tariq Ramadan avait enseigné. Ces jeunes femmes affirmaient qu’alors qu’elles étaient âgées de 16 à 18 ans, et donc mineures, ils les avaient séduites et convaincues d’avoir des relations sexuelles avec lui. On pense à Darmanin... Le pouvoir fait le violeur ?

Même si la plupart de ces affaires sont prescrites ou si aucune autre femme n’a porté plainte, hormis Henda Ayari et "Christelle"  - ce qui n'est pas négligeable - ces témoignages ont très largement écorné l’image du prédicateur. 
D'autres que la journaliste penseront que ses victimes ont été autrement "écornées", mais nous avons la presse que nous méritons, sans doute, et les féministes ne manqueront pas de clouer ce pervers au pilori, à moins qu'elles aient de nobles raisons qui, encore une fois, nous échappent... 

Le 7 novembre dernier seulement, "d’un commun accord" avec Tariq Ramadan, l’université d’Oxford s'est résolue à la mise en congé immédiate [sic] du gardé à vue de son poste de professeur d’études islamiques contemporaines qu’il occupe dans un de ses collèges. 
Ces derniers jours, c’est le Qatar, qui finance la chaire de théologie – elle porte le nom de Sa Majesté Hamad Ben Khalifa Al-Thani, émir du Qatar de 1995 à 2013 – occupée jusque-là par Ramadan, qui a laissé entendre que le violeur récidiviste - bien que présumé -  n’est plus le bienvenu dans l’émirat.
Et s'il advenait qu'il puisse pointer sa face au Qatar, que pensez-nous qu'on lui amputerait ?

mardi 10 octobre 2017

Menace d'attentat islamiste : deux détenus réincarcérés à Fresnes

Deux islamistes détenus à Fresnes soupçonnés de projeter un attentat

Deux détenus libérables, un Camerounais de 28 ans et un Français de 22 ans, ont été mis en examen vendredi à Paris
"La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a pris le pouls de la réalité carcérale à la maison d'arrêt d'Osny, un établissement assez représentatif du système pénitentiaire actuel," selon France Soir.


Un juge antiterroriste les soupçonne d'avoir envisagé un projet d'attentat depuis leur cellule à Fresnes.
"Les deux hommes ont eu des échanges en détention au cours desquels ils évoquaient un projet de passage à l'acte, qu'ils auraient eu à l'extérieur de la prison, mais sans que ce projet n'ait été encore précisément défini sur le choix de la cible", a révélé TF1-LCI, confirmés lundi par une "source proche de l'enquête".

Selon ce fuitage, "différentes cibles" étaient envisagées. 
Parmi les informations recueillies, des surveillants pénitentiaires, des policiers, une prise d'otage ou encore un mitraillage avaient été évoquées par les suspects, a indiqué une "source proche du dossier" et fort bavarde.

Extraits le 2 octobre de leur cellule de Fresnes (Val-de-Marne), près de Paris, ces deux hommes connus pour leur radicalisation et incarcérés pour des faits de droit commun, ont été entendus en garde à vue pendant quatre jours.
Présentés ensuite à un magistrat antiterroriste, ils ont été mis en examen vendredi pour "association de malfaiteurs terroristes criminelle" et de nouveau placés en détention provisoire, a précisé une source judiciaire, cette fois.

La prison de Fresnes est l'une des trois en France à être dotée d'un "quartier d'évaluation de la radicalisation", destiné à mesurer la dangerosité et le degré de radicalisation d'un détenu avant son affectation dans un lieu de détention. 
Le Camerounais et le Français ont donc été incarcérés à Fresnes parce qu'ils étaient déjà radicalisés : la propagande médiatique suggérant une radicalisation en prison est donc idéologique et partisane.

"Ces deux islamistes radicaux [pléonasme] voulaient monter un groupe de combattants avec la volonté de monter en puissance par le biais de diverses actions, à l'extérieur de la prison, ciblant entre autres des policiers et des surveillants de prison", a précisé une autre "source proche de l'enquête". Qu'elles soient "proches de l'enquête" ou "judiciaires", les sources de la presse sont décidément très nombreuses et loquaces.

Le Camerounais, décrit comme un meneur par l'une des "sources proches de l'enquête", était suivi depuis fin 2016 par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ce qui n'empêche pas France Info d'évoquer une radicalisation en prison... Les investigations ont montré également qu'il avait été en contact avec un activiste présent dans la zone irako-syrienne où le groupe djihadiste Etat islamique est désormais combattu par une coalition militaire internationale.
Ce Camerounais a avoué aux enquêteurs, sans donner plus de précisions, qu'il comptait commettre un attentat, alors qu'il devait sortir de prison ce mardi, toujours selon une "source proche du dossier." Lors de sa garde à vue, il a également admis être un sympathisant de Daech. 
Le Français devait quant à lui sortir la semaine prochaine.

Des détenus en lien avec une cellule logistique à l'extérieur

L'enquête ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris il y a plusieurs mois s'est précipitée ces derniers jours. 
Les enquêteurs de la DGSI ont procédé à l'interpellation des suspects alors qu'un Réunionnais de 44 ans, en lien avec eux, "projetait de se rendre en métropole pour apporter un soutien logistique aux deux détenus", a ajouté "une autre source proche de l'enquête".

Le Réunionnais a pour sa part été récemment mis en examen à Saint-Pierre dans un dossier distinct pour "apologie publique d'actes de terrorisme, par le biais de messages adressés sur un compte Twitter entre juin et août 2017", puis placé en détention provisoire.

Le milieu carcéral a déjà été le théâtre d'une violente agression [sic] commise par un détenu radicalisé sur deux surveillants à Osny (Val d'Oise)
dans un quartier dédié, supposé accueillir les candidats à la déradicalisation, en septembre 2016, aux cris d'"Allah Akbar", dans ce qui était reconnue comme la première action djihadiste fomentée en prison et visant du personnel pénitentiaire.
En juin 2017, un autre gardien de cette maison d'arrêt du Val-d'Oise a été victime d'une agression (insulté et frappé à trois reprises) "de la part d'un détenu" (jargon du journal Le Parisien), dénonça ce vendredi le syndicat FO. "Son collègue venait de saisir dans la cellule deux téléphones portables avec leur chargeur et les cartes SIM. "Après les menaces, insultes habituelles et quotidiennes, le détenu a asséné trois coups de poing : deux au niveau de l’arcade sourcilière et un autre au niveau de la mâchoire. Il a fallu l’intervention de ses collègues," 'de source syndicale', Jérôme Nobécourt, délégué régional FO pénitentiaire Paris.
Il n'empêche que "la ministre de la Justice s'est montrée ouverte", selon L'Express, dans une interview à La Provence en août 2017, à la possession d'un téléphone portable par les détenus. Au lendemain de la parution de l'article, l'entourage de la ministre de la Justice avait démenti qu'elle ait tenu ces propos. Elle n'aurait, selon son cabinet contacté par L'Express, jamais mentionné l'usage des téléphones portables, évoquant seulement des lignes fixes qui pourraient être installées dans les cellules des détenus.
Les détenus peuvent-ils avoir un portable en prison ? En théorie, c'est non. L'administration l'interdit pour des questions évidentes de sécurité. Mais dans la pratique, les vidéos de condamnés qui se filment dans leur cellule pullulent; début août, un clip tourné dans une prison de Savoie est devenu viral sur Youtube, montrant une ambiance carcérale conviviale et même festive, mais déclenchant l'ouverture d'une enquête judiciaire.
Le mardi 15 août, fête religieuse catholique, un surveillant a encore été agressé par un détenu muni d'une arme artisanale à la maison d'arrêt d'Osny (Val d'Oise).

Alors incarcéré pour un voyage avorté vers les terres du djihad syrien, le 
détenu "discret" (Le Monde) mais agresseur de personnels pénitentiaires en septembre 2016, Bilal Taghi, un "apprenti djihadiste", selon Le Monde, ne présentait "pas de problème particulier", rapporta encore Le Monde, mais avait revendiqué devant les enquêteurs "vouloir tuer un gardien de prison", expliquant qu'"il voulait passer à l'acte immédiatement au nom de Daech", (acronyme de l'EI) "sans attendre de sortir de prison", indiquait à l'époque une source proche du dossier.
Osny, que la garde des Sceaux Nicole Belloubet a visité début juillet, accueille depuis février le premier "quartier d'évaluation de la radicalisation" (QER), destiné (on le rappelle) à mesurer la dangerosité et le degré de radicalisation d'un détenu avant son affectation dans un lieu de détention.
Cette maison d'arrêt compte 961 détenus pour 579 places, soit une densité de 166%. C'est l'un des établissements les plus surpeuplés de France, la moyenne nationale des maisons d'arrêt étant de 142%.

A la différence du fonctionnaire de la préfecture du Rhône qui était absent pendant son astreinte (lien PaSiDupeset qui est ainsi à l'origine de la remise en liberté du tueur islamiste des deux jeunes filles poignardées en gare Saint-Charles de Marseille, le juge a assumé ses responsabilités dans le contexte des deux assassinats par le Tunisien en situation irrégulière mais relâché et de débat sur la banalisation de l'état d'urgence par son inscription dans le droit commun.