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samedi 5 mai 2018

1er Mai : 7 suspects d'extrême gauche mis en examen, mais remis en liberté

Intox : l'AFP et le service public veulent faire croire à la sanction des anti-républicains

Les groupes d'extrême gauche ne sont pas dissous

"Sept personnes - sur 1.200 - soupçonnées d'avoir commis des dégradations après la manifestation du 1er-Mai à Paris ont été mises en examen et remises en liberté sous contrôle judiciaire, contre l'avis du Parquet qui avait demandé leur détention provisoire, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

La justice se rend coupable d'une inexactitude visant à masquer l'intention révolutionnaire des "suspects". "Présentés à un juge d'instruction dans la soirée de vendredi, rapporte l'AFP, les suspects ont été mis en examen pour "dégradations en réunion" et "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences aux personnes ou des atteintes aux biens", a détaillé la source judiciaire. En vérité, le groupement est pré-existant aux faits de violence.

Un juge des libertés et de la détention a pris le parti d'ordonner leur remise en liberté, certes sous contrôle judiciaire, mais avec une motivation politique partisane, avec notamment interdiction de paraître en Ile-de-France.

Or, le parquet de Paris, qui avait requis un mandat de dépôt à leur encontre, va faire appel lundi de cette mesure, a indiqué la même source.

Tous sont soupçonnés d'avoir commis des violences et dégradations anti-capitalistes dans une agence bancaire et des magasins de vêtements du IIIe arrondissement de Paris dans la soirée de mardi, selon "une source proche de l'enquête". Or, dans cet arrondissement cohabitent des communautés bobo, homosexuelle et juive.

Quatre des sept suspects ont été mis en examen 

La juge (rouge ? ) justifie ce régime particulier par leur refus de se soumettre à un prélèvement de leurs empreintes digitales ou de leur ADN.

Les investigations vont se poursuivre dans le cadre de cette information judiciaire ouverte vendredi par le Parquet et confiée à un juge d'instruction, notamment pour rechercher d'éventuels complices ou d'autres suspects. Elle est distincte de l'enquête lancée mercredi par le Parquet pour "association de malfaiteurs" qui doit permettre d'identifier les "instigateurs" des violences révolutionnaires.
Abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et vitres de restaurants brisées: le traditionnel défilé du 1er Mai a été marqué par de nombreux heurts dans la capitale, attribués par les autorités à quelque 1.200 militants de l'ultra-gauche estampillés "black blocs", mais aussi de communistes et de trotskistes ordinaires. Quatre personnes, dont un CRS, ont été très légèrement blessées, selon le bilan officiel.

Au total, 283 personnes avaient été arrêtées à l'issue de la manifestation, dont 102 placées en garde à vue. Dès mercredi, une cinquantaine avaient été relâchées et mises hors de cause. 

Vendredi, une dizaine d'activistes anti-républicains ont défilé devant le tribunal correctionnel de Paris qui a prononcé une condamnation à 1.000 euros d'amende pour la détention d'un fumigène et deux relaxes, tandis que les autres ont obtenu un report de l'audience à une date ultérieure.

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