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vendredi 16 novembre 2018

La libération de Tariq Ramadan met-elle les plaignantes en danger ?

Deux victimes présumées de Ramadan redoutent les violences de  soutiens du prédicateur mis en examen pour viol 

Les plaignantes ont déclaré leurs craintes sur Europe 1 et RTL après l'annonce de sa remise en liberté sous caution

"Ce n'est pas sa libération qui me fait peur, dans le sens où monsieur Ramadan ne fait jamais les choses lui-même lorsqu'il s'agit de menace et de harcèlement.
Il envoie toujours des gens le faire faire pour lui", raconte ainsi l'une des accusatrices sur l'antenne d'Europe 1.

"Ce sont ces gens dévoués, corps et âme, aveuglés, qui sont dangereux (...) Le fait de laisser sortir monsieur Ramadan, veut dire, dans leur tête : 'nous avons une impunité totale', ce qui est problématique", s'alarme-t-elle. 
"Je rappelle que quand monsieur Ramadan a été mis en détention provisoire, ces personnes ont déjà commis des actes (...) L'une des plaignantes a été agressée plusieurs fois. Moi, j'ai été victime de crachats, de coups d'épaule, d'insultes. On m'a suivie, précise-t-elle sur les ondes de la radio.

Et d'ajouter : "ça, c'était quand il était enfermé et, dans leur tête, présumé coupable. Maintenant que, dans leur tête, il est présumé innocent, imaginez ce qui va se passer pour nous". "Je pense que maintenant, ils vont essayer d'atteindre mon intégrité physique", alerte cette femme.



Première à avoir porté plainte contre Tariq Ramadan, Henda Ayari a, quant à elle, témoigné sur RTL qui a diffusé ses craintes ce vendredi matin. La victime présumée assure que quelques heures après l'annonce de la décision de justice jeudi soir, elle a fait l'objet de menaces. 

"J'ai été harcelée, j'ai reçu des appels anonymes, ça a duré toute la nuit. On m'insulte de menteuse, on me dit que je vais le payer (...) Je suis plus choquée par ce regain de violence à mon encontre que par sa libération en fait".

Sur les ondes de RTL, Henda Ayari a encore confié avoir "peur de la suite", elle qui pensait "naïvement" que la remise en liberté de l'islamologue "calmerait ses soutiens".

vendredi 27 juillet 2018

Benalla nie avoir tabassé et avoir abusé de sa proximité avec Macron

"Je ne considère pas avoir commis d'actes répréhensibles", assure le schizophrène Benalla

Le mis en examen déploie un plan com' à faire de nouveaux envieux

Après avoir bénéficié d'un long entretien avec Le Monde, Alexandre Benalla était l'invité du 20h00 de TF1, vingt-quatre heures plus tard. Le mis en examen pour "violences en réunion" soigne son image et sa défense avec un plan com' qui prévoit même un prochain entretien avec un troisième organe de presse.

Rasé de frais, l'ex-barbu casqué et cagoulé est apparu en enfant de choeur, cherchant à se faire donner le bon dieu sans confession. Alternativement ange et démon, le premier de la classe présentait ce vendredi soir sa face idéalisée, à l'opposé du barbouze du 1er Mai. 

En dépit des vidéos, il affirme qu'il n'a pas porté de coups, notamment un coup de poing sur la nuque et un coup de pied au sol, sur un manifestant, le 1er-Mai. Mais, ce soir, BFMTV  propose un long débat, entre autres sur ces violences, mais ne montrant pas les images du passage à tabac. 
Les re-voilà donc, rien que pour BFM TV, avec des commentaires sur son antenne...

Benalla regrette toutefois d'avoir exposé Emmanuel Macron du fait de son dévouement corps et "âme", 24/24 h et alors même qu'il est officiellement suspendu, puis en disgrâce.

"Il y a des gestes qui sont vigoureux, qui sont rapides, mais il n'y a aucun coup porté," estime-t-il en costume cravate au 20h de TF1. Alexandre Benalla est resté sur sa position - celle de Macron - qu’il avait déjà esquissée pour Le Monde, jeudi. Sa bonne conscience citoyenne dicte au protégé de Jupiter qu'il n’a pas commis d’actes répréhensibles par la loi. "Je considère juste avoir été confronté à des gens qui sont des casseurs, qui ont commis des actes délictueux. J'ai eu une réaction de citoyen qui a voulu aider à appréhender des gens qui sont pour moi des délinquants", poursuit-il. Mérite-t-il pour autant la légion d'honneur ?


Mis en examen notamment pour "violences en réunion" et, finalement, licencié par l'Elysée, il se dit choqué que les media n’aient pas diffusé les images d’avant et les images d’après la vidéo fatale où on le voit molester deux manifestants. "C’est-à-dire les images qui provoquent ma réaction et ce qui se passe après, au moment de l'interpellation", explique-t-il.

Bien qu'il démente être un proche, Alexandre Benalla regrette d'avoir exposé Emmanuel Macron.
Comment le serait-il, à moins que d'être, non pas un collaborateur, mais un proche, si ce n'est un intime, qui accompagne le couplé présidentiel dans ses déplacements privés ? "J'ai commis une grosse faute, une grosse bêtise", feint de reconnaître le vingtenaire. Mais, selon lui, cette faute consiste seulement à avoir exposé Emmanuel Macron. "Le président de la République n’a rien à voir dans les événements du 1er-Mai. On essaie de l’atteindre avec cette affaire", continue-t-il, en service commandé.



Concernant le port du brassard de police, le schizophrène déclare qu'il lui a été remis par les policiers et que c'est une pratique courante pour que les forces de l'ordre ne confondent pas les observateurs avec des ...manifestants, les 'black blocs' du 1er Mai. Si jamais il était de pratique courante chez les observateurs - acteurs politiques, journalistes, juristes, experts -  de lancer des bouteilles et des cendriers à la tête des policiers, comme ce jour-là, Place de la Contrescarpe...

Benalla se défend de tout dédoublement de la personnalité


"Je n’ai pas le sentiment de m’être pris pour un CRS ou un policier; j’étais invité en tant qu’observateur, ça n’a pas été fait à ma demande, mais j’y ai répondu favorablement." Ainsi, les policiers qui veulent sa peau vont-ils au-devant de ses moindres désirs... Mais ne dit-on pas aussi qu'ils craignent l'homme du président ?

Un peu plus tôt dans la journée, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé la création "d'une convention accompagnée d'une charte rappelant les obligations de l'observateur, ainsi que le port d'un signe distinctif permettant de l'identifier sans ambiguïté". Le septuagénaire a encore de beaux réflexes...

Rémunéré pendant sa suspension

Sa suspension de 15 jours, Benalla dit l'avoir vécu comme une "humiliation", d'autant plus que son attachement au couple Macron ne lui a pas épargné une suspension pour de vrai, certifie-t-il.


Concernant son salaire dont on sait qu'il a continué à lui être versé pendant cette période, il déclare qu'il a bien été suspendu mais que, dans les faits, il a touché 15 jours de congés payés qu'il n'avait pas pris. Comprend qui peut, puisqu'il nous explique que son retrait sur salaire correspond à un trop perçu !...


Enfin, le suspendu en disgrâce dit n’avoir accompagné Emmanuel Macron qu'à trois événements publics depuis sa suspension. Le 14-Juillet, l'hommage à Simone Veil - la "meuf qui est dead", selon une autre disgrâce de l'entourage juputérien, l'immense Sibeth Ndiaye - et le retour des Bleus. C'est à l'occasion de ce dernier hommage qu'Alexandre-le-Bienheureux protégé dit avoir parlé pour la dernière fois au président de la République. Il eût plutôt fallu qu'il nous parlât de ses escortes privées.

mercredi 7 mars 2018

Tariq Ramadan confronté à une nouvelle plainte pour viols

Tariq Ramadan visé par une troisième plainte pour viols

Une Française domiciliée dans les Hauts-de-France aurait déposé plainte pour " viols" contre Tariq Ramadan

Violeur en série  ?
Dans sa plainte auprès du Parquet de Parisrévélée par l'hebdomadaire L'Express, ce mercredi, la femme de 45 ans décrit neuf viols qui auraient été commis de février 2013 à juin 2014 à Paris, Roissy, Lille, Londres et Bruxelles

Cette musulmane d'origine marocaine précise que l’islamologue de 55 ans l’aurait contactée via Facebook. Après plusieurs échanges virtuels, une première rencontre physique se serait déroulée le 15 février 2013, au Radisson Blu Hôtel de Bruxelles, un quatre étoiles. Cette femme aurait alors subi des menaces verbales et des sévices physiques de la part de l’islamiste âgé de 56 ans, petit-fils du fondateur des Frères musulmans.

Ce 'frère musulman' conteste ces accusations

Huit autres rapports, au total, sont inscrits dans la plainte et sont qualifiés de viols, selon l'Express.  Déjà en détention provisoire, Tariq Ramadan - dont le prénom signifie "noble" ou "bien né" - a été mis en examen le 2 février dernier pour viols, dont l'un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre qui ont débouché sur une information judiciaire. 

La justice a décidé le placement en détention provisoire du théologien détenteur de la double nationalité égyptienne et suisse, craignant une fuite à l'étranger ou d'éventuelles pressions sur les plaignantes ou d'autres femmes ayant témoigné sous X - un dispositif destiné à protéger le témoin - au cours de l'enquête préliminaire.

mardi 6 septembre 2016

Le ministre de la Justice a demandé le renvoi de N. Sarkozy en correctionnelle dans l'affaire Bygmalion.

Le chef du gouvernement juge "insupportable" l'indignation de Les Républicains

"La droite"  (il s'en faut de beaucoup !) accuse l'exécutif 

C'est ainsi que 'Les Echos' renverse le problème de l'indépendance de la justice. Le journal reproche à toute la droite (?) de réagir à cette "manoeuvre politique" contre l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, qui risque un procès dans l'affaire Bygmalion. Alors que le Parquet a attendu que le mis en examen soit candidat à la primaire de la droite et du centre, le timing de cette relance de l'affaire n'interpelle pas cette presse-là: "décrypteuse" ? 
Alors que la campagne pour la primaire à droite est engagée, déterrer l'affaire Bygmalion serait naturel après des mois de mise en sommeil, selon la dépêche de l'AFP qui dicte les éléments de langage de l'Elysée à la presse aux ordres. Les Echos est la propriété du groupe LVMH et Bernard Arnault, dont le président de la République, François Hollande, a inauguré la Fondation Louis-Vuitton pour la création, le 20 octobre 2014, et dont le premier ministre, Manuel Valls, a inauguré "La Ruche", la nouvelle usine de Guerlain à Chartres, le 6 février 2015.

"Aussitôt, la droite a accusé l'exécufif de mener une "manoeuvre politique" contre l'ancien chef de l'Etat, qui brigue un nouveau mandat en 2017", écrit textuellement Les Echos. Des propos "insupportables" de cette opposition de droite, a jugé le premier ministre, ce mardi 6.  Manuel Valls ferait-il ainsi le jeu du Front national ? Si tel est le cas, le journaliste Laurent Neumann le dira... 

Réactions contrastées à droite aux réquisitions du Parquet
Loin de l'exécutif l'idée de vouloir parasiter la campagne de Sarkozy ?

Le candidat socialiste serait-il embarrassé d'une éventuelle mise en accusation de son principal adversaire, même si un éventuel procès ne devrait pas avoir lieu avant l'élection présidentielle? Valls clame déjà à qui veut l'entendre qu'il croit en l'indépendance de la justice...  

Les proches de l'ancien président dénoncent un simple "écran de fumée,"
alors que le procès de Jérôme Cahuzac vient tout juste de débuter.
Pour Marie-Anne Montchamp, soutien de Nicolas Sarkozy, le candidat à l'Elysée est évidemment visé. "C'est révélateur d'un climat récurrent qui consisterait à nourrir de nouvelles affaires au moment où une tension politique se fait jour", estime l'ancienne secrétaire d'Etat en charge des Personnes handicapées.

Cette "tension politique" est même entretenue par François Fillon. 

L'ex-premier ministre a aussitôt taclé Nicolas Sarkozy sur son "exemplarité" lors du campus des Jeunes Républicains au Touquet. Invité sur RTL avant l'annonce de la décision du Parquet, il est toutefois revenu sur sa petite phrase assassine, conscient des dommages à son image. "Je pose un principe général. Je dis que l'exemplarité est nécessaire pour gouverner notre pays et d'autant plus nécessaire qu'il va falloir le redresser, c'est-à-dire demander des efforts aux Français, a-t-il bredouillé. J'énonce un principe général qui me paraît être le minimum exigible et après, chacun est devant sa conscience. C'est ma conviction personnelle. Je pense qu'il est très difficile de gouverner un pays dans un climat comme celui que nous connaissons aujourd'hui et comme à gauche et à droite, il y a des affaires dans tous les sens, je dis qu'il faut revenir à une conception plus rigoureuse du pouvoir."
Aujourd'hui, pas question de changer d'angle d'attaque pour le député filloniste Bernard Debré. "Est-ce qu'il est possible, en France, de dire la vérité sans se faire accuser ? demande l'ancien ministre de la Coopération. Circulez, il n'y a rien à voir ? Non".

Alain Juppé se refuse de son côté à commenter le harcèlement judiciaire de l'ancien président. Le maire de Bordeaux, condamné dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris, adopte le profil bas.
 
En 2004, Alain Juppé a été condamné à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité (mis en examen en 2009 pour "abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt" pour des faits remontant à l'époque où il était secrétaire général du Rassemblement pour la République et maire-adjoint de Paris aux Finances, de 1983 à 1995); Sarkozy ne l'a jamais été et bénéficie toujours de la présomption d'innocence.

L'ancien maire de Neuilly a du temps devant lui. Un éventuel procès ne pourrait commencer avant le printemps prochain, en pleine campagne électorale, habituellement période de trêve judiciaire. Enfin, si Nicolas Sarkozy revenait à l'Elysée, la perspective d'un procès serait encore repoussée de cinq ans.

Nicolas Sarkozy n'a rien à voir avec Bygmalion...Arrêtons cette sorte d'acharnement
Georges Fenech, ancien magistrat et député LR (05/09/2016)

Le Premier ministre s'est invité dans la matinale de RTL pour nier toute ingérence de l'exécutif sur le judiciaire.
"Les responsables publics n'ont pas à mettre (la justice) en cause et à insinuer qu'à chaque fois que la justice agit en toute indépendance [sic], que ça serait l'oeuvre de je ne sais quelle manoeuvre politique. C'est insupportable même pour l'idée qu'on se fait de la séparation des pouvoirs et du rôle de la justice." Selon Valls, l'opposition n'a aucun droit à mettre (la justice) en cause, ni à douter qu'elle agit en toute indépendance ni à dénoncer une manoeuvre politique qui n'est pas quelconque. Il se déplace à RTL pour s'opposer à toute contestation de son pouvoir oligarchique. 

Valls monte encore une fois dans les tours

Thierry Herzog, son avocat, a dénoncé ce qui est à l'évidence "une nouvelle manoeuvre politique grossière", suite aux réquisitions du Parquet de Paris demandant le renvoi en procès de l'ancien président de la République dans l'affaire Bygmalion

Piqué au vif, Valls nie avec véhémence l'incitation de son ami Urvoas. 
"Les mêmes qui parlent d'une autorité de l'Etat qui serait en cause (...) sont les mêmes qui par ces commentaires, dégradants d'ailleurs à l'égard de la justice, mettent en cause l'autorité de l'Etat", a polémiqué Manuel Valls, en plein accès de paranoïa
Et le premier ministre fait la leçon à l'ancien chef de l'Etat. "Quand on a été président de la République, quand on aspire à le [re]devenir, quand on exerce ou quand on a exercé une responsabilité d'Etat, il faut respecter les règles de la Constitution", s'est emballé "p'tit zizi", éjaculateur précoce, voire prématuré. 
Pourtant, les magistrats du Parquet sont placés sous la direction et le contrôle de leurs chefs hiérarchiques et sous l'autorité du garde des Sceaux, ministre de la Justice qui les nomme. Or, celui-ci, Jean-Jacques Urvoas, dont le parcours universitaire est parrainé par des figures politiques bretonnes, notamment Poignant,  Rappelons au passage qu'Urvoas est de ceux qui, en 2009, combattirent la volonté de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur de tripler d'ici 2011 le nombre de caméras de vidéosurveillance au niveau national. C'est aussi à ce démocrate qu'on doit, en 2014, des "avancées" pour limiter la discussion générale en séance publique de l'Assemblée nationale. C'est encore à lui qu'on doit, au printemps 2015, l'opposition du gouvernement au rétablissement du crime d'"indignité nationale" proposé par la droite pour punir les terroristes.
Au congrès PS de Reims en 2008, il vota en faveur de...
Martine Aubry, avant de soutenir Dominique Strauss-Kahn trois ans plus tard, alors qu'il est encore président du FMI...
Renoncerait-il à une candidature à la présidentielle s'il était lui-même mis en examen ? 
"Je pense qu'on se remettrait alors profondément en cause", a répondu Manuel Valls, se révélant sur les motivations de ces réquisitions du ministère public. Il refuse toutefois d'en dire plus, racontant qu'il ne voudrait surtout pas "se laisser entraîner dans ce qui est la campagne des primaires et cette polémique". Ni faire pression sur la justice?...  "Je m'en tiens à ces deux principes : indépendance de la justice, présomption d'innocence. Et peut-être en effet rappel de ce que peut être l'éthique de l'engagement", a-t-il prétendu.

Dans des réquisitions du 30 août, le Parquet a demandé le renvoi en correctionnelle de l'ex-président pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Nicolas Sarkozy, mis en examen en février, se voit accusé notamment d'"avoir dépassé le plafond des dépenses électorales" fixé à 22,5 millions d'euros et de faire "état", dans son compte de campagne, d'"éléments comptables sciemment minorés". Il appartient maintenant aux juges d'instruction de suivre ou non ces réquisitions, dans un délai d'un mois minimum. Ce qui nous mène à la fin octobre.
Or, si la liste des candidats sera dévoilée le 21 septembre, le premier tour de la primaire de la droite et du centre est fixé au 20 novembre 2016 et le second tour au dimanche 27...

Le ministre de la Justice selon Valls n'est pas un perdreau de l'année

Urvoas s'est opposé aux ministres de droite avec constance
Député du Finistère en 2007, en 2008, il s’oppose à la création de la loi concernant la rétention de sûreté proposée par Rachida Dati, alors ministre de la Justice.
En 2009, il exprime son opposition à la volonté de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, de tripler le nombre de caméras de vidéosurveillance au niveau national d'ici 2011.
En 2010il critique avec détermination la loi sur les violences en bande défendue par Michèle Alliot-Marie.

Comme ministre, Urvoas s'intéresse de près à la justice politique 
En 2014, il pèse sur le texte organique organisant les modalités de destitution du Président de la République.
En mai 2015, quelques semaines avant sa nomination Place Vendôme, il publie une note sur la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, dans laquelle il appelle à une plus grande autonomie du Parquet par rapport au pouvoir exécutif... François Bayrou, alors député MoDem des Pyrénées-Atlantique, avait fait part d' "un risque de dévoiement de cette procédure et de sa transformation en une mise en cause répétée du chef de l'Etat".
L'heure n'est donc encore pas venue de démontrer cette indépendance de la justice.

vendredi 28 juin 2013

Affaire Bettencourt: la cabale politique contre Sarkozy se précise

Non-lieux requis pour Sarkozy et Woerth

Le Parquet de Bordeaux a préconisé d'abandonner la moitié des poursuites lancées par le juge Gentil  

Six non-lieux, dont l'un en faveur de l'ex-président, ainsi que de son ministre du Budget, Stéphane Courbit et Pascal Wilhem, mais à la à différence de F.-M. Banier et de P. de Maistre.Nicolas Sarkozy, six renvois devant le tribunal : dans le volet abus de faiblesse de l'affaire Bettencourt, recentrant ainsi l'affaire au point où elle en était quand le scandale a éclaté, mi-2010. Le photographe François-Marie Banier et l'ex-homme de confiance de Liliane Bettencourt Patrice de Maistre devraient faire partie en revanche des six personnes à juger, estime le Parquet.

Les non-lieux ont été requis "en l'absence de charge", écrit dans son communiqué le Parquet de Bordeaux, sans ajouter l'adjectif "suffisante" qui traditionnellement nuance cet avis. Cela concerne Nicolas Sarkozy, que la triade de juges menée par le juge Gentil avait mis en examen pour abus de faiblesse, car ils imaginèrent qu'il avait abusé de la faiblesse de Liliane Bettencourt pour se faire remettre de l'argent pendant la campagne présidentielle 2007. 

Mais, dans leur empressement partisan et bien qu'ils soient trois, les juges d'instruction ont commis une erreur dans la formulation de leur chef de mise en examen, appliquant à Sarkozy une définition de l'abus de faiblesse datant de 2009, qui ne correspond pas à celle en vigueur à l'époque des faits pour lesquels il est mis en examen, et de surcroît moins favorable que cette dernière. 
Le juge Gentil avait désigné des proches "experts" qui  considérèrent qu'elle n'avait plus tous ses facultés psychiques depuis septembre ...2006. Le Parquet s'était  très clairement ouvert de ses doutes sur l'objectivité du juge Gentil et sur le bien-fondé de leurs pseudo "indices graves ou concordants". C'était le 21 mars 2013, au moment de législatives partiellesla première s'était déroulée les 17 et 24 mars 2013 dans l'Oise.

Les termes infâmants de l'information judiciaire
Le juge Gentil et ses acolytes avaient vu des "faits d'abus de faiblesse, d'abus de confiance aggravés, d'escroqueries aggravées au préjudice de Mme Liliane Bettencourt". Au terme de cet acte, M. Nicolas Sarkozy, qui bénéficie de la présomption d'innocence - s'était vu notifier une mise en examen du chef d'abus de faiblesse commis en février 2007 et courant 2007," pendant la campagne présidentielle.

Pour Me Herzog, "la vérité triomphe"

Il juge difficile de caractériser un abus de faiblesse, qui impliquerait à la fois que Nicolas Sarkozy se soit personnellement fait remettre de l'argent par la milliardaire, et qu'il ait eu conscience de son état, qui était encore peu connu début 2007. "Quelle que soit la violence des calomnies, la vérité finit toujours par triompher, le procureur de la République de Bordeaux vient de le démontrer", a réagi Me Thierry Herzog, l'avocat de l'ancien président.

Le député UMP des Hauts-de-Seine Patrick Balkany, proche de l'ancien chef d'État, s'est déclaré "très heureux" de la nouvelle.

L'affaire se dégonfle
ex-ministre et ancien trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy, Éric Woerth, devrait également bénéficier d'un non-lieu, selon le Parquet. C'est le cas aussi de l'avocat Pascal Wilhelm, qui avait succédé fin 2010 à M. de Maistre auprès de Mme Bettencourt, ainsi que de l'homme d'affaires Stéphane Courbit, qui a bénéficié grâce à Me Wilhelm d'un important investissement de l'héritière de L'Oréal dans ses sociétés. Le Parquet considère notamment que seul le temps dira si cet investissement a été une mauvaise affaire.

Le procureur de la République de Bordeaux, Claude Laplaud, a requis aussi le non-lieu pour un notaire, Patrice Bonduelle, qui avait contribué à rédiger un testament de Mme Bettencourt en 2011, et pour l'infirmier de la milliardaire Alain Thurin, couché sur ce testament à hauteur de 10 millions d'euros, sans qu'il ait forcément été au courant. 

En revanche, outre M. Banier, dont le renvoi est demandé pour abus de faiblesse et blanchiment d'abus de faiblesse, son compagnon Martin d'Orgeval, pour les mêmes chefs, et recel d'abus de faiblesse, et M. de Maistre, pour abus de faiblesse et blanchiment de fraude fiscale, trois autres renvois sont demandés. Celui de Carlos Cassina Vejarano, qui gérait l'île des Bettencourt aux Seychelles (pour abus de faiblesse et abus de confiance aggravé par la particulière vulnérabilité de la victime), du notaire Jean-Michel Normand (pour complicité d'abus de faiblesse) et de l'avocat fiscaliste Fabrice Goguel (pour blanchiment de fraude fiscale).

Audience sur les nullités mardi

Le Parquet recentre ainsi l'affaire sur les faits initialement dénoncés par la fille de la milliardaire, Françoise, qui visait particulièrement M. Banier, dans une plainte de fin 2007 : des abus commis au détriment de Mme Bettencourt par son proche entourage dans les années précédant l'éclatement du scandale en juin 2010, suite à la publication de conversations enregistrées dans le salon de la milliardaire par son majordome.

Après ces réquisitions,
les trois juges d'instruction, Jean-Michel Gentil, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël, auront le dernier mot sur le sort des mis en examen, à moins d'un appel du Parquet, qui renverrait l'affaire devant la Cour d'Appel. 
Les juges devront aussi attendre le résultat de l'audience de mardi devant la chambre de l'instruction de la Cour d'Appel, au cours de laquelle les avocats s'emploieront à faire annuler l'expertise psychiatrique douteuse de Mme Bettencourt réalisée en juin 2011, et cause de quasiment toutes ces mises en examen.
 


lundi 15 avril 2013

Moralisation... Guérini se serait bien fait payer ses frais de justice par les contribuables !

Deux pétitions contre la prise en charge de certains frais de justice par le conseil général


La prise en charge par la collectivité des frais de défense de Jean-Noël Guérini fait des vagues

Vauzelle et Guérini,
frères mafieux des Bouches-du-Rhône
Votée la semaine dernière par le "soviet" PS, autrement appelé Conseil général, des Bouches-du-Rhône, elle suscite une pétition citoyenne pour demander au préfet d'annuler cette délibération. Elle a d'emblée été signée par 250 personnes. Lien

"Ce n'est pas aux contribuables de payer ces déboires judiciaires, explique Dominique David, l'initiateur de cette pétition. Si Jean-Noël Guérini distribue l'argent public comme si c'était le sien, il est hors de question qu'il fasse payer sa défense par les contribuables". 
Il met également en cause Jean-David Ciot, qui a été mis en examen le même jour que le président PS du Conseil général. Il y a en effet une forte densité au mètre carré de mis en examen dans le CG 13.

La droite avait voté contre cette délibération

A gauche, seuls Michel Pezet qui a pris la parole, Marie-Arlette Carlotti - ministre à Paris à ses heures - et Janine Ecochard se sont abstenus. Communistes, indépendants et la majorité des socialistes ont voté pour.

Deux pétitions s'élèvent maintenant contre la prise en charge par le Conseil général  de certains frais de justice de son président socialiste Jean-Noël Guérini, et rassemblaient à elles deux 48.000 signatures vendredi matin.
Les deux textes, publiés sur les plateformes de pétitions en ligne avaaz.org et change.org, avaient été signés par 24.000 personnes chacun vendredi à 12h00, avec d'éventuels doublons.

Les initiateurs de ces pétitions reprochent au Conseil général la prise en charge de la défense de J.-N. Guérini dans l'affaire du licenciement - qui aurait été arrangé - de son ancien directeur de cabinet et actuel député PS des Bouches-du-Rhône, Jean-David Ciot, pour laquelle le sénateur est mis en examen pour ...détournement de fonds publics.  Ciot est lui mis en examen pour recel.

Le Conseil général justifie cette prise en charge financière par le fait que Guérini a agi dans le cadre de ses fonctions de président de la collectivité.

Une délibération votée le 29 mars - seuls trois conseillers socialistes s'étaient abstenus, la droite votant contre - évoque une "protection fonctionnelle", car "ces faits ne présentent pas le caractère de fautes détachables de l'exercice de ses fonctions", en s'appuyant sur "le code général des collectivités territoriales" et la "jurisprudence".

Pour les mêmes raisons, l'assemblée départementale a voté la prise en charge des frais de justice de M. Guérini dans des procédures en diffamation contre le quotidien La Provence.
Ces affaires sont distinctes de celle pour laquelle l'élu est mis en examen avec son frère Alexandre, qui concerne des décharges publiques dans le département, et de celle pour laquelle tous deux ont récemment été placés en garde à vue chez les gendarmes. Ces deux dossiers, qui sont pour lui les plus épineux, ne sont pas concernés par les délibérations du Conseil général.

jeudi 20 décembre 2012

Affaire de proxénétisme du Carlton: DSK se pourvoit en cassation

DSK reste mis en examen: médical, psychiatrique ou judiciaire ? 


La justice de classes où tout se monnaye

Si un chèque bien juteux a mis un terme au cauchemar américain de DSK il y a huit jours - mais que dire de celui de Nafissatou Diallo - la justice française, en revanche, suit son cours. 


Mercredi 19 décembre, la chambre d’instruction de la Cour d'Appel de Douai a rejeté la requête en nullité déposée par les avocats de Dominique Strauss-Kahn et d'autres mis en examen dans le dossier de  présumé dans l'affaire dite du Carlton de Lille
"Nous sommes dans une totale absurdité juridique. On n'a jamais vu ça. La décision du pourvoi ayant été prise et annoncée (...), le président de la Cour de cassation va être saisi matériellement vendredi ou lundi", a critiqué Me Leclerc, l'un des avocats de Dominique Strauss Kahn, qui ajoute : "Je n'ai encore jamais vu une mise en examen pour proxénétisme fondée sur les faits que l'on reproche à Dominique Strauss-Kahn, et ce même s'il savait la nature des activités de certaines des femmes impliquées, ce qu'il conteste" (...). "Il y a derrière cette affaire, la poursuite du client [de prostituée], alors que la loi française n'en est pas encore là", ajoute encore l'avocat, dont la parole est largement diffusée par une certaine presse alignée et qui y voit en l'espèce "un no man's land juridique".

Une requête en nullité rejetée

Les défenseurs de l'ancien patron du FMI avaient demandé la nullité pure et simple de la totalité de la procédure, comme ceux du commissaire Jean-Christophe Lagarde, et bien évidemment l'annulation des mises en examen de leur client pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans le cadre de soirées dites "libertines" avec des prostituées. 

Ils mettaient en doute l'impartialité des juges d'instruction
 
Ils leur reprochent de ne pas leur avoir communiqué toutes les pièces du dossier. "Il y a un certain nombre de moyens de procédure qui concernent des nullités formelles ou des prescriptions du code de procédure pénale qui n'ont pas été respectés", avait souligné l'avocat de DSK, Me Henri Leclerc. Fin septembre, le Parquet général de Douai avait demandé le rejet de ces requêtes, soulignant que les mises en examen sont "justifiées" par des "indices graves ou concordants". Il avait qualifié d'"irrecevable", car déposée hors délai, une autre requête en annulation, déposée par l'ancien chargé des relations publiques de l'hôtel Carlton de Lille, René Kojfer.

DSK nie en bloc

Dans cette affaire, comme la précédente, Dominique Strauss-Kahn affirme qu'il ignorait que les femmes présentes à ses "parties fines" ,sont des prostituées, bien qu'il les ait parfois organisées et envoyé des invitations, notamment à Paris et Washington. Ces demoiselles lui auraient été présentées par le commissaire Lagarde, René Kojfer et des entrepreneurs du Pas-de-Calais. 

Si les mises en examen de DSK et Lagarde étaient annulées, ils seraient placés sous le statut de témoin assisté. 
En cas de rejet des requêtes, des possibilités de recours existent auprès de la Cour de cassation, puis de la Cour européenne des droits de l'Homme. 
Neuf personnes sont mises en examen dans l'affaire dite du Carlton pour proxénétisme aggravé en bande organisée et, pour certaines, pour escroquerie, abus de biens sociaux et recel d'abus de biens sociaux.


vendredi 29 mai 2009

Guérini abandonne Marseille dont il voulait être le maire

Jean-Noël Guérini a quitté le conseil municipal lundi

Le sénateur socialiste Jean-Noël Guérini, qui voulait prendre la ville, a choisi lundi de lâcher le conseil municipal de Marseille . <br>Le candidat malheureux des dernières élections municipales face au maire UMP, Jean-Claude Gaudin, préfère la présidence du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, pour respecter la loi sur les cumuls des mandats, qui s'applique depuis que le Conseil d'État a rejeté le 15 mai tous les recours concernant cette élection.
Il sera remplacé par Antoine Rouzaud, vice-président (PRG) du Département qui le suivait sur la liste PS aux municipales dans les 4e et 5 e arrondissements. Le départ de Jean-Noël Guérini aura-t-il un impact sur le consensus trouvé entre droite et gauche? "Cela pourra entraîner une modification des débats au sein du conseil municipal avec l'absence du leader du PS. Les échanges seront peut-être moins vifs", estime Roland Blum, député et premier adjoint UMP
De plus, cette démission entraîne de facto son retrait de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM)/ « Il s'agira surtout d'une recomposition des rôles pour l'opposition avec d'un côté Patrick Mennucci, président du groupe depuis 2002, et de l'autre Eugène Caselli, président PS de MPM", commente le premier adjoint UMP.Les équilibres politiques au conseil municipal ne devraient rester inchangés, avec 51voix pour la droite, 49 pour la gauche et une pour le FN.

Les turbulences au Conseil Régional socialiste

L’analyse des hypocrites

Autre élu concerné par le cumul, la députée socialiste et vice-présidente de la Région, Sylvie Andrieux, n'a pas encore officiellement fait son choix. Elle a théoriquement jusqu'au 15juin pour décider. Confrontée au même dilemme en 2002, la tête de liste aux municipales dans le 13e et 14 e arrondissements avait alors décidé de quitter la Ville. Les militants socialistes répandent l’idée que Mme Andrieux quitterait la Région en victime de la loi contre le cumul des mandats. Telle est la thèse présentée par la gauche, dans le respect des électeurs...

L’antithèse : la vice-présidente socialiste fait tache

Sylvie Andrieux avait été mise en cause dès l'été dernier quand l'organisme Tracfin, qui lutte contre la délinquance financière, avait pointé du doigt des malversations au sein du Conseil régional, pour un montant aujourd'hui évalué à 700 000€. Les enquêteurs de la brigade financière de la police judiciaire avaient alors mis au jour plusieurs subventions allouées à des associations, décrites comme des "coquilles vides". La plupart des bénéficiaires étaient basées dans les quartiers nord de Marseille, supposés être les plus défavorisés, mais qui jouissaient en fait d’un traitement de faveurs, au titre de la politique socialiste de prévention. Les responsables de ces associations ont depuis été mis en examen. Certains d’entre eux ont été écroués, dont Benyoub Same. Âgé d’une quarantaine d’années, il est soupçonné d’être à l’origine d’une dizaine d’associations fictives et très généreusement financées.
Ce mécanisme de financement aurait en outre servi la campagne électorale de Sylvie Andrieux, soupçonnée d'avoir "arrosé" les familles les plus influents des cités.

Cet épisode phocéen n'est pas sans en rappeler un autre, concernant les détournements de fonds sur associations, dont aurait pu bénéficier -à des fins personnelles- cet autre socialiste, Juju Dray...