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vendredi 27 juillet 2018

Benalla nie avoir tabassé et avoir abusé de sa proximité avec Macron

"Je ne considère pas avoir commis d'actes répréhensibles", assure le schizophrène Benalla

Le mis en examen déploie un plan com' à faire de nouveaux envieux

Après avoir bénéficié d'un long entretien avec Le Monde, Alexandre Benalla était l'invité du 20h00 de TF1, vingt-quatre heures plus tard. Le mis en examen pour "violences en réunion" soigne son image et sa défense avec un plan com' qui prévoit même un prochain entretien avec un troisième organe de presse.

Rasé de frais, l'ex-barbu casqué et cagoulé est apparu en enfant de choeur, cherchant à se faire donner le bon dieu sans confession. Alternativement ange et démon, le premier de la classe présentait ce vendredi soir sa face idéalisée, à l'opposé du barbouze du 1er Mai. 

En dépit des vidéos, il affirme qu'il n'a pas porté de coups, notamment un coup de poing sur la nuque et un coup de pied au sol, sur un manifestant, le 1er-Mai. Mais, ce soir, BFMTV  propose un long débat, entre autres sur ces violences, mais ne montrant pas les images du passage à tabac. 
Les re-voilà donc, rien que pour BFM TV, avec des commentaires sur son antenne...

Benalla regrette toutefois d'avoir exposé Emmanuel Macron du fait de son dévouement corps et "âme", 24/24 h et alors même qu'il est officiellement suspendu, puis en disgrâce.

"Il y a des gestes qui sont vigoureux, qui sont rapides, mais il n'y a aucun coup porté," estime-t-il en costume cravate au 20h de TF1. Alexandre Benalla est resté sur sa position - celle de Macron - qu’il avait déjà esquissée pour Le Monde, jeudi. Sa bonne conscience citoyenne dicte au protégé de Jupiter qu'il n’a pas commis d’actes répréhensibles par la loi. "Je considère juste avoir été confronté à des gens qui sont des casseurs, qui ont commis des actes délictueux. J'ai eu une réaction de citoyen qui a voulu aider à appréhender des gens qui sont pour moi des délinquants", poursuit-il. Mérite-t-il pour autant la légion d'honneur ?


Mis en examen notamment pour "violences en réunion" et, finalement, licencié par l'Elysée, il se dit choqué que les media n’aient pas diffusé les images d’avant et les images d’après la vidéo fatale où on le voit molester deux manifestants. "C’est-à-dire les images qui provoquent ma réaction et ce qui se passe après, au moment de l'interpellation", explique-t-il.

Bien qu'il démente être un proche, Alexandre Benalla regrette d'avoir exposé Emmanuel Macron.
Comment le serait-il, à moins que d'être, non pas un collaborateur, mais un proche, si ce n'est un intime, qui accompagne le couplé présidentiel dans ses déplacements privés ? "J'ai commis une grosse faute, une grosse bêtise", feint de reconnaître le vingtenaire. Mais, selon lui, cette faute consiste seulement à avoir exposé Emmanuel Macron. "Le président de la République n’a rien à voir dans les événements du 1er-Mai. On essaie de l’atteindre avec cette affaire", continue-t-il, en service commandé.



Concernant le port du brassard de police, le schizophrène déclare qu'il lui a été remis par les policiers et que c'est une pratique courante pour que les forces de l'ordre ne confondent pas les observateurs avec des ...manifestants, les 'black blocs' du 1er Mai. Si jamais il était de pratique courante chez les observateurs - acteurs politiques, journalistes, juristes, experts -  de lancer des bouteilles et des cendriers à la tête des policiers, comme ce jour-là, Place de la Contrescarpe...

Benalla se défend de tout dédoublement de la personnalité


"Je n’ai pas le sentiment de m’être pris pour un CRS ou un policier; j’étais invité en tant qu’observateur, ça n’a pas été fait à ma demande, mais j’y ai répondu favorablement." Ainsi, les policiers qui veulent sa peau vont-ils au-devant de ses moindres désirs... Mais ne dit-on pas aussi qu'ils craignent l'homme du président ?

Un peu plus tôt dans la journée, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé la création "d'une convention accompagnée d'une charte rappelant les obligations de l'observateur, ainsi que le port d'un signe distinctif permettant de l'identifier sans ambiguïté". Le septuagénaire a encore de beaux réflexes...

Rémunéré pendant sa suspension

Sa suspension de 15 jours, Benalla dit l'avoir vécu comme une "humiliation", d'autant plus que son attachement au couple Macron ne lui a pas épargné une suspension pour de vrai, certifie-t-il.


Concernant son salaire dont on sait qu'il a continué à lui être versé pendant cette période, il déclare qu'il a bien été suspendu mais que, dans les faits, il a touché 15 jours de congés payés qu'il n'avait pas pris. Comprend qui peut, puisqu'il nous explique que son retrait sur salaire correspond à un trop perçu !...


Enfin, le suspendu en disgrâce dit n’avoir accompagné Emmanuel Macron qu'à trois événements publics depuis sa suspension. Le 14-Juillet, l'hommage à Simone Veil - la "meuf qui est dead", selon une autre disgrâce de l'entourage juputérien, l'immense Sibeth Ndiaye - et le retour des Bleus. C'est à l'occasion de ce dernier hommage qu'Alexandre-le-Bienheureux protégé dit avoir parlé pour la dernière fois au président de la République. Il eût plutôt fallu qu'il nous parlât de ses escortes privées.

vendredi 6 janvier 2017

Montebourg pointe la volte-face de Valls sur le 49-3

Cohérence: l'ancien premier ministre dit "assumer", mais point trop !

Son rival Arnaud Montebourg a fustigé vendredi l'ambivalence du schizophrène Manuel Valls

Sur France 2 hier soir encore pour L'Emission politique, Valls n'a pas cessé de répliquer à ses contradicteurs qu'il "assume" son action gouvernementale
Or, il n'a échappé à personne que Valls se défend de son autoritarisme et Montebourg n'a pas manqué d'insister sur sa brutalité. 
L'ancien redresseur de la courbe du chômage de Hollande souligne que Valls tient désormais un discours de campagne à l'opposé de la politique menée lorsqu'il était à Matignon
"Il y a un discours pour la candidature et une pratique pour le gouvernement", a jugé sur France 2 l'ex-ministre de la destruction de l'Industrie qui brigue également l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle

Montebourg reproche à Valls son revirement sur l'article 49-3 de la Constitution.

Lorsqu'il a été Premier ministre, Manuel Valls a eu recours à cet article qui permet de contourner le vote du Parlement pour faire adopter en force la loi Travail et la loi Macron à l'Assemblée nationale. Mais voilà que son utilisateur  - à six reprises et deux lois - promet maintenant de le faire supprimer de la constitution quand il suffirait simplement de ne pas y avoir recours.

Si "fort" et "juste" soit-il, Valls affirme que le 49.3 lui avait été "imposé deux fois

Cette procédure lui a en fait été imposée six fois...
Jeudi, Valls a accusé les "frondeurs" socialistes de lui avoir imposé cette procédure. 
"On m'a imposé le 49.3!" s'est-il exclamé, assurant ensuite que les "frondeurs " du Parti socialiste l'ont acculé à une telle solution.
"La décision est toujours prise par le gouvernement", lui a rétorqué Arnaud Montebourg.
"Et le coup de force permanent qui a été dénoncé pendant ce quinquennat a laissé beaucoup de traces, laissé la gauche en situation de désarticulation", a-t-il encore souligné à propos de l'ex-chef du gouvernement, qui a démissionné début décembre pour se consacrer à son avenir personnel.

Montebourg retourne une citation de Valls à l'envoyeur
Valls, vitupérant et menaçant
"Changer, grandir, mûrir, cela est la loi de la vie. Est-ce que cela se fait en un mois, 15 jours, trois semaines ? Je crois que Manuel Valls (...) devrait prendre la responsabilité qu'il a prise", a ironisé Arnaud Montebourg.
Hélas, cette citation de Montebourg est volée à Enzo Ventura pour qui "un désir doit mûrir, grandir, devenir une pression suffisante pour éclater au grand jour et prendre forme." (Comment changer de vie). La pression, l'un et l'autre l'ont, mais les deux bipolaires ont-ils grandi ?

lundi 5 décembre 2016

Manuel Valls va-t-il se croire plus capable que Hollande de rassembler la gauche ?

Honni de tous, il a précipité la fin du quinquennat et l'éclatement du PS

Haineux ?
En démissionnant lundi, le Premier ministre va provoquer un changement de gouvernement pour annoncer sa candidature à la présidentielle. 

Manuel Valls va, dit-on, annoncer sa candidature à la primaire de la gauche
lundi soir à Evry, avec l'ambition de rassembler la gauche qu'il a dressée contre Hollande et luila partie est loin d'être gagnée. Autoritaire, cassant et colérique, le Néron semble en effet davantage de droite que de gauche.
  
Il propose de supprimer les 35 heures et l'ISF 

"Il faut déverrouiller les 35 heures !" lançait Manuel Valls au Grand-Rendez Vous d’Europe 1, en janvier 2011, alors qu'il était candidat aux primaires socialistes de la présidentielle de 2012. A l'époque, le député-maire d’Evry défiait Martine Aubry, aujourd'hui chef de file des 'frondeurs', alors première secrétaire du PS et qui avait mis en place les 35 heures alors qu'elle était ministre de Lionel Jospin. 



Quelques mois plus tard, dans l'un de ses livres, Valls violenta à nouveau la doxa socialiste. 
"Je propose sans tabou de supprimer l’impôt sur la fortune, source d’injustice entre les classes moyennes supérieures et les chefs d’entreprises", écrivait-il.
"Le candidat aux primaires que je suis, comme le Parti socialiste, propose la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG", a-t-il expliqué. "Il faut un impôt à la fois progressif, c'est le cas de l'impôt sur le revenu, et il faut une capacité d'élargir l'assiette. Il faut, bref, que tous les français puissent payer l'impôt. Il faudrait d'ailleurs que cet impôt soit retenu à la source".
Manuel Valls estime que cela rapporterait "plusieurs milliards, parce que le seul fait que les Français payent chacun une part de cet impôt permettrait non seulement que la fiscalité soit plus juste, mais que les recettes soient plus importantes pour l'Etat".


La gauche le rejette depuis 2011
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Dangereux schizophrène ?


Qui pour rassembler la gauche ?

Manuel Valls est le pire pour rassembler la famille de gauche, mais qui peut y prétendre ? Arnaud Montebourg ? Non, pas plus, Arnaud Montebourg que Manuel Valls. On est dans une situation inédite : les deux principaux candidats à cette primaire incarnent deux minorités du Parti socialiste et de la gauche.

Bipolaire ?
Dans ce duel, Manuel Valls bénéficie d’un avantage institutionnel. Il est le chef du gouvernement et incarne donc une forme d’autorité. Mais beaucoup à gauche retiendront surtout ses positions sur le burkini, sur la déchéance de nationalité. La question est finalement plutôt : mais existe-t-il quelque chose de gauche chez Manuel Valls ?

Manuel Valls aime l’entreprise comme il l’a proclamé en tant que Premier ministre devant le Medef, lors des universités d'été du syndicat des patrons en 2014. 
Binaire hystérique ?

Faire sauter les 35 heures et l’ISF, deux marqueurs de droite qui à eux seuls auraient peut-être permis à Manuel Valls de faire un meilleur score à la primaire de la droite qu’à celle de la gauche en 2011. Pour mémoire, il avait recueilli 5,63% des voix, très, très loin derrière Arnaud Montebourg, qui avait totalisé plus de 17,19% des suffrages. En d’autres termes, 95% des électeurs de gauche en 2011 n’avaient pas voté pour lui. 

De nouvelles candidatures ? 

Il y a donc une place à prendre pour un ou une candidate capable de faire la synthèse, de rassembler vraiment.

Emmanuel Macron, le "bébé" Hollande, avait un boulevard devant lui, mais il a choisi une autre stratégie, hors du cadre socialiste.

Et puisque les socialistes pensent aux femmes dans les situations désespérées, (comme ils ont pensé aux Blacks Blancs Beurs avant de les écarter sans états d'âme), des noms de kamikazes en jupons sortent:

Ségolène Royal qui est allée à Cuba pour l'incinération du dictateur Castro et s'est carbonisée dans un accès de "castritude" qu'elle croyait de nature à rallier l'extrême gauche à sa candidature.

Najat Vallaud-Belkacem, même si "ce n'est pas une intellectuelle," selon Hollande ("Elle est bonne Najat, très forte en langue de bois") ? "Pimprenelle" (le surnom qu'il lui a donné) à l'Elysée ? 

Marisol Touraine, fayotte du chef de l'Etat déchu ? 
L'ennemie jurée de Valls, Christiane Taubira (2,32 % des voix, en 2002) qui croit avoir redressé son image, comme Montebourg la courbe de l'emploi ? 

Et d’autres candidats peuvent encore se déclarer dans les 10 jours qui restent jusqu'au dépôt des candidatures. Pourquoi pas Myriam El Khomri, aussi...
Tout est tellement ouvert que cette primaire à gauche s'annonce comme la cerise sur le flanby écroulé de Hollande.


mardi 7 juin 2016

Hillary Clinton, "colérique", voire "hystérique", confirme un livre

Un livre accablant pour Hillary Clinton par un ancien de la Maison-Blanche 

Elle est assurée d'être la candidate démocrate, mais ce n'est pas rassurant

Un ancien agent des services secrets raconte les années Clinton dans un livre qui sort le 28 juin. Et c'est du lourd s'agissant de la première puissance mondiale. Il décrit l'ex "first lady" comme instable et colérique. 


La candidate Hillary Clinton a dépassé le seuil fatidique permettant de s'assurer une victoire lors de la convention de Philadelphie fin juillet, en s'assurant, cette semaine, la vingtaine de délégués nécessaire pour l'investiture démocrate.  

Rien à envier au Républicain Donald Trump
Les révélations de cet ancien de la Maison-Blanche, ce lundi 6 juin, font tache dans la campagne et pourraient causer du tort à l'ancienne secrétaire d'État, la révélant telle qu'en elle-même et non telle que la gauche américaine aimerait qu'elle fût. 
Gary Byrne, un ex-agent des services secrets qui avait travaillé dans la résidence officielle du président des États-Unis lors des mandats de son mari volage, Bill Clinton, sort un livre à la fin du mois qui fait déjà la Une des media outre-Atlantique. Les meilleures pages de l'ouvrage, intitulé 'Dédoublement de personnalité',  ont déjà été dévoilées par la presse américaine. 

La candidate "manque de tempérament et d'intégrité" pour ce poste.
On la savait arriviste, mais l'auteur la décrit aussi comme une femme "volcanique, impulsive (…) qui méprise les règles établies".

Si violent qu'il puisse paraître, ce portrait,  confirme les révélations du Washington Postla démocrate avait ignoré les procédures sécuritaires et envoyé 
des mails via des serveurs confidentiels en utilisant son téléphone personnel lorsqu'elle était chargée de la diplomatie sous l'administration Obama. 
L'ancien agent qualifie aussi la démocrate de personne " dédaigneuse à l'égard des petites gens".

L'agent secret confirme la personnalité bipolaire à la "Jekyll et Hyde" de l'ex-première dame
Faisant référence au personnage de Robert Louis Stevenson, il explique notamment qu'elle pouvait parfois parler avec courtoisie avant d'insulter violemment le personnel quelques minutes plus tard.

A propos des accès de colère d'Hillary Clinton, Gary Byrne affirme aussi qu'elle était violente avec son mari qui était alors président des États-Unis. Il témoigne d'échanges vulgaires au sein du couple et raconte qu'en plein scandale Monica Lewinsky (affaire d'adultère), Bill Clinton était arrivé un matin avec "un œil au beurre noir brillant" et qu'un vase brisé avait été retrouvé sur le sol de leurs appartements. L'ancien agent ajoute que le président avait prétexté une allergie au café pour justifier cette marque. 

Pour autant, les infidélités de Bill Clinton occupent aussi une belle place dans le livre
Gary Byrne dévoile que la fameuse robe bleue qui avait permis de démontrer la relation extraconjugale du président avec sa stagiaire Monica Lewinsky "n'était pas la seule preuve de ses écarts"
L'ancien membre des services secrets explique par exemple qu'il avait été chargé de jeter une serviette qui présentait des traces de rouge à lèvres et de "liquides corporels" et qu'il avait une fois surpris Bill Clinton "en pleine relation inappropriée avec une femme" qui n'était ni la première dame, ni Lewinsky. 

L'auteur assure qu'il n'a "aucun intérêt politique"
Il entend simplement "dévoiler la vraie histoire Clinton, les torts qu'ils ont causés à la présidence et ceux qu'ils posent encore". Gary Byrne analyse aujourd'hui ses années au service de la Maison-Blanche avec amertume. "Ce que j'ai vu dans les années 90 m'a rendu malade", écrit-il dans son livre.

jeudi 20 novembre 2014

France: l'école et les mosquées, fabriques à barbares islamistes

Les réseaux sociaux, alibis à l'échec de l'Ecole et du Conseil Français du Culte Musulman

L'Ecole était facteur d'intégration et le CFCM devait contrôler la formation de certains
imams
Djihadiste normand,
"gentil et serviable"...
Mais la FSU, syndicat dominant de professeurs, développe l'idée que les  islamistes n'auraient rien à voir avec l'islam.

Le ministre des Affaires étrangères de Hollande et Valls, le socialiste Laurent Fabius fait de la dissimulation en voilant l'islam derrière les islamistes, insistant pour que la presse maquille l'Etat Islamiste en IE, puis en Daesh...
Le Rassemblement des musulmans de France voulait quant à lui contribuer à l'émergence d' "un islam modéré, tolérant et respectueux des lois de la République, un islam du juste milieu" et le CFCM n'intervient guère que dans la construction des mosquées ou le marché des aliments halal... Le CFCM se dit toutefois " horrifié par l’annonce dramatique qui affirme que notre compatriote M. Hervé Gourdel vient d’être odieusement exécuté par ses ravisseurs." Sans attribuer "ce crime barbare", cette association déclare qu'il" heurte toutes les consciences et nous amène à condamner avec la plus grande énergie un tel acte hautement condamnable par toutes les valeurs humaines universelles. Le CFCM s’associe à la douleur [...] et patati et patata. Mais, concrètement, son efficacité -auprès des convertis comme des autres- reste plus que jamais à démontrer. 

L'imam est le guide spirituel et temporel de la communauté islamique. Alors que la Cour d'Appel de Grenoble renvoie en correctionnelle un médecin psychiatre et l'hôpital qui l'employait pour avoir laissé s'échapper un schizophrène meurtrier poursuivi pour homicide involontaire, les imams de Maxime Hauchard et de Mickaël Dos Santos ne sont pas mis en cause. Celui de Louviers où Olivier Besancenot a passé son enfance (Eure, Normandie) est l'imam du premier, alias Abu Abdallah al Faransi, et celui de Champigny-sur-Marne (PCF, Val-de-Marne), de cet autre jeune français converti' "gentil et serviable", plus connu sous son nom de guerre Abou Uthman. Les deux adultes de 22 ans ont pourtant été identifiés parmi les bourreaux du groupe Etat islamique (IE ou Daesh) et assassins de l'otage américain Peter Kassig avec 18 soldats syriens.


Balayée, la responsabilité partagée des imams et de l'Ecole

Pour des raisons de craintes d'exploitation du lien islam-islamistes et de troubles à l'ordre public, ce sont les réseaux sociaux qui sont incriminés. D'après les services spécialisés, "Abou Othman" présentait un profil très inquiétant, notamment en raison d'images choquantes postées sur les réseaux sociaux, insiste-t-on. Mais ni l'imam de ce converti, ni ses professeurs ne sont blâmés. 
Ironie de l'histoire, avant de prendre l'avion en août 2013, Maxime Hauchard avait expliqué à sa famille qu'il partait faire de l'humanitaire. Ses parents croyaient encore à cette version il y a quelques mois. Ils racontaient autour d'eux que leur fils allait bien et qu'il était devenu maître d'école pour des enfants syriens.

Quant au maire communiste, il fait valoir qu'il ne peut pas connaître tout le monde. Pas de "citoyens vigilants" dans le meilleur des mondes communistes possibles, pas de conseils de quartier à Champigny ?  


Pour sa part, le président Hollande se livre à des commentaires, observant que l'EI cherche à "créer un effet d'horreur" avec ce message: "Voyez (...) de quoi vos éventuels ressortissants seraient capables".


"En sélectionnant Hauchard, l'EI montre que la désertion atteint la jeunesse française jusque dans ses pavillons les plus pavillonnaires, loin des cités à problème." (Daniel Schneidermann, Arrêt sur images)
"Je savais que le visage de Michael allait ressortir dans les media" explique un ami du djihadiste

Michael Dos Santos, le deuxième Français identifié sur la vidéo de l'État islamique publiée dimanche 16 novembre où un otage américain et 18 soldats syriens ont été décapités, a été reconnu par sa mère mais aussi par un ami d'enfance : "Ça a toujours été un sportif quand je l'ai connu. C'est bien Michael Dos Santos, j'en suis convaincu".
"On ne peut pas dire qu'il s'est radicalisé en une semaine, il y a eu un apprentissage, un changement de physique", souligne un ami d'enfance de Michael dos Santos  
En trois ans, le jeune homme d'origine portugaise a progressivement coupé les ponts avec sa mère et ses deux frères pour s'enfermer dans cette idéologie : "Je savais très bien que son visage allait ressortir dans les media. On ne peut pas dire qu'il s'est radicalisé en une semaine, il y a eu un apprentissage, un changement de physique".
"Je l'ai vu avec la barbe, une grande djellaba blanche", confie une voisine de son village à BFMTV. Pas de quoi les inquiéter pour autant.
"Tout le monde à sa part de responsabilité"

Selon cet ami, l'État et ses institutions, au premier rang desquels l'Ecole, la population et ses acteurs religieux, les gens qui ont permis cette radicalisation sont les principaux fautifs, après Abou Uthman lui-même: "Tout le monde a sa part de responsabilité. Les forces d'État n'ont pas été assez fortes pour lui (...) Il venait au lycée avec ses idées et a continué sa radicalisation jusqu'au point de partir en Syrie".
"On a enlevé [sic] un fils à ses parents, on a enlevé son âme, son identité. Il s'est créé une autre identité et n'appartient plus à ses parents, à ses origines. Appartient-il encore à la France ?" (Ami d'enfance de Michael dos Santos)
Le témoignage est binaire.

Tentative de relativisation de l'horreur par les chiffres bruts et froids

Les chiffres avoués grossissent à vue d'oeil. Multipliés par dix depuis l'arrivée de Hollande, le risque serait de banaliser les actes de barbarie religieuse. Selon les estimations, 376 sont actuellement en Syrie ou en Irak. Les convertis représentent 20% de ces jihadistes qui sont, dans leur écrasante majorité, recruté sur internet.
Près de 1.100 citoyens français pourraient être impliqués dans ces filières djihadistes, selon Manuel Valls qui tient avant tout à défendre son bilan. Pour ce faire,  le Premier ministre - ex-ministre des cultes  - évoque d'autres pays qui tour à tour identifient leurs ressortissants, comme la Belgique ou l'Angleterre. L'un d'entre eux a-t-il été identifié comme bourreau d'otages sans défense et innocents ? Hollande et Valls ont ce privilège.

mardi 1 octobre 2013

La méthode Hollande à l’épreuve du pouvoir

Le double visage du socialisme français

Le double visage du socialisme français
François Hollande est imprégné de la méthode mitterrandienne vieille de trente ans et, malgré le passage  à l'ère du numérique et de la globalisation,  il croit toujours en la vertu du temps: pourtant, le changement s'opère jusqu'ici sans celui qui prétend l'incarner: le présent se rebelle et le bouscule. Comment Hollande pourrait-il donc préparer l'avenir?

Le poids  de l'impréparation

D'entrée, son amateurisme a déconsidéré le président par défaut.
Et il a confirmé le sentiment d'inadaptation à la tâche par la constitution d'un gouvernement chaotique d'apprentis, une ligne fluctuante et une accumulation de cbavures et de reculades.

La Syrie et le cafouillage sans précédent sur la "pause fiscale viennent de faire ressurgir l’image d’un président à deux visages. 
L’un dans la posture: déterminé, voire martial, dès qu’il s’agit de conduire les affaires extérieures du pays, voire de s'ingérer, notamment en Afrique, mais posture faussée par son suivisme en Syrie. L’autre dans l'ambiguïté: frileux et indécis sur la scène nationale. Le gouvernement était connu pour ses "couacs " de communication, François Hollande pour sa méthode de l’ajustement politique permanent. Or, le mal se révèle plus profond qu'il n'y paraissait dès lors qu'il aborde le dossier des impôts :  à défaut de boussole et de ligne politique ferme, le ­président navigue au gré des injonctions parlementaires et des pressions syndicales qu' il favorise par le "dialogue", au point que le gouvernement désorienté peine à montrer la direction. Chaque note vire au couac . La dissonance est devenue continue.

C
es deux visages trouvent-ils à s’accorder?
Les analystes du hollandisme balbutiant ont de belles bagarres de préau devant eux… Certains veulent voir en Hollande un joueur de poker qui cacherait habilement son jeu. D'autres discerneraient en lui la personnalité tourmentée du schizophrène aux visages contradictoires et irréconciliables dissimulés derrière une bonhomie rigolarde.

Les débats se sont déplacés

Pour qui cherche à voir au travers du brouillard de la rentrée politique, 2013 ne ressemble pas à celle de 2012. La majorité reste éruptive, mais les débats qui l’agitent se sont déplacés. Que reste-t-il des velléités de changement? Où sont les injonctions pour une "autre politique"? Que sont devenus les députés contestataires de l’objectif de réduction des déficits ?  Disparues, ou presque, les accusations sur l'héritage?  A la gauche du PS, Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann viennent de lancer un nouvel appel à la rebellion, mais ils sont seuls. Les ministres à fibre sociale, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, ont fini par se convertir à la realpolitik de l’offre, renonçant aux anathèmes sur la banque et les entrepreneurs. Idem de la majorité des parlementaires socialistes élus sur l'idéologie anti-libérale. Le sociétal avait redynamisé leurs restes soixante-huitards, mais les ors et la moquette les ont renvoyés à leur embourgeoisement douillet. 

Encroûtés dans des années d'opposition systématique, la gauche socialo-écolo au pouvoir depuis dix-huit mois cherche toujours la méthode. 
"Il y a eu un virage", admet Thierry Mandon, le porte-parole du groupe à l’Assemblée. "La question chez les députés n’est plus de savoir s’il faut ou pas prendre ce virage mais comment on amende cette trajectoire pour la rendre supportable". Répondre aux problèmes de chômage et de pouvoir d’achat des électeurs, plutôt que réorienter la politique économique, telle est la nouvelle ligne de débat.

Retour de la gauche à la réalité 

Ce virage doit beaucoup aux erreurs du président débutant.  
Dès sa campagne présidentielle, le chef de l’Etat affichait son ambition. "Je veux installer la gauche durablement au pouvoir", disait-il, mais l’aggiornamento idéologique, social-démocrate, s'est heurté aux épreuves du pouvoir. L'exécutif clame d'autant plus fort son attachement à la social-démocratie que la réalité l'en éloigne chaque jour davantage.

Histoire de France pour les Nuls
et Hollande, capitaine de pédalo,
(cours de rattrapage, Mougins 2007)
Sans rire, son conseiller Bernard Poignant parle de François Hollande comme d’un homme baigné d’histoire (de petites histoires?), notamment de la gauche. Ce prisme expliquerait sa détermination sur la Syrie : guerre d’Espagne, Munich, François Hollande ne voulant pas ajouter à la liste des renoncements socialistes. 
Mais à considérer son intervention militaire au Mali, il serait plutôt du genre Guy Mollet (SFIO) qui, en octobre 1956, engagea la France dans une opération militaire en Egypte avec le Royaume-Uni et Israël ("opération Mousquetaire"), pour la restitution de leurs droits aux actionnaires du canal de Suez nationalisé par Nasser. G. Mollet, président socialiste du Conseil mit aussi en place le rationnement de l'essence en novembre 1956 et toléra les procédés français discutables durant la "bataille d'Alger" e réaction aux atrocités commises par le FLN marxisant et autorisa la saisie l'édition du journal Le Monde qui publia un rapport accablant le 21 juillet 1957.

l’intérieur, l'Histoire guiderait aussi l’action du président
Pour l'installer au pouvoir, il était convaincu de la nécessité d’ancrer la gauche dans la réalité. Il a réussi à tracer sa route, malgré une duplicité qui ne trompa que la base, mais a retrouvé le bas-côté. Pour parvenir à ses fins, il se garde à gauche en accablant la finance et l'entreprise et se garde à droite en effaçant les rêves keynésiens. Pour se rallier des électeurs, il fait des promesses - toutes prioritaires - aux jeunes ou aux professeurs. Puis, après avoir gravement alourdi l'impôt et creusé la dette publique, il annonce la diminution de l'un, et la réduction de l'autre, dans un avenir incertain. Au tiers de son mandat, il se décide à donner des gages et promet une transition énergétique à effet retard. Aux coups de barre désordonnés, il ajoute un virement de bord en faveur de l'entreprise, d'abord, après l'avoir sévèrement taxée, et de l'environnement, ensuite, après avoir méprisé ses turbulents alliés Verts.

La versatilité de l'amateur désempare les acteurs économiques
Comme il y a dix jours sur TF1  : "L’avenir de la France passe par une économie forte. Il faut des entreprises." Mais il prend soin d'introduire un grossier distinguo qui vise à ménager tout le monde, au risque de fragiliser son souci de "cohérence". Qu'on ne se méprenne donc pas, aider les entreprises ne signifie pas aider les patrons, précise-t-il, à l’adresse de ces socialistes nostalgiques de la lutte des classes. "Nous n’aidons pas les entreprises pour aider les entreprises mais pour leur donner plus de marges et de capacités d’investir et de créer des emplois", se justifie-t-il. "Je ne suis pas le président des patrons, je suis le président des entreprises." La sémantique pour entourlouper,  la pédagogie pour convaincre: le changement est-il à ce point   contre-nature au PS qu'il faille user du verbe et du mensonge pour s'engager dans l'action ?

Vider le mot réforme de son caractère anxiogène

Pour se faire élire à gauche et mener une politique de droite, il lui faut placer un coin libéral dans l'idéologie de gauche. Les méandres de sa gouvernance l'obligent à convaincre qu’il y a quelqu'un aux commandes et à rassurer les Français en recherche d'emploi, de pouvoir d'achat et de sécurité qu'il matraque d'impôts. 
La réforme n’est pas synonyme de perte d’acquis sociaux, mais les niches qui sautent, pour plus d'équité promise, sont en vérité plus sensiblement sociales que fiscales, dans la réalité quotidienne des familles. Lien PaSiDupes 2011: "Niches fiscales et sociales, dans le même panier des critiques socialistes"

François Hollande peinera de plus en plus à faire croire que sa politique ne se fait pas contre les entreprises et leurs salariés. Il se fixe des objectifs comme autant de berceuses rassurantes sur la durée d'un quinquennat mais, il est déjà largement entamé et ils restent flous et à échéances sans cesse reculées. L’objectif d’inversion de la
courbe du chômage à la fin 2013 est là pour convaincre, mais personne n'y croit plus, à seulement trois mois désormais de la date fatidique. Pas plus qu'aux emplois d'avenir qui ont calé au démarrage et n'en sont qu'à 55.179 signés au 9 septembre, encore loin des 100.000 escomptés fin 2013.

Si peu fiable, est-il la meilleure personne pour vider le mot réforme de son caractère anxiogène? 
La réforme se veut synonyme d’avancées sociales, notamment avec celle de la retraite: or, elle n’est pas censée permettre des économies, même qu'elle coûte ! Alors, ses promoteurs vantent des avantages supposés: donner de nouveaux droits, en matière de pénibilité, notamment, mais aussi en faisant perdurer les avantages acquis des plus socialement virulents. Les routiers et les fonctionnaires des entreprises publiques, tels SNCF, RATP et nos grands ports, à 100%, La Poste (patron de O'Besancenot à 77%) ou EDF (84%), comme les journalistes, et pas seulement ceux du service public veillent donc, l'arme au pied (Radio France et France télévisions restent à 100% publics, pour plus d'indépendance?...). La presse menace déjà de retrouver insolence et pugnacité. 
La réforme oui, dans les mots et l'apparence, mais la réforme tellement pesée et sous-pesée, ajustée aux intérêts sectoriels, catégoriels et corporatistes qu’elle en devient incolore. Pour mener son dessein historique, François Hollande n’a d'ailleurs pas trouvé mieux que de sacrifier la réforme aux syndicats, dont la CGT ou le SNJ, associations et lobbies divers.

Une politique à double fond 

La duplicité du chef de l’Etat produit une politique à double fond. Celle que l’on voit, louvoyante et tâtonnante, ajustée en permanence en fonction des réactions des uns et des autres, dont au premier chef les co-gestionnaires de sa politique, les experts désignés et les interlocuteurs privilégiés qui, sous couvert de concertation, impriment leurs marques discordantes. Sorte de paravent entre l'opinion qui gronde et un exécutif aussi flexible que le roseau de la fable face au chêne que Hollande prétend incarner. Après un énième psychodrame, la constitution de la Ve République assure à Hollande la docilité des écologistes qui viennent de ranger leur ultimatum au composteur et de déclarer qu’ils étaient faits pour durer au pouvoir. Municipales obligent !

Pour des raisons de paresse, Hollande 
croit aux vertus du temps et rechigne à intervenir. Cette indécision du Gros tout mou est validée par les anciens de l’école mitterrandienne. Sauf que les temps ont changé en trente ans, que le laxisme de Lionel Jospin a marqué la génération montante et que le présent se rebelle. 

L'intermède Hollande s’inscrira-t-il dans la durée si le pays reste en crise ? 
François Hollande s'inquiète à juste titre du jugement de l'Histoire, mais le choix du présent que les événements lui imposent dans l'urgence ne lui laisse d'autre espoir de renouer avec la croissance qu'un redressement économique international  ou la chance, ce qui revient au même.
Le risque serait que le changement se fasse, mais sans Hollande.