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samedi 27 janvier 2018

Méthode Macron : le chômage n'a toujours pas baissé en décembre

"Le chômage a stagné en décembre," titre Le Monde: et le niveau de vie des chômeurs, bien davantage !

Pôle emploi et le ministère du Travail choisissent la catégorie A pour assurer que le 
nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 0,1 % 

Non seulement c'est la catégorie des demandeurs sans aucun emploi, mais c'est sur un mois et dans la seule France métropolitaine... 
Ces chiffres diffusés et commentés chaque mois avaient plombé la politique de François Hollande, tout au long de son quinquennat, en dépit des mensonges de Michel Sapin. Dans un souci peu évident de transparence, Macron ne fera plus communiquer Pôle emploi sur le nombre d’inscrits que tous les trois mois. Le Monde suggère que la publication mensuelle d’une douzaine de pages consacrées à ces statistiques, serait une charge trop lourde. 
Mieux, elle ne contiendra plus désormais que des indicateurs moyens calculés sur trois mois. Certes, les services du ministère communiqueront toujours les données mensuelles, mais de façon beaucoup plus sommaire, au prétexte qu'elles seraient peu significatives, l’objectif étant qu’elles tombent dans l’oubli et soient de moins en moins commentées, non pas tant par les journalistes que par les experts, auprès desquels les premiers puisent leurs pseudo-"décryptages". 

L'effet Macron n'atteint toujours pas la courbe du chômage 
Selon la dernière livraison des chiffres officiels de Pôle emploi et du ministère du Travail, arrivée mercredi 24 janvier, le nombre de demandeurs d'emploi n'a pas évolué de manière significative : ce que Le Monde appelle de la "quasi-stabilité". Le nombre de demandeurs d’emploi qui n’ont exercé aucune activité (catégorie A) a très peu bougé en décembre 2017 : – 0,1 %, seulement, sur un mois en France métropolitaine, soit 2.700 inscrits en moins. Il y a, au total, 3,45 millions de chômeurs dans l’Hexagone.

Macron ministre ou Macron président, quelle différence ?

L'Outre-mer est encore considéré par-dessus la jambe. Pour mention, les services de l'Etat daignent parfois affiner la situation des demandeurs d'emploi "en incluant les territoires outre-mer". Et ça donne "un peu plus de 3,7 millions, rien qu'en Catégorie A. 

Solidairement, le ministère de Pénicaud et Pôle emploi enregistrent une même baisse de 0,5 %, sur un an. Sachant qu'Emmanuel Macron a été à Bercy d'août 2014 à août 2016, puis à l'Elysée pendant sept mois à la fin décembre 2017, on s'interroge sur sa capacité à peser sur l'économie.

D'autant que la baisse de 0,5 % est beaucoup moins nette qu’en 2016 (– 3 %). Un universitaire maintient néanmoins "une confirmation du mouvement de recul, enclenché en 2015, et qui concerne la plupart des régions", mais Yannick L’Horty, professeur à l’université Paris-Est et directeur de fédération de recherche du CNRS, n'est pas qu'un observateur éclairé: il publie communément dans la revue de l'OFCE, classée à gauche. 
On aurait pu espérer une performance plus éclatante, sous la houlette de Jupiter, compte tenu de la solidité de la croissance chez nos partenaires européens, où elle n'est pas, comme en France, qu'un frémissement chronique : + 1,9 % en 2017, d’après les dernières prévisions de l’INSEE, une direction générale du ministère des Finances. 
Tout ça pour décrire un "dynamisme qui a soutenu les créations d’emplois" dont on a constaté en décembre qu'elles sont toujours limitées et peu significatives... Entre le troisième trimestre 2016 et le troisième trimestre 2017, les effectifs dans le privé se sont accrus de 260.000. Et sur les trois derniers mois de 2017, le nombre de déclarations d’embauche (hors intérim) de plus d’un mois a progressé de 3,4 % pour atteindre "un niveau jamais enregistré" depuis 2000, selon l’ACOSS, un établissement public à caractère administratif, EPA, sous les tutelles du ministère des Solidarités et de la Santé et du ministère de l'Action et des Comptes Publics (la caisse nationale du réseau des Urssaf), qui coiffe le réseau des organismes collectant les cotisations sociales. 

Deux phénomènes viennent toutefois "contrarier" ce beau "dynamisme" de "reflux du chômage." Le décryptage est cette fois assuré par Bruno Ducoudré, de l’Observatoire français des conjonctures économiques : toujours l'OFCE. 
Il est temps de rappeler qu'en février 2017, à la veille de l'élection présidentielle, l'OFCE était particulièrement volontariste. Cet éminent observatoire prévoyait une baisse importante du chômage pour les années à venir, atteignant 8,7 % pour 2019-2020, puis 7,7 % en 2022. Cette prévision est en contradiction avec une étude de l'UNEDIC de fin 2016, qui prévoit une légère hausse du chômage jusqu'en 2019 à 9,6 %.
1 - Le plan de 500.000 formations supplémentaires en faveur des demandeurs d’emploi, lancé début 2016, a cessé de produire ses effets : il avait contribué à la diminution du nombre de personnes relevant de la catégorie A de Pôle emploi et à l’accroissement concomitant de la catégorie D – celle qui regroupe les demandeurs d’emploi "non tenus" de rechercher un poste, en raison, notamment, d’un ...stage ou d’une ...formation (+ 24,6 % en 2016). Depuis, bon nombre des bénéficiaires du "plan 500.000"annoncé "massif' et "d'urgence" par François Hollande, le 18 janvier 2016, et mis en place par la précédente majorité, sous l'autorité de Myriam El Khomri (qui est passée au théâtre avec une énième version des 'Monologues du vagin', le 7 mars prochain, aux côtés des commères Marlène Schiappa et Roselyne Bachelot), ont dû refaire surface en catégorie A – ou en catégories B et C (demandeurs d’emplois ayant exercé une activité réduite). La preuve en est que la catégorie D a fondu (– 18,3 % en 2017). Bilan 2017 mitigé. 

2- L'autre magouille qui n'a pu perdurer et contribue à un possible retard dans la diminution du chômage : l’enveloppe des contrats aidés au second semestre 2017 a été amputée, rappelle Bruno Ducoudré. 
Le président Macron s'en est violemment pris aux opposants à sa suppression massive de contrats aidés, en novembre dernier à Tourcoing, dans le Nord. "Que ceux qui les défendent les prennent ! Ils n'en voudraient pas pour eux-mêmes ! J'entends les messages qui m'ont été livrés sur les contrats aidés. Il y a des publics très en difficulté, il y a des quartiers très en difficulté, il y a quelques priorités que j'ai déjà évoquées pour les emplois aidés, au niveau de 200.000", chiffre retenu dans le budget 2018, a déclaré le chef de l'État."Mais il n'est pas sain, selon les cycles électoraux, de monter à 500.000 ou 600.000 les emplois aidés en les plaçant comme des petits pains auprès des collectivités ou des maires pour arranger les chiffres du moment et nous expliquer que c'est l'alpha ou l'oméga de la politique de l'emploi. Un contrat aidé, c'est un contrat à court terme subventionné par l'Etat. Un contrat aidé, ce n'est pas la bonne solution quand il n'y a pas une formation à la clé pour trouver un emploi", a lancé le président de la République dans une nouvelle pique adressée à son prédécesseur François Hollande, qui avait porté à 459.000 le nombre de ces contrats en 2016.
Il est probable, par ailleurs, que la vigueur du marché du travail engendre un "effet d’appel", ajoute l'économiste de l'OCDE: des personnes qui avaient cessé leur quête d'un job – disparaissant, du même coup, des statistiques – auraient repris courage et se sont inscrites à Pôle emploi. C’est pourquoi le bilan 2017 est mitigé, y compris pour les moins de 25 ans, raconte-t-il. 

Ce public particulièrement "fragile", et dont le gouvernement a indiqué vouloir faire une priorité, en particulier dans son plan d’investissement pour les compétences, a certes vu ses effectifs baisser, l’an passé, mais bien moins qu’en 2016 (– 3,5 %, contre – 8,8 %, pour la catégorie A, en ...métropole). 

Le chômage de longue durée repart à la hausse

C'est un fait que la cohorte des économistes et journalistes copieurs-colleurs macroniens ne peuvent glisser sous le tapis un accroissement "sensible" du nombre d’inscrits à Pôle emploi depuis au moins un an (+ 5,1 % en métropole, dans les catégories A, B et C). 

Si Emmanuel Macron et sa sexagénaire suscitent la curiosité des décideurs étrangers qu'il attire à Versailles, l'opération séduction n'a jusqu'ici été qu'un miroir aux alouettes. Les demandeurs d'emploi peuvent l'attester.

vendredi 25 août 2017

Ça ne va toujours pas mieux pour le chômage (et les chômeurs...)

En juillet, le chômage a progressé dans toutes les catégories 

Les chiffres de Pôle emploi ne confirment pas la reprise économique prétendue

Résultat de recherche d'images pour "flexibilité"

Les statistiques de Pôle emploi (+1,0%) contredisent la proclamation d'une reprise de la croissance: 34.900 chômeurs désespérés supplémentaires sont allés pointer chez l’opérateur de Bercy en juillet , une forte hausse qui jette la suspicion sur la valeur des indicateurs économiques.  

Le mois dernier, le nombre de chômeurs (catégorie A) inscrits à Pôle emploi a atteint 3,52 millions en métropole et 3,78 millions en France entière, des niveaux inédits depuis l’été 2016. 
La hausse a principalement frappé les jeunes (+2,8%), malgré les offres d'emplois saisonniers et la promesse de Hollande de faire de la jeunesse sa priorité. Le président déchu n'a pourtant pas hésité à affirmer la veille que son successeur à l'Elysée a bénéficié de son bilan sur cinq ans...
La situation des seniors s’est d'ailleurs également détériorée (+0,3%). 

Le chômage de longue durée a lui aussi augmenté (+0,8%). 
Après les annonces de frémissements de la courbe de l'emploi par Michel Sapin, escroc au Travail (2012-2014) et à l'Economie (2017-2017), et au-delà des effets de yoyo de l’indicateur, mois après mois mois, la tendance est clairement à la hausse: c’est le cas sur trois mois (+1,3%) et depuis le début de l’année (+1,5%). 

L’indicateur est même en légère progression (+0,1%) sur un an, une première depuis mars 2016 : les campagnes présidentielle et législative sont pour beaucoup dans la soudaine surprise affichée par la presse et le silence au sommet de l'Etat. Emmanuel Macron n'a-t-il pas occupé le ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique d'août 2014 à août 2016 ?

Sur le seul mois de juillet, il enregistre également une forte hausse (+1,1%) en n'ignorant pas les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité au cours du mois (catégories B et C). Il atteint 5,62 millions de personnes en métropole et 5,93 millions en France entière.   

La ministre du Travail ne communique pas sur cette aggravation 

Ces chiffres "ne reflètent pas bien l’évolution du marché du travail", estimait Muriel Pénicaud, peu après sa prise de fonctions. Elle a néanmoins promis de réaliser, à compter de fin août, un point trimestriel de tous les indicateurs du marché du travail. Mais son cabinet n'a toujours pas arrêté la date du premier rendez-vous. 

Comment les autres indicateurs du marché du travail auraient-ils pu tous passer au vert, à contre-courant des chiffres de Pôle emploi ? Des économistes ont indiqué qu'ils pourraient s'inscrire dans le sillage d’une croissance qui pourrait dépasser les 1,6% en 2017, mais ces devins-là sont passés aux abonnés absents. Pour le Cercle des économistes, Jean-Hervé Lorenzi, son président, Emmanuel Lechypre, éditorialiste économique de BFMTV, et Olivier Babeau, professeur d'économie, vice-président de la Fondation Concorde, avaient vu venir la reprise économique de la France mais, saisis d'un doute soudain le lundi 21 août 2017, leur scénario avait évolué face aux chiffres de l'emploi et des prévisions de croissance et à Hedwige Chevrillon, sur BFM Business.

Pôle emploi et l’INSEE divergent

Résultat de recherche d'images pour "precarité"Selon l’Insee, officine de Bercy, le taux de chômage mesuré poursuivrait sa baisse. Seul indicateur du chômage reconnu à l’international, il a reculé de 0,1 point au deuxième trimestre, pour s’établir à 9,2% de la population active en métropole et à 9,5% en France entière. Il serait même en baisse de 0,5 point sur un an. 
Contre-intuitive, la divergence entre les indicateurs de Pôle emploi et de l’Insee s’explique... Ils ne mesurent pas le chômage de la même manière ! Pôle emploi comptabilise les inscrits sur ses listes réelles d'entrées et de sorties, alors que l’INSEE réalise ...une enquête auprès de 110.000 personnes. Convaincant ?

Les seniors inscrits à Pôle emploi ne sont pas comptabilisés par l’Insee s’ils ne cherchent plus activement un emploi. A contrario, chômeurs pour l’Insee mais inéligibles à l’assurance chômage, certains jeunes ne s’inscrivent pas à Pôle emploi. Les chiffres de Pôle emploi, eux, peuvent avoir été affectés par la baisse des prescriptions de contrats aidés au deuxième semestre, selon la presse macronienne: le gouvernement a décidé de réduire la voilure d’un dispositif qu’il juge "coûteux" et "pas efficace", et si l’enveloppe a été portée à 310.000 contrats aidés pour 2017, cela reste bien inférieur aux 459.000 conclus en 2016. A croire que les victimes salariées des suppressions de contrats aidés passeront devant Pôle emploi sans s'arrêter...

VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze (BFM Business)  prendre le parti de l'INSEE (Bercy) contre Pôle Emploi (ministère du Travail), au prétexte que ce dernier prend essentiellement en compte la 'catégorie A'. 
Le journaliste n'a simplement pas envisagé (le 27 juin dernier) que Pôle emploi doive plutôt fournir des statistiques bimestrielles et comportant l'ensemble des catégories et non pas seulement celle qui arrange le gouvernement. 
  
Le gouvernement fait le pari que ses réformes du marché du travail porteront leurs fruits ...sur le long terme 

Résultat de recherche d'images pour "precarité"Les demandeurs d'emploi ne peuvent attendre, mais le président du MEDEF partage les espoirs du gouvernement à long terme. 
Pierre Gattaz a estimé que les mauvais chiffres de juillet rendent "d’autant plus urgente une réforme du droit du travail d’ampleur et ambitieuse"... 

Force ouvrière défend la thèse inverse. 
"Ces mauvais chiffres confirment l’échec des réformes qui flexibilisent les droits des salariés sans contreparties sur le terrain social", estime le syndicat dans un communiqué. 

La CGT a déploré des chiffres qui témoignent d’une hausse de la "précarité". 
Il est, selon la centrale, "plus que nécessaire de favoriser l’emploi à temps plein, afin que nous ne sombrions pas dans la pauvreté absolue comme le souhaitent le Medef et tous ces politiques assoiffés de pouvoir". 

Les réformistes de la CFDT, proche du pouvoir, mettent en cause l’annonce d’une baisse "très forte et brutale du nombre de contrats aidés pour l’année 2017 arrive donc complètement à contretemps, compte tenu du niveau toujours élevé du chômage, notamment de longue durée".

samedi 3 décembre 2016

L'emploi en zone euro au plus haut depuis juillet 2009. Et en France?

En France, l'emploi est au plus bas depuis juillet 2009  

L'Union européenne connaît une embellie sur le front de l’emploi 

Le taux de chômage dans la zone euro a atteint, en octobre, son plus bas niveau depuis juillet 2009, selon les chiffres publiés par Eurostat. 
Il s‘établit à 9,8 % en recule de 0,1 point par rapport au mois précédent, selon un chiffre révisé à la baisse.
 
Pour le deuxième mois consécutif, le chômage se situe donc en dessous du seuil symbolique des 10 % dans l’ensemble des pays utilisant la monnaie unique européenne. 

La France est en dessous de la moyenne européenne 

Son taux de chômage s'élève à 9,7 % en octobre, très loin derrière l’Allemagne, toujours première de la classe, avec un chômage à 4,1%, le plus bas depuis la réunification. A l’opposé, la Grèce (23,4%) et l’Espagne (19,2%) affichent toujours les taux les plus élevés. 
Hollande a fait pire en 3,5 années -sans la crise économique internationale de 2008- que Sarkozy en 5 ans, avec... La Tribune attribue cet échec à "la malédiction" qui se serait abattue sur le quinquennat du "bras cassé".
Le chômage en France qui était, fin octobre, proche de son record (3,591 millions en février 2016), reste supérieur de 556.000 au niveau du début du quinquennat, fin mai 2012.
Pas d'embellie non plus côté croissance économique, qui atteindra péniblement cette année 1,3%, du même ordre qu'en 2015.

vendredi 25 novembre 2016

Courbe du chômage: formation ne veut pas dire création d'emplois

Avec moins de moyens pour plus de charges, Pôle emploi a-t-il accompli les exploits que Bercy lui prête ?

Plan formation : le défi des agences de Pôle emploi
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L'organisme public et les régions se sont mis en ordre de marche pour tenter d'atteindre les objectifs assignés par le plan formation du gouvernement.
Le mardi 12 juillet, l'ambiance était lourde quand la représentante d'un organisme de cours de langue, Formalangues, détailla, dans l'agence Pôle emploi de la rue de Saint-Pétersbourg (dans le... 8ᵉ arrondissement de Paris), les formations en anglais proposées par son centre. Sur le papier, il peut s'adapter à tous les profils et tous les besoins, promet-elle à un groupe d'une trentaine de chômeurs de tout âge. D'autant que Pôle emploi est assez flexible sur les financements. Les devis acceptés peuvent monter jusqu'à 3.200 euros, soit environ trois mois de formation, à raison d'une demi-journée de cours tous les jours de cette formation.

La marche à suivre pour faire passer les chômeurs des catégories A,B ou C à la catégorie D fait l'objet d'une instruction interne à l'organisme public, a révélé Le Canard Enchainé après avoir obtenu la note par des moyens qu'il ne précise pas. L'inversion de la courbe du chômage hante tous les esprits.

Cet objectif de chiffres pourrait abaisser la qualité des formations 
Alors qu'en juin, la baisse du nombre de demandeurs d'emplois promise pour 2016 n'avait toujours pas frémi, Pôle emploi était prêt à tout pour atteindre l'objectif fixé par le gouvernement. Selon le Canard Enchainé,  le 21 avril dernier, Pôle emploi aurait diffusé à ses cadres une "instruction" indiquant la marche à suivre pour mettre 500 000 nouveaux chômeurs en formation d'ici fin 2016 - correspondant à l'objectif fixé par François Hollande - et ainsi faire baisser les chiffres des catégories A,B ou C, les plus regardées. Soit au total, 1 million de chômeurs en formation sur l'année.

Et l'institution fait pour le moins le forcing. 
Afin d'atteindre son objectif, les conseillers ont été sommés de démarcher au total 2,2 millions de demandeurs d'emploi pour leur proposer d'entrer en stage. Car un chômeur sur trois seulement va jusqu'au bout de sa formation: seulement 19% des demandeurs d'emploi sont à l'inverse "porteurs de leur propre projet de formation". 
Chaque mois, chaque conseiller a dû ainsi trouver 15 nouveaux demandeurs d'emploi à démarcher. "On est soumis à une pression incessante, on râcle tous nos fonds de tiroirs pour retrouver ceux qui ont émis un souhait de formation", explique un conseiller. 
Depuis mai, Pôle emploi recourt même aux services d'une entreprise privée pour contacter les éventuels candidats par téléphone.

Dans ce contexte, la qualité des formations offertes pose question.
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Si seulement c'était vrai !
"L'an dernier, on disait non à presque tout le monde. Maintenant, c'est tapis rouge. On dit oui à tout et sans trop de précautions", révèle à l'hebdomadaire un conseiller Pôle emploi. 
Pour gagner du temps, l'organisme public délaisserait également les appels d'offres auprès des organismes de formation, au profit de demandes de formation individuelle.

"L'article du Canard Enchaîné sur Pôle emploi est caricatural, a riposté sur LCI la secrétaire d'État chargée de la formation professionnelle et de l'apprentissage, Clotilde ValterLa tendance sur le long terme est à la baisse du chômage". 
Même message pour... le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, accueilli à point nommé par RTL. "Comme à chaque fois, une partie de ceux qui seront en formation seront comptés en catégorie D. Et vous aurez toujours les mêmes qui viendront dire ‘ah oui, certes, ça baisse sur la catégorie A mais ça augmente dans les autres catégories', a-t-il polémiqué. Tout ça fait débat mais l'objectif du gouvernement, c'est de mettre 500.000 formations. La formation est un enjeu majeur pour l'emploi". Après le nivellement par le bas dans l'Education nationale, la formation professionnelle au rabais, à des fins de politique politicienne. 

Or,  l'État fait des économies en rognant sur le budget de Pôle emploi 
Chaque mardi de l'été, les agences de Pôle emploi d'Île-de-France organisent des réunions de présentation , afin d'inciter les demandeurs d'emploi à faire des formations.Le gouvernement a décidé de réduire sa subvention de 30 millions d'euros, soit une baisse de 2%, prenant le conseil d'administration de Pôle emploi par surprise fin juillet.Pour réduire le déficit de l'Etat et réaliser des économies, Hollande a choisi la stratégie des bouts de ficelle que des grands chambardements. Pôle emploi en a fait les frais. Lors de son conseil d'administration, qui réunit des partenaires sociaux, des représentants des collectivités locales et de l'État, des personnalités qualifiées, les représentants de l'État ont annoncé que la subvention annuelle à l'établissement public est rognée de 30 millions cette année. Grondement parmi les administrateurs. Ils n'ont accepté de voter le budget rectificatif 2016 qu'après dépôt d'une motion dénonçant "une décision unilatérale, prise sans concertation préalable". Ils ont aussi obtenu l'engagement de récupérer... en 2017 l'intégralité de l'enveloppe prévue.
 
Ces 30 millions manquants représentent près de 2 % du total de la subvention promise par l'État, qui doit s'élever, selon la convention signée en décembre 2014 par l'État, Pôle emploi et l'Unedic à 1,507 milliard d'euros. Dans le contexte de fort chômage et de pression autour de l'exécution du plan de 500.000 formations pour les demandeurs d'emploi, ce changement des règles du jeu est toutefois passé pour une provocation. «Une fois de plus, l'État se sert sur les chômeurs, c'est scandaleux», a tancé un administrateur. L'État aurait en fait décidé de récupérer à son compte une économie de 27 millions d'euros réalisée par Pôle emploi sur un poste de frais de personnel.


jeudi 17 novembre 2016

Hollande aggrave la courbe du chômage à 9,7%

Le socialiste a-t-il épuisé tous ses subterfuges ?

Le chômage remonte à 9,7% au 3e trimestre 2016
Document Eurostat, novembre 2016

Calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage s'est accru de 0,1 point au troisième trimestre en France métropolitaine pour s'établir à 9,7%, a révélé l'INSEE, jeudi.
Il s'inscrit également en hausse de 0,1 point, à 10,0%, en n'excluant pas les départements d'Outre-mer.

Cette hausse jette un doute sur la réalité des 9,6%, annoncés au deuxième trimestre, plus bas taux de chômage en France métropolitaine depuis l'automne 2012Celui enregistré dans la seule France métropolitaine était repassé sous le seuil de 10% pour la première fois depuis le troisième trimestre 2012, esquissant, assurait Bercy, l'inversion de la courbe du chômage promise pour décembre... 2013, dont François Hollande a fait une condition de candidature en 2017.
Sur un an, le taux de chômage s'inscrit cependant en recul de 0,4 point et seulement pour la France métropolitaine.

En se fondant sur les critères du BIT, ce qui permet les comparaisons internationales, le nombre de chômeurs s'élevait à 2,805 millions en France métropolitaine en moyenne au troisième trimestre, soit 31.000 personnes de plus par rapport au deuxième trimestre.
A titre de comparaison, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A) inscrits à Pôle emploi atteignait 3.490.500 fin septembre.

La montée du chômage a frappé les groupes d'âges privilégiés par Hollande

Ni les jeunes, ni les seniors n'ont profité de la politique socialiste
La progression a seulement épargné la tranche d'âge des 25-49 ans, qui a vu son taux de chômage reculer de 0,2 point. Ce recul global est alimenté par une baisse de 0,7 point chez les hommes de cette tranche d'âge, mais les femmes, sont exclues de ce recul et enregistrent 0,2 point de hausse.

Le taux de chômage des jeunes a progressé de 1,2 point et celui des 50 ans et plus a augmenté de 0,5 point.
Malgré la baisse du nombre des décrocheurs, selon la propagande de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education Nationale, parmi les chômeurs, le nombre de personnes déclarant rechercher un emploi depuis au moins un an s'élève à 1,2 million au troisième trimestre, relève l'Insee. Le taux de chômage de longue durée en France métropolitaine s'établit ainsi à 4,3% de la population active. Il est stable à la fois sur le trimestre et sur un an. 
Ce taux oscille entre 4,2% et 4,3% depuis début 2014, à des plus hauts depuis le début de cette série statistique en 2003.

Le taux de chômage des 15-64 ans grimpe de 0,1 point par rapport à la période avril-juin et le taux d'emploi s'établit à 64,6%.
Dans l’UE-28, le taux d’emploi des personnes âgées de 15 à 64 ans, tel que mesuré par l’enquête sur les forces de travail de l’Union européenne (EFT), s’élevait à 64,9 % en 2014. Il a atteint son niveau le plus élevé (65,7 %) en 2008 (début du quinquennat de N. Sarkozy), puis a diminué au cours des années suivantes pour s’établir à 64,1 % en 2010. La baisse observée pendant la crise économique et financière mondiale (de 1,6 point de pourcentage au total) a été suivie d’une période de stabilité entre 2010 et 2013, années où le taux d’emploi de l’UE-28 s’élevait à 64,1 % ou 64,2 %. En 2014, le taux d’emploi a repris sa tendance à la hausse observée avant la crise, augmentant de 0,8 point de pourcentage par rapport à 2013, pour atteindre 64,9 %
Selon l'Insee, c'est-à dire Bercy, au troisième trimestre, le taux d'emploi des 15-64 ans en contrat à durée indéterminée atteignait 48,5%, en recul de 0,3 point par rapport au deuxième trimestre et en baisse de 0,1 point sur un an. Celui en contrat à durée déterminée (CDD) ou en intérim s'établissait à 7,4%, seulement stable à la fois sur un trimestre et sur un an. 

Sur le trimestre, le taux d'emploi à temps complet a augmenté de 0,2 point, à 53,0% (+0,4 point sur un an) et celui à temps partiel a reculé de 0,1 point - à la fois sur un trimestre et sur un an - à 11,7%. Les modes de calcul ne sont pas précisés.

L'Insee a par ailleurs recensé 1,5 million de personnes "souhaitant un emploi" [sic] sans être considérées comme des chômeurs par le BIT parce qu'elles ne sont pas disponibles dans l'immédiat ou qu'elles ne cherchent pas activement.

Cette population, qualifiée de "halo du chômage", a augmenté de 26.000 personnes par rapport au deuxième trimestre et de 70.000 sur un an. Il faut y compter les bénéficiaires des diverses aides sociales : certains de ces allocataires - en augmentation- n'ont pas avantage à trouver un emploi salarié.

mardi 27 septembre 2016

Remontée de la courbe du chômage: Hollande tente de se libérer de sa promesse

La courbe du chômage est repartie en nette hausse en août

François Hollande a fait du redressement de la courbe de l'emploi la condition sine qua non pour se représenter en 2017
 

Mais à mesure que le chômage augmente (+1,4% en août), ses proches manoeuvrent pour libérer de ses engagements un président en campagne avec les moyens de la République, avant même de s'être déclaré

Même s'il n'inverse pas la courbe du chômage, François Hollande devrait être candidat.
Après les mauvais chiffres d'août (+1,4%), Jean-Marie Le Guen, proche de François Hollande, envisage une candidature du sortant, même en cas d'impuissance confirmée à l'inversion de la courbe du chômage et en dépit de la promesse à la légère du président inexpérimenté de 2013 qui semble aujourd'hui difficilement tenable. Exit donc sa fameuse promesse sur "l'inversion de la courbe du chômage" qui devait arriver à la fin de l'année 2013, avant d'être repoussée aux calendes grecques. Comme l'exprime très impudiquement, lundi, le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, le chef de l'Etat ne croit plus maintenant "qu'on puisse décider d'une candidature à l'élection présidentielle sur ce seul critère". En bref, rien ne doit freiner les ambitions présidentielles de François Hollande. Celui-ci rejoint Jonathan Swift pour qui, comme la croûte de la tarte, les promesses sont faites pour être rompues. "Moi, président" balaie comme fétu de paille son engagement à enrayer le chômage - comme d'effacer la jungle de Calais en la pulvérisant partout en France- toujours non tenu trois ans plus tard et à quatre mois de la fin de 2016, date annoncée de sa décision de candidature...
Hollande ne joue pas franc-jeu
Le chef de l'Etat n'est toujours pas officiellement candidat pour 2017, mais enchaînera les déplacements et les discours toute la semaine, à un rythme effréné qui ne laisse guère de doute sur ses intentions pour l'avenir. Après Calais lundi, sans aller saluer les migrants,  il sera mardi au musée du Louvre pour les 350 ans de l'Académie des sciences. Mercredi, il orchestrera la cérémonie de réintégration des mineurs grévistes de 1948, à laquelle participera son ancienne ministre de la Justice, Christiane Taubira. Jeudi, le chef de l'Etat sera à Dammartin-en-Goële pour la réouverture de l'imprimerie où s'étaient enfermés les frères Kouachi, le 9 janvier 2015. L'après-midi, il participera à la rentrée universitaire à Jussieu et, le lendemain, il se rendra au Mondial de l'automobile, avant d'enchaîner avec le congrès de l'Union nationale des Centres communaux d'action sociale à Clermont-Ferrand. Dimanche, François Hollande ne prendra pas de répit et célébrera la réouverture de la maison d'Emile Zola à Médan, dans les Yvelines. 
A L'Elysée, le secrétaire général de la Présidence de la République, un élu de nulle part, Jean-Pierre Jouyet, proche de Fillon, fait le boulot pendant que le président en fin d'exercice tente de solder sa marchandise. Hollande devrait donc parler et parler encore, multipliant les prises de parole, malgré l'annonce de la reprise en force du chômage: une dizaine de discours sont prévus au cours de ces sept journées-marathon loin de Paris. "On arrive au terme du quinquennat, il faut remettre l'action du chef de l'État en perspective", avoue au quotidien Le Figaro une source anonyme de l'Elysée. Des propos présidentiels aux antipodes de ceux qu'il tenait au printemps dernier quand, invité de RTL, il avait encore bon espoir d'une baisse du chômage: "Le chômage s'inversera, notre politique portera ses fruits et François Hollande sera notre candidat". 

Ministre intermittent de l'Agriculture et Voix de Son Maître, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement a tenté d'expliquer lundi soir que la hausse d'août dissimule en fait une baisse. "C'est une surprise qui marque un recul dans la tendance qui avait été celle depuis le début de l'année. On est encore sur une baisse en tendance", raconte-t-il. 

50.000 demandeurs d'emploi en plus en août ne suffisent pas à le ramener à la raison et France info lui fait écho [mais aussi Cohen qui le maintient, ci-dessous, face à Juppé] en assurant que la tendance du chômage est bien à la (très légère) baisse sur l'ensemble de l'année 2016. Une baisse fragile, mais qui n'est plus liée à une éventuelle candidature du chef de l'Etat, qu'il devrait officialiser début décembre.

Des organes de presse s'associent à la mauvaise foi du chef de l'Etat 
Ainsi LCP, La Chaîne Parlementaire, préfère polémiquer. Candidat à la primaire de la droite, Alain Juppé a qualifié d'"échec désastreux" la hausse du nombre des chômeurs en août, dénonce LCP. "50.000 demandeurs d'emploi supplémentaires, 16.000 radiés des listes pour formation [si Antoine Krempf n'embrouille pas les esprits avec ses comptes à dormir debout sur France Info, chaîne d'Etat], alors qu'on sait très bien que malheureusement ces formations n'aboutissent que très rarement (...)", a déclaré mardi, Alain Juppé sur France Inter.

Tel ou tel candidat a eu l'occasion de souligner les mensonges du pouvoir. 
"C'est un échec et je vous rappelle l'engagement de François Hollande: 'si je n'inverse pas la courbe du chômage, je ne serai pas candidat". C'est à lui maintenant de prendre ses responsabilités".

"On a depuis des années (...) tout misé d'abord sur le partage du travail, c'est un échec. Et ensuite sur la multiplication des emplois aidés qui ne sont pas des emplois productifs. Il faut remettre l'entreprise au cœur des politiques économiques, remettre nos entreprises en situation de compétitivité et c'est elles qui créeront des emplois, tout particulièrement les artisans, les commerçants, le TPE, les PME. Ca sera ça ma priorité".

"90% des chômeurs cherchent vraiment de l'emploi, mais il y en a qui trichent - c'est ce qu'on appelle la permittence: on travaille pour avoir ses droits, puis on se met au chômage, puis on revient. Il faut stopper ça parce que c'est en train de miner notre système social et c'est la raison pour laquelle si le marché du travail retrouve des couleurs, il faudra aller vers la dégressivité des indemnités".

"C'est un échec et je vous rappelle l'engagement de François Hollande: 'si je n'inverse pas la courbe du chômage, je ne serai pas candidat". C'est à lui maintenant de prendre ses responsabilités".

Alors que le reste de l'Europe se redressela France enregistre sa plus forte progression depuis septembre 2013

Or, cette augmentation concerne toutes les tranches d'âge, selon les chiffres publiés lundi par le ministère du Travail.

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 1,4% le mois dernier pour s'établir en août à 3.556.800, soit 50.200 de plus qu'à fin juillet.
Cette hausse, qui intervient après un recul de 0,5% en juillet, ramène le nombre d'inscrits au record enregistré en février, à 3.591.000 et fragilise les espoirs d'une inversion de la courbe du chômage, que François Hollande a posée comme condition de sa candidature à l'élection présidentielle de 2017.
"Ce résultat, nettement moins favorable que ceux des mois précédents, peut s’expliquer, selon le gouvernement, par les difficultés rencontrées dans certains secteurs d’activité particulièrement affectés par les attentats de juillet (tourisme, hôtellerie-restauration, commerce de loisir, notamment)", raconte la ministre du Travail Myriam El Khomri dans un communiqué, comme si le terrorisme expliquait tout, quand on sait que le CICE n'atteint pas sa cible, les PME-PMI.

En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), 
le nombre d'inscrits à Pôle Emploi a augmenté de 1,4%, soit 76.100 personnes supplémentaires en un mois, à 5.518.200 (5.820.400 en incluant les départements d'Outre-mer, également en hausse de 1,4% sur un mois).

Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A recule de 0,3% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C augmente de 1,9%.

Pour la catégorie A, la baisse enregistrée en juillet semble faire figure d'exception, après deux mois de hausse, de 0,3% en mai et de 0,2% en juin. En associant les catégories A, B et C, la progression du nombre d'inscrits au chômage s'était élevée à 0,6% en mai et à 0,1% en juin comme en juillet.

La catégorie D, qui regroupe les demandeurs d'emploi non tenus de rechercher un emploi, en raison par exemple d'une formation ou d'une maladie, 
continue de progresser nettement (+5,3% à 325.200 personnes, sous l'effet du plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d'emploi annoncé par François Hollande mi-janvier.

La hausse du mois d'août a concerné toutes les catégories d'âge mais à davantage pesé sur les moins de 25 ans. 

Le nombre d'inscrits à Pôle emploi a augmenté de 2,3% chez les jeunesla priorité de Hollande,
de 1,3% chez les 25-49 ans 
et de 1,2% chez les 50 ans et plus.

En revanche sur un an, le nombre des chômeurs augmente "seulement" chez les seniors (+2,8%), banalise une agence de presse, tandis qu'il diminue de 3,5% chez les jeunes et de 0,8% chez les 25-49 ans, en attendant les quatre mois à venir d'ici la fin de l'année et l'entrée de Hollande en lice.

Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d'un an à Pôle emploi, les chômeurs de longue durée, augmente encore de 0,5% en août, à 2.422.600 et affiche une progression de 0,7% par rapport à août 2015.
Leur proportion dans le nombre total de chômeurs est en baisse de 0,4 point, à 43,9%. Curieusement, les chômeurs de longue durée des "secteurs d’activité particulièrement affectés par les attentats de juillet (tourisme, hôtellerie-restauration, commerce de loisir, notamment)" seraient peu n'impactés...

Sur les trois mois de juin à fin août, les entrées à Pôle Emploi dans les catégories A, B et C ont augmenté de 7,1% en France métropolitaine par rapport aux trois mois précédents, à 570.000 en moyenne.

Dans le même temps, les sorties de Pôle Emploi ont reculé de 0,5%, avec une baisse inhabituellement forte des sorties pour défaut d'actualisation (-12,3% par rapport aux trois mois précédents), à 208.300 en moyenne. C'était le gag précédent des manipulateurs de Bercy.
"Cette augmentation inhabituelle du nombre d’actualisations des demandeurs d’emploi, due notamment à un effet calendaire (nombre de jours ouvrés plus élevé)", a contribué à amplifier la hausse du mois dernier, précise la ministre du Travail, Myriam El Khomri, par communiqué.

VOIR et ENTENDRE la réaction d'Alain Juppé, ce mardi matin, sur France Inter:

Depuis le départ d'Emmanuel Macron de Bercy, fin août, 
Michel Sapin cumule l'Économie et les Finances, devenant l'unique patron de Bercy et responsable de la croissance génératrice d'emploi.