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mercredi 18 février 2015

L'"esprit Charlie", c'est un cimetière vandalisé dans le Calvados

La liberté d'expression des libertaires nuit à la laïcité

Qui s'en prend à la religion historique de France ? 

Sont-ce les "valeurs" dont parlent
Hollande et Cazeneuve ?
Situé sur le littoral normand, à moins de 2 kilomètres des plages du Débarquement, le cimetière catholique de Tracy-sur-Mer (Calvados et 350 âmes) a été profané, six semaines après les attentats islamistes et deux jours après la profanation de 250 tombes dans le cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-RhinCe nouvel acte de vandalisme a été constaté mardi en fin de journée par la gendarmerie.  

"Plusieurs dizaines de crucifix ont été déplacés, certains d'entre eux retournés et plantés dans le sol, ont confirmé  par communiqué les services du ministricule des cultes, Bernard Cazeneuve. "Tout sera mis en oeuvre pour identifier, interpeller et déférer à la justice les auteurs de ces actes révoltants qui bafouent nos valeurs et le respect qui scellent notre vivre ensemble," affirme, comme à chaque fois, le ministère.
La brigade de recherches de Bayeux est chargée de l'enquête et "les techniciens en identification criminelle du groupement de gendarmerie du Calvados procéderont aux constatations dès mercredi matin", a-t-il été précisé.


Le maire du village, Jean Bedez, a fait part de sa consternation. 
"C'est une habitante qui allait sur la tombe familiale qui est venue me prévenir", précise-t-il. C'est révoltant. "On ne comprend pas très bien ce qui a pu passer par la tête de ces gens," a-t-il commenté mercredi matin sur RTL. "Une petite dizaine de croix ont été retournées sur un total d'une trentaine de tombes touchées. Il n'y a pas d'inscription sur les tombes", a précisé le maire.

Sénateur du Calvados et président du département, Jean-Léonce Dupont (UDI) dénonce vivement ce mercredi les
dégradations "qui rappellent celles intervenues en janvier dans plusieurs autres cimetières de communes voisines, à Ryes, Longues-sur-Mer et Sommervieu". Le savait-on ?

Taisez-vous, Manuel Valls, plutôt que de parler pour ne rien dire

Matigon a fait parler le premier ministre. Manuel Valls aurait  réagi, mais c'est sur son compte... Twitter, en exprimant son "dégoût" et son "indignation".


Cet "assez !" souligne l'impuissance gouvernementale.

Hollande s'y est collé!
Le chef de guerre au Mali et faiseur de paix en Ukraine est désarmé. Mais il parle... François Hollande a lui aussi condamné "fermement" les profanations. "Ces actes indignes portent atteinte aux valeurs de notre République. Tout sera mis en œuvre pour que leurs auteurs soient rapidement identifiés et punis", a ajouté le président. Des propos redondants par rapport à ceux de Cazeneuve.

Humour au 36e degré  dessous
Cet acte de vandalisme intervient deux jours après la découverte de la profanation de 250 tombes dans le cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin. Cinq profanateurs présumés, des "adolescents mineurs" -ce qui est le propre des adolescents- âgés de 15 à 17 ans, originaires de la région - ce qui ne dit rien du profil des suspects- et sans antécédents judiciaires, sont depuis lundi en garde à vue.
Ils se défendent de tout antisémitisme: des "déséquilibrés", comme à chaque fois que les victimes ne sont ni des dessinateurs, tels ceux de Charlie hebdo, ni des libre-penseurs, comme lors du débat de Copenhague interrompu par des tirs d'islamiste. 

Imagine un monde
sans athéisme "d'Etat" 
Le Parquet de Saverne devrait s'exprimer mercredi en fin d'après-midi sur les suites de la procédure. Mais le magistrat a déjà exprimé son empathie pour ces scolaires de lycées de Sarre-Union et de Sarrebourg, qui seraient "très choqués de la tournure des événements et [surtout] de la mesure de garde à vue dont ils font l'objet". Il livre leur sottise comme excuse : "ils prétendent n'avoir pas eu conscience du fait qu'il s'agissait de tombes juives". Des sépultures chrétiennes, ça passe, mais des tombes juives ou musulmanes, certainement pas.

Le club des cinq adolescents  pourrait être mis en examen pour "profanation de sépultures en raison de la religion" ce mercredi à l'issue de leur garde à vue, au lendemain de simagrées de François Hollande sur place.


Le Figaro banalise les profanations en assurant que "les dégradations contre les sépultures juives ne sont pas une spécificité française" ! "D'autres pays européens sont concernés" et les Français ne devraient donc pas se formaliser que l'Europe retourne à la barbarie. A croire que Daesh est le bienvenu. 


jeudi 20 novembre 2014

France: l'école et les mosquées, fabriques à barbares islamistes

Les réseaux sociaux, alibis à l'échec de l'Ecole et du Conseil Français du Culte Musulman

L'Ecole était facteur d'intégration et le CFCM devait contrôler la formation de certains
imams
Djihadiste normand,
"gentil et serviable"...
Mais la FSU, syndicat dominant de professeurs, développe l'idée que les  islamistes n'auraient rien à voir avec l'islam.

Le ministre des Affaires étrangères de Hollande et Valls, le socialiste Laurent Fabius fait de la dissimulation en voilant l'islam derrière les islamistes, insistant pour que la presse maquille l'Etat Islamiste en IE, puis en Daesh...
Le Rassemblement des musulmans de France voulait quant à lui contribuer à l'émergence d' "un islam modéré, tolérant et respectueux des lois de la République, un islam du juste milieu" et le CFCM n'intervient guère que dans la construction des mosquées ou le marché des aliments halal... Le CFCM se dit toutefois " horrifié par l’annonce dramatique qui affirme que notre compatriote M. Hervé Gourdel vient d’être odieusement exécuté par ses ravisseurs." Sans attribuer "ce crime barbare", cette association déclare qu'il" heurte toutes les consciences et nous amène à condamner avec la plus grande énergie un tel acte hautement condamnable par toutes les valeurs humaines universelles. Le CFCM s’associe à la douleur [...] et patati et patata. Mais, concrètement, son efficacité -auprès des convertis comme des autres- reste plus que jamais à démontrer. 

L'imam est le guide spirituel et temporel de la communauté islamique. Alors que la Cour d'Appel de Grenoble renvoie en correctionnelle un médecin psychiatre et l'hôpital qui l'employait pour avoir laissé s'échapper un schizophrène meurtrier poursuivi pour homicide involontaire, les imams de Maxime Hauchard et de Mickaël Dos Santos ne sont pas mis en cause. Celui de Louviers où Olivier Besancenot a passé son enfance (Eure, Normandie) est l'imam du premier, alias Abu Abdallah al Faransi, et celui de Champigny-sur-Marne (PCF, Val-de-Marne), de cet autre jeune français converti' "gentil et serviable", plus connu sous son nom de guerre Abou Uthman. Les deux adultes de 22 ans ont pourtant été identifiés parmi les bourreaux du groupe Etat islamique (IE ou Daesh) et assassins de l'otage américain Peter Kassig avec 18 soldats syriens.


Balayée, la responsabilité partagée des imams et de l'Ecole

Pour des raisons de craintes d'exploitation du lien islam-islamistes et de troubles à l'ordre public, ce sont les réseaux sociaux qui sont incriminés. D'après les services spécialisés, "Abou Othman" présentait un profil très inquiétant, notamment en raison d'images choquantes postées sur les réseaux sociaux, insiste-t-on. Mais ni l'imam de ce converti, ni ses professeurs ne sont blâmés. 
Ironie de l'histoire, avant de prendre l'avion en août 2013, Maxime Hauchard avait expliqué à sa famille qu'il partait faire de l'humanitaire. Ses parents croyaient encore à cette version il y a quelques mois. Ils racontaient autour d'eux que leur fils allait bien et qu'il était devenu maître d'école pour des enfants syriens.

Quant au maire communiste, il fait valoir qu'il ne peut pas connaître tout le monde. Pas de "citoyens vigilants" dans le meilleur des mondes communistes possibles, pas de conseils de quartier à Champigny ?  


Pour sa part, le président Hollande se livre à des commentaires, observant que l'EI cherche à "créer un effet d'horreur" avec ce message: "Voyez (...) de quoi vos éventuels ressortissants seraient capables".


"En sélectionnant Hauchard, l'EI montre que la désertion atteint la jeunesse française jusque dans ses pavillons les plus pavillonnaires, loin des cités à problème." (Daniel Schneidermann, Arrêt sur images)
"Je savais que le visage de Michael allait ressortir dans les media" explique un ami du djihadiste

Michael Dos Santos, le deuxième Français identifié sur la vidéo de l'État islamique publiée dimanche 16 novembre où un otage américain et 18 soldats syriens ont été décapités, a été reconnu par sa mère mais aussi par un ami d'enfance : "Ça a toujours été un sportif quand je l'ai connu. C'est bien Michael Dos Santos, j'en suis convaincu".
"On ne peut pas dire qu'il s'est radicalisé en une semaine, il y a eu un apprentissage, un changement de physique", souligne un ami d'enfance de Michael dos Santos  
En trois ans, le jeune homme d'origine portugaise a progressivement coupé les ponts avec sa mère et ses deux frères pour s'enfermer dans cette idéologie : "Je savais très bien que son visage allait ressortir dans les media. On ne peut pas dire qu'il s'est radicalisé en une semaine, il y a eu un apprentissage, un changement de physique".
"Je l'ai vu avec la barbe, une grande djellaba blanche", confie une voisine de son village à BFMTV. Pas de quoi les inquiéter pour autant.
"Tout le monde à sa part de responsabilité"

Selon cet ami, l'État et ses institutions, au premier rang desquels l'Ecole, la population et ses acteurs religieux, les gens qui ont permis cette radicalisation sont les principaux fautifs, après Abou Uthman lui-même: "Tout le monde a sa part de responsabilité. Les forces d'État n'ont pas été assez fortes pour lui (...) Il venait au lycée avec ses idées et a continué sa radicalisation jusqu'au point de partir en Syrie".
"On a enlevé [sic] un fils à ses parents, on a enlevé son âme, son identité. Il s'est créé une autre identité et n'appartient plus à ses parents, à ses origines. Appartient-il encore à la France ?" (Ami d'enfance de Michael dos Santos)
Le témoignage est binaire.

Tentative de relativisation de l'horreur par les chiffres bruts et froids

Les chiffres avoués grossissent à vue d'oeil. Multipliés par dix depuis l'arrivée de Hollande, le risque serait de banaliser les actes de barbarie religieuse. Selon les estimations, 376 sont actuellement en Syrie ou en Irak. Les convertis représentent 20% de ces jihadistes qui sont, dans leur écrasante majorité, recruté sur internet.
Près de 1.100 citoyens français pourraient être impliqués dans ces filières djihadistes, selon Manuel Valls qui tient avant tout à défendre son bilan. Pour ce faire,  le Premier ministre - ex-ministre des cultes  - évoque d'autres pays qui tour à tour identifient leurs ressortissants, comme la Belgique ou l'Angleterre. L'un d'entre eux a-t-il été identifié comme bourreau d'otages sans défense et innocents ? Hollande et Valls ont ce privilège.

mercredi 7 mai 2014

Le Français dépend toujours plus de sa famille

La solidarité nationale n’aide pas tous les Français équitablement

Il peut s’agir d’un soutien moral, matériel et/ou financier.
"Pouvoir mobiliser l’aide de ses proches en cas de besoin est un élément important de la qualité de la vie", écrit l’INSEE (Institut national de la statistique), dans une étude publiée mercredi. 
Engagé dans une processus de banalisation de l’abandon de certains Français sur le bord de la route socialiste, l’INSEE montre que 40% des personnes de plus de 16 ans ont reçu un soutien de la part de la famille, qu’il soit moral (35%), matériel (11%) et/ou financier (10%). Et l’assistance des proches ne cesse de se répandre depuis 2011.

Aide financière aux jeunes


Sans surprise, l’étude montre que 
“ce sont les moins de 30 ans qui reçoivent le plus souvent le soutien de leurs proches (54% contre 37% pour les personnes de 30 ans ou plus)”. Une situation qui est particulièrement vraie en ce qui concerne l’aide financière (22% contre seulement 7% pour les plus de 30 ans) et qui s’explique par leur statut d’étudiant ou de jeune précaire, alternant périodes d’activité et de chômage.

Les chômeurs et les plus de 75 ans doivent également être soutenus

Au-delà de 75 ans, la proportion de personnes bénéficiant d’un soutien repart à la hausse
(39% contre 29% pour les 60-74). Il est davantage moral (38%), que financier (moins de 10%) ou matériel (11%).
Autre catégorie de personnes bénéficiant d’une aide des proches: celle de ceux en recherche d’un emploi. Elles arrivent juste après les étudiants et les apprentis. Il y a deux ans, 51% déclaraient en avoir bénéficié. Là encore, ce soutien est avant tout moral (44%), même si 22% déclarent avoir reçu une aide financière et/ou 16% une aide matérielle.


mercredi 22 janvier 2014

L'Assemblée élargit encore l'accès à l'IVG

Une situation de "détresse" n'est plus nécessaire

Avorter à sa guise

Les députés français ont nuitament assoupli le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) mardi.
L'amendement modifie la loi Veil de 1975 en supprimant la condition de "détresse". Il  remplace le droit à l'avortement pour toute "femme enceinte que son état place en situation de détresse" par "le droit des femmes à choisir ou non de poursuivre une grossesse".

Tous les groupes de gauche ont voté la mesure de même que le groupe UDI (centriste) et celui de l'UMP, à l'exception de quelques-uns de ses membres comme Jean-Frédéric Poisson (UMP), par ailleurs président du Parti chrétien-démocrate (PCD).

La députée Front national Marion Maréchal-Le Pen a également voté contre. "Rouvrir une nouvelle fois le débat douloureux sur cette question est hasardeux", a-t-elle dit.

Plusieurs amendements déposés par des élus UMP, mais non soutenus par le groupe, ont été rejetés qui proposaient par exemple de dérembourser l'IVG.
Une partie de l'UMP a vivement dénoncé l'amendement socialiste, estimant qu'il "banalise" l'IVG et en fait "un droit comme les autres".

Une "Marche pour la vie" a rassemblé 40.000 manifestants anti-avortement  selon les organisateurs  dimanche à Paris.
En Espagne, le gouvernement a décidé de limiter le droit à l'avortement et a déposé un projet de loi dans ce sens: c'était un engagement de campagne de Rajoy.

L'amendement du groupe socialiste a été adopté par le biais de l'examen du projet de loi sur l'égalité entre les femmes et les hommes sur lequel les députés se prononceront mardi prchain par un vote solennel...
Le Sénat, qui a adopté ce texte en première lecture le 18 septembre, devrait procéder à sa deuxième lecture à la fin février ou en avril au lendemain des élections municipales.

Cette facilitation a du mal à passer dans les rangs de l'UMP. 

Au sein de l'opposition, bon nombre de députés défendent le maintien de la notion de "détresse" qui fait de l'IVG une "exception". D'autres souhaitent aller plus loin, à l'image des seize députés qui ont déposé un amendement visant à dérembourser l'IVG. "Si la notion de détresse est supprimée dans la définition de l'interruption volontaire de grossesse, les conditions de remboursement de l'acte par la sécurité sociale ne sont plus remplies", justifient les signataires du texte dans leur exposé des motifs. 

Parmi eux, bon nombre de députés avaient déjà milité contre le "mariage" entre personnes du même sexe, comme celui de la Manche Philippe Gosselin, celui des Côtes d'Armor Marc Le Fur, ou le président du Parti chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson, premier signataire de l'amendement. "La volonté du gouvernement est de sortir l'avortement du régime dérogatoire pour en faire un droit plein, explique ce dernier. Face à cette banalisation, notre responsabilité est de tout faire pour maintenir le marqueur de l'exception".

Tout en 
rappelant lundi matin sur BFM-TV que l'IVG est un "progrès très important pour les femmes", l'UMP Bruno Le Maire a insisté pour qu' "on ne touche pas à la loi Veil". "Elle ne peut plus supporter de nouvelles divisions", a jugé le député de l'Eure, partisan du statu-quo.
VOIR et ENTENDRE l'ancien ministre de l'Agriculture: 

Ils revendiquent donc le déremboursement.

La proposition ne fait pas l'unanimité à l'UMP du fait qu'elle fût 
 à l'origine portée par le Front national. "Si j'ai un choix à faire, j'assumerai le choix de rembourser plutôt les radiographies abdominales pour les personnes âgées, les médicaments pour les personnes âgées...", expliquait la candidate frontiste. Le vice-président du FN Louis Aliot évoquait quant à lui des "IVG de confort". L'idée du déremboursement a également été portée par Marion Maréchal Le Pen, députée du Vaucluse, qui souhaite ainsi "responsabiliser les femmes" en dehors des cas extrêmes faisant l'unanimité.
En revanche, pendant la campagne présidentielle de 2012,
Nicolas Sarkozy s'était opposé à la l'idée de Marine Le Pen de dérembourser l'IVG en cas de besoins budgétaires
Aujourd'hui que le garde-fou de la notion de "détresse" est ébranlé, la question de la protection de la vie est à nouveau posée et par conséquent celle de la banalisation par le déremboursement de ce qui devrait être l'exception.

dimanche 10 mars 2013

Pouvoir gay: notre société vire-t-elle sa cuti ?

Comment la “culture gay”, hier confinée, est-elle devenue dominante ?

C'est tout l’enjeu d’une enquête aussi informée que contestable que l’on doit au journaliste et sociologue Frédéric Martel, dans Valeurs Actuelles
« L’amour qui n’ose pas dire son nom », selon le mot d’Oscar Wilde, s’affiche désormais sans complexes. Les députés lui ont même récemment donné une visibilité en adoptant le projet de “mariage pour tous”. Inimaginable, il y a une vingtaine d’années. Rappelons, pour mémoire, que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) plaçait encore l’homosexualité dans la nomenclature des maladies mentales en 1990. Un renversement complet qu’analyse le sociologue Frédéric Martel dans Global Gay, 

Comment la révolution gay change le monde, vaste enquête menée pendant cinq années dans quarante-cinq pays.
De la dépénalisation des relations homosexuelles avec les mineurs consentants de plus de 15 ans, en 1982, à la pénalisation de l’homophobie, en 2004, l’homosexualité, en France, a gagné le combat culturel, pour parler comme Antonio Gramsci, philosophe marxiste italien à qui l’on doit la théorie du « pouvoir culturel » comme prélude à la prise de pouvoir politique. Gagner l’un, c’est déjà emporter l’autre. Ainsi du “mariage pour tous” qui ne fait que traduire politiquement les changements dans les mentalités et les moeurs.
Pendant que les gays se “normalisaient”, leurs manières d’être et leurs codes culturels colonisaient l’espace social. Qui ira nier l’influence de l’homosexualité sur la mode, le show-business, le cinéma, l’esthétique des corps, les nouveaux comportements citadins comme la “métrosexualisation”, qui voit de jeunes hétérosexuels s’adonner à la consommation compulsive de produits cosmétiques, ou encore la banalisation du multipartenariat ? Pas Frédéric Martel.

Déjà auteur d’un très exhaustif 
le Rose et le Noir. 
Les homosexuels en France depuis 1968 (Seuil, 1996), il n’a jamais fait mystère de son homosexualité. 
Dans son dernier livre, il met au jour cet esprit du temps — ce que les Allemands appellent le Zeitgeist — qui fait la part belle à l’homosexualité. On y découvre que la “désoccidentalisation” du monde s’opère aussi sur le théâtre gay. L’auteur évoque des « gays émergents », au Brésil, en Afrique du Sud, en Asie. Internet, les réseaux sociaux, les chaînes satellitaires ont tout changé, déversant le modèle consumériste californien et new-yorkais sur la planète, monde musulman inclus, même si les huit pays qui maintiennent la peine de mort pour les homosexuels sont tous de confession musulmane. Pour autant, Martel se refuse à parler de choc gay des civilisations. La ligne de partage entre les “pro” et les “anti” traverse toutes les ères civilisationnelles.
Où l’on suit difficilement l’auteur, c’est lorsqu’il récuse la vision d’une Internationale gay américano-centrée. Ce qu’il décrit, c’est pourtant le triomphe universel de l’« American gay way of life », à Amman, Bogotá, Stockholm, Pékin, Rio, Istanbul, Paris et ailleurs, visible dans la profusion d’anglicismes : drag-queens, Queer Nation, backroomsgender, GayPride, gay friendlyrainbow flag. C’est “English spoken” à tous les étages. Il n’est pas dit que Proust, Gide ou Cocteau se seraient reconnus dans de telles références. À lire les descriptions que Martel donne des bars gays sous tous les fuseaux horaires, on se croirait plongé dans l’univers techno et fluorescent si férocement décrit par Philippe Muray, où le festif a submergé le subversif et Mylène Farmer chassé Lili Marleen.
La grande nouveauté (qui nous vient elle aussi des États-Unis !), c’est l’apparition de ce que Frédéric Martel appelle, en s’inspirant de la formule d’Obama sur le monde “post-Black”, une nouvelle culture “postgay”, épilogue de la banalisation de l’homosexualité, perceptible dans le décloisonnement des quartiers gays, qui s’ouvrent à la mixité. Un monde où les homosexuels ne feraient plus débat. Une révolution anthropologique dont on n’a pas fini de mesurer les conséquences.

dimanche 18 novembre 2012

Zayrault pointé en allemand pour le Premier ministre de Hollande

Ayrault est-il meilleur en allemand qu'en économie ?

Encore une bourde : il se plante dans tout ce qu'il entreprend !
Ayrault se voile la face
après sa nouvelle bourde,
à Berlin...



Le Ayrault-bashing est-il
tellement injustifié ?




Jean-Marc Ayrault a fait un lapsus en allemand: quand il pense "fructueux", il dit "effroyable"...


Heureusement qu'il était professeur d'Allemand... Alors qu'il s'exprimait dans la langue qu'il était supposé enseigner, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a commis le 15 novembre après-midi un lapsus au cours de son voyage officiel auprès d'Angela Merkel.

Son allemand aurait pu faire autant de dégâts dans nos relations avec le peuple allemand qu'avec ses économistes qui ont placé leur voisin français sous surveillance. Zayrault a qualifié le dialogue franco-allemand d'"effroyable" au lieu de "fructueux", rapporte l'agence Sipa, citée par Libération  Le Figaro.

Avons-nous un Premier ministre serait-il dyslexique ?

Si en allemand les mots sont phonétiquement très proches, ils sont néanmoins familiers: "fruchtbar" signifie "fructueux" et "furchtbar", effroyable, le "u" et le "r" étant  inversés. La honte nationale voulait parler d'un "fruchtbaren Austausch" (dialogue fructueux), mais a souhaité un "furchtbaren Austausch" (dialogue effroyable). La concertation n'est pas son fort, aux dires des écolos et des communistes, mais à ce degré, ça frise la provocation et l'incident diplomatique. Il faut le garder en retenue à Matignon !
"Ce lapsus est d'autant plus ironique que la visite de deux jours du premier ministre à Berlin est destinée à réchauffer des relations franco-allemandes un peu refroidies depuis l'arrivée au pouvoir à Paris du socialiste François Hollande", commente l'agence Sipa.

La presse militante banalise par l'amalgame

Comme à chaque fois, la presse socialiste passe en revue les déclarations des ministres de Fillon pour excuser l'équipe de bras cassés rassemblée autour de Ayrault. Sauf qu'en 5 ou six mois les socialistes peuvent déjà rivaliser avec leurs homologues sur cinq ans !

Cette nouvelle bourde de Ayrault s'inscrit dans une longue liste de lapsus politiques. C'est la cas, sur le territoire national, de Xavier Bertrand, alors ministre du Travail, interrogé sur la limitation des écarts de rémunération dans les entreprises publiques, avait déclaré avoir toujours été "pour les excès de rémunération".

Gérard Longuet, ex-ministre de la Défense, avait commis un lapsus le 4 mai dernier, mais c'était sur RFI, en parlant de "nous, au Front national", au lieu de "Nous, à l'UMP".... Et ceci, peu de temps après avoir déclaré lors d'un entretien à l'hebdomadaire d'extrême droite Minute qu'il voyait en Marine Le Pen un "interlocuteur" non disqualifié, contrairement à son père.


Ces media partisans ont une mémoire sélective

Valérie Fourneyron est un ancien médecin, mais proche du ministère des Sports depuis bientôt quinze ans (1989). Devenue ministre des Sports de Ayrault, on était en droit de penser qu'elle était compétente. Or, pendant les JO de Londres, elle s’est dite impatiente d’aller voir la judoka Laura Flessel en compagnie de François Hollande. " On a envie avec le président de pouvoir aller voir différentes disciplines qu’il s’agisse de la boxe qu’il s’agisse d’aller au judo pour pouvoir voir notre porte drapeau Laura Flessel pour ses 5ème Jeux ". Malgré son palmarès, double championne olympique, six fois championne du monde et une fois championne d'Europe, la Guadeloupéenne n'a pas marqué l'esprit de sa ministre.

Ils occultent un précédent lapsus du premier ministre Jean-Marc Ayrault, invité de David Pujadas dans l'émission Des Paroles et des Actes, : en septembre dernier, il a en effet confondu François Hollande avec Nicolas Sarkozy !

Et puis
, à la place de la presse "indépendante" et jadis impertinente,   rappelons-en un autre, pour s'en tenir à Ayrault, quand celui-ci a fait un autre lapsus, parlant de favoriser "la spéculation" avant de rectifier par "la spécialisation"...



lundi 22 octobre 2012

Ayrault, déontologue, en train ou en voiture à Lille ?

Un Premier ministre normal "banalisé"

Le weekend du 6 octobre 2012, le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault était à Lille pour le lancement des opérations " Fantastic 2012 " et " Lille 3000 ". 

Un déplacement qui, comme le stipule la charte de déontologie du gouvernement, a été effectué en train pour ne pas utiliser de véhicule de l’État. 

Une grossière supercherie
Cependant, les journalistes du Petit Journal de Canal+ ont été un peu surpris de découvrir la voiture officielle de "Fantastic" Ayrault, immatriculée en 59 et, avec un simple autocollant ! 

J.-M. Ayrault ne fait pas confiance au parc automobile de la Ch'tite Aubry 

Officiellement resté à Matignon, le véhicule est pourtant monté de Paris pour transporter le premier ministre, dans le Nord-Pas-de-Calais.

VOIR et ENTENDRE l’extrait de Canal+ ( à partir de 4’30 min) : 
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

La fourberie du Premier ministre

En conclusion, le Premier Ministre a dissimulé aux contribuables que sa voiture officielle circule à vide, aller et retour, de Paris.
Pour l'exemplarité, les socialistes ne trompent personne.

lundi 15 octobre 2012

Dépénalisation du cannabis: le ministre de l'Education relance le débat

Vincent Peillon ne se shoote pas qu'au buzz


Le ministre de Hollande se veut plus jeune que les élèves


Vincent Peillon,
le ravi du village socialiste

Il s'est mis au régime, a changé de look et a pris une femme jeune pour booster ses hormones de quinqua, mais pas que... Le ministre de l'Education nationale s'est déclaré favorable à une réflexion sur la dépénalisation du cannabis,  rouvrant ainsi un débat sulfureux qui dopera un temps sa cote sous les préaux des collèges et des lycées, dût-il diviser les Français et le gouvernement comme en juin dernier. 

Le cannabis, rideau de fumée opaque sur le fiasco de la gauche au pouvoir
Ce gouvernement n'en finit pas de ramer sur le sable de la dette publique, mais surfe allègrement sur les sujets sociétaux, comme s'ils n'avaient pas un coût: le mariage de personnes du même sexe ou la défiscalisation du cannabis.

La gauche socialo-écolo va de l'avant ...droit dans le mur 

Salle de "shoot"
La dépénalisation du cannabis serait le moyen de lutter contre les trafics dans les cités, aux dires de Peillon.

Le ministre de l'Education nationale a ajouté sur France Inter dimanche, qui a dit qu'il souhaite "que l'on puisse avancer sereinement" sur ce débat, n'a qu'à fumer un "tarpé", si la politique ne le fait pas planer, mais laisser nos enfants tranquilles et les protéger, plutôt que de transformer les sanctuaires de l'Education nationale en "salles de shoot"... 




Des salles de shoot à Marseille (sept 2012) ? par LCM

Fin août dernier, Jean-Marie Le Guen, député socialiste de Paris et "responsable" des questions de santé dans l'équipe de campagne de François Hollande, réclamait  l'ouverture de salles de shoot (c'est à dire de salles permettant aux drogués de consommer leurs produits en sécurité). 
Le député socialiste rappelle que " François Hollande avait fait part pendant la campagne présidentielle de son intérêt pour ce genre d'expérimentation". Après les propos de Mme Duflot sur le cannabis, et ceux de Le Guen et Hollande sur les salles de shoot, on ne peut qu'être inquiet face à ce risque de banalisation de la drogue. 
L'Etat laisse les automobilistes consommateurs excessifs d'alcool se tuer sur les routes, alors pourquoi ne pas permettre aux jeunes de se tuer aussi en salle de shoot, interroge les amateurs malins d'amalgames ? Et puis la télévision n'est-elle pas aussi banalement responsable de violences mortelles ?

La gauche socialo-écolo a pourtant déjà divisé le gouvernement socialiste au début du mois de juin, après une déclaration de Cécile Duflot, ministre EELV du Logement. 



Vincent Peillon met le souk dans le gouvernement


C'est un défi lancé au Premier ministre:  Jean-Marc Ayrault avait déjà dû intervenir pour clore le débat. "C'est un sujet majeur", maintient l'invité de "Tous Politiques" dimanche (France Inter/Le Monde/AFP). "Je vois maintenant quasiment tous les soirs sur nos chaînes de télévision des reportages pour montrer les trafics illicites de nos banlieues et le danger dans lequel vivent nos concitoyens, y compris les enfants des écoles." 

"Comme ministre de l'Éducation nationale, c'est un sujet qui concerne directement notre jeunesse. Il y a une économie parallèle dans ce pays, c'est l'économie de la drogue. Alors, on peut lutter par les moyens de la répression, je suis absolument pour", a-t-il avancé.

Il a aussi critiqué "les millions de bobos qui, paraît-il sont les mêmes qui font les commentaires, mais vont se servir dans ces proches banlieues". Le ministre faisait référence à un article publié dimanche par Le Parisien sur les clients "bobos" parisiens qui vont acheter leur cannabis à Saint-Ouen. La gauche réclame de la drogue pour tous !

Le ministre a d'ailleurs rappelé que Daniel Vaillant, ex-ministre socialiste de l'Intérieur avait lui-même rouvert le débat, en juin et au début du mois d'octobre, en évoquant une légalisation du cannabis à usage thérapeutique. "Je lui avais donné raison à l'époque, je le fais encore aujourd'hui. (...) Je suis très étonné parfois du côté un peu retardataire de la France sur un sujet qui, pour moi, est d'ampleur", a encore jugé Vincent Peillon, en crise de la cinquantaine. 

L'UMP a aussitôt réagi à la "gauche pétard"



Sur Twitter, le député Lionnel Luca a dénoncé comme "invraisemblable et scandaleux que le ministre de l'Education défende la dépénalisation du cannabis." "Après la gauche caviar, la gauche pétard ?", lance-t-il aussi. 


François Baroin, ancien ministre de l'Economie, s'est pour sa part déclaré contre la dépénalisation du cannabis, ce lundi sur RTL. "C'est une drogue. Rester dans le champ de la pénalisation permet de créer une frontière", a-t-il rappelé. Pour lui, le débat est " irresponsable et inquiétant dans le souci de protéger nos jeunes. (...) C'est une question de responsabilité publique ". 


Jean-François Copé souligne quant à lui l'incongruité de cette prise de position d'un "ministre en charge de l'école de nos enfants.
Il "demande solennellement à François Hollande de trancher dans la journée", estimant pour sa part que la dépénalisation d'une drogue dite douce  est "inacceptable", considérant les avis défavorables de chercheurs qui juge le cannabis dangereux pour la santé physique, psychique et psychologique de ses adeptes pratiquants. 
VOIR et ENTENDRE Jean-François Copé s'élever contre la proposition de dépénalisation par Peillon, sur France Info, ce matin:


V. Peillon cherche-t-il  à mettre les quartiers à feu et à sang ?

Compte-t-il amener les dealers au travail légal en période de fort chômage croissant ?  Les agences de Pôle Emploi en zones de non-droit sont-elles préparées à recevoir une demande accrue ? Croit-il vraiment - avec Daniel Vaillant - le moment approprié pour détruire les emplois de l'économie souterraine et recruter ainsi pour les emplois jeunes  d'avenir de Hollande ?