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samedi 28 avril 2018

Une station du métro parisien en hommage à Simone Veil

Le métro parisien, lieu privilégié du harcèlement sexuel, est-il une bonne idée ?Le nom de l'ancienne ministre sera associé à la station Europe du métro parisien

Elle sera rebaptisée "Europe-Simone Veil", a annoncé Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France, ce mercredi sur Twitter.
Simone Veil était membre de l'Académie française



"J'ai décidé, en accord avec sa famille et avec la direction (de la RATP), de donner à la station de métro Europe à Paris le nom 'Europe-Simone Veil', en hommage à celle qui fut la première femme présidente du Parlement européen, et une grande figure francilienne," a expliqué la présidente de la région Ile-de-France, sur son compte Twitter.

La place de l’Europe, située dans le VIIIe arrondissement de Paris, porte déjà le nom "Place de l’Europe-Simone Veil". La proposition fut soumise au vote du Conseil de Paris en novembre dernier, pour rendre hommage à cette personnalité politique, européenne engagée et figure du combat pour le droit des femmes.
Figure éminente de la politique française, l'ancienne ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing est décédée le 30 juin 2017 à l'âge de 89 ans. 

Après l'hommage national aux Invalides, Simone Veil entrera au Panthéon le 1er juillet 2018

Résultat de recherche d'images pour "place de l'Europe Paris"
L'ancienne académicienne devient la cinquième femme à faire son entrée dans ce lieu réservé aux personnalités exceptionnelles. Emmanuel Macron avait annoncé le 5 juillet 2017, lors d'un hommage national aux Invalides, que Simone Veil reposerait "avec son époux", Antoine Veil, au Panthéon. Ce sera d'ailleurs le premier homme à faire son entrée au Panthéon en tant qu'époux.

Le Centre des monuments nationaux (CMN) a lancé un appel d'offre pour l'organisation de la cérémonie du Panthéon, a précisé l'Elysée. Symbole du combat pour l'émancipation féminine, ayant notamment porté, en tant que ministre de la Santé, la loi sur l'interruption volontaire de grossesse, symbole aussi de la mémoire des camps de la mort, où elle avait été déportée à 16 ans, 

Cette place a la particularité d'être entièrement située sur un viaduc, au-dessus des voies ferrées de la gare Saint-Lazare.

mardi 19 janvier 2016

Baisse de la natalité, conséquence des attentats terroristes et de la... "protection" de Hollande

La faute aux attentats terroristes ?

Baisse sensible
 des naissances en France

  
Cette chute se serait accentuée en octobre et en novembre, neuf mois après les attentats de janvier. Et ce sentiment d'insécurité devrait persister en 2016 (malgré la "protection" que Hollande promet à toutes et tous), sous l'effet de "l'état d'urgence économique et sociale" instauré par Hollande et que Valls veut prolonger.

L'exception française en matière de fécondité serait-elle menacée ?
Avec près de deux enfants par femme, la fécondité française se porte plutôt bien, notamment quand on la compare avec celle de nos voisins européens. Mais le plus inquiétant, c'est que les causes officielles énoncées par les media diffuseurs des éléments de langage du pouvoir ne sont que très partiellement recevables.

La baisse atteint environ 10% de naissances 

La fécondité, tributaire des attentats terroristes... "Les jeunes femmes qui ont été choquées par les événements du début d'année ont sans doute renoncé ou reporté l'idée d'une grossesse", raconte Jean-Loup Durousset, patron de Natecia, la deuxième plus grosse maternité privée de France. Cette dernière a enregistré, pour sa part, 400 naissances de moins que l'année dernière, soit une baisse de 10%. 
"En Alsace aussi, on est à 10% de baisse dans le secteur privé, 7% dans le public [davantage fréquenté par la population immigrée]
Même chose en PACA, que son ex-président socialiste, Michel Vauzelle, se flattait de classer "première région musulmane de France"
En Rhône-Alpes, certains établissements connaissent des baisses de 15%, et l'évolution peut être catastrophique", poursuit Jean-Loup Durousset. 
François Hollande n'a-t-il pas annoncé vendredi 13 novembre 2015 qu'il décrétait l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire. Prochain bilan, lors de la canicule d'août... 

Une nouvelle baisse attendue en août 2016.

Naturellement, les professionnels envisagent une nouvelle chute des naissances en août et septembre 2016, neuf mois après le départ de l'état d'urgence. C'est pourquoi ils ont décidé d'alerter le ministère de la Santé sur cette situation, lui demandant de songer à une compensation de cette baisse d'activités.
Valls va-t-il exiger plus de fermeté des pères et Hollande sortir son plan B en faveur de la gestation pour autrui ?

Le chômage dégage du temps, à défaut de libérer les esprits
Ce climat anxiogène entretenu par les commémorations gouvernementales à répétition n'est pas la seule cause de cette baisse. C'est la faute des patrons et de l'échec du CICE !  Les couples en âge de procréer que les uns accusent de paresse hormonale et les autres d'abus des interruptions volontaires de grossesse - les IVG (gratuites depuis le 31 mars 2013) ont augmenté de 4,5% en 2013 -seraient aussi soumis aux effets de la crise économique. 

ll faut d'ailleurs attendre maintenant qu'opère la magie du plan (d'urgence !) de Hollande pour l'emploi. Reste, quand même, que le climat n'est pas porteur du tout. "Dans les échanges qu'on a au quotidien avec nos patientes, elles nous disent 'je ne le sens pas' ou 'je ne vais pas mettre au monde un enfant dans ce contexte-là', c'est très clair", confie notamment Emmanuel Bolzinger, gynécologue obstétricien.

Et la diminution des allocations familiales, est-elle un stimulus ?


Les allocations familiales en baisse pour 500.000 foyers.
Adoptée en octobre 2014, la réforme des allocations familiales a produit ses premiers effets. Environ un ménage concerné sur dix a vu le montant de ses allocations familiales baisser ou disparaître. En effet, depuis août, les allocations familiales sont désormais calculées en fonction des revenus des parents et suivent un nouveau barème.

La modulation au détriment des bons salaires de droite ou de bobos de gauche remplace l’universalité et l'équité. Certains foyers n'ont plus droit à aucune aide solidaire de leurs concitoyens pour les aider à faire le choix d'un enfant. Jusqu’à présent, le principe était clair : si l’impôt sur le revenu est progressif pour favoriser la redistribution, en matière d’allocations familiales, c’était l’universalité qui prévalait. Quels que soient ses revenus, un foyer modeste ou fortuné recevait le même montant: c'est ce qu'on appelait une politique nataliste, sans discrimination. 

Ce  nouvel attentat socialiste de masse
(contre environ 3 millions de familles) contre les familles moyennes fait suite à l’abaissement du quotient familial et à la diminution (voire la suppression) de la prime de naissance et du complément de garde.

Or, une revalorisation des allocations familiales était promises tous les 1er janvier, en lien avec l'inflation. Mais, pour commencer, l'augmentation prévue au 1er avril 2015 n'a pas eu lieu, pour une bonne raison, le gel de la majorité des prestations sociales...
De quoi débloquer les ardeurs des seuls couples irresponsables.
Les familles et les classes moyennes dans le viseur de Marisol Touraine peuvent se tourner vers les salles de shoot...

mercredi 30 septembre 2015

L‘Eglise de France s'engage contre la campagne gouvernementale sur l'IVG

Le droit de vie et de mort sur le vivant indigne les croyants

Le slogan de la campagne "IVG : mon corps, mon choix, mon droit" ne prend pas en compte la personne humaine sacrifiée
 
Marisol, femme sandwich
La Conférence des évêques de France dénonce "l'approche individualiste du drame de l'avortement",  pour ne pas dire matérialiste et démagogue.
Dans un communiqué signé par Monseigneur Ribadeau Dumas, la Conférence des évêques de France (CEF) laisse peu de place en s'engageant contre la campagne de relance des IVG lancée par la ministre de la Santé Marisol Touraine. "La Conférence des évêques de France (CEF) tient à rappeler son opposition à l'interruption volontaire de grossesse" écrit son porte-parole.

Lancée lundi, cette campagne en faveur du droit à  l'IVG pour tous vise à convaincre du "droit fondamental" à l'avortement. Le gouvernement crée un numéro vert gratuit et anonyme pour informer les femmes sur le recours à l'IVG. La ministre de la Santé s'est faite tatouer un tatouage éphémère pour appuyer son soutien à cette campagne.

La politique-spectacle et 
l'avortement-spectacle sont
les deux mamelles de Touraine
La CEF veut rappeler "l'impérieuse nécessité de ne pas considérer l'avortement comme une anecdote de la vie mais comme un acte grave qui engage et marque bien souvent profondément et durablement les personnes qui le vivent: les femmes mais aussi les hommes et les familles."

La CEF attire aussi l'attention sur ce qu'elle estime comme "des mesures inquiétantes" prises par le gouvernement, parmi lesquelles "l'assouplissement de la délivrance de la contraception d'urgence aux élèves mineures, l'intégration du nombre d'IVG dans les contrats d'objectifs des ARS, l'autorisation pour les centres de santé à pratiquer des IVG, la fin du délai obligatoire".

Un "matraquage idéologique insupportable"

Les évêques citent le pape François dans son encyclique Laudato Si qui écrit: "Puisque tout est lié, la défense de la nature n'est pas compatible non plus avec la justification de l'avortement." (paragraphe 120).

L'Eglise de France prend position contre l'avortement à chaque offensive. La CEF avait déjà protesté vigoureusement en avril dernier contre la "banalisation" de l'avortement qu'impliquait selon elle la loi Santé de Marisol Touraine. La CEF avait notamment souligné que la suppression du délai de réflexion avant une IVG renforce "une conception réduite de la dignité humaine faisant de l'enfant à naître un simple objet dont on doit disposer librement et retirant à la femme enceinte les moyens d'exercice de sa réelle liberté de conscience".

Un viol d'Etat des consciences

La prochaine fois, une ministre
 exhibera son foetus ?
L'abbé Grosjean, prêtre du diocèse de Versailles, fait état d' "une vraie colère dans l'Eglise contre ces contre-vérités assumées par le gouvernement. Le gouvernement prétend informer les femmes, mais passe sous silence la question de la vie de l'enfant, celle de la souffrance de beaucoup de femmes qui ont vécu une IVG, la possibilité d'aides pour celles qui veulent garder leur enfant.

Et le prêtre de dénoncer "un matraquage idéologique insupportable qui vise à neutraliser tout débat et imposer pour évident ce qui ne l'est pas".

L'Eglise catholique reste fermement opposée à l'avortement qui n'est pas de force majeure. Dans le catéchisme catholique publié par Jean-Paul II en 1992, il est précisé que "l'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est une 'pratique infâme' gravement contraire à la loi morale."

Le pape François a autorisé les prêtres à pardonner l'avortement à l'occasion de l'année jubilaire. Dans une lettre rendue publique le 1er septembre, le souverain pontife écrit avoir "décidé, nonobstant toute chose contraire, d'accorder à tous les prêtres, pour l'année jubilaire, la faculté d'absoudre du péché d'avortement tous ceux qui l'ont provoqué, et qui, le cœur repenti, en demandent pardon".
La "théologie de la réconciliation" est-t-elle progrès ou régression ? J'te pardonne, parce que j'suis sympa, et vas-en paix, si tu peux...

lundi 13 avril 2015

Projet de loi santé: l'heure grave du vote à l'Assemblée

Quand le Parti de gauche dénonce le "clairement social" à la socialiste... 

L
a généralisation du tiers payant, mesure "phare" qui cache les écueils
Le projet de loi sur la santé ne passe toujours ni à droite, ni chez les médecins. Il est pourtant soumis ce mardi au vote solennel en première lecture de l'Assemblée, une occasion pour la majorité de se rassembler, notamment le don d'organes  forcé "à l'insu du plein gré" des donneurs, voté en commission, de nuit.‏

Le texte, qui a été défendu durant deux semaines par la ministre de la Santé Marisol Touraine, ira ensuite au Sénat, en procédure accélérée, forme édulcorée de l'usage de l'article 49.3. Une ministre "courageuse" selon Manuel Valls -promoteur de la loi liberticide sur le renseignement - qui se félicite qu'elle ait imposé son projet en la maquillant en "loi d'égalité d'accès aux soins", mais obtuse, selon les observateurs, qui soulignent quant à eux son inaptitude au dialogue avec les médecins et le lest symbolique qu'elle consent face aux manifestations.

Le tiers payant généralisé malgré son coût pour la collectivité
Avant qu'il mette le feu à la dette publique, en 2012, François Hollande avait promis la dispense d'avance de frais pour les consultations en ville. Elle va doit devenir "un droit" pour tous les assurés fin novembre 2017, après la présidentielle, à la charge du nouveau président et de la minorité de contribuables qui paiera pour une majorité d'exemptés de l'impôt, chômeurs et clandestins.
Même à cette échéance, il sera "impossible de revenir en arrière", souligne MST, qui est seule à estimer que "la loi a changé pour tenir compte de demandes de médecins" (garanties de paiement, souplesse de mise en oeuvre...).

Plusieurs syndicats de médecins- Bloc, FMF, SML et UFML - vont encore interpeller les députés 

Ils seront rassemblés aux abords de l'Assemblée mardi matin, avant le scrutin en milieu d'après-midi, pour leur demander le retrait de cette loi qui produira "une médecine sans liberté, sans indépendance, sans secret médical". Certains parlent d'étatisation de la médecine.

La CSMF, principal syndicat de médecins libéraux, promet aussi de nouvelles actions, qui seront annoncées mercredi.

Derrière les médecins, l'opposition, l'UMP et UDI, dénonce un texte qui "va conduire à une forme de déresponsabilisation de l'assuré social" et "à une surconsommation potentielle d'actes médicaux et de consultations". Les députés de l'opposition annoncent déjà qu'ils saisiront le Conseil constitutionnel.
Les centristes de l'UDI vont aussi voter contre un projet de loi qui ne s'attaque pas aux sujets du "reste à charge" pour les assurés ou à la désertification médicale.

Au delà des promesses de prévention et d'innovation ou de médecine de proximité, le projet de loi pompeusement intitulé "de modernisation de notre système de santé" comprend en fait une kyrielle de dispositions sournoises. outre celle sur le tiers payant: lutte contre le "binge drinking" (hyper-alcoolisation des jeunes: 'défonce alcoolique', en langage clair de chez nous), mise en place de logos nutritionnels, de l'action de groupe pour les dommages dus aux traitements, accès ouvert aux données de santé, ou encore - mesures des plus contestées par la droite - redéfinition du service public hospitalier, expérimentation de "salles de shoot" et "paquet neutre" de cigarettes.
Les mesures s'ajoutent les unes aux autres. Encore vendredi, les parlementaires ont ouvert la porte à une extension du "droit à l'oubli", au regard des assurances, au-delà des anciens malades du cancer.

Et les mesures dont la presse ne fait guère état: la facilitation des prélèvements d'organes sur les personnes décédées qui ne sont pas inscrite au registre des refus et qui croyaient ainsi exprimer leur refus du pillage de leurs organes. Ces dispositions sont inscrites au projet de loi santé et ont été votées en commission par des députés en fin de semaine, dans la nuit de vendredi à samedi l'amendement.

La gauche légifère pour laisser une trace

La majorité espère que, sur le nombre, une disposition fera date. En effet, selon un sondage publié mardi, d'ores et déjà 73% des Français estiment que ce "paquet neutre" ne sera pas efficace pour lutter contre le tabagisme, mais 61% soutiennent l'interdiction de la cigarette électronique au travail, autre mesure programmée.
La majorité, frondeurs PS compris, devrait néanmoins soutenir un texte qui comporte "plusieurs marqueurs de gauche, zéro de droite", selon une responsable socialiste.
Même s'ils notent "des avancées réelles mais modestes" en matière de santé environnementale, les écologistes devraient se rallier à un vote pour ce "texte clairement social", selon Jean-Louis Roumégas.
Les radicaux de gauche devraient en majoritéfaire de même, mais ils ne sont que 19. Leur groupe est d'ailleurs divisé, notamment les mesures anti-tabac. Jeudi 9, les élus du PRG ont en outre voté contre l'article portant la réforme du tiers payant, pour laquelle ils préféraient une expérimentation.

Bien que ce texte soit "clairement social", le Front de Gauche s'achemine vers un vote défavorable sur ce texte qui "met en œuvre la privatisation tous azimuts", et tait "les coupes budgétaires", d'après le PCF. La généralisation du tiers payant "camoufle l'offensive des complémentaires privées", prévient-il aussi.

Les députés, dont de nombreux médecins, ont été exclus de la "co-construction" avec le gouvernement, ont remarqué plusieurs... socialistes. Ils ont pu cependant enrichir les 57 articles du projet de loi, notamment en supprimant le délai de réflexion de sept jours imposé aux femmes souhaitant une interruption volontaire de grossesse (IVG), qui remonte à la loi Veil de 1975, en renforçant le consentement présumé au don d'organes ou encore en interdisant l'embauche de mannequins trop maigres. 

mercredi 22 janvier 2014

Avortement: l'UMP et l'UDI dénoncent une "provocation" socialiste inutile

Vallaud-Belkacem fait de l'auto-promotion; 
Bayrou, mécréant pratiquant, reste couvert

Les centristes dénoncent aussi
, de concert avec la droite, l'amendement socialiste à la loi Veil

par le biais du projet de loi porté par Najat Vallaud-Belkacem, mère-porteuse du texte sur l'égalité hommes-femmes. En rouvrant le débat sur l'IVG qui doit rester une "exception", le gouvernement commet "une faute morale et politique", a estimé François Fillon.D'autres voix de l'UMP ne voient pas davantage pourquoi il faudrait "rouvrir un débat sur la loi Veil", comme Bruno Le Maire ou l'ancien président de l'Assemblée, le Dr Bernard Accoyer qui veut "sanctuariser" ce texte.Une détermination de la droite de convictions déjà observée au début du débat sur le mariage entre personnes du même sexe, dit pour tous... et qui avait permis la libre expression des opposants à la mise en coupe réglée de la société française par les forces nihilistes de gauche.

"Le groupe est à 98% contre l'amendement socialiste qui émane d'un député isolé." 
Le député UMP Philippe Gosselin est en revanche parfaitement représentatif des "différents points de vie au groupe UMP" sur la question de l'avortement et en phase avec une large part de la population comme le démontre la "Marche pour la Vie", manifestation anti-avortement de dimanche, qui a mobilisé quelque 40.000 opposants à la sape des fondements de notre société occidentale, estime  le chef du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Christian Jacob
Cet amendement au projet de loi sur l'égalité hommes-femmes, discuté à partir de ce lundi et aussitôt passé au vote à la hussarde ce mardi soir à l'Assemblée nationale, veut supprimer la notion de "détresse" comme écrit dans la loi de 1975. "Il n'y aucun problème avec la loi Veil. Il n'y a pas d'enjeu. De toute façon, la notion de détresse n'était pas appliquée, elle n'avait jamais été codifiée. Ce n'est qu'une provocation qui ne change rien sur le fond", ajoute Christian Jacob.

Nous ne tomberons pas dans le piège de la provocation 

"Provocation", c'est aussi le terme de Philippe Vigier, porte-parole de l'UDI. Il note que "le mot 'détresse' n'est peut-être plus adapté" et critique clairement la méthode employée. "Passer par un amendement parlementaire, c'est une pratique faussement habile de la part de Najat Vallaud-Belkacemministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement. Le gouvernement dit vouloir apaiser la société, mais là encore il divise sur un sujet sociétal, alors même que l'avortement est remis en cause en Espagne et ailleurs." 

Le patron de l'UDI, Jean-Louis Borloo, lui aussi redoutait récemment le "risque d'ouvrir la boîte de Pandore". 
Soucieux de ne pas l'ouvrir davantage, Philippe Vigier souligne que les centristes sont quasi-unanimes. "Nous voterons le texte sur l'égalité hommes-femmes mais laissons la liberté de conscience des députés du groupe sur cet amendement", ajoute Philippe Vigier. "A l'UDI, nous ne tomberons pas dans le piège de la provocation, nous", assurait-il. 

L'UMP Bruno Le Maire n'épargne pas le pouvoir socialo-écolo

Bruno Le Maire a fait la critique de la politique de François Hollande
L'ancien ministre de l'Agriculture a aussi défendu le statu quo sur la loi Veil et lancé un coup de gueule sur le cas François Bayroulundi matin sur BFMTV. 


La petite phrase:
"les Français cocus de Hollande"

"Oui, aujourd'hui, les Français se retrouvent cocus" du discours de François Hollande, a fustigé, lundi matin sur BFMTV et RMC, l'UMP Bruno Le Maire. Selon lui, le président de la République a d'abord trompé les électeurs de gauche qui ont voté pour lui en 2012 et il est train de tromper ceux qui ont cru son discours de mardi dernier. "Il est déjà en plein rétropédalage, notamment sur les départements", a ajouté Bruno Le Maire.

Le tacle: l'affaire Hollande-Gayet n'est "pas qu'une question de vie privée"

En ce qui concerne l'affaire François Hollande-Julie Gayet, "ce n'est pas entièrement que de la vie privée", a estimé l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy.
"Valérie Trierweiler a une place à l'Elysée (...). Il y a donc un mélange de vie privée et de vie publique", a ajouté Bruno Le Maire, avant de conclure: "ce que je souhaite, c'est que François Hollande clarifie les choses rapidement"

Le clash:
pourquoi devrait-on soutenir François Bayrou?

L'UMP a finalement donné vendredi son feu vert à son candidat à la mairie de Pau, Eric Saubatte, pour une
alliance avant le premier tour des municipales avec le centriste François Bayrou. "Comme les militants de l'UMP, je ne comprends pas cette décision", a commenté le député UMP de l'Eure. "François Bayrou a contribué à nous faire perdre en 2012", en soutenant François Hollande, a-t-il fustigé "et nous le soutenons aujourd'hui". "Je préfère une défaite dans la clareté, qu'une victoire dans la confusion".

L'Assemblée élargit encore l'accès à l'IVG

Une situation de "détresse" n'est plus nécessaire

Avorter à sa guise

Les députés français ont nuitament assoupli le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) mardi.
L'amendement modifie la loi Veil de 1975 en supprimant la condition de "détresse". Il  remplace le droit à l'avortement pour toute "femme enceinte que son état place en situation de détresse" par "le droit des femmes à choisir ou non de poursuivre une grossesse".

Tous les groupes de gauche ont voté la mesure de même que le groupe UDI (centriste) et celui de l'UMP, à l'exception de quelques-uns de ses membres comme Jean-Frédéric Poisson (UMP), par ailleurs président du Parti chrétien-démocrate (PCD).

La députée Front national Marion Maréchal-Le Pen a également voté contre. "Rouvrir une nouvelle fois le débat douloureux sur cette question est hasardeux", a-t-elle dit.

Plusieurs amendements déposés par des élus UMP, mais non soutenus par le groupe, ont été rejetés qui proposaient par exemple de dérembourser l'IVG.
Une partie de l'UMP a vivement dénoncé l'amendement socialiste, estimant qu'il "banalise" l'IVG et en fait "un droit comme les autres".

Une "Marche pour la vie" a rassemblé 40.000 manifestants anti-avortement  selon les organisateurs  dimanche à Paris.
En Espagne, le gouvernement a décidé de limiter le droit à l'avortement et a déposé un projet de loi dans ce sens: c'était un engagement de campagne de Rajoy.

L'amendement du groupe socialiste a été adopté par le biais de l'examen du projet de loi sur l'égalité entre les femmes et les hommes sur lequel les députés se prononceront mardi prchain par un vote solennel...
Le Sénat, qui a adopté ce texte en première lecture le 18 septembre, devrait procéder à sa deuxième lecture à la fin février ou en avril au lendemain des élections municipales.

Cette facilitation a du mal à passer dans les rangs de l'UMP. 

Au sein de l'opposition, bon nombre de députés défendent le maintien de la notion de "détresse" qui fait de l'IVG une "exception". D'autres souhaitent aller plus loin, à l'image des seize députés qui ont déposé un amendement visant à dérembourser l'IVG. "Si la notion de détresse est supprimée dans la définition de l'interruption volontaire de grossesse, les conditions de remboursement de l'acte par la sécurité sociale ne sont plus remplies", justifient les signataires du texte dans leur exposé des motifs. 

Parmi eux, bon nombre de députés avaient déjà milité contre le "mariage" entre personnes du même sexe, comme celui de la Manche Philippe Gosselin, celui des Côtes d'Armor Marc Le Fur, ou le président du Parti chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson, premier signataire de l'amendement. "La volonté du gouvernement est de sortir l'avortement du régime dérogatoire pour en faire un droit plein, explique ce dernier. Face à cette banalisation, notre responsabilité est de tout faire pour maintenir le marqueur de l'exception".

Tout en 
rappelant lundi matin sur BFM-TV que l'IVG est un "progrès très important pour les femmes", l'UMP Bruno Le Maire a insisté pour qu' "on ne touche pas à la loi Veil". "Elle ne peut plus supporter de nouvelles divisions", a jugé le député de l'Eure, partisan du statu-quo.
VOIR et ENTENDRE l'ancien ministre de l'Agriculture: 

Ils revendiquent donc le déremboursement.

La proposition ne fait pas l'unanimité à l'UMP du fait qu'elle fût 
 à l'origine portée par le Front national. "Si j'ai un choix à faire, j'assumerai le choix de rembourser plutôt les radiographies abdominales pour les personnes âgées, les médicaments pour les personnes âgées...", expliquait la candidate frontiste. Le vice-président du FN Louis Aliot évoquait quant à lui des "IVG de confort". L'idée du déremboursement a également été portée par Marion Maréchal Le Pen, députée du Vaucluse, qui souhaite ainsi "responsabiliser les femmes" en dehors des cas extrêmes faisant l'unanimité.
En revanche, pendant la campagne présidentielle de 2012,
Nicolas Sarkozy s'était opposé à la l'idée de Marine Le Pen de dérembourser l'IVG en cas de besoins budgétaires
Aujourd'hui que le garde-fou de la notion de "détresse" est ébranlé, la question de la protection de la vie est à nouveau posée et par conséquent celle de la banalisation par le déremboursement de ce qui devrait être l'exception.

dimanche 19 janvier 2014

40.000 manifestants anti-avortement ont défilé à Paris

Grand succès de la "Marche pour la vie", notamment pour dénoncer une tentative de "banaliser totalement" l'IVG

Le Nouvel Observateur n'a vu que "plusieurs milliers" d'opposants à l'IVGbattant cette année un "record" avec "près de 40.000 personnes". Le magazine du marchand de sanisettes ironise en les disant "galvanisés par l'"exemple" espagnol", mais surtout soutenue par le pape François, explique la porte-parole Virginie Mercier. Lundi  13 janvier, le Saint Père a en effet appelé à la paix, mais aussi rappelé certains fondamentaux comme "l'horreur" de l'Eglise face à l'avortement.

L'Espagne vient en effet d'adopter fin décembre un projet de loi limitant largement le droit à l'IVG.
Les manifestants ont donc défilé aux couleurs du pays: rouge et jaune,  alors qu'à partir de lundi, les députés français débattent d'un texte incluant des dispositions visant à faciliter et étendre les possibilités de recours aux IVG. 

Cette marche est organisée depuis 2005 par une quinzaine d'associations autour de la date anniversaire de la loi Veil de 1975, qui a légalisé l'avortement en France. Elle avait réuni en 2012 près de 7.000 personnes, selon la police, 30.000 selon les organisateurs.

Les manifestants ont reçu samedi le soutien du pape François, qui recevra vendredi prochain le président François Hollande, les invitant à "maintenir vive leur attention pour ce sujet si important".

En tête, une grande banderole revendiquait le droit d'être "Libre d'être contre l'IVG" et une autre "Avec Hollande, avorte et tais-toi".

La marche des opposants à l'interruption volontaire de grossesse célébrait cette année l'Espagne, où l'exécutif a proposé le 20 décembre dernier un projet encadrant l'avortement. Plusieurs parlementaires de la droite espagnole avaient fait le déplacement.
Adopté fin décembre en Conseil des ministres, le texte espagnol vise à limiter le droit à l'avortement à quelques cas graves: danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, viol ayant fait l'objet d'une plainte et et dans le cas où la grossesse est la conséquence d'un délit contre la liberté ou l'intégrité sexuelle de la femme C'est-à-dire que les cas de convenance personnelle sont théoriquement exclus. Il devrait arriver au Parlement dans environ deux mois.

Une "banalisation totale de l'avortement"

Pour saluer ce détricotage "avant-gardiste" en Europe, de nombreux manifestants étaient vêtus de rouge et jaune, couleurs du drapeau espagnol.
Les opposants à l'avortement vilipendent deux amendements socialistes "glissés en catimini" dans le projet de loi sur l'égalité femmes-hommes, notamemnt qui veut notamment inciter les pères à prendre un congé parental. Il est examiné à l'Assemblée nationale de lundi à vendredi.

Le premier amendement scélérat propose qu'une femme puisse demander une IVG si elle "ne veut pas poursuivre une grossesse" et non plus parce que "son état (la) place dans une situation de détresse".
Cette suppression revient à "une banalisation totale de l'avortement et une dénégation du droit à la vie inscrit dans le code civil", a dénoncé Cécile Edel, porte-parole du collectif d'associations.
"Cela va développer encore plus les avortements eugénistes", s'est alarmé Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune.
Des députés UMP vont défendre le maintien de la notion qui fait, selon eux, de l'IVG une "exception". Pour autant, "nous ne cherchons pas à raviver les querelles autour de l'IVG, nous ne sommes pas en Espagne", assurait récemment Philippe Gosselin, membre de l'Entente parlementaire pour la Famille.

Un autre amendement liberticide a été introduit pour sanctionner ceux qui veulent empêcher les femmes d'accéder aux lieux d'information sur l'IVG", une atteinte intolérable à la liberté d'expression" des anti-IVG.
Avec ce texte, "on ne pourra plus être contre l'avortement (...) sur notre site SOS femmes enceintes, nous serons obligés de donner des informations sur l'avortement", affirme Mme Edel. Le projet de loi "qualifie d' 'entrave' le fait d'empêcher physiquement l'accès des femmes à des lieux d'information sur l'IVG".
Il y a quelques mois, le Haut conseil pour l'égalité entre les femmes et les hommes avait dénoncé la libre expression des anti-IVG sur internet avec des sites à l'apparence "neutre, voire institutionnelle", selon lui, délivrant une information "fallacieuse"... 

Environ une Française sur trois a recours à un avortement au cours de sa vie.
Alors que plus de 220.000 avortements sont pratiqués chaque année en France, où l'IVG est intégralement remboursée par la Sécurité Sociale depuis janvier 2013. 

Cinq organisations féministes avaient appelé à un rassemblement vendredi 17, devant l'ambassade d'Espagne, pour protester "contre la loi anti-IVG du gouvernement conservateur espagnol". Parmi elles, le Mouvement alternatif pour les libertés individuelles, une ONG marocaine téléguidée. "Le Parti socialiste apporte son soutien au rassemblement des féministes françaises contre la loi anti-IVG du gouvernement conservateur espagnol" ont souligné Laurence Rossignol, ex-adhérente à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), ex- journaliste juridique à La Vie ouvrière, le journal de la CGT, porte-parole et Adeline Hazan, d'ascendance égyptienne, secrétaire nationale aux Droits des femmes (proche de Martine AubryMarylise LebranchuJean Le GarrecFrançois Lamy), maire de Reims, avec le soutien des altermondialistes (EELV) et ex-présidente du Syndicat de la magistrature (SM), fortement marqué à gauche et créateur du "mur des cons"...
La contre-manifestation organisée en même temps Place d'Italie a rassemblé entre 200 et 300 personnes, refusant "que la France devienne comme l'Espagne".