POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est politique spectacle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est politique spectacle. Afficher tous les articles

dimanche 8 janvier 2017

Vanessa Burggraf maltraite le candidat Peillon qui s'irrite, sans que 'On n'est pas couché' fasse le buzz

Assez de ces journalistes frivoles qui se croient au-dessus des citoyens et  des candidats 

Vanessa Burggraf a cru que Vincent Peillon était à sa merci. 


Vincent Peillon à Vanessa Burggraf :
Débat télévisé, scène de ménage ou bagarre en zone de non droit?
Peut-être est-elle contre les souffrances faites aux animaux... 
Comme c'est le plus souvent le cas, notamment dans les émissions de politique-spectacle, les journalistes bombardé(e)s chroniqueurs du seul de leurs fiches (et de leurs équipes de grouillots) et de leur arrogance, celle qui habite les accidentés des cursus universitaires, prennent un malin plaisir à abaisser leur hôte, à trois contre un, voire quatre, si on inclut le public obéissant au doigt et à l'oeil du chauffeur de salle. Leurs privilèges intouchables ont fait de ces journalistes ce qu'ils sont devenu: 7.650 euros d'exemption fiscale les placent au-dessus de leurs supérieurs par l'esprit ou le coeur. Bac +5 Vanessa Burggraf ? Ca se verrait. Et bienfaitrice des causes désespérées ? Ca se saurait... Car s'ils sont solidaires de toutes les causes qui courent Paris, ils ne le sont pas des travailleurs laborieux soumis à l'impôt, singulièrement les fonctionnaires dont pas un euro n'échappe au fisc. 
Ne mange-t-elle à sa faim
qu'à la télévision?
Un DEA de lettres confère-t-il un droit à la maltraitance d'autrui ?
Quant à son DESS, un diplôme-maison de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (qui n'a rien à voir avec l'Université Paris 2-Panthéon, dite d'Assas), de communication politique et sociale ciblant le RPR a-t-il séduit un professeur militant autant que sa blondeur ? En 1996 alors qu'en mai,  à Mitterrand,  avait succédé Jacques Chirac qu'il fallait combattre. Les diplômes accordés dans ces domaines prédisposaient-ils à la présentation des journaux télévisés de Bloomberg TV sur l'actualité économique, comme ce fut le lot de la dame ?

Vincent Peillon a pris le risque d'être maltraité

Invité de Laurent Ruquier sur le plateau d'On n'est pas couché le samedi 7 janvier, le candidat de l'Elysée s'est trouvé face à une harpie qui sait tout mieux que tout le monde: l'immunité attachée à la liberté de la presse et le secret des sources sont responsables de ce sentiment d'appartenance à l'élite. Nivellement par le bas oblige !

L'homme politique est un moins que rien que les journalistes tiennent par les roubignoles
Celui-ci, ex-ministre de l'Education, certes désastreux, était venu prendre des coups.  Par solidarité avec les enseignants. Il semblait ne pas craindre pour ses roupettes (ses "boules", pour les plus jeunes, là où Tapie a des "burnes"). Il a échappé de peu aux crachats mais n'a pas pu esquiver les postillons et la bave de la dame. On le plaindra moins qu'on ne condamnera l'amazone.

Il venait en service commandé présenter ses idées dans le cadre de la primaire socialiste en vue de la présidentielle.
"A chaque fois qu'on vous pose une question, vous ne répondez jamais, jamais concrètement de manière précise", s'est énervée Vanessa Burggraf dont on peine à penser qu'elle soit candide. Elle aurait aussi bien pu reprocher à Peillon de lui couper la parole ou de la traiter comme une blonde. 

"Je n'arrive même pas à croire que vous croyez à ce que vous dîtes", lui a répliqué Vincent Peillon. "Je ne sais pas si c'est un exercice professionnel ou si vous avez une intention de vérité ?" Les gens qui sont dans la posture ne m'intéressent pas. Elle ne l'a évidemment pas pris pour elle ! 

Et l'agressé de lui dire les yeux dans les yeux ce que la France entière reproche à ces chroniqueurs malveillants uniquement préoccupés de buzz au détriment de l'invit"(e). "Est-ce que vous cherchez à comprendre mon projet pour la France ou est-ce que vous voulez m'enquiquiner avec des choses qui n'y sont pas ?" 

Ne regardent plus cette émission que les frustrés qui en veulent à leur patron, leur maire ou leur compagne ou se consolent en écoutant Renaud, chanteur branlant et chevrotant qui fait les meilleurs ventes 2016 de CD, parmi la gauche anarchiste pour avoir embrassé un... flic: ne faut-il pas être désorienté?  Et prêt à voter FN ?

Le professeur de philosophie à Vanessa Burggraf : "vous êtes une mauvaise élève..." 
Le ton monte peu à peu entre le candidat à la primaire socialiste et la pensionnaire de France 2 et Laurent Ruquier, animateur d'ONPC depuis dix ans : "Vous ne comprenez pas les grandes lignes, vous n'avez pas de problématique et vous travaillez mal". 
Et d'ajouter, désespéré par l'ampleur de la tâche: "j'arrête de vous embêter, je ne vous interromps pas". 
Ancienne stagiaire de la compagne du journaliste Claude Sérillon, journaliste de France 2 nommé conseiller communication du président Hollande, Catherine Ceylac (63 ans et un dépassement de la limite d'âge), qui l'a faite pleurer pendant trois ans (Thé ou Café, depuis bientôt 22 ans, avec l'agrément équitable -et durable?- de sa présidente, Delphine Ernotte qui a eu 50 ans en juillet dernier mais vira Nelson Monfort, Gérard Holtz, Daniel Bilalian et les autres hommes de plus de 50 ans, dont Julien Lepers, après 28 ans de succès), Burgraff cherche-t-elle à son tour à faire pleurer les invités ? 
Elle lui répond alors : "Vous êtes un mauvais professeur". On aura noté le ricanement de Laurent Ruquier, bac +2.

VOIR  et ENTENDRE
comment, dans un ricanement, Burggraf bat en retraite, abandonnant l'ennemi blessé (aller à 39' 19'', si on veut gagner du temps sur le sujet) :



On plaint le père des deux enfants... Pourvu que le mari soit un compagnon !


samedi 16 janvier 2016

Valls à ONPC: un coup pour rien, on peut aller se coucher !

La prestation de Manuel Valls n'apporte rien

Mieux valait passer 5 heures à redresser la courbe de l'emploi...



Valls, regard franc et
oreilles déployées...
Premier chef du gouvernement en exercice à perdre son temps sur le plateau d'une émission de divertissement, Manuel Valls a eu un "petit accrochage" avec un invité lors de l'enregistrement en différé, jeudi pour samedi soir. Fait assez extraordinaire pour être mentionné, les chroniqueurs ont été courtois, voire incolores, inodores et sans saveur, et n'ont pas cherché à le déstabiliser, selon un fuitage organisé en guise d'accroche. Les professionnels sont en effet nombreux dissimulé dans le public...

Depuis le début de l'année 2016, Manuel Valls a entamé une opération reconquête médiatique  de l'opinion et, tandis qu'il perd entre cinq et sept points en un mois, il multiplie les interventions. 

Sur le service public, la production a créé l'événement 

L'enregistrement a duré près de 5 heures pour 1h30 d'émission où le premier ministre, sous Tranxène, ne s'est pas "clashé" avec les chroniqueurs Léa Salamé et Yann Moix, puisqu'ils ont été inexistants. 
Le gaspillage de temps du  premier ministre en exercice lui a valu des remarques acides de l'opposition, qui lui reproche de participer à la "peoplisation" de la vie politique. Critiques auxquelles il a déjà répondu, à l'Assemblée nationale mercredi et sur lesquelles il était prévu qu'il anticipe au début de son numéro dans l'émission animée par Laurent Ruquier, au studio Gabriel, installé derrière les très chics Champs-Elysées. 

Avec l'humoriste invité, Jérémy Ferrari, il y a tout de même eu un "petit échange tendu" - élément de langage copié-collé par les media attentifs à ne pas déplaire-  comme l'a révélé Télé 7 Jours, ce vendredi. 
D'après le site du magazine de télévision, l'humoriste et le Premier ministre ont eu un échange "vif" à la toute fin de l'émission, sur le thème de la "politique française en Afrique". Cette interpellation aurait été gardée au montage, selon France Télévisions et le site de l'hebdomadaire, mais aucun n'affirme que son intégralité a été préservée... L'Express précise que, sur les 90 minutes initiales annoncées par France Télévisions et Télé 7 Jours,  France 2  ne promet plus que " environ une heure ": il a donc bien dû y avoir des coupes !...

Jérémy Ferrari aurait reproché à Manuel Valls d'avoir un tenu un discours "creux" tout au long de l'émission. "Je suis venu à l'enregistrement de l'émission pour voir Jérémy Ferrari; j'ignorais qu'il y avait Manuel Valls. Je l'ai découvert le soir même, explique à L'Express un témoin qui a participé à l'enregistrement de l'émission. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs dans ses prises de paroles. Il aurait pu être plus synthétique, c'est d'ailleurs ce que lui a reproché l'humoriste [...] Il n'y a pas eu d'insultes".  Ou alors elles ont été coupées, sinon pourquoi avoir pris la précaution d'un différé ?

En mode mineur, les chroniqueurs étaient plus "chro" que le reste... 
"Léa Salamé a titillé Manuel Valls sur l'extension de la déchéance de la nationalité, qu'elle ne comprend pas. Yann Moix l'a interrogé sur l'agression d'un enseignant juif à Marseille en début de semaine. Manuel Valls a également été interrogé sur le chômage à la fin de son entretien", assure ce témoin anonyme qu'on imagine proche de la production.
VOIR et ENTENDRE le comportement de voyou du premier ministre pendant la Question au Gouvernement (QAG) d'un député de l'opposition républicaine. La réaction, vive et moralisante, de Jean-Marie Le Guen ne répond pas à la question posée au premier ministre qui s'en tire bien..., par d'insolents bisous, sa manière de réconforter les demandeurs d'emploi en détresse :  
Les reproches de Jean d'Ormesson 
L'académicien Jean d'Ormesson a critiqué Manuel Valls, lui reprochant  de conduire une politique de droite. Il ne fallait craindre de lui ni violence, ni insultes... D'ailleurs, Le Figaro, son employeur, n'est visiblement pas aussi à droite que le prétend la gauche.

Ce soir, 
sans télé, ni dommage, on peut passer une heure trente  en câlins...

 

mercredi 30 septembre 2015

L‘Eglise de France s'engage contre la campagne gouvernementale sur l'IVG

Le droit de vie et de mort sur le vivant indigne les croyants

Le slogan de la campagne "IVG : mon corps, mon choix, mon droit" ne prend pas en compte la personne humaine sacrifiée
 
Marisol, femme sandwich
La Conférence des évêques de France dénonce "l'approche individualiste du drame de l'avortement",  pour ne pas dire matérialiste et démagogue.
Dans un communiqué signé par Monseigneur Ribadeau Dumas, la Conférence des évêques de France (CEF) laisse peu de place en s'engageant contre la campagne de relance des IVG lancée par la ministre de la Santé Marisol Touraine. "La Conférence des évêques de France (CEF) tient à rappeler son opposition à l'interruption volontaire de grossesse" écrit son porte-parole.

Lancée lundi, cette campagne en faveur du droit à  l'IVG pour tous vise à convaincre du "droit fondamental" à l'avortement. Le gouvernement crée un numéro vert gratuit et anonyme pour informer les femmes sur le recours à l'IVG. La ministre de la Santé s'est faite tatouer un tatouage éphémère pour appuyer son soutien à cette campagne.

La politique-spectacle et 
l'avortement-spectacle sont
les deux mamelles de Touraine
La CEF veut rappeler "l'impérieuse nécessité de ne pas considérer l'avortement comme une anecdote de la vie mais comme un acte grave qui engage et marque bien souvent profondément et durablement les personnes qui le vivent: les femmes mais aussi les hommes et les familles."

La CEF attire aussi l'attention sur ce qu'elle estime comme "des mesures inquiétantes" prises par le gouvernement, parmi lesquelles "l'assouplissement de la délivrance de la contraception d'urgence aux élèves mineures, l'intégration du nombre d'IVG dans les contrats d'objectifs des ARS, l'autorisation pour les centres de santé à pratiquer des IVG, la fin du délai obligatoire".

Un "matraquage idéologique insupportable"

Les évêques citent le pape François dans son encyclique Laudato Si qui écrit: "Puisque tout est lié, la défense de la nature n'est pas compatible non plus avec la justification de l'avortement." (paragraphe 120).

L'Eglise de France prend position contre l'avortement à chaque offensive. La CEF avait déjà protesté vigoureusement en avril dernier contre la "banalisation" de l'avortement qu'impliquait selon elle la loi Santé de Marisol Touraine. La CEF avait notamment souligné que la suppression du délai de réflexion avant une IVG renforce "une conception réduite de la dignité humaine faisant de l'enfant à naître un simple objet dont on doit disposer librement et retirant à la femme enceinte les moyens d'exercice de sa réelle liberté de conscience".

Un viol d'Etat des consciences

La prochaine fois, une ministre
 exhibera son foetus ?
L'abbé Grosjean, prêtre du diocèse de Versailles, fait état d' "une vraie colère dans l'Eglise contre ces contre-vérités assumées par le gouvernement. Le gouvernement prétend informer les femmes, mais passe sous silence la question de la vie de l'enfant, celle de la souffrance de beaucoup de femmes qui ont vécu une IVG, la possibilité d'aides pour celles qui veulent garder leur enfant." 

Et le prêtre de dénoncer "un matraquage idéologique insupportable qui vise à neutraliser tout débat et imposer pour évident ce qui ne l'est pas".

L'Eglise catholique reste fermement opposée à l'avortement qui n'est pas de force majeure. Dans le catéchisme catholique publié par Jean-Paul II en 1992, il est précisé que "l'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est une 'pratique infâme' gravement contraire à la loi morale."

Le pape François a autorisé les prêtres à pardonner l'avortement à l'occasion de l'année jubilaire. Dans une lettre rendue publique le 1er septembre, le souverain pontife écrit avoir "décidé, nonobstant toute chose contraire, d'accorder à tous les prêtres, pour l'année jubilaire, la faculté d'absoudre du péché d'avortement tous ceux qui l'ont provoqué, et qui, le cœur repenti, en demandent pardon".
La "théologie de la réconciliation" est-t-elle progrès ou régression ? J'te pardonne, parce que j'suis sympa, et vas-en paix, si tu peux...

dimanche 27 septembre 2015

Absurdité de la pensée unique: le Mali est-il un pays de race blanche ?

Reproche à Nadine Morano de penser que la France est un pays de "race blanche'" 

Tabou du politiquement correct: les races sont une invention 
Laïcité ne signifie pas oecuménisme

La théorie du genre fait disparaître les caractères sexuels, alors les ''races' et les religions !...
Nadine Morano a transgressé les tabous en disant l'impensable que tout le monde pense sans le dire. La presse s'est emparée d'une déclaration pour en faire une polémique, sorte de piqûre de rappel de ce qu'il faut penser, n'en déplaise aux penseurs libres et davantage encore aux libres penseurs, qui s'accommodent des atteintes aux libertés de pensée et d'expression.

L'eurodéputée regrette l'"envahissement" du pays, mais n'aurait pas le droit de le dire au "pays des libertés" ! 
Pour contester le droit supposé de migrants -dont les origines d'un sur trois ne sont pas toujours attestées - elle fait d'ailleurs valoir que les racines de la France sont ''judéo-chrétiennes" et non pas syriennes, ni maliennes, ni afghanes. Mais ses rappels ne satisfont pas les chroniqueurs Léa Salamé, franco-libanaise née à Beyrouth, d'un père universitaire libanais et d'une mère arménienne, et Yann Moix, découvert par Bernard-Henri Lévy. 
Hormis Geoffroy Lejeune, rédacteur en chef au service politique de Valeurs Actuelles - "venu faire la promotion de son livre 'Une Election ordinaire', selon les hôtes maltraitants d'ONPC sur YouTube, le plateau était garni de contradicteurs potentiels: Frédéric Chau, un humoriste (du Jamel Comedy Club) et acteur né à Hô-Chi-Minh-Ville de parents chinois originaires du Cambodge et authentique réfugié du Viêt Nam dans les années 70 et Xavier Durringer, un scénariste et réalisateur français, également venu vendre un livre paru il y a plusieurs semaines et auteur d'un film de mai 2011 évoquant certains aspects à charge de l'ascension au pouvoir de Nicolas Sarkozy, comme Frédéric Chau, mais à la différence de Nadine Morano, candidate à la primaire Les Républicains.

Après avoir tenté en vain d'opposer Nadine Morano à Nicolas Sarkozy, les chroniqueurs l'ont harcelée de questions sans la désarçonner, jusqu'à la fin, quand leurs questions se chevauchaient. Nadine Morano est une débatteuse coriace que les charges de ses interlocuteurs ne font pas vaciller sur ses convictions. Et elles sont pourtant à contre-courant de la pensée unique qui dirige les arrogants du microcosme parisien. Dans l'arène, les amateurs de polémiques en furent pour leurs frais. Ils avaient ouvert le questionnement sur l'affaire des insultes de Guy Bedos qui la traita de "conne" à Toul, la ville où elle est domiciliée avec ses enfants et où le public pouvait retirer des places gratuites distribuées par la mairie socialiste... Mais, l'air niais (même refait), Ruquier n'y trouva rien à redire, puisqu'il employa le fils Bedos, et railla même l'ancienne ministre d'en être offusquée, puisque Bedos est un  comique grossier et un  misogyne invétéré de quatre-vingts ans. 

La députée européenne a assumé de précédentes déclarations passées au crible
  
La candidate à la primaire Les Républicains était invitée pour développer ses propos sur l'immigration et l'Islam. Ils ont provoqué de vifs échanges sur le plateau, mais aussi des applaudissements du public et des huées dirigées contre Ruquier. Face à Laurent Ruquier, ses deux chroniqueurs et des invités mal disposés (Durringer, F. Chau et Marc Lavoine dans le rôle de l'humaniste populiste qui aime les voitures), Nadine Morano a été appelée à s'exprimer une fois de plus sur  le port du voile, dans le (secret ?) espoir de faire du buzz, alors que l'émission est boudée par les responsables politiques, enfin las de se faire malmener, notamment François Fillon qui s'est juré de ne jamais entrer dans la cage aux fauves et l'a rappelé ce dimanche. 
''Et quand vous voyez le nombre de personnes qui portent des voiles intégraux en France, ça c'est un envahissement '', a-t-elle fait observer. Les commentateurs sautent allègrement des phrases et des minutes d'échanges pour enchaîner sur sa mise en garde: il s'agit d'''une question de sécurité (...) Vous ne savez pas du tout qui se cache là-dessous'', a-t-elle insisté, farouche. 

Souvent décrié, Twitter est appelé à la rescousse de l'émission à scandales de politique spectacle 

La Morano est aimée pour ce qu'elle dit. Si les bobos parisiens à la traîne du pouvoir socialiste la pointent, les Français se reconnaissent en elle. Authentiquement populaire pour n'avoir pas été rééduquée à Science Po ou formatée à l'ENA, elle est du peuple, pour le peuple. 

Reprochant à Nadine Morano d'être obsédée" par la religion musulmane, Yann Moix a cité les déclarations de sa cible en juillet dernier dans les colonnes de Valeurs Actuelles : ''Il faut préserver nos racines, ça veut dire aussi qu'il faut maîtriser l'immigration, il faut que la religion musulmane reste une religion minoritaire, je le dis''. La députée reste ferme: ''Nous sommes un pays judéo-chrétien de race blanche qui accueille des personnes étrangères, comme le disait le général de Gaulle'', a souligné l'ex-ministre, ce qui fait réagir le comédien Frédéric Chau qui se qualifie de ''jaune.''

Froidement, Moix estime même que la France pourrait tout aussi bien devenir un pays musulman et déplore que l'invitée de l'émission ne le souhaite pas. Il est ainsi fait grief à Nadine Morano de répondre fermement: "je n'ai pas envie que la France devienne musulmane".


Le polémiste Yann Moix fait aussi son trou dans l'émission sur le mot ''race'', répliquant avec véhémence : ''N'utilisez pas ce mot, c'est indécent''. A part cet interdit, la police de la pensée n'est pas totalitaire...  ''Je suis désolée, c'est un mot qui est dans le dictionnaire; je ne vois pas en quoi il est choquant'', oppose Nadine Morano au moraliste. 

L'intervention de l'ex-ministre a suscité de nombreuses réactions sur Twitter. 
Ainsi le journaliste David Perrotin a rappelé que le mot ''race'' figurait bien au dictionnaire, mais avec ''une précision de taille'', c'est-à-dire une connotation qui s'applique aux régimes communistes aussi bien. Perrotin est à BuzzFeed France, après avoir été à Rue89 (c'est-à-dire Le Nouvel Observateur, à 66% propriété de Bergé-Niel-Pigasse, également détenteurs du groupe Le Monde) et Libération (détenu par Bruno Ledoux et Patrick Drahi, également propriétaire de L’Express et L’Expansion. Le dernier de cette triade d'hommes d'affaires, le banquier Pigasse est également actionnaire du journal Le Monde et du... Huffington Post. 
Nadine Morano fait face à du lourd, une mafia d'hommes d'affaires qui dicte sa loi aux décrypteurs et chroniqueurs.
 
Le site TerraFemina qui soutint Ségolène Royal en 2007 et fait aujourd'hui le procès de Nadine Morano s'est ainsi appliqué à provoquer des prolongements à l'émission. 
Exemple d'amalgame délirant instrumenté par ce media:
(en arabe, s'il vous plaît!)
Sans mise au point, ce site publie des tweets de téléspectateurs (d'un niveau intellectuel remarquable) "qui ont largement réagit (orthographe dans son jus) à ces propos qu'ils jugent racistes et insultants."
TerraFemina cautionne ces débordements, Moix rappelle les autres à la décence et Ruquier valide les insultes de Bedos à Morano "dézinguée" par les internautes, se félicite le media dédié aux... femmes ! 
La précédente internaute avoue ne pas savoir de quoi elle parle...
TerraFemina qui publie le premier ne peut ignorer le second, niaisement insultant, qu'il passe sous silence. 
Quand la république se porte mal, la démocratie entre en souffrance et le peuple en révolte.

mardi 21 avril 2015

La "prime d’activité" de Hollande: une improvisation de politique spectacle sur Canal+

Hollande a-t-il mérité la "prime d’activité" Hollande ?

Il l'a annoncée dimanche, "il faut" la faire, "on doit" et "yapuka" !

En attendant, l’élargissement de la "prime d’activité" annoncé   par François Hollande, a encore des contours bien imprécis. Le projet de loi sur le dialogue social, qui lui aussi reste à venir, doit être présenté mercredi en conseil des ministres et détaillé dans la foulée par le ministre du travail François Rebsamen, prévoit d’instaurer cette nouvelle prime destinée à plus de 5 millions de personnes actives, dont seulement 1 sur 5 des jeunes âgés de 18 à 25 ans, payées entre 0,8 et 1,2 SMIC, soit moins de 1.400 euros net mensuels.


C. Duflot et B. Pompili
en temps partiel à l'Assemblée
Ce futur dispositif flou doit remplacer le revenu de solidarité active (RSA) et la prime pour l’emploi (PPE), à partir du 1er janvier 2016 pour encourager le retour à l’emploi et améliorer les revenus des "travailleurs pauvres". Le premier ministre Manuel Valls en avait fait l’annonce "dès le 3 mars", comme on dit dans la presse à la botte, lors de sa présentation du plan national de lutte contre la pauvreté. C'était il y a "déjà" six semaines!... Il y incluait "déjà" (insiste cette presse-là, c'est-à-dire Le Monde, à la suite de l'AFP) les 18-25 ans jusqu’à présent exclus du RSA, et chiffrant l’ensemble du futur dispositif à 4 milliards d’euros pour an, soit environ autant que les coûts cumulés du RSA et de la PPE. Et ce ne sont pas les Français qui paient (dont... les parents), puisque c'est l'Etat !

Une petite minorité d'élus étudiants et apprentis


Mais dimanche, dans son "infotainment" sur Canal+, comme on dit dans la presse anglo-saxonne (et information spectacle, en Corrèze), le chef de l’Etat a élargi le périmètre de la prime à "toutes les personnes qui sont dans des petits boulots, l’intérim, le temps partiel (…) pour que cela puisse être avantageux de continuer à travailler" et parce que la dette publique est maîtrisée... François Hollande gère ! 


Il a l’intention d’en faire bénéficier les apprentis et les étudiants, mais dans certaines conditions... "à la condition qu’ils travaillent" et, c'est bien connu, tous les étudiants inscrits sont assidus en cours... On va même appelé ce dispositif "prime aux étudiants fantomes"! "Il veut que tous ceux qui travaillent dans le pays aient droit à cette prime dès 18 ans, en fonction de leurs revenus et de leur situation familiale", explique un proche du président de la République. Il suffira ainsi de donner l'impression qu'on est au travail.
Celle qui sait comment faire illusion
 


Car, pour l’instant, le projet de loi sur le dialogue social ne concerne pas les deux dernières catégories.
 "Les étudiants et les apprentis ne sont pas dans le projet de loi", ont confirmé lundi la Rue de Grenelle et Matignon. L’ajout de ces deux catégories devra donc se faire par amendement gouvernemental ou parlementaire lors de l’examen du texte par les députés godillots à partir de la fin du mois de mai. Et d'ici que les rigolos du Palais Bourbon y ajoutent les... étudiants étrangers !

Outre le niveau de revenus mensuels, un nombre minimum d’heures de travail sera nécessaire pour prétendre à la prime, y compris chez les étudiants salariés. "Il y a environ un million d’étudiants qui travaillent, mais on ne va pas tous les prendre", prévient Matignon. Combien resteront-ils sur le carreau, après que Hollande aura fait le beau?  "Un étudiant qui fait quelques heures de baby-sitting par mois pour se faire de l’argent de poche, n’y aura pas droit ; en revanche, un étudiant qui, pour payer ses études, a un job régulier à temps partiel par exemple, pourra y prétendre", selon une source gouvernementale. Les projecteurs de Canal+ à peine refroidis, les étudiants à temps plein n'ont pas tardé à déchanter...


"Moins de 500 millions d’euros": une paille !

Quel sera le critère de sélection retenu ? Pour un étudiant salarié, le seuil à ne pas dépasser serait actuellement fixé à 900 euros de revenus mensuels, qui le rangent automatiquement parmi les cotisants au régime général de la sécurité sociale et plus seulement au régime étudiant. Mais les godillots n'ont pas dit leur dernier mot.
  
IUT de Vire, mars 2015
L'heure est d'ailleurs "déjà" à la discrimination sociale.
Si le seuil d'abord évoqué sert en fait de tremplin pour bientôt dépasser les 1.000 euros, les contribuables des classes moyennes qui paient déjà l'impôt plein pot seront aussi des familles lésées. "La prime n’est pas une aide à tous les étudiants, mais davantage pour les travailleurs pauvres qui poursuivent des études", précise ainsi un proche de F. Hollande. Même si, comme le dit Coluche, ils courent après en veillant à ne jamais les rattraper. Pourquoi le faire, si la prime tombe sans obligation de réussite aux examens ?

Lolo Fabius:
prime d'activité
"sommeil"
à Alger, juin2014
Quel coût pourrait avoir cet élargissement alors que, par ailleurs, le gouvernement s'est "déjà" mis dans l'obligation de restrictions budgétaires ? "Un milliard d’euros de plus", selon le député socialiste de Saône-et-Loire Christophe Sirugue, futur rapporteur du projet de loi et guère favorable à la mesure. "Moins de 500 millions d’euros", minimise-t-on dans l’entourage présidentiel, déterminé à en rester à l'effet d'annonce de son show tragi-comique sur la chaîne privée Canal+. Pas un centime supplémentaire, fait savoir de son côté Matignon, qui n’entend pas augmenter l’enveloppe initiale de 4 milliards d’euros annoncée par M. Valls.

Hollande a encore mis Bercy dans la mouise. D’autant qu’à ce stade, l’annonce de Hollande ne satisfait pas les partenaires sociaux, qui estiment qu’ajouter étudiants salariés et élèves apprentis aux travailleurs les plus pauvres, y compris chez les moins de 25 ans, risque d’entraîner une baisse de la future prime d’activité de ces derniers.

dimanche 19 avril 2015

L'opération médiatique de trop: l'insouciance de Hollande risque d'irriter une majorité de Français

François Hollande chez les bobos: une stratégie de débunkerisation... en studio 

"Les bobos plutôt que les prolos"

Le chef de l'Etat se réfugiera chez ses amis de Canal+ pour donner un long entretien en direct dans l'émission "Le Supplément" ce dimanche  19 avril à midi, une initiative qui ne trompe déjà personne pour tenter de retisser des liens, non pas avec la jeunesse en déshérence, mais avec les jeunes branchés, alors que les travailleurs, militants communistes et de la CGT, passent de l'extrême gauche au Front national et que les fonctionnaires se mettent en grève, tels les enseignants, le 19 mai prochain.

Le médiatique, le sociétal et la rhétorique au secours de l'économie socialiste
Pour ses trois ans à l'Elysée, François Hollande s'est cherché dans le 11e arrondissement de Paris un carré de résistants à l'austérité et tente donc de se faire entendre des jeunes socialo-bobos. Une posture aussi inattendue que forcée d'un président socialiste pour dissimuler l'absence de résultats et de grands projets. 

A partir de 12h30, le chef de l'Etat "se soumettra à la règle du jeu de cette émission dominicale d'"infotainment" ou de  "politique spectacle", en français, qui mêle information et divertissement, dans la droite ligne de l'"esprit Canal" incarné par son animatrice Maïtena Biraben. C'est donc avec une désinvolture certaine, qu'il choisit donc un segment privilégié de la population jugé a priori plus réceptif à son périlleux exercice de valorisation des retombées en France des redressements à l'étranger et de maquillage des échecs de sa politique personnelle.

Deux semaines avant la date anniversaire du 6 mai 2012, l'entourage du chef de l'Etat a visiblement ressenti l'urgence à "prendre la main" et imprimer "le ton et l'esprit" d'un "bilan (sic) et d'une perspective"de ce quinquennat (aucun espoir à avoir, donc) avant que d'autres ne s'en chargent à sa place. Ce qu'il résume d'une formule :Agir pour ne pas subir."

L'Elysée croit innover
B. Clinton en Blues Brother


Mais, avant Flanby, les présidents américains Bill Clinton et Barack Obama s'étaient prêtés à ce type de show politique à la télévision: le premier en jouant au "sexophone" et le deuxième en se faisant des grimaces dans un miroir.
 
C'est donc ainsi qu'à son tour et avec ses petits moyens, Hollande tentera de terroriser les terroristes islamistes... 

"C'est un pari" de Gaspard Gantzer, le mauvais petit génie de Hollande

Gaspard Gantzer, un conseiller branché,
voire très cool et même shooté
Chaîne militante, Canal+ s'y est collée, au vu de l'état de délabrement de l'exécutif. C'est en effet la première fois qu'un "président en exercice" (c'est une formule consacrée !) se fait inviter sur le plateau de la chaîne à péage. Monsieur Petite Blague compte faire bonne figure parmi les "Guignols de l'Info".

Sur le fond, il ne faut évidemment pas attendre de grandes annonces. L'entourage du président évoque tout juste de possibles précisions concernant la loi sur le dialogue social qui doit être présentée mercredi prochain en Conseil des ministres, du compte personnel d'activité, du numérique ou de la simplification administrative. Il repousse d'éventuelles grandes annonces aux 20 Heures ou aux grands rendez-vous politiques de première partie de soirée, explique l'Elysée via Canal+.

"Le Supplément" proposera quatre reportages: 
un suivi pas à pas du chef de l'Etat pendant une semaine, la lutte contre le terrorisme, la montée du Front national et l'éducation. Les chroniqueurs de l'émission ne manqueront pas de moquer le président "normal".
L'Elysée a aussi validé que "l'inspecteur Beaugé" puisse amuser la galerie sur le négligé vestimentaire du président, que Cyrille Eldin puisse ensuite diffuser une sélection de réactions d'acteurs politiques sur l'image et l'action de François Hollande, et que Vincent Dedienne puisse enfin délirer sur une biographie "interdite" du chef de l'Etat. Du futile, pour un direct en somme très encadré. 
"Ca risque de mettre en avant un président dédramatisant la situation du pays, un président qui, plutôt que de parler de son absence de résultats, va être en complicité avec les journalistes, faire des bons mots, plaisanter avec son sens réputé de la répartie", justifie le politologue Frédéric Dabi (Ifop) dans Le Monde, le journal des trois multimillionnaires socialistes Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel.
Une prestation qui ne fera pas avancer le schmilblick
"C'est un pari. A bien des aspects, il y a un côté Mitterrand-Mourousi, une émission qui casse les codes", ajoute-t-il en désespoir de cause, en référence à l'ex-président socialiste qui s'était prêté en 1985 à un entretien au style décalé du journaliste Yves Mourousi.

Pour le couple qui rentre du marché bio"

Cette mise en danger de l'image présidentielle est assumée par l'Elysée, d'autant que François Hollande lui-même résiste rarement à un bon mot. Un exemple : pour la promotion de ce coup médiatique dans une séquence diffusée vendredi par Canal+, on le voit attablé dans les jardins de l'Elysée avec des patrons américains qui lui demandent des nouvelles de Philae, sa turbulente et affectueuse femelle labrador qu'il envoie chercher avec ce commentaire amusé : "si ça peut créer des emplois..."

Le choix de l'émission de Canal+ s'impose comme une nouvelle pierre d'angle de la stratégie "bobo" du palais présidentielle. Si l'audience du "Supplément" s'avère modeste (autour du million de téléspectateurs), elle est particulièrement ciblée sur les 25-40 ans.
"C'est une émission qui lui permet de toucher la gauche Canal+ : les bobos et cette élite de gauche des villes qui constitue son socle électoral", assure Philippe Moreau Chevrolet, expert en communication du cabinet de conseil MCBG qui porte son nom.
En clair, "c'est pour le jeune couple qui vient de rentrer du marché bio", s'amuse un proche du chef de l'Etat. La France profonde vue du Marais ou du 11e arrondissement de Paris, comme on voudra, n'en déplaise aux quartiers: c'est aux porte-feuilles garnis des homosexuels et aux livrets d'épargne menacés des classes moyennes que s'adresse le président socialiste.

Pour Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages Harris Interactive, le président aurait tout à gagner à se montrer sincère, y compris lors des séquences humoristiques :
"Ce qu'on demande aux politiques en France, c'est d'avoir une forme de cohérence, d'être soi-même. S'il donne l'impression de faire de la com', ce ne sera pas bon. En revanche, s'il y a une forme de sincérité, il peut en tirer bénéfice, même si une seule émission ne change pas tout."
Un temps de propagande exceptionnel et abusif privilégiant le secteur privé
Alors que le service public de Radio France sort blessée  et frustré de 28 jours d'une grève dure, ces 2 longues heures de direct sur Canal+ sont une provocation. Elles font suite à un passage du Premier ministre, Manuel Valls, dans "Conversation secrète" de Michel Denisot, où il s'adressait déjà à un public "bobo". Plus tôt encore, le chef de l'Etat avait accordé un entretien à "Society", le nouveau magazine branché des jeunes urbains.

Le sombre bilan de Hollande, le socialo-bobo

Si l'exercice du Bébête Show revisité par Gaspard s'avère risqué, il est devenu moins compliqué pour François Hollande que d'aller sur le plateau d'un JT et moins périlleux que de laisser les Français en colère l'approcher dans ses déplacements: les foules sont en effet tenues à distance. Il n'est d'ailleurs pas mieux respecté à l'étranger, comme l'atteste le doigt d'honneur (ci-dessus) dont l'a gratifié à Berne un jeune de la diversité hélvète lors d'un "ego-portrait" insultant.

L'émission de Canal+ servira à contre-balancer l'image  de terroriste que son premier ministre donne de l'exécutif à l'Assemblée nationale. Ironie de la situation que ses conseillers n'ont pas entrevue, outre que Hollande n'a encore aucune nouvelle mesure dans sa besace, il apparaîtra, bon enfant, au moment où se débat au Parlement son projet liberticide de loi renseignement. Dans cette opération, il n'aura d'autre aspiration que de paraître sympathique et de répéter encore et encore que "les résultats vont venir". En effet, en attendant les hypothétiques effets de sa politique ou, moins problématique d'une reprise économique venue de l'extérieur -qu'il qualifie d'ailleurs lui-même de "fragile"-, le chef de l'Etat doit affronter un bilan plutôt sombre avec, en premier lieu, un chômage record et un pouvoir d'achat en berne, sanctionnés par une série de défaites électorales et une impopularité abyssale. Sans parler des abcès de fixation sur les politiques et personnalités des ministres Taubira pour son laxisme,  et Vallaud-Belkacem pour ses réformes mal vécues des rythmes et du calendrier scolaires, ainsi que sur l'accompagnement des sorties scolaires par des mères voilées lequel l'oppose à Vincent Peillon, comme -semble-t-il- à François Hollande. C'est ainsi que, comme il se doit, le joli mois de mai sera ponctué de grèves déjà annoncées.

Le branquignol aurait de l'expérience !
Même si les forces de police ont géré au mieux les attentats de janvier à Paris, les sondages montrent que le président Hollande n'est pas  parvenu à capitaliser dessus et à présidentialiser son image de chef d'Etat. Deux heures pour trois ans de saccage peuvent-elles réussir là où des événements aussi tragiques et leur instrumentalisation par l'internationale socialiste en représentation dans les rues de Paris ont échoué à restaurer le plâtre de la statue présidentielle endommagée par trois années de mesures économiques contradictoires et démotivantes ? L'embellie dans les sondages n'aura d'ailleurs duré que le temps du slogan contesté de #JeSuisCharlie. Seuls 21% des Français se disent encore satisfaits de son action, selon le "Journal du Dimanche". Il fallait donc agir.
 
Mais se montrer sous son meilleur angle d'humoriste ne démontre pas que le président a pris véritablement conscience de la situation du pays et du profond malaise que les socialistes entretiennent. Dans cette posture choisie et assumée du "Tout va très bien, Madame la marquise", Pépère - qui n'est pas dans l'état d'esprit  approprié à la situation - ne peut qu'irriter les Français plongés dans les difficultés.   

Au moment même où François Hollande s'exprimera, les militants de l'UMP seront sur les marchés pour une distribution de tracts intitulés :
"Un supplément de Hollande ? Non merci."
Ils entendent dénoncer les "103 impôts créés ou augmentés" au cours de son mandat ou "la politique laxiste de Christiane Taubira". Pas de quoi rigoler.