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lundi 25 décembre 2017

Irak: Mossoul célèbre sa première messe de Noël après trois années de terreur islamiste

Les djihadistes ont échoué

Une célébration oecuménique

Cinq mois après la libération de la ville, le patriarche chaldéen Mgr Louis Sako a appelé les dizaines de fidèles à prier pour "la paix et la stabilité à Mossoul, en Irak et dans le monde".

L'église Saint Paul de Mossoul a de nouveau résonné dimanche de chants de Noël pour la première fois depuis 2013 dans cette ville reprise en juillet au groupe État islamique (EI) au terme de neuf mois de sanglants combats.

Dans l'édifice religieux où des tentures rouges et blanches cachaient en partie les stigmates de le guerre, Mgr Louis Sako a souligné que  "célébrer cette messe à Mossoul est important pour relancer la vie chrétienne" dans la deuxième ville d'Irak et sa région où Farqad Malko, une chrétienne revenue il y a peu, rappelle que vivait une importante minorité chrétienne.

Les fidèles chrétiens recouvrent leur liberté de culte

Comme la grande majorité de ses concitoyens chrétiens, elle avait fui à l'été 2014 sa maison face à la montée surprise des djihadistes qui avaient installé leur "califat" à cheval sur l'Irak et la Syrie voisine, faisant de Mossoul leur "capitale" irakienne. 
Peu ont encore osé revenir depuis. Mais Farqad Malko, vêtue de noir et de blanc, elle, a tenu "à travailler à Mossoul et à y assister aux messes", pour célébrer leur retour et leur solidarité fraternelle.

Au milieu de cierges, de sapins de Noël et de drapés blancs tendus pour fermer les encadrements de vitraux soufflés par les combats et les explosions, des habitants musulmans de Mossoul s'étaient mêlés aux chrétiens, ainsi que des responsables des autorités locales et des institutions militaires.

Déploiement des forces de sécurité

Devant l'église, un important déploiement des forces de sécurité garantissait le retour à la liberté de culte, de même que sur les axes menant à l'édifice religieux situé dans la partie est de la ville, la moins détruite à l'issue d'une des plus dures guérillas urbaines des temps modernes. 

Des blindés et des véhicules militaires étaient stationnés aux abords de l'église, où la photo d'un "martyr" chrétien de Mossoul tué par les djihadistes était accrochée, évoquant la période d'oppression par le "califat" autoproclamé.


 
Durant ces trois années, les minorités religieuses, en particulier les Yazidis et les chrétiens chaldéens et syriaques de la plaine de Ninive, ont été persécutés par les djihadistes, entraînant un exode massif. 

dimanche 27 septembre 2015

Absurdité de la pensée unique: le Mali est-il un pays de race blanche ?

Reproche à Nadine Morano de penser que la France est un pays de "race blanche'" 

Tabou du politiquement correct: les races sont une invention 
Laïcité ne signifie pas oecuménisme

La théorie du genre fait disparaître les caractères sexuels, alors les ''races' et les religions !...
Nadine Morano a transgressé les tabous en disant l'impensable que tout le monde pense sans le dire. La presse s'est emparée d'une déclaration pour en faire une polémique, sorte de piqûre de rappel de ce qu'il faut penser, n'en déplaise aux penseurs libres et davantage encore aux libres penseurs, qui s'accommodent des atteintes aux libertés de pensée et d'expression.

L'eurodéputée regrette l'"envahissement" du pays, mais n'aurait pas le droit de le dire au "pays des libertés" ! 
Pour contester le droit supposé de migrants -dont les origines d'un sur trois ne sont pas toujours attestées - elle fait d'ailleurs valoir que les racines de la France sont ''judéo-chrétiennes" et non pas syriennes, ni maliennes, ni afghanes. Mais ses rappels ne satisfont pas les chroniqueurs Léa Salamé, franco-libanaise née à Beyrouth, d'un père universitaire libanais et d'une mère arménienne, et Yann Moix, découvert par Bernard-Henri Lévy. 
Hormis Geoffroy Lejeune, rédacteur en chef au service politique de Valeurs Actuelles - "venu faire la promotion de son livre 'Une Election ordinaire', selon les hôtes maltraitants d'ONPC sur YouTube, le plateau était garni de contradicteurs potentiels: Frédéric Chau, un humoriste (du Jamel Comedy Club) et acteur né à Hô-Chi-Minh-Ville de parents chinois originaires du Cambodge et authentique réfugié du Viêt Nam dans les années 70 et Xavier Durringer, un scénariste et réalisateur français, également venu vendre un livre paru il y a plusieurs semaines et auteur d'un film de mai 2011 évoquant certains aspects à charge de l'ascension au pouvoir de Nicolas Sarkozy, comme Frédéric Chau, mais à la différence de Nadine Morano, candidate à la primaire Les Républicains.

Après avoir tenté en vain d'opposer Nadine Morano à Nicolas Sarkozy, les chroniqueurs l'ont harcelée de questions sans la désarçonner, jusqu'à la fin, quand leurs questions se chevauchaient. Nadine Morano est une débatteuse coriace que les charges de ses interlocuteurs ne font pas vaciller sur ses convictions. Et elles sont pourtant à contre-courant de la pensée unique qui dirige les arrogants du microcosme parisien. Dans l'arène, les amateurs de polémiques en furent pour leurs frais. Ils avaient ouvert le questionnement sur l'affaire des insultes de Guy Bedos qui la traita de "conne" à Toul, la ville où elle est domiciliée avec ses enfants et où le public pouvait retirer des places gratuites distribuées par la mairie socialiste... Mais, l'air niais (même refait), Ruquier n'y trouva rien à redire, puisqu'il employa le fils Bedos, et railla même l'ancienne ministre d'en être offusquée, puisque Bedos est un  comique grossier et un  misogyne invétéré de quatre-vingts ans. 

La députée européenne a assumé de précédentes déclarations passées au crible
  
La candidate à la primaire Les Républicains était invitée pour développer ses propos sur l'immigration et l'Islam. Ils ont provoqué de vifs échanges sur le plateau, mais aussi des applaudissements du public et des huées dirigées contre Ruquier. Face à Laurent Ruquier, ses deux chroniqueurs et des invités mal disposés (Durringer, F. Chau et Marc Lavoine dans le rôle de l'humaniste populiste qui aime les voitures), Nadine Morano a été appelée à s'exprimer une fois de plus sur  le port du voile, dans le (secret ?) espoir de faire du buzz, alors que l'émission est boudée par les responsables politiques, enfin las de se faire malmener, notamment François Fillon qui s'est juré de ne jamais entrer dans la cage aux fauves et l'a rappelé ce dimanche. 
''Et quand vous voyez le nombre de personnes qui portent des voiles intégraux en France, ça c'est un envahissement '', a-t-elle fait observer. Les commentateurs sautent allègrement des phrases et des minutes d'échanges pour enchaîner sur sa mise en garde: il s'agit d'''une question de sécurité (...) Vous ne savez pas du tout qui se cache là-dessous'', a-t-elle insisté, farouche. 

Souvent décrié, Twitter est appelé à la rescousse de l'émission à scandales de politique spectacle 

La Morano est aimée pour ce qu'elle dit. Si les bobos parisiens à la traîne du pouvoir socialiste la pointent, les Français se reconnaissent en elle. Authentiquement populaire pour n'avoir pas été rééduquée à Science Po ou formatée à l'ENA, elle est du peuple, pour le peuple. 

Reprochant à Nadine Morano d'être obsédée" par la religion musulmane, Yann Moix a cité les déclarations de sa cible en juillet dernier dans les colonnes de Valeurs Actuelles : ''Il faut préserver nos racines, ça veut dire aussi qu'il faut maîtriser l'immigration, il faut que la religion musulmane reste une religion minoritaire, je le dis''. La députée reste ferme: ''Nous sommes un pays judéo-chrétien de race blanche qui accueille des personnes étrangères, comme le disait le général de Gaulle'', a souligné l'ex-ministre, ce qui fait réagir le comédien Frédéric Chau qui se qualifie de ''jaune.''

Froidement, Moix estime même que la France pourrait tout aussi bien devenir un pays musulman et déplore que l'invitée de l'émission ne le souhaite pas. Il est ainsi fait grief à Nadine Morano de répondre fermement: "je n'ai pas envie que la France devienne musulmane".


Le polémiste Yann Moix fait aussi son trou dans l'émission sur le mot ''race'', répliquant avec véhémence : ''N'utilisez pas ce mot, c'est indécent''. A part cet interdit, la police de la pensée n'est pas totalitaire...  ''Je suis désolée, c'est un mot qui est dans le dictionnaire; je ne vois pas en quoi il est choquant'', oppose Nadine Morano au moraliste. 

L'intervention de l'ex-ministre a suscité de nombreuses réactions sur Twitter. 
Ainsi le journaliste David Perrotin a rappelé que le mot ''race'' figurait bien au dictionnaire, mais avec ''une précision de taille'', c'est-à-dire une connotation qui s'applique aux régimes communistes aussi bien. Perrotin est à BuzzFeed France, après avoir été à Rue89 (c'est-à-dire Le Nouvel Observateur, à 66% propriété de Bergé-Niel-Pigasse, également détenteurs du groupe Le Monde) et Libération (détenu par Bruno Ledoux et Patrick Drahi, également propriétaire de L’Express et L’Expansion. Le dernier de cette triade d'hommes d'affaires, le banquier Pigasse est également actionnaire du journal Le Monde et du... Huffington Post
Nadine Morano fait face à du lourd, une mafia d'hommes d'affaires qui dicte sa loi aux décrypteurs et chroniqueurs.
 
Le site TerraFemina qui soutint Ségolène Royal en 2007 et fait aujourd'hui le procès de Nadine Morano s'est ainsi appliqué à provoquer des prolongements à l'émission. 
Exemple d'amalgame délirant instrumenté par ce media:
(en arabe, s'il vous plaît!)
Sans mise au point, ce site publie des tweets de téléspectateurs (d'un niveau intellectuel remarquable) "qui ont largement réagit (orthographe dans son jus) à ces propos qu'ils jugent racistes et insultants."
TerraFemina cautionne ces débordements, Moix rappelle les autres à la décence et Ruquier valide les insultes de Bedos à Morano "dézinguée" par les internautes, se félicite le media dédié aux... femmes ! 
La précédente internaute avoue ne pas savoir de quoi elle parle...
TerraFemina qui publie le premier ne peut ignorer le second, niaisement insultant, qu'il passe sous silence. 
Quand la république se porte mal, la démocratie entre en souffrance et le peuple en révolte.

samedi 13 septembre 2008

Le pape Benoît XVI draine les foules à Paris

220.000 fidèles selon la police : 650.000, selon les syndicats ?
Le pape Benoît XVI a ouvert sa visite en France, vendredi à la mi-journée. Le Chef spirituel des catholiques romains est allé samedi matin à la rencontre des croyants sur l'esplanade des Invalides, à Paris à bord de sa papamobile, pour y célébrer une messe pontificale. Le pape a rassemblé, non pas « plusieurs dizaines de milliers de personnes », selon le flou d'une certaine presse, bien que quelque 170.000 personnes aient été pourtant annoncées, mais bien, à dire vrai, quelque 220.000 fidèles fervents, soit sensiblement plus qu’annoncé.

Le programme du pape

Accueilli vendredi à sa descente d'avion par le président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, le souverain pontife s'est rendu pour une "visite officielle de courtoisie" à l'Elysée où l'attendaient le gouvernement au grand complet, ainsi que de nombreuses personnalités politiques, dont le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, mais aucun ex-candidat(e) à la présidentielle 2007. Les cloches des églises de la capitale ont alors retenti pour célébrer la première visite en France de Benoît XVI depuis le début de son pontificat.
Après une première journée consacrée hier vendredi à la société civile -politique, à l'Elysée et culturelle, au Collège des Bernardins à Paris-, le pape Benoît XVI consacre la journée de samedi à des thèmes plus religieux avec une messe célébrée sur l'esplanade des Invalides, au coeur de la capitale, et une procession mariale à Lourdes, ensuite.
Au premier jour de sa visite en France, le pape Benoît XVI a donc appelé de ses voeux une laïcité ouverte, mettant en garde contre "le fanatisme fondamentaliste".
"La recherche de Dieu et la disponibilité à l'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable", a-t-il insisté devant un parterre de 700 personnalités du monde de la culture, de la politique et des représentants du culte musulman. A l'Elysée, devant les membres du gouvernement français réunis au grand complet avec d'autres personnalités politiques, le pape avait plaidé pour une laïcité ouverte.
Le pape avait débuté ce samedi dès 09H00, à l'Institut de France
, dont il fait partie comme membre étranger de l'Académie des sciences morales et politiques. Au Collège des Bernardins, il a rencontré ses collègues, ainsi que les membres des autres Académies composant l'Institut de France. Deux cents académiciens étaient réunis sous la coupole pour l'accueillir et entendre rappeler qu’une culture sans Dieu serait "une capitulation de la raison".
Le pape Benoît XVI s’envole vers 16h 00 pour Lourdes, deuxième lieu catholique le plus visité au monde après Rome, et où il célèbrera le 150ème anniversaire des apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, l’humble petite bergère du sud-ouest.

Messe pontificale sur l’esplanade des Invalides
220.000 personnes, dont certaines avaient passé la nuit sur l'esplanade, étaient présentes sur place vers 09H30 (selon la préfecture de police). L'esplanade des Invalides, tracée en 1704, ouvre l'une des plus majestueuses perspectives de Paris entre le prestigieux Hôtel des Invalides érigé sous Louis XIV et le Pont Alexandre III construit sur la Seine en 1900. Le souverain pontife a été acclamé par la foule, composée en majorité de jeunes et de familles, qui agitaient des petits fanions jaunes et blancs aux couleurs du Vatican.
Pour les fidèles n'ayant pu s’approcher du pape sur l'esplanade, un écran géant retransmettait la célébration, Place Vauban, derrière l’Hôtel des Invalides.

Le Premier ministre français François Fillon, et plusieurs autres membres du gouvernement, dont Rachida Dati, la Garde des Sceaux, ministre de la Justice, et Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, chargée des cultes, qui étaient installées face à la majestueuse tribune sur laquelle fut célébrée la messe.

L’enseignement de Benoît XVI

Le message du Souverain pontife

En réponse au concept de "laïcité positive" défendu par le président Sarkozy à Rome en décembre 2007, le pape a déclaré qu'"en ce moment historique où les cultures s'entrecroisent, une nouvelle réflexion sur le vrai sens et l'importance de la laïcité (était) devenue nécessaire". Rappelant que "les racines de la France, comme celles de l'Europe, sont chrétiennes" - une valeur que Nicolas Sarkozy a dit "assumer" -, Benoît XVI a souligné le "rôle civilisateur" joué en France par l'Eglise.
Le président français a estimé que "ce serait une folie de (se) priver (des religions), tout simplement une faute contre la culture et contre la pensée". "C'est pourquoi j'en appelle à une laïcité positive", a-t-il souligné.


Mission œcuménique du pape
Observant que la France est "multiple", le président avait redit sa volonté "de tout faire pour que nos compatriotes musulmans puissent vivre leur religion à égalité avec toutes les autres".
Or, le pape a rencontré une délégation de la communauté juive, ne pouvant être reçue en même temps que les représentants des autres religions, en raison du shabbat. Il a salué "le rôle éminent" joué par les Juifs de France dans l'histoire du pays, en ajoutant: "
l'Eglise s'élève contre toute forme d'antisémitisme dont aucune justification théologique n'est recevable". "Etre antisémite est aussi être antichrétien", a-t-il dit.

La Foi et la Raison

Puis, Benoît XVI a rejoint le Collège des Bernardins, magnifique édifice cistercien récemment restauré. Dans un discours savant et très mesuré devant quelque 700 personnalités du monde de la culture et de la politique ainsi que des représentants de la religion musulmane, il a mis en garde contre "le fanatisme fondamentaliste". Après un retour utile, en cette période de ‘repentance’ générale, sur la façon dont la culture monastique avait modelé la culture occidentale au fil des siècles, il a insisté sur le paradoxe d'une "culture purement positiviste", reléguant Dieu au "domaine subjectif", qui entérinerait la "capitulation de la raison".
"Ce qui a fondé la culture de l'Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable", a-t-il rappelé.

Benoît XVI s'est ensuite rendu dans sa papamobile
à la cathédrale Notre-Dame de Paris, sous les acclamations de la foule. Des milliers de Parisiens longeaient le parcours, du Collège des Bernardins à Notre-Dame, et, à 20H30, 50.000 personnes étaient massées sur le parvis, selon la police, tandis que le diocèse de Paris évaluait la foule à 60.000 personnes.
La prière oecuménique
Au cours des vêpres, la prière du soir, le pape a plaidé pour "l'unité" des chrétiens après avoir salué "avec respect et affection les représentants des Eglises chrétiennes venus prier fraternellement". Puis, devant des milliers de jeunes enthousiastes réunis sur le parvis de Notre-Dame, il a dénoncé "la superficialité de la foi et de la morale dissolue". Il ne suffit pas pour un chrétien de se rassembler, mais il importe de s'engager. C'était un appel aux vocations.

Peu avant 22H30, le pape a adressé un dernier salut aux Parisiens depuis le balcon de la nonciature, l'ambassade de l’Etat du Vatican en France.

vendredi 10 août 2007

Mgr Lustiger, un cardinal emblématique de l’œcuménisme

Un rassemblement sans défiance…

C’est par le Kaddish, la prière juive aux morts, qu’a débuté ce vendredi la cérémonie d’hommage au cardinal Jean-Marie Lustiger. Un choix qui souligne les origines juives de l’homme d’Eglise, décédé dimanche dernier d’un cancer, à l’âge de 80 ans.

Des représentants de plusieurs cultes participent à l'hommage au prélat catholique: orthodoxe et musulman, par exemple .

Des personnalités politiques sont également présentes, notamment le Président de la République, Nicolas Sarkozy, de retour des Etats-Unis pour l’occasion, qui est arrivé un peu avant dix heures sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, déjà envahi par une foule compacte. Mais aussi le Premier ministre, François Fillon, qui a expliqué : «Je connaissais personnellement le cardinal Lustiger qu'il m'est arrivé plusieurs fois de recevoir chez moi dans la Sarthe». IL estime que l’homme d’Eglise a «fait beaucoup pour le dialogue entre les religions, mais aussi pour le dialogue entre les religions et l'Etat».

Plusieurs ministres se sont joints à l’hommage au cardinal: Michèle Alliot-Marie, Jean-Louis Borloo ou encore Brice Hortefeux.

Des étrangers ont fait le déplacement, tel l’ancien président polonais Lech Walesa.

Ainsi que diverses personnalités nationales, telle Bernadette Chirac, ont tenu à manifester leur attachement personnel à cette grande figure religieuse.

Sorti du presbytère, le cercueil de Monseigneur Lustiger a été acheminé par des séminaristes vers le bâtiment, passant lentement au milieu des centaines de personnes venues rendre un dernier hommage au cardinal. L’actuel archevêque de Paris, Monseigneur André Vingt-Trois, successeur de Jean-Marie Lustiger, dirige la cérémonie.

Dans la tradition juive, un parent du défunt, son arrière-petit-cousin Jonas, a lu le Psaume 113, en hébreu puis en français. Jean-Marie Lustiger, né Juif, tenait à être inhumé suivant une cérémonie œcuménique. Jonas Lustiger a couvert le cercueil d’une terre provenant d’Israël, qui a été portée devant le Saint-Scépulcre, mais aussi devant le Mur des Lamentations. Deux symboles religieux, l'un de la chrétienté, l'autre du judaïsme.

Le défunt, qui était également membre de l'Académie française, doit recevoir l'hommage du secrétaire perpétuel de cette institution, Maurice Druon, puis le cardinal Paul Poupard, représentant du pape, lira un message de Benoît XVI.Vingt-trois archevêques, dont plusieurs étrangers, et 36 évêques sont présents. La crypte de Notre-Dame accueillera ensuite la dépouille du cardinal Lustiger.

Un rassemblement unitaire sans baderolles ni slogans, mais recueilli et fraternel...