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mardi 7 juillet 2015

Obsèques de Charles Pasqua: hommage appuyé de Nicolas Sarkozy

Saint-Louis des Invalides: Balladur, Fillon Juppé et Dumas aux obsèques de Charles Pasqua

Les obsèques de 
Charles Pasqua, l'ancien ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, 
Grasse, 7 juillet 2015


Saint-Louis des Invalides, Paris, le 3 juillet 2015
décédé lundi à l'âge de 88 ans, se sont déroulées le vendredi 3 juillet en la cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris.
Plusieurs personnalités politiques Les Républicains (LR) étaient présentes : les anciens Premiers ministres Edouard Balladur, François Fillon et Alain Juppé, le président du Sénat Gérard Larcher, les anciens ministres de l'Intérieur Brice Hortefeux et Claude Guéant, ainsi que les élus parisiens Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Legaret.

Nicolas Sarkozy a rendu un dernier hommage appuyé à Charles Pasqua, ce mardi matin lors de ses obsèques,

juste avant que des polyphonies corses, en souvenir des racines de l’ancien ministre de l’Intérieur, ne résonnent sous les voûtes de la cathédrale Notre-Dame-du-Puy de Grasse, dans l'intimité familiale.

"Il était un homme réservé, droit et courageux, qui ne trahissait pas et qui respectait sa parole", a rappelé l’ex-chef de l’État, saluant également la mémoire d’un "serviteur intransigeant de la France, d’un homme qui aimait son pays".

Le président des Républicains a rappelé que Charles Pasqua "lui a souvent fait la leçon".
"Il a été très important dans ma vie", a-t-il encore ajouté, avant de saluer la famille de l’homme politique, natif de Grasse et décédé le 29 juin à l’âge de 88 ans.

Deux petits-fils de Charles Pasqua, Philippe et Alexandre, sont ensuite allés allumer des cierges autour du cercueil du gaulliste, recouvert d’un drapeau tricolore. La cérémonie, suivie par plus de 500 personnes à l’intérieur de la cathédrale et une centaine d’habitants de la cité des parfums à l’extérieur, a duré environ 1h30.
A Grasse, l’ex-président de la République était accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy.

Bernadette Chirac, également présente à la cérémonie

Bernadette Chirac a également assisté aux obsèques, accompagnée du député-maire de Nice, Christian Estrosi
et du maire de Grasse Jérôme Viaud (Les Républicains).

Le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, les députés azuréens Lionnel Luca, Michèle Tabarot et d’autres élus locaux ont aussi participé à cet ultime hommage.

Sur sa page Facebook, juste après l'annonce du décès, l’ex-chef de l’Etat et président des Républicains avait expliqué
"à quel point [Charles Pasqua] aura marqué [son] engagement politique"

De nombreux élus locaux, parlementaires du département des Alpes-Maritimes et de la région sont annoncés. Alexandre Ricard, le PDG du groupe Pernod-Ricard, dans lequel Charles Pasqua avait fait une partie de sa carrière, était également présent.


Inhumé auprès de son fils, Pierre-Philippe Pasqua


La messe de cérémonie était chantée par trois Corses, dont Jean-Toussaint Paolacci, parent de la famille du défunt et maire de la commune de Casevecchie, sur l’Ile de Beauté, d’où sont originaires les ancêtres de Charles Pasqua.


L’inhumation de l’ancien sénateur a eu lieu, non pas en Corse, mais dans le caveau familial du cimetière Sainte-Brigitte, à Grasse, où repose son fils unique, Pierre-Philippe Pasqua, mort à 67 ans en février dernier.


vendredi 12 septembre 2014

Obsèques du journaliste Roger Auque, en présence de Marion Maréchal-Le Pen

Obsèques en présence de nombreuses personnalités politiques, mais dans la discrétion des media

Les obsèques de 
Roger Auque, ancien otage, grand reporter et diplomate  ont eu lieu vendredi 12 septembre 2014
Elles ont rassemblé une centaine d'amis, collègues journalistes et politiques autour de sa famille, dont celle que les media présentent comme sa fille biologique, la députée FN Marion Maréchal-Le Pen. Le journaliste et diplomate Roger Auque,  otage au Liban pendant près d'un an en 1987, est décédé à Paris à l'âge de 58 ans, des suites d'un cancer, a-t-on appris auprès de son entourage.

Des obsèques discrètes. 
Marion Maréchal-Le Pen est arrivée avec sa fille, Olympe, et sa mère, Yann, fille de Jean-Marie Le Pen, à l'église parisienne de Saint-Germain-des-Prés pour assister aux obsèques de celui qui est identifié comme son père biologique, Roger Auque. Michèle Alliot-Marie, députée européenne (UMP) et ancienne Garde des Sceaux, ainsi que l'ancien député UMP Jean-Pierre Grand étaient également présents.
Des journalistes, notamment Philippe Labro, Philippe Vandel ou Vincent Hervouët, ont assisté à la cérémonie au cours de laquelle leur confrère Jean-Louis Normandin, ancien otage au Liban avec Roger Auque, lui a dédié le poème de Charles Baudelaire 'L'Albatros'.

"Un petit mec de la banlieue de Lille qui est devenu ambassadeur de France"

Roger Auque et Jean-Louis Normandin avaient été libérés en même temps, en novembre 1987. "Nous nous sommes connus dans le ventre d'une voiture un jour de 1987", s'est souvenu Auque. Correspondant de guerre au Liban, il avait été enlevé par le Hezbollah en janvier 1987, alors qu'il sortait de son hôtel pour prendre un taxi.
Durant la cérémonie, un autre de ses amis a résumé le parcours atypique de Roger Auque, "un petit mec de la banlieue de Lille qui est devenu ambassadeur de France". 

En décembre 2009, il avait été nommé ambassadeur de France en Erythrée

poste qu'il a occupé jusqu'en août 2012, quand il a dû être rapatrié en France en raison d'ennuis de santé. Sa nomination avait suscité la polémique, ses détracteurs pointant son inexpérience, malgré sa connaissance du terrain. 
Né le 11 janvier 1956 à Roubaix (Nord) d'un père gaulliste et d'une mère communiste, il a été journaliste et grand reporter dans plusieurs organes de presse (RTL, La Croix, Paris Match, Figaro Magazine, Radio-Canada...). 
Marion Maréchal-Le Pen avait fait condamner L'Express pour avoir révélé l'identité de son père biologique.

lundi 16 avril 2012

Pendant les obsèques de R. Aubrac, Hollande fait campagne

Le candidat du PS ne respecte pas les volontés de la famille Aubrac


Le président candidat a salué la famille en arrivant, mais n'a pas pris la parole pendant la cérémonie d'hommage aux Invalides.
La cérémonie était publique, la fille du disparu ayant demandé aux personnes voulant rendre un dernier hommage à son père de se présenter avant 9 heures devant les grilles des Invalides.
A l'exterieur de la cour, le président-candidat Nicolas Sarkozy  a estimé à l'issue de la cérémonie éclair que "c'est un monument de notre histoire contemporaine qui disparaît et ça ne fait que renforcer le devoir de mémoire" .

A l'issue de la cérémonie, le candidat du PS à la présidentielle s'est en revanche longuement attardé sur place, serrant des mains et  saluant "toute une vie dédiée à des engagements." On le voit ci-contre prenant tout son temps pour répondre  aux questions de journalistes, après avoir serré des mains et distribué des bises dans la cour intérieure des Invalides.

Pour le coucou de la République, François Hollande,
candidat suppléant de Dominique Strauss-Kahn,
la campagne continue sur le Champ de Mars:
a-t-il été élu dans la nuit,
que déjà il fait fonction ?


Il ne serait pas "convenable" que des hommes politiques "récupèrent" la cérémonie en hommage au résistant juif et communiste Raymond Aubrac, décédé la semaine dernière, et à laquelle assisteront plusieurs candidats à la présidentielle, avait pourtant prévenu la fille du résistant, Elisabeth Helfer-Aubrac, une des trois enfants du résistant, lundi matin.

David Assouline, sénateur PS de Paris, ici au côté de Bernard Kouchner recueilli, rend hommage avec toute la dignité dont il est capable


 
Le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, n'avait pas fait le déplacement. Ses alliés du Parti communiste, dont Raymond Samuel, dit Aubrac a été proche après-guerre, étaient représentés par Pierre Laurent et Marie-George Buffet.

jeudi 29 mars 2012

La dépouille du djihadiste Merah indésirable en Algérie

Le refus algérien d'inhumer pose le problème de la binationalité

Les obsèques de Mohamed Merah devront avoir lieu en France



Pour des raisons de sécurité, le maire du village de Bezzaz, en Algérie, refuse d'accueillir le corps de son ressortissant.
Malgré son passeport algérien et son "visage d'archange".

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris avait pourtant fait état d'une demande de la famille paternelle pour qu'il repose en terre algérienne. France Info diffusait toujours cette information jeudi 29 mars, à la mi-journée.
Le  recteur Dalil Boubakeur avait ajouté que les frais de rapatriement seraient pris en charge par la compagnie musulmane de pompes funèbres. 

La famille de l'auteur des tueries de Toulouse et Montauban espérait encore mercredi une réponse favorable des autorités algériennes pour le faire inhumer en Algérie. Le départ du corps était même prévu jeudi de Toulouse.
Mais la réponse transmise par le consulat a été négative.
"Le maire de Bezzaz a émis un avis défavorable, " a dit Abdallah Zekri.
Or,  jeudi, Abdallah Zekri, conseiller du recteur de la Grande Mosquée de Paris, a annoncé qu'une commune proche de Toulouse devrait finalement accepter la dépouille encombrante du tueur, au cimetière de Cornebarrieu, et faire face à des risques de troubles.
"Il devrait être inhumé dans les 24 heures, probablement dans la région toulousaine mais dans la plus stricte discrétion", et vers 17h00, a précisé Abdallah Zekri.
Le djihadiste tueur de sept personne avait pourtant proclamé sa haine du pays dans lequel il va reposer...

VOIR et ENTENDRE le reportage de BFMTV qui affirme avec force que le jeune homme est "de nationalité fran-çaise:

La question de la légitimité de la binationalité est à nouveau posée          

Pour ne pas faire face à leurs responsabilités, en accédant à la requête du père et en suivant l'avis du resteur de la Grande mosquée de Paris, les autorités algériennes se retranchent derrière les difficultés que les islamistes et l'Aqmi leur posent déjà dans le pays.  

Mais le refus du gouvernement algérien relance en France le débat sur la binationalité, qui est invoquée quand elle arrange, mais est occultée quand elle embarrasse, en l'occurence l'Algérie.

      

lundi 26 mars 2012

Le père du djihadiste tueur compterait porter plainte contre la France

Le père de l'islamiste veut poursuivre l'Etat Français

Mohamed Benalel Merah envisage de payer des avocats

Le père de Mohamed Merah, ce djihadiste français qui a assassiné sept victimes innocentes, a annoncé hier vouloir porter plainte contre la France "pour avoir tué" son fils.
"Je vais engager les plus grands avocats et travailler le reste de ma vie pour payer les frais", a-t-il déclaré, lançant ainsi un appel aux bénévoles...


Ce repris de justice reprend la thèse de l'ex-juge Gro-Eva Joly (Europe Ecologie)

Selon lui, et la magistrate altermondialiste et pro-palestinienne, "la France est un grand pays qui avait les moyens d'arrêter mon fils vivant. Ils auraient pu l'assommer avec du gaz et l'arrêter, ils ont préféré le tuer".
Lien Le Figaro sur le passé trouble du père lointain

Le père de Mohamed Merah a décidé de faire inhumer son fils en Algérie

La famille s'est divisée hier sur la question de l'inhumation de Merah: sa mère souhaita d'abord que son fils soit mis en terre en France, mais son oncle maternel fit pression pour qu'il aille en Algérie en sorte que sa tombe ne soit pas saccagée. Or, sans qu'on sache qui le prétend, le tueur binational voulait, semble-t-il, être enterré en France, pays où il était né.

Le père n'entretenait plus de relations suivies avec ses enfants depuis son divorce,mais déclare: "Son frère Abdelghani m'a appelé pour m'assurer qu'ils font le nécessaire pour le ramener en Algérie. Mohamed a un passeport algérien et est inscrit au consulat de Toulouse depuis sa naissance", a-t-il ajouté.


Une autre question est de savoir qui paie le transfert du corps du tueur binational vers l'Algérie.

http://pasidupes.blogspot.com

jeudi 22 mars 2012

Les candidats d'opposition prennent des postures présidentielles

Deuil national: le noir leur va si mal

Les spectateurs de l'horreur islamiste n'ont pas pris de repos


C'est "quitte ou double", lâcha mardi un soutien de
François Bayrou , non sans cynisme.
Alors qu'il stagne à une moyenne de 13 % d'intentions de vote depuis le mois de janvier et se fait progressivement rattraper par Jean-Luc Mélenchon, le candidat du PCF, parti totalitaire, - un sondage à paraître mercredi matin les place même, pour la première fois, à égalité - voire à 14%, le candidat centriste et modéré, neutre et droit, sans tache et vertueux s'est livré cette semaine à une médiocre polémique politicienne qui a coûté quelques points au psycho-rigide et lui a écorné une image racornie d'arriviste aigri, refoulé de toutes parts.

Soi-disant meilleur que les autres réunis

Le Béarnais avait appelé à l'unité nationale mais a décidé de maintenir son programme de campagne, lundi, le jour de la tuerie d'enfants juifs à Toulouse et au moment où Sarkozy et Hollande décidaient de "suspendre" la leur.
Il a tenté de rattraper le coup en qualifiant de "réunion de réflexion nationale" ce qui devait être au départ un petit meeting, mais ne trompa personne sur ses réelles qualités de coeur.

Etait aussi en cause sa mise en accusation de la classe politique à Grenoble, le soir de la tuerie de Toulouse par un islamiste. Il avait tenu des propos qui se voulaient édifiants: "Le fait de montrer du doigt les uns et les autres, c'est faire flamber les passions, et on le fait parce que, dans ce feu-là, il y a des voix à prendre", comme le rapporte le journal socialiste
Le Monde.

Depuis, l'entourage du candidat tente d'assurer le service après-vente de son produit défectueux, en dénonçant encore et toujours l'hypocrisie supposée des autres candidats. L'équipe de campagne du donneur de leçons prétend même que l'accueil que François Bayrou reçoit, depuis le début de la semaine, est particulièrement bon.

Et mercredi soir, François Bayrou n'a pas fait son auto-critique
Alors qu'à Toulouse le tueur n'était toujours pas neutralisé, à Nancy, où il tenait une réunion publique devant un petit millier de sympathisants, le candidat centriste s'est crispé davantage sur sa ligne. Dans l'après-midi, à Montauban, il venait pourtant s'incruster, comme les candidats Hollande et Marine Le Pen en campagne, aux obsèques des militaires assassinés, auxquels le Président Sarkozy rendait l'hommage de la nation.

"Nous souhaitons que le ton change," lâcha-t-il encore

Verbeux et froid
Après avoir évoqué des "moments extrêmement éprouvants, qui ont frappé les esprits et les coeurs", un "drame", un "choc" et, au sujet de Montauban, "un moment de solidarité nécessaire pour la nation", l'arrogant candidat centriste a lancé un appel à ses rivaux pour qu'ils prennent de "la hauteur" [sic]: "Je demande que les responsables politiques se demandent dans la campagne électorale qui recommence - en réalité, elle n'a jamais cessé, mais elle va reprendre de manière ouverte -, qu'ils en tirent la détermination que le ton et le fond de la campagne électorale doivent changer", a-t-il lancé, comme en chaire.
Et, s'écoutant parler plutôt que de faire des propositions constructives, il a ressassé ce qu'il dit depuis le début de sa campagne : "Aucun des sujets de fond que le pays rencontre devant lui n'a été abordé. Nous avons été une exception. Alors, je demande à tous les responsables politiques du pays qu'ils mettent la campagne électorale au niveau de l'émotion que nous avons rencontrée, et que nous fassions face comme nous avons fait face pendant ces heures."

Quelques minutes plus tôt, le porte-parole du MoDem, le frêle Yann Wehrling, n'avait rien dit d'autre à la tribune : "Nous souhaitons que le ton change. Nous souhaitons plus de gravité, nous souhaitons élever le débat ", avait-il expliqué, servilement. Tout le reste de son discours aura été sensiblement le même que ceux qu'il tient depuis plusieurs semaines : dette, éducation, solidarité, institutions et vote blanc... François Bayrou tourne en rond, se mordant la queue: à moins qu'il n'ait une irritation mal placée !

Mardi matin, à la radio, la nuit n'avait guère porté conseil à Bayrou
Il avait légèrement nuancé ses propos tenus la veille au soir, une marche arrière qui intervenait alors qu'il était piégé par des propos qu'il avait tenus en "off" avec des journalistes. Bayrou pointait directement le discours de Grenoble : "La radicalité dans laquelle sombre peu à peu la société française est préoccupante, s'est-il défendu à l'antenne de France Info. Je récuse toute mise en cause, mais je dis que nous avons devant nous une société malade. Il y a des germes explosifs et une dégradation latente. Cela appelle à une unité nationale", a-t-il diagnostiqué, plaidant pour "une vision du pays qui réunisse et non qui oppose".

Pour autant, il y aura, dans cette campagne, un avant et un après-Toulouse.
Nicolas sarkozy a bien dû repasser provisoirement son costume de président et Marine Le Pen en a profité pour évoquer certains de ses thèmes de prédilection. Reste à savoir si François Bayrou, qui ne réussi pas à se renouveler, pourra se remettre de sa boulette.


Toulouse : Bayrou (MoDem) et Hollande (PS) indignent Copé

Cinq des dix candidats étaient venus se montrer
aux obsèques des parachutistes victimes du djihadiste:
Francois Hollande, Nicolas Dupont-Aignan, Francois Bayrou,
Marine Le Pen et Eva Joly, le 21 mars 2012


Le secrétaire général de l'UMP a donné une conférence de presse jeudi, au moment où était mené l'assaut final contre l'appartement de Merah.
Jeudi, Jean-François Copé a rappelé à l'ordre les candidats François Hollande (PS) et François Bayrou (MoDem) pour n'avoir pas "respecté le temps du deuil" après les assassinats de Montauban et de Toulouse, louant, à l'inverse, "le rôle exemplaire" de Nicolas Sarkozy.

"Alors que nous avions, nous, un comportement de dignité et de retenue, un certain nombre de candidats à l'élection présidentielle n'ont manifestement pas respecté ce temps de deuil", a souligné le secrétaire général de l'UMP, lors d'un point de presse donné à Paris lors de l'assaut final de l'appartement du terroriste à Toulouse. Alors que la mort de Mohamed Merah a été révélée pendant la conférence de presse, Jean-François Copé n'a pas souhaité réagir à chaud, avant d'en avoir plus.
Je pense à François Bayrou qui, alors même que personne n'avait d'éléments sur l'origine de ce drame, a fait des raccourcis regrettables entre ces crimes et un supposé, je cite, 'climat d'intolérance'.
Je pense au double langage de François Hollande", a-t-il lancé.

Jean-François Copé a dénoncé l'attaque "violente et insidieuse" du candidat socialiste
Il a évoqué les propos tenus mardi par le jésuite François Hollande, qui "a appelé, d'un côté, à la retenue et, de l'autre, a sous-entendu de manière insidieuse qu'il pouvait y avoir un lien direct entre ces assassinats et la manière dont Nicolas Sarkozy exerçait ses responsabilités".
J.-F. Copé a également dû cité la phrase de François Hollande déclarant sur RMC et BFMTV que "ceux qui ont des responsabilités doivent maîtriser leur vocabulaire". Il a pointé les mauvaises manières de l'hypocrite Hollande qui nous a pourtant maintenant habitué à ses attaques obliques: "Attaquer de manière aussi violente et insidieuse la personne du président de la République tout en affectant de ne pas faire campagne en cette période de deuil national, c'est indigne, et les Français jugeront par eux-mêmes où était l'indécence pendant ces jours de deuil".

Il faut bien aussi rappeler le dénigrement de son équipe, dont maintenant le Monsieur Sécurité du candidat PS, une heure avant l'assaut. Jean-Jacques Urvoas avait dénigré les forces d'élite sur Twitter : "si je comprends bien, le RAID n'est pas capable en 30h d'aller chercher un individu seul dans un appartement", a-t-il ironisé, alors que des vies étaient encore exposées.
A Bordeaux ce matin, Nadine Morano a épinglé Urvoas et Julien Dray : "Après Dray sur Public Sénat hier soir, Urvoas ce matin démontre à nouveau son incompétence en matière de sécurité: l'ère Jospin en continu."
A sudouest.fr, elle a ensuite déclaré: " J’ai trouvé les propos de Monsieur Urvoas totalement déplacés et faisant preuve d’une incompétence incroyable. Monsieur Urvoas a fait preuve d’un manque de respect vis-à-vis de nos hommes du RAID incompréhensible. Et d’ailleurs il a fait son mea culpa."
" On a assisté à un florilège de bêtises entre Monsieur Urvoas et Julien Dray qui a dénoncé un show hollywoodien à propos de ce qui se passait à Toulouse
"
Et d’ajouter : "On est dans le continuum de l’air Jospin, c'est-à-dire en total décalage avec les besoins de nos concitoyens en matière de sécurité. "

Jean-François Copé avait aussi de bonne raisons de vilipender l'attitude de la candidate altermondialiste, Eva Joly, déguisée en écologiste, comme celle de Marine Le Pen (FN), pointant leurs "procès d'intention inacceptables" et leurs attaques "grotesques" dans leurs critiques de la gestion du "fondamentalisme" musulman en France, en spectatrices passives et malveillantes d'une situation à hauts risques.
"C'est une insulte à l'excellence de nos services", s'est indigné Jean-François Copé. "Je mets en garde tous ceux qui, à des fins politiciennes, essaieraient de laisser planer un doute sur le bon fonctionnement de nos services de sécurité", a déclaré Jean-François Copé en refusant de s'exprimer sur les propos du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, qui n'a pas exclu d'éventuelles failles, précisant qu'il n'avait connaissance d'aucune.
A-t-il prévenu Nicolas Sarkozy de l'offensive menée à l'UMP depuis mercredi soir contre François Hollande ? "Non. Dans l'action que nous menons, nous n'avons pas forcément besoin de parler autrement qu'avec nos convictions." "Il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarettes entre Sarkozy et Copé sur la façon dont chacun assume ses responsabilités", a affirmé son entourage.

À l'inverse, Jean-François Copé a salué "le travail remarquable de Claude Guéant", ministre de l'Intérieur, et a rendu hommage au "rôle exemplaire" joué par le président-candidat Nicolas Sarkozy. "Il a fait face avec la dignité, le sang-froid, la compétence, l'expérience qui est la sienne. (...) En cette période douloureuse, Nicolas Sarkozy a su rassembler les Français, préserver la cohésion de la nation et répondre à la menace terroriste", a-t-il souligné.

mercredi 22 octobre 2008

Sœur Emmanuelle : service religieux à Paris en hommage du monde

Lumière de l'Eglise dans les ténèbres de la misère

L'Eglise est essentiellement riche de ses témoins.
Sœur Emmanuelle (ici avec l'abbé Pierre, un autre chiffonnier) est décédée dans la nuit de dimanche à lundi à 99 ans (lire PaSiDupes), au terme d'une longue "histoire d'amour avec les pauvres", selon les mots d'André Vingt-Trois, le cardinal archevêque de Paris.

La messe de requiem à la mémoire de Soeur Emmanuelle commencée mercredi peu après 15h00 dans la cathédrale Notre-Dame de Paris en présence de nombreuses personnalités, dont le président Nicolas Sarkozy, s'est achevée vers 16h20.

L'épître a été lue en français et en arabe au cours de la messe de requiem à la mémoire de Soeur Emmanuelle mercredi en la cathédrale Notre-Dame de Paris, en hommage à son action auprès des chiffonniers du Caire.

Dans les travées de la cathédrale, avaient pris place deux mille personnes. On pouvait remarquer une dizaine de membres du gouvernement, le président du Sénat, Gérard Larcher, l'ancien président Jacques Chirac et son épouse, l'épouse du président égyptien Suzanne Moubarak et des personnalités comme Marek Halter et Patrick de Carolis, mais aussi des membres de l'association
Asmae, et des religieuses.

Un portrait géant de la religieuse était installé à droite de l'autel au pied duquel était disposé un bouquet de fleurs blanches. Des soeurs de Notre-Dame-de-Sion, l'ordre de Soeur Emmanuelle, avaient pris place au premier rang.
En 1980, elle avait fondé l'association Asmae-association Soeur Emmanuelle qui aide des milliers d'enfants dans le monde de l'Egypte au Soudan, du Liban aux Philippines, de l'Inde au Burkina Faso.

Soeur Emmanuelle avait publié plusieurs livres, notamment "Richesse de la pauvreté" (2001), "Secrets de vie" (2000), "Yalla les jeunes" ("Allez les jeunes", 1997), "Le paradis, c'est les autres" (1995).

Un message posthume de Soeur Emmanuelle, enregistré pour la promotion de son livre "Confessions d'une religieuse" (Flammarion), à paraître jeudi, a par ailleurs été diffusé par l'éditeur.

Un exemple pour les agitateurs médiatiques, de Droit au Logement (DAL et Jean-Baptiste Eyraud) aux Enfants de Don Quichotte, en passant par Jeudi Noir…

Samedi, une messe sera célébrée, selon les souhaits de Soeur Emmanuelle, à la chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse à Paris (VIIe).

Hommage discret et sobriété des adieux à Sœur Emmanuelle

Portée en terre par ses proches mercredi à Callian
Soeur Emmanuelle a été inhumée mercredi matin selon son souhait dans la plus stricte intimité à Callian (Var). Elle a ensuite reçu un hommage officiel et solennel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Peu avant 11h30, le cortège funéraire emportant son cercueil couvert de fleurs a quitté la maison de retraite "Le Pradon" où Madeleine Cinquin -son vrai nom- est décédée dans son sommeil pendant la nuit de dimanche à lundi, à 99 ans et à quelques jours de son centenaire.

Une cérémonie d'une heure, "simple et sobre", selon le maire de Callian, François Cavallier, a réuni dans la chapelle de l'établissement quelques membres de la famille de Soeur Emmanuelle, ainsi que les pensionnaires et le personnel du Pradon.
"Cela n'a rien d'exceptionnel. Soeur Emmanuelle avait demandé des obsèques comme celle de toutes les soeurs", avait prévenu le père Maurice Franc avant le début de la messe, vers 10h00.
Ses sentiments, a-t-il expliqué, mêlent "l'émotion et la sérénité. Emotion face à quelqu'un que l'on a perdu et sérénité de savoir qu'elle sera bien dans sa nouvelle demeure".
En résonance à la vie dédiée aux plus pauvres de la religieuse franco-belge, le curé a choisi de lire un extrait de l'évangile selon Saint-Mathieu, lorsque le Christ s'adresse à ses fidèles: "J'étais nu, vous m'avez habillé, j'avais faim, vous m'avez donné à manger".

Des anonymes emplis d'admiration et de ferveur pour la disparue se tenaient aux abords de la maison de retraite dans le respect du vœu de simplicité à laquelle la religieuse avait toujours aspiré, avant l’hommage plus solennel à Paris.
Soeur Emmanuelle repose désormais dans le carré réservé aux religieuses de l'Ordre de Notre-Dame de Sion, la congrégation où elle avait prononcé ses vœux, dans le petit cimetière situé sur les hauteurs du village de Callian, où elle vivait depuis 1993.

"Elle était unique, on n'en aura pas d'autres comme elle, aussi généreuse", se désole Josette Roustan, une habitante de Callian.
Une trentenaire venue d'Antibes (Alpes-Maritimes) est venue témoigner "son respect" à Soeur Emmanuelle dans le livre de condoléances. Au côté du sien, plus de 150 messages ont déjà été déposés, mots d'adieu et remerciements "pour la sérénité", "la joie" ou "le courage".

Dans un registre plus solennel, une messe de requiem, organisée par l'épiscopat pour "répondre à l'émotion populaire", était prévue mercredi à 15 heures à Notre-Dame de Paris, en présence de nombreuses personnalités dont le président Nicolas Sarkozy.
"Lorsque vous entendrez ce message, je ne serai plus là. En racontant ma vie, toute ma vie, j'ai voulu témoigner que l'amour est plus fort que la mort. J'ai tout confessé - le bien et le moins bien - et je peux vous le dire. De là où je suis, la vie ne s'arrête jamais pour ceux qui savent aimer", déclare Soeur Emmanuelle dans ce court texte.

vendredi 2 mai 2008

Bayrou travaille pour le Canard Enchaîné ?

Bayrou, pourvoyeur du Canard Echaîné en 'private jokes'
De source bien informée que Gala tient à protéger comme ses confrères de haute lignée, Bayrou a fait son 'coming out': il travaille non pas pour Marianne, mais pour Le Canard Enchaîné: la belle différence !
Le magazine 'people' méprisé de Marianne, lui-même toisé par l'ensemble de l'intelligentsia microcosmique parisienne, Bayrou était encore tout échauffé comme un ado à son retour des obsèques de Mémé Césaire, au cours desquelles il s'était dissipé au deuxième rang, en compagnie de Sa Cynique Majesté Royal (lire PaSiDupes), avant que la 'petite Martiniquaise' ne se fasse pardonner ses fautes et rectifier l'enveloppe charnelle en effectuant un séjour de repentance et de lifting à Florence (Lire PaSiDupes).
"De retour de Fort-de-France, le leader du MoDem, François Bayrou, a retrouvé deux amis [les derniers adhérents du MoDem ?] dans un bar-tabac du 6e arrondissement parisien. Où des oreilles indiscrètes ont pu l'entendre commenter ainsi l'éloge que Nicolas Sarkozy a prononcé aux funérailles d'Aimé Césaire: "Il a fait le discours le plus brillant de toute sa carrière: une minute de silence !"
Le boute-en-train peut donc être spirituel en particulier et soporifique à la télévision, en général ?

lundi 28 avril 2008

Les people Royal et Bayrou en goguette aux obsèques de Césaire

L’hommage olé-olé de la «petite Martiniquaise » à Papa Césaire
Désirdavenir Royal a rendu hommage au poète martiniquais, Aimé Césaire, disparu à l’âge de 94 ans ce jeudi 17 avril.
Saluant "un démineur d'hypocrisies, un porteur d'espoir pour tous les humiliés, un combattant inlassable de l'humaine dignité", la p’tite présidente de la région Poitou-Charentes demande, la première, son entrée au Panthéon.

Ses propos officiels reflètent probablement la sincérité de ses sentiments.
La presse engagée nous la montre d'ailleurs en représentation, grave et sournoise. Que d’émotion et de respect !

Sa Cynique Majesté Royal connaît-elle pourtant la valeur des mots qu’elle emploie en décrivant Césaire comme « un combattant inlassable de l'humaine dignité ». Devant la dépouille du poète, la Charentaise en fait-elle montre d’ «humaine dignité » ?

Le « démineur d'hypocrisies », pas plus que les militants socialistes, n’a vu cette mine-là, coquine et dissipée devant l'illustre dépouille.

Bayrou lui fait-il des chatouilles ? Il semble avoir un bon plan polisson que l’indécente éplorée semble accueillir favorablement : est-il monté ?…

Les dirigeants socialistes ont dû apprécier la complicité des deux ‘people’…
Les amis Martiniquais lui garderont-ils leur confiance ?

vendredi 10 août 2007

Mgr Lustiger, un cardinal emblématique de l’œcuménisme

Un rassemblement sans défiance…

C’est par le Kaddish, la prière juive aux morts, qu’a débuté ce vendredi la cérémonie d’hommage au cardinal Jean-Marie Lustiger. Un choix qui souligne les origines juives de l’homme d’Eglise, décédé dimanche dernier d’un cancer, à l’âge de 80 ans.

Des représentants de plusieurs cultes participent à l'hommage au prélat catholique: orthodoxe et musulman, par exemple .

Des personnalités politiques sont également présentes, notamment le Président de la République, Nicolas Sarkozy, de retour des Etats-Unis pour l’occasion, qui est arrivé un peu avant dix heures sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, déjà envahi par une foule compacte. Mais aussi le Premier ministre, François Fillon, qui a expliqué : «Je connaissais personnellement le cardinal Lustiger qu'il m'est arrivé plusieurs fois de recevoir chez moi dans la Sarthe». IL estime que l’homme d’Eglise a «fait beaucoup pour le dialogue entre les religions, mais aussi pour le dialogue entre les religions et l'Etat».

Plusieurs ministres se sont joints à l’hommage au cardinal: Michèle Alliot-Marie, Jean-Louis Borloo ou encore Brice Hortefeux.

Des étrangers ont fait le déplacement, tel l’ancien président polonais Lech Walesa.

Ainsi que diverses personnalités nationales, telle Bernadette Chirac, ont tenu à manifester leur attachement personnel à cette grande figure religieuse.

Sorti du presbytère, le cercueil de Monseigneur Lustiger a été acheminé par des séminaristes vers le bâtiment, passant lentement au milieu des centaines de personnes venues rendre un dernier hommage au cardinal. L’actuel archevêque de Paris, Monseigneur André Vingt-Trois, successeur de Jean-Marie Lustiger, dirige la cérémonie.

Dans la tradition juive, un parent du défunt, son arrière-petit-cousin Jonas, a lu le Psaume 113, en hébreu puis en français. Jean-Marie Lustiger, né Juif, tenait à être inhumé suivant une cérémonie œcuménique. Jonas Lustiger a couvert le cercueil d’une terre provenant d’Israël, qui a été portée devant le Saint-Scépulcre, mais aussi devant le Mur des Lamentations. Deux symboles religieux, l'un de la chrétienté, l'autre du judaïsme.

Le défunt, qui était également membre de l'Académie française, doit recevoir l'hommage du secrétaire perpétuel de cette institution, Maurice Druon, puis le cardinal Paul Poupard, représentant du pape, lira un message de Benoît XVI.Vingt-trois archevêques, dont plusieurs étrangers, et 36 évêques sont présents. La crypte de Notre-Dame accueillera ensuite la dépouille du cardinal Lustiger.

Un rassemblement unitaire sans baderolles ni slogans, mais recueilli et fraternel...

lundi 6 août 2007

Mgr Lustiger nous a quitté pour l’éternité

‘Un père, un frère, un ami’ (Mgr André Vingt-Trois)

Cardinal juif polonais converti au christianisme, Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris de 1981 à 2005, est mort samedi à Paris, à l'âge de 80 ans, des suites d'un cancer. Après "plusieurs mois d'un long traitement qu'il a supporté avec constance", selon le diocèse de Paris, il s’est éteint dans un établissement de soins palliatifs dépendant de la fondation des Dames du Calvaire où il avait été admis le 23 avril.

En octobre 2006, Mgr Lustiger avait annoncé aux prêtres et diacres de Paris qu'il était atteint d'"une maladie grave dont le traitement a commencé". Le 31 mai 2007, il avait fait une brève apparition à l'Académie française pour adresser ses adieux aux "Immortels". "Vous ne me reverrez pas", leur avait-il lancé. Sa dernière apparition en public remontait au 26 janvier 2007, quand il avait concélébré la messe d'obsèques de l'Abbé Pierre à Notre-Dame.

"Les dernières semaines ont été plus particulièrement douloureuses et pénibles" pour le cardinal, écrit dans un communiqué l'actuel archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois, qui succéda à Mgr Lustiger en 2005.

Sa mort, annoncée de source gouvernementale et confirmée par l'archevêché, a été révélée dimanche soir aux fidèles de Saint-Germain-des-Prés à l'issue de la messe dominicale

Son parcours

Son parcours aura été très singulier. Médiatique bien que timide, cet homme d'Eglise se sentait investi d'une mission universelle dans l'Eglise, à laquelle il s'était adonné depuis sa conversion au catholicisme durant la Deuxième Guerre mondiale

Il est né en 1926 à Paris de parents bonnetiers, des réfugiés polonais, conscients de leurs racines mais peu religieux. La mère d’Aaron Lustiger était morte à Auschwitz. Converti au christianisme à l'âge de 14 ans, il devint Jean-Marie, fut ordonné prêtre le 17 avril 1954 et.

Il fut aumônier des étudiants de la Sorbonne et des grandes écoles, puis curé de la paroisse Sainte-Jeanne de Chantal à Paris (XVIe). Nommé évêque d'Orléans en 1979 par Jean Paul II, il devient archevêque de Paris trois ans plus tard, en 1981, et cardinal après deux années, en 1983.

"Pas un instant je n'oublie l'histoire que je représente", revendiquait-il en juin 1995 lors de sa nomination à l'Académie Française en remplacement du Primat des Gaules, archevêque de Lyon, le cardinal Albert Decourtray, autre artisan du dialogue judéo-chrétien.

Homme d'ouverture et auteur de nombreux ouvrages sur la foi, considéré comme un "traditionaliste moderne", Jean-Marie Lustiger compta parmi les proches de l'ancien pape Jean Paul II, fut considéré comme ‘papabilable’ en 2005 et fut également membre de l'Académie française.

Un homme d’exception

Proche de la société civile, à l'aise dans tous les milieux sociaux, intellectuel charmeur, "juif égaré" pour les uns, "drôle de paroissien" pour les autres, personnalité atypique, brillante, parfois rugueuse, Mgr Lustiger ne laissait pas indifférent, provoquant, jusqu'au sein de l'Eglise, admiration ou amertume.

"Toujours prêt à intervenir dans les débats publics aux moments difficiles ou importants comme à accueillir discrètement des personnages officiels, il tenait une place particulière dans notre société et dans les débats intellectuels de notre temps, notamment par sa participation à l'Académie Française."

Pour Nicolas Sarkozy, "la France perd une grande figure de la vie spirituelle, morale, intellectuelle et naturellement religieuse de notre pays".

"Sa personnalité était à l'image des épreuves que la vie lui avait fait traverser et qui furent d'abord celles de l'Europe au cours du 20ème siècle. Elles avaient forgé un homme de caractère, mais aussi d'engagement et de liberté d'esprit", dit-il dans un communiqué.

"Jean-Marie Lustiger était l'image même de l'homme de foi et de vie intérieure."

D'après Odon Vallet, spécialiste partial des questions religieuses, "c'était un homme de caractère, un caractère pas commode, qui a tout chamboulé à Paris". Il cite notamment l'accès à la prêtrise, la création de maison de séminaristes ou "une attitude très directive envers les prêtres parisiens".

Même s'il avait fait des erreurs, comme la création de la chaîne de télévision Kto, "devenue une catastrophe financière", selon Odon Vallet, Jean-Marie Lustiger savait à la fois entreprendre et "envoûter son auditoire et avait redonné un certain lustre à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris".

Pourtant, Mgr Vingt-Trois, son successeur à l’archevêché de Paris, ne partage pas l’avis de Vallet et souligne que "pour les catholiques parisiens, c'est un archevêque exceptionnel qui les quitte", rappelant ses nombreuses initiatives, dont l'Ecole cathédrale, Radio Notre-Dame et la télévision KTO (lien internet), qui est toujours écouté et apprécié:

- En France, sur Canalsatellite, sur TPS, et sur le câble
- En Europe, via le satellite ASTRA et HOTBIRD
- Partout dans le monde, sur Internet en Real Video

Le diocèse de Paris annonce qu'une messe sera donnée en son honneur ce lundi par Mgr Vingt-Trois et qu'une chapelle ardente sera mise en place jeudi dans la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, où ses obsèques seront célébrées le lendemain.

Ses obsèques

Elles seront célébrées vendredi à 10H00 à la cathédrale Notre-Dame de Paris et une chapelle ardente sera organisée la veille, de 9h00 à 22h00, dans la cathédrale pour permettre "aux Parisiens et à ceux qui le voudront de prier près du cardinal ou de le saluer une dernière fois", selon l'archevêché.