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vendredi 12 septembre 2014

Obsèques du journaliste Roger Auque, en présence de Marion Maréchal-Le Pen

Obsèques en présence de nombreuses personnalités politiques, mais dans la discrétion des media

Les obsèques de 
Roger Auque, ancien otage, grand reporter et diplomate  ont eu lieu vendredi 12 septembre 2014
Elles ont rassemblé une centaine d'amis, collègues journalistes et politiques autour de sa famille, dont celle que les media présentent comme sa fille biologique, la députée FN Marion Maréchal-Le Pen. Le journaliste et diplomate Roger Auque,  otage au Liban pendant près d'un an en 1987, est décédé à Paris à l'âge de 58 ans, des suites d'un cancer, a-t-on appris auprès de son entourage.

Des obsèques discrètes. 
Marion Maréchal-Le Pen est arrivée avec sa fille, Olympe, et sa mère, Yann, fille de Jean-Marie Le Pen, à l'église parisienne de Saint-Germain-des-Prés pour assister aux obsèques de celui qui est identifié comme son père biologique, Roger Auque. Michèle Alliot-Marie, députée européenne (UMP) et ancienne Garde des Sceaux, ainsi que l'ancien député UMP Jean-Pierre Grand étaient également présents.
Des journalistes, notamment Philippe Labro, Philippe Vandel ou Vincent Hervouët, ont assisté à la cérémonie au cours de laquelle leur confrère Jean-Louis Normandin, ancien otage au Liban avec Roger Auque, lui a dédié le poème de Charles Baudelaire 'L'Albatros'.

"Un petit mec de la banlieue de Lille qui est devenu ambassadeur de France"

Roger Auque et Jean-Louis Normandin avaient été libérés en même temps, en novembre 1987. "Nous nous sommes connus dans le ventre d'une voiture un jour de 1987", s'est souvenu Auque. Correspondant de guerre au Liban, il avait été enlevé par le Hezbollah en janvier 1987, alors qu'il sortait de son hôtel pour prendre un taxi.
Durant la cérémonie, un autre de ses amis a résumé le parcours atypique de Roger Auque, "un petit mec de la banlieue de Lille qui est devenu ambassadeur de France". 

En décembre 2009, il avait été nommé ambassadeur de France en Erythrée

poste qu'il a occupé jusqu'en août 2012, quand il a dû être rapatrié en France en raison d'ennuis de santé. Sa nomination avait suscité la polémique, ses détracteurs pointant son inexpérience, malgré sa connaissance du terrain. 
Né le 11 janvier 1956 à Roubaix (Nord) d'un père gaulliste et d'une mère communiste, il a été journaliste et grand reporter dans plusieurs organes de presse (RTL, La Croix, Paris Match, Figaro Magazine, Radio-Canada...). 
Marion Maréchal-Le Pen avait fait condamner L'Express pour avoir révélé l'identité de son père biologique.

jeudi 27 février 2014

Hollande nous brouille avec le Maroc qui suspend la coopération judiciaire avec la France

Le roi accepte de nous laisser Najat Vallaud-Belkacem...

Reuters reste dans les généralités et le flou
Suite à toute "une série d'incidents diplomatiques, les autorités marocaines ont suspendu les accords de coopération judiciaire conclus avec la France, a annoncé jeudi le ministère de la Justice à Rabat.

DES plaintes déposées à Paris contre UN haut responsable marocain de la sécurité ont jeté un froid dans les relations bilatérales et l'ambassadeur de France au Maroc a été convoqué samedi au ministère des Affaires étrangères.

Elles s'ajoutent au malaise provoqué par des propos prêtés à UN ambassadeur français basé aux Etats-Unis, qui aurait qualifié le Maroc de "maîtresse encombrante", ce que Paris a démenti. François Hollande a appelé lundi le roi Mohammed VI pour lui adresser "un message de confiance et d'amitié"."

Le Monde, organe officieux du pouvoir PS, est plus prolixe 

plus partisan et toxique
Le journal rapporte les "déclarations intempestives prêtées à un diplomate français par un acteur espagnol" [et militant] pour minimiser la responsabilité gouvernementale française, estimant que "la machine diplomatique s'est emballée, avec le conflit au Sahara occidental au cœur de la tempête."

La rivalité du Maroc et de l'Algérie dans la revendication du Sahara occidental est la cause de tout
"La visite d'Etat du président français en avril 2013 avait été l'occasion pour Paris de confirmer discrètement son soutien à la position marocaine pour un plan de "large autonomie" au Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole, contrôlée depuis 1975 par le Maroc, mais revendiquée par les indépendantistes du Polisario soutenus par Alger.
Le Front Polisario est un mouvement politique armé du Sahara occidental. Créé en 1973 pour lutter contre l'occupation espagnole, il est aujourd'hui opposé au Maroc depuis 1975 et a créé la "République arabe sahraouie démocratique" (RASD) en 1976. Elle est soutenue par Cuba, le Venezuela, le Mexique et l'Iran, mais le Tchad ou même l'Albanie, Madagascar et l'Équateur lui ont retiré leur reconnaissance et soutiennent la politique marocaine d'autonomie. L'Internationale socialiste lui a néanmoins accordé le statut d'observateur en 2008

Accusations de "torture"
A l'origine de la crise diplomatique franco-marocaine, le dépôt d'une plainte contre un haut responsable marocain pour "complicité de torture", jeudi 20 février, par une organisation non gouvernementale (ONG) , c'est-à-dire supranationale et donc sans aucune légitimité, au nom d'un militant (pro-algérien) pour l'autodétermination du Sahara occidental.
Condamné en 2013 à trente ans de prison, Ennaâma Asfari dit avoir signé des aveux sous la torture. Il est soutenu par le journal L'Humanité qui le présente comme "militant des droits de l’homme au Sahara occidental détenu sans procès par les autorités marocaines depuis le 7 novembre 2010." L'ONG Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) milite au côté de ce juriste et a joué la provocation en profitant de la présence en France du patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, pour saisir la justice. 

Dans la foulée, Valls autorise sept policiers à se rendre à la résidence de l'ambassadeur du Maroc à Paris pour notifier à M. Hammouchi une convocation émanant d'un juge d'instruction dont l'identité ni le tribunal n'est précisé. Le Maroc réagit alors vivement, rejetant "catégoriquement" les accusations et convoquant l'ambassadeur de France à Rabat pour déplorer un "incident rare et inédit". Bien que Valls et Taubira aient été nécessairement informés, Paris évoque un "incident regrettable", tout en promettant que "toute la lumière [sera] faite".

L'ACAT s'en est vivement prise lundi à la réaction du Quai d'Orsay. 
L'ONG fait la leçon à Laurent Fabius: "Dans une démocratie comme la France", la diplomatie "n'a absolument pas le droit de s'immiscer dans le fonctionnement du pouvoir judiciaire". Me Joseph Breham, avocat de cette organisation supra-nationale, a  dénoncé cà son tour ce qu'il considère pareillement être une ingérence dans le processus judiciaire. "La réaction de la justice fait honneur à la France, a-t-il estimé, congratulant Christiane Taubira. Il adresse en revanche un carton rouge à Fabius: "Celle du quai d'Orsay lui fait honte", juge-t-il. "Ce qui me satisfait, c'est qu'a minima, [Hammouchi] ne va pas revenir dès demain sur le territoire français," ajoute l'avocat, sans aucun souci d'apaisement.

Pression française sur le Maroc, à la veille de la présidentielle en Algérie

Indépendamment du dossier du Sahara occidental, le compatriote marocain de Najat Vallaud-Belkacem, M. Hammouchi a déjà été la cible d'une plainte auprès de la justice française, en janvier 2013, dans les mois qui ont suivi l'arrivée de la gauche au pouvoir. Adil Lamtasi, un ressortissant franco-marocain condamné à dix ans de prison au Maroc pour trafic de stupéfiants, avait assuré avoir avoué les faits qui lui étaient reprochés après avoir été torturé pendant trois jours dans la prison de Temara, au sud de Rabat. Une information judiciaire a été ouverte par des juges parisiens fin 2013, tandis que M. Lamtasi a été transféré en France et ...libéré sous conditions début 2014. La justice fait honneur à la France, pourrait dire Me Breham.

Dimanche 23 février,
une nouvelle plainte pour "torture" a également été annoncée contre M. Hammouchi, cette fois par l'avocat d'un ancien champion de boxe, Zakaria Moumni, condamné pour escroquerie et détenu pendant dix-sept mois au Maroc entre 2010 et 2012. La plainte se fonde sur le principe de "compétence universelle" applicable à la convention internationale contre la torture, dans la mesure où la personne visée se trouve en France.

L'acteur oublié Javier Bardem aux côtés des Sahraouis

Protagoniste attendu de la querelle franco-marocaine, l'acteur espagnol Javier Bardem est entré en scène mardi 18 février à ...Paris, à l'occasion de la conférence de presse de présentation d'un film documentaire dont il est le producteur, consacré à la situation au Sahara occidental. Neveu du réalisateur espagnol Juan Antonio Bardem, opposant au franquisme, et défenseur de la cause sahraouie, Javier Bardem est intervenu au côté de l'opposante au Maroc, Aminatou Haidar, une activiste sahraouie qui fut emprisonnée et qui dit avoir été torturée par la police marocaine. L'acteur militant espagnol profite qu'il est l'hôte de la France pour dénoncer la connivence et l'embarras des autorités françaises sur le sujet. 

L'acteur met en cause l'ambassadeur de France avec une anecdote supposée  
"L'ambassadeur de France aux Nations unies, Gérard Araud, qu'on a rencontré en 2011, nous a dit que le Maroc est une maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n'est pas particulièrement amoureux, mais qu'on doit défendre", lance Javier Bardem. "Autrement dit, on détourne les yeux. Le Maroc est dans une situation de constante violation des droits de l'homme. Or, la France est un pays pionnier en matière de libertés. On est devant quelque chose qui est ni logique ni acceptable."

Les autorités marocaines reçoivent ces propos avec stupeur. Le Quai d'Orsay dément aussitôt, mais le porte-parole du gouvernement marocain, Mustapha Khalfi, fustige des "mots blessants" et des "expressions humiliantes". Rabat "demeure persuadé que la France saura réparer le mal qui a été causé par ces propos", qu'ils "aient été fallacieusement attribués" au diplomate "ou effectivement prononcés", espère encore M. Khalfi.

Hollande gère au jour le jour
L'indignation est vite suivie d'effets: la visite au Maroc de "l'envoyé spécial du président français pour la planète", Nicolas Hulot, prévue pour lundi et mardi, est "reportée"sine die. Citant des sources diplomatiques, l'agence de presse marocaine (MAP) précise que cette décision a été prise de manière unilatérale par les autorités marocaines. "Ce report a été demandé par Rabat en attendant des éclaircissements" sur les plaintes déposées à Paris, mais aussi sur les propos "blessants" prêtés au haut diplomate français.

Lundi soir, François Hollande s'est donc décidé à intervenir directement, s'entretenant par téléphone avec le roi du Maroc, Mohammed VI. "L'entretien a eu lieu à l'initiative de François Hollande pour dissiper tous les malentendus et assurer le roi Mohammed VI de l'amitié constante entre la France et le Maroc", a indiqué une source proche de l'Elysée. En dépit de l'activisme pro-algérien sur le territoire français, Hollande a néanmoins affirmé sa volonté de "renforcer le partenariat entre les deux pays. L'échange s'est déroulé dans une tonalité de confiance et de détermination à réaffirmer l'amitié entre la France et le Maroc", a commenté l'entourage du président.

Peu de temps avant, le Palais royal avait fait savoir que les deux chefs d'Etat étaient "convenus de poursuivre les contacts durant les prochains jours au niveau des deux gouvernements, et d'œuvrer dans l'esprit des relations d'exception qui lient le Maroc et la France".

mercredi 3 juillet 2013

Bolivie : des manifestants s'en prennent à l'ambassade de France

Hollande va-t-il liguer le monde entier contre la France ?

Une centaine de manifestants a brûlédes drapeaux français à La Paz mercredi et jeté des pierres contre l'ambassade de France en Bolivie, en réaction au refus de la France de laisser le président Evo Morales franchir son espace aérien. La crise d'autorité de François Hollande ne fait plus de doute !
Mobilisés par des organisations proches du président Morales, les protestataires dénoncent l'interdiction temporaire faite mardi par la France, le Portugal, l'Espagne et l'Italie à l'avion présidentiel bolivien de pénétrer dans leur espace aérien, suspectant la présence à bord de l'informaticien américain Edward Snowden, recherché par les Etats-Unis pour espionnage. 

Les manifestants ont d'abord visé l'ambassade avec des pierres, avant de brûler deux drapeaux, brandissant des pancartes et des banderoles critiquant le gouvernement français. Des vitres de la représentation diplomatique ont été brisées alors que la police s'est repliée face aux protestataires.

"France, fasciste !"
Encore la faute à Batho !
"France, fasciste, hors de Bolivie !", "France, l'Indien [M. Morales] est le sauveur du monde !" scandaient des manifestants, à la manière de militants de feu Chavez, tandis que d'autres brandissaient des pancartes indiquant "France hypocrite, France colonialiste".

L'ambassade de France a dû fermer ses portes. Des manifestations avaien déjà eu lieu mardi 2 juillet au soir.
Des Boliviens en colère ont accusé la France et le Portugal de mettre la vie  
du président Evo Morales en danger après que l'avion présidentiel s'est vu détourner sur l'Autriche.

Le parlement demande l'expulsion des ambassadeurs

En représailles à l'interdiction de survol de l'avion présidentiel, le Parlement bolivien va demander l'expulsion du pays des ambassadeurs de France, du Portugal et d'Italie, a annoncé mercredi un député de la majorité.
"Jeudi, nous allons solliciter la chancellerie pour qu'elle déclare persona non grata" ces trois ambassadeurs " par respect pour les Boliviens et plus que tout pour la vie d'un président", a déclaré Galo Bonifaz à un site d'information local, Oxigeno.

vendredi 24 mai 2013

Hollande remet le ruban rouge de la légion d'honneur à la ...Chine, à huis clos

La cérémonie que l'Élysée aurait voulu garder secrète

Hollande casse les efforts "made in France" de Montebourg

François Hollande a remis la Légion d'honneur à l'ambassadeur de Chine en France, en toute discrétion.


En catimini,
car on ne relève pourtant aucune trace de la cérémonie sur le site de l'Élysée... A-t-elle eu lieu de nuit, dans les caves de l'Elysée ?


L'information a circulé sur les sites officiels chinois. Mais pas un mot dans la presse française... Et pour cause : l'Élysée n'a pas communiqué sur le sujet. Peut-être est-il délicat de récompenser le représentant d'un pays souvent pointé du doigt pour ses graves entorses aux droits de l'homme...


En 2008, le président du groupe d'amitié France-Népal à l'Assemblée nationale,  était Jean-Pierre Kucheida. Il appella alors au boycottage des J.O de Pékin par la France et, comme chacun sait,  Kucheida est un paragon de vertu : l'ex-député PS Jean-Pierre Kucheida vient enfin d'être condamné pour abus de biens sociaux (lien PaSiDupes)

Au passage, Hollande taxe la Chine


Insignes de Grand Officier
188 € la médaille, et 783,5 € la plaque

Kong Quan, qui a désormais terminé sa mission à Paris, a reçu vendredi dernier, des mains du chef de l'État, les insignes de grand officier de la Légion d'honneur française à l'ambassadeur de Chine.

Le premier diplomate reçu par Hollande



Hollande défend la liberté de la presse
François Hollande a-t-il récompensé le diplomate ou l'énarque, s'interroge utilement Rue89. Comme F. Hollande, Kong Quan est en effet diplômé de l'école qui infantilise l'élite et fabrique des dirigeants froids et déconnectés. 
Lien Le Nouvel Observateur : L'ENA, facteur de déclin français ?
Le site d'information rappelle que Hollande avait critiqué la France, lors du passage de la flamme olympique à Paris, en 2008.
Le 7 avril 2008, Jean-Marc Ayrault avait déployé une banderole: "Respect des droits de l'homme en Chine". Sylvain Garel, élu Verts de Paris, se félicita des événements: "Le passage de la flamme n'est pas un fiasco mais une grande victoire pour les Droits de l'homme. Je pense qu'aujourd'hui, le Parti communiste chinois doit regretter d'avoir eu les Jeux olympiques." Pour le MoDem, Marielle de Sarnez s'était alignée sur la gauche :"Déployer une banderole sur l'hôtel de ville était la moindre des choses. On aurait pu au moins y ajouter une mention de solidarité avec le Tibet". Aurélie Filippetti, alors porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale, avait approuvé le badge de compromis que les sportifs français souhaitèrent porter à l’occasion du passage de la flamme à Paris et aux Jeux olympiques : "Pour un monde meilleur", tout le monde peut signer ça, y compris les dirigeants du Parti communiste chinois".

Kong Quan a pourtant été le premier diplomate étranger reçu par François Hollande après son élection. Au cours de son récente visite officielle en Chine, le président socialiste a bravement escamoté la question des droits de l'homme.
Un autre négationniste aurait pu brader la Légion d'Honneur à la Chine
Avril 2008: le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon prit le mouvement pro-tibétain en contre-sens, en attaquant violemment la personne du Dalaï lama :
"Je ne partage pas du tout l’enthousiasme béat pour le Dalaï lama ni pour le régime qu’il incarne. Pour moi, le boycott[age] des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois. (…) L’autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendue paradis de la non violence ainsi qu’aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes."


La madone en blanc
-couleur du deuil en Chine-
sur la Grande Muraille 
Lorsque le président Hollande se déplace en Chine, il esquive le sujet et aucun godillot PS ne met les pieds dans le plat. En revanche, lorsque Nicolas Sarkozy se rendait en voyage officiel en Chine, le PS alors dans l'opposition exigeait de lui qu'il évoquât la question avec ses interlocuteurs communistes.

Dans une prestation millimétrée et réfléchie sur le sol chinois,
la candidate Ségolène Royal en quête de prestige, avait fait l’éloge de l’efficacité de la Justice chinoise, bien qu'elle soit l’une des plus expéditives au monde et détienne le record d’exécutions capitales. Lors de sa dernière conférence de presse mardi 9 décembre 2006, Ségolène Royal a donné acte à la Justice chinoise de sa rapidité. "J’ai rencontré un avocat qui me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu’en France. Vous voyez : avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison."


vendredi 8 février 2013

Otages : la France aurait versé une rançon de 17 millions de dollars à Aqmi

Hollande au Mali n'a pas réussi à se faire livrer 


La France aurait pourtant versé une rançon à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) 

Manifestation de soutien
aux otages au Mali,
à ...Nantes en octobre 2012
Pour faire libérer quatre otages français enlevés au Niger en 2010, la France aurait accepté de verser 17 millions de dollars, affirme une ancienne ambassadrice des Etats-Unis au Mali (2002-2005), pays où seraient retenus ces personnes, dans un entretien exclusif à la chaîne socialiste i>télé, diffusé vendredi.


Al-Qaïda au Maghreb islamique a-t-il touché de l'argent pour les otages d'Arlit ? 

Selon les allégations de cette ex-ambassadrice des Etats-Unis à Bamako au Mali, Vicki J. Huddleston, aujourd'hui à la retraite, la France aurait payé il y a deux ans une rançon denviron 23 millions d'euros (au taux de septembre 2010) pour les quatre Français enlevés au Niger en 2010, et toujours privés de liberté.
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo



Les quatre otages avaient été kidnappés dans une mine d'uranium à Arlit au nord du Niger, il y a deux ans. 

Avec deux autres français enlevés à Hombori, au Mali, le 24 novembre 2011 et un autre près de Kayes - également au Mali - le 20 novembre 2012, ces quatre salariés des groupes Areva et Vinci seraient encore retenus en captivité dans le nord du pays, dans le massif des Ifoghas, une vaste zone de montagnes et de grottes. Une bonne partie des chefs et des combattants des groupes islamistes s'y sont réfugiés. 


Le gouvernement précédent a toujours dit son opposition aux versements de rançons pour libérer des otages


Le gouvernement Fillon affirme avoir refusé de payer une rançon aux preneurs d'otages. 
Mais l'ex-ambassadrice rappelle insidieusement que les rançons versées servent habituellement au recrutement et à l'achat d'armes par les terroristes. "Les rançons ont terminé entre les mains du gouvernement malien et ensuite elles sont retournées, du moins une partie, aux salafistes",  précise-t-elle. 

Les entreprises ont-elles payé ? 

"Les rançons, comme toutes les rançons, ont été payées indirectement," admet toutefois l'ambassadrice maintenant à la retraite. 
Ces rançons auraient été versées par l'entremise du capitaine Amadou Haya Sanogo, ancien chef des putschistes ayant renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT), le 22 mars 2012. "Le capitaine Sanogo est à Kati avec certains des officiers avec lesquels il avait fait le coup d’Etat ", explique un officier des services de communication de l’armée malienne.

"
Elles ont terminé entre les mains du gouvernement malien et ensuite elles sont retournées, du moins une partie, aux salafistes", insiste l'ambassadrice américaine.


La chaïne i-télé, filiale du groupe Canal+, notoirement socialiste depuis sa création à l'instigation d'un proche de François Mitterrand alors président de la République s'est prêtée jeudi à ces accusations sans nuances, en duplex entre Albuquerque (Nouveau-Mexique) et Washington.



samedi 15 septembre 2012

Piqûre de rappel du 11 septembre par des fanatiques musulmans violents

Violences arabes commémoratives du 11 septembre  

Le 11 septembre 2012, l'ambassadeur américain en Libye a été tué dans une attaque à Benghazi

Il était inconvenant de montrer la dépouille
de Ben Laden. 
Quid de celle d'un ambassadeur US ?...


L'ambassadeur des États-Unis en Libye, J. Christopher Stevens, et trois fonctionnaires américains ont été tués mardi soir dans l'attaque du consulat à Benghazi. 


Benghazi est hautement symbolique du "printemps arabe" : elle est en effet le point de départ de l'insurrection dans l'est de la Libye, en février 2011 .

A Benghazi, le 23 octobre 2011, le président du CNT Moustapha Abdeljalil proclame la ' libération ' de la Libye, mettant officiellement fin à la guerre civile qui durait depuis huit mois. Le lendemain, Abdeljalil annonce son souhait que la charia soit à la base de la future législation libyenne, ce qui provoque l'inquiétude gratuite de l'Union européenne et des États-Unis sur le respect des droits de l'homme - et de la femme - en Libye.


Le président des États-Unis Barack Hussein Obama a promis mercredi que justice serait faite après l'attaque de Benghazi qu'il a qualifiée de ..."scandaleuse".


Le ministre des Affaires étrangères français, qui par ailleurs soutient les insurgés syriens manipulés par l'Arabie saoudite, a pourtant fustigé "ces actions absolument inqualifiables." 
On appréciera ainsi au passage la lucidité et la cohérence de Laurent Fabius, qui ne tire aucune conséquence de ces violences de fanatiques arabes:  " Nous avons condamné ces actions absolument inqualifiables, nous voulons dire aux autorités libyennes d'arrêter les coupables et de ne pas permettre ces exactions ", a déclaré le chef de la diplomatie française.

Le film islamophobe "L'innocence des musulmans", tourné aux USA, a été le prétexte à des mouvements violents d'indignation



Au Bangladesh, des manifestants ont brûlé des drapeaux américains et israéliens



De nouveaux affrontements entre protestataires et forces de sécurité  se sont déroulés comme une traînée de poudre dans le monde musulman, où de nombreuses ambassades américaines ont été prises pour cibles après la grande prière hebdomadaire du vendredi. 

C'est le cas au Yémen, en passant par le Bangladesh et jusqu'en Australie.

VOIR et ENTENDRE ce reportage de France 24 (13/9/2012) devant l'ambassade US au Yémen:


Au total, les affrontements qui ont opposé manifestants et force de l'ordre déployées pour défendre les missions américaines ont fait une dizaine de morts  à Khartoum, à Tunis, au Caire et à Tripoli et au Liban. Trois décès ont ainsi été signalés à Khartoum en république islamique du Soudan, deux à Tunis, un au Caire et un au Liban. 

Washington a dépêché des renforts pour assurer la sécurité de ses ambassades.
Deux militaires américains ont en outre été tués dans le sud de l'Afghanistan, lors d'une attaque revendiquée par les taliban, qui affirment avoir agi en représailles à la diffusion du film. 
Lors de la cérémonie organisée sur la base aérienne Andrews, dans l'Etat du Maryland, pour le retour des dépouilles des quatre Américains tués mardi soir dans l'attaque du consulat américain de Benghazi, en Libye, Barack Hussein Obama s'est engagé à rester ferme face à la violence.
  "Les Etats-Unis ne se retireront jamais du monde", a assuré le président, qui briguera un nouveau mandat le 6 novembre.

Le président américain a en outre rappelé aux autorités des pays concernés, où le printemps arabe a souvent porté des islamistes au pouvoir, leur "obligation d'assurer la sécurité" des installations et du personnel diplomatiques.
A Tunis, le ministre de la Santé Khalil Zaouia a fait état de deux morts et de 29 blessés, après les affrontements qui ont éclaté aux abords de l'ambassade américaine, où un groupe de manifestants avaient réussi à s'introduire avant d'en être délogé.


USA: "un pays ami"
Le président tunisien, Moncef Marzouki, a condamné "l'attaque de l'ambassade d'un pays ami", qu'il a jugée "inacceptable étant donné ses conséquences sur nos relations" avec Washington.
"Cette attaque entre dans le cadre d'un plan plus large visant à semer la haine entre les gens", a-t-il poursuivi. Les manifestants, pour beaucoup des militants salafistes, ont en outre mis le feu à l'Ecole américaine voisine de l'ambassade, qui était fermée.
A Khartoum (Soudan), les manifestants sont aussi parvenus à pénétrer dans l'ambassade en dépit de l'intervention des agents de sécurité qui ont procédé à des tirs de sommation. La radio soudanaise a fait état de trois morts. L'ambassade allemande a également été prise pour cible.
La photo montre des manifestants qui remplacent un drapeau allemand par un drapeau islamiste.

Au Caire (Egypte), un manifestant a été tué par balles, a-t-on appris de source proche des services de sécurité. Il s'agit du premier décès signalé dans la capitale égyptienne depuis l'assaut lancé mardi soir contre l'ambassade américaine par une foule dénonçant le film.
D'autres manifestations, pacifiques celles-là, ont été organisées à l'appel des Frères musulmans devant les mosquées du au Caire ou place Tahrir, après la grande prière hebdomadaire.
Dans le Sinaï, deux militaires colombiens ont été blessés dans l'attaque d'une base de la mission d'observation internationale, selon un représentant de ce contingent.

"C'est Obama qui nous a attaqués !"

La tension place le président égyptien Mohamed Morsi, un islamiste issu des Frères musulmans, devant l'obligation de trouver un juste équilibre. 

Quelque 3.000 manifestants se sont déchaînés devant l'ambassade américaine.

Les Etats-Unis fournissent une aide militaire annuelle de l'ordre de 1,3 milliard de dollars.
En visite en Italie, où il poursuivait vendredi une tournée européenne, Morsi a de nouveau condamné le film, dénoncé les violences et promis de protéger les représentations diplomatiques. 
"Morsi les protège et nous agresse alors qu'il devrait nous laisser entrer (dans l'ambassade)", a lancé un jeune manifestant croisé vendredi au Caire. "Avant la police, c'est Obama qui nous a attaqués !", hurlait un autre cairote, accusant le président et le gouvernement américains d'avoir insulté le prophète Mahomet.

A Tripoli, dans le nord du Liban, un manifestant qui dénonçait également la visite préparée de longue date que le pape Benoît XVI a entamée à Beyrouth, a été tué par les forces de l'ordre.
En Libye, l'espace aérien a été fermé au-dessus de l'aéroport de Benghazi, où des drones américains ont été pris pour cible par des miliciens islamistes. Deux contre-torpilleurs de l'US Navy sont attendus sous peu devant les côtes libyennes et Barack Obama a promis que les assassins de l'ambassadeur américain Chris Steven, tué mardi soir, auraient à répondre de leur crime.

D'autres rassemblements ont été organisés en Malaisie, au Pakistan, où est mort Ben Laden en mai 2011, au Bangladesh, en Iran, en Irak, au Nigeria, en Jordanie, à Bahreïn, au Qatar et au Yémen, où quatre personnes avaient été tuées jeudi selon un nouveau bilan.

Des musulmans radicaux s'en prennent ici au consulat américain  à Sanaa, lieu de la révolte yéménite de 2011.
 
Trente mille personnes ont en outre défilé dans la bande de Gaza.

En Afghanistan, où un mannequin à l'effigie de Barack Obama a été brûlé dans la province orientale de Nangarhar, la tête du pasteur américain Terry Jones, associé à la promotion du film et déjà à l'origine d'émeutes anti-américaines en 2008, a été mise à prix pour 100.000 dollars.
Trois jours après les premières violences imputées à la diffusion sur internet de "L'innocence des musulmans", les conditions dans lesquelles ce brûlot amateur a été produit et réalisé commencent à se préciser. 

Le producteur de ce navet serait un promoteur immobilier israélo-américain de 52 ans du nom de Sam Bacile, pseudonyme d'un activiste accusé tantôt d'être un extrémiste chrétien, tantôt de militer à l'extrême droite. D'après lui, ce film à petit budget et au titre ironique serait une façon de "dénoncer les  hypocrisies de l'islam", une religion qu'il considère comme "un cancer". Un film de haine et d'intolérance qui présente le prophète Mahomet comme un idiot, soumis au péché de la luxure et maltraitant les enfants, des attaques classiques et récurrentes.   
Ce prophète, un "beau modèle", comme dit le Coran, qui serait un schizophrène pour les uns, un épileptique pour les autres,  consomma une union avec une mineure en bas âge (neuf ans),  séduisit la femme de son fils adoptif, et  pratique régulièrement l'assassinat de ses opposants, dont 700 juifs  décapités en une seule journéeRenan le décrit comme un "ambitieux machiavélique et sans cœur" et Voltaire en "imposteur".

Morris Sadek, un activiste copte vivant en Virginie, a affirmé dès mardi soir avoir joué un rôle dans la promotion du film, dont un clip de 13 minutes en anglais circule sur internet, tout en précisant n'être "intéressé que par la première partie du film" qui mettrait selon lui en lumière les discriminations dont sont effectivement victimes les coptes d'Egypte.


Il a communiqué un numéro de téléphone qui serait celui du réalisateur. Ce numéro correspond au domicile de Nakoula Basseley Nakoula, un autre copte égyptien résidant à Cerritos, une banlieue de Los Angeles, en Californie.

Condamné en 2010 pour fraude, il est sorti de prison en juin dernier, selon les autorités américaine. Une enquête a été ouverte pour déterminer s'il a respecté les termes de sa remise en liberté conditionnelle.