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mardi 3 décembre 2019

Retraites: Blanquer humilie les grévistes du 5 décembre

"Certains sont en grève parce qu'ils ne comprennent pas tout", assène le pédagogue 

Macron veut passer par le test de la rue

Deux des arrogants de la macronie


Pour défendre la réforme des retraites qui mobilise contre elle une grande majorité des Français selon les sondages, à trois jours de la mobilisation contre la réforme, sur RTL lundi 2 décembre, le ministre démagogue de l'Education a assuré qu'il s'agit d'assurer "pour les générations à venir", une "retraite plus équitable et plus simple". 

"Si nous voulons assurer l'égalité et la simplicité (...), nous devons jouer sur un paramètre," a ajouté ce proche d'Alain Juppé.
"Les trois paramètres qui existent en matière de retraite, c'est le niveau de pension, le montant des cotisations et l'âge de départ à la retraite", a expliqué le ministre, qui s'exprimait au lendemain d'une réunion organisée à Matignon pour faire le point sur cette réforme contestée des retraites, à quelques jours de la journée de mobilisation du 5 décembre.

"Nous savons que nous ne voulons pas diminuer le montant de la pension. [Le peuvent-ils, et après eux leurs successeurs, puisque la valeur du point de retraite dépend du contexte économique]. C'est l'engagement vis-à-vis des Français (...). Nous ne souhaitons pas travailler sur l'augmentation des cotisations, parce qu'il y a déjà beaucoup de charges sociales sur les Français", a développé Blanquer, ex-recteur d'académie à Créteil, quand son ami Xavier Darcos fut lui-même ministre à son poste actuel.

"Toute la discussion porte sur l'âge", a indiqué le ministre, ajoutant que "ce point-là n'est pas encore défini", "il se discute", depuis 18 mois. A la question de savoir si tout le monde allait devoir travailler plus longtemps, le ministre a répondu - de manière biaisée -  qu'"indépendamment de la réforme, tout le monde a compris que dans un pays où on vit plus vieux et où il y a moins d'actifs, il est normal d'agir sur l'un des paramètres".

Les Français sont déconnectés... du gouvernement

Quant à ceux qui ont annoncé vouloir faire grève, "je pense que certains sont en grève parce qu'ils ne comprennent pas tout", a lâché le ministre à l'encontre des "gens qui ne sont rien", avant de se reprendre et d'ajouter qu'il appartient au gouvernement d'expliquer la réforme avant la grève du 5 décembre. 
D'autres "ont envie de faire valoir leur façon de voir, ce qui est tout à fait leur droit en démocratie", a poursuivi le ministre qui a maintenu l'élément de langage sur la volonté de dialogue [de sourds] du gouvernement en amont du mouvement social.

S'exprimant sur les retraites des enseignants, le ministre a expliqué que les primes - lesquelles n'existent que pour les hauts fonctionnaires  - seront "intégrées" dans le calcul des rémunérations. Aujourd'hui, les primes "ne sont pas très élevées", a-t-il concédé, avant d'assurer que le gouvernement "travaille sur cette inégalité", notamment en revalorisant les salaires. "Il y a des revalorisations en 2020 qui ont déjà été budgétées", a rappelé Blanquer, évoquant "850 millions d'euros pour le pouvoir d'achat des enseignants" en 2020, avant d'autres mesures en 2021.
"En même temps", en septembre 2018, le ministère a annoncé des suppressions de postes en 2019 : moins de postes pour plus de pouvoir d'achat. C'est de cette façon que le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a justifié la suppression, dans "le second degré et les services administratifs", de 1.800 postes cette année qui s'achève, dans un contexte global d'économie. Cela représente "0,2% des emplois du ministère", a précisé le ministre dans un entretien avec Le Figaro. 

vendredi 11 octobre 2019

Trahi et humilié par le rejet de Goulard de la Commission européenne, Macron peut-il rebondir en Europe ?

Macron va tenter de redorer son image et sauver ses ambitions européennes

Le rejet massif par les eurodéputés de sa candidate à la Commission européenne, Sylvie Goulard, douche les ambitions de Macron
Résultat de recherche d'images pour "Macron cocu"


Dans l'UE, il doit maintenant sauver ses projets de réformes: il en avait fait un de ses arguments politiques en France, avant que ne l'atteigne l'affaire Goulard à rebondissements qui a fait chuter Bayrou.
"C'est objectivement dur, car on se bat depuis des mois pour remettre de l'influence française dans l'UE", commente, amère et anonyme, une source proche à Bruxelles de l'Elysée, qui dénonce "des jeux d'appareil", alors que Paris peine à monter une alliance des centristes du groupe parlementaire "Renew", dont font partie les eurodéputés macroniens, avec les groupes PSE, PPE et Verts. C'est "objectivement dur" également, quand on a perdu la face et toute crédibilité internationale en termes d'exemplarité.

Macron tombe de son armoire, constatant aussi la démonétisation de "Renew Europe"

Ce groupe politique nouveau du Parlement européen (juin 2019) avait pour mission de supplanter le Parti Populaire Européen (PPE) en étendant le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) aux partis qui, comme La République en marche (LREM), ne souhaitent pas la mention du libéralisme dans leur appellation.

A Bruxelles, ses adversaires du PPE lui ont administré une sévère défaite qui pourrait briser son élan. 
Il voulait faire une sorte d'"En Marche européen", mais l'affaire Goulard dans laquelle il s'est entêté, marque un coup d'arrêt à ses ambitions.

Le revers historique du jeudi 10 octobre fait écho à l'impuissance de
la calamiteuse tête de liste de son parti aux élections européennes
Nathalie Loiseau, qui a échoué à prendre la tête de Renew, en raison de déclarations maladroites, provocatrices et aggressives contre ses collègues.

L'arrogant Macron a perdu un pari risqué.
Il avait pourtant reçu de nombreuses mises en garde de ses proches contre le risque d'un échec de Sylvie Goulard, notamment de son vertueux allié François Bayrou, président du MoDem et Monsieur Propre du paysage politique français et donneur de leçons -  forcé de quitter le gouvernement en 2017 dans le sillage de Goulard, lors de la mise au jour d'un abus de confiance à l'encontre du Parlement européen : le MoDem avait mis sur pieds un système organisé d'auto-financement par des emplois fictifs d'eurodéputés du parti centriste.

A l'annonce du vote négatif du Parlement européen, Macron a reçu une volée de bois vert de toutes les oppositions nationales pour avoir affaibli la position française à Bruxelles en voulant imposer Goulard, qui avait démissionné du gouvernement pour la même affaire d'emplois fictifs que Bayrou au MoDem, mais en prétendant pourtant fourguer son haridelle à la Commission européenne. C'était sans compter avec les valeurs morales défendues par les eurodéputés que bafouent la majorité présidentielle en France, du même coup stigmatisée à Strasbourg.

Un "désaveu cinglant" selon Marine Le Pen, quand Manon Aubry (LFI) a applaudi "une victoire de l'éthique sur le fric" et que Nadine Morano (LR), tout comme Raphaël Glucksmann (ex-candidat PS-Place Publique) parlent d'une "claque" pour Macron.
"Comment le président Emmanuel Macron a-t-il pu faire le choix d'affaiblir à ce point la position de la France en Europe et d'ignorer avec autant d'arrogance l'indispensable éthique qui doit guider nos institutions ?", a grondé Yannick Jadot (EELV).

Ire de Jupiter, contre l'hydre européenne

Macron ne s'en prend pas à lui-même. Lors d'une conférence de presse à Lyon sur le Fonds mondial pour le Sida, il est apparu particulièrement courroucé, évoquant avec aigreurs les assurances qu'il avait reçues de la présidente élue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'obtenir le feu vert des groupes parlementaires.  Un deal en coulisses qui agace sérieusement les citoyens européens.

Le cocu à la crête pendante se plaint de son infortune. 
"J'ai besoin de comprendre ce qui s'est joué, de ressentiments, peut-être de petitesses", a gémi le locataire de l'Elysée
"J'aime que, quand les engagements sont pris, ils soient tenus", a-t-il accusé, révélant avoir soumis trois noms à Mme Von der Leyen, une stratège habile qui aurait, selon lui, approuvé le choix de Sylvie Goulard. Mais U. Von der Leyen est à Bruxelles, à la présidence de la Commission européenne, et non pas à Strasbourg, à la présidence du Parlement européen, lequel valide le choix. Ou non...
Et le petit coq est tombé le nez dans son tas de fumier. "On m'a dit 'votre nom est formidable, on le prend' et à la fin on me dit 'finalement, on n'en veut plus'. Les mêmes ! Il faut qu'on m'explique !", a explosé celui qui, depuis son entrée en politique, a pour habitude d'aller pondre dans le nid des autres.

Son Plan B était à l'époque son insipide ministre de la Défense Florence Parly, celle-là même qui a déjà succédé à Goulard aux Armées, sa doublure. Une source européenne avançait aussi, et pourquoi pas, le nom d'un autre cheval de retour, celui de l'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal, bien qu'elle ait perdu sa puissance de travail et de nuisance depuis qu'elle est congelée au poste fictif d'"ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique". Plus sérieusement, le nom du négociateur du Brexit, l'excellent  Michel Barnier, a aussi circulé.

Les ailes coupées, que devient Macron ? 

Sans doute, puisqu'il a manqué un épisode au feuilleton Goulard, d'abord réclamer une explication de texte : "avoir une discussion assez franche avec la présidente de la Commission", comme il l'en a menacée.

En laissant échapper le mandat promis à Sylvie Goulard pour la France, 
Macron, pour qui l'Europe est une priorité, a perdu un levier important, le vaste portefeuille du Marché intérieur, comprenant la politique industrielle, le numérique, la défense et le spatial.
Il comptait sur Goulard pour relancer une politique industrielle de grands projets européens, après deux années où ses tentatives de relance ont piétiné, dans une Europe sans tête, depuis que le Royaume-Uni se désunit dans le Brexit et que Merckel est malade. 
L'axe franco-allemand est d'ailleurs faussé. 
Macron n'est pas parvenu à faire tomber les réticences de Berlin, qui l'a empêché notamment de mettre en place un important budget de la zone euro pour relancer l'économie.
L'idée de nouveaux programmes type Airbus devait être au programme de sa rencontre avec Angela Merkel dimanche soir à l'Elysée, puis mercredi 16 octobre à Toulouse, où ils visiteront le siège de l'avionneur européen.

Que peuvent désormais les coups de menton de Macron ?
Et Sylvie Goulard - qu'il a récompensée dès janvier 2018 de son conflit d'intérêts d'une nomination de second sous-gouverneur de la Banque de France - peut-elle décemment y retrouver lundi son rond de cuir ?

mercredi 8 mai 2019

Le lobby écolo assume l'hystérie de Claire Nouvian

La meute assaille le CSA d'une centaine de plaintes accusant Pascal Praud sur CNEWS d'humiliation de cette militante écolo

"Plus de 90 signalements" d'une séquence où Claire Nouvian perd ses nerfs


Ecologiste, cas pathologique ou islamo-gauchiste ?

Invitée 
à débattre "pour la première fois" dans l’émission L’heure des pros,  elle avait promis de se discipliner, mais la candidate écolo de la liste Place publique-PS - à la ramasse dans la campagne des Européennes - s'est déchaînée, interrompant sans cesse les chroniqueurs du 6 mai 2019,  affichant son mépris de ses contradicteurs, bien qu'elle ne soit pas plus "scientifique" qu'eux, et les traitant de "ringards" et de "réacs", tout en se posant en victime 

Les enjeux du scrutins ont pourtant incité les arrogants de la bande à Glucksmann à chercher des poux dans la tête des hôtes de la numéro 3 sur leur liste, Pascal Praud et Elisabeth Lévy.  
Se jugeant prise dans "un guêt-apens climatosceptique", Claire Nouvian sort de ses gonds. Les soutiens de la sectaire dénoncent aujourd'hui le "mépris, moqueries, humilitations, insultes, parole interrompue" ('est tout, pour l'heure !) réservés à Claire Nouvian par Pascal Praud et Elisabeth Lévy lors de l’émission.

Un montage vidéo a fait le buzz sur Twitter. 
Suite à cette émission, Claire Nouvian a publié une vidéo sur Twitter, où elle reconnaît avoir perdu son sang-froid: "Et donc j’ai dit que je trouvais ça ahurissant. Et comme j’ai porté la contradiction, là j’ai eu droit à la totale de la séquence sexiste, misogyne. On m’a traitée d’hystérique, de folle, de mal élevée, avec un melon comme ça qui passait plus les portes, qu’il fallait me calmer mademoiselle, qu’il fallait laisser parler les autres. Bref la totale."

Mais Nouvian a ouvert les hostilités en traitant E. Lévy de "dingue"...
Dans cette séquence, Pascal Praud lance la question: "Est-ce que vous diriez qu’il y a depuis 30 ans dans le monde, un dérèglement climatique? Oui ou non?". Stupéfaite par la question, si naturelle soit-elle, Claire Nouvian réagit: "Attendez, mais vous en êtes encore là? C’est pas une émission de climatosceptiques quand même?", s'irrite-elle aussi sec. C’est là que l’émission s’envenime. 

Estimant qu'il n'y a pas de débat sans contradiction, Praud et Lévy soulignent que les climatosceptiques, même s’ils sont minoritaires, doivent avoir droit à la parole. Indignée par ce relativisme, Claire Nouvian sort de ses gonds et qualifie Elisabeth Lévy de "rétrograde", avant d’ajouter "on ne peut pas laisser dire ça !". La chroniqueuse tente alors de lui faire comprendre que le principe d’un débat : "ici on laisse dire les choses avec lesquelles on n’est pas d’accord"

Hors d'elle et agitant les bras en tous sens, Nouvian lance à Elisabeth Lévy: "Mais vous êtes dingue!", puis "vous êtes complètement tarée !". 
Praud, qui ne laisse pas passer l’insulte, lui demande de se calmer et défend la liberté de parole des interlocuteurs
Lévy lui retourne alors le compliment à l’écologiste: "C’est vous qui êtes folle! C’est vous qui êtes dingue. Depuis tout à l’heure, elle prétend empêcher les gens d’exprimer la contradiction!" souligne-t-elle.

Les maoïstes adressent 
près d'une centaine de plaintes au CSA en une journée

Ils ne montrent pas l'intégralité de l'échange et
présentent un montage-vidéo de l’émission pour accréditer la thèse de l’humiliation de Claire Nouvian et provoquer le buzz sur Twitter le 7 mai, à tel point que le nom de Pascal Praud reste durant plusieurs heures en Trending Topics, ces sujets les plus discutés sur le réseau.

Mardi 7 mai à 17h45, le CSA indiqua avoir reçu
"plus de 90 signalements sur cette séquence". Pour l'heure, on ignore si ces plaintes sont des copiés-collés par la meute maoïste se fiant à la séquence montée ou si elles émanent d'authentiques téléspectateurs de l’émission.

VOIR et ENTENDRE
donc l'intégralité de la séquence:

A ce sujet,
lire PaSiDupes du 6 mai :


dimanche 16 décembre 2018

"Gilets jaunes" : la gauche porte une "lourde responsabilité" dans la crise, souligne Taubira

L'état de la gauche est "désespéré et désespérant"

L'ancienne ministre de Hollande est sans indulgence pour son camp
 


Résultat de recherche d'images pour "Taubira Macron"Christiane Taubira n'épargne pas ses camarades à gauche. A propos de la crise sociale portée par les "gilets jaunes", elle observe dans un entretien au Journal du dimanche que l'opposition de gauche est dans un état "désespéré et désespérant".

L'impopulaire ancienne garde des Sceaux du socialiste Hollande a pointé le rôle de la gauche dans cette colère populaire.
La responsabilité de la gauche "est lourde, très lourde", a déclaré celle qui contribua pourtant à son effondrement de 2012 à 2016. "Elle peut l'être plus encore si la gauche ne comprend pas que c'est à elle qu'il revient d'offrir un débouché politique à ce mouvement", a-t-elle néanmoins estimé. 
La gauche "doit dégager très vite une perspective, au lieu de continuer à bavarder, rabâcher, radoter des choses informes et insensées", a taclé l'ancienne députée de Guyane, sans pour autant faire de proposition.

"Condescendance" d'Emmanuel Macron

Résultat de recherche d'images pour "Taubira Macron"

Elle est tout aussi avec vacharde avec son ancien collège au gouvernement Valls 2
Macron "raisonne en termes de performance, de productivité, de résultats lucratifs", dénonce-t-elle chez le président Macron. Le chef de l'Etat "surplombe les individus avec hauteur et condescendance", a-t-elle estimé, sans illustrer son propos. Une évidence...

Quant au chef de file de la France insoumise, Taubira reproche à Jean-Luc Mélenchon de tenter de récupérer le mouvement des "gilets jaunes". Pour elle, il y a "une certaine indécence à appeler à la mobilisation celles et ceux qui se sont soulevés sans mot d'ordre politique ou syndical". Un jugement non étayé.

Pour l'ex-représentante du Parti radical de gauche (PRG), le mouvement des "gilets jaunes" est plein d'ambiguïtés, avec "à la fois du sublime et des traces de choses abjectes", notamment des idées "sexistes, racistes, homophobes, xénophobes, antisémites".

VOIR et ENTENDRE un reportage de CNews sur la mobilisation Gilets jaunes du 15 décembre, l''acte V' d'un mouvement citoyen sous les coups du pouvoir répressif, avec un déploiement hors normes de forces de sécurité et d'une pluie d'interpellations :

Taubira, le retour en politique ?

Interrogée sur une possible candidature aux élections européennes de mai 2019, Christiane Taubira a assuré avoir été approchée tout à la fois par l'écologiste Yannick Jadot (EELV), l'ex-candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, et le chef actuel du Parti socialiste, Olivier Faure. "Mais c'est encore une fois chacun dans son couloir ! Il est tragique que la gauche ne se rende pas compte que l'enjeu, aujourd'hui, n'est plus de conduire une liste, ni de se vautrer dans le confort de l'inefficacité, de la stérilité, du manque d'imagination", a déploré l'ancienne élue, qui n'indique pas si elle a rallié l'une des listes.
Taubira n'admet la course en couloir que si celui de la gauche lui est réservé.
Elle n'a jamais été euro-députée: le scrutin de liste et le collectif ne sont pas sa tasse de thé.

S
ur le "mariage pour tous", Taubira et Macron s'étaient allumés

Dans un entretien du 22 février 2017 sur la gauche, son identité et ses valeurs, voire les débats sur une éventuelle candidature commune, Christiane Taubira avait fait la leçon à Emmanuel Macron, dans Le Monde. 
Son collègue ministre dénonçait l'humiliation infligée aux opposants au mariage pour tous. Libération avait réagi le premier, le 16 février, en estimant que le candidat d'En marche!  niait les violences homophobes subies par les personnes LGBT et que Macron réécrivait l'histoire en déclarant que le gouvernement avait "humilié la France de la Manif pour tous".

Une façon de réécrire l'histoire des débats autour de cette loi d'égalité, écrivait Libération à ce sujet et qui a suscité l'émoi de la communauté LGBT. Et Christiane Taubira de rebondir : "Les agressions physiques homophobes, c'est la Manif pour tous qui les a supportées ? Les insultes homophobes, la disqualification de toute famille en dehors de celle avec un papa, une maman, un petit garçon et une petite fille… Ces gamins qui ont entendu qu'on les traitait "d'enfants Playmobil". Elle était dans quel camp, l'humiliation ?

L'humiliation vise aujourd'hui l'ensemble de la population éreintée par la charge fiscale : le prix des carburants a repris sa marche ascensionnelle. Depuis l'allocution de Macron, le litre de diesel est à plus d'1,40 euros à la pompe. La pédagogie du "sachant" de l'Elysée - qui ne connaît pas les fins de mois difficiles mais qui fait pourtant la leçon aux Français - est une humiliation que Macron a assumée : il disait l'"entendre" et la "comprendre", mais s'entêtait à l'infliger, pour le bien de tous...
Les "miettes" de la bûche de Noël rassasieront-elles la population en gilets jaunes des ronds-points?

lundi 1 octobre 2018

Saint-Martin : Macron tente de dédramatiser les gestes qui l humilient

La reprise de contact de Macron avec la population vire en odieuse insulte à sa personne et à sa fonction

La presse avait censuré les photos d'insultes frontales, mais les réseaux sociaux les ont diffusées.

Macron semble malmene et inquet de lq tournure des evenememts
Macron dédramatise une photo controversée avec des jeunes Noirs dont il comptait instrumentaliser la mauvaise vie à Saint-Martin en leur faisant la leçon sous l'oeil des caméras.
Emmanuel Macron a tenté de dédramatiser une photo controversée prise à Saint-Martin aux côtés de deux jeunes quand l'un des hommes noirs lui adresse un doigt d'honneur immortalisé par Twitter et des images immédiatement dénoncée par la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, alors que la majorité présidentielle détournait le regard.

Lien:https://twitter.com/MLP_officiel/status/1046427743905353729?s=19

Interrogé sur ce cliché dimanche lors d'un point presse à Baie Orientale, le chef de l'Etat a assuré qu'il "aime chaque enfant de la République, quelles que soient ses bêtises". La grossièreté et l'irrespect banalisés au sommet de l'Etat au grand dam des professionnels au contact de cette jeunesse perdue
Marine Le Pen se voit reprocher d'avoir exprimé le scandale provoqué par cette image "impardonnable" et d'une gravité sans commune mesure avec la familiarité du collégien qui avait appelé Macron "Manu" le 18 Juin dernier au Mont Valérien.

"On ne tirera rien des discours de haine"
 
"Ce qui fait que je me suis battu pour être élu face à Marine Le Pen et que je suis là aujourd'hui, c'est parce que j'aime chaque enfant de la République, quelles que soient ses bêtises, parce que bien souvent, parce que c'est un enfant de la République, il n'a pas choisi l'endroit où il est né, et il n'a pas eu la chance de ne pas en faire", a réagi Emmanuel Macron, applaudi, lors du point presse.
Emmanuel Macron réplique à Marine Le Pen sur le thème des enfants de la République
Il a raconté qu'après cette photo, les deux jeunes qui y figurent avaient porté une jeune fille handicapée qui souhaitait l'embrasser. Ils ont "été capables de faire ça car je les ai regardés avec confiance, parce que je les ai respectés. C'est ça la République", a-t-il raconté, en l'absence de photos. 

Le premier jeune sur la photo, chez qui il s'était invité, est récemment sorti de prison pour braquage et Macron l'avait enjoint samedi à trouver du travail. Mais l'individu lui avait opposé qu'on ne trouve pas un emploi à Saint-Martin simplement en "traversant la rue".

Le second, qui fait le geste déplacé, "est en CAP, il fait des études", a précisé Manuel Macron dimanche. Il a souligné que son "objectif, c'est d'aider cette jeunesse".
Dans le déni de la réalité vécue, Macron a lancé qu' "il faut arrêter de penser que notre jeunesse, parce qu'elle est d'une certaine couleur ou à un moment a fait des bêtises, il n'y a rien à en tirer", a-t-il insisté. 

Jupiter humilié politise une situation d'incivilité
"Marine Le Pen n'est pas avec le peuple", a-t-il encore dit. "Marine Le Pen, c'est l'extrême droite, et l'extrême droite ce n'est pas le peuple. Je suis président de la République et je ne laisserai à personne le peuple", a assuré Emmanuel Macron.

Promiscuite de mauvais gout
Le président a par ailleurs assumé ses propos à l'adresse d'un jeune horticulteur au chômage mi-septembre, auquel il avait conseillé de se réorienter dans la restauration, en manque de bras. "Ce jeune homme, j'avais raison de lui dire ça (...) Je regrette si parfois c'est mal compris mais je ne regrette pas de le dire". "Je suis fait comme ça, je suis désolé je ne vais pas changer, je ne vais pas faire de mea culpa", a-t-il dit. "Je m'emporte parfois avec les gens parce que je suis naturel", a-t-il ajouté, en disant les "aim(er)" et en assurant qu'il ne "va pas (s')arrêter d'aller au contact".



vendredi 30 mars 2018

Montpellier: une fac de gauchistes et l'autre empêchée d'étudier

A Montpellier, deux facs, deux ambiances 

L'occupation sauvage d'un amphi par des trotskistes, étudiants ou non, boursiers ou non, en marge d'une AG, a conduit à son évacuation obligée
Fac bloquée : ces étudiants réclament le droit d'étudier.
Sont-ils des fachos?
Il fallait rendre la fac à sa fonction et donc aux étudiants désireux d'étudier dans une relative sérénité. Les occupants révolutionnaires hostiles à la réforme de l’entrée à l’université avaient réveillé les tensions entre les facultés de lettres et de droit et contaminé les lycées où ils ont des relais. 
Le 1er février 2018, lors de la journée nationale de mobilisation contre le Plan étudiants, la plate-forme Parcoursup et les projets de réforme, la direction de l'Université, pourtant qualifiée de fasciste, avait autorisé l'occupation des locaux.


Jeudi 22 mars, un amphi de la fac de droit de Montpellier est occupé par des gauchistes, à la suite d’une manifestation. Ce blocage, qui doit se terminer le lendemain à 8 heures, a été voté un peu plus tôt dans l’après-midi, lors d’une assemblée générale tendue où le scrutin n'est pas un modèle de démocratie. Plusieurs témoins racontent les échanges véhément entre des étudiants en droit et des chargés de TD, soutenus par plusieurs professeurs, d'une part, et des occupants extérieurs à l’établissement, d'autre part. 

Une vidéo montre "l'humiliation" du doyen de la faculté, Philippe Pétel, par les squatteurs trotskistes. Selon ce dernier, le préfet, sollicité, refuse de donner l'ordre aux forces de l'ordre d'intervenir pour déloger les étudiants.
C’est un document que ni Libération, Le Monde et Mediapart, ni la LDH ne présentent : une vidéo tournée en fin de semaine dernière dans le hall de la faculté de droit, à Montpellier, montre des jeunes femmes, brut de décoffrage, débarquer avec des tampons hygiéniques maculés de sang -ou de ketchup ?-, s’avancer en direction du doyen Philippe Pétel et l’humilier longuement.
Le doyen a répondu à la provocation par quelques notes d’humour, tentant visiblement de calmer les excitées, dont on ignore s’il s’agissait d’étudiantes de la faculté de lettres Paul Valéry ou de militantes d’un collectif d’anars, ou ceux de l’ex-cinéma du Royal qui squattent des bâtiments publics et privés à Montpellier, comme des témoins l’assurent…
Selon des témoins, ces jeunes femmes ont manifesté leur colère, d’abord à deux agents de sécurité sur place, puis au doyen, à cause de la condamnation des accès aux toilettes. Considérant les risques pour la sécurité des unes et des autres, les toilettes de la faculté de droit sont évidemment fermées en début de soirée.
VOIR, ENTENDRE, DIFFUSER et TRANSMETTRE  à la LDH : 

Parmi ces intrus, beaucoup sont étudiant-e-s de la faculté de lettres et de sciences humaines (clairement classée à gauche), venus de Paul-Valéry pour "externaliser leur lutte" vers le centre-ville de Montpellier, explique un étudiant en droit sympathisant. 
Membre du comité de mobilisation de la fac de droit et de sciences politiques, il admet que sa position est minoritaire dans l’unité. "Parmi les personnes de la fac, il y a une très forte scission entre les étudiants et les profs en sciences politiques, d'un côté, et ceux de droit, de l'autre", résume le cheval de Troie.
L’ancien doyen de la fac de droit - l’un des trois marqués à gauche en cinquante ans, selon ses dires - Paul Alliès rappelle que l’opposition des deux universités a des racines profondes. 
Résultat de recherche d'images pour "paul alliès Edwy plenel"
Dans un billet de blog publié sur ...Mediapart, site trotskiste, le socialiste radical écrit qu’"à chaque mouvement étudiant, les doyens [de la fac de droit et de sciences politiques] étaient saisis d’une angoisse : l’invasion de leur établissement par "les hordes" venant de Paul-Va".
Paul Alliès, 73 ans, fut professeur de droit à l'Université Montpellier 1 et homme politique élu au Conseil régional sur la liste de Georges Frêche (2008-2010), il devint secrétaire national adjoint du Parti socialiste et au secrétariat national à la rénovation du parti, aux côtés d'Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon, situés à la gauche du PS. Depuis 2009, il est président de la 'Convention pour la 6e République'. Paul Alliès publie au Club de Mediapart.
A Montpellier, les étudiants en droit sont partagés. 
Joss, 20 ans, en troisième année, affirme être très choqué par l’action menée par les révolutionnaires : "C’est inadmissible que des gens de Paul-Va prennent notre fac en otage. Ils ont occupé notre amphi sans volonté de débat contradictoire. On a essayé de prendre la parole, mais on se faisait couper le micro, on nous traitait de bourgeois fachos. Moi, je suis boursier et je travaille pour me payer mon année." 
Louis, 22 ans, en cinquième année, enchaîne : "On est des bosseurs, pas des fascistes." 
Pour Marc, 20 ans, en deuxième année, "les étudiants de Paul-Va se sont crus à la révolution. Ils ont débarqué chez nous et ont voté pour notre occupation !" Méthode totalitaire.

La situation a dégénéré le 22 mars au soir lorsque, équipé de tasers et de planches de bois, un groupe d’étudiants cagoulés est venu déloger les occupants et reprendre possession de ses locaux. 
Dès le lendemain, le Parquet de Montpellier a ouvert une enquête en flagrance pour violences en réunion et avec armes. Une dizaine de plaintes étaient déposées par les squatteurs. 

Mercredi, Philippe Pétel, le doyen qui avait démissionné pendant le week-end, et Jean-Luc Coronel, professeur d’histoire du droit, sont placés en garde à vue, ce qui ne présume pas d'une quelconque culpabilité. 

Les occupants légitimes démentent.
Les accusateurs assurent qu'ils ont respectivement facilité les affrontements, mais les accusés démentent y avoir pris une part active. Jeudi à la mi-journée, leur garde à vue a pourtant été prolongée après vingt-quatre heures, a appris Libération, journal militant marqué à gauche, auprès du procureur. 
Jeudi 28 mars au soir, une semaine après les faits, le doyen et le professeur étaient mis en examen, a annoncé le procureur Christophe Barret. Philippe Pétel pour complicité d’intrusion et Jean-Luc Coronel pour complicité d’intrusion et violences en récidive, en raison d’une condamnation datant de 2013. Accomplie.

Tous les deux ont été placés sous contrôle judiciaire. 
A l’enquête judiciaire s’ajoute une enquête administrative, qui devrait rendre ses conclusions en fin de semaine, selon la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, qui n'a pas tergiversé. Après leur placement en garde à vue, P. Pétel et J.-L. Coronel ont été suspendus. 

Pour la Ligue des droits de l’homme (LDH), très investie dans le dossier du côté des ...extrémistes pro-occupation, cette avalanche ne suffit pourtant pas. L’association reproche à l’administration (et notamment au corps professoral) de la fac de droit son manque de fermeté dans la condamnation des affrontements. Sans doute approuvent-ils cette tentative de retour à la maîtrise des locaux dont ils ont la responsabilité.

La LDH s'ingère aussi en appuyant le comité de mobilisation de la fac, les grévistes anti-réforme, qui pointe la possible responsabilité d’un employé à la sécurité anti-incendie de la fac dans les violences en affirmant qu’il possédait un taser. L'auto-défense est illégale.

Contamination, revanche de la gauche : après les amphis, 
les lycées et la rue. 

Ce sigle ("All cops are bastards", "tous les flics sont des salauds"), signe l'origine des troubles,
les anarcho-autonomes de l'extrême gauche 


Jeudi matin, vers 10 h 30, des lycéens, solidaires des étudiants gauchistes de la fac de lettres, ont tenté à leur tour de bloquer deux de leurs établissements, Jules-Guesde et Mermoz. Un élève a été interpellé pour dégradation de matériel urbain. Des lycéens dejà vus parmi les envahisseurs de la fac de droit, se sont ensuite réunis en AG à la fac de Lettres Paul-Valéry, pour tenter d’organiser un blocus des lycées. 
Dans l’amphi, on boit, on fume, on mange et on papote dans la désorganisation la plus totale. Maya et Isidore, tous deux en classe de première, évoquent (spontanément ?) "la convergence des luttes" et espèrent un "grand blocage de tout Montpellier pour le 3 avril". Révolutionnaires ?
En 2008, le gouvernement était alerté sur la résurgence de l'ultra-gauche mise en cause dans le sabotage de lignes SNCF, dès juin lors de la série d'alertes à la bombe contre les TGV en Savoie, assorties d’une lettre de revendication évoquant les Brigades rouges italiennes.
Jean-Yves Camus, chercheur en sciences politiques, soulignait que
sa radicalisation est liée à l'affaiblissement du mouvement antifasciste depuis que l’extrême gauche altermondialiste, désormais intégrée au jeu politique et électoral, s'est institutionnalisé.
A Strasbourg, telle se dit qualifiée de "sale race de gauchiste" 
Depuis une semaine, étudiants et lycéens occupent le palais universitaire de Strasbourg à la façon de SUD, émanation du NPA, reprise par les cheminots grévistes actuels.

Ici, pas de blocage, pas de syndicats à la tête du mouvement. On débat, on détricote les projets de loi, on révise, on organise des AG, entre soi, ce qui donne à l’ensemble des airs de ...Nuit debout. Bon enfant, dirait-on !
Mais
des étudiants venus manifester leur volonté de reprendre leurs cours en collant des affiches vinrent troubler cette fraternité anarcho-autonome et furent pris à parti. Aussitôt, six étudiants et lycéens se déclarèrent agressés, mercredi, dans l’enceinte de l’université par les minoritaires. "On va te défoncer ta sale race de gauchiste; on est du Bastion social, disent avoir entendu vers 22h30 les étudiants déjà bien éméchés. Alexia [le prénom a été maquillé], 18 ans, aurait été frappée au visage et aurait reçu un coup dans les côtes. Plusieurs étudiants assurent avoir été roués de coups de pied avant de parvenir à s’échapper.

La violence appelle la violence
Est incriminé, l’Arcadia, bar affilié au Bastion social, nouveau mouvement nationaliste fondé partiellement par des anciens du GUD (Groupe union défense) depuis Lyon, également implanté à Aix, Chambéry et Lille, car c’est le quatrième affrontement depuis l’ouverture, en décembre, de ce local. Ce qui s’est passé récemment dans les universités de Montpellier, Lille et au lycée autogéré de Paris, lycée expérimental créé en 1982 sous le ministre de l'Education nationale Alain Savary, pour une alternative au système éducatif traditionnel, où les élèves cherchent leur voie sans obligation d'assister au cours, [des heurts entre bandes extrémistes opposés], les a déterminés à ne rien lâcher. On assiste ainsi à un jeu de surenchère entre les ultras de gauche comme de droite dans les différentes villes. 
De son côté, le président de l’université de Strasbourg a "condamné ces violences" d'où qu'elles viennent et a "exprimé [sa] solidarité avec les étudiants et lycéens qui [les] ont subies". Consensuel, dans un monde de brutes. 

jeudi 30 novembre 2017

Les enfantillages de Macron au Burkina-Faso nuisent aux relations diplomatiques dans la région africaine

Emmanuel Macron disjoncte devant les étudiants de l'université de Ouagadougou

Macron doit inaugurer la plus grande centrale solaire d'Afrique de l'Ouest ce mercredi 29 novembre au Burkina Faso
Emmanuel Macron devant les étudiants de l'université de Ouagadougou.
Emmanuel Macron devant les étudiants de l'université de Ouagadougou 

Emmanuel Macron est parti en vrille quand, au cours de sa tournée africaine, une étudiante burkinabée l'a interrogé  sur l'ouverture d'une centrale électrique française et son impact sur la climatisation dans l'université de Ouagadougou car, s'il a d'abord répondu très justement : "Vous m’avez parlé comme si j’étais le président du Burkina Faso [Rires et applaudissements]! [...] 
Interrogez-vous sur le sous-jacent psychologique qu’il y a derrière votre interpellation et l’enthousiasme que ça a créé.



Vous m’avez parlé comme si j’étais le Président du Burkina Faso.

Il a ensuite perdu le contrôle.
 

"Vous me parlez comme si j’étais toujours une puissance coloniale [il incarne la fonction !], mais moi je ne veux pas m’occuper de l’électricité dans les universités au Burkina Faso! [sourire embarrassé du président Kaboré] C’est le travail du Président ! Alors, par contre, je vous rassure [le Président burkinabé quitte la salle, sans se retourner, adressant un geste ambigu à l'assistance]... du coup il s'en va," se gausse le showman en stand-up.
"Reste là ! [Un tutoiement que les étudiants n'apprécient pas: ils ne goûtent pas la plaisanterie et restent tout à coup silencieux]. "Du coup, il est parti réparer la climatisation," insiste Macron, croyant son humour irrésistible et inconscient de son manque de respect en présence de témoins sidérés.

Macron a-t-il créé un incident diplomatique au Burkina Faso ?" s'interroge l'AFP dans un "décryptage", comme Libération


"Il est parti réparer la climatisation", a lancé  à Ouagadougou mardi un président français exalté comme après un repas bien arrosé, devant quelque 800 étudiants que la plaisanterie n'a pas fait rire dans une ambiance pourtant très détendue par ailleurs, alors que son homologue burkinabé préférait s'éclipser discrètement.
Une familiarité très critiquée par l'opposition française, seule, puisque la presse de la majorité aux garde-à-vous nie farouchement que Macron ait pu provoquer un "incident diplomatique". Savoir donc si le président a eu un besoin urgent diplomatique ou s'il a voulu manifester son mécontentement.

A Ouagadougou, Macron a-t-il enterré la politique africaine de la France ?



6mediaBURKINA POLEMIQUE

OBSERVER l'insolence de la moquerie du Français :


L'AFP a pourtant réussi à aligner les rédactions de Libération ou Le Monde sur l'Elysée.
Sur Playbuzz ci-dessus, un anonyme a mis le paquet. On sait en revanche que "Brut" [de décoffrage?] est un media en ligne français exclusivement diffusé sur les réseaux sociaux et uniquement sous format vidéo. Co-fondé fin 2016 par Renaud Le Van Kim, directeur de la société KM Productions et issu de Canal+, ce media privé bénéficie désormais de la monétisation de son audience par France Télévisions qui diffuse certaines vidéos de cette société sur le site de la chaîne France Info.   

Revenu sur terre et à la raison, Jupiter ne se satisfait pas de la complicité des inconditionnels. Le Burkina-Faso aurait-il exprimé son mécontentement ? 

Sur RFI et France 24 mercredi soir, Emmanuel Macron a réagi sans tarder aux critiques. 

"Ce sont eux, les paternalistes car, c'est considérer qu'on ne peut pas faire d'humour quand on parle avec un dirigeant africain. J'aurais fait de l'humour avec tout dirigeant européen avec qui j'ai cette relation. Nous n'avons pas ce type de relation avec Angela Merkel. Je l'ai par exemple avec Jean-Claude Juncker. Je l'ai avec le Premier ministre luxembourgeois. Ça dépend de la relation personnelle. Il se trouve qu'avec Roch Kaboré, nous nous entendons bien et donc, nous plaisantons et d'ailleurs, ça ne vous aura pas échappé que ça l'a fait rire." Son hôte africain n'a plus ri lorsque Macron a répondu à la question déjà en soi insolente d'ironie de l'étudiante sur la clim activée pour sa venue... 

Le JDD est péremptoire : "Macron n'a pas créé d'incident diplomatique"

Le groupe Lagardère ne s'interroge pas. 
Il est monté au créneau pour soutenir Macron. "Contrairement aux dires de plusieurs media et de personnalités politiques, le président du Burkina Faso ne s'est pas du tout indigné d'un trait d'humour d'Emmanuel Macron," affirme la succursale d'Europe 1. 
Le groupe propriétaire Lagardère Active a rapproché les deux rédactions (Journal du Dimanche et Europe 1) qui doivent emménager dans les mêmes locaux en 2018, alors que la radio continue de perdre des parts de marché. Un sondage officiel la place en terme d'audience après RTL, France Inter, NRJ, France Info et RMC, soit en sixième position. Les recrutements de Frédéric Taddéï, un protégé de Jean-François Bizot, fils de grand bourgeois d'affaires (Novapress et Actuel, cultures alternatives), ex-Radio Nova, de Raphaëlle Duchemin, qui est passée du service public au privé, serpentant de France Info à Europe 1, en passant par RMC, de Patrick Cohen, mistigri de la presse sur RTL, puis France Inter et Europe 1, puis France Inter et France 5, avant d'échouer sur Europe1, en perdition, des humoristes Mathieu Madénian (ex-chroniqueur à Charlie Hebdo) ou Camille Chamoux (qui s'est distinguée sur France 2 en agressant Alain Finkielkraut dans ONPC.
Quant aux journalistes vedettes du JDD, Hervé Gattegno et Anna Cabana, ils ont table ouverte à BFMTV qui est pareillement soumis au pouvoir, après Hollande, Macron, suscitant la critique du monde de la presse.
Comme à l'accoutumée, "Emmanuel Macron était plutôt satisfait de ce moment", assure le JDD qui n'en veut pour preuve que le fait qu' "'il l'a isolé sur son compte Twitter, même s'il ne montre pas le moment où le président Kaboré quitte la scène."

VOIR et ENTENDRE
la séquence en intégralité avec les plans de coupe sur le président Kaboré :

Macron sape les efforts de sa presse : il assure qu'il aurait fait la même à un dirigeant européen

Le président français a qualifié de "ridicule" le reproche d'indélicatesse qui lui est adressé. Dans un entretien avec France 24 et RFI, le banquier en gros sabots a estimé que l'humour est le signe d'une relation "d'égal à égal" avec le président détenteur d'un DESS de gestion...

Pour le président français, ce sont ses détracteurs qui sont "les vrais paternalistes qui considèrent que l’on ne peut pas faire de l’humour avec un dirigeant africain". Tentant de se justifier de ses remarques venues dans "l'énergie et la vitalité d'un moment", il a assuré qu'elles avaient amusé son homologue Roch Kaboré, qui aurait quitté la salle non pas en réaction, mais pour une "pause technique". Sur les images, on voit le président Kaboré faire un geste de la main, interprété comme un signe d'amusement par Macron.

Déjà connu pour son arrogance et sa désinvolture, Macron se défend de toute condescendance et soutient la thèse "d'une relation d’égal à égal". "J'aurais fait de l'humour avec tout dirigeant européen avec qui j'ai cette relation", tient-il à faire comprendre. "Nous n'avons pas ce type de relation avec Angela Merkel", qui n'est pas soupçonnée de problèmes de prostate, mais "je l'ai par exemple avec Jean-Claude Junker [63 ans]. Je l'ai avec le Premier ministre luxembourgeois [44 ans...]. Il se trouve qu'avec Roch Kaboré, nous nous entendons bien, et donc nous plaisantons." L'ennui, avec Macron, c'est qu'il plaisante aux dépens des autres.

Au final, 
le trentenaire a fait buzzer les media internationaux avec son manque de doigté sur la prostate du président burkinabè de 60 ans. Tout en finesse ?

En humiliant le président Kaboré, Macron met surtout l'équilibre politique du sub-saharien en péril

Plusieurs élus politiques et certains media ont dénoncé la plaisanterie relou du nouveau président français. 
Dans un communiqué, le groupe parlementaire d'extrême gauche mené par Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une parole "indigne de la part du président de la République française." 
Le numéro 2 du FN, Nicolas Bay, y a lui vu une "attitude assez scandaleuse" d'Emmanuel Macron. "Le voir sur la scène internationale aller critiquer ouvertement un chef d'Etat dans son pays, c'est comme si un chef d'État venait en France, devant des étudiants à la Sorbonne, pour critiquer ouvertement et insulter Emmanuel Macron en le méprisant", a-t-il observé.
Pour Debout la France (DLF), Nicolas Dupont-Aignan s'est également indigné mercredi matin sur Europe 1 : "Si un homme de droite, ou Donald Trump, s'était comporté comme Emmanuel Macron au Burkina Faso, toute la presse en parlerait ce matin. Il a été d'une arrogance, d'une violence à l'égard des autorités du Burkina Faso à la limite du racisme."

Thierry HOT
@Hotthierry1  [directeur camerounais du magazine panafricain Notre Afrik]
Pour rassurer ceux qui n'ont pas eu la bonne information [hautain...].
Pendant le discours de @EmmanuelMacron, le Président Kaboré s'était éclipsé juste pour une petite pause technique [à ce moment précis !] avant de revenir dans l'amphi.





@AvaDjamshidi 
[journaliste pour Aujourd'hui en France, diplômée de l'école supérieure de journalisme de Lille...]


Même pas.... On est plein de journalistes sur place. Vous voulez pas demander au lieu d’interpréter? [et avec ça, diplômée de l'école supérieure de journalisme de Lille...] Selon son entourage, le président Kaboré, qui est un être humain, a fait... une pause technique. [la journaliste cite l'entourage qui lui tenait la main]
https://

Plus grave encore est l'impact sur l'Ouest africain d'une fâcherie franco-burkinabée.
Politiquement, Macron est venu tirer les dividendes de l'installation de la centrale solaire de Zagtouli, la première dans le pays et la plus grande de toute l'Afrique de l'Ouest, à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Ouagadougou. Près de 13.000 panneaux photovoltaïques sont installés sur 55 hectares.
Financée par l'UE et par l'Agence française de développement, cette centrale doit favoriser l'indépendance énergétique du pays, qui importe actuellement 30% de son électricité de la Côte d'Ivoire voisine.
Stratégiquement, le pays hôte de Macron est situé à l'interface entre le Mali (où l'islam est la principale religion, à 90 %, au sud-ouest de l'Algérie, également en lutte contre le terrorisme islamiste) d'une part et la Côte d'Ivoire (islam, 43 % et christianisme, 34%) et le Nigeria (christianisme et islam, à part presque égales) d'autre part, si bien que les Etats-Unis, qui comme la France a des liens historiques avec le Burkina Faso, suit de très près la politique de ce pays chrétien à 24%, face à 60% de musulmans. Washington apporte un soutien financier en échange de l'autorisation d'espionner les mouvements islamistes.
Or, ce pays d'élevage, qui est l'un des moins développés au monde, compte une très forte diaspora : par exemple, trois millions de Burkinabè vivent au Ghana, trois millions en Côte d'Ivoire et 1.5 million au Soudan.
La "nouvelle politique" de Macron reste alignée, on le voit, sur celle ...d'Obama au Burkina-Faso. La France a fait en sorte que "l’évacuation de Blaise Compaoré puisse se faire sans drame", avait expliqué François Hollande, après le départ de l’ex-président du Burkina. Ensuite, la France a demandé au nouvel homme fort du pays,  le lieutenant-colonel Isaac Zida, désigné chef de l'État de transition du Burkina Faso par l'armée en novembre 2014, de rendre le pouvoir aux civils, mais il dut faire face au coup d'État du 17 septembre 2015. En décembre, le nouveau président de la République, Roch Marc Christian Kaboré, chargea alors Isaac Zida d'expédier les affaires courantes, mais il partit au Canada et Kaboré ordonna à la justice de le poursuivre pour "désertion". Il est par ailleurs accusé de corruption durant la transition, ainsi que de la répression de l'insurrection d'octobre 2014, en tant que chef des opérations de l'ex-RSP (Régiment de sécurité présidentielle dont des membres avaient retenu en otage Kafando, président de transition de 2014 à 2015), et Zida. En janvier 2017, le président Kaboré radie Isaac Zida de l'effectif des Forces armées nationales.
Deux semaines après son élection, le président Kaboré fait face à une première vague d'attentats islamistes. Le 15 janvier 2016, un restaurant et un hôtel du centre de Ouagadougou, notamment fréquenté par des expatriés, fut la cible d’une attaque terroriste revendiquée par Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Le bilan fait état de trente morts. Alors que les chancelleries du monde entier témoignent de leur solidarité avec le Burkina Faso, les forces de sécurité nationales sont mises en cause devant la facilité avec laquelle les trois assaillants ont manœuvré, pour leur temps de réaction ou pour la pauvreté du renseignement national. Cumulant le ministère de la Défense, Roch Marc Christian Kaboré a confié à son armée les moyens d’assurer la sécurité du pays et d’en faire une institution "apolitique".
Un pays politiquement instable à la portée des islamistes.
Et qui n'a pas les moyens de manier l'humour avec légèreté.