POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Brigades Rouges. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Brigades Rouges. Afficher tous les articles

vendredi 30 mars 2018

Montpellier: une fac de gauchistes et l'autre empêchée d'étudier

A Montpellier, deux facs, deux ambiances 

L'occupation sauvage d'un amphi par des trotskistes, étudiants ou non, boursiers ou non, en marge d'une AG, a conduit à son évacuation obligée
Fac bloquée : ces étudiants réclament le droit d'étudier.
Sont-ils des fachos?
Il fallait rendre la fac à sa fonction et donc aux étudiants désireux d'étudier dans une relative sérénité. Les occupants révolutionnaires hostiles à la réforme de l’entrée à l’université avaient réveillé les tensions entre les facultés de lettres et de droit et contaminé les lycées où ils ont des relais. 
Le 1er février 2018, lors de la journée nationale de mobilisation contre le Plan étudiants, la plate-forme Parcoursup et les projets de réforme, la direction de l'Université, pourtant qualifiée de fasciste, avait autorisé l'occupation des locaux.


Jeudi 22 mars, un amphi de la fac de droit de Montpellier est occupé par des gauchistes, à la suite d’une manifestation. Ce blocage, qui doit se terminer le lendemain à 8 heures, a été voté un peu plus tôt dans l’après-midi, lors d’une assemblée générale tendue où le scrutin n'est pas un modèle de démocratie. Plusieurs témoins racontent les échanges véhément entre des étudiants en droit et des chargés de TD, soutenus par plusieurs professeurs, d'une part, et des occupants extérieurs à l’établissement, d'autre part. 

Une vidéo montre "l'humiliation" du doyen de la faculté, Philippe Pétel, par les squatteurs trotskistes. Selon ce dernier, le préfet, sollicité, refuse de donner l'ordre aux forces de l'ordre d'intervenir pour déloger les étudiants.
C’est un document que ni Libération, Le Monde et Mediapart, ni la LDH ne présentent : une vidéo tournée en fin de semaine dernière dans le hall de la faculté de droit, à Montpellier, montre des jeunes femmes, brut de décoffrage, débarquer avec des tampons hygiéniques maculés de sang -ou de ketchup ?-, s’avancer en direction du doyen Philippe Pétel et l’humilier longuement.
Le doyen a répondu à la provocation par quelques notes d’humour, tentant visiblement de calmer les excitées, dont on ignore s’il s’agissait d’étudiantes de la faculté de lettres Paul Valéry ou de militantes d’un collectif d’anars, ou ceux de l’ex-cinéma du Royal qui squattent des bâtiments publics et privés à Montpellier, comme des témoins l’assurent…
Selon des témoins, ces jeunes femmes ont manifesté leur colère, d’abord à deux agents de sécurité sur place, puis au doyen, à cause de la condamnation des accès aux toilettes. Considérant les risques pour la sécurité des unes et des autres, les toilettes de la faculté de droit sont évidemment fermées en début de soirée.
VOIR, ENTENDRE, DIFFUSER et TRANSMETTRE  à la LDH : 

Parmi ces intrus, beaucoup sont étudiant-e-s de la faculté de lettres et de sciences humaines (clairement classée à gauche), venus de Paul-Valéry pour "externaliser leur lutte" vers le centre-ville de Montpellier, explique un étudiant en droit sympathisant. 
Membre du comité de mobilisation de la fac de droit et de sciences politiques, il admet que sa position est minoritaire dans l’unité. "Parmi les personnes de la fac, il y a une très forte scission entre les étudiants et les profs en sciences politiques, d'un côté, et ceux de droit, de l'autre", résume le cheval de Troie.
L’ancien doyen de la fac de droit - l’un des trois marqués à gauche en cinquante ans, selon ses dires - Paul Alliès rappelle que l’opposition des deux universités a des racines profondes. 
Résultat de recherche d'images pour "paul alliès Edwy plenel"
Dans un billet de blog publié sur ...Mediapart, site trotskiste, le socialiste radical écrit qu’"à chaque mouvement étudiant, les doyens [de la fac de droit et de sciences politiques] étaient saisis d’une angoisse : l’invasion de leur établissement par "les hordes" venant de Paul-Va".
Paul Alliès, 73 ans, fut professeur de droit à l'Université Montpellier 1 et homme politique élu au Conseil régional sur la liste de Georges Frêche (2008-2010), il devint secrétaire national adjoint du Parti socialiste et au secrétariat national à la rénovation du parti, aux côtés d'Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon, situés à la gauche du PS. Depuis 2009, il est président de la 'Convention pour la 6e République'. Paul Alliès publie au Club de Mediapart.
A Montpellier, les étudiants en droit sont partagés. 
Joss, 20 ans, en troisième année, affirme être très choqué par l’action menée par les révolutionnaires : "C’est inadmissible que des gens de Paul-Va prennent notre fac en otage. Ils ont occupé notre amphi sans volonté de débat contradictoire. On a essayé de prendre la parole, mais on se faisait couper le micro, on nous traitait de bourgeois fachos. Moi, je suis boursier et je travaille pour me payer mon année." 
Louis, 22 ans, en cinquième année, enchaîne : "On est des bosseurs, pas des fascistes." 
Pour Marc, 20 ans, en deuxième année, "les étudiants de Paul-Va se sont crus à la révolution. Ils ont débarqué chez nous et ont voté pour notre occupation !" Méthode totalitaire.

La situation a dégénéré le 22 mars au soir lorsque, équipé de tasers et de planches de bois, un groupe d’étudiants cagoulés est venu déloger les occupants et reprendre possession de ses locaux. 
Dès le lendemain, le Parquet de Montpellier a ouvert une enquête en flagrance pour violences en réunion et avec armes. Une dizaine de plaintes étaient déposées par les squatteurs. 

Mercredi, Philippe Pétel, le doyen qui avait démissionné pendant le week-end, et Jean-Luc Coronel, professeur d’histoire du droit, sont placés en garde à vue, ce qui ne présume pas d'une quelconque culpabilité. 

Les occupants légitimes démentent.
Les accusateurs assurent qu'ils ont respectivement facilité les affrontements, mais les accusés démentent y avoir pris une part active. Jeudi à la mi-journée, leur garde à vue a pourtant été prolongée après vingt-quatre heures, a appris Libération, journal militant marqué à gauche, auprès du procureur. 
Jeudi 28 mars au soir, une semaine après les faits, le doyen et le professeur étaient mis en examen, a annoncé le procureur Christophe Barret. Philippe Pétel pour complicité d’intrusion et Jean-Luc Coronel pour complicité d’intrusion et violences en récidive, en raison d’une condamnation datant de 2013. Accomplie.

Tous les deux ont été placés sous contrôle judiciaire. 
A l’enquête judiciaire s’ajoute une enquête administrative, qui devrait rendre ses conclusions en fin de semaine, selon la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, qui n'a pas tergiversé. Après leur placement en garde à vue, P. Pétel et J.-L. Coronel ont été suspendus. 

Pour la Ligue des droits de l’homme (LDH), très investie dans le dossier du côté des ...extrémistes pro-occupation, cette avalanche ne suffit pourtant pas. L’association reproche à l’administration (et notamment au corps professoral) de la fac de droit son manque de fermeté dans la condamnation des affrontements. Sans doute approuvent-ils cette tentative de retour à la maîtrise des locaux dont ils ont la responsabilité.

La LDH s'ingère aussi en appuyant le comité de mobilisation de la fac, les grévistes anti-réforme, qui pointe la possible responsabilité d’un employé à la sécurité anti-incendie de la fac dans les violences en affirmant qu’il possédait un taser. L'auto-défense est illégale.

Contamination, revanche de la gauche : après les amphis, 
les lycées et la rue. 

Ce sigle ("All cops are bastards", "tous les flics sont des salauds"), signe l'origine des troubles,
les anarcho-autonomes de l'extrême gauche 


Jeudi matin, vers 10 h 30, des lycéens, solidaires des étudiants gauchistes de la fac de lettres, ont tenté à leur tour de bloquer deux de leurs établissements, Jules-Guesde et Mermoz. Un élève a été interpellé pour dégradation de matériel urbain. Des lycéens dejà vus parmi les envahisseurs de la fac de droit, se sont ensuite réunis en AG à la fac de Lettres Paul-Valéry, pour tenter d’organiser un blocus des lycées. 
Dans l’amphi, on boit, on fume, on mange et on papote dans la désorganisation la plus totale. Maya et Isidore, tous deux en classe de première, évoquent (spontanément ?) "la convergence des luttes" et espèrent un "grand blocage de tout Montpellier pour le 3 avril". Révolutionnaires ?
En 2008, le gouvernement était alerté sur la résurgence de l'ultra-gauche mise en cause dans le sabotage de lignes SNCF, dès juin lors de la série d'alertes à la bombe contre les TGV en Savoie, assorties d’une lettre de revendication évoquant les Brigades rouges italiennes.
Jean-Yves Camus, chercheur en sciences politiques, soulignait que
sa radicalisation est liée à l'affaiblissement du mouvement antifasciste depuis que l’extrême gauche altermondialiste, désormais intégrée au jeu politique et électoral, s'est institutionnalisé.
A Strasbourg, telle se dit qualifiée de "sale race de gauchiste" 
Depuis une semaine, étudiants et lycéens occupent le palais universitaire de Strasbourg à la façon de SUD, émanation du NPA, reprise par les cheminots grévistes actuels.

Ici, pas de blocage, pas de syndicats à la tête du mouvement. On débat, on détricote les projets de loi, on révise, on organise des AG, entre soi, ce qui donne à l’ensemble des airs de ...Nuit debout. Bon enfant, dirait-on !
Mais
des étudiants venus manifester leur volonté de reprendre leurs cours en collant des affiches vinrent troubler cette fraternité anarcho-autonome et furent pris à parti. Aussitôt, six étudiants et lycéens se déclarèrent agressés, mercredi, dans l’enceinte de l’université par les minoritaires. "On va te défoncer ta sale race de gauchiste; on est du Bastion social, disent avoir entendu vers 22h30 les étudiants déjà bien éméchés. Alexia [le prénom a été maquillé], 18 ans, aurait été frappée au visage et aurait reçu un coup dans les côtes. Plusieurs étudiants assurent avoir été roués de coups de pied avant de parvenir à s’échapper.

La violence appelle la violence
Est incriminé, l’Arcadia, bar affilié au Bastion social, nouveau mouvement nationaliste fondé partiellement par des anciens du GUD (Groupe union défense) depuis Lyon, également implanté à Aix, Chambéry et Lille, car c’est le quatrième affrontement depuis l’ouverture, en décembre, de ce local. Ce qui s’est passé récemment dans les universités de Montpellier, Lille et au lycée autogéré de Paris, lycée expérimental créé en 1982 sous le ministre de l'Education nationale Alain Savary, pour une alternative au système éducatif traditionnel, où les élèves cherchent leur voie sans obligation d'assister au cours, [des heurts entre bandes extrémistes opposés], les a déterminés à ne rien lâcher. On assiste ainsi à un jeu de surenchère entre les ultras de gauche comme de droite dans les différentes villes. 
De son côté, le président de l’université de Strasbourg a "condamné ces violences" d'où qu'elles viennent et a "exprimé [sa] solidarité avec les étudiants et lycéens qui [les] ont subies". Consensuel, dans un monde de brutes. 

jeudi 21 septembre 2017

Un groupe anarchiste revendique l'incendie criminel de la caserne de Grenoble

Un groupuscule libertaire revendique l'incendie de la gendarmerie de Grenoble

D
es révolutionnaires avaient incendié 2.000 m2 de locaux et plusieurs véhicules de service

© Patrick Arnould
"Incendie A la gendarmerie de Grenoble", selon francetvinfo,
et non pas "incendie DE la gendarmerie...
Résultat de recherche d'images pour "infolibertaire"
Ces "libertaires"  assument l’incendie criminel qui a ravagé la caserne de gendarmerie de Grenoble dans la nuit de mercredi 19 au jeudi, vers 3h30 du matin. Il a mobilisé une cinquantaine de soldats du feu et était complètement maîtrisé vers 06h45, a précisé la Préfecture.

Image associéeSur son site internet anarcho-libertaire, infolibertaire.net, déjà utilisé pour des faits similaires perpétrés à Limoges deux jours plus tôt, le mouvement se flatte de "l’incendie de six fourgons d’intervention et de deux camions de logistique," ainsi que du "garage et de l’entreprise sur plus de 1.500 m2".

Selon ces probables lecteurs de 'Charlie hebdo' ou du 'Canard enchaîné' et du site Mediapart, 
Résultat de recherche d'images pour "infolibertaire"ce crime serait une mesure de représailles légitime au procès qui se déroule actuellement au tribunal correctionnel de Paris où sont jugés neuf personnes poursuivies pour l’incendie d’un véhicule de police occupé par deux jeunes fonctionnaires de police, 
"Voiture de police 'en feu' " (et non pas incendiée, selon 2minutes),
quai de Valmy à Paris (10e), le 18 mai 2016

qui ont en outre été agressés à la barre de fer, le 30 mai 2016, à l’occasion d’une manifestation que la préfecture n’avait autorisé.
Lien PaSiDupes
Résultat de recherche d'images pour "infolibertaire"
Lycéens

Le texte posté à la mi-journée sur le site en plusieurs langues 
indymedia.org 
(plateforme américaine de media alternatifs - anti-fasciste et anti-capitaliste - qui supporte actuellement environ 175 sites internet autonomes et révolutionnaires dans une soixantaine de pays) affirme que "cet acte s’inscrit dans une vague d’attaques de solidarité avec les personnes qui passent en procès ces jours-ci ".
Indymedia suscite des controverses en permanence. Ainsi, sur l'un de ses sites italiens, cette plateforme, financée notamment par le milliardaire George Soros, a diffusé en 2002 le texte de revendication des Nouvelles Brigades rouges à la suite de l'assassinat de Marco Biagi, tandis que des Indymedia français se sont fait l'écho de messages de soutien à Cesare Battisti. L'hommage à Joëlle Aubron, membre d'Action directe, condamnée en 1989 et décédée en 2006 après 19 ans de prison, a suscité une polémique.
En 2010, après la publication d'articles qualifiant les policiers français d' "assassins" et de "déchets" et comparant la police nationale à la Milice, les syndicats de policiers ont dénoncé la pratique du copwatching par leurs sites de Paris  et de ...Grenoble.
De nombreux activistes ont par ailleurs empêché l'ouverture du procès de leurs camarades mardi, avant de commencer mercredi.

Le "groupuscule" menace aussi de poursuivre ses actions violentes 

"Quelle que soit l’issue du procès, on continuera à s’en prendre à la police et à la justice. Notre hostilité est un feu qui se propage", écrit-il sur leur site.

Le ministre de l’Intérieur a exprimé "sa consternation et son indignation", jeudi matin, suite à l’incendie de l'établissement militaire - emblématique de la République - à Grenoble, ville dont le maire est un écologiste EELV. 
Pollution de l'air sur la ville écolo de Grenoble...

Gérard Collomb a assuré que "toutes les dispositions étaient prises pour que les véhicules et les matériels soient remplacés sans délai et que les unités de gendarmerie touchées par les destructions soient en mesure de remplir leur mission de protection".

mercredi 6 avril 2016

Action directe: des victimes portent plainte contre Jean-Marc Rouillan, assassin anarcho-communiste

Rouillan, terroriste proche de 'Fraction armée rouge', en Allemagne ou des 'Brigades rouges', en Italie

Ses propos sur le "courage" des auteurs des attentats djihadistes de novembre à Paris montrent qu'il n'a pas changé

Des victimes portent plainte contre le cofondateur d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, pour apologie du terrorisme.
Jean-Marc Rouillan ne s'est pas amendé et mardi l'Association française des victimes du terrorisme (AFVT) n'a pas loupé le terroriste qui fait l'objet d'une enquête ouverte lundi par le parquet de Paris à la suite de ses propos sur le prétendu courage des auteurs des attentats djihadistes de novembre 2015. L'AFVT a annoncé le dépôt d'une plainte contre le cofondateur d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, pour "apologie du terrorisme", a-t-elle indiqué dans un communiqué. 

Rouillan, terroriste révolutionnaire, se croit-il lui-même courageux ?
"Moi, je les ai trouvés très courageux, en fait. Ils se sont battus courageusement: ils se battent dans les rues de Paris (alors qu'ils) savent qu'il y a 2.000 ou 3.000 flics autour d'eux", avait déclaré Jean-Marc Rouillan en férvier à l'antenne de la radio marseillaise Radio Grenouille.
Des déclarations qualifiées de "bouillie intellectuelle" par l'AFVT, et de "sinistre imbécilité" par le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. 

"Indécence absolue à l'égard des victimes"

Ces propos sont "dans une indécence absolue à l'égard des victimes de ce massacre", estime l'AFVT. Lundi, Jean-Marc Rouillan (ci-contre) a dit assumer ces propos, tout en prétendant qu'il ne s'agit "pas d'une valorisation du tout" des djihadistes, dont il dit ne pas partager l'idéologie. 

"Ce qui s'est passé, c'est que des jeunes sont venus en France pour tuer gratuitement (...) Et quelqu'un qui, après l'histoire qui a été la sienne, continue à penser que ce serait courageux de faire ça ? (...) C'est courageux de faire quoi? D'arriver [masqués] avec une kalachnikov au Bataclan et de tirer sur des gens [anonymes] qui n'ont pas d'armes? C'est ça le courage? Mais c'est la négation du courage. C'est pourquoi je dis 'sinistre imbécile' de dire des choses pareilles", a expliqué Stéphane Le Foll. 

Déjà un aller-retour en prison à cause d'un entretien

Jean-Marc Rouillan a été condamné en 1987 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 18 ans, notamment pour les assassinats de Georges Besse, patron de Renault, et de l'ingénieur général René Audran,  haut fonctionnaire du ministère de la Défense, en 1985, pendant les "années de plomb" qui ont marqué le premier quinquennat de François Mitterrand. 

Ce terroriste d'extrême gauche révolutionnaire a bénéficié d'un régime de semi-liberté en 2007, révoqué fin 2008, parce qu'il s'était exprimé sur les infractions qui l'ont conduit en prison dans un entretien avec L'Express. Il a été remis en semi-liberté en 2011, mais reste interdit de séjour dans... 38 départements.

Sorti de prison, l’ex d’Action directe profite de la vie, tourne dans un road-movie "burlesque et subversif" et n’abjure rien de ses convictions. A 63 ans et en période d'état d'urgence, il est régulièrement accueilli dans des centres sociaux sympathisants ou des MJC, dont celle de Martigues, ville communiste des Bouches-du-Rhône, pour raconter ses "courageux" exploits et ses vingt-cinq ans passés en zonzon, dont sept à l’isolement.

Alors, prosélytisme révolutionnaire ? 
"J’ai eu la chance d’avoir cette corde à mon arc, de pouvoir lier la poésie et la littérature au témoignage de ce que j’ai vécu. Je ne crois pas que j’ai perdu de temps en prison," confirme cet auteur de plusieurs livres publiés.

Rappelons enfin, au moment où Hollande fait les yeux doux aux ayatollahs d'Iran, que Pierre Péan a écrit que pour "la communauté du renseignement, il ne fait aucun doute que l'assassinat de René-Pierre Audran […] a été planifié à Téhéran par les Gardiens de la Révolution" iraniens.

jeudi 23 décembre 2010

Justice: Hortefeux poursuit un site militant contre la police

La plateforme incite les internautes à dénoncer les policiers en civil
Indymedia: campagne de Montreal
"International-Day Against Police Brutality"

Les syndicats de police avaient réclamé un signe fort de soutien

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé ce jeudi à Grenoble qu'il allait porter plainte contre le site Indymédia de Paris qui mène une action 'citoyenne' "anti-flics".

La plateforme, qui propose aux internautes d'identifier les policiers en civil dans les manifestations parisiennes, a provoqué l'indignation des syndicats de police, Alliance-Police nationale (second syndicat des gradés et gardiens de la paix, depuis 2006) en tête, mais le SNOP (chez les officiers), avec l'union Unité police, et le SGP-FO , classés à gauche tous les trois, en queue.
"Je suis très satisfait de l'initiative du ministre, a réagi Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d'Alliance. Brice Hortefeux protège ainsi ses officiers et l'institution."

Les fonctionnaires exposés

Des plaintes individuelles auraient également été déposées par les policiers dont les portraits ont été diffusés sur le site, affirme le syndicaliste. "Nous avons demandé à l'administration qu'elle prenne en charge les frais d'avocats de ces officiers, ajoute-t-il. Notre requête devrait être satisfaite car elle fait partie de nos droits."
Indymedia est en effet un média alternatif constitué en réseau de collectifs indépendants, positionné à gauche, voire à l'extrême gauche, et qui se revendique anti-sexiste, anti-fasciste et anti-capitaliste.
Révolutionnaire ? Libertaire ?
Indymedia n'a pas de bureau central et donc pas d'adresse, ni de numéro de téléphone ou de fax.
C'est une agence de presse souterraine
De nombreux textes publiés sur Indymedia font débat ou provoquent des réactions violentes. Ainsi, les Nouvelles Brigades rouges ont diffusé en 2002 sur l'un des sites d'Indymedia Italie leur texte de revendication suite à l'assassinat de Marco Biagi, tandis que des Indymedia français se sont fait l'écho de messages de soutien à Cesare Battisti (libellé). L'hommage à Joëlle Aubron (libellé), membre d'Action directe, condamnée en 1989 et décédée en 2006 après 19 ans de prison, a suscité une polémique.


Le terme 'libertaire' désigne la revendication d'une liberté absolue pour tous et le refus de toute autorité. Les cibles des libertaires sont donc le libéralisme, la propriété et la police, au profit du permissivisme moral (telles que la libéralisation de l'usage des drogues ou la parité des sexes et la liberté du désir), l'abolition des nations et des frontières et de l'autogestion et du squat, etc...

Alliance-police n'obtient pourtant pas totalement gain de cause

Brice Hortefeux n'a pas fait allusion à la cellule de lutte contre les sites et blogs "anti-flics" que réclamait le syndicat de police.

"Il ne faut pas rêver... Nous demandons la création de ce service spécialisé dans la lutte contre cette forme de délinquance depuis 2008 !" Et d'ajouter: "Ce n'est pas un effet d'annonce ni une demande corporatiste puisque que nous souhaitons que cette cellule soit étendue à l'ensemble des corps de l'Etat, dont l'Education nationale. Il faut protéger les institutions, en général", conclut-il.

Les anarcho-révolutionnaires d'Indymedia menacent

Par communiqué publié sur Indymédia, des "Parisiens et Lillois" mettent en garde ceux qui voudraient attaquer le site.
"La chose la plus stupide qu'il soit est de menacer Indymedia Paris et Indymedia Lille." "N'oubliez surtout pas qu'à n'importe quel moment nous pouvons radicaliser les articles et être bien plus dur dans la diffusion des documents", s'avancent les auteurs anonymes de l'article.
Le syndrome WikiLeaks

Déjà, ils ont publié des données retrouvées sur les profils Facebook d'officiers de police.

Au sujet de la cellule de lutte contre les sites "anti-flics", ils écrivent: " Les copwatcher_ ['surveillants de flics', en français de chez nous, mais avec un 's'...] traqueront cette unité de spotters ['observateurs']."

Et si on les attrape, c'est du sursis ?

dimanche 12 octobre 2008

Sarkozy ne livrera pas l’ex-brigadiste Marina Petrella à l'Italie

Pourra-t-elle rejoindre Rouillan à la LCR/NPA de Besansenot?
Le décret d'extradition de l'ancienne membre des Brigades rouges, Marina Petrella, a été abrogé samedi pour des raisons humanitaires. La décision prise en application de la clause humanitaire inscrite dans la convention d'extradition conclue entre la France et l'Italie de 1957, est définitive.
La fille de l'activiste a confirmé l'information du "Journal du Dimanche (JDD) dimanche sur RTL, de même que l'avocate de l'intéressée. "C'est un grand soulagement", a déclaré Elisa Novelli à la radio, soulignant que sa mère, hospitalisée à l'hôpital Sainte-Anne à Paris, était "extrêmement faible".
"La décision a été notifiée hier (samedi). Elle (Marina Petrella) le sait. Elle a beaucoup pleuré, elle a tremblé", a déclaré Me Irène Terrel à la presse. Saluant "une décision très importante", selon toute évidence prise avec l'accord du président Nicolas Sarkozy, l'avocate a ajouté que sa cliente se trouvait dans "un très mauvais état de santé, à la fois physique et psychique".


Chronologie des faits
Née en
1954, Marina Petrella est une terroriste italienne , membre du groupe d'extrême gauche Les Brigades Rouges.
Petrella avait été condamnée en mars 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'appel de Rome, pour plusieurs crimes commis entre
1977 et 1982
, et notamment pour sa complicité dans le meurtre d'un commissaire de police en 1981. Elle a tenu à assister à ses différents procès mais s'est enfuie en France juste après sa condamnation définitive.

Ses soutiens. En août 2007, Jacques Gaillot et Jean-Jacques Karman (cf. grands traits de leurs biographies ci-dessous) ont signé une pétition exigeant « la remise en liberté immédiate de Marina Petrella et l’arrêt complet de toutes les procédures d’extradition à son encontre » ainsi que « l’arrêt des procédures contre Cesare Battisti et sa remise en liberté ». Elle reçoit également le soutien d'organisations comme la Ligue des Droits de l'homme.

Les faits. Marina Petrella, qui a été arrêtée fin août 2007 à Argenteuil (Val-d'Oise), où elle résidait depuis plusieurs années, est mère de deux enfants, dont la dernière qu’elle aurait eu à 44 ans est âgée de dix ans.
La Cour d'appel de Versailles a ordonné la remise en liberté de Marina Petrella, 54 ans, pour raisons de santé.
Le 9 juin 2008, le Premier ministre, François Fillon, avait signé le décret d'extradition de l'ex-brigadiste vers l'Italie. Le recours devant le Conseil d'Etat, alors déposé contre cette décision, devait être examiné mercredi, selon le "JDD".
Le 10 juillet 2008, le Président Sarkozy confirme l'extradition de Marina Petrella, tout en indiquant avoir écrit au président italien, Giorgio Napolitano, et demandé le 8 juillet à la présidence du Conseil italien, Silvio Berlusconi,d'intervenir en faveur de la grâce en raison de l'ancienneté de la condamnation et de l'état de santé de la condamnée.
L'état italien répond par un communiqué que le Président de la République italienne est seul habilité à délivrer des grâces et que Marina Petrella est « une personne condamnée à la prison à perpétuité pour de nombreux et très graves crimes de terrorisme et ayant jusqu'à présent échappé à la justice ». Les familles des victimes, les partis politiques (droite et gauche confondues) et les autorités judiciaires estiment que les « exilés » doivent rendre des comptes à la justice. Le sujet est d’autant plus sensible en Italie que les héritiers des Brigades Rouges ont de nouveau tué, en 1999, 2002 et 2003 (deux conseillers du gouvernement et un policier), et qu'un réseau « Nouvelles Brigades Rouges » a été démantelé en février 2007.
À cause d'un état de santé précaire, elle est remise en liberté sous contrôle judiciaire
.

Les Brigades Rouges
Les Brigades rouges (Brigate Rosse, BR) sont un groupe
terroriste d'extrême gauche italienne, actif principalement pendant les années de plomb. Pratiquant ce qu'ils appellent la « propagande par le fait », les différents groupes ayant utilisé l'appellation « Brigades rouges » ont été poursuivis et condamnés à diverses époques par les autorités italiennes. Les opérations des Brigades rouges ont fait au total 415 morts au cours de quelque 15 000 attentats dans les années 1969-1988
L'enlèvement du président Aldo Moro
Les secondes Brigades rouges (les fondateurs des Brigades Rouges sont alors en prison), dirigées par
Mario Moretti, se sont principalement illustrées par l'enlèvement du président du parti de la Démocratie chrétienne, Aldo Moro, le 16 mars 1978, jour où Giulio Andreotti présentait devant les Chambres un gouvernement de « compromis historique » avec le Parti communiste.
L'État italien refusa de négocier avec les Brigades Rouges, qui visaient à atteindre une sorte de reconnaissance similaire à celle obtenue par l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine), comme mouvement insurrectionnel, ainsi que la libération de certains terroristes incarcerés.
Après 55 jours de captivité, Aldo Moro fut assassiné par les brigadistes.

La doctrine Mitterrand
Au cours des
années 1980, de nombreux membres des Brigades Rouges et d'autres groupes terroristes ont pu se réfugier en France en vertu de ce qu'il est convenu d'appeler la « doctrine Mitterrand » : sous réserve de ne pas se servir de leur refuge en France comme base arrière pour des actions violentes, ils avaient la garantie de ne pas être extradés. Cette doctrine ne concernait pas néanmoins les personnes coupables de crimes de sang, ainsi qu'il ressort d'une déclaration du Président Mitterrand.
En savoir plus ?
Lien Wikipedia

Grands traits biographiques

Jacques Gaillot, né
1935 à Saint-Dizier, n’est autre que l’ancien Monseigneur Gaillot, évêque d’Evreux.
Devenu
évêque du diocèse d'Évreux en 1982
,
en
1983, il soutint un objecteur de conscience devant le tribunal d'Évreux
,
en
1985, il soutint l'intifada en Palestine et rencontra Yasser Arafat
à Tunis,
en
1988, il défendit l'ordination des hommes mariés devant une séance privée de l'assemblée à Lourdes
;
en 1989, le
15 février, il signa avec le cardinal Albert Decourtray
, primat des Gaules et président de la Conférence épiscopale, une déclaration l'engageant à porter « une attention critique » aux « déclarations ambiguës » et à veiller avec une « vigilance particulière » à ce que ses interventions ne « mobilisent pas l'opinion en des conflits contraires au bien commun de la société et à la force du message chrétien ».
En signe de respect de sa signature, il participa à un voyage en
Polynésie française
organisé par un mouvement pacifiste pour protester contre les essais nucléaires français.
Le
13 janvier 1995, il en est déchargé en raison de ses prises de position controversées et de sa difficulté à travailler en accord avec les autres évêques français et un certain nombre de prêtres et laïcs de son diocèse. Nommé dans le diocèse virtuel de Partenia
, il logea d’abord dans le célèbre squat de la rue du Dragon à Paris, au milieu des familles de sans-papiers, pendant un an et fut ensuite hébergé par la communauté des Spiritains à Paris. il reste engagé dans diverses luttes sociales ou politiques.
Jacques Gaillot utilise cette prélature pour communiquer, notamment sur Internet, en faveur de ses orientations. En
2006 il s'engage, aux côtés d'associations LGBT
, contre le durcissement de la loi anti-homosexualité au Zimbabwe.
Il a écrit une douzaine de livres, notamment contre l'exclusion et la loi française sur l'immigration. Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.
A peine ordonné prêtre en 1961, il devint professeur au …Séminaire régional de Reims de 1965 à 1972.
Jean-Jacques Karman (1946) est membre du Parti communiste français dont il a été exclu deux fois pour opposition politique. Ce conseiller général de Seine-Saint-Denis depuis 1984 à la mort de son papa anime la tendance interne "Gauche communiste". Il est membre du Conseil national du PCF élu sur une liste alternative à celle de la direction.
Après avoir parrainé Olivier Besancenot en 2002, Jean-Jacques Karman donne son parrainage pour la présidentielle 2007 à Gérard Schivardi, porte parole du POI depuis juin 2008 (ex-Parti des travailleurs (PT)).