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jeudi 20 décembre 2018

Dette publique : Macron recule en revalorisant les salaires des policiers, après une seule journée de protestation

A qui le tour ? Les retraités seront-ils les laissés pour compte du mouvement des Gilets jaunes ?

Il aura suffit d'une seule journée de protestation des forces de l'ordre


Macron a tellement peur pour sa sécurité qu'il a aussitôt lâché...
Résultat de recherche d'images pour "blindes autour palais de L'elysée"

Dès mercredi soir, il a autorisé son demi-ministère de l'Intérieur à accepter de revaloriser les salaires des policiers qui réclamaient plus de moyens après leur mobilisation en masse face aux "gilets jaunes" et après l'avoir sécurisé au palais de l'Elysée, tandis que le soldat inconnu était piétiné par les casseurs et l'Arc de triomphe tagué par les activistes de l'ultra-gauche.

Depuis le début de la semaine, le gouvernement cherche à désamorcer la fronde qui monte dans la police et avait promis de s'attaquer au "chantier" du paiement des millions d'heures supplémentaires en souffrance et de verser une prime exceptionnelle de 300 euros.
Résultat de recherche d'images pour "securisation CRS palais elysee"

Sous pression mercredi après des fermetures "symboliques" de commissariat dans plusieurs villes, le matamore Christophe Castaner est finalement allé plus loin en concluant un accord de revalorisation salariale à l'issue de négociations  avec les trois principaux syndicats de la profession.
"Cet accord (...) ouvre la voie à une amélioration et une modernisation des conditions de travail et de rémunération des policiers", ont affirmé dans un communiqué le demi-ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat de plein exercice Laurent Nuñez, précisant qu'une première revalorisation de 40 euros par mois interviendra dès le 1er janvier.
"C'est ce qu'on voulait, on voulait une amélioration immédiate du pouvoir d'achat", s'est félicité le secrétaire général d'Unité-SGP Police (FO), Yves Lefebvre, en sortant de plusieurs heures de tractations qui ont débuté mardi et se sont achevées tard mercredi soir.

Selon le syndicat, l'augmentation des salaires sera ensuite graduelle et devrait aboutir au bout d'un an à une hausse en moyenne de 120 euros net par mois pour les gardiens de la paix et pouvant aller jusqu'à 150 euros pour les plus hauts gradés.

Le coût total pour les finances publiques n'a pas été communiqué alors que le gouvernement a déjà annoncé plusieurs milliards d'euros de mesures destinées à faire retomber la colère des "gilets jaunes".

L'exécutif se soumet
Résultat de recherche d'images pour "policiers en colere"Conséquence de cette revalorisation, la prime exceptionnelle, durement critiquée par des policiers qui y voyaient une proposition "méprisante", voit son périmètre drastiquement réduit: elle ne sera plus versée qu'aux personnels techniques, scientifiques et administratifs et aux employés de préfecture mobilisés par la crise des "gilets jaunes" depuis le 17 novembre, a ajouté Y. Lefebvre (Unité-SGP Police, deuxième syndicat de la Police nationale).

Le chantier des heures supplémentaires, qui porte sur quelque 275 millions d'euros, reste en revanche ouvert et sera "traité" à partir de janvier, a assuré le syndicaliste.

"C'est la reconnaissance de l'Etat, c'est la reconnaissance matérielle que nous avions exigée", s'est réjoui son homologue du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage, évoquant une avancée "conséquente" à l'issue des négociations et rendant hommage à la mobilisation des policiers mercredi.

Tout au long de la journée, la protestation des forces de l'ordre a pris la forme de fermetures "symboliques" de commissariats et d'une grève du zèle dans plusieurs villes.

A Bordeaux, le commissariat est resté ouvert mais seul le "service minimum" a été assuré. 

Même configuration à Marseille, où les "missions d'urgence" étaient accomplies, tandis que les tâches secondaires ont été "laissées de côté", a expliqué un responsable local d'Alliance, classé à droite.

La grogne s'était également fait sentir mercredi matin aux aéroports parisiens de Roissy et d'Orly où des fonctionnaires de la Police aux frontières (PAF) ont fait  du zèle, appliquant un contrôle scrupuleux des passeports en soutien à leurs collègues. De longues files d'attente se sont formées, mais aucun vol n'a toutefois été retardé.

Confronté à sa première crise en interne depuis son arrivée il y a deux mois à Beauvau, Christophe Castaner, coq à la crête en berne, s'était voulu positif mardi, expliquant que les policiers ne sont pas des "gilets jaunes" et qu'ils ne bloqueront pas les commissariats "parce qu'ils ont le sens du service public".

Mais les syndicats ont récemment durci le ton contre le gouvernement après un mois éreintant où les forces de l'ordre ont dû gérer la mobilisation des "gilets jaunes", mais aussi une menace terroriste revenue brutalement sur le devant de l'actualité avec l'attentat de Strasbourg, qui a fait cinq morts.

En marge des syndicats, un mouvement baptisé "gyros bleus" et relayé sur les réseaux sociaux a, lui, agité le souvenir du mouvement de fronde inédit qui a surgi à l'automne 2016 après l'attaque au cocktail molotov contre des fonctionnaires à Viry-Chatillon (Essonne). 

Ce collectif avait prévu de se rassembler jeudi soir à Paris.

mercredi 17 juillet 2013

Catastrophe de Brétigny-sur-Orge : une commission d’enquête s'impose

Interrogations sur des silences

Un "post" d'Ivan Rioufol le 17 juillet 2013 nous inspire quelques remarques.
 

Un non-événement qui a fait 6 morts...
"Je constate qu’il est particulièrement difficile de savoir avec précision, cinq jours après les faits, ce qui s’est passé lors de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (6 morts,16 blessés).

Le ministère de l’Intérieur n’est visiblement pas bavard, sinon pour dire qu’il n’y a pas de sujet, hormis le drame. Il a ainsi immédiatement fait savoir qu’il ne retenait pas l’éventualité d’un acte de malveillance dans le triple [quadruple ?] déboulonnage d’une lame d’acier de dix kilos, tandis que François Hollande soulignait, dans son entretien du 14 juillet, "la fraternité" d’une "population qui est venue spontanément"
[Tandis qu'en boucle, la presse autrefois "impertinente" soulignait pesamment que Hollande et des membres du gouvernement étaient vite accourus, toutes affaires cessantes,  les responsables de la SNCF s'étaient empressés de disculper les cheminots. Mais ils ont tous également fait valoir que des contôles technques avaient eu lieu récemment, le 4 juillet. Et pourtant, une éclisse fatale aurait échappé à la vigilance des irréprochables cheminots, à l'entrée même de la gare de Brétigny, lieu du drame...]


Dès le 15 juillet, Libération, plus docile que jamais avec le pouvoir, poursuivait sur cette ligne épurée en titrant sur "Les "détrousseurs de cadavres" imaginaires", contredisant notamment la déléguée du syndicat de police Alliance, Nathalie Michel, qui, sur Europe 1, parlait dès le 12 juillet d’un "groupe de jeunes (qui) a feint d’aider les blessés pour mieux les détrousser". Des jets d'objets contre les forces de l’ordre, confirmés par d’autres policiers, n’ont pas davantage éveillé l’indignation de Manuel Valls. Quatre hommes interpellés ont été relâchés. Circulez, rien à voir ?

Il me semble, au contraire, qu’une commission d’enquête serait utile
L’Intérieur, qui s’est illustré par de récents enfumages (Manif pour tous, émeutes du Trocadéro, Clément Méric) [et continue à se faire reluire en interpellant un Norvégien qui,  après 16 ans de prison en Norvège, n'est toujours pas en règle avec la société en France, parce qu'il traîne un passé néo-nazi], a perdu de sa crédibilité. 

Il fait peu de cas de témoignages supplémentaires de policiers qui parlent aussi d’individus "dépouillant" des victimes et de "caillassages". Il y avait sur place une centaine de policiers et une demi-compagnie de CRS afin de maintenir l’ordre. Le Monde, qui a interrogé un témoin direct, confirme [!]: "Quelques jeunes auraient essayé de profiter de la situation. Certains ont tenté de voler des affaires éparpillées. D’autres ont filmé les scènes dramatiques avec leur téléphone"

Des agents de surveillance de la SNCF disent avoir vu des personnes pénétrer dans des voitures "de première classe".
Ces informations éparses décrivent bien, au bout du compte, des comportements qui n’ont rien à voir avec la fraternité louangée par le chef de l’Etat. Valls vient opportunément d’arrêter, en France, un norvégien d’extrême droite, Varg Vikernes,soupçonné d’être "une menace potentielle pour la société". Ne pourrait-il faire preuve d’une même détermination pour lever prioritairement les zones d’ombre sur les circonstances de l’accident de Brétigny ? Si des barbares ont sévi, le scandale serait que l'Etat cherche à sous-estimer ce fait.

[Nous avons le droit de savoir si les pillards surpris à dépouiller les morts et les blessés, malgré la police, se trouvaient déjà dans la place. 
Ces charognards anonymes que nous cotoyons au quotidien sont-ils en vérité les auteurs d'un sabotage d'éclisse pour dévaliser les victimes ?

Selon le syndicat Sud-Rail, des jeunes cagoulés ont attaqué, à trois reprises, des voyageurs sur la ligne SNCF Paris-Orléans, le 23 avril, puis les 28 et 29 maiCes faits seraient de toute évidence l'œuvre d'une même bande qui grimpe à chaque fois dans le train à l'arrêt en gare de Monerville et descent à l'arrêt suivant à Angerville. "Deux endroits en pleine campagne et en général très calmes", indique un de ses délégués de SUD, Christophe Fargallo, en regrettant l'absence de caméras de surveillance dans ces deux gares.

L'attaque rappelle
l'affaire récente du RER D où une quinzaine de jeunes s'en étaient pris en mars 2013 à des voyageurs alors que le train était à l'arrêt en gare de Grigny. Seize jeunes, dont 13 mineurs de 13 à 17 ans, furent arrêtés  à Grigny, ...Essonne.

L'Essonne est-elle le terrain d'activité de gangs sévissant à la SNCF au départ de la gare d'Austerlitz? 
Le ministre de l'Intérieur, ex-député-maire d'Evry, Essonne, est-il soucieux de dissimuler le niveau de délinquance jusque dans son propre département ?Ni Le Monde, ni Libération n'a dressé l'oreille gauche...]


mardi 14 mai 2013

PSG: qui sont les responsables du "printemps arabe" de Paris ?

La presse se charge de condamner toute critique de l'opposition

L'AFP titre PSG : "Valls pris pour cible par l'UMP, Goasguen veut sa émission"

"L'UMP a pris pour cible le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, accusé d'"amateurisme" et d'"inertie" face aux casseurs de la fête du PSG, Claude Goasguen, député-maire du XVIe arrondissement où se trouve le Trocadéro, demandant même sa démission," peut-on lire dans la dépêche d'agence.


 Fillon se réserve en effet la liberté de "sanctionner les responsables"



L'ancien Premier ministre, François Fillon, s’est ému des débordements qui ont eu lieu lundi sur le Trocadéro en marge de la présentation du titre de champion de France du PSG. "Je demande à François Hollande de sanctionner sans délai les responsables du fiasco de la soirée d'hier", a-t-il déclaré sur con compte Twitter avant d’ajouter : "Je demande que les casseurs soient identifiés et déférés dans les plus brefs délais devant la justice." "J'apporte mon plein et entier soutien aux forces de l'ordre qui travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles", a-t-il conclu dans un troisième message sur le réseau social.

Les témoignages sont pourtant unnanimes

Le préfet de police assure qu'il a parfaitement géré. Il a évidemment contesté toute impréparation, en se fondant sur les effectifs mobilisés,800 policiers, selon lui.

Il s’est également interrogé sur la pertinence du choix fait selon lui par la Ligue de football professionnel (LFP) et le PSGd’organiser la cérémonie au Trocadéro “avec en fond de tableau la Tour Eiffel qui est le symbole du club”, plutôt qu’au Parc des Princes plus facile à sécuriser. Le club avait déjà retenu ce site emblématique pour présenter sa recrue galactique Zlatan Ibrahimovic l’an dernier. 
Or, ce choix a été opéré en concertation, lorsque le club et la ligue se sont vu interdir les Champs-Elysées...

Un responsable de la Croix-Rouge sur place corrobore l'amateurisme de l'exécutif devant BFM TV.

"Les supporteurs étaient bien plus nombreux que prévuon a dû s’adapter en faisant appel à des bénévoles". Alliance, le second syndicat des gardiens de la paix, et Synergie, le second syndicat d’officiers, ont aussi confirmé que l’ampleur de l’événement avait été “sous-estimée”.

L’UMP, elle, a dénoncé la responsabilité du gouvernement
 et notamment “l’inertie inadmissible de Manuel Valls”, le ministre de l’Intérieur, par la voix de son secrétaire général adjoint Geoffroy Didier.

Claude Goasguen, député-maire UMP du XVIe arrondissement, où se trouve le Trocadero, a même appelé Manuel Valls à “assumer” sa responsabilité et à démissionner.

Le ministre soutient que le dispositif de sécurité était “important”, malgré des violences qu'il avait banalisées en "bousculades" pour un déploiement hors de proportions, si on suit son raisonnement...
Il a promis que “tous les moyens d’enquête disponibles seront mis en oeuvre dans les jours à venir pour identifier et confondre les casseurs à partir des bandes de vidéoprotection recueillies”.
Et pourquoi pas une petite commission d'enquête parlementaire, comme le réclame Bernard Accoyer ?



jeudi 27 octobre 2011

Hollande discrimine les policiers étiquettés à droite

Hollande suspecte sa protection "officielle": la police proteste


Flamby

fait

sa Ch'tite



Le candidat du PS ne fait pas confiance aux policiers

François Hollande a décidé de refuser la protection policière proposée par le ministère de l'Intérieur, ce qui a suscité mercredi une protestation du chef de la Direction générale de la police nationale (DGPN).
Du jamais vu !

Comme l’explique Le Monde, la Direction générale de la police nationale (DGPN) a soumis à François Hollande, dès son investiture, une liste d’une quinzaine de fonctionnaires issus du service de protection des hautes personnalités (SPHP). Une proposition que le candidat socialiste a décliné, afin d’éviter d’éventuelles fuites.
Ainsi le PS révèle-t-il implicitement sa longue pratique de la fuite syndicale.

Les fonctionnaires mal-aimés du PS se sentent outragés

" Nous ne sommes pas aux pièces, déclare Stéphane Le Foll, l’agenda de François Hollande.
On va prendre le temps de regarder. Nous allons chercher des gens sur lesquels on pourra compter, efficaces et professionnels. Nous voulons des personnes de confiance. "
Avec un DEA d'économie, ainsi que d'un diplôme professionnel spécialisé (DUT), le directeur du cabinet de François Hollande, premier secrétaire du PS (1997-2008), est devenu chargé de cours à l'Université de Nantes (sur les terres de J.-M. Ayrault...), avec la même facilité, que Benoît Hamon qui - avec bac+3 - est membre du conseil d'administration de l'université Paris VIII depuis octobre 2008 et le congrès socialiste de Reims, en tant que " personnalité extérieure ", avant d'y enseigner depuis septembre 2009, en tant que professeur associé. Nul doute que, malgré leurs nombreuses responsabilités politiques, ils assument les heures de cours pour lesquelles ils sont payés.

De son côté, le coordinateur de la campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, assure qu’il s’agit avant tout de protéger la sécurité du candidat, " mais aussi la confidentialité de son action, de sa parole, de sa campagne. "Ce n’est pas de la suspicion, mais une saine prudence ".

D’autres proches de Hollande que la liste des 15 gardes du corps proposés est « vérolée » pour avoir évolué aux côtés de ministres de droite ou appartenant à des syndicats réputés proches de la droite, rapporte le journal Le Monde daté du 27 octobre...

Une suspicion qui "salit" le corps entier

" C’est la première fois que le service est mis en cause de cette façon-là, sur ses capacités. Les fonctionnaires ont vraiment été choqués par ce genre d’article, parce que c’est vraiment remettre en cause leur professionnalisme ", a réagi Gilles Furigo, chef du Service de protection des hautes personnalités (SPHP).

Aucune paranoïa chez le candidat ?
L'entourage du candidat socialiste à l'élection présidentielle a assuré qu'il n'existe aucune méfiance vis-à-vis de l'institution policière ou du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) et qu'une solution négociée interviendrait d'ici la mi-novembre.

La presse de service public justifie la suspicion

" François Hollande prudent sur le recrutement de sa future équipe de protection"
, estime France Info, en titre.
Comme le veut la coutume, la direction de la police nationale a soumis à François Hollande une liste de fonctionnaires de police dans laquelle il pourra faire son choix pour composer sa future équipe de protection rapprochée durant la campagne.

Problème : selon Le Monde, journal porte-parole du PS, pour l’instant le candidat socialiste ne fait que très moyennement confiance aux services de l’Etat...
Le candidat du PS à la présidentielle n’est pas paranoïaque. Mais il ne va pas non plus accepter les yeux fermés la proposition de la Direction générale de la police nationale (DGPN). Selon Le Monde, celle-ci lui a fourni une liste de personnels dédiés à la sécurité des personnalités. Tout candidat déclaré bénéficie en effet dans le cadre de la campagne de ce service fourni par des fonctionnaires.

Problème, l’entourage du candidat socialiste s’inquiète que ces personnes ne se transforment en grandes oreilles du pouvoir. Accompagnant l’homme politique à longueur de journées dans ses déplacements et les moindres de ses rendez-vous, elles ont effectivement accès à de nombreuses informations. La vérité ne doit pas filtrer.
" C’est donc sur la base à la fois du volontariat et d’un profilage très précis que l’équipe de M. Hollande entend sélectionner, d’ici à la mi-novembre, les noms des fonctionnaires affectés à sa protection", annonce Le Monde.

Qu'a-t-il à cacher aux Français ?

Sur France Info, Gilles Furigo, le chef du SPHP, s'est déclaré choqué par la méfiance affichée par le candidat PS, jugeant son service, créé en 1935, insoupçonnable.
" Il est passé à travers de nombreuses alternances, on a servi des politiques de droite comme de gauche. Le maître-mot du service, ça a toujours été 'loyauté et discrétion' vis-à-vis des personnalités", a-t-il souligné.

"C'est la première fois que le service est mis en cause de cette façon-là, sur ses capacités. Les fonctionnaires ont vraiment été choqués par ce genre d'article, parce que c'est vraiment remettre en cause leur professionnalisme", a ajouté Gilles Furigo.

Même colère du syndicat Alliance police nationale, qui se déclare dans un communiqué " particulièrement choqué par ces prises de position qui laissent apparaître clairement une défiance à l'égard des policiers affectés à la protection des hautes personnalités".

L'entourage de François Hollande tente de minimiser l'insulte

Frère François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon proche de Flamby, a tenté de rassurer en affirmant pour sa part que François Hollande choisirait "sur la base de la motivation et du volontariat" dans la liste des hommes du SPHP proposée par la Direction générale de la police nationale (DGPN).

Mais, si le député Pierre Moscovici a estimé qu' " il n'y a aucune suspicion à l'égard de l'institution policière, ni à l'égard du SPHP ", il a également confirmé que " François Hollande choisira le moment venu une protection policière. Il est normal qu'il puisse s'appuyer sur des officiers en qui il a toute confiance ", ajoutant que le dispositif serait mis en place "autour du 15 novembre".

De plus, la police de Hollande devra être encartée au PS...
" On trouvera, naturellement, les bonnes dispositions avec les bons fonctionnaires ", a insisté l'ancien ministre des Affaires européennes...
SGP-FO (Police) n'a encore pas jugé opportun de pousser des hurlements !

vendredi 8 juillet 2011

Dérive politique des comptables de la Cour des Comptes


La Cour des Comptes outrepasse ses prérogatives sur la gestion


Les résultats publiés par la Cour des Comptes étaient faits pour déplaire au Ministre de l’Intérieur.

Et Claude Guéant désapprouve les motifs de la remise en cause de la baisse de la délinquance depuis 2002.
Ainsi, dès les premières lignes, le rapport qualifie-t-il de "contrasté" les résultats obtenus dans la lutte contre la délinquance depuis 2002.
Or, c'est justement SGP-police qui vole au secours de la Cour. «Le rapport de la Cour des Comptes donne un point de vue objectif et cru sur l’état réel de la police nationale en 2011 (…), qui dispose aujourd’hui de moins d’effectifs que lors de l’explosion des banlieues en 2005 », affirme le syndicat FO, comme par hasard.

Côté politique, Delphine Batho , secrétaire nationale du PS
chargée de la sécurité apporte son appui à la Cour et juge que le rapport « constitue un tournant majeur car, pour la première fois, une évaluation objective dresse le bilan réel de la politique de sécurité conduite depuis plusieurs années.» Elle est députée des Deux-Sèvres et tient chaud le siège de Sa Cynique Majesté Royal.
L'objectivité des soutiens de la Cour, on le voit, ne peut être mise en doute !...

La Cour des Comptes n'a pas à juger la politique de sécurité en France

Piqués au vif par les doutes exprimés sur leur impartialité et leur indépendance, les magistrats de la Cour des Comptes se sont "élevés" aujourd'hui contre les vives réactions du gouvernement et de la majorité après la publication du rapport sur la gestion des forces de sécurité.

Cent six députés de la majorité ont signé ce soir le courrier adressé au premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, pour "condamner" une politisation de cette institution, après la publication de ce rapport aussi critique qu'injuste et partisan sur la gestion des forces de sécurité.

" Il y a une exaspération très forte chez les députés ", a affirmé Eric Ciotti, l'un des députés à l'origine de l'initiative prise hier soir. "Il ne faut pas que dans la campagne la Cour des comptes se transforme en cour de règlement de comptes", a-t-il ajouté.
D'autant que Migaud s'était fait épingler au temps où il présidait la Cour des Comptes régionale de Grenoble (2010): lien PaDiDupes

Le courrier a été adressé à D. Migaud, ancien président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale en fin d'après-midi aujourd'hui.
Les signataires de cette lettre, outre Eric Ciotti, sont
les ex-ministres Christian Estrosi, maire de Nice, concerné (cf. video ci-dessous), et Alain Marleix, Michel Hunault (NC),
le vice-président de l'Assemblée, Marc Le Fur,
et la plupart des membres du collectif de La Droite populaire, créée en juin 2010 par Lionnel Luca et Thierry Mariani.

Ils affirment que ce rapport comporte "un nombre important d’inexactitudes, de raccourcis hâtifs, d’erreurs d’analyse, d’oublis et d’appréciations", qui amène à "s’interroger sur son objectivité".
Le ministre de l'Intérieur a confirmé qu'il conteste certaines informations du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des forces de sécurité rendu public hier.
"J'accepte les critiques, mais la Cour des comptes n'est pas une institution infaillible. Quand elle publie des faits contestables, je conteste", a-t-il déclaré ce matin sur RTL.
Claude Guéant pointe notamment des "erreurs de faits"

"Je respecte cette institution, mais je n'ai pas à accepter des arguments qui ne sont pas fondés", a ajouté Claude Guéant. Il apporte des éléments d'appréciation, avant de s'interroger: " On constate qu'il y avait en 2010 500.000 victimes de moins qu'en 2002. Est-ce que c'est un bilan contrasté ?"

Agé de 66 ans, "il sera hospitalisé une huitaine de jours" pour un pontage coronarien qu'il doit subir mardi prochain, avait indiqué hier le ministère de l'Intérieur, pour être "transparent" avec les Français, précisant qu'il continuera à recevoir "ses principaux collaborateurs quotidiennement" pendant cette période "pour assurer le suivi des dossiers".

VOIR et ENTENDRE Eric Zemmour, le 8 juillet, sur RTL :

L'opposition n'accepte pas la contradiction

La réaction de Claude Guéant et de certains députés UMP après le rapport de la Cour des Comptes indispose la gauche.
Le député PS François Loncle - encore lui: cf. lien PaSiDupes - appelle à la démission du ministre.
Patrick Ollier, ministre des Relations avec le Parlement, avait joué un drôle de jeu. En se portant au secours du président de la Cour, le socialiste Didier Migaud, le compagnon de Michèle Alliot-Marie pourrait bien avoir été mu en fait par la volonté de régler quelques comptes, lui aussi, depuis les difficultés rencontrées par l'ancien ministre. Claude Guéant estime d'ailleurs aujourd'hui que Patrick Ollier "n'a pas lu le rapport".

Claude Guéant prend la Cour des Comptes en défaut

Le ministre conteste le rapport sur des faits précis.

A titre d'exemple, il a fait référence aux Yvelines : " Il y aurait, dit la cour, à l'instant T, 31 fonctionnaires de police sur la voie publique dans les Yvelines. Ce n'est pas exact, il y en a 140."

Considérant la réputation de rigueur de la Cour, "des faits inexacts", des "approximations dans les raisonnements", etc. font désordre.
La Cour des Comptes ne doit pas devenir une machine de guerre à l'approche de la Présidentielle.

Christian Estrosi est clair et ferme
VOIR et ENTENDRE le maire de Nice, ce matin sur France Info:

mardi 12 avril 2011

Seine-Saint-Denis: des tueurs mafieux en milieu communiste


La Seine-Saint-Denis est-elle toujours bien en France ?

Le 9.3 n'est pas un département comme les autres.
Pour une large part immigrée, la population s'est organisée en république mafieuse, avec le PS pour parrain. Elle se dit défavorisée, voire négligée, mais concentre les subventions et allocations de solidarité, bien qu'elle rejette les règles les plus élémentaires du vivre ensemble.


Nouveau fait divers marqué par l'horreur

A Villepinte, peu avant 6 heures du matin dimanche matin, quatre individus ont fait irruption dans un pavillon tranquille où dormait une famille de quatre enfants, deux filles de 8 et 16 ans et deux garçons de 12 et 21 ans. Installée dans le quartier depuis huit ans, cette famille d’origine kabyle avait des attaches à Mantes-la-Jolie (Yvelines) et à Sevran.
Revêtus de tenues sombres et de gilets pare-balles, ils se sont introduits dans la maison en fracturant la porte du garage et en hurlant : « Police ! », avant de pénétrer dans la chambre des parents pour demander au père de leur désigner son fils aîné. Après avoir fait descendre les deux parents et les trois frères et soeurs dans le séjour, pour assister à la scène, ils ont exécuté le fils de deux balles dans la tête. « Les agresseurs ont tiré trois coups de feu : une balle en plein cœur, une autre dans le cou, la troisième visait le flanc », précise une source policière. Les douilles des balles de 9 mm de "deux à quatre tirs" ont été retrouvées sur place par les enquêteurs.
Bilal, la victime âgée d'une vingtaine d'années, était connu des services de police, pour des affaires de recel, de vol et de violence ordinaires en Seine-Saint-Denis, " pour des faits de petite délinquance; ce n'était pas de la grande criminalité", a-t-on d'abord précisé. "On sait que la victime devait quelque chose à une autre bande; il avait peut-être une dette", précisait-on encore le 10 avril. "C'est en tout cas extrêmement rare de voire ce genre d'exécution de type mafieuse dans le secteur", a estimé dans l'entourage de la police.

Bilal était revenu, la veille, d’un séjour au ski organisé dans les Hautes-Alpes par une association de quartier de Villepinte. Chaque année, le Secours Populaire fait sa pub en emmenant les jeunes défavorisés au bord de la mer, mais les délinquants aussi sont envoyés à la neige par des associations financées par le budget déficitaire du Conseil Général présidé par Cloclo Bartolone.

La Seine-Saint-Denis est-elle mafieuse ?

La politique socialiste de prévention produirait-elle des tueurs mafieux ?

D’après les premiers éléments de l’enquête, le profil de la victime ne semble pas correspondre au scénario mis en place pour le supprimer. Son passé judiciaire n’a en tout cas « rien à voir avec une affaire pareille », confie une source policière. Ce genre d’exécution, de « type mafieux », est « extrêmement rare », selon une autre source.
Les tueurs de ce commando appartiennent-ils à une bande rivale ?
« Il est de plus en plus facile de trouver des armes à feu en Seine-Saint-Denis, les délinquants semblent de plus en plus déterminés et n’hésitent pas à s’en servir », observe Stéphane Pelliccia, secrétaire régional de l’UNSA-Police. « Tout le monde n’est pas capable de monter une telle exécution. Ce ne sont pas de petits délinquants », insiste de son côté Antoine Coué, du syndicat de police Alliance.
La brigade criminelle de Paris a été chargée de l’enquête.
Lundi soir, aucune personne n’avait été interpellée dans le cadre de l'enquête.

L'élue de gauche se décharge sur le gouvernement

Nelly Roland Iriberry (photo), maire apparentée PCF de Villepinte depuis 2008, n'a pas tardé à accuser.

Elle n'a pas remis en cause sa politique de la ville, mais a appelé dès lundi "les pouvoirs publics à faire preuve de la plus grande vigilance républicaine pour empêcher que nos territoires ne deviennent un champ libre pour l’action de bandes organisées".

"La brutalité et la barbarie de cet acte dont l’exécution rappelle les méthodes mafieuses dans toute leur abjection"
L'occasion pourtant d'une abjecte instrumentalisation politicienne:
"Les citoyens et les collectivités locales attendent du gouvernement la mise en œuvre de politiques publiques ambitieuses et efficaces de prévention de la criminalité, de répression des trafics et de démantèlement des structures naissantes du crime organisé en Seine-Saint-Denis. La Municipalité de Villepinte est à la disposition des responsables de l’Etat, afin de concourir au déploiement de ces dispositifs, comme elle le fait d’ores et déjà à travers le renforcement de la vidéo-protection et sa stratégie locale de sécurité et de prévention de la délinquance. Plus jamais un tel crime ne doit pouvoir se reproduire dans notre ville et sur nos territoires."

dimanche 20 février 2011

Un juge de Draguignan libère des trafiquants internationaux

Militant zélé, le juge ne peut-il être sanctionné ?
De qui les juges corporatistes se moquent-ils ?
Les magistrats démagogues nous manquent de respect

Trois trafiquants de drogue ont été libérés sans jugement, alors qu'ils devaient passer en comparution immédiate.

Crime de lèse-majesté
Irrités à l'idée d'être sanctionnés depuis l'affaire Laétitia, cette jeune femme sauvagement assassinée par Tony Meilhon, des magistrats zélés ont respecté à la lettre la circulaire "Lebranchu" (PS) qui limite le temps des audiences à six heures.
Incrédules, les trois trafiquants sont repartis libres avec une convocation pour une date ultérieure, mais jurant bien qu'on ne les y reprendrait plus !

Faits et circonstances de cette "grève du zèle"

Interpellés cette semaine avec 1,3 kg de cocaïne dans leur véhicule au péage du
Capitou, sur l'A8 à Fréjus, les trois "mules" ont été déférées devant le parquet
jeudi pour "transport et détention de stupéfiants" et devaient passer en comparution immédiate.
L'audience, qui "était normalement calibrée", a été suspendue à 20H45, conformément "à la circulaire dite Lebranchu qui recommande de ne pas dépasser six heures d'audience", a tenté de faire comprendre Danielle Drouy-Ayral, procureur de la République de Draguignan. Des ingénieurs travaillent une dizaine d'heures par jour et les profs peuvent donner six ou sept heures de cours dans la journée.

Indépendance des juges signifie autonomie et arbitraire
Les juges se disent impartiaux;
l'USM se prétend apolitique;
mais le SNOP est socialiste

Le Parquet a alors demandé au juge des libertés et de la détention (JLD) - un magistrat du siège "spécialement chargé de statuer sur la mise en détention provisoire" - un débat différé de 24 heures avec mandat de dépôt, mais les réquisitions de la Procureure n'ont pas été suivies: les trafiquants de drogue ont été remis en liberté et convoqués à une date ultérieure. Grâce à la collusion solidaire des fonctionnaires de justice, les voyous ne se représenteront jamais, puisqu'ils se sont empressés de passer la frontière.

Justice de classe !
Un important dossier d'homicide involontaire impliquant un médecin étant instruit
ce jour-là, les magistrats ont décidé qu'ils n'avaient de temps que pour une seule comparution immédiate. Les pauvres voyous défavorisés peuvent continuer à semer la mort, mais le magistrat ne lâchera pas le notable...

La décision du JLD n'est pas susceptible d'appel, a précisé Mme Drouy-Ayral.

Les policiers sont en colère

Ils s'étaient solidarisés avec les magistrats indignés d'avoir à rendre compte de leurs négligences.
Pour le syndicat de police Synergie (second syndicat d'officiers), "il y a rupture de la chaîne pénale", fait valoir le syndicat dans une déclaration pour le moins modérée. "C'est incompréhensible s'agissant d'une telle affaire qui est grave".
il s'agit d'un "dysfonctionnement de la justice" qui "provoque la colère et l'incompréhension des policiers". A Montpellier, les magistrats avaient invité les policiers à battre, unitairement, le pavé avec eux. SGP Unité-Police (majoritaire chez les policiers en tenue), déclara: « nous les comprenons, les soutenons, car eux aussi font face à un manque de moyens », selon Bruno Bartocetti. Du côté du Syndicat national des officiers de police (Snop), Pascal Lefèvre, son représentant, indiqua que le syndicat « rejoint symboliquement » ce mouvement (lien Le Figaro), tandis que Unsa Police et Alliance gardaient le silence.

Mais aujourd'hui les juges de Draguignan (Var) humilient ces policiers et méprisent leur travail. Peut-être leur reprochent-ils leur efficacité et les condamnent-ils le surcroît de travail qu'ils leur occasionnent.

La responsabilité des syndicats de magistrats

Le monde judiciaire, qui a mené un mouvement syndical de contestation après avoir été déclarés soupçonnés de faillibilité et susceptibles de négligence dans l'affaire Tony Meilhon, a appelé à poursuivre la mobilisation sous d'autres formes, notamment en respectant à la lettre la circulaire "Lebranchu" qui limite la durée des audiences et privilégie le confort des juges au détriment des justiciables.

Les magistrats se disent pourtant débordés et abandonnés, malgré les efforts budgétaires consentis par les Français.

lundi 31 janvier 2011

L'humour régressif de Bedos-fils convient à la 'république du respect' de gauche

Le fils Bedos est un prédateur récidiviste

Nicolas Bedos avait comparé le Chef de l'Etat à un « VRP cocaïné ».

C'était pour rire !... Lien PaSiDupes
Nathalie Kosciusko-Morizet s'est indignée de ces propos
et Bruno Roger-Petit (Le Post !) avait aussi sec accusé la ministre de pressions sur France 2 en déclarant "nul" le rigolo de service. Lien PaSiDupes

Alors, Canal + a offert à Nicolas Bedos d'entretenir dans Le Grand Journal la polémique pourtant ouverte dans l'émission Semaine critique, animée par Franz-Olivier Giesbert sur France 2... « C'est une nouvelle qui a été prise au premier degré. Ce qui est une fiction un peu joyeuse, un peu folle est en train de devenir un discours un peu prétentieux. Et moi, c'est ce que je fuis » a expliqué ce jeune cacochyme inconscient.

"Nicolas Bedos n'est pas drôle, il est nul et insultant !"

La ministre a meilleur jugement que Roger-Petit, car le bouffon en liberté a tenu ensuite des propos inqualifiables sur les policiers, cette fois, à l'émission Tout le monde il est beau, animée par Bruce Toussaint, le Flamby II de Canal +. L'indignation des policiers est aussitôt montée d'un cran: les syndicats SGP Unité police FO et Synergie Officiers, comme Alliance police qui souhaite visiblement que ce soit le ministre de l'Intérieur qui porte plainte.
En revanche, aucun des invités présents dimanche n'a exprimé sadésapprobation...
VOIR et ENTENDRE

La surprise n'est pas si grande depuis le temps que la chaîne privée d'opposition voulue par le président François Mitterrand fait de l'audimat à bon compte avec des chahuts et des insultes sans remettre jamais d'ordre dans ses émissions connues pour leur irrévérence. L'humour branché est devenu disgressif et non seulement irrespectueux mais insultant. C'est ainsi que le fils Bedos a traité cette fois les forces de police de "racaille tombée du bon côté" au "QI de poulpe mort", pensant être drôle au vu de hilarité de son entourage .

Ce fils de... n'a pas été éduqué
Une fois dégrisé, ce cerveau de crevette rose n'est pas parvenu à faire une auto-critique pleine et entière. "Je reviens un peu sur mes propos", a-t-il déclaré sur le plateau du Grand Journal mardi soir, admettant d'une part qu'il dit n'importe quoi pour amuser la galerie et qu' il "n'y a pas que des flics comme (il les a) décrits", et d'autre part qu'il a "besoin de donner de l'impact à ses mots", au risque de ne pas sortir du lot des vulgaires du spectacle progressiste.

Dans Les Inrocks mercredi, Nicolas Bedos exprime ses excuses, avec ses faibles moyens : "Si j'ai pu vexer des policiers, je m'en excuse très sincèrement." Il a donc manifestement fallu que papa Bedos paie cher et longtemps pour que son digne rejeton parvienne à décrocher le bac+2 qu'il méprise chez les policiers, car il n'a toujours pas appris à présenter des excuses en bon français.
Pourquoi un fils de..., tel que Nicolas Bedos, travaillerait-il pour décrocher diplômes et examens si le directeur des programmes, Alain de Greef, le fait entrer à Canal+ - sur son seul mérite - comme lecteur et conseiller artistique à 18 ans, quand les enfants des quartiers doivent trimer pour trouver la planque ?

L'exemplarité, c'est pour les autres

Comme Alévêque, Bedos est-il d'essence supérieure ?
Le fils de... est revenu sur la juste indignation des policiers, sans réussir à distinguer le fond outrancier de la forme vulgaire et violente de ses propos. Parce
qu'il n'est lui-même ni un abruti, ni un voyou, il avait déclaré dimanche sur Canal + : « Le flic de la nuit, le patrouilleur, est un abruti, c'est un voyou en uniforme, c'est une racaille qui est tombée du bon côté ». Puisque les micros sont en permanence ouverts pour lui, il s'est encore exprimé: « C'est un cliché monstrueux, OK. Mais je pense que des milliers de personnes ont déjà subi le tutoiement comme moi (...) [Il ne faut pas tutoyer les plus grossiers d'entre nous] Oui, il n'y a pas que des flics comme ceux décrits dans l'émission. Je reviens un peu sur mes propos, pas par lâcheté (...) Mais je pense que la police doit être exemplaire et quand on voit les cow boys qui se baladent... ».

Nicolas Bedos se dit victime des media !

L'irresponsable est plus à plaindre qu'il n'y paraît
Mais il ne compte ni s'en tenir là, ni céder à la pression: « Arrêter ? Non, non, je suis plus en colère contre les media qui font de moi le nouveau provocateur (...) Ce sont eux qui reprennent, qui tronquent, qui prennent un extrait.
Evidemment il y a de la provocation mais je suis assez flou politiquement et j'ai envie de le rester. Je n'ai pas envie de prendre la relève de mon paternel qui lui a de véritables convictions
(...) Quand je dis un truc comme ça, sinon on est pas entendu, on a besoin de donner de l'impact à ces mots » a expliqué l'écrivain, comme dit Pure-medias !

Un Bedos, candidat à l'Académie française ?
'Tout le monde il est beau', émission littéraire...
Nicolas Bedos estime ne pas avoir été compris: « il y a une mauvaise lecture de mon travail qui est plus littéraire que politique ». A ceux qui trouvent du Guillon en lui, il lance aussi: « Je ne serai jamais le nouveau Stéphane Guillon, avec toute l'admiration que j'ai pour lui. C'est une balade dans votre télévision. Si on regarde la chronique, je tape partout, je parle de DSK aussi longuement que [de] Sarkozy ». Lui aussi trouverait-il donc le sectarisme de Guillon primaire ?

Humour 'borderline' ? La ligne est franchie
Le pauvre bougre n'est pas seulement politiquement flou dans sa tête, il n'est pas net...

Le CSA est-il absent ?

En son temps, Jean-Marie Bigard avait été jugé vulgaire pour son fameux sketch "Le lâcher de salopes", certes peu élégant, et fustigé par des associations
'politiquement correctes'
, au point de provoquer l'ire du CSA.
Et boycotté...
Où en sommes-nous ?
Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a-t-il été dissout?
Lien PaSiDupes

vendredi 24 décembre 2010

L'UMIR, contre les émeutes urbaines

Inaugurée par Hortefeux à ...Grenoble

Pour contrer les émeutes urbaines

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a inauguré jeudi l'Unité mixte d'intervention rapide, une force de police et de gendarmerie inédite en France
qu'il conçoit comme un "laboratoire" sécuritaire, en présence de Michel Destot, maire socialiste de la ville (ci-contre à droite).
En visite sur le site d'entraînement de l'UMIR, une base désaffectée de l'armée dans la banlieue grenobloise, Brice Hortefeux a déclaré aux membres de cette unité: "vous êtes en quelque sorte un laboratoire. C'est la première, ça n'a jamais été fait ailleurs".
"Si à l'usage vous avez de bons résultats, ce dont je ne doute pas, cela sera très vraisemblablement étendu à d'autres collectivités", a ajouté le ministre de l'Intérieur, sans préciser les villes concernées par ce projet.

Présentation de l'UMIR ?

Cette unité de 38 personnes (BIEN 38), qui rassemble "pour la première fois" sous un même commandement des policiers de la police nationale et de la gendarmerie, est composée de six policiers en civil de la BAC, quinze policiers en tenue de la compagnie d'intervention, d'une équipe cynophile et de quinze gendarmes, a précisé le ministre.
Elle pourra être "immédiatement déployée notamment pour enrayer des phénomènes de violence qui peuvent embraser un quartier, comme on l'a vu cet été", a précisé le ministre.

Une démonstration devant le ministre

Sous les yeux de Brice Hortefeux, l'UMIR a simulé jeudi matin les interventions pour lesquelles ils s'entraînent depuis plusieurs semaines: de la protection de pompiers pris à partie en éteignant un feu de voiture au contrôle d'identité qui tourne mal.
"Pour lutter plus efficacement contre des délinquants qui sont naturellement très mobiles, et qui une fois la vague de délinquance commise reviennent se planquer dans les quartiers, nous devons nous adapter à la géographie criminelle", a déclaré B. Hortefeux lors d'une conférence de presse.

"L'unité, qui a vocation à intervenir en moins d'une heure, se veut très réactive", a expliqué le policier en charge du commandement, Guillaume Josserand.

Réactions officielles

Cette unité départementale "répond concrètement à un manque", selon Daniel Chomette, secrétaire départemental du SGP-FO, qui permettra de "ne pas attendre qu'un quartier s'enflamme pour intervenir". De la prévention ?

"Une nouvelle fois Grenoble est 'ville pilote' en matière de sécurité", s'est également félicité le syndicat Alliance, saluant dans l'UMIR "un renfort appréciable aux unités territoriales".
Lien PaSiDupes: les violences urbaines de Grenoble rapprochent le PS et le FN

"Tout moyen supplémentaire est le bienvenu. Je le demande depuis longtemps, je suis pour davantage de police de terrain", a de son côté déclaré le maire PS de Grenoble, Michel Destot, un soupçon récupérateur.
Lien PaSiDupes vers l'agression d'un jeune, pour une cigarette

La réponse à un besoin

Cette création intervient à la suite des violences dans le quartier de la Villeneuve, à la mi-juillet 2010. Grenoble avait été le théâtre de violences urbaines pendant trois nuits consécutives. Chaque nuit, les forces de l'ordre avaient été la cible de tirs à balles réelles et un véhicule de la Brigade anticriminalité (BAC) avait ainsi été visé par deux coups de feu, a priori d'arme longue, sans faire de blessé. Plusieurs dizaines de jeunes avaient brûlé des voitures, provoquant l'intervention des forces de l'ordre
Au total, 20 personnes ont été interpellées. Deux d'entre elles, soupçonnées d'être impliquées dans des tirs contre la police, ainsi qu'une troisième, recherchée pour des faits criminels non liés aux émeutes.
Par ailleurs, trois jeunes devaient être jugés en comparution immédiate pour avoir tenté de piller un commerce une nuit, au cours de laquelle une soixantaine de voitures avaient été brûlée et plusieurs commerces incendiés. Un mineur a été mis en examen pour incendie de véhicule.
Lien PaSiDupes: nos policiers menacés de mort

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avait annoncé un renfort de police et de gendarmerie de 240 hommes, appuyés par des membres du Raid et du GIPN déployés à la Villeneuve. Les violences des casseurs contre la police ont commencé à la suite de la mort d'un malfaiteur de 27 ans, originaire du quartier grenoblois de la Villeneuve, Karim Boudouda, dans un échange de tirs, consécutif au braquage d'un casino.
Lien PaSiDupes: le retour des 'barbares' français à la loi du talion
Lien PaSiDupes: l'arrestation en catimini du second braqueur du casino d'Uriage

L'UMIR est également justifié par les atteintes à la sécurité de l'Etat par le site paris.indymedia.org, accusé par les syndicats d'être "antiflics".

Ce site d'extrême gauche, qui fonctionne en réseau souterrain d'anarcho-révolutionnaires, a en effet publié des photos et des films montrant des policiers en civil, pour permettre de les identifier et de les exposer à la haine des activistes.
Ce site qui utilise notamment les pages Facebook des fonctionnaires de police pour en faire la chasse, avait provoqué l'indignation des syndicats de police qui réclamaient une action du ministre de l'Intérieur.
"Ces procédés sont totalement inacceptables et irresponsables. Les propos tenus sur ce site sont injurieux et indignes et il n'était pas question de laisser faire", a souligné le ministre, dont le dépôt d'une plainte pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine.

L'UMIR ne réglera pas la question des magistrats irresponsables: lien PaSiDupes

jeudi 23 décembre 2010

Justice: Hortefeux poursuit un site militant contre la police

La plateforme incite les internautes à dénoncer les policiers en civil
Indymedia: campagne de Montreal
"International-Day Against Police Brutality"

Les syndicats de police avaient réclamé un signe fort de soutien

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé ce jeudi à Grenoble qu'il allait porter plainte contre le site Indymédia de Paris qui mène une action 'citoyenne' "anti-flics".

La plateforme, qui propose aux internautes d'identifier les policiers en civil dans les manifestations parisiennes, a provoqué l'indignation des syndicats de police, Alliance-Police nationale (second syndicat des gradés et gardiens de la paix, depuis 2006) en tête, mais le SNOP (chez les officiers), avec l'union Unité police, et le SGP-FO , classés à gauche tous les trois, en queue.
"Je suis très satisfait de l'initiative du ministre, a réagi Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d'Alliance. Brice Hortefeux protège ainsi ses officiers et l'institution."

Les fonctionnaires exposés

Des plaintes individuelles auraient également été déposées par les policiers dont les portraits ont été diffusés sur le site, affirme le syndicaliste. "Nous avons demandé à l'administration qu'elle prenne en charge les frais d'avocats de ces officiers, ajoute-t-il. Notre requête devrait être satisfaite car elle fait partie de nos droits."
Indymedia est en effet un média alternatif constitué en réseau de collectifs indépendants, positionné à gauche, voire à l'extrême gauche, et qui se revendique anti-sexiste, anti-fasciste et anti-capitaliste.
Révolutionnaire ? Libertaire ?
Indymedia n'a pas de bureau central et donc pas d'adresse, ni de numéro de téléphone ou de fax.
C'est une agence de presse souterraine
De nombreux textes publiés sur Indymedia font débat ou provoquent des réactions violentes. Ainsi, les Nouvelles Brigades rouges ont diffusé en 2002 sur l'un des sites d'Indymedia Italie leur texte de revendication suite à l'assassinat de Marco Biagi, tandis que des Indymedia français se sont fait l'écho de messages de soutien à Cesare Battisti (libellé). L'hommage à Joëlle Aubron (libellé), membre d'Action directe, condamnée en 1989 et décédée en 2006 après 19 ans de prison, a suscité une polémique.


Le terme 'libertaire' désigne la revendication d'une liberté absolue pour tous et le refus de toute autorité. Les cibles des libertaires sont donc le libéralisme, la propriété et la police, au profit du permissivisme moral (telles que la libéralisation de l'usage des drogues ou la parité des sexes et la liberté du désir), l'abolition des nations et des frontières et de l'autogestion et du squat, etc...

Alliance-police n'obtient pourtant pas totalement gain de cause

Brice Hortefeux n'a pas fait allusion à la cellule de lutte contre les sites et blogs "anti-flics" que réclamait le syndicat de police.

"Il ne faut pas rêver... Nous demandons la création de ce service spécialisé dans la lutte contre cette forme de délinquance depuis 2008 !" Et d'ajouter: "Ce n'est pas un effet d'annonce ni une demande corporatiste puisque que nous souhaitons que cette cellule soit étendue à l'ensemble des corps de l'Etat, dont l'Education nationale. Il faut protéger les institutions, en général", conclut-il.

Les anarcho-révolutionnaires d'Indymedia menacent

Par communiqué publié sur Indymédia, des "Parisiens et Lillois" mettent en garde ceux qui voudraient attaquer le site.
"La chose la plus stupide qu'il soit est de menacer Indymedia Paris et Indymedia Lille." "N'oubliez surtout pas qu'à n'importe quel moment nous pouvons radicaliser les articles et être bien plus dur dans la diffusion des documents", s'avancent les auteurs anonymes de l'article.
Le syndrome WikiLeaks

Déjà, ils ont publié des données retrouvées sur les profils Facebook d'officiers de police.

Au sujet de la cellule de lutte contre les sites "anti-flics", ils écrivent: " Les copwatcher_ ['surveillants de flics', en français de chez nous, mais avec un 's'...] traqueront cette unité de spotters ['observateurs']."

Et si on les attrape, c'est du sursis ?

samedi 11 décembre 2010

Collusion magistrats-PS contre les policiers

Laxisme pour les délinquants, sévérité contre la police

Rappel des faits

La scène se passe à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 9 septembre 2010. Un policier avait été blessé à la jambe, percuté par une voiture après une course-poursuite. Ses collègues et lui avaient alors accusé le conducteur de la voiture qu'ils poursuivaient. Ce dernier fut placé en garde à vue pour tentative d'homicide sur fonctionnaire de police. Les sept policiers poursuivis pour avoir porté de fausses accusations contre un homme ont été jugés coupables de "dénonciation calomnieuse" et "faux en écritures" et condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison ferme, vendredi 10 décembre à Bobigny.

Le juge de Bobigny a lourdement condamné sept policiers
La faute est reconnue de part et d'autre et la condamnation de sept policiers, vendredi, n'est pas contestée, quoi que laisse croire la presse. Ce sont en effet les peines de prison ferme qui sont en cause. Elles ont provoqué l'indignation des fonctionnaires de l'Etat et environ 200 policiers, dont certains en uniforme, ont donc déclenché une manifestation devant le tribunal de Bobigny (9.3) pour montrer leur colère. Le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, et le ministre de l'intérieur, n'ont d'ailleurs pas condamné cette expression de leur ras le bol. Outre qu'il est d'usage que le ministre de tutelle manifeste sa solidarité et son soutien à ses hommes, Brice Hortefeux a souligné le caractère "disproportionné" de cette décision de justice.

La polémique politicienne
Les socialistes s'accordent avec les magistrats pour fustiger le soutien du ministre en faveur des fonctionnaires de police, mais ils approuvent en revanche le ministre de la justice, Michel Mercier, lorsqu'il prend la défense des magistrats en affirmant que toute accusation de laxisme à leur encontre n'était pas fondée.

Les ministres de la justice et de l'Intérieur accomplissent leur devoir
Le ministre de la Justice apporte son soutien aux magistrats, comme celui de l'Intérieur aux policiers.
"Je ne laisserai jamais dire que les magistrats sont laxistes. C'est totalement faux. Ils effectuent leur travail avec sérieux et responsabilité. Je serai toujours là pour défendre les magistrats qui ont toute ma considération", a déclaré Michel Mercier au Parisien.

Interrogé sur le cas précis du tribunal de Bobigny qui a condamné les policiers à des peines allant de six mois à un an de prison ferme pour "dénonciation calomnieuse" et "faux en écritures", M. Mercier reconnaît qu'en Seine-Saint-Denis (9.3) il "est sûrement plus difficile d'y travailler qu'ailleurs".
"A Bobigny, la justice a fonctionné, la procédure suit son cours", poursuit le ministre, refusant également de la commenter. "Des faits, que tous les prévenus ne contestent pas d'ailleurs, ont été commis, explique le garde des sceaux. Le Parquet a requis des peines avec sursis. Le tribunal a jugé différemment et le Parquet a fait appel. Il appartient désormais à la cour d'appel de se prononcer. C'est ainsi que la justice fonctionne".

Le partage des responsabilités, selon Michel Mercier
"La Seine-Saint-Denis est un département où les policiers comme les juges travaillent dans des conditions très spécifiques. C'est pourquoi ils [les uns, les policiers, comme les autres, les magistrats] doivent être encore plus irréprochables qu'ailleurs", estime-t-il.

Le tribunal de Bobigny est-il un tribunal politique ?

Le tribunal de Bobigny est coutumier de la contestation


En Seine-Saint-Denis, le tribunal de Bobigny est le théâtre de tensions régulières entre magistrats et policiers. Les syndicats policiers, à l'instar de Synergie-Officiers, dénonce un tribunal "connu pour receler les pires idéologues de la culture de l'excuse quand il s'agit de remettre dehors à tour de bras les trafiquants de stupéfiants, braqueurs, auteurs de tentatives d'homicide".

Le tribunal de Bobigny sait parfois être sévère

Réputé laxiste, ce tribunal confirme son engagement politique.
Vendredi, trois des prévenus ont écopé de lourdes peines: trois d'entre eux ont été condamnés à douze mois de prison ferme, un à neuf mois, un autre à sept et deux à six.
Des peines qui vont bien au-delà des réquisitions du substitut du procureur qui avait réclamé des peines assorties de sursis : trois mois contre trois policiers et six mois contre les quatre autres.
Dans son jugement, plutôt que les difficultés spécifiques du maintien de l'ordre dans le 9.3, le tribunal a préféré mettre en avant "la gravité des faits". Il a tenté de se justifier en distinguant des autres policiers ceux qui étaient poursuivis pour violences aggravées. La victime avait reçu des coups après son interpellation et cinq jours d'incapacité totale de travail lui avaient été prescrits. Le tribunal a expliqué qu'il avait également jugé "selon le degré de participation aux faux en écritures publiques" et selon "l'attitude devant l'IGS [Inspection générale des services, la police des polices] et devant le tribunal".

Agés de 23 à 32 ans, les jeunes policiers ont accueilli la décision dans l'abattement, certains ne cachant pas leurs yeux rouges. Le juge a signé la fin de carrière dans la police pour au moins cinq d'entre eux : les fonctionnaires ont l'obligation d'avoir un casier judiciaire vierge, or le tribunal a demandé l'inscription de la peine au casier pour ces policiers.

Le parti-pris anti-flic du PS

Le PS, activement d'accord pour casser du flic

La gauche continue son agitation polémique sur les déclarations du ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, soutenant les sept fonctionnaires de police condamnés à de la prison ferme. Elle accuse le ministre de mettre - implicitement - en cause les magistrats.

Les syndicats de magistrats d'opposition s'en étaient immédiatement pris au gouvernement dans sa globalité, critiquant vivement l'appui de Brice Hortefeux aux policiers et mais tout aussi bien le silence du ministre de tutelle des magistrats. Tout en refusant de commenter les déclarations de son collègue, Michel Mercier avait souligné "simplement que [Brice Hortefeux] n'est pas ministre de la justice mais qu'il est chargé des policiers" et donc dans son rôle de soutien moral, le ministre de la Justice a expliqué à la presse: "Je ne vais pas jeter d'huile sur le feu et alimenter la polémique en commentant les déclarations des uns et des autres".
Pas même ceux du PS.

La gauche conteste au ministre le droit de désapprouver le jugement

Mme Lebranchu réclame des têtes
Au nom du Parti socialiste, la députée et ancienne Garde des Sceaux, Marylise Lebranchu, a condamné "avec fermeté" la manifestation. " Le ministre de l'Intérieur doit prendre des sanctions immédiates contre ceux qui viennent de mettre en cause publiquement la justice alors qu'ils sont dépositaires de l'autorité publique", estime-t-elle dans un communiqué.

Des policiers maltraités
"On a appelé les collègues du département à venir devant le tribunal. L'objectif est de montrer au président du tribunal qu'on n'est pas d'accord", a expliqué Sébastien Bailly, secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance. " On est scandalisés par le jugement. Pour nous c'est une atteinte au métier de policier", a fustigé S. Bailly. Son syndicat s'est déclaré " en colère, atterré et écœuré " par ce jugement, affirmant relayer la "colère de la base".

Le ministre de l'Intérieur soutient le moral des troupes
Le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, "a jugé dans la soirée que « ce jugement, dans la mesure où il condamne chacun des sept fonctionnaires à une peine de prison ferme, peut légitimement apparaître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné",. "Notre société ne doit pas se tromper de cible : ce sont les délinquants et les criminels qu'il faut mettre hors d'état de nuire ».

Le préfet de la Seine-Saint-Denis a expliqué
Tout en admettant que " la faute commise est indéniable ", il s'est pour autant déclaré " très étonné de la décision du tribunal ".
Il a en même temps demandé aux policiers d'arrêter leur manifestation. "On leur a dit qu'on comprenait leur émoi, mais que la police devait rester digne dans son comportement et son image, et qu'il fallait savoir raison garder", a-t-il expliqué.

Le PS a donc tout naturellement choisi le camp de l'interprétation de la loi démocratique et de la contestation contre celui de l'ordre républicain et de la paix sociale.