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samedi 9 novembre 2013

Marseille contre Bretagne : le n'importe quoi du gouvernement Ayrault

Inéquité et incohérence d'un pouvoir partisan  sous pression

Sans ligne directrice, l'exécutif aux abois réagit au cas par cas  
 

Premier ministre acculé
Trois milliards pour la ville de Marseille, mais 15 millions pour la région Bretagne !
Voilà ce qu’on appelle une aberration républicaine. D’un côté, Jean-Marc Ayrault promet depuis Marseille un plan de plusieurs milliards d’euros pour connecter le nord et le sud de la ville et de l’autre, Stéphane Le Foll et Guillaume Garot  depuis Rennes annoncent un plan d’urgence de… 15 millions d’euros pour apaiser une région sinistrée accablée d'impôts et de chômage. 

L'effet produit est désastreux et les conséquences sont explosives.
L'énorme disparité entre les aides a fait sursauter la Bretagne. Les "Bonnets rouges" se trouvent plus que jamais justifiés à dénoncer le désamour, voire le mépris, gouvernemental pour la Bretagne. "On se fiche de nous", s’étrangle l’un d’eux, alors que les révoltés bretons étaient déjà scandalisés par les "mesurettes indignes". Le très gros cadeau fait aujourd’hui à Marseille confirme un "deux poids, deux mesures" politique insupportable.

Le pouvoir donne la priorité au politique sur l'économique et le social
Alors que la crise économique agite la Bretagne, le Premier ministre délaisse la région dont il est l'élu pour se consacrer à la politique partisane à Marseille où le PS se déchire à l'approche de la municipale. 

Le comportement du gouvernement interpelle sa majorité 
"C'est comme si on payait l'addition marseillaise rubis sur l'ongle et qu'on laissait le pourboire à la Bretagne", explicite un député socialiste. 
Un ministre anonyme  cible le chef du gouvernement. "C'est à se demander parfois si Jean-Marc Ayrault et le Premier Ministre se parlent. C'est de la schizophrénie ministérielle", peste-t-il.

La casquette sur les yeux et la tête dans le guidon

Une telle bavure pouvait être évitée.
La politique spectacle menée par le Premier ministre à Marseille était une erreur: un déplacement médiatisé n'était nullement justifié. Un petit baron régional aurait suffi à régler la chicaya entre socialistes locaux, attisée par une insulte raciale de Patrick Mennucci, le gros plein de soupe de poisson, et Samia Ghali, la poissarde des quartiers nord, sur fond de municipale 2014. Mais, pour essayer de se redonner un peu de lustre, Jean-Marc Zayrault a pris le risque inconscient d'aller se mêler au lavage de linge sale de la famille socialiste phocéenne.
Dès lors qu'il faisait le voyage, un premier ministre était tenu à des mesures d'ampleur. Pour s'en flatter, il devait les justifier, mais ses explications n'ont pas manqué de mettre en évidence sa manipulation de l'opinion. Le sombre Ayrault n'a réussi qu'à mettre au jour ce qui se cache derrière les milliards promis à Marseille. La plupart des mesures qu’a annoncées le Premier Sinistre dans la cité phocéenne sont en effet déjà budgétées. En outre, les trois milliards concernés sont étalés sur plusieurs années, jusqu’en 2030. Beaucoup de poudre aux yeux pour un effet contraire.

Quant aux 15 petits millions promis à l'échelle de la région Bretagne, il s’agit d’une aide nouvelle d’urgence.
Ce qui était déjà prévu. 
"On oublie le milliard d’euros annoncé par le Premier ministre sur la mobilisation de la BPI et sur les primes à l’investissement d’avenir", a détaillé Stéphane Le Foll vendredi sur Europe 1. 
Ce que le gouvernement s'attribue abusivement 
"Il y a un deuxième élément, avec le deuxième pilier de la PAC [politique agricole commune mise en place à l'échelle de l'Union européenne]. La Bretagne va profiter du doublement du Feader [Fonds européen agricole pour le développement rural], de 175 millions d’euros à 368 millions d’euros. 
J’y ajoute le fait qu’avec le CICR [aide humanitaire du Comité International de la Croix Rouge à la Bretagne, comme au Mali ou la Syrie], plus les exonérations sur le travail saisonnier, la Bretagne, son industrie agro-alimentaire, son agriculture, bénéficiera dès 2014 de 54 millions. Et en 2015 de 68 millions", a énuméré le ministre de l’Agriculture, sans arriver à égaler le pactole versé en soutien au PS marseillais.
Le gouvernement peut en promettre bien d’autres comme ça. 

VOIR et ENTENDRE
ce reportage, à partir de 8'50:

Le mal est fait: le compte n'y est pas !

Les Bretons n'y trouvent pas leur compte  et il est clair désormais que
dans la cité phocéenne, le gouvernement a joué la carte politique de la prise d'une ville UMP, alors qu'en Bretagne il a jugé la bataille perdue. 
Le gouvernement a montré qu'en France il y a effectivement deux poids deux mesures. Avec le PS, la politique et l'idéologie l'emportent toujours sur l'économique et le social.

mardi 14 mai 2013

PSG: qui sont les responsables du "printemps arabe" de Paris ?

La presse se charge de condamner toute critique de l'opposition

L'AFP titre PSG : "Valls pris pour cible par l'UMP, Goasguen veut sa émission"

"L'UMP a pris pour cible le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, accusé d'"amateurisme" et d'"inertie" face aux casseurs de la fête du PSG, Claude Goasguen, député-maire du XVIe arrondissement où se trouve le Trocadéro, demandant même sa démission," peut-on lire dans la dépêche d'agence.


 Fillon se réserve en effet la liberté de "sanctionner les responsables"



L'ancien Premier ministre, François Fillon, s’est ému des débordements qui ont eu lieu lundi sur le Trocadéro en marge de la présentation du titre de champion de France du PSG. "Je demande à François Hollande de sanctionner sans délai les responsables du fiasco de la soirée d'hier", a-t-il déclaré sur con compte Twitter avant d’ajouter : "Je demande que les casseurs soient identifiés et déférés dans les plus brefs délais devant la justice." "J'apporte mon plein et entier soutien aux forces de l'ordre qui travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles", a-t-il conclu dans un troisième message sur le réseau social.

Les témoignages sont pourtant unnanimes

Le préfet de police assure qu'il a parfaitement géré. Il a évidemment contesté toute impréparation, en se fondant sur les effectifs mobilisés,800 policiers, selon lui.

Il s’est également interrogé sur la pertinence du choix fait selon lui par la Ligue de football professionnel (LFP) et le PSGd’organiser la cérémonie au Trocadéro “avec en fond de tableau la Tour Eiffel qui est le symbole du club”, plutôt qu’au Parc des Princes plus facile à sécuriser. Le club avait déjà retenu ce site emblématique pour présenter sa recrue galactique Zlatan Ibrahimovic l’an dernier. 
Or, ce choix a été opéré en concertation, lorsque le club et la ligue se sont vu interdir les Champs-Elysées...

Un responsable de la Croix-Rouge sur place corrobore l'amateurisme de l'exécutif devant BFM TV.

"Les supporteurs étaient bien plus nombreux que prévuon a dû s’adapter en faisant appel à des bénévoles". Alliance, le second syndicat des gardiens de la paix, et Synergie, le second syndicat d’officiers, ont aussi confirmé que l’ampleur de l’événement avait été “sous-estimée”.

L’UMP, elle, a dénoncé la responsabilité du gouvernement
 et notamment “l’inertie inadmissible de Manuel Valls”, le ministre de l’Intérieur, par la voix de son secrétaire général adjoint Geoffroy Didier.

Claude Goasguen, député-maire UMP du XVIe arrondissement, où se trouve le Trocadero, a même appelé Manuel Valls à “assumer” sa responsabilité et à démissionner.

Le ministre soutient que le dispositif de sécurité était “important”, malgré des violences qu'il avait banalisées en "bousculades" pour un déploiement hors de proportions, si on suit son raisonnement...
Il a promis que “tous les moyens d’enquête disponibles seront mis en oeuvre dans les jours à venir pour identifier et confondre les casseurs à partir des bandes de vidéoprotection recueillies”.
Et pourquoi pas une petite commission d'enquête parlementaire, comme le réclame Bernard Accoyer ?



lundi 9 juillet 2007

Francois(-Joseph) Hollande et la Bataille de Solférino

Le PS en appelle aux ambulances de la Croix-Rouge
Contrairement à une idée reçue, la bataille de Solférino n'a pas eu lieu le 24 juin 1859 durant la campagne d'Italie, mais elle fut livrée en France à l'occasion de la Présidentielle 2007.Ce fut la victoire de l'armée française de Napoléon III-Sarkozy -alliée à l'armée sarde du Nouveau Centre- sur l'armée autrichienne de l'empereur François (-Joseph) Hollande. Le conflit entre l'empire autrichien de la rue de Solférino et la coalition franco-sarde est né de la promesse faite par Napoléon III-Sarkozy au roi Victor-Emmanuel II-Fillon de l'aider à faire autour de lui l'unité de la France (certains disent l'Italie) en échange de la Savoie et Nice, voire plus, comme ce fut en fait le cas.

Environ 100 000 grognards, pour le coup autrichiens, et un total combiné de 118 600 français et sardes soit plus de 200 000 militants-soldats ont combattu dans cette bataille, ce qui constitua le plus grand nombre depuis la bataille de Mitterrand en 1981, à moins que ce ne soit celle de Leipzig en 1813. Certains de ces 'soldats perdus' de François (-Hollande) parmi les plus valeureux errent encore aujourd'hui ici et là en France aux abords du champ de bataille de la rue de Solférino et jusque dans les ruines encore fumantes du numéro 10, où s'élèvent les râles et gémissements des plus gravement atteints. La Madelon Royal, elle, s'est repliée dans les Deux-Sèvres où elle panse ses blessures.
Pour le repos, le plaisir du militaire
Il est là-bas à deux pas de la forêt
Une maison aux murs tout couverts de lierre
"Aux tourlourous", c'est le nom du cabaret.
La servante est jeune et gentille
Légère comme un papillon.
Comme son vin, son oeil pétille.
Nous l'appelons la Madelon.
Nous en rêvons la nuit, nous y pensons le jour,
Ce n'est que Madelon, mais pour nous c'est l'amour.
Refrain:
Quand Madelon vient nous servir à boire,
Sous la tonelle, on frôle son jupon,
Et chacun lui raconte une histoire,
Une histoire à sa façon.
La Madelon pour nous n'est pas sévère,
Quand on lui prend la taille ou le menton,
Elle rit, c'est tout le mal qu'elle sait faire,
Madelon, Madelon, Madelon.

Ce mythe s'est effondré. Le manque de soins apportés par la Madelon aux blessés a été le déclencheur de la création de la Croix-Rouge par le Suisse Henri Dunant, pseudonyme de Roselyne Bachelot : le livre Un souvenir de Solférino qu'il écrira à son retour émouvra la bonne société genevoise (mais aussi quelques Français) sur le sort des éclopés socialistes abandonnés et suscitera la sollicitude de Napoléon III-Sarkozy, le magnanime, qui les recueillera dans ses différentes institutions.

Quelques jeunes s'efforcent de relever le drapeau laissé au sol par la Madelon Royal et livrent quelques combats sporadiques sous les projecteurs des correspondants de guerre de France-Télévisions et autres mercenaires socialistes.