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mercredi 25 juin 2014

Sarkozy reçoit le prix de l'Appel du 18 Juin et caresse l'idée d'un retour

Sarko arrive, sans se presser

L'ancien président a reçu le prix de l'Appel du 18 Juin décerné par le mouvement des jeunes gaullistes
Il a saisi l'occasion pour expliquer qu'il s'en tient pour le moment "au discours de la Mutualité", dans lequel il annonçait avec prudence son retrait de la vie politique.
Il y avait une grande foule devant la Questure de l'Assemblée nationale pour la première apparition politique de Nicolas Sarkozy depuis le mois de février. Depuis, surtout, qu'il n'est plus question que du retour de l'ex-président à la tête de l'UMP. L'Union des jeunes pour le progrès (UJP), le mouvement des jeunes gaullistes, a choisi de lui remettre le prix de l'Appel du 18 Juin, tandis que Nicolas Dupont-Aignan lui consteste son brevet de gaullisme. Pour l'occasion, le questeur Philippe Briand, qui a été son trésorier pendant la campagne de 2012, lui a ouvert ses salons particuliers. Mais il n'a pas été question de quelque polémique que ce soit.

"C'est encore le temps de la réflexion," a glissé Sarkozy, à propos des spéculations sur son retour, après avoir ironisé: "Merci de m'avoir offert une minute de célébrité". Improvisant, l'ex-président a juré, malgré le nombre de journalistes présents, qu'il ne venait pas "pour parler aux caméras". Il leur accordera pourtant de longues minutes de confidence après son discours. 
"Il n'y a pas d'intérêt à bousculer le calendrier maintenant", a-t-il lâché, en confirmant qu'il serait "fin août à Paris".

Jeu des ressemblances

La remise du prix était l'occasion de refroidir la rumeur du retour. L'occasion aussi de se montrer présent quand et Alain Juppé et François Fillon ont fait parler d'eux un peu plus tôt dans la journée. Nicolas Sarkozy a donc saisi l'occasion de se placer sous la figure tutélaire du général de Gaulle et "au-dessus des calculs et des médiocrités politiques". "Le gaullisme, c'est une pensée qui s'inscrit dans une succession de ruptures", a argumenté Sarkozy, en ré-employant le mot fétiche que François Fillon revendique pour lui-même. "A aucun moment le système ne lui a fait de cadeaux. En 1947, en 1958, en 1969. Pourquoi? Parce qu'il n'était pas des leurs, parce qu'il les dominait et qu'ils ne pouvaient l'accepter", a avancé Sarkozy, encourageant la comparaison avec sa propre situation face à son camp.

Au jeu des ressemblances, l'ex-chef de l'État a ajouté son refus des vieux clivages entre la droite et la gauche: "Les gaullistes considèrent que tous les cœurs sont à gagner, la France n'est pas divisée en catégories, et ils ont peu d'appétence pour les corps intermédiaires", a-t-il ajouté en souriant.

Gaullisme raisonné

Et tant pis si certains  jusqu'à droite jugent que le gaullisme de Nicolas Sarkozy est parfois à géométrie variable. Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la République, a estimé que cette remise d'un prix est "à la fois une plaisanterie et une provocation tant son quinquennat tourna le dos aux valeurs du général de Gaulle". Mais, le même jour, Bernard Accoyer, ancien président de l'Assemblée nationale, a jugé que pour Nicolas Sarkozy la tête de l'UMP n'est pas un passage obligé.

Mais l'invité d'honneur ménage son camps. Mais il s'est pourtant offert le président Hollande dans une digression sur La Chartreuse de Parme de Stendhal. Il a en effet ironisé sur Fabrice Del Dongo, ce jeune homme qui "participe à un événement historique sans rien y comprendre: on rencontre souvent dans les moments décisifs ce genre de personnage".  Il considère en revanche que le comte Mosca est le vrai grand homme de ce roman: "Il y a ceux qui croient faire l'histoire et qui n'en sont que les jouets", a-t-il ajouté. Avant de partir, il a signé deux maillots du PSG. "N'applaudissez pas trop, on va croire qu'il y a une élection !", a-t-il jeté en pâture à la droite comme à la gauche.

Bernard Accoyer déconseille à Nicolas Sarkozy de prendre la tête de l’UMP

Quelle voie Sarkozy suivra-t-il pour son retour?

Pour son probable retour, Nicolas Sarkozy passera-t-il par l’UMP ?


Après avoir insisté sur l'importance du "rassemblement" en France le 6 juin, Nicolas Sarkozy a accordé quelques mots à France 2 à l'issue de la cérémonie. Et il ne s'est pas déclaré candidat à la prochaine présidentielle. Mais Nicolas Sarkozy n'a pas non plus totalement exclu de revenir un jour sur le devant de la scène. Alors que le journaliste de France 2 Guillaume Daret interrogeait l'ancien président sur son éventuel retour, l'ancien président a d'abord joué la surprise :
"Franchement c'est tout ce que vous avez retenu de la cérémonie ? C'est très important ce que nous avons fait cette après-midi. Nous avons commémoré un souvenir pour que plus jamais nos enfants ne connaissent ça. Se souvenir de ce qui s'est passé. Des centaines de milliers de gens ont sacrifié leurs vies, leur famille, pour préserver l'idée qui était la leur de la liberté. C'est ça qui compte."
Accoyer met en garde l’ancien président sur ce qu'est devenu l'UMP 

L'ancien président de l'Assemblée nationale ne préconise pas un retour de l’ancien président par la petite porte du parti. Invité de Radio Classique / LCI mercredi 25 juin, il a estimé au micro de Guillaume Durand :
"Personnellement, je ne pense pas que ce soit pour lui la meilleure des choses. C’est un homme d’État ; il redeviendrait un homme de parti dans un parti qui est confronté à une crise financière, à une crise morale. Ce n’est pas, je pense, le meilleur des parcours pour lui"

Le député de Haute-Savoie est clair : Nicolas Sarkozy ne doit pas prendre la direction d’un mouvement englué dans l’affaire Bygmalion. 
Il ajoute :
"S’il me demandait mon conseil, je le lui donnerais dans un sens défavorable. Il faut qu’il reste au-dessus [du parti], qu’il affiche ses convictions profondes, un cap général, mais qu’il n’aille pas se confronter au quotidien d’un parti en immense difficulté."
Bernard Tapie avait exprimé ce même avis. 
Le 3 juin, sur RTL, l’homme d’affaires avait mis en garde l’ancien président sur un retour prématuré à l'UMP. "Je le connais bien, et je l'admire beaucoup. Mais s'il avait deux sous de jugeote pour m'écouter, je lui dis 'Surtout ne reviens pas ! Pour toi ! Pour toi !'", avait-il déclaré.

samedi 9 novembre 2013

L'UMP Accoyer dénonce une "récupération" de De Gaulle par Philippot et Hidalgo

Les socialistes " ont combattu le général De Gaulle avec une constance remarquable de 1958 à 1969", a rappelé l'ancien président UMP de l'Assemblée nationale...

Bernard Accoyer a dénoncé ce samedi une "récupération politique" de De Gaulle par ses anciens adversaires.


La socialiste Anne Hidalgo et le frontiste Florian Philippot se sont prêtés à l'exercice de l'hommage médiatique  à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne), à la mémoire du général que Mitterrand et l'extrême droite ont détesté.
Il y a cinquante ans, le lundi 11 mars 1963, Jean-Marie Bastien-Thiry, organisateur de l'attentat manqué du Petit-Clamart contre le général de Gaulle sept mois plus tôt, était exécuté à l'aube au fort d'Ivry (Val-de-Marne). Condamné à mort pour avoir planifié cet attentat au nom  de l'OAS contre le premier président de la Ve République et le libérateur de la France, il est le dernier condamné à mort à avoir été fusillé en France.


"Les socialistes ont combattu le général De Gaulle 
avec une constance remarquable de 1958 à 1969. 
Ils le traitaient de dictateur", a rappelé Bernard Accoyer. 


"Il faut se rappeler que l'extrême droite haïssait le général De Gaulle. Elle  a toujours soutenu l'OAS qui a voulu tuer le général De Gaulle", a rappelé l'ex-président (UMP) de l'Assemblée nationale sur France Info. 

Comme chaque année,
plusieurs candidats à une prochaine élection ont prévu de se rendre à Colombey en hommage au général de Gaulle, pour le 43e anniversaire de sa mort.

Dans la famille politique du général, François Fillon (UMP) a été le premier visiteur, suivi de Nicolas Dupont-Aignan (Debout La République).

La prétendante PS à la mairie de Paris Anne Hidalgo a osé faire le déplacement,
ainsi que le vice-président du FN Florian Philippot, s'est indigné le député UMP de Haute-Savoie.
Un hommage à De Gaulle qui n'est pas du goût des gaullistes
Pierre-Yves Bournazel, porte-parole de  Nathalie Kosciusko Morizet, a manifesté sa désapprobation : "Elle a combattu toutes les idées du général De Gaulle pendant longtems et des différents mouvements politiques qui s'en sont revendiqués.", a-t-il souligné. "Certes, De Gaulle appartient à tous les Français mais il faut un peu de cohérence et de consistance quand on fait de la politique. Je considère qu'à quelques mois des élections municipales de Paris, Mme Hidalgo fait de l'électoralisme un peu hasardeux". 

Les gaullistes de l'Union des jeunes pour le progrès (UJP), ont dénoncé également ces "récupérations" : "Anne Hidalgo, héritière à Paris, est aussi l’héritière du 'coup d’Etat permanent'. Décidemment, assumer un héritage n’est pas son fort.

"
Finalement ce défilé ça ressemble beaucoup à de la récupération politique de la part de ceux-là même qui ont été des adversaires constants et acharnés du général", a conclu Bernard Accoyer.

A noter que le président Hollande n'a pas souhaité se rendre sur la tombe du général De Gaulle pour la commémoration.
Une nouvelle fois, le "sale mec" affiche son refus d'être le président de tous les Français.

mardi 9 juillet 2013

La publication des réserves parlementaires moins douloureuse que celle des patrimoines

Le citoyen va savoir ce que les parlementaires font de leur réserve parlementaire

Le président de l'Association pour une démocratie directe a  obtenu gain de cause.
 
Après 2 ans, le tribunal administratif a permis à ce professeur de mathématiques du Lot-et-Garonne d'avoir accès au détail des réserves parlementaires pour l'année 2011. A cette époque, l'opacité régnait sur ces subventions. Il était très difficile de savoir quel député ou sénateur recevait combien et comment il utilisait cet argent.
La réserve parlementaire s'élève en 2012 à environ 150 millions d'euros : 90 millions d'euros pour l'Assemblée nationale et 58 millions pour le Sénat.

Qu'est-ce que la réserve parlementaire ?

La réserve parlementaire est une enveloppe de subventions votée chaque année dans la loi de finance. Les parlementaires peuvent ensuite bénéficier d'une partie de celle-ci pour financer des projets, à leur discrétion. Les fonds proviennent en fait des ministères concernés et ne sont jamais en possession des parlementaires, ils sont directement versés sous forme de subvention.

Les trois parlementaires les mieux dotés en 2011 



. Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale en 2011 : 11,926 millions d'euros

. Gilles Carrez, député-maire du Perreux sur Marne et ancien rapporteur de la commission des Finances à l'Assemblée : 3,751 millions d'euros.


. Gérard Larcher, ancien président du Sénat : 3,135 millions d'euros.

Le député Hollande a obtenu 38 subventions, pour un total de 187 000 euros. Cette somme le place loin de la liste des quinze parlementaires les mieux dotés établie par Europe 1, qui occupaient les plus hauts postes du Parlement.

Le premier est le président de l'Assemblée nationale de l'époque, Bernard Accoyer (UMP), qui a ainsi distribué près de 12 millions d'euros. Le quinzième, le sénateur de la Nièvre Didier Boulaud (PS), a versé 729 000 euros. François Hollande est cependant mieux doté que la moyenne de ses collègues (162 000 euros). Et il a touché 57 000 euros de plus que la limite fixée en 2012.


Le petit village ariégeois de Fabius


Laurent Fabius, alors député de Seine-Maritime, a donné un quart de sa réserve,
une enveloppe légale mais opaque de 50.000 euros à la petite commune de Le Carla-Bayle (Ariège), à plus de 800 kilomètres de la circonscription du député de Seine-Maritime. L'actuel ministre des Affaires étrangères possède une résidence secondaire dans ce petit village de 800 âmes.


Philippe Marini ou l'amour des chevaux


Le sénateur de l'Oise Philippe Marini, actuel président de la commission des finances du Sénat et alors 
rapporteur de la commission des Finances, a subventionné à hauteur de 340 000 euros la rénovation du stade équestre de Compiègne. Sa femme, Monique Marini est la présidente de l'Association Compiègne équestre, principale utilisatrice de ces infrastructures.


Charité bien ordonnée pour Gilles Carrez

Gilles Carrez, député-maire du Perreux sur Marne (Val-de-Marne) est un des mieux doté pour l'année 2011.
Il a bénéficié de 3,75 millions d'euros qu'il a quasiment intégralement destinées à sa commune. Au programme : nouveau mobilier urbain, réfection de la voirie, un nouveau portail d'accès au centre de loisirs Paul Doumer...et aussi la pose de stores dans le préau de l'école maternelle Jules Ferry.

Mais depuis, les choses ont un peu évolué
 

Depuis son arrivée au perchoir de l'Assemblée nationale, si 
Claude Bartolone refuse de publier son patrimoine, en revanche, il a rationalisé la répartition. Chaque groupe reçoit maintenant une enveloppe de 130 000 euros par parlementaires. A charge des présidents de répartir ces fonds comme bon leur semble. Pour les membres du bureau de l'assemblée, l'enveloppe s'élève à 140 000 euros. Les vice-présidents peuvent bénéficier de 260 000 euros et le président 520 000. Ils sont libres de verser ces subventions pour les projets de leur choix.

Les subventions allouées en 2011 par François Hollande

Tulle décroche le gros lot
François Hollande s'est concentré sur la seule Corrèze. Si les deux circonscriptions ont bénéficié de ses faveurs, c'est logiquement la sienne qui s'en tire le mieux, avec 28 des 38 subventions allouées.
C'est la ville de Tulle, dont il fut maire de 2001 à 2008, qui décroche le coup de pouce le plus important : 20 000 euros pour "la construction de toilettes publiques sur la place de Smolensk", un chantier à 117.500 euros.

Ensuite, la restauration de la toiture de la
mairie de Beaumont, la réfection des allées du cimetière de Saint-Bonnet-la-Rivière ou la passerelle sur la Luzège... Les autres subventions, qui ne dépassent jamais 40% du budget du projet, sont moins importantes, avec une moyenne de 5.054 euros. Le plus petit chèque est de 900 euros, pour la restauration du four à pain d'Astaillac.

Clientélisme: des élus socialistes assujettis


Dans la grande majorité des cas, il est difficile d'identifier la couleur politique des maires des communes bénéficiaires de la réserve parlementaire de François Hollande. Mais
on retrouve au moins six édiles socialistes "récompensés". C'est le cas par exemple de son bienfaiteur politique, le sénateur-maire René Teulade, qui a touché 5.000 euros pour l'installation d'un "toboggan de type pentagliss" à la piscine "Le splash" de sa commune d'Argentat.

Candidat malheureux aux cantonales face à Bernadette Chirac cette année-là, François Barbazange
, le maire de Corrèze, a reçu 7.000 euros pour financer le nouveau salon du club de football de la ville. Certains, comme l'élu de Peyrelevade, Pierre Coutaud, ou le maire de Chameyrat, Alain Vaux, feront ensuite campagne pour porter le député de Corrèze à l'Elysée.


Mais François Hollande n'a pas donné qu'à des maires sans étiquette ou socialistes. Le maire de Saint-Jal, Jean-Jacques Lauga,
proche de l'UMP, a reçu ...2.000 euros pour l'acquisition d'un... tracteur tondeuse.

La répartition est encore loin d'être égalitaire


Des élus captent dix fois plus de subventions que d'autres
, souligne le député socialiste René Dosière. "Une somme théorique est désormais définie par député (environ 130 000 euros [par an]), mais l'argent va aux groupes politiques, qui répartissent les sommes comme ils l'entendent", explique le député, qui s'est fait une spécialité de traquer les zones d'ombre des finances publiques. "Les trois personnages clés, le président de l'Assemblée nationale, celui de la commission des Finances et le rapporteur spécial du Budget, continuent de percevoir des sommes très importantes, de l'ordre de 1 million d'euros en 2012", dénonce-t-il.


mardi 14 mai 2013

PSG: qui sont les responsables du "printemps arabe" de Paris ?

La presse se charge de condamner toute critique de l'opposition

L'AFP titre PSG : "Valls pris pour cible par l'UMP, Goasguen veut sa émission"

"L'UMP a pris pour cible le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, accusé d'"amateurisme" et d'"inertie" face aux casseurs de la fête du PSG, Claude Goasguen, député-maire du XVIe arrondissement où se trouve le Trocadéro, demandant même sa démission," peut-on lire dans la dépêche d'agence.


 Fillon se réserve en effet la liberté de "sanctionner les responsables"



L'ancien Premier ministre, François Fillon, s’est ému des débordements qui ont eu lieu lundi sur le Trocadéro en marge de la présentation du titre de champion de France du PSG. "Je demande à François Hollande de sanctionner sans délai les responsables du fiasco de la soirée d'hier", a-t-il déclaré sur con compte Twitter avant d’ajouter : "Je demande que les casseurs soient identifiés et déférés dans les plus brefs délais devant la justice." "J'apporte mon plein et entier soutien aux forces de l'ordre qui travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles", a-t-il conclu dans un troisième message sur le réseau social.

Les témoignages sont pourtant unnanimes

Le préfet de police assure qu'il a parfaitement géré. Il a évidemment contesté toute impréparation, en se fondant sur les effectifs mobilisés,800 policiers, selon lui.

Il s’est également interrogé sur la pertinence du choix fait selon lui par la Ligue de football professionnel (LFP) et le PSGd’organiser la cérémonie au Trocadéro “avec en fond de tableau la Tour Eiffel qui est le symbole du club”, plutôt qu’au Parc des Princes plus facile à sécuriser. Le club avait déjà retenu ce site emblématique pour présenter sa recrue galactique Zlatan Ibrahimovic l’an dernier. 
Or, ce choix a été opéré en concertation, lorsque le club et la ligue se sont vu interdir les Champs-Elysées...

Un responsable de la Croix-Rouge sur place corrobore l'amateurisme de l'exécutif devant BFM TV.

"Les supporteurs étaient bien plus nombreux que prévu, on a dû s’adapter en faisant appel à des bénévoles". Alliance, le second syndicat des gardiens de la paix, et Synergie, le second syndicat d’officiers, ont aussi confirmé que l’ampleur de l’événement avait été “sous-estimée”.

L’UMP, elle, a dénoncé la responsabilité du gouvernement
 et notamment “l’inertie inadmissible de Manuel Valls”, le ministre de l’Intérieur, par la voix de son secrétaire général adjoint Geoffroy Didier.

Claude Goasguen, député-maire UMP du XVIe arrondissement, où se trouve le Trocadero, a même appelé Manuel Valls à “assumer” sa responsabilité et à démissionner.

Le ministre soutient que le dispositif de sécurité était “important”, malgré des violences qu'il avait banalisées en "bousculades" pour un déploiement hors de proportions, si on suit son raisonnement...
Il a promis que “tous les moyens d’enquête disponibles seront mis en oeuvre dans les jours à venir pour identifier et confondre les casseurs à partir des bandes de vidéoprotection recueillies”.
Et pourquoi pas une petite commission d'enquête parlementaire, comme le réclame Bernard Accoyer ?



lundi 29 avril 2013

Copé et Fillon condamnent d'une même voix la confrontation socialiste avec l'Allemagne

L'ancien président de l'Asemblée nationale demande à Ayrault d'engager sa responsabilité

Les deux responsables de l'UMP "dénoncent la responsabilité personnelle" de François Hollande "dans la dégradation continue et consternante de la relation franco-allemande". 
Dans leur communiqué commun diffusé ce lundi, l'ancien Premier ministre français François Fillon et Jean-François Copé,  président de l'UMP principal parti d'opposition, évoquent "le climat germanophobe qui gagne le PS et son allié d'extrême gauche", faisant allusion à Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche.Alain Juppé avait déjà mis en garde contre " le péril mortel " d’une confrontation avec l’Allemagne.

" Chancelière de l’austérité" à "l’intransigeance égoïste "
: tels sont les termes employés pour désigner Angela Merkel dans un projet de texte rédigé à "plusieurs mains" sous la supervision de J.-C. Cambadélis et déposé cette semaine par la direction du Parti Socialiste (PS). 
"Le projet communautaire est aujourd’hui meurtri par une alliance de circonstances entre les accents thatchériens de l’actuel Premier ministre britannique -qui ne conçoit l’Europe qu’à la carte et au rabais- et l’intransigeance égoïste de la chancelière Merkel ", accuse ce document d’une vingtaine de pages rédigé en vue d’une convention du parti sur l’Europe, le 16 juin.
Des termes qui rappellent fâcheusement ceux de Hollande qualifiant de "tension amicale" la relation franco-allemande à laquelle il est parvenu  fin mars.

Une situation "catastrophique"

"Dès le début de son quinquennat, au sommet de Bruxelles le 29 juin 2012, le nouveau président français a manoeuvré pour tenter d'isoler la chancelière allemande. Ce comportement indigne, guidé par des préoccupations bassement partisanes [et électoralistes, au service l'Internationale socialiste], a donné le ton de ce que serait, désormais, sa relation avec l'Allemagne. Le résultat est catastrophique", affirment-ils également. 
En conséquence "la France est isolée en Europe, sa voix est inaudible". 
"Cette relation si particulière" entre Paris et Berlin "n'a jamais été conçue comme un alignement systématique des positions françaises et allemandes dans tous les domaines. Elle est cependant indispensable et incontournable pour faire progresser l'Europe. François Hollande a ouvert la boîte de Pandore en évoquant une tension amicale avec l'Allemagne", ajoutent-ils.

"A l'heure où certains responsables socialistes adoptent un ton martial avec ce pays ami, pour se positionner dans la succession d'un Premier ministre chancelant et alors que certains seconds couteaux sont prêts à cautionner des textes scandaleux pour tenter d'entrer au gouvernement", tous deux "appellent les uns et les autres à faire passer leurs stratégies personnelles au second plan derrière l'intérêt supérieur de la Nation et l'idéal européen".

A la tête d'une délégation de son parti à un séminaire UMP/CDU le 31 mai près de Cologne, le président de l'UMP compte saisir l'occasion de cette rencontre "pour aborder toutes les questions de manière lucide et jeter les bases d'un avenir plus serein". Pour sa part, François Fillon s'est rendu à Berlin les 25 et 26 avril.

Ancien président (UMP) de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer a demandé lundi que le Premier ministre engage sa responsabilité devant les députés, pour "sortir de la confusion" autour des relations franco-allemandes. Dans un communiqué, le député de Haute-Savoie se dit "inquiet" des "déclarations contradictoires, au sein de la majorité, sur les relations franco-allemandes". 
En conséquence, il "réclame l'inscription dans les meilleurs délais à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, d'une déclaration du Premier ministre suivie d'un débat sur la politique européenne du gouvernement, à l'issue duquel Jean-Marc Ayrault engagerait sa responsabilité, en application de l'article 49-1 de la Constitution".

vendredi 15 mars 2013

Hollande, politicard habile ou vicelard ?

Accoyer : "La politique de Hollande est un véritable cercle vicieux"


Bernard Accoyer, le député UMP de Haute-Savoie et ancien président de l’Assemblée Nationale est l'invité du Talk Orange-Le Figaro du 12 mars 2013. Les mots sont durs, la démonstration implacable. 



Hollande a "trompé" les Français

L'ex-président de l'Assemblée a dénoncé les taxes,  estimant que "la réalité éclate".
Bernard Accoyer, respecté par l'opposition pour sa courtoisie quand il était président de l'Assemblée nationale entre 2007 et 2012, donne aujourd'hui une lecture sans complaisance des dix premiers mois du quinquennat de François Hollande. Lecture qui est à la hauteur de "la détresse des Français", explique-t-il.

Le député UMP de Haute-Savoie a dénoncé la "tromperie" de la campagne électorale de 2012 du candidat Hollande. "Dans cette campagne,
François Hollande expliquait aux Français qu'il n'y avait pas besoin de réformes, qu'on pouvait revenir à la retraite à 60 ans, augmenter certaines prestations (...), mais, maintenant, la vérité éclate. Toutes les mesures qui ont été prises [par Hollande] l'ont été à contretemps, le chômage augmente (...). C'est devant cette réalité que les Français crient leur déception, parce qu'il y a eu, au départ, tromperie", accuse Accoyer.

"Cercle vicieux"

Le parlementaire démontre en outre que le gouvernement socialo-écolo a créé un "cercle vicieux". 
"D'abord, on refuse de faire les réformes et de maîtriser la dépense publique. Donc, on augmente les impôts, ce qui veut dire qu'on diminue la consommation, ainsi que la compétitivité des entreprises. Donc, le chômage augmente. 
Alors, maintenant, on invente de nouveaux impôts, on va diminuer les allocations familiales. Et taper sur les pensions de retraites ? Bref, chaque jour, le gouvernement invente de nouvelles taxes plutôt que de lancer des réformes indispensables au pays", dénonce-t-il.

Pour étayer sa démonstration, Accoyer évoque le déficit de 3,7% pour cette année, au lieu des 3% annoncés en majesté, et assure que "c'est la première fois que la France n'aura pas tenu sa parole". "Le gouvernement devrait dire : on diminue la dépense publique. Or que fait-il ? Il embauche 60.000 personnes dans l'Éducation nationale en entretenant le flou sur les postes d'enseignement (...) quand la France se désindustrialise ! 

L'ancien président de l'Assemblée approuve la motion de censure contre la politique économique du gouvernement
que le patron de l'UMP, Jean-François Copé, défendra à l'Assemblée le 20 mars. "L'opposition parlementaire dispose de certaines armes. La motion en fait partie...", répond Bernard Accoyer.

VOIR et ENTENDRE
Bernard Accoyer dénoncer les tromperies de Hollande:


VOIR et ENTENDRE aussi Le Talk de Luc Chatel sur les ambiguïtés de la majorité socialo-écolo, dès le 14 novembre 2012:


Le changement n'a pas dynamisé la nouvelle opposition.

dimanche 2 décembre 2012

Les députés votent pour les réseaux de soins créés par et pour les mutuelles


Les élus du peuple votent contre la volonté des intéressés
Le vote a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi
Hollande livre notre santé
aux mains des réseaux socialistes
 
L'Assemblée nationale a voté  la proposition de loi PS sur le fonctionnement des réseaux de soins créés par les mutuelles
Cette proposition de loi du chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, est un chantage au remboursement. Elle modifie le Code de la mutualité et vise notamment à contraindre les adhérents des mutuelles à choisir de recourir à des professionnels de santé ou établissements membres d'un réseau de soin, avec lesquels les mutuelles auront passé des contrats de qualité ou de modération tarifaire. Les mutuelles de santé sont des sociétés de personnes à but non lucratif, dont les parts sociales sont soumises à des conditions restrictives permettant notamment aux associés d'agréer -ou coopter ! - les nouveaux membres de la société...  Bruno Le Roux est détenteur d'une maîtrise en gestion et un 3e cycle en ...stratégie !
Les totalitaires entendent réduire notre liberté de choix
Le gouvernement et les députés PS embobinent les Français
Ils ont présenté cette perte de liberté comme "un rétablissement de l'égalité"
avec les autres types de complémentaires santé (assureurs ou institutions de prévoyance) autorisés à faire fonctionner légalement leurs réseaux de soins.

Autres intox sémantiques, l' "élargissement - présumé - de l'accès aux soins" et la réduction - supposée - des dépenses restant à la charge des patients, notamment en matière de soins optiques, dentaires ou de prothèses auditives.



La droite a soutenu les  professionnels de santé.
Avec pugnacité, l'opposition a défendu notre libre choix,  bataillant contre cette proposition de loi "suspecte sur ses motifs réels et inquiétantes sur ses conséquences", selon la formule de l'ex-président de l'Assemblée nationale, le Dr. Bernard Accoyer. 
Outre une remise en cause de la liberté de choix des malades et du principe de la médecine libérale, à l'unisson de ses collègues, il a dénoncé  la création d'une médecine "à plusieurs vitesses" et réclamé une réduction des frais de gestion des mutuelles.

Côté communiste, on dénonce la progression vers une "médecine à deux vitesses".

Les députés socialistes, écologistes et radicaux ont voté pour ce texte, tandis que les élus du Front de Gauche se sont abstenus "malgré d'extrêmes réserves" et que les députés des groupes UMP, mais aussi de l'UDI, ont voté contre au terme d'un vif débat de près de quatre heures.


La mise en réseaux de la santé est un acte politique

Seules les assurances et les complémentaires ont le droit d’avoir des réseaux de soins et de pratiquer des remboursements différenciés. En 2010, la Cour de cassation a rappelé l’obligation d’égalité entre tous les adhérents d’une mutuelle qu’ils choisissent un dentiste conventionné ou non conventionné. Depuis, la MGEN (mutuelle générale de l’Education nationale), qui a lancé le 1er réseau de soin, en 1992, a été assignée en justice à plusieurs reprises. Ces réseaux existent surtout pour l’optique et les soins dentaires, mal remboursés par la Sécu. 



La mutualité est aux mains de la gauche


Aujourd'hui ouverte à tous les Français,
la MGEN est très proche du PS. C'est ainsi que son actuel président, Thierry Beaudet , professeur des écoles, a exercé des responsabilités associatives à la Ligue de l'Enseignement. Il est également président de l'union mutualiste de groupe Istya,constitué d'un réseau de quatre mutuelles issues de la fonction publique (le groupe MNH, la Mutuelle Nationale des Territoriaux, la Mutuelle Générale Environnement et Territoires et la Mutuelle des Affaires Étrangères et Européennes) .

La Fédération nationale de la mutualité française (FNMF)
Forte de 18 millions d'adhérents, elle a eu René Teulade pour président (). Or, il est sénateur PS de Corrèze depuis 2008 et fut ministre des affaires sociales et de l'intégration (1992-1993) du gouvernement de Pierre Bérégovoy. En 2011, René Teulade fit appel d'une condamnation à 18 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d'amende pour abus de confiance par le tribunal correctionnel de Paris, dans le cadre de l'affaire de la Mutuelle retraite de la fonction publique (MRFP).

Au côté de François Hollande, il augmenta l'influence de son parti dans la Corrèze jusqu'à ce que le Conseil général bascule à gauche en mars 2008 et qu'il en devienne alors le premier vice-président cumulard (1992-2011) de 80 ans.


"Une privatisation rampante de la Sécurité sociale"

Si pour les mutuelles, comme les complémentaires et les assureurs, le but affiché est de négocier des baisses de tarifs, le gouvernement socialiste cherche en vérité à soumettre le secteur privé de santé. Question cohérence, il interpelle, puisque, du côté sidérurgie, il cherche à nationaliser, mais privatise du côté santé.

D'ailleurs, pour le Collectif des associations d’usagers de la santé (Ciss), une étude d’impact est nécessaire, car "l’effet prix reste à démontrer ".
"Le devenir de plusieurs de nos savoir-faire emblématiques, en particulier pour les lunettes, est mis en péril" au profit de productions à bas coût, notamment chinoises, a aussi assuré Marie-Christine Dalloz (UMP). 
Pour l'UDI, Arnaud Richard a redouté l'ouverture d'une "boîte de Pandore" et la création d'"un réseau parallèle sans garantie sur l'amélioration d'accès aux soins". En réaction, des médecins libéraux veulent créer une "mutuelle libre."
Les médecins libéraux et des internes soucieux du maintien du libre choix du praticien manifestent aujourd'hui contre le projet de Marisol Touraine.

mercredi 31 octobre 2012

Clémence d'Accoyer pour Ayrault: on ne tire pas sur une ambulance !

Accoyé ne veut pas la mort du p'tit ch'val
Fût-il une vieille rosse !

Ni l' "échec de la France" !...

Invité de France Info ce mercredi matin, l'ancien président UMP de l'Assemblée nationale s'est montré plutôt mesuré dans ses commentaires sur les couacs gouvernementaux et les accablantes revues de presse consacrée au Brasse-Bouillon du roman d'Hervé Bazin, La Mort du Petit Cheval. on ne tire pas sur une ambulance ! 

Pourtant, suite à l'agression verbale dont il est l'auteur, Triple Z-ayrault, casaque rose et toque noire,  méritait de se faire étriller. Le 23 octobre dernier, le Dernier des ministres de Hollande a en effet insulté la droite en plein hémicycle, l'accusant  de vouloir "l'échec de la France".
Lien PaSiDupes " Ayrault disjoncte: l'opposition quitte l'hémicycle "
Bernard Accoyer a "en revanche" refusé de faire "le procès de quiconque et surtout pas au Premier ministre de la France". Mais il souhaite qu'il "se ressaisisse".



Sur les 35H, le Dr. Bernard Accoyer estime que c'est "l'inconscient" de Jean-Marc Ayrault qui a parlé"

Ironie des dessins politiques

On ne tire pas sur une ambulance",
selon Françoise Giroud qui,
d'une plume assassine
s'en était prise 
en 1974
à Jacques Chaban-Delmas, en campagne présidentielle :
on ne compte plus les retours de boomerangs


Et sur le fond: "Il y a un malaise qui est là. La France est en train de se gripper parce que les Français n'ont pas confiance dans ce gouvernement. Il faut qu'il se ressaisisse sinon c'est le syndrome Cresson* d'un Premier ministre qui n'a plus de crédibilité"affirme Bernard Accoyer.

Souhaite-t-il pour autant la démission de Jean-Marc Ayrault ?
"Je ne le souhaite pas"? a répondu l'ancien président de l'Assemblée nationale. Mais "il faut qu'il arrête d'avoir un discours dogmatique, qu'il regarde la réalité, qu'il ait un minimum de courage qui est celui de servir l'intérêt général et ne pas de réciter le catéchisme du Parti socialisme."

Le plus dur n'est pas fait ! 
En avril 1992, sous le feu des critiques depuis des mois, Edith Cresson avait dû démissionner de Matignon où elle n'était restée qu'un an.
Lien PaSiDupes : "Revue de presse: Ayrault fait du Cresson" (à paraître dans la journée)
Lien PaSiDupes : "Les images les plus décalées de la politique en 2011"