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jeudi 7 février 2019

Un sondage BFMTV pour renforcer le RN de Marine Le Pen

BFMTV colporte les idées reçues depuis deux ans 

BFMTV mène un combat douteux, sur la base d'un sondage-maison véhiculant des messages ambigus


Sondage toxique du Parisien, un mois avant la présidentielle de 2007.
Royal sera battue de plus de six points !



Rien de nouveau sous le soleil de la chaîne privée dévouée à Macron.
Selon  BFMTV, Marine Le Pen reste crédible dans certains domaines, ceux qui ne font plus l'actualité. Un Français sur deux environ "imagine" (sic) que Marine Le Pen serait plus compétente qu'Emmanuel Macron sur les sujets d'immigration, de lutte contre la délinquance et contre le terrorisme, qui sont ses domaines réservés, selon la gauche et le centre. Ces estimations sont issues du sondage Elabe "L'Opinion en direct". Elabe titre par ailleurs sur "Marine Le Pen, chef d’un parti encore convalescent" (mars 2018)  ou avance des certitudes sur l'image de Laurent Wauquiez (LR, février 2018): "honnêteté, sympathie et capacité à rassembler la droite sont en baisse auprès de l’ensemble des Français. Mais son image se structure, notamment chez les sympathisants de droite." Mais les  assertions réductrices d'Elabe épargnent La France insoumise de Mélenchon qui semble exclue de son coeur de cible, la droite. Cette entreprise commerciale fait remonter Macron dans les sondages, le situant à environ 25%, quatre points au-dessus de celui présenté par l'Ifop-Fiducial paru ce mardi 5 février 2019 assurant pourtant que "la cote de popularité d’Emmanuel Macron a encore remonté. Le pourcentage des personnes qui approuvent ses actions a augmenté de 6 points," ne craint pas d'affirmer BFMTV.

Le 7 mai 2017, les Français ont installé Emmanuel Macron à l'Elysée plutôt que sa concurrente, Marine Le Pen. Mais, après plus de dix-huit mois d'exercice du pouvoir du premier, l'institut de sondage Elabe a voulu sonder l'imaginaire des Français. "Sur chacun des thèmes suivants, pensez-vous que Marine Le Pen ferait mieux qu'Emmanuel Macron si elle était présidente de la République?", ont ainsi demandé à leurs interlocuteurs les auteurs de cette nouvelle enquête "L'Opinion en direct" que nous publions ce mercredi après-midi. Seul un "institut" auto-proclamé peut en effet sonder les reins et les coeurs, a fortiori le subconscient... Les selles ne seraient-elles pas plus accessibles à ces sondeurs-là ?
Il en ressort qu'en matière d'immigration et de lutte contre le terrorisme, ils sont une majorité à estimer qu' "elle s'en sortirait mieux" - tournure condescendante qui sied à merveille aux suppôts de ce pouvoir arrogant -  que l'actuel chef de l'Etat. Dans le cas de la bataille engagée contre le terrorisme, les sondés ne lui donnent pas d'avantage sur Emmanuel Macron cependant. Cette entreprise de construction de l'opinion s'attaquerait-elle aux fondements supposés du RN ?

Le verdict dans le détail 

Résultat de recherche d'images pour "Le Parisien presidentielle 2017 1ER TOUR"Sachant qu'un "verdict" indique la solution d'un procès criminel portant à la fois sur la culpabilité et sur la peine prononcée, celui prononcé par nos sondeurs, manipulateurs de mots, de chiffres et de'analyses, n'est pas le produit de magistrats présumés impartiaux, mais bien de partisans vénaux.

Le verdict, dans son détail, est celui-ci: 
54% des Français pensent que la présidente du Rassemblement national ferait mieux que le patron de l'exécutif en ce qui concerne l'immigration, 52% vont dans le même sens en ce qui concerne la lutte contre la délinquance. 
En revanche, si 48% seraient prêts à lui accorder une plus grande confiance dans les dossiers touchant au terrorisme, ils sont cependant 51% à poser que "non", elle ne ferait pas mieux que le chef de l'Etat sur ce point. Un faible avantage qui annonce un doute grandissant au fil des semaines, jusqu'aux Européennes: ce thème n'est-il pas un enjeu central du scrutin de mai prochain ? Il appert que plus de 90% des électeurs de Marine Le Pen au premier tour de la dernière présidentielle lui prêtent une plus grande compétence dans ces segments de l'exercice de l'Etat. Vous avez noté le hiatus entre sympathisants et la majorité des Français, du moins les sondés. 

Mais Elabe a conduit ses sondés à se poser cette même question concernant d'autres nombreuses thématiques, non sécuritaires.
Et, surprise, sur aucune de celles-ci la figure d'extrême droite ne semble en mesure de surpasser Emmanuel Macron. Voyons donc si les sujets du pouvoir d'achat ou de la CSF entrent dans cette catégorie qui pénalise MLP...

Elle ne récolte qu'un score de 41% lorsqu'on examine la nécessité de réduire les inégalités ou l'injustice sociale, 37% quant à l'avenir de la protection sociale, 36% sur le niveau des dépenses publiques. On se demande dès lors pourquoi les Gilets jaunes continuent de défiler dans les rues après plus de trois mois...

Le même taux est attribué à Marine Le Pen quand on en vient à l'éducation. Respectivement 35% et 34% lui accordent leur suffrage à propos de l'impôt et de l'emploi. 

Résultat de recherche d'images pour "presidentielle Chirac Le Pen"
Les 82% de Chirac (2002) laissent Macron loin derrière en 2017 avec 66%

La place de la France dans l'Union européenne, son rôle dans le monde? Ils ne sont que 30% à imaginer [commentaire péjoratif] qu'elle réussirait mieux que son vainqueur par défaut. 
La réponse est la même au pourcentage près sur la situation économique. 

Enfin, sur la défense de l'environnement, Marine Le Pen ne recueille que 27%. Savoir ce que récolte Macron, à l'heure de la démission de Matthieu Orphelin, un proche de Hulot disant faire le constat du désintérêt de Macron pour la transition énergétique, son renoncement à sa promesse d'interdire le glyphosate ou son calendrier de fermetures de centrales nucléaires (il a promis que quatorze tranches fermeront d'ici 2035, dans plus de trois quinquennats, dont "quatre à six d'ici 2030", soit trois ans après un hypothétique second mandat..

Tandis que Macron stagne au quasi plus bas dans les sondages de popularité, c'est "la sérénité des électeurs du RN qui s'effrite", selon Robin Verner, journaliste à BFMTV, issu de Slate: ils ne sont plus que sept sur dix environ à affirmer qu'elle serait meilleure qu'Emmanuel Macron face à ces difficultés. Tout de même 70 misérables pour cent que peut lui envier Jupiter.  De toute façon, rien n'y fait : Elabe confirme son sentiment du 30 janvier 2019 : "Par rapport à décembre, Emmanuel Macron est perçu nettement plus dynamique et courageux"...

"Quand je m'examine, je m'inquiète, quand je me compare, je me rassure"
Cette citation de Talleyrand est une bien piètre consolation, mais qu'importe, quoi qu'il fasse ou renonce à faire, en fait, Macron est satisfait de ses oeuvres.

Les commerçants du sondage prêt à l'emploi ont décidé que les sondés sont des psy...

Elabe a donc interrogé la perception que les Français ont de la personnalité de Marine Le Pen. Tâche à la fois ambitieuse et aventureuse, mais prétexte à faire dire n'importe quoi à leur échantillon ! Si elle est jugée "dynamique" et "courageuse" par 59% et 56% des gens, le sondage met en évidence le revers de la médaille : elle a l'air "autoritaire" et "arrogante" pour 74% et 61% d'entre eux. C'est l'apparence et le sondeur n'a encore pas pénétré les tréfonds annoncés de sa psychologie...
Est-elle susceptible de "comprendre les Français comme vous"? Oui, rétorquent 34% des sondés. 33% seulement parmi eux la voient "capable de rassembler les Français". Avons-nous enfin atteint  les profondeurs de la psychologie lepenienne ?
Mais il y a, comme toujours, au moins deux manières de lire ces avis, assure le journaleux, probablement à la psychologie par le Pigier de Brive. Le taux des Français (les sondés !) la décrivent comme "arrogante" n'est rien par rapport à celui collant à la peau du président de la République, supérieur de quinze points, mais le sondage instille la notion, en espérant un effet de vases communicants susceptible de soulager l'ex-banquier. 

Ils sont aussi 78% à trouver Emmanuel Macron "autoritaire" mais, vous avez compris la technique, ce n'est quasiment rien par rapport aux 74% pour la députée RN du Pas-de-Calais, dont les électeurs ne voient manifestement pas sous cet angle. 

Autre exemple de Marine Le Pen comme faire-valoir de Macron, le trentenaire est certes plus souvent considéré plus "dynamique" qu'elle (70%) et "courageux" (57%), mais les Français (sondés) ne sont que 19% à  penser qu'il "comprend les gens comme (eux)", ce qui le place par conséquent quinze points derrière sa rivale. Mais ses qualités imaginées ne suffisent toujours pas, dans les commentaires. 

Sondage réalisé sur Internet (!) les 5 et 6 février 2019 sur un échantillon de 1001 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l'interviewé [sur Internet??] après stratification par région et catégorie d'agglomération.

samedi 20 octobre 2018

Comptes de campagne de Mélenchon: les conseils de Sophia Chikirou n'avaient pas de prix !

Les coûteuses factures de Sophia Chikirou intéressent la police anti-corruption

L’ancienne conseillère de LFI est entendue par les policiers anti-corruption ce vendredi
La radio d'Etat, France Info (Radio France), révèle que la communicante facturait des prestations à des prix élevés lors de la présidentielle.

Sophia Chikirou va être entendue ce vendredi par les policiers anti-corruption de la police judiciaire, au lendemain de l’audition du chef de file de La France insoumise. Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat à la présidentielle, a été entendu jeudi pendant cinq heures à Nanterre dans le cadre des enquêtes ouvertes par le Parquet sur les activités des assistants parlementaires européens de La France insoumise (LFI) et les comptes de la campagne présidentielle.

L’ancienne directrice de la communication de Jean-Luc Mélenchon détient une société nommée Mediascop, citée en mai par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), qui avait indiqué que le prix facturé pour onze prestations présentait "des écarts significatifs", évalués à plus de 35.000 euros au total, avec la grille tarifaire de cette société de communication. 200 euros la minute. 

Le signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a déclenché l’ouverture d’une enquête préliminaire pour soupçons de surfacturation visant Jean-Luc Mélenchon

Si elle a validé un total de 10.606.340 euros, la commission a rejeté quelque 435.000 euros de dépenses et de recettes des comptes du candidat en décembre 2017.

Radio France suggère que Sophia Chikirou a des pratiques n'ayant rien à envier aux entreprises libérales. Elle aurait ainsi facturé "pour près de 1,2 million d’euros de prestations, soit 11 % du budget total de la campagne" par le biais de son agence de communication. 

Sophia Chikirou aurait valorisé son propre "travail à près de 120.000 euros sur les factures de Mediascop, soit un salaire de 15.000 euros mensuels en moyenne pour huit mois de campagne" - combien de fois le SMIC ou les allocations d'un travailleur défavorisé - et facturé 200 euros la minute le "sous-titrage de vidéos publiées sur le compte Facebook du candidat".

Comme Macron, la militante d'extrême gauche déclare "assumer"
David Marais
"Nous sommes sereins car toutes les accusations sont fausses - encore des "fake news" - , basées sur des chiffres au mieux mal compris, au pire tronqués, voire manipulés, et cela ne pourra que devenir rapidement une évidence", a indiqué son avocat pénaliste (cabinet DMA associés, 25 Rue Saint Ferdinand à Paris 17e), David Marais, ci-contre, à propos de l’enquête préliminaire. "C’est d’ailleurs pour cela que nous avons porté plainte en septembre contre monsieur de Chalvron [l’un des deux rapporteurs chargés d’examiner les comptes de campagne LFI] pour dénonciation calomnieuse", a assuré l’avocat.

Cet avocat milite par ailleurs contre l'octroi de la présomption de légitime défense aux policiers :

lundi 30 avril 2018

Comptes de campagne 2017 : Macron aurait reçu des cadeaux

Corbière (LFI) relance l'accusation du candidat Macron qui a accepté  des "cadeaux" 

Macron aurait reçu illégalement des "cadeaux" durant sa campagne présidentielle, révèle 
ce proche de Mélenchon

S'appuyant sur des révélations de MediapartAlexis Corbière dénonce d'importantes remises sur la location de salles. 
"J'observe que le président Macron, concernant les comptes de campagne, il a eu des cadeaux, ce qui est totalement illégal de la part de grandes sociétés qui lui attribuaient des salles à bas prix", a dénoncé le député de Seine-Saint-Denis lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3.

"Tout 'geste commercial' d'une entreprise à un candidat est totalement illégal," avait relayé samedi l'ancien trésorier du PS, Jean-François Debat, sur Twitter, soulignant que cela "entraîne l'inéligibilité du candidat".
"Inconcevable excuse de GL Events et du staff Macron. Et quid du contrôle des comptes de campagne?", s'était-il interrogé.

Mediapart met en cause la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques

La CNCCFP "a relevé les promotions exceptionnelles, parfois 'd'un pourcentage anormalement élevé'", accordées par le champion de l'événementiel GL Events à l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron.

D'après le site trotskiste d'information en ligne, la note de la CNCCFP mentionne une facture pour la location de matériel à l'occasion d'un meeting le 10 décembre 2016, "subitement rabotée de plus de 9.000 euros pour passer de 39.490 euros à 29.663 euros".

"D'autres prestations ont aussi été sabrées à coup de -30%, -50%. Parfois même intégralement", affirme Mediapart. Ainsi, pour le meeting parisien du 12 juillet 2016, la location de la salle principale de la Mutualité, initialement facturée 14.129 euros, aurait ainsi fait l'objet d'une remise de 100%.
Deux meetings sont dans le collimateur des autorités, sans qu'elles réagissent pour autant : pour le premier, qui avait eu lieu le 10 décembre 2016 à la porte de Versailles, il aurait dû coûter 14.129 euros, mais En Marche ! aurait bénéficié d'une ristourne de 100%.
Le jour du meeting,
une nouvelle remise de 15.000 euros a été accordée au parti, et une autre de 9.000 euros quelques mois plus tard, toujours à la porte de Versailles.
Ces "remises (...) correspondent à une négociation commerciale habituelle avec un organisateur d'événements," n'a pas hésité à affirmer GL Events, sollicité par la CNCCFP,  en octobre.

L'expert-comptable de la campagne d'Emmanuel Macron a fait écho à cette excuse grossière en faisant valoir que ces promotions "sont normales et régulières dans une optique de fidélisation de la clientèle"...

"La commission s'est satisfaite de ces explications", gronde Mediapart.

Le site d'extrême gauche assure que son rival, François Fillon, n'a pas bénéficié de telles remises : une inégalité de traitement.
"Au cours de la campagne présidentielle, le mouvement est parvenu à tenir les coûts des différents événements grâce à une approche agressive des négociations commerciales", a de son côté expliqué l'Elysée sollicité par Mediapart.

Le co-fondateur de Mediapart s'est toutefois gardé d'interpeller le président Macron à l'occasion de son entretien, les yeux dans les yeux, sur BFM, avec le fraudeur.

Résultat de recherche d'images pour "Olivier Ginon Collomb Macron"
GL Events est une entreprise spécialisée dans l’événementiel, dirigée par Olivier Ginon (ci-dessus à droite, au côté de G. Collomb) et Olivier Roux, leurs fondateurs, dans le quartier de La Confluence à Lyon, ville dont Gérard Collomb était le sénateur-maire. CNews souligne qu'Olivier Ginon est un "proche de Gérard Collomb" et "aujourd'hui très en cour à L'Elysée", selon Mediapart.

jeudi 15 mars 2018

Souvent l'homme Macron varie: il était le défenseur du diesel, souvenez-vous...

La presse militante a librement oublié le temps où Macron se posait en défenseur du diesel

Macron a défendu le moteur diesel "au cœur de la politique industrielle française"

L'avenir du diesel n'est pas dans le diesel :
mais, dans l'Aveyron, le ministre Macron rassurait les ouvriers Bosch
 sur avenir du diesel, à Onet-le-Château, le 4 aout 2016

"L'avenir du diesel passe par l'innovation", avait affirmé le ministre, en aoùt 2016. En visitant le site de l'équipementier Bosch à Onet-le-Château (Aveyron), le ministre de l’Economie, de l'Industrie et du Numérique assurait alors qu'il "reste au cœur du projet industriel français de la mobilité environnementale," ajoutait-il....

S'il défendait la baisse "progressive" de l'avantage fiscal pour les particuliers qui utilisent des voitures diesel, Macron avait souligné l'importance de cette industrie en France aussi bien "les millions de personnes qui l'achètent", parfois "celles qui ont le moins de pouvoir d'achat" - mais il était en campagne présidentielle - , ou que "les millions qui y travaillent".

"Il ne faut pas faire la chasse au diesel"

Accueilli par les sifflets d'une soixantaine de salariés de l'usine, le ministre - qui était sur le point de démissionner pour se consacrer à sa carrière - était passé pour une discussion d'une dizaine de minutes, avant d'échanger avec une délégation dans l'usine.

Les salariés du site, spécialisé dans la production d'éléments pour moteurs diesel, avaient notamment interpellé le ministre sur les positions des socialistes  Ségolène Royal et Anne Hidalgo, respectivement ministre de l'Environnement et de l'Energie,  et maire de Paris, où la circulation des véhicules les plus polluants est restreinte depuis le 1er juillet.
Macron avait rappelé qu'il est "ministre" contrairement à "Mme Hidalgo, qui n'est pas ministre de l'Industrie". "Ses décisions ne valent pas pour la France", avait-il taclé, non sans mépris.

En déclarant son attachement au moteur diesel pour finalement le taxer, le ministre faisait allusion au scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen.
Après avoir visité le musée Soulage à Rodez, Macron s'en était allé vers le département voisin du Lot, où il devait visiter le géant agro-industriel Andros, en comité restreint, mais non sans avoir dégusté, à l'abri des media, les compotes maison que Mamie Brigitte lui autorise pourtant, avant de se faire présenter un projet de création de centre de formation aux métiers industriels et de passer la soirée à Figéac. 
Martin Malvy, dans le carré des personnalités, mais au coeur de la place du Vigan, jeudi soir à Albi, avec les supporters d'Emmanuel Macron. / DDM, BD
Malvy au meeting de campagne d'En marche! : 
"Je soutiens Emmanuel Macron"
Le président du Grand Figeac n'est autre que Martin Malvy, ancien président PS de la Région... Malvy était d'ailleurs allé soutenir Macron à Carmaux pendant la présidentielle.
Quant au maire PS de Figeac, André Mellinger, comme Martin Malvy, il est
signataire de l'appel de En Marche à voter Macron au second tour de la présidentielle : le ministre Macron était donc bien en tournée électorale.
Leader mondial de la confiture, Andros, entreprise familiale de l'industrie agroalimentaire française spécialisée dans la transformation de fruits et de laitages, possède notamment les marques Bonne Maman, Biscuiterie Saint-Michel ou encore Mamie Nova.

Le ministre Macron avait déjà fait le coup à Albi

Deux élus centristes expliquent les dessous de la venue d'Emmanuel Macron à Albi, en mai 2017.
Très tôt, deux élus centristes, le député Alliance centriste (parti qu'il dirige, après Jean Arthuis: il s'est associé à La République en marche ) du Tarn Philippe Folliot, soutien déclaré à Emmanuel Macron ! , et le sénateur-maire UDI-UC du Tarn Philippe Bonnecarrère, soutien plus secret (élu avec les voix du RPR, puis de l’UMP, cet centre droit avait annoncé en mars 2017 que, à titre personnel, il voterait Emmanuel Macron), avaient longtemps laissé seulement transparaître leur intention de voter pour le candidat d’En marche !
"Avec Philippe, on avait parlé aux équipes de Macron il y a un mois et demi. On avait proposé une visite à la VOA et ça a fait très vite l’objet d’un consensus. D’abord, pour le symbole : une verrerie créée par Jaurès. Ensuite, parce que c’est une entreprise dynamique qui marche bien, investit, et qui est ouverte sur l’Europe et le monde, donc en totale adéquation avec ce que défend Emmanuel Macron. Enfin, à cause du dialogue social constructif entre les syndicats, notamment la CGT, et la direction, explique Philippe Folliot. Mais on pensait qu’ensuite Emmanuel Macron ferait son dernier meeting de campagne à Toulouse. Le choix d’Albi a été la cerise sur le gâteau, un honneur pour nous et pour la ville qui bénéficie d’une formidable exposition médiatique par ce biais-là."
Etaient notamment présents au meeting de Macron à Albi : 
Carole Delga, ex-ministre de Hollande, présidente du Conseil régional, soutien de Valls puis de Hamon et membre de la direction collégiale du PS, Gérard Bapt, député PS, Françoise Laborde (CSA), Monique Iborra (membre du Parti socialiste, puis de La République en marche !.)... pour la Haute-Garonne. Martin Malvy, Gérard Miquel (sénateur du Lot depuis 1992, proche du lobby agroalimentaire et parrain du candidat En marche Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle 2017),... pour le Lot. Thierry Carcenac (sénateur PS et ex-président du Conseil départemental du Tarn, qui, à la mort de l'activiste Rémy Fraisse à Carnac, déclara : "Mourir pour des idées, c’est une chose, mais c’est quand même relativement stupide et bête"), Patrice Gausserand (maire DVD de Gaillac)... pour le Tarn. Philippe Saurel, le maire PS de Montpellier (soutien à la candidature d'Emmanuel Macron en 2017) , ainsi que le maire LREM de Rodez, Christian Teyssèdre, ex-socialiste). 
Mais aussi des élus venus de plus loin, comme le sénateur PRG Jacques Mézard, président du groupe RDSE, ex-ministre de l'Agriculture de Macron pendant un mois), actuel ministre de la Cohésion des territoires, avait fait le voyage du Cantal, ou le député-maire de Fresnes dans le Val de Marne, Jean-Jacques Bridey, ex-socialiste et président LREM de la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale (parce qu'il est directeur technique dans un laboratoire photographique ?).
On peut ajouter au rang des personnalités, Jean-Louis Chauzy, le président du Conseil économique et social de la région Occitanie.

jeudi 4 janvier 2018

Les comptes de campagne présidentielle de Marine Le Pen ont été validés

La Commission des comptes de campagne autorise donc le remboursement au FN de plus de 10 millions d'euros

"Sans ça, on était au fond du trou"
INFO E1 - Les comptes de campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle ont été validés
admet l'un des fidèles de Marine Le Pen, alors que le Front national connaît des difficultés financières. Outre que tombent les menaces de sanction, elle aura droit au remboursement prévu par la loi pour les candidats qui ont atteint le second tour. Une information qui devrait être publiée la semaine prochaine au Journal Officiel.

Plus de 10 millions de remboursement. 
L'État va en effet bientôt verser 10.691.775 euros à Marine Le Pen pour rembourser ses frais, soit le maximum de ce qui est prévu pour une candidate ayant atteint le second tour. 
Les banques ayant refusé tout prêt au FN, la candidate avait dû emprunter de l'argent à son parti et à Cotelec, le micro-parti fondé par Jean-Marie Le Pen. 

Le FN  peinera à sortir de ses difficultés financières

La commission des comptes refuse en effet de lui rembourser les intérêts sur ces emprunts, arguant qu'il ne s'agit pas de contrats bancaires classiques, et le FN est donc néanmoins pénalisé.

Le soulagement est néanmoins palpable dans l'entourage de la présidente du FN, temporairement. Depuis le mois de novembre, Marine Le Pen et plusieurs dirigeants du FN ont été sommés par HSBC et la Société générale de fermer leurs comptes. 

Un recul en nombre de voix aux législatives 2017 par rapport à celles de 2012 a également entraîné un manque à gagner de quelque 800.000 euros pour la formation politique. A tel point qu'en décembre, sa présidente avait appelé ses sympathisants à donner dans le cadre d'un "emprunt patriotique". 
Dans ce contexte, le remboursement à venir de l'État ne peut que conforter les finances du parti et maintenir une offre politique large.

samedi 12 août 2017

Présidentielle 2017 : les comptes de campagne du candidat socialiste interpellent

Les dépenses de campagne de Benoît Hamon, posent questions

Chiffrées à plus de 15 millions d'euros,  Julien Dray a demandé "des comptes" mercredi au candidat à l'élection présidentielle.

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Éliminé dès le premier tour avec 6,36% des voix, Benoît Hamon a pourtant été le candidat le plus dépensier, juste derrière Emmanuel Macron (16,698 millions d'euros) lors de la dernière élection présidentielle.

Rapporté au nombre de voix, chaque bulletin aura donc coûté 6,58 euros au candidat socialiste, soit trois fois plus que pour la majorité des "grands candidats", a fait chiffré Julien Dray, ancien membre de la MNEF et mis en cause dès 1982, notamment par l'avocat Claude Duval, dans une affaire d'abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance,.
Dans le procès des emplois présumés fictifs  qui profiteront à un vivier de jeunes espoirs socialistes (dont Jean-Marie Le Guen ou le pseudo-étudiant non-diplômé Manuel Valls) issu de l'Unef-ID, ainsi qu'Harlem Désir dans le cadre du financement de SOS Racisme, qui implique cette mutuelle étudiante, Jean-Christophe Cambadélis avait été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende. Quant à Dominique Strauss-Kahn, alors avocat d'affaires au printemps 1997, il avait été rémunéré 600.000 francs TTC par la MNEF (devenue LMDE): des financements qui ne seront pas allés aux étudiant(e)s les plus défavorisé(e)s... La baisse de cinq euros des APL par Macron paraît aujourd'hui encore dérisoire, à quiconque n'en est pas bénéficiaire. Aucune charge ne fut retenue contre Julien Dray...
Un ratio qui pose question dans un parti en proie aux difficultés financières. "Nous sommes un certain nombre à avoir beaucoup d'interrogations sur la manière dont a été géré ce budget", a affirmé Julien Dray mercredi sur LCI. 
Le directeur de la campagne de Ségolène Royal en 2007 réclame un audit "correct et honnête". "C'est beaucoup de sous pour un résultat très modeste", a grondé le porte-parole du Parti socialiste, faisant l'impasse sur le secrétaire général du parti, Jean-Christophe Cambadélis (avril 2014-juin 2017).

Les socialistes du PS réclament des comptes à leur ex-camarade 

De la "Belle Alliance populaire", Benoît Hamon est allé créer son courant, devenant tête de gondole du "Mouvement du 1er Juillet", 
soutenu dans cette aventure par les écologistes radicaux Cécile Duflot et Yannick Jadot (EELV), l'essayiste mondain Raphaël Glucksmann, le journaliste trotskiste Edwy Plenel et Thomas Porcher, membre du collectif 'Les Économistes atterrés' ("ne se résignent pas à la domination de l'orthodoxie néolibérale"...), et rejoint par des élus de la gauche du PS, le député Régis Juanico, l'ancienne députée Dominique Bertinotti, le député européen Guillaume Balas, un proche des frondeurs Christian Paul, Laurent Baumel et Emmanuel Maurel,
et les anciens députés
Barbara Romagnan, chassée du Palais Bourbon par une jeune candidate 'La République en marche', et Mathieu Hanotin, suiveur d'Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira au mouvement "Dès demain", où on retrouvera bientôt Luc Carvounas, ex-directeur de campagne de Claude Bartolone et qui, le 4 juillet 2017, vota contre la confiance au gouvernement d'Édouard Philippe,
ainsi que les écologistes Karima Delli, ex-activiste des collectifs 'Jeudi noir' ou 'Sauvons les riches', ou l'ayatollah écologiste
Christophe Najdovski, soutien de Yannick Jadot, pour boucler la boucle,
avec pour objectif la refondation de la gauche rassemblée en France, à partir de 6%. "C'est la moindre des choses que de venir s'expliquer", a poursuivi le conseiller régional d'Ile-de-France."On ne peut pas dépenser l'argent et s'en aller. C'est la moindre des règles de politesses, quand vous dépensez l'argent qui ne vous appartient pas, qui appartient pour une part aux militants du Parti socialiste, ou qui va être gagé sur son patrimoine".

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Les réunions publiques - dont le grand meeting à Bercy le 19 mars - ont coûté 6,1 millions d'euros, 40,5% des ressources du candidat socialiste : un tragédie dont les media se seraient fait l'écho, s'il s'était agi d'un candidat de la droite. 

Les tracts, affiches et autres propagandes imprimées ont également fait grimper la facture de 3,1 millions d'euros, soit 20,5% des frais. 

Benoît Hamon a également misé sur l'audiovisuel : 990.000 euros ont été dépensés pour produire du contenu vidéo. "Je me dis : ils ont dû payer des choses très cher", ironise Julien Dray.

Les dirigeants de la campagne de Benoît Hamon rejettent ces soupçons confraternels.

"Nous n'avons en aucune manière à rougir de l'argent perçu et utilisé", assure dans ...Libération Régis Juanico, ex-trésorier de campagne du candidat PS, Mathieu Hanotin, ancien co-directeur de campagne et Bastien Recher, adjoint au maire du XIe arrondissement de Paris, chargé du Logement et de l'Habitat, et ex-secrétaire général administratif de la campagne, en affirmant que "la campagne de Benoît Hamon a été sérieuse et sobre". Elle aurait été soutenue par une poignée de grands donateurs, aussi fortunés qu'anonymes de la gauche radicale, et libre de tout lobby.

"Oui, Benoît Hamon a dépensé 6,58 euros par voix gagnée quand Emmanuel Macron n'en a dépensé qu'1,9", admettent-ils. Mais, changeant de registre, "avec un parti divisé, la déloyauté inédite de nombreux dirigeants socialistes (...) et une campagne électorale éclair", comme voulue par le président sortant éliminé avant d'avoir pu prétendre à concourir, celui qui était alors député des Yvelines "avait toutes les raisons de compenser les difficultés par des dépenses supplémentaires", se défendent-ils.

"Ce choix n'a pas été fait et les dépenses sont restées dans le budget initial prévu", affirment-ils, soulignant que le niveau des dépenses au premier tour est "inférieur à celui des principaux candidats des élections de 2007 et de 2012", et que Benoît Hamon a été "le seul candidat à avoir fait le choix très net de publier la liste intégrale de ses grands donateurs". A la vérité, en Martinique, le candidat socialiste ne dévoilera que le nom de son premier gros donateur comme il s’y était engagé,  l’épouse du réalisateur Costa-Gavras, la productrice de six films de Mehdi Charef, Michèle Rey-Gavras, qui a donné 4.600 euros.

"Qu'affirme-t-on ici en creux ?" : "que le politique devenu gestionnaire doit attirer et séduire à moindres frais un électeur transformé en client et consommateur. Eh bien non. Nous préférons encore perdre une élection que sombrer dans ce cynisme"... C'est tout ce qu'on ose encore dire quand on est totalement désavoué et laminé...

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Ce coeur-là battit-il toujours ?
Après avoir lui-même prétendu se porter  candidat, l'écologiste Yannick Jadot a volé au secours de son camarade. Pour l'écologiste internationaliste, classiquement, ces accusations seraient "une opération de diversion" (quand l'accusation d'amalgame n'est pas recevable...) qui permettrait d'éviter "de faire l'audit du quinquennat calamiteux" de François Hollande. L'un n'empêchant nullement l'autre. 

93% des Français devront néanmoins contribuer au remboursement d'une partie des sommes dépensées par Benoît Hamon pour sa campagne. En effet, l'ex-candidat à l'Elysée peut prétendre au remboursement par l'Etat (c'est qui ?) d'environ 8 millions d'euros, attribué à chaque candidat ayant rassemblé plus de 5 % des voix au premier tour (47,5 % du plafond autorisé au premier tour).

Quelles aides publiques pour les partis en 2017 ?

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Les candidats reçoivent tous une avance forfaitaire de 153.000 euros sur le remboursement de leurs frais de campagne. La somme versée par l’Etat (!) dépend ensuite du score obtenu par chacun à l’élection.

Selon les résultats définitifs annoncés par le ministère de l’Intérieur, La République en marche a obtenu près de 6,4 millions de suffrages. Le parti pourra donc bénéficier d’une aide de plus de 9 millions d’euros au titre de son nombre de voix.

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Un gros manque à gagner est à prévoir pour le PS (1,68 million de voix) qui n’obtiendra que 2,4 millions d’euros. Au cours des cinq dernières années, le PS, arrivé en tête aux législatives de 2012, avait eu droit à 12,8 millions d’euros par an pour les 8 millions de voix récoltées. En 2017, cette enveloppe sera donc cinq fois plus petite.

Moitié moins que les 5 millions d’euros versés au parti Les Républicains pour lses 3,57 millions d’électeurs. 

Quels financements dégagés par l’obtention de sièges à l’Assemblée ? 
Si on se fie aux projections du second tour des élections législatives et sur la base de 37.000 euros par élu, les députés devraient rapporter entre 740.000 et 1,1 million d’euros au PS, entre 15 et 16,8 millions d’euros à LREM et entre 2,6 et 3,7 millions d’euros à LR. Là aussi, les financements du PS vont être significativement réduits puisque le total des deux enveloppes d’aides aux partis politiques ne devrait pas excéder les 3,5 millions d’euros, contre près de 25 millions d’euros après les élections de 2012.

Un gisement d'économies possibles par l'Etat... d'autant que ce sont 50% de Français qui sont contribuables !