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jeudi 14 mars 2019

Européennes : le parti Les Centristes d’Hervé Morin rejoint Les Républicains

Les Centristes (LC) entrent sur la liste menée par Bellamy

Cette décision confirme la division du centre entre le MoDem avec LREM et Les Centristes  avec Les Républicains aux européennes

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L'UDI de Borloo reste éparpillée depuis l'orientation donnée au parti UDF par François Bayrou et sa création du MoDem à la suite de l'élection présidentielle de 2007, suivie des départs de L'Alliance centriste, dont Jean Arthuis, pour rejoindre Macron en mars 2017, celui du Parti radical 'valoisien', présidé par Laurent Hénart, qui a fusionné avec le PRG de centre gauche et allié du PS pour créer le Mouvement radical, le 9 décembre 2017, et celui de Les Centristes (ex-Nouveau Centre), présidé par Hervé Morin, le 16 décembre 2017. Ces derniers se sont ainsi "affranchis" de l’UDI dont le président, Jean-Christophe Lagarde, mènera sa propre liste aux européennes.

L'apport de centristes à Bellamy, LR

Image associéeLe comité exécutif des Centristes a validé mardi soir le principe d’une alliance avec Les Républicains (LR) pour les élections européennes, a indiqué le parti. La motion proposée a été adoptée par 26 voix pour, deux abstentions et huit voix contre. Le président des Centristes, Hervé Morin, participera d'ailleurs au Conseil national de LR, samedi, à Lyon.

"Au-delà de la présence de centristes sur la liste, l’enjeu très important pour nous, c’est d’introduire des marqueurs centristes dans le projet européen que nous porterons ensemble", a expliqué Hervé Morin, qui juge "intelligente" la campagne menée par la tête de liste LR, François-Xavier Bellamy, lequel, pour le politologue Stéphane Rozès, est une "promesse d'avenir".

Deux candidates en position éligible sur la liste LR seront désignées. En adoptant mercredi dernier vingt nouveaux noms pour leur liste européenne, Les Républicains ont également acté de réserver aux Centristes deux places - la 6e et la 18e -, qui seront occupées par des femmes.

Notamment ministre de la Défense de 2007 à 2010, Hervé Morin dirige aujourd’hui la région Normandie et l’association Régions de France. En août, il plaidait pour "une troisième alternative" entre les listes Macron et Wauquiez, "celle de la droite modérée", en citant Valérie Pécresse, Xavier Bertrand ou Christian Estrosi. Elle ne verra donc pas le jour.
Mais les modérés s'associent au parti républicain de droite que la macronie et sa presse tentent de marginaliser et démontent ainsi la diabolisation qu'elles ont entreprise.

jeudi 15 mars 2018

Souvent l'homme Macron varie: il était le défenseur du diesel, souvenez-vous...

La presse militante a librement oublié le temps où Macron se posait en défenseur du diesel

Macron a défendu le moteur diesel "au cœur de la politique industrielle française"

L'avenir du diesel n'est pas dans le diesel :
mais, dans l'Aveyron, le ministre Macron rassurait les ouvriers Bosch
 sur avenir du diesel, à Onet-le-Château, le 4 aout 2016

"L'avenir du diesel passe par l'innovation", avait affirmé le ministre, en aoùt 2016. En visitant le site de l'équipementier Bosch à Onet-le-Château (Aveyron), le ministre de l’Economie, de l'Industrie et du Numérique assurait alors qu'il "reste au cœur du projet industriel français de la mobilité environnementale," ajoutait-il....

S'il défendait la baisse "progressive" de l'avantage fiscal pour les particuliers qui utilisent des voitures diesel, Macron avait souligné l'importance de cette industrie en France aussi bien "les millions de personnes qui l'achètent", parfois "celles qui ont le moins de pouvoir d'achat" - mais il était en campagne présidentielle - , ou que "les millions qui y travaillent".

"Il ne faut pas faire la chasse au diesel"

Accueilli par les sifflets d'une soixantaine de salariés de l'usine, le ministre - qui était sur le point de démissionner pour se consacrer à sa carrière - était passé pour une discussion d'une dizaine de minutes, avant d'échanger avec une délégation dans l'usine.

Les salariés du site, spécialisé dans la production d'éléments pour moteurs diesel, avaient notamment interpellé le ministre sur les positions des socialistes  Ségolène Royal et Anne Hidalgo, respectivement ministre de l'Environnement et de l'Energie,  et maire de Paris, où la circulation des véhicules les plus polluants est restreinte depuis le 1er juillet.
Macron avait rappelé qu'il est "ministre" contrairement à "Mme Hidalgo, qui n'est pas ministre de l'Industrie". "Ses décisions ne valent pas pour la France", avait-il taclé, non sans mépris.

En déclarant son attachement au moteur diesel pour finalement le taxer, le ministre faisait allusion au scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen.
Après avoir visité le musée Soulage à Rodez, Macron s'en était allé vers le département voisin du Lot, où il devait visiter le géant agro-industriel Andros, en comité restreint, mais non sans avoir dégusté, à l'abri des media, les compotes maison que Mamie Brigitte lui autorise pourtant, avant de se faire présenter un projet de création de centre de formation aux métiers industriels et de passer la soirée à Figéac. 
Martin Malvy, dans le carré des personnalités, mais au coeur de la place du Vigan, jeudi soir à Albi, avec les supporters d'Emmanuel Macron. / DDM, BD
Malvy au meeting de campagne d'En marche! : 
"Je soutiens Emmanuel Macron"
Le président du Grand Figeac n'est autre que Martin Malvy, ancien président PS de la Région... Malvy était d'ailleurs allé soutenir Macron à Carmaux pendant la présidentielle.
Quant au maire PS de Figeac, André Mellinger, comme Martin Malvy, il est
signataire de l'appel de En Marche à voter Macron au second tour de la présidentielle : le ministre Macron était donc bien en tournée électorale.
Leader mondial de la confiture, Andros, entreprise familiale de l'industrie agroalimentaire française spécialisée dans la transformation de fruits et de laitages, possède notamment les marques Bonne Maman, Biscuiterie Saint-Michel ou encore Mamie Nova.

Le ministre Macron avait déjà fait le coup à Albi

Deux élus centristes expliquent les dessous de la venue d'Emmanuel Macron à Albi, en mai 2017.
Très tôt, deux élus centristes, le député Alliance centriste (parti qu'il dirige, après Jean Arthuis: il s'est associé à La République en marche ) du Tarn Philippe Folliot, soutien déclaré à Emmanuel Macron ! , et le sénateur-maire UDI-UC du Tarn Philippe Bonnecarrère, soutien plus secret (élu avec les voix du RPR, puis de l’UMP, cet centre droit avait annoncé en mars 2017 que, à titre personnel, il voterait Emmanuel Macron), avaient longtemps laissé seulement transparaître leur intention de voter pour le candidat d’En marche !
"Avec Philippe, on avait parlé aux équipes de Macron il y a un mois et demi. On avait proposé une visite à la VOA et ça a fait très vite l’objet d’un consensus. D’abord, pour le symbole : une verrerie créée par Jaurès. Ensuite, parce que c’est une entreprise dynamique qui marche bien, investit, et qui est ouverte sur l’Europe et le monde, donc en totale adéquation avec ce que défend Emmanuel Macron. Enfin, à cause du dialogue social constructif entre les syndicats, notamment la CGT, et la direction, explique Philippe Folliot. Mais on pensait qu’ensuite Emmanuel Macron ferait son dernier meeting de campagne à Toulouse. Le choix d’Albi a été la cerise sur le gâteau, un honneur pour nous et pour la ville qui bénéficie d’une formidable exposition médiatique par ce biais-là."
Etaient notamment présents au meeting de Macron à Albi : 
Carole Delga, ex-ministre de Hollande, présidente du Conseil régional, soutien de Valls puis de Hamon et membre de la direction collégiale du PS, Gérard Bapt, député PS, Françoise Laborde (CSA), Monique Iborra (membre du Parti socialiste, puis de La République en marche !.)... pour la Haute-Garonne. Martin Malvy, Gérard Miquel (sénateur du Lot depuis 1992, proche du lobby agroalimentaire et parrain du candidat En marche Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle 2017),... pour le Lot. Thierry Carcenac (sénateur PS et ex-président du Conseil départemental du Tarn, qui, à la mort de l'activiste Rémy Fraisse à Carnac, déclara : "Mourir pour des idées, c’est une chose, mais c’est quand même relativement stupide et bête"), Patrice Gausserand (maire DVD de Gaillac)... pour le Tarn. Philippe Saurel, le maire PS de Montpellier (soutien à la candidature d'Emmanuel Macron en 2017) , ainsi que le maire LREM de Rodez, Christian Teyssèdre, ex-socialiste). 
Mais aussi des élus venus de plus loin, comme le sénateur PRG Jacques Mézard, président du groupe RDSE, ex-ministre de l'Agriculture de Macron pendant un mois), actuel ministre de la Cohésion des territoires, avait fait le voyage du Cantal, ou le député-maire de Fresnes dans le Val de Marne, Jean-Jacques Bridey, ex-socialiste et président LREM de la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale (parce qu'il est directeur technique dans un laboratoire photographique ?).
On peut ajouter au rang des personnalités, Jean-Louis Chauzy, le président du Conseil économique et social de la région Occitanie.

dimanche 26 mars 2017

Les UDI qui mangent à tous les râteliers s'inscrivent à la cantine de Macron

Bayrou recule, alors ils se donnent au candidat de Hollande

Jean Arthuis, "viré" de l'UDI pour son soutien à Emmanuel Macron

Que Macron va-t-il en faire ?
Le président-fondateur de l'Alliance centriste s'est fait exclure  de l'UDI, samedi 25 mars, pour trahisonDepuis plusieurs mois, Jean Arthuis affiche en effet son soutien à l'ex-conseiller élyséen de  Hollande, Emmanuel Macron, candidat attrape-tout de En Marche !, un mouvement conçu pour la présidentielle et dédié à sa personne, alors que sa famille politique roule officiellement avec François Fillon.
Se revendiquant de valeurs édifiantes "humanistes, sociales, libérales et européennes", l'Alliance centriste se situait jusqu'ici dans le prolongement de l'association 'Rassembler les centristes' dont elle est issue. Par son ralliement à la candidature d'Emmanuel Macron, après avoir décliné en juillet 2011 la proposition de rejoindre L'Alliance républicaine, écologiste et sociale (ARES) fondée notamment sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo, ancien ministre, elle vient de provoquer son exclusion automatique par le bureau exécutif, puisque la mission de L'Alliance était de rassembler les Centristes (Mouvement démocrate de Bayrou, le Nouveau Centre -dont le secrétaire général est Philippe Vigier, tandis que Jean-Christophe Lagarde s'est rallié à Alain Juppé puis à François Fillon et Hervé Morin à François Fillon-, Avenir démocrate -de Jean-Marie Cavada, proche du MoDem, mais député européen du Nouveau Centre-, Parti radical -dit valoisien, présidé par Laurent Hénart-, etc...). Arthuis avait sans cesse tenté de détourner certains élus et militants, d'anciens membres de l'Union pour la démocratie française (UDF), au profit du MoDem de Bayrou.
Par sa défaillance, le maire de Pau a donc provoqué l'effritement officiel du Centre, attendu depuis 2007, au profit du candidat de l'Elysée où Hollande, lequel ne manifeste aucune volonté de soutien au candidat de La "Belle Alliance Populaire" sorti vainqueur de la primaire socialiste.Or, le compte des 17 sénateurs membres du groupe de sénateurs de l'Union centriste et républicaine, un député et quatre députés européens centristes, auteurs de l'appel du 21 mai 2008 pour "Rassembler les centristes", n'y est pas, en 2017.
"Viré parce que je soutiens Emmanuel Macron", a commenté, surpris, l'ancien ministre de l'Économie sur Twitter. 
Depuis novembre 2016, Jean Arthuis ne cache pas son penchant pour Emmanuel Macron. "Je ne me sens pas en porte à faux avec l'UDI", avait-il alors assuré, pensant entraîner un nombre plus important d'indécis sensibles au vent qui tourne. 
Il avait d'ailleurs prétendu que les valeurs d'Emmanuel Macron "convergent avec celles de l'UDI", se souvient Ouest France. 

Samedi 25 mars, l'ensemble d'Alliance centriste - 15 parlementaires- a suivi l'exemple d'Arthuis, appelant officiellement à voter Macron, par la voix de son président, l'UDIste Philippe Foliot, lequel avait annoncé qu'il était favorable à la candidature de François Bayrou pour la présidentielle de 2012. Samedi, l'Alliance centriste a donc choisi de se fondre dans un mouvement, s'excluant de l'UDI

Dans la foulée, afin de limiter la fuite en avant des élus sensibles aux pressions des entreprises de sondages (10 sénateurs de l'Alliance centriste) et préoccupés de retrouver un siège aux législatives (3 députés de l'Alliance centriste), l'UDI (Union des démocrates et indépendants), majoritairement alliée du parti Les Républicains, a demandé à ses effectifs de "garder le cap", alors que nombre d'entre eux semblent prêts à céder au mirage Macron. 

La sirène Macron, chimère de centristes mous

Une dizaine de sénateurs centristes, suiveurs de Michel Mercier, ont signé une tribune de ralliement à l'ex-ministre de l'Économie, ce dimanche dans le Journal du Dimanche. A défaut de programme, "Emmanuel Macron propose une méthode à laquelle nous sommes fondamentalement attachés : dépasser le vote paralysant droite-gauche qui a pour conséquence qu'à chaque élection nationale le camp vainqueur ne pense qu'à défaire ce que les prédécesseurs ont fait", écrivent ces sénateurs, généralement connus dans leurs seuls cantons.
Les 10 sénateurs signataires :Leila Aïchi, sénatrice (groupe écologiste) de Paris ; Michel Canevet, sénateur (UDI-UC) du Finistère ; Bernard Delcros, sénateur (UDI-UC) du Cantal ; Jean-Marc Gabouty, sénateur (UDI-UC) de Haute-Vienne ; Jacqueline Gourault, sénatrice (UDI-UC) de Loir-et-Cher ; Jean-Jacques Lasserre, sénateur (UDI-UC) des Pyrénées-Atlantiques ; Christian Namy, sénateur (UDI-UC) de la Meuse ; Gérard Roche, sénateur (UDI-UC) de la Haute-Loire ; Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur (UDI-UC) du Pas-de-Calais.
Une méthode qui, espèrent-ils, pourrait leur donner consistance aux girouettes
A ceci près qu'Emmanuel Macron a toujours dit qu'il prend les soutiens de droite comme de gauche, comme ils viennent, précisant aussi depuis plusieurs semaines qu'il ne promet aucun poste en cas de victoire. 
Ce sont d'ailleurs des 'has been' qui se distinguent.  Jean-Paul Delevoye, Jean-Jacques Aillagon et le sénateur Jean-Baptiste Lemoyne. Des ex-ministres chiraquiens avaient déjà rejoint l'aventure : les libéraux Renaud Dutreil - qui préside la filiale américaine du groupe de luxe français LVMH à New York et membre du fonds d'investissement de LVMH - et l'ultra-libéral Alain Madelin (71 ans aujourd'hui) - l'un des principaux fondateurs d'Occident, mouvement étudiant d'extrême droite. Du ralliement du Juppéiste Douste-Blazy, on parle à peine, tant il est grillé partout, mais il semble miser sur Macron dans sa candidature à la présidence de l'Organisation mondiale de la santé, OMS, dont le prochain président sera désigné en 2017.  A 71 ans, Dominique Perben renforce aussi l'aile droite de Macron, lequel en est pareillement encombré et ne s'en félicite pas : en effet, son positionnement devient de plus en plus incohérent et insoutenable par l'Elysée... Dans ce contexte ambigu, on observe d'ailleurs que Mélenchon reprend du poil de la bête et qu'il n'est plus question dMarine Le Pen, sur le sujet, tant Macron devient illisible. 
A ceci près encore que le bipartisme en vigueur veille à empêcher un retour au chaos de la IVe République entretenu par la proportionnelle.
 
Par ailleurs, selon les centristes déboussolés, "Emmanuel Macron est le seul à affirmer clairement, et avec force, que le destin de la France est étroitement lié à celui de l'Europe", ajoutent-ils, en dépit de la défiance des Français à l'égard d'instances européennes lointaines qui les prennent de haut et semblant donc s'être débranchés de la vie publique depuis les primaires, alors que la campagne est à un mois de son terme du premier tour. "La campagne électorale que nous vivons est certainement l'une des plus calamiteuses que notre pays ait connue. Notre soutien à Emmanuel Macron repose d'abord sur la moralisation de la vie publique", soulignent enfin les exclus. 
Du Bayrou, en langage subliminal : conçu pour être perçu au-dessous du niveau de conscience, il est reçu comme un coup bas, sous la ceinture. .

dimanche 22 juillet 2012

Bayrou craint de se faire enterrer vivant

L'ex-candidat à la présidentielle est sorti de sa prostration 



Dans Paillasse,
Canio, le comédien de Léoncavallo,
en plein désarroi
juste avant la représentation fatale,
exhorte son propre personnage à paraître joyeux sur scène

Il a tout perdu

François Bayrou signale sa présence au sortir de son "pays du silence"
Pour la première fois depuis qu'il a perdu son siège de député, le 17 juin dernier, l'ancien candidat à la présidentielle s'est épanché auprès de journalistes d'Europe 1 et du Figaro, histoire de dire qu'il n'a pas l'intention de disparaître du paysage politique, alors qu'il s'effondre dans les enquêtes d'opinion: encore personnalité politique préférée des Français au début de l'année 2012, selon IPSOS, il perd huit points dans le dernier baromètre IFOP pour Paris Match, avec  "seulement" 52 % d'avis favorables, il se rêve toujours en "recours". 
Pour lui non plus, le changement n'est pas pour maintenant

Il n'a pas changé et se croit toujours en pleine campagne présidentielle, quand la presse s'interrogeait sur sa stratégie : "Le jour viendra où la graine semée germera", expliquait-il. Le patron du MoDem, qui n'hésite pas à se comparer à François Mitterrand ou à Lionel Jospin, "devenu Premier ministre quelques années après avoir été battu aux législatives", promet même, sans préciser sous quelle forme, que son courant politique "ressurgira". Comme celle de Jospin, la vie de Bayrou s'est arrêtée en 2002. Un jour de 2011, l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, dit aussi que "Mitterrand est aujourd’hui adulé, mais il a été l’homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d’espoir pour beaucoup d’entre nous…"


Toujours arc-bouté sur sa ligne Maginot d'indépendance pure et dure, il fait mine de ne pas s'intéresser aux "petits jeux" de la "brouette de grenouilles". À savoir : les Jean-Louis Borloo, Jean-Christophe Lagarde et autres lieutenants du centre droit, qui, chacun à la tête d'un parti, essayent de tomber d'accord sur la meilleure manière de constituer une structure unique. Si aucun d'entre eux ne ferme la porte à celui qui fut, pour beaucoup, leur mentor, tous condamnent son "erreur" stratégique depuis 2007. C'est même le choix d'une stratégie strictement présidentielle qui, en creux, est rejeté par ces lieutenants qui tirent avec lucidité les leçons d'un égarment individuel et cherchent à se reconstruire par la voie parlementaire, avant un débat nécessaire sur la question des primaires, avec ou sans l'UMP - et dans une alliance claire avec la droite. 

"Trois vaines tentatives"

Vendredi matin, le président de l'Alliance centriste, Jean Arthuis, qui avait soutenu François Bayrou jusqu'à l'entre-deux-tours, a d'ailleurs exprimé sur son blog, dans une formule lapidaire, son envie de tourner la page : "La stratégie axée sur l'élection d'un président de la République ni de droite ni de gauche, après trois vaines tentatives, est une impasse." Mais, plus officieusement, l'un des leaders de ces formations de centre droit, qui, comme les autres, avaient soutenu Sarkozy et regretté publiquement la décision de Bayrou, confie l'avoir "encouragé" à faire ce choix, non pas parce qu'il partageait son avis, mais parce qu'il lui reconnaissait une certaine "cohérence" dans son évolution politique.
Bayrou, lui, n'admet toujours pas de regrets à avoir voté François Hollande : "Quand vous allez au bout de vos idées, vous avez parfois des moments difficiles. D'autres ont vécu ça", commente obstinément celui qui, aux dires de plusieurs de ses proches, n'a pris sa "décision historique" qu'après avoir consulté ses enfants par téléphone ! Au terme d'une longue carrière nationale, Bayrou a fait la preuve de son aveuglement face à l'intransigeance de l'hégémoniquParti socialiste. 
Une erreur mortelle d'appréciation que, malgré son ego, Mélenchon n'a pas commise.

 

mardi 24 avril 2012

Le centriste Jean Arthuis votera Sarkozy et non Hollande


Arthuis appelle les centristes au rassemblement derrière Sarkozy

Soutien de François Bayrou à la présidentielle, Jean Arthuis, le président de l'Alliance Centriste,  a annoncé mardi qu'il votera Nicolas Sarkozy au second tour et appelé les centristes à se rassembler pour défendre demain "une position constructive" à l'Assemblée.

Arthuis a motivé son choix

"C'est parce que François Hollande est installé dans le déni de réalité, c'est également parce qu'il refuse de débattre, que je voterai Nicolas Sarkozy", explique Jean Arthuis dans un communiqué.
Centriste critique de Sarkozy, il rejette pourtant Hollande
"S'il m'est arrivé de critiquer sa manière de gouverner, ses déclarations droitières, ses propos clivants et ses revirements, je le rejoins sur les priorités cruciales", souligne le sénateur de la Mayenne qui cite en exemple les propositions du candidat-président "pour améliorer la compétitivité" et "ses engagements tendant à rétablir l'équilibre de nos finances publiques".
En creux, Arthuis dénonce donc la faiblesse des engagements de Hollande sur ces "priorités cruciales".


Arthuis appelle François Bayrou à ne pas s'abstenir


Et si le magazine Marianne

( encore le 4 février 2012 )
arrêtait d'élucubrer ?




"J'entends assumer ma responsabilité. L'abstention n'est pas mon parti", ajoute l'ex-président de la commission des finances du Sénat comme un message à François Bayrou qui doit donner sa position pour le second tour le 3 mai prochain après avoir écrit aux deux finalistes.


"Je regrette l'élimination de François Bayrou tant son discours sonnait juste pour prendre la mesure des difficultés que nous devons affronter et nous donner les moyens de retrouver l'espoir et la confiance en l'avenir", écrit Jean Arthuis qui faisait partie de son comité stratégique de campagne.

Mais, ajoute-t-il, "pour sortir de la crise, notre devoir est de rassembler".
"Rassembler les Français bien sûr. Mais aussi rassembler sur les valeurs et les convictions libérales, sociales et européennes", explique le leader centriste en rappelant l'importance du Parlement pour contrôler "l'action du gouvernement" et évaluer "les politiques publiques".

"C'est dire l'urgence de rassembler les centristes, de refonder la famille qui saura conjuguer humanisme et réalisme pour sortir la France et l'Europe de la crise (...) Le temps presse, car il importe de faire élire un groupe de députés, suffisamment nombreux, capable de défendre une position constructive, quel que soit le Président de la République élu demain", a-t-il conclu.



Encore un espoir qui s'évanouit à gauche.


Sur TF1 ce soir, Hollande est apparu quelque peu agressif.
Il lui reste à tenter de détourner Philippe Douste-Blazy et Bayrou...

jeudi 27 janvier 2011

Course de vitesse au centre: vers une confédération centriste

Epousailles du Nouveau centre et de l'Alliance centriste

Les présidents respectifs, Hervé Morin et Jean Arthuis, ont confirmé aujourd'hui leur volonté de se pacser et créer un dynamique d'union en mettant de côté leur divergences.
"Nous voulons avancer ensemble vers la construction d'un confédération", a expliqué H. Morin, lors d'une conférence de presse commune avec Jean Artuis dans des locaux de l'Assemblée nationale.

J. Arthuis a précisé que les statuts de cette association, en cours de finalisation, pourraient être déposés dans les quinze jours.
"Quelles que soient nos divergences d'opinion ou d'appréciations sur certains sujets, nous avons des valeurs communes et voulons qu'elles soient portées au plus haut niveau", a expliqué le président du NC.

Les invités à la fête

Comparant le projet à la pose de " la première brique d'une maison commune ", H. Morin a affirmé être ouvert "à ce que d'autres" centristes viennent les rejoindre.

Après une rencontre avec Jean-Louis Borloo, Hervé Morin
affirma à la mi-novembre 2010: « Nous sommes en mesure de pouvoir travailler à un projet commun pour la reconstruction de la famille centriste entamée par le Nouveau centre en 2007 ».

" J'ai cru comprendre que Jean-Louis Borloo réunissait le 16 mai son congrès pour sortir de l'UMP. Le 17 au matin, je lui dis bienvenue", a lancé H. Morin. "Mais, à deux on avance plus facilement. Sur trois pattes, c'est toujours plus difficile ", a toutefois glissé Jean Arthuis.

A force de tenir la dragée haute à tout le monde, il paraît sûr en tout état de cause que François Bayrou ne sera pas le parrain.

samedi 27 mars 2010

Le MoDem n'est pas mort, il parle encore

Bayrou, vert de rage

De la solution Bayrou à la dilution du MoDem

Le parti de François Bayrou a tenté samedi de tirer les leçons de l'échec des élections régionales lors d'un conseil national morose (lire PaSiDupes). A la différence des électeurs, il peut dire qu'il arrive à se distinguer de la droite et de la gauche, mais envisage toutefois d'élargir sa direction.
Quelque 40% de ses conseillers nationaux (140 sur 320) ont participé durant près de cinq heures aux débats à huis clos dans des locaux de l'Assemblée nationale, tandis qu'une dizaine de militants ont manifesté dans la rue leur mécontentement, après l'effondrement de leur parti aux régionales (4,2%).
Lire PaSiDupes sur la gueule de bois de Bayrou

Dolium, son arbre Obama, n'a pas masqué le buisson

"L'esprit du MoDem n'est pas mort"
, proclamait une militante, Carole Brevière (Bobigny), une pancarte autour du cou.
"J'adhère toujours aux idées de Bayrou mais si on n'est pas capable de faire notre autocritique, on va à la catastrophe", a expliqué Claire O'Petit, conseillère municipale de Saint-Denis.
"On a un projet novateur porté par des apparatchiks", a regretté une autre militante, Isabelle Verschueren.

On veut y croire encore
A l'issue du Conseil, François Bayrou a salué devant la presse "une réunion approfondie, sérieuse et unanime", expliquant qu'une seule personne s'était exprimée dans des "conditions un peu choquantes".

On n'a rien à cacher
Rémy Daillet, conseiller de Haute-Garonne, qui enregistrait en douce les débats, a été exclu du Conseil et accompagné vers la sortie par un groupe de cadres expliquant à la presse qu'il ne représentait que lui-même.
"Voilà comme M. Bayrou traite les gens qui le menacent", a dénoncé l'intéressé , qualifiant l'élégance de son geste de "prétexte pour le faire taire".
"Le parti va bien. Il s'est débarrassé d'infiltrés qui étaient traîtres aux valeurs que nous représentons", a lancé de son côté un conseiller devant la presse.
Mais personne n'a le coeur de soulever la question des finances du parti.

Unanimité à la soviétique
"Le conseil national a souligné l'unité du mouvement et sa volonté de reconstruction civique", a insisté F. Bayrou, affirmant que les conseillers avaient voté à l'unanimité pour "le choix stratégique de l'indépendance". "Notre position n'a pas été comprise. Nous avons eu des difficultés de juste expression de nos choix de positionnement", a-t-il toutefois accordé.

Son antisarkozisme n'effleure pas Bayrou

Il a notamment expliqué qu'
il ne faisait pas de "l'antisarkozisme personnel"
mais combattait "des choix politiques conduisant à un grave délabrement du pays" et qu'il n'y avait jamais eu "d'alignement" du MoDem "sur la gauche", comme cela a été perçu par certains. "Nous sommes depuis le début, convaincus qu'il n'y aura pas de réponse juste à la crise de la France portée par la logique du bloc contre bloc", a-t-il dit.
Il a également attribué l'échec du MoDem à "l'abstention de son électorat" (51%), "aux choix risqués", mais qu'il "ne regrette pas", d'avoir présenté des candidats neufs, et aux "divisions internes" qu'il dit vouloir désormais combattre.


L'organigramme bouche-trous

Ici, est passé Xynthia : on colmate
Répondant aux critiques sur sa gouvernance, l'autocrate a annoncé des changements dans l'organigramme du parti avec les nominations de
Jean Lassalle, seul chef de file MoDem à avoir passé la barre des 10% aux régionales en chantant,
et de l'eurodéputé Robert Rochefort, comme vice-présidents du parti.


Marc Fesneau, 38 ans, qui fut tête de liste aux régionales en région Centre, a par ailleurs été nommé secrétaire général du MoDem, un poste nouvellement créé.

"Mic mac" en cours pour s'accaparer les électeurs centristes

Concernant l'avenir, F. Bayrou a assuré ne pas vouloir se prêter aux grandes manoeuvres, mais il donne des noms, ceux de Dominique de Villepin, Jean Arthuis (Alliance centriste) et Hervé Morin (Nouveau Centre).

A gauche, Daniel Cohn-Bendit (EE) tient la corde. Corinne Lepage et Cap 21 ont déjà transporté leurs valises à Europe Ecologie. L' "atelage qui est en train de se constituer ne peut pas aller dans la bonne direction parce que ses chevaux ne tirent pas dans le même sens", a-t-il dit.
Pour notre part, "on ne va rien céder, pas un centimètre, pas un pouce, à notre vision de la société", a-t-il assuré.

Alain Dolium, Obama du MoDem le temps des Régionales, n'est déjà plus aussi prisé. Tête de liste en Ile de France, il a fait 3,98% au premier tour.

lundi 31 août 2009

Le Nouveau Centre veut faire renaître l'UDF de ses cendres

Le coup de grâce au MoDem ?

Phoenix renaissant de ses cendres

L'inéquité du traitement de l'information

L'occultation des universités d'été des partis défavorisés, telle que celles du Parti de Gauche (PG) ou du Nouveau Centre (NC), par la presse libre de faire de la rétention démocratique, aura privé les Français d'une information majeure, qui vaut bien celle privilégiée par les journalistes partisans: l'annonce de primaires socialistes « ouvertes » qui sont fermées au reste de la gauche !

Nous avons certes le droit de savoir que le Nouveau Centre (NC) a tenu pendant trois jours son université d'été à Agen. Mais pourquoi devrions-nous accepter d'aller chercher l'information au fond d'une page de gauche de journal et de veiller jusqu'au bulletin d'information de minuit pour obtenir des détails partisans de la presse socialiste
Les électeurs n'auront pas manqué de mérite pour apprendre que le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, a annoncé son intention de réunir la famille centriste de l'ex-UDF qui rejette le rapprochement du MoDem avec la gauche, pour exister face au géant UMP au sein de la majorité présidentielle. Il faut PaSiDupes pour y revenir ensuite.

Le MoDem tend le bâton

L'UDF est un parti "qui avait fait de nous la première force politique territoriale de France et nous avait conduits à la quasi égalité avec le RPR", a rappelé dimanche le président Hervé Morin dans son discours de clôture.
Or, le bradage du centre par la vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, au profit de la gauche -du PS à Europe-Ecologie- a créé une urgence au NC: sauver le centre menacé de dilution dans la gauche. La nécessité d'une renaissance, d'une refondation de la famille centriste, telle qu'elle existait au temps de l'UDF, est devenue urgente.

Il faut sauver l'espèce centriste en voie de disparition

Le ministre de la Défense a donc annoncé qu'il souhaite que le NC se réapproprie le nom de la formation giscardienne, détenu par une association avec un bureau majoritairement MoDem.
Une annonce très symbolique, selon un député NC, qui vise surtout à rappeler que le NC reste l'héritier idéologique du grand parti, et à redonner espoir aux fidèles du centre véritablement au centre. Durant le week-end, les militants présents à Agen, près d'un millier, ont arboré des tee-shirts proclamant: "le NC, c'est l'UDF d'aujourd'hui".
"On a devant nous, pour la première fois, un espace politique dégagé au centre. Je ne vois pas pourquoi on ne serait pas capable de l'occuper. La seule chose qui nous empêche encore de le faire, c'est notre dispersion. Cette dispersion, il va falloir y mettre un terme", a expliqué à la presse Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du NC.
Pour le député de Seine-Saint-Denis, "la plupart des militants et des élus de l'ex-UDF sont dans la nature. Ils n'ont pas adhéré au MoDem et ne sont pas chez nous. Ils attendent ce regroupement".

Désir centriste d'unité

La présence aux universités d'été de l'ancien trésorier du Modem, le ministre de l'Aménagement du territoire Michel Mercier, aujourd'hui en quête d'une famille centriste recomposée, et celle du sénateur Jean Arthuis, qui a récemment créé le parti de l'Alliance centriste, a conforté l'espoir d'un possible rassemblement.
Des personnalités invitées n'ont pas interféré avec cette réunion de famille: Alain Juppé, Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture ou François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale. Leur appartenance à la majorité présidentielle pouvait en effet troubler le débat.

François Sauvadet a expliqué qu'il souhaitait que la position du NC soit "reconnue et confortée" également au sein de la majorité présidentielle.
Il estime que, malgré son à-coup de santé, le départ du gouvernement d'André Santini (qui avait le portefeuille de la fonction publique) "n'est pas un très bon signal", pas plus que l'abscence de concertation au comité de liaison de la majorité présidentielle concernant l'arrivée du souverainiste Philippe de Villiers et des chasseurs de CPNT.
"On ne peut exister vis-à-vis de l'UMP qu'à partir du moment où on est ensemble. Sinon, on laisse Sarkozy faire ses courses", a expliqué à la presse Jean-Christophe Lagarde. "Sans doute la clarification de notre relation avec l'UMP sera une des conditions de la réunion des centristes".

Pour les régionales, le président exécutif du NC a souhaité des alliances "à la carte": listes communes avec l'UMP ou candidature autonome au premier tour, selon les régions.
Hervé Morin espère quant à lui faire naître, à l'occasion de cette "élection intermédiaire", une nouvelle génération politique capable de porter les couleurs du parti aux législatives.

samedi 27 juin 2009

Jean Arthuis crée l’Alliance Centriste sur les ruines du MoDem

L’UDF renaîtra-t-elle de ses cendres ?

Le sénateur Jean Arthuis

a été élu président

de l’Alliance centriste,

un nouveau parti.


L’UDF va-t-elle renaître ?

Ce parti a tenu son congrès fondateur à Paris samedi 27 juin,et s'inscrit dans le prolongement de l'association "Rassembler les centristes" lancée en novembre par M. Arthuis pour tenter de réunifier la famille centriste divisée. Jean Arthuis, ancien ministre de l'Economie et dirigeant de l'ex-UDF, n'avait rejoint ni le MoDem de François Bayrou ni le Nouveau centre d'Hervé Morin, partenaire de la majorité présidentielle.

Un mouvement fédérateur

L'article premier des statuts du nouveau parti précise que "sa durée est conditionnée par sa vocation à promouvoir l'unification des formations centristes".
Le congrès a également adopté une charte éthique, qui souligne les valeurs "humanistes, sociales, libérales et européennes" revendiquées par le mouvement, qui met également l'accent sur les notions de "développement durable et d'économie sociale de marché".