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mardi 12 mars 2019

Conseil constitutionnel: exit Lionel Jospin

Les nouveaux venus au Conseil constitutionnel, Alain Juppé, Jacques Mézard et François Pillet, ont prêté serment à ...l'Elysée

Dernier jour de Lionel Jospin comme membre de cette institution, lundi 11 mars 
Le socialiste - et trotskiste - Jospin, en mai 2017
Ils font leur entrée au Conseil constitutionnel mardi 12 mars: l’ancien premier ministre Alain Juppé, l’ancien ministre Jacques Mézard et l’ancien sénateur LR François Pillet prêtent serment devant le président de la République, lundi 11 mars à la mi-journée, au palais de l'Elysée.

Les trois nouveaux membres du Conseil doivent participer mardi à une audience publique pour l'examen deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC), dont le recours à des tests osseux pour déterminer l’âge de jeunes migrants.

Trois personnalités cèdent la place, rue de Montpensier, lundi 11 mars, à minuit : l’ancien conseiller de François Mitterrand et ancien ministre Michel Charasse, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010 ; l’ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin, nommé en 2015 pour terminer le mandat de Jacques Barrot, décédé ; et l’ancien parlementaire (RPR-UMP) Jean-Jacques Hyest, nommé en 2015 pour achever le mandat d’Hubert Haenel, décédé.

"Servir encore et différemment la République"

A 81 ans, Lionel Jospin – qui se présentait en 1999 comme "un dogmatique qui évolue, un austère qui se marre et un protestant athée" – voit son mandat au Conseil constitutionnel expirer. A 77 ans, il avait accepté la proposition de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, de le nommer parce qu’il s’agissait de ne siéger "que pendant quatre années", pour terminer le mandat de Jacques Barrot, ancien ministre centriste. Un 'Sage' est habituellement nommé pour une durée de neuf ans et ne peut être reconduit.

"Si je l’ai acceptée, c’est qu’exercer une telle fonction serait pour moi un honneur et me permettrait, différemment que par le passé, de servir encore la République, dans le plein respect de ses valeurs et de ses règles, mais dégagé de l’esprit partisan et animé d’un esprit d’impartialité", déclarait Lionel Jospin devant la commission des lois de l’Assemblée nationale qui l’auditionnait le 17 décembre 2014.

Lionel Jospin va-t-il sortir de sa réserve ?
A l’ancien candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2002, cette nomination a permis de boucler son parcours. Après son échec retentissant dans le scrutin présidentiel, dont il avait été exclu du second tour, Lionel Jospin avait quitté la vie politique et n’avait plus exercé de responsabilités et de mandats. Sauf en 2012, quand il avait présidé, à la demande du président François Hollande, une commission sur la rénovation et la déontologie de la vie publique.

Rue de Montpensier, où il croisait son ancien rival Laurent Fabius, président de l'institution depuis trois ans, Lionel Jospin a strictement respecté un droit de réserve. Que fera-t-il de sa parole retrouvée ? Aura-t-il envie de s’exprimer sur l’avenir de la gauche ? Quand il était premier ministre durant la cohabitation de 1997 à 2002, Lionel Jospin était le chef de la majorité plurielle, alliance des partis composant la gauche (PS, PCF, radicaux, chevènementistes souverainnistes, écologistes). De cet 'ancien monde', il ne reste désormais que des formations guettées par un risque "populiste", alors qu'elles réclament plus de proportionnelle....

mercredi 13 février 2019

Alain Juppé, ex-LR, proposé pour le Conseil constitutionnel par Ferrand, ex-PS

Le maire de Bordeaux va-t-il accepter la proposition du président de l'Assemblée ?

Ce choix politique partisan  est une provocation ciblant l'opposition de droite

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a proposé l'accession de l'ancien premier ministre au Conseil constitutionnel. Selon Sud-Ouest, il communiquera sa décision et annoncera son abandon de la mairie de Bordeaux jeudi. 
Actuel président de l'Assemblée nationale, l'ancien président du groupe des députés La République en marche (LREM), Richard Ferrand,  a proposé mercredi 13 février le maire de Bordeaux Alain Juppé (ex-Les Républicains) pour siéger au Conseil constitutionnel, a-t-il annoncé dans un communiqué. 

Alain Juppé devrait ainsi succéder au socialiste Lionel Jospin, 82 ans.
Ce choix est celui d'un déserteur du Parti socialiste, après 37 ans de militantisme (1980-2017)

L'élu de ce socialiste rallié à Macron est un ancien président de l'UMP (LR).
Ce septuagénaire aura 83 ans à la fin de ses fonctions parmi les "Sages". Le "nouveau monde" de Macron prend ainsi un sacré coup de vieux.
C'est "un homme d'Etat, fort d'une expérience de la décision publique, qui saura avec une véritable exigence républicaine garantir le respect des principes et des règles fondamentales de la Constitution de la République", s'est justifié R. Ferrand.

Selon Sud-Ouest, l'ancien premier ministre annoncera sa démission de la mairie de Bordeaux, dont il était à la tête depuis 2006, lors d'une conférence de presse jeudi à 11h.

Le choix discutable d'un "loser"

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"Longtemps donné favori de la droite à l'élection présidentielle de 2017, il en a été éliminé par les siens lors de la primaire présidentielle de la droite et du centre de 2016. Par la suite, aigri et vindicatif, il s'est rapproché d'Emmanuel Macron et a quitté son parti Les Républicains.
Avec 28,6% des voix, contre les 44,1 % de François Fillon, il est éliminé, et les sondages qui le donnaient gagnant sont désormais entachés pour longtemps de suspicion.

En novembre 2017, alors que Laurent Wauquiez est favori pour prendre la tête du parti Les Républicains, ex-UMP, Alain Juppé évoque la possibilité de constituer un "mouvement central avec Emmanuel Macron en vue des Européennes de 2019". Le 5 décembre, quelques jours avant le congrès des Républicains, il indique qu'il votera pour Maël de Calan, un de ses porte-paroles de campagne lors de sa glorieuse primaire et un parfait inconnu qui sera laminé par Laurent Wauquiez lors du congrès.

Au plan des idées, Juppé part en vrille.
En 2011, il se dit favorable "à quelque chose qu'on pourrait appeler un mariage homosexuel, mais avec un nom différent", puis déclare en 2014 qu'il ne souhaite pas revenir sur la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe votée en 2013.
Au lendemain du référendum grec de 2015 faisant suite à l'échec des négociations de la Grèce avec la troïka sur le sujet de la crise de sa dette publique, Juppé prône d'abord la sortie de la Grèce de la zone euro (Grexit), se démarque  de son parti politique, mais revient ensuite sur sa position.
En 2016, il se déclare opposé à l'interdiction du voile à l'université et du burkini sur les plages. 

Un condamné en justice qui pourrait entrer au Conseil constitutionnel.
En 1999, Alain Juppé est mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt" pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République (RPR) et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il sera condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d'inéligibilité.
Ses démêlés judiciaires le conduisent à démissionner de ses fonctions parlementaires, municipales et dans son parti : il quitte la présidence de l'UMP le 16 juillet 2004 et son siège de député le 23 septembre suivant.

Il pourrait côtoyer Mézard au Conseil constitutionnel.
Jacques Mézard était membre du Parti radical de gauche (PRG), devenu le Mouvement radical, social et libéral (MRSL). En 2017, il rejoint le premier gouvernement Edouard Philippe en tant que ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. Un mois plus tard, il devient ministre de la Cohésion des territoires. Il quitte le gouvernement l’année suivante et se voit nommé membre du Conseil constitutionnel par Emmanuel Macron en 2019.

Il ne manquerait plus que Gérard Larcher propose François Bayrou...

jeudi 15 mars 2018

Souvent l'homme Macron varie: il était le défenseur du diesel, souvenez-vous...

La presse militante a librement oublié le temps où Macron se posait en défenseur du diesel

Macron a défendu le moteur diesel "au cœur de la politique industrielle française"

L'avenir du diesel n'est pas dans le diesel :
mais, dans l'Aveyron, le ministre Macron rassurait les ouvriers Bosch
 sur avenir du diesel, à Onet-le-Château, le 4 aout 2016

"L'avenir du diesel passe par l'innovation", avait affirmé le ministre, en aoùt 2016. En visitant le site de l'équipementier Bosch à Onet-le-Château (Aveyron), le ministre de l’Economie, de l'Industrie et du Numérique assurait alors qu'il "reste au cœur du projet industriel français de la mobilité environnementale," ajoutait-il....

S'il défendait la baisse "progressive" de l'avantage fiscal pour les particuliers qui utilisent des voitures diesel, Macron avait souligné l'importance de cette industrie en France aussi bien "les millions de personnes qui l'achètent", parfois "celles qui ont le moins de pouvoir d'achat" - mais il était en campagne présidentielle - , ou que "les millions qui y travaillent".

"Il ne faut pas faire la chasse au diesel"

Accueilli par les sifflets d'une soixantaine de salariés de l'usine, le ministre - qui était sur le point de démissionner pour se consacrer à sa carrière - était passé pour une discussion d'une dizaine de minutes, avant d'échanger avec une délégation dans l'usine.

Les salariés du site, spécialisé dans la production d'éléments pour moteurs diesel, avaient notamment interpellé le ministre sur les positions des socialistes  Ségolène Royal et Anne Hidalgo, respectivement ministre de l'Environnement et de l'Energie,  et maire de Paris, où la circulation des véhicules les plus polluants est restreinte depuis le 1er juillet.
Macron avait rappelé qu'il est "ministre" contrairement à "Mme Hidalgo, qui n'est pas ministre de l'Industrie". "Ses décisions ne valent pas pour la France", avait-il taclé, non sans mépris.

En déclarant son attachement au moteur diesel pour finalement le taxer, le ministre faisait allusion au scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen.
Après avoir visité le musée Soulage à Rodez, Macron s'en était allé vers le département voisin du Lot, où il devait visiter le géant agro-industriel Andros, en comité restreint, mais non sans avoir dégusté, à l'abri des media, les compotes maison que Mamie Brigitte lui autorise pourtant, avant de se faire présenter un projet de création de centre de formation aux métiers industriels et de passer la soirée à Figéac. 
Martin Malvy, dans le carré des personnalités, mais au coeur de la place du Vigan, jeudi soir à Albi, avec les supporters d'Emmanuel Macron. / DDM, BD
Malvy au meeting de campagne d'En marche! : 
"Je soutiens Emmanuel Macron"
Le président du Grand Figeac n'est autre que Martin Malvy, ancien président PS de la Région... Malvy était d'ailleurs allé soutenir Macron à Carmaux pendant la présidentielle.
Quant au maire PS de Figeac, André Mellinger, comme Martin Malvy, il est
signataire de l'appel de En Marche à voter Macron au second tour de la présidentielle : le ministre Macron était donc bien en tournée électorale.
Leader mondial de la confiture, Andros, entreprise familiale de l'industrie agroalimentaire française spécialisée dans la transformation de fruits et de laitages, possède notamment les marques Bonne Maman, Biscuiterie Saint-Michel ou encore Mamie Nova.

Le ministre Macron avait déjà fait le coup à Albi

Deux élus centristes expliquent les dessous de la venue d'Emmanuel Macron à Albi, en mai 2017.
Très tôt, deux élus centristes, le député Alliance centriste (parti qu'il dirige, après Jean Arthuis: il s'est associé à La République en marche ) du Tarn Philippe Folliot, soutien déclaré à Emmanuel Macron ! , et le sénateur-maire UDI-UC du Tarn Philippe Bonnecarrère, soutien plus secret (élu avec les voix du RPR, puis de l’UMP, cet centre droit avait annoncé en mars 2017 que, à titre personnel, il voterait Emmanuel Macron), avaient longtemps laissé seulement transparaître leur intention de voter pour le candidat d’En marche !
"Avec Philippe, on avait parlé aux équipes de Macron il y a un mois et demi. On avait proposé une visite à la VOA et ça a fait très vite l’objet d’un consensus. D’abord, pour le symbole : une verrerie créée par Jaurès. Ensuite, parce que c’est une entreprise dynamique qui marche bien, investit, et qui est ouverte sur l’Europe et le monde, donc en totale adéquation avec ce que défend Emmanuel Macron. Enfin, à cause du dialogue social constructif entre les syndicats, notamment la CGT, et la direction, explique Philippe Folliot. Mais on pensait qu’ensuite Emmanuel Macron ferait son dernier meeting de campagne à Toulouse. Le choix d’Albi a été la cerise sur le gâteau, un honneur pour nous et pour la ville qui bénéficie d’une formidable exposition médiatique par ce biais-là."
Etaient notamment présents au meeting de Macron à Albi : 
Carole Delga, ex-ministre de Hollande, présidente du Conseil régional, soutien de Valls puis de Hamon et membre de la direction collégiale du PS, Gérard Bapt, député PS, Françoise Laborde (CSA), Monique Iborra (membre du Parti socialiste, puis de La République en marche !.)... pour la Haute-Garonne. Martin Malvy, Gérard Miquel (sénateur du Lot depuis 1992, proche du lobby agroalimentaire et parrain du candidat En marche Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle 2017),... pour le Lot. Thierry Carcenac (sénateur PS et ex-président du Conseil départemental du Tarn, qui, à la mort de l'activiste Rémy Fraisse à Carnac, déclara : "Mourir pour des idées, c’est une chose, mais c’est quand même relativement stupide et bête"), Patrice Gausserand (maire DVD de Gaillac)... pour le Tarn. Philippe Saurel, le maire PS de Montpellier (soutien à la candidature d'Emmanuel Macron en 2017) , ainsi que le maire LREM de Rodez, Christian Teyssèdre, ex-socialiste). 
Mais aussi des élus venus de plus loin, comme le sénateur PRG Jacques Mézard, président du groupe RDSE, ex-ministre de l'Agriculture de Macron pendant un mois), actuel ministre de la Cohésion des territoires, avait fait le voyage du Cantal, ou le député-maire de Fresnes dans le Val de Marne, Jean-Jacques Bridey, ex-socialiste et président LREM de la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale (parce qu'il est directeur technique dans un laboratoire photographique ?).
On peut ajouter au rang des personnalités, Jean-Louis Chauzy, le président du Conseil économique et social de la région Occitanie.

vendredi 3 novembre 2017

Les députés godillots votent la réduction des aides au logement de leurs électeurs

Les oppositions de gauche et de droite accusent le gouvernement de mettre en péril le  logement social français

Les députés ont adopté le budget du ministère de la Cohésion des territoires, en quatre heures

Résultat de recherche d'images pour "aides au logement"
L'Etat se désengage : les bailleurs sociaux
seront les bâtisseurs de demain
La majorité présidentielle fait chuter de 1,7 milliard d'euros les financements que le budget du ministère de la Cohésion des territoires alloue aux aides au logement (APL) dès l'an prochain. Ce ministère est au nombre des grands perdants du projet de loi de Finances pour 2018.
Adopté dans la nuit de jeudi à vendredi, en première lecture, ce budget contraint les politiques du Logement, de l'Aménagement des territoires et de la Ville qui vont chuter de 9,8% pour passer de 18,3 milliards d'euros en 2017 à 16,5 milliards en 2018.

Paradoxalement le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, a soutenu que le gouvernement veut "réinterroger l'efficacité de notre politique en matière d'aides personnelles au logement et de soutien à la construction".
"Nous avons, face à un investissement d'environ 40 ou 41 milliards d'euros, quatre millions de nos concitoyens qui sont mal-logés", a-t-il fait valoir pour assurer qu'une réduction de crédits crée du logement.

Ainsi la "réforme des aides au logement" prévue dans l'article 52 du projet de loi doit-elle "conduire à une réduction des dépenses de l'Etat de 1,7 milliard d'euros en 2018", dans un "dialogue constant avec les bailleurs sociaux," a prévenu Mézard, sourd aux avertissements de ces organismes qui exigent un moratoire sur une économie budgétaire qu'ils jugent "mortifère".

Une réforme "improvisée"

Résultat de recherche d'images pour "aides au logement"
Contesté, un amendement déposé par le gouvernement qui doit permettre une "mise en oeuvre progressive" de cette ponction financière, n'a pas été soumis au vote.
Il instaure une baisse progressive des loyers du logement social de 800 millions d'euros en 2018, 1,2 milliard en 2019, puis 1,5 milliard par an à compter de 2020, pour compenser une baisse des APL équivalente.

Mais l'économie budgétaire annuelle de 1,5 milliard d'euros visée par le gouvernement sera atteinte dès l'an prochain grâce à une hausse, en parallèle, de la cotisation versée par les bailleurs sociaux à la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS).
"Le gouvernement fera des propositions visant à préciser ce mécanisme", a indiqué Mézard.

Objet d'une douzaine d'amendements de suppression, tous rejetés, l'article 52 a "fait l'unanimité contre lui, tellement il est profondément injuste," a affirmé l'ex- ministre du Logement Sylvia Pinel (PRG), stigmatisant "l'improvisation et l'impréparation" de la réforme. 

La seconde partie des discussions concernant le PLF doit avoir lieu ce vendredi matin

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Pour Clémentine Autain, de la France insoumise, cet article 52 "orchestre la mise en péril de tout le système du logement social, avec une perte de recettes considérable" des bailleurs sociaux.
"On va casser un modèle HLM que beaucoup nous envient", a estimé Stéphane Peu (PCF), député-journaliste (comme Pierre Dharrréville) ex-président de Plaine commune Habitat, Saint-Denis (93), fustigeant une "politique mûrement réfléchie, cohérente, visant à affaiblir le secteur HLM et renforcer le secteur privé". "Partout en Europe où une telle politique a été menée, elle a été une catastrophe."

"Réformer, pourquoi pas ? Mais vous imposez des mesures inadéquates comme la suppression de l'APL accession qui solvabilise les ménages modestes", a jugé de son côté Thibault Bazin (LR).
Un "consensus s'est dégagé" dans l'Hémicycle en faveur du rétablissement de l'APL accession, a-t-il souligné, , un dispositif qualifié de "marqueur important" par le secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, ingénieur du génie rural, des eaux et des forêts.
Mais ce proche du président Macron (et d'Ismaël Emelien, conseiller spécial du président, qui ont créé une start-up à trois), a semblé juger prématuré le rétablissement de l'APL succession, cette aide publique étant "un élément de la discussion en cours avec les bailleurs sociaux", a-t-il dit. Huit amendements en ce sens ont été rejetés et un 9e a été retiré par son auteure, Stéphanie Do (LREM).
Les APL accession, qui facilitent l'emprunt immobilier aux ménages aux revenus modestes, devraient être supprimées dès le 1er janvier 2018.
Vers deux heures du matin, après 4h30 de débats, la séance a été suspendue. La discussion sur la seconde partie du projet de loi de Finance devait reprendre à 9h30 vendredi matin.

vendredi 23 juin 2017

Macron débauche des PS et des MRG : coup de volant à gauche ou coup de grâce

Emmanuel Macron poursuit son entreprise de brouillage des lignes politiques 

Ni rajeunissement, ni équipe gouvernementale réduite
La presse n'exploite pas certains chiffres: volonté de dissimulation ? Macron avait promis un renouvellement de la classe politique, mais il ne fait pas pour autant la sortie des écoles et son goût du vieux semble avoir repris le dessus.
La moyenne d'âge dans le premier gouvernement Philippe dépassait les 56 ans et descendait à 54 ans en incluant les secrétaires d'Etat. Or, l'équipe actuelle navigue dans les mêmes eaux en ce qui concerne l'âge des ministres, mais reste dans la tranche d'âge des quinqua, si on inclue les secrétaires d'Etat. Macron n'a donc pas fait sa révolution. Certains tiendront à signaler un ministre, Gérald Darmanin, mais ce trentenaire de 34 ans n'est pas à proprement parler un perdreau de l'année puisqu'il a déjà été chef de cabinet de l'UMP David Douillet au secrétariat d'État chargé des Français de l'étranger, puis au ministère des Sports, avant d'être nommé directeur de cabinet en avril 2012. A noter toutefois que le benjamin de l'équipe a changé. Mounir Mahjoubi (Numérique), 33 ans, a été "détrôné" par l'un des deux secrétaire d'Etat nommés auprès de Nicolas Hulot. Ex-président LR d'un Conseil départemental pris au PS, celui de l'Eure et de Bruno Le Maire qui s'y est fait réélire député pour la troisième fois, Sébastien Lecornu31 ans, est également issu de la pépinière de droite... Les jeunes de Macron ne sont pas tous des novices : juste de nouvelles recrues.
La promesse de "société civile" n'est pas davantage respectée.
Parmi les 19 ministres, neuf ne sont pas clairement membres d'un parti,
mais à y bien regarder, la sexagénaire Nicole Belloubet qui pouvait faire valoir ses droits à la retraite, mais a été nommée à la place du MoDem François Bayrou, démissionné avec grâce et grandeur pour cause de tromperie aux dépens du Parlement de Strasbourg,  était jusqu'ici membre du Conseil constitutionnel, a été élue à la région Midi-Pyrénées, ainsi qu'à la mairie de Toulouse dans des majorités socialistes.
Quant au nouveau ministre de 
la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, PRG de 70 ans sans défenses, qui fut d'abord nommé à l'Agriculture et à l'Alimentation, avant de remplacer Richard Ferrand (déchu pour favoritisme et enrichissement personnel, selon Cambadélis) à l'Aménagement du Territoire, un mois plus tard, était certes un peu avocat, mais surtout conseiller général depuis 23 ans (1994) et sénateur PRG depuis neuf ans (2008) : un vieux de la vieille en politique.
Au ministère du Travail, Muriel Pénicaud, 62 ans (âge officiel de départ à la retraite), est également étiquetée "société civile", abusivement, car  elle a débuté comme administratrice territoriale (1976-1985), avant d'occuper des fonctions au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (1985-1993), et d'être membre du cabinet du ministre (1991-1993) et conseiller pour la formation auprès de la ministre Martine Aubry (1991-1993), soit déjà dix-sept ans au service de l'Etat. Mais ce n'était pas fini, car on peut bien mettre en exergue ses années Dassault, Danone ou Orange (2002-2014), elle est revenue à ses premières amours, comme administratrices de Aéroports de France, SA où l'Etat est actionnaire principal (50%), puis à l'Etablissement public d'aménagement Paris-Saclay, placé sous la tutelle de l'État, représenté conjointement par les ministres chargés de l’urbanisme, de l’enseignement supérieur et de la recherche. La parité société politique-société civile est un trompe-l'oeil   
Sur le plan de la parité, les apparences sont tout aussi trompeuses
Le gouvernement d'Edouard Philippe se veut des plus vertueux sur ce plan aussi, mais les évidences masquent une réalité plus discutable. 
Quand la nouvelle ministre de la Justice démissionnait de son poste de recteur pour protester contre Fillon
Sur les 29 ministres et secrétaires d'Etat nommés, quinze sont des femmes. Parmi les seuls ministres, on compte même huit hommes pour onze femmes, même si les deux seuls ministres d'Etat, Gérard Collomb et Nicolas Hulot, sont des hommes. En revanche, le remplacement de François Bayrou par Nicole Belloubet au ministère de la Justice a "rééquilibré" la parité parmi les ministres aux fonctions régaliennes, d'autant que la sexagénaire ne pas pas pour sotte, si on considère que le genre ne peut être une spécificité supérieure à l'intelligence. Mais le maintien de la libre-penseuse Marlène Schiappa tend toutefois à contredire cette faveur donnée à la compétence. Point commun à ces deux générations de femmes, le sectarisme de gauche, car la ministre de la Justice avait démissionné de son poste de recteur (sur nomination de Jospin en 2002) de l'Académie de Toulouse  pour protester contre Fillon. "Je ne pense pas trouver désormais la force de conviction suffisante pour servir le ministère de l'Éducation nationale au niveau de détermination qu'exige ma conception de l'éthique professionnelle."
Seule petit accroc par rapport au premier gouvernement d'Edouard Philippe, les ministères des Armées et de la Culture, tous deux occupés par des femmes, ont rétrogradé d'un rang dans l'ordre protocolaire...
Le gouvernement qui devait être "restreint" s'est alourdi 
Deux chiffres :   
- mai 2017 : 18 ministres et 4 secrétaires d'Etat, soit 22 membres 

- juin 2017 : 19 ministres et 10 secrétaires d'Etat , soit 29 membres
Croyez-vous que les "fact checkers" s'en soient donnés à coeur joie ?

Emmanuel Macron poursuit son entreprise de brouillage des clivages politiques

Il débauche des boit-sans-soif issus de la gauche et de la droite qui ne rêvent que de portefeuille ministériel. Avec le remaniement du gouvernement, mercredi,  la gauche et la droite se mêlent sur la photo, comme à un cocktail.

Mais il est vite dit d'affirmer que les deux recrues sont deux ministres.
Avec le remaniement du gouvernement, mercredi,  la gauche et la droite se mêlent sur la photo, comme à un cocktail. C'était la démarche annoncée par le candidat Macron, avant la présidence. Et c'est également l'impression laissée par le deuxième gouvernement d'Édouard Philippe, après un mois d'atermoiements  et une crise politique déclenchée par le départ de la ministre MoDem des Armées, Sylvie Goulard, prise dans une embuscade judiciaire. L'effet dominos ne manqua pas d'opérer, entraînant la chute de la bipolaire Murielle de Sarnez, puis de François Bayrou, patron d'un parti en faillite que le Thénardier tenait artificiellement en vie au moyen d'un système de financement frauduleux aux dépens du Parlement européen, pompe à fric chérie. 

Faute de ressources humaines propres, Emmanuel Macron détourné des ministres désorientés issus de la gauche et de la droite. Les viviers  de gauche et de droite ont du bon... L'allié MoDem est en revanche défaillant, mieux, il est à l'origine d'une crise politique sur fond de déficit de moralité. Le président jupitérien réajuste donc sa stratégie. 
Résultat de recherche d'images pour "dessin gouvernement philippe"
Ces boit-sans-soif  ne rêvaient que de portefeuille ministériel , tout en étant uniquement soucieux de servir les Français.

Jacqueline Gourault, proche de François Bayrou depuis 30 ans, est subordonnée, place Beauvau, au ministre de l'Intérieur socialiste, Gérard Collomb, mais sans affectation déterminée...
Maire de Mont-de-Marsan, Geneviève Darrieusecq travaillera avec Florence Parly, la nouvelle ministre des Armées. 
Si le parti centriste reste présent dans l'exécutif avec deux MoDem (Jacqueline Gourault, proche de François Bayrou depuis 30 ans, est ministre, mais auprès de Gérard Collomb à l'Intérieur, et Geneviève Darrieussecq n'est que secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, aucune n'est ministre de plein exercice. Le MoDem n'est plus indispensable en termes de majorité présidentielle à l'Assemblée composée de 350 Macron-idolâtres.
Belloubet et Travert, anciens PS convertis au macronisme anthropophage. 
Trois socialistes de plus au tableau de chasse du banquier.
Ancienne membre du gouvernement Jospin, Florence Parly n'est pas la seule personnalité issue des rangs du PS à entrer au gouvernement. 
Sa nomination au ministère des Armées soulève déjà une tempête sous les képis, les casquettes et les bérets: depuis mai 2016, cette ministre était directrice générale de SNCF Voyageurs et, avant cela, à Air France: on l'aurait attendue aux Transports ! Mieux, la quinquagénaire (dont le père de la progéniture est Martin Vial, alors directeur général du groupe ...La Poste) a servi le Premier ministre Lionel Jospin comme secrétaire d'État au ...Budget (2000-2002), ce qui fait craindre la prise de mesures d'austérité. Vous avez dit société civile ?
Image associée
Ancienne élue socialiste de gauche à Toulouse, Nicole Belloubet a viré au centre pour appliquer une politique radicale à la Justice et Stéphane Travert, député socialiste de de la Manche depuis juin 2012, récupère le ministère de l'Agriculture. Celui-ci avait été l'un des premiers députés PS à s'être mis "En marche!", en août 2016. Il a fait toute sa carrière au PS, finalement dans le camp des frondeurs: il n'a pas voté la confiance au Premier ministre Manuel Valls. Alors, de la "société civile", ce n'est encore pas lui qui en serait.

Emmanuel Macron n'a pas  pour autant oublié ses proches dans ce remaniement, mais ce qu'on retiendra d'eux n'est ni leur opportunisme ni leur arrivisme. Se situant au niveau du PS Michou Sapin en termes de parti-pris, l'ancien porte-parole d'En marche! élu député REM de Paris, dimanche, Benjamin Griveaux est un ancien vice-président PS du Conseil départemental PS de Saône-et-Loire.
Il sort du cabinet de Marisol Touraine, mais ce n'est pas pour autant qu'il est  secrétaire d'Etat à la Santé. Non, cet "expert" est attaché au ministère de l'Economie, sans attribution spécifique. D'aucuns le soupçonnent d'être l'oreille de Macron dans le sillage des LR, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. Cette fonction de supplétif le place d'ailleurs au dernier rang  dans l'ordre protocolaire.
L'ancien directeur de cabinet adjoint de Macron à Bercy, Julien Denormandie, est également fait secrétaire d'État, après avoir jusqu'ici été secrétaire général adjoint de l'Élysée

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A noter que ce secrétaire d’Etat est attaché au ministre de la Cohésion des territoires. On peut même dire qu'il reste lié à Richard Ferrand qui a dû lâcher ce ministère sur des soupçons de favoritisme et d'enrichissement personnel sur le dos des mutualistes bretons et que son successeur, Jacques Mézard, 70 ans, restera plaçé sous la tutelle  surveillance du député du Finistère, par le biais du sémillant Denormandie.On se demande encore vraiment où se cachent les membres du gouvernement issus de la "société civile" : une Arlésienne ?

Avec deux secrétariats d'Etat, les demandeurs d'emploi LR "constructifs" peuvent s'estimer négligés.

Pas d'entrée en force des Républicains Macron-compatibles au gouvernement Philippe 2car Bercy en recèle déjà un bon nombre, des Juppéistes, dans un ministère exposé qui va devoir faire ses preuves et où les mouchards de Macron veilleront à ce qu'ils mettent leurs convictions passées dans leurs poches et leurs mouchoirs par-dessus, notamment en matière de CSG et de fiscalité en général.

L'aile droite du gouvernement est néanmoins complétée par deux secrétaires d'EtatProches de Bruno Le Maire - 2,4% à la primaire de la droite et du centre et apport politique négligeable à la majorité - Sébastien Lecornu sera chargé de la Transition écologique et Jean-Baptiste Lemoyne, premier parlementaire LR à rallier Emmanuel Macron, hérite de l'Europe et des Affaires Étrangères, à la suite de la démission forcée de Marielle de Sarnez, bras droit de Bayrou (MoDem), au coeur du système de fraude aux finances du Parlement européen.

mercredi 21 juin 2017

Le nouveau gouvernement d'Edouard Philippe, remanié après 35 jours

Le gouvernement Philippe II offre plus de place au PS et au PRG : coup de volant à gauche ?

Cinq nouveaux ministres et neuf secrétaires d'État ont fait leur entrée au nouveau gouvernement d'Édouard Philippe

Le président de la République et le Premier ministre n'occupent pas le premier rang, 
ils se placent au centre de l'équipe... 
C'est Nicolas Hulot qui occupe la place habituellement dévolue au chef de l'État, 
entouré de la ministre des Armées Florence Parly, à gauche, sur la photo 
et de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, à droite.

Ce deuxième gouvernement - en à peine plus d'un mois - du Premier ministre Edouard Philippe, dévoilé mercredi, compte 29 membres, dont deux ministres d'Etat. Il est marqué par la promotion de femmes à des postes régaliens, des nominations de proches d'Emmanuel Macron (Benjamin Griveaux, comme mouchard auprès de Bruno Le Maire, 
Julien Denormandie le 8 mai 2017.
et Julien Denormandie, 'Macron boy' sinistre de 36 ans, dans l'ombre du radical de gauche, Jacques Mézard, cet ingénieur agronome de formation (ci-contre) avait accompagné Macron de l'Elysée à Bercy, avant de devenir secrétaire général adjoint de La République en marche dès avril 2016 et de piloter la refondation du parti avec Catherine Barbaroux. 
Il avait annoncé son intention de quitter la vie politique après cette mission), l'élargissement au PS, le renforcement de LR, le maintien du MoDem, malgré les affaires et sa force politique d'appoint devenue inutile...

Cela devait être un petit remaniement "technique" post-législatives, mais c'est finalement un grand chamboule-tout, un jeu de dominos consécutif aux départ de Sylvie Goulard soucieuse d'assurer sa défense contre des accusations d'emplois fictifs, entraînant deux autres ministres MoDem dans sa chute, Bayrou et Sarnez, après celle de Ferrand, envoyé se faire voir à l'Assemblée.
Une autre affaire se profile, concernant Muriel Pénicaud,  suite à une perquisition chez Havas et Business France, une agence qu'elle dirigea et qui vise le financement d'un voyage d'Emmanuel Macron à Las Vegas, lorsqu'il était ministre de l'Economie, en janvier 2016, dans le cadre d'une enquête préliminaire pour favoritisme.
Contraste de la photo officielle de juin 2017, en plein air, 
avec la photo compacte, conventionnelle et pyramidale du
gouvernement Philippe 1 de mai 2017
Voici la composition du deuxième gouvernement Philippe

Ministres 
- Ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur: Gérard Collomb, 69 ans
franc-maçon initié
- Ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire: Nicolas Hulot, 62 ans 
- Garde des Sceaux, ministre de la Justice: Nicole Belloubet, 62 ans,
ex-socialiste et ex-premier adjoint de l'ex-maire PS de Toulouse, Pierre Cohen, ce qui est un mauvais signal envoyé pourtant par une juriste désignée au Conseil constitutionnel, en 2013,  par Jean-Pierre Bel (trotskiste version LCR, franc-maçon (GO), président radical du Sénat) et spécialiste du droit communautaire
- Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères: Jean-Yves Le Drian, 70 ans
franc-maçon (GO) 
- Ministre des Armées: Florence Parly, 54 ans
ex-secrétaire d'État au Budget du premier ministre PS Lionel Jospin (2000-2002), il y a 17 ans, signa l'appel 'Gauche avenir', lancé entre autres par Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann, avant de participer en 2008, aux banquets républicains sur l'unité de la gauche, de Benoît Hamon,
passée au privé chez Air France (SA), en 2008, avant d'intégrer la direction de SNCF (avec mission de service public)
nommée non pas aux Transports, mais au ministère des Armées, bien que la presse parle de remaniement technique...
- Ministre de la Cohésion des Territoires: Jacques Mézard, 70 ans
en remplacement de Richard Ferrand qui fait l'objet d'une enquête judiciaire,
Parti radical de gauche, ex-ministre de l'Agriculture de Macron, pendant un mois,
dont le fils, Maximilien est un ancien assistant parlementaire de Jean-Michel Baylet (PRG), comme le fils Ferrand pour son père, promu conseiller technique chargé de la justice et des institutions au cabinet d'Anne-Marie Escoffier, PRG et franc-maçon (GLFF), ministre déléguée à la Décentralisation de Jean-Marc Ayrault,
- Ministre des Solidarités et de la Santé: Agnès Buzyn 
les 'Solidarités' désignent les Affaires sociales, en concurrence avec le ministère du Travail (cf. Muriel Pénicaud)
- Ministre de l'Economie et des Finances: Bruno Le Maire 
- Ministre de la Culture: Françoise Nyssen 
- Ministre du Travail: Muriel Pénicaud
inquiétée par une affaire, 
- Ministre de l'Education nationale: Jean-Michel Blanquer 
- Ministre de l'Agriculture et de l'alimentation: Stéphane Travert, 
ex-député socialiste (2012) de la Manche,
- Ministre de l'Action et des comptes publiques: Gérald Darmanin 
- Ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation: Frédérique Vidal 
- Ministre des Outre-mer: Annick Girardin 
- Ministre des Sports (et non pas aux Transports, comme indiqué par erreur par le secrétaire général de la présidence !): Laura Flessel 
- Ministre auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur: Jacqueline Gourault, 67 ansex-professeure,
MoDem,  sénatrice depuis 15 ans (2001),
spécialiste de décentralisation qu'on aurait vue à la Cohésion (Aménagement du Territoire) plutôt qu'à l'Intérieur,  
sans affectation gouvernementale précise... 
- Ministre auprès du ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports: Elisabeth Borne, 56 ans, 
sans appartenance à la "société civile", puisqu'ex-présidente (2015-2017) de la RATP, établissement public
- Ministre auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargée des affaires européennes: Nathalie Loiseau, 53 ans,
ni jeune, ni estampillée 'société civile', elle a effectué une grande partie de sa carrière au ministère français des Affaires étrangères;
elle remplace Marielle de Sarnez (MoDem), ministre pendant 1 mois et 2 jours des Affaires Européennes, 

ex-eurodéputée inquiétée dans une enquête visant une dizaine d'assistants parlementaires du MoDem payés par le Parlement de Strasbourg...



Secrétaires d'Etat auprès du Premier ministre 
- Chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement: Christophe Castaner, 51 ans,
directeur de cabinet de Tony Dreyfus, ex-UNEF, alors maire de Paris Xe,
puis conseiller technique de la ministre de la Culture, Catherine Trautmann (frondeuse) en 1997, puis  son chef de cabinet en 1998, avant de devenir chef de cabinet de Michel Sapin, alors ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État (2000-2002),
tête de liste PS aux élections régionales de 2015 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, il obtint 17 % au premier tour (contre 40,55 % au Front national)
- Chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes: Marlène Schiappa
écervelée au nom de la libre pensée : lien PaSiDupes
soi-disant diplômée de communication et nouveaux media, avec mention écritures électroniques, s'il vous plaît, mais via une validation des acquis de l’expérience passée à l’Université de Grenoble pendant un congé maternité...
- Chargée des personnes handicapées: Sophie Cluzel, 56 ans
militante associative en faveur du handicap et mère de quatre enfants, dont une fille trisomique
- Chargé du numérique: Mounir Mahjoubi 
seul membre de la 'diversité' au gouvernement : il est d'origine marocaine
et président de French Bureau, société par actions simplifiée à associé unique, spécialisée dans le secteur d'activité du conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, son secteur de compétence au gouvernement Philippe.

Secrétaires d'Etat 
- Secrétaires d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et Solidaire: 
Sébastien Lecornu (président juppéiste du Conseil départemental de l'Eure et proche de Bruno Le Maire) 
et Brune Poirson, 34 ans, députée REM du Vaucluse (Apt), 
mais ex-attachée parlementaire et employée de l’organisme public britannique en charge de la conception de politiques publiques et de programmes dans le domaine de l’innovation,
elle a ensuite travaillé pour l’Agence française du développement, puis comme directrice du développement durable et de la responsabilité sociale de Veolia Water India jusqu’en 2014...
et, pour couronner le risque de conflit d'intérêts, elle est actuellement consultante en innovation et développement urbain durable
- Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères: Jean-Baptiste Lemoyne, un sénateur rallié à Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle et ex-copéiste qui avait soutenu Alain Juppé à la primaire de la droite
- Secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées: Geneviève Darrieussecq 61 ans , MoDem, soutien d'Alain Juppé lors de la primaire présidentielle des Républicains de 2016 et présidente de l'Union des villes taurines françaises
- Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des Territoires: Julien Denormandie ("Macron boy", comme Ismaël Emelien, 30 ans, que Macron a gardé auprès de lui à l'Elysée comme conseiller communication et affaires stratégiques)
- Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances: Benjamin Griveaux, 
fils d'un notaire et d'une avocate, il a été membre du cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine : ça c'est pour le renouvellement annoncé de la classe politique...