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mercredi 29 janvier 2020

Municipales: ces ministres qui redoutent le verdict des urnes

Des acteurs politiques incapables de prendre des décisions

Si Gérald Darmanin a mis fin à un faux suspens de plusieurs mois, plusieurs autres membres de l’exécutif, tel Edouard Philippe, tergiversent




Le ministre de l’Action et des Comptes publics a clarifié sa position pour les municipales en mars prochain, dans un entretien avec La Voix du Nord paru mardi : Darmanin sera tête de liste à Tourcoing (Nord). Le premier ministre Edouard Philippe, en revanche, joue les coquettes: il va se déclarer ce vendredi au Havre, ville dont il a été maire de 2010 à 2017.

"Je suis tête de liste." Gérald Darmanin a fait l'annonce de son ras le bol du gouvernement et re-traversera la rue pour reprendre la mairie de Tourcoing (Nord) dans moins de deux mois, lors des élections municipales des 15 et 22 mars prochain.

Edouard Philippe, chef de gouvernement, mais indécis. 
Le premier ministre se rend vendredi au Havre (Seine-Maritime) pour le lancement de la campagne de la majorité sortante. Annoncera-t-il une candidature ? Pour son entourage, cela ne fait guère de doute : "Il a besoin de cet ancrage local," raconte son entourage. 
En clair, il n'en peut plus des embrouilles de la majorité et ni Macron, ni les Français ne lui manqueront. Le chef de l’exécutif n’a toutefois pas levé le voile quant à sa position sur la liste.

Décriée, Agnès Buzyn fait savoir qu'elle n'a qu'une "envie".
A Paris, la candidature d’Agnès Buzyn dans le 15e arrondissement est également toujours à l’ordre du jour. Dimanche, elle a fait part sur RTL de son " envie de rejoindre la campagne de Benjamin Griveaux" et de jouer les rôles d'appoint. Inappropriée aux charges que Macron lui a imposées, la réforme des retraites ou le combat contre le coronavirus, la mule ne rêve que du pré d'en face. "Je préfère être concentrée sur mes dossiers ministériels", a toutefois ajouté la ministre de la Santé, se voulant plus grosse que le boeuf.

Dans l’entourage du candidat investi par le président et non les militants face à Anne Hidalgo, une socialiste comme François Hollande qui lui a mis le pied à l'étrier (à l'Elysée, puis au gouvernement), ceux qui la préfèrent loin du pouvoir soulignent les "grandes qualités" d’Agnès Buzyn, comme si sa nécrologie politique était déjà rédigée. 


Deux sous-ministres usées rejoindraient une mairie d'arrondissement parisien : la Mancelle Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes d'abord et les hommes, et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances et ex-salariée de Compagnie des Alpes, respectivement candidates dans les très chics 16e et 17e arrondissements, pour gonfler, pensent-elles, le candidat essoufflé au siège de maire, l'ex-député rural de Saône-et-Loire, Benjamin Griveaux.

Lecornu et Riester candidats


Plusieurs autres ministres restent incertains. 
Plus jeune conseiller ministériel du gouvernement de François Fillon et proche de Bruno Le Maire, député (UMP) de l'Eure (comme lui), dont il a intégré le cabinet au secrétariat d'Etat aux Affaires européennes, comme conseiller chargé des affaires institutionnelles, Sébastien Lecornu se présentera à Vernon (Eure): "C’est sûr', indique l’entourage du ministre chargé des Collectivités territoriales de Macron. 
En tant que tête de liste ou comme simple colistier ? Le candidat compte se prononcer au cours de la dernière quinzaine de février, ce qui n'est guère respectueux de l'électorat. C'est qu'il se sait impopulaire depuis la révélation de son implication dans l'ascension d'Alexandre Benalla et sa responsabilité dans le "Grand débat" bidouillé de Macron  en janvier 2019

Franck Riester pose un problème identique. Le ministre de la Culture devrait, quoi qu’il en soit, être candidat à Coulommiers (Seine-et-Marne) dont il fut le maire. Il n'aura été qu'à peine plus d'un an le locataire insignifiant du ministère. Paradoxalement, il est l'un des membres fondateurs du parti... Agir, un parti croupion qui n'existe que sur le papier !

D’autres membres du gouvernement sont également pressentis sur des listes de la majorité. 
C’est notamment le cas d’Elisabeth Borne à Marrakech Montrouge (Hauts-de-Seine), d’Emmanuelle Wargon à Saint-Mandé (Val-de-Marne) ou encore d’Aurélien Taquet à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). 
S’ils confirment leur candidature sur une liste, ces derniers rejoindront dans la bataille des municipales leurs collègues Geneviève Darrieussecq, candidate à Mont-de-Marsan, Jean-Baptiste Djebbari à Limoges, Christelle Dubos à Sadirac (Gironde), Marc Fesneau à Marchenoir (Loir-et-Cher) et Gabriel Attal à Vanves (Hauts-de-Seine). 
S'ils sont élus, ils doivent quitter le gouvernement. S'ils sont battus, ils seront assez bons encore pour gouverner la France de Macron...

Le duel fratricide et vieille tambouille politicienne à Biarritz

Comme Paris, Biarritz est une épine dans le pied de Macron.
L'ex-socialiste Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, a d'abord été tête de liste LREM face au sortant Michel Veunac (MoDem), qui compte parmi ses colistiers Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, le belliqueux Le Drian. "Avoir deux ministres qui se font face n’est pas souhaitable", reconnaît-on à Matignon. Edouard Philippe et Emmanuel Macron devraient ainsi trancher rapidement. Mardi matin, Didier Guillaume semble avoir négocié son retrait : "J’attends leur arbitrage, qui va se produire à mon avis dans les heures et les jours qui viennent, et je respecterai l’arbitrage", a-t-il déclaré sur BFMTV.

"Didier Guillaume a fait le pari que Veunac ne se représenterait pas, mais son pari ne marche pas, car Veunac y retourne, raconte un ministre qui préfère rester sous couvert d’anonymat. Oui, il a 72 ans [comme Le Drian aux Affaires étrangères], mais LREM a bien investi le maire sortant de Pamiers (Ariège), qui a 93 ans; c’est osé !" Et d’ajouter : "Jean-Baptiste Lemoyne [ex-LR] a eu une autre idée : soutenir Veunac pour reprendre le mandat en cours de route." Classique !
L'essentiel qu'il ne faut pas manquer de dire, c'est que Biarritz est  un champ de bataille entre concurrent appartenant tous deux à la même écurie. Veunac est MoDem et Bayrou entend imposer un centriste à Macron, lequel a tellement besoin de son soutien qu'il a accepté la candidature de Lemoyne contre Guillaune, son ministre de l'Agriculture. Le "monde nouveau" de Macron, quoi !

Qui trouvera un point de chute à Sibeth Ndiaye ?

mardi 7 mai 2019

Européennes : Loiseau (LREM) décline deux débats avec Bellamy (LR)

La tête de liste LR cherche à qui parler mais la cage LREM est vide.  

"Parle à mon c*l, ma tête est malade," suggère l'équipe de la candidate.

Alors que la liste 'Renaissance' recule et cède du terrain au RNl'équipe de la candidate réplique : "François-Xavier Bellamy essaie d'exister artificiellement par peur que sa campagne patine"...

Or, la candidate La République en marche (LREM) aux européennes a bel et bien refusé les invitations de LCI et de CNews qui souhaitaient organiser un débat en tête-à-tête avec son concurrent des Républicains (LR), François-Xavier Bellamy, a révélé Le Figaroalors que la liste LR est passée de 8% à 14 % d'intentions de vote selon les sondagesderrière les candidats RN (24 %) et LREM (21 %), précisait OpinionWay/Tilder diffusé le jeudi 2 mai. "On veut mener une campagne de terrain, de proximité, à la rencontre des militants et des Français", se défend encore le parti du président, pour expliquer ce refus. 

Un futur débat non retransmis à la télévision

L'oiseau se retrouve englué et peine souvent à s'en sortir.
Loiseau prise par la glue Lecornu 
A L'Express, l'équipe de Nathalie Loiseau rappelle également qu'outre les deux débats télévisés auxquels ont participé plusieurs, voire la totalité des candidats (le 4 avril sur France 2 et France inter, puis le 9 avril sur RFI et France 24), "un face-à-face entre Nathalie Loiseau et François-Xavier Bellamy se tiendra le 13 mai".
Mais ce rendez-vous, organisé par l'Institut Montaigne, libéral, ne sera pas retransmis à la télévision, déplore LR dans un communiqué paru vendredi. 
Les émissions réunissant tous les candidats sont "trop contraintes pour éclairer pleinement les Français," estime LR dans ce texte et que "des débats à deux seraient utiles pour approfondir ces enjeux complexes et essentiels." 

LREM préfère mettre en vedette la tête de liste d'extrême droite  

Lecornu, à droite, garant de moralité de Benalla et ministre, 
n'est pas indispensable aux collectivités territoriales : 
est-ce un emploi fictif au gouvernement ?
"Mme Loiseau a accepté un débat avec Jordan Bardella chez BFMTV", en terre amie. "Aujourd'hui, elle refuse la proposition de plusieurs media pour cet échange avec notre candidat. Est-ce le signe que Mme Loiseau considère que seul le Rassemblement National est un interlocuteur démocratique légitime ?", interroge encore LR, qui qualifie "le refus de débattre de Nathalie Loiseau" d'"inquiétant délit de fuite démocratique"

Un futur débat prévu le 15 mai entre Nathalie Loiseau et le candidat du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, est en effet "en discussion", confirme l'équipe de la candidate, qui a accepté "le principe d'un débat".

lundi 11 mars 2019

Grand débat : 4 thèmes n'ont pu être évacués

Le pouvoir macronien devra faire avec, admet Lecornu sur RTL

Le ministre chargé des Collectivités territoriales a eu un premier aperçu des contributions des Français lors du grand débat.

De nouveaux thèmes ont émergé que Macron avait tenté d'écarter.
Le grand débat tire à sa fin, le 15 mars, théoriquement, car Macron veut jouer les prolongations. Ce qui, en même temps, donne un supplément de temps pour traiter les contributions des Français. Le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, a déjà eu un aperçu des demandes des citoyens. 

D'autorité, l'exécutif avait fixé 4 grands thèmes : la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté, l'organisation de l'Etat et des services publics. 

"Quatre autres thèmes ont fait leur apparition", selon Sébastien Lecornu 

Ces thèmes, que Macron avait mis à la porte, sont entrés par la fenêtre et se sont invités, comme Lecornu à RTL. 
"Evidemment, l'emploi et l'économie. C'était assez logique", concède rétrospectivement le ministre. 
"Les questions d'immigration, entendue au sens de l'intégration", a-t-il interprété, renonçant à l'assimilation.
"Le pouvoir d'achat", dont l'affaiblissement, notamment du fait de la taxe gouvernementale sur les carburants, a jeté dans la rue les Gilets jaunes pendant déjà 17 samedi, sans compter quelques dimanches.
Enfin "les questions liées à l'éducation" sont très plébiscitées : "la revalorisation du métier d'enseignant - à la veille de deux scrutins -, la place de l'école, l'accès à l'école dans les milieux ruraux", énumère en termes généraux le visiteur de RTL. 

Malgré l'absence de chiffres précis sur les résultats du grand débat, Sébastien Lecornu arrive néanmoins à dégager de l'écheveau un fil conducteur: "l'accès aux soins", qui s'est imposé en ligne, dans les cahiers de doléances, lors des réunions et des débats entre citoyens et avec les maires.

Lecornu s'est vu imposer ces quatre thèmes dont ne comprend pas qu'ils aient pu être ignorés jusqu'ici. Ce recul de Lecornu et de ses maîtres montre à quel point les maîtres du jeu sont impréparés.   

Le trentenaire n'avait-il pas déjà fait montre d'incompétence et d'un manque grave de discernement
en favorisant l'ancrage de Benalla dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie en 2009 ?

vendredi 8 mars 2019

Cacophonie dans la majorité sur le référendum jumelé aux Européennes

Le référendum citoyen divise la macronie

L'idée d'un référendum le jour des européennes reste "sur la table", selon Emmanuelle Wargon

Résultat de recherche d'images pour "referendum et europeennes LR"L'idée d'organiser un référendum le jour des élections européennes le 26 mai restE "sur la table", a affirmé la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Emmanuelle Wargon, bien que le sujet ne relève pas de ses fonctions.

Le sujet a été évoqué au cours de discussions sur l'atterrissage politique du grand débat et les européennes, a précisé la ministre, confirmé avoir participé à un dîner à l'Elysée mercredi soir
"Il y a eu un dîner à l'Elysée, et je n'en dirai pas plus sur ce dîner", a répondu E. Wargon sur Europe 1, eu égard à la crise sociale qui sévit en France depuis quatre mois... On y dîne en effet décidément beaucoup "autour" de Macron, et aux frais de Marianne, en présence, selon le Figaro, du premier ministre Edouard Philippe, de membres de son gouvernement, du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, de responsables de LREM et du MoDem, ce qui représente pas mal de couverts : on nous dira qu'il leur a été servi une feuille de salade ? 
"Je confirme qu'on ne préempte aucune décision maintenant, que toutes les idées sont sur la table (formule pour une fois appropriée, alors qu'elle circule de bouche en bouche, le plus souvent à mauvais escient), y compris un référendum, y compris un référendum le jour des européennes", a répondu la fille Stoléru, l'une des deux ministres détournés de leurs fonctions gouvernementales, l'une, de la transition écologique et solidaire, l'autre, des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, et chargés du grand débat au "développement plus durable que prévu, sans rien de vraiment écologique.

"Toutes les idées sont bien sur la table, le président veut se donner du temps avant de décider et tous ces débats organisés localement (...), c'est aussi le moment où il affine ses convictions", a-t-elle expliqué.

Evoquée début février, l'hypothèse d'un référendum le 26 mai, jour des élections européennes, avait déclenché un tir de barrage de la part des oppositions, mais aussi d'une bonne partie de la majorité, dont Richard Ferrand qui invitait à ne pas "polluer" le scrutin européen.

"Est-ce qu'il faut le connecter ou non aux européennes? Tout dépend des questions qui seront posées aux Français", a expliqué vendredi la députée Aurore Bergé, porte-parole de LREM, sur France 2. Mais elle a ajouté: "D'un point de vue personnel, on ne parle jamais assez d'Europe et j'aimerais que, pour ces élections européennes, on parle déjà et avant tout d'Europe". 

Même réserve de la députée LREM de Paris, ex-socialiste, Olivia Grégoire sur LCI: "Je pense qu'effectivement il peut être intéressant de décorréler les deux", mais "si c'est la décision de l'exécutif, je m'y plierai"... La soumission est-elle corrélée au genre féminin ?

L'hypothèse de l'organisation d'un référendum associé aux élections européennes révèle une majorité hétéroclite

Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, a assuré en privé qu'il n'y aura pas de référendum le 26 mai prochain, en même temps que les élections européennes, rapporte RTL vendredi 8 mars.
La majorité se divise sur le scénario d'un référendum simultanément aux élections européennes, envisagé pour donner une expression concrète aux idées issues du grand débat. Début février déjàRichard Ferrand invitait à ne pas "polluer" le scrutin européen.

Actuellement à la corde avec Agnès Buzyn pour être tête de liste LREM aux Européennes, la ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, ne veut pas que les sujets européens soient éclipsés. "Le président de la République n'exclut rien mais n'a pas pris sa décision", a d'abord nuancé Loiseau, réagissant aux informations du JDD dans le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, avant d'estimer que le débat sur la tenue ou non d'un référendum est "prématuré". Tout comme le député LREM Aurélien Taché, ex-socialiste, qui s’est dit "un petit peu sceptique sur la date" du référendum.

"Il n'y a aucun tabou, aucun interdit pour le chef de l'État, mais il faut évidemment attendre la fin du débat avant d'envisager quoi que ce soit", souligne le ministre Sébastien Lecornu, coanimateur du grand débat national, dans Ouest France.

Au MoDem, François Bayrou y est également opposé, mais son collègue Marc Fesneau ne l'est pas: le ministre des Relations avec le Parlement a estimé qu'un référendum pour sortir de la crise des Gilets jaunes pouvait être "combiné" au scrutin européen du 26 mai et devrait être couplé à un débat parlementaire.
Pour l’eurodéputé Jean Arthuis, soutien de Macron depuis le début, n’est pas non plus convaincu par ce référendum greffé.

Mais Macron a pour habitude de déjouer les pronostics pour se grandir dans le rôle d'arbitre. On peut même soupçonner que son entourage met en place les conditions de cet arbitrage. Ainsi, plusieurs figures de la majorité, dont le patron du parti La République en marche (LREM), Stanislas Guérini, ou le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, se sont déclarées contre l'organisation d'un référendum le jour même des élections européennes. Le septuagénaire faisait part de ses doutes dès février sur France Inter : "l'enjeu européen est suffisamment fort pour en faire un enjeu européen. Le référendum c'est autre chose, c'est un enjeu national. Je ne pense pas qu'il faille mélanger les deux (...) ce n'est pas souhaitable", avait-il expliqué.
Or, selon les informations du Journal du dimanche (JDD), c'est pourtant la décision que préparerait Emmanuel Macron à l'issue du grand débat national.

D'ailleurs, la secrétaire d'Etat à la transition écologique, Emmanuelle Wargon, n'a-t-elle pas assuré vendredi sur Europe 1 que l'hypothèse du référendum le 26 mai reste "sur la table" ? Et force est de constater que dossier n'avance pas: organiser un référendum le même jour que les élections européennes, le 26 mai, est '"une question secondaire" et la décision "n'est absolument pas prise", a déclaré lundi Gilles Le Gendre, le chef de file des députés LREM, en sortant d'un entretien avec Emmanuel Macron à l'Élysée.

L'hypothèse avait aussi déclenché un tir de barrage de la part des oppositions. 
L'ex- député En marche Matthieu Orphelin a estimé, sur Twitter, que la tenue d'un référendum le jour des européennes ne semble "pas du tout opportun[e]".
"Il faut de la clarté et ne pas tout mélanger", a-t-il insisté. 

L'élu EELV rejoint Pascal Durand, l'ex-secrétaire d'Europe Ecologie-Les Verts qui s'est récemment rapproché d'Emmanuel Macron :
Un référendum le même jour que les européennes, c’est le rêve de celles et ceux qui veulent renationaliser les élections européennes en un scrutin pro ou anti @EmmanuelMacron. En France, on parle d’Europe une fois tous les 5 ans, cela est suffisamment rare pour être respecté !
Si la majorité est divisée sur le sujet, jusqu'au sein même du gouvernement, l'opposition est quant à elle unanime.

Wauquiez souligne les risques d'un couplage.
Le patron des Républicains Laurent Wauquiez a lui jugé sur Europe 1 qu'Emmanuel Macron prend "un grand risque" s'il décide d'organiser un référendum limité aux seules questions institutionnelles et portant sur des sujets "très coupés des préoccupations et des priorités des Français".

Le Pen critique un référendum "bidon".  Sur BFMTV, la patronne du Rassemblement national a vu dimanche une "manoeuvre" d'Emmanuel Macron pour "détourner l'attention" des européennes dans l'hypothèse d'un référendum organisé le même jour : "Tout cela est complément bidon. Il va recycler sa réforme constitutionnelle."

Manon Aubry, la tête de liste LFI aux européennes estime pareillement que "c'est une tentative d'entourloupe de la part du gouvernement". Et Mélenchon veut faire des européennes un "référendum anti-Macron".

La raison profonde des atermoiements de la majorité n'est-elle pas en effet la crainte d'une claque le 26 mai ?

vendredi 1 février 2019

Benalla et l'"affaire du contrat russe"

Mediapart révèle un mensonge de l'ancien chargé de mission de l'Elysée à la Commission d'enquête parlementaire

Benalla est impliqué dans un contrat signé entre Vincent Crase et un homme d'affaires russe



L'implication de deux protégés de Sébastien Lecornu dans un contrat avec un homme d'affaires russe est révélé par le site trotskiste d'information Mediapart.

Devant la commission d'enquête du Sénat, en janvier, les deux hommes ont pourtant nié l'intervention de l'ancien chargé de mission de l'Elysée.
Un article publié jeudi 31 janvier révèle un contrat signé entre Vincent Crase et Iskander Makhmudov, un oligarque russe, et qu'Alexandre Benalla n'y est pas étranger. 
Il est "soupçonné par plusieurs magistrats européens d'accointances avec l'un des pires groupes criminels moscovites". Les enregistrements publiés par le site révolutionnaire trotskiste laissent d'ailleurs entendre que cette affaire "inquiète le tandem Benalla-Crase".
En 2017, Lecornu et Darmanin ont passé des vacances ensemble avec des amis, dans une villa corse, mais Mediapart leur a gâché la fête en révélant qu’elle avait été louée sans le savoir à un repris de justice.
Que sait-on de l'oligarque russe Iskander Makhmudov ?

Iskander Makhmudov, 55 ans, est un industriel russe proche de Vladimir Poutine. Le magazine Forbes estime sa fortune actuelle à 6,7 milliards de dollars (5,8 milliards). Ancien interprète, il parle l'ousbek, le russe, l'anglais et l'arabe. Iskander Makhmudov est un oligarque, qui s'est enrichi dans les années 1990, après l'éclatement du bloc soviétique, notamment en créant la société Ural Mining and Metallurgical Company (UMMC), un mastodonte de la métallurgie et l'un des principaux partenaires des sociétés françaises Alstom et Bouygues en Russie. Il est également actionnaire d'Aeroexpress (compagnie ferroviaire russe), Transmashholding (fabricant de trains et matériel ferroviaire), ou encore la société Kuzbassrazrezugol (charbon).
En Russie, Iskander Makhmudov est aussi présenté comme très investi dans des œuvres caritatives (programmes de logement, cliniques, orphelinats, aide aux vétérans…). Il a même offert la construction d'une patinoire à Sotchi pour les Jeux olympiques d'hiver de 2014.
En Europe, des juges soupçonnent Iskander Makhmudov d'être personnellement lié à Izmaïlovskaya, un important groupe mafieux moscovite, et Tambovskaya-Malychevskaya, une organisation criminelle de Saint-Pétersbourg. Il est notamment soupçonné de blanchiment de capitaux, via l'une de ses sociétés. Mais lorsque le dossier a été transmis à la justice russe, dans le dos du procureur anti-corruption, l'enquête a été enterrée, racontait déjà Mediapart, en 2016.
Le  Russo-Ouzbek (l'Ouzbékistan est une république majoritairement musulmane) Iskander Makhmudov détient d'ailleurs plusieurs propriétés en France, achetées, selon Mediapart, grâce à des "montages financiers pour plusieurs dizaines de millions d'euros", constitués d'"entrelacs de sociétés dissimulées dans plusieurs paradis fiscaux, 
Image illustrative de l’article Predator (yacht)comme Chypre, le Luxembourg et Monaco, où il a également de nombreux intérêts". 
Ces propriétés sont le château des Pins à Soings-en-Sologne (fin xve siècle, agrandi vers 1900, ci-dessus), ainsi que des terrains de chasse vers Blois et une villa à Ramatuelle, commune située sur la Côte d'Azur, à proximité du Golfe de Saint-Tropez.. Il est propriétaire du yacht Predator, ci-contre.

Comment l'oligarque est-il lié à Vincent Crase ?

En 2018, Vincent Crase, ancien gendarme réserviste et ex-responsable adjoint de la sécurité de La République en marche, est l'unique actionnaire d'une jeune société de conciergerie baptisée Mars. Le 28 juin 2018, cette société reçoit un versement de 294.000 euros depuis un compte bancaire appartenant à Iskander Makhmudov et domicilié à Monaco, indique Mediapart. Le virement "met en alerte Tracfin, le service anti-blanchiment de Bercy", précise Libération. Ce versement est lié à un "contrat, renouvelable à chaque trimestre", qui "prévoyait la protection des biens immobiliers en France de l'homme d'affaires, et de sa famille à Monaco".

Résultat de recherche d'images pour "Benalla et Hagenauer  babyfoot"A l'époque du versement, Vincent Crase (ci-contre à droite) est encore salarié de LREM, mais n'est plus en fonction à l'Elysée. "J'ai signé ce contrat le 6 juin 2018, alors que j'ai quitté le palais de l'Elysée le 4 mai", a-t-il déclaré devant la commission d'enquête sénatoriale, le 21 janvier 2019. Il assure d'ailleurs que les négociations pour ce contrat ont commencé "après" son départ de l'Élysée.

Sur les 294.000 euros, un peu plus de la moitié est versée à la société de sécurité Velours. Il s'agit d'un sous-traitant de Mars, chargé d'exécuter le contrat, précise Mediapart. Mais dès les révélations du journal Le Monde sur les violences du 1er-Mai, mi-juillet, le sous-traitant refuse de le renouveler, craignant pour son image. Et la Société générale, qui héberge le compte de Mars, "réclame à Crase le contrat justifiant l'arrivée de 300 000 euros depuis un compte monégasque", précise Vincent Crase. L'affaire tourne au vinaigre.

Que fait le nom de Benalla dans cette affaire ?

Mediapart assure que "les discussions autour du contrat ont en réalité commencé bien plus tôt, dès l’hiver 2017. Elles se sont accélérées en juin, en présence d'Alexandre Benalla."
 
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Pour le site d'investigation, l'ancien chargé de mission de l'Elysée "est personnellement impliqué dans ce contrat, y compris dans ses montages financiers". Benalla a "rencontré à plusieurs reprises le représentant de l'oligarque en France, l'homme d'affaires Jean-Louis Hagenauer", ajoute le site, photo de Benalla et Hagenauer jouant au babyfoot, en août 2018, à l'appui.

Dans les enregistrements de l'échange entre Vincent Crase et Alexandre Benalla, ce dernier semble furieux contre Velours, qui a gelé le contrat. Les deux hommes cherchent une porte de sortie. "Il faut couper la branche", conseille l'ancien chargé de mission de l'Elysée. 
Alexandre Benalla, furieux, dit à son partenaire : "Velours […] ils vont se faire enculer, hein; moi je m’en bats les couilles." Et Vincent Crase d'ajouter : "Moi les rats qui quittent le navire, j’aime pas trop."Toujours dans les bandes-son, Benalla dit encore à Vincent Crase : "Faut faire ce qu'on avait prévu de faire et transférer (...) Faut que tu disparaisses de la boîte". 
Finalement, la société Mars "disparaît", selon les mots de Vincent Crase devant une commission d'enquête du Sénat, et une autre société est créée, France Close Protection (SAS sans aucun salarié, enregistrée le 16 octobre 2018, 10, rue de Penthièvre, 75008 Paris), dirigée par Yoann Petit, un proche d'Alexandre Benalla et ancien salarié de Velours.

Domiciliée à la même adresse que Mars, elle prend le relais en octobre 2018. "En novembre, Alexandre Benalla est inscrit en tant que salarié [de France Close Protection]. Alors qu'il devait bénéficier d'un logement de faveur du ministère des Affaires étrangères, Quai Branly, Benalla touche 12.474 euros, alors qu'il percevait des indemnités de retour à l'emploi entre 3.097 et 3.871 euros depuis son départ de l'Elysée", détaille Mediapart, précisant une information déjà révélée par Le Canard enchaîné. Détail surprenant souligné par Libération : France Close Protection a été "lancée avec un capital social de 100 euros" et "son unique actionnaire est un homme de 18 ans, majeur depuis seulement quelques mois", et vivant en Normandie, dont sont originaires Crase et Benalla, comme Lecornu, député de l'Eure.
En 2010, le gendarme de réserve Alexandre Benalla a commencé sa carrière sous l’autorité de Sébastien Lecornu, son commandant de Peloton, alors cadre de l’UMP dans l’Eure et membre du cabinet du ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, trois fois député de l'Eure (2007, 2012 et 2017).
L'arrogant Alexandre Benalla a refusé de s'expliquer sur le jeune prête-nom de 18 ans  : "C'est un ami qui m’a employé dans une mission qui restera confidentielle, j'en suis désolé", a-t-il opposé à la commission d'enquête parlementaire. 

France Close Protection, dont l'unique actionnaire est âgé de tout juste 18 ans, est logée au même endroit que Mars. Et, quelques temps après l'annulation du contrat avec Velours, Alexandre Benalla affirmait, à propos du "transfert" de la société de Vincent Crase : "Faut qu’on trouve un mec […] Enfin j’ai une idée en tête, mais faut qu’on mette la boîte au nom d’un autre mec…" Des informations qui compromettent fortement le garde du corps, lequel a décliné tout entretien avec Mediapart. Alors qu'il s'est pavané à BFMTV, tel un "Jojo avec un gilet jaune"...

Pourquoi l'affaire est-elle gênante pour Alexandre Benalla ?

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A l'époque des négociations et de la signature du contrat avec l'oligarque russe, Alexandre Benalla est alors encore chargé de mission à l'Elysée et habilité "secret-défense". "Un conseiller de l’Elysée utilisant son statut pour faire affaires avec un milliardaire proche du pouvoir poutinien : la pratique interroge pour le moins", note Mediapart. Surtout si le milliardaire est sérieusement soupçonné de liens avec la mafia et le blanchiment. Pour Libération, une question reste "toujours en suspens : que savait l'Elysée ?"

Alexandre Benalla a toujours démenti son implication dans les négociations entre la société de Vincent Crase et Iskander Makhmudov.
Devant la commission d'enquête du Sénat, le 21 janvier il a déclaré : "Je n'ai jamais contribué à une quelconque négociation." Or, on l'a dit, Mediapart vient de révéler certaines informations qui indiquent le contraire. 
Le magnifique château de Vincent Miclet et Ayem Nour est à vendre
D'abord, une photo prise dans le château de Vincent Miclet, ci-contre, homme d'affaires français (PDG de PetroPlus Overseas) surnommé "le Gatsby de la Centrafrique", chez qui Alexandre Benalla a séjourné cet été, et suspecté en Angola du détournement de 400 millions de dollars, atteste que Benalla a rencontré à plusieurs reprises le représentant de l'oligarque, Jean-Louis Hagenauer, dirigeant d'une société d'import-export à Moscou, au centre de la demi-finale face au Spartak Moscou en 1991 que l'OM aurait achetée grâce à son entremise, rappelle L'Humanité.
Suite à son divorce avec Ayem Nour, Miclet vend son château de Fleurac, situé en Périgord Noir. La courtière chargée de la vente déclare que cette énorme propriété (13 suites, un spa, un bowling, une salle de cinéma…) est "vraiment un bien d’exception. Nous ne le proposons qu’à des clients sérieux. Le propriétaire est très discret et n’a pas envie d’avoir des visites de curieux." Prix demandé : 26 millions d’euros.
Et Vincent Crase a aussi assuré qu'il n'était "jamais intervenu". 

Si l'homme du président et Vincent Crase ont menti alors qu'ils avaient prêté serment, ils risquent chacun jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.

vendredi 25 janvier 2019

Une "Gilet jaune" ne "regrette pas" d'avoir voté Macron, Levavasseur...

Récupérée en sous-main, Levavasseur se grille à la première émission de grande écoute

La politique de Macron sert ses ambitions personnelles

La “gilet jaune” Ingrid Levavasseur. Photo © ISA HARSIN/SIPA
"Si j'avais pu avoir un vote blanc qui soit comptabilisé, j'aurais voté blanc", a raconté vendredi 25 janvier, Ingrid Levavasseur, tête de la première déclarée des listes Gilets jaunes annoncées pour les Européennes, grillant la politesse à Jacline Mouraud, celle qui fit le buzz avec une vidéo d'indignée.

Figure médiatisée des Gilets jaunes, du fait de sa modération, nous a-t-on assuré d'entrée de jeu, Ingrid Levavasseur a d'abord été sollicitée par BFMTV chaîne d'info en continu détestée pour son parti-pris gouvernemental, au point qu'elle a dû renoncer à sa collaboration à l'émission "Et en même temps", présentée à 18h00 par Apolline de Malherbe qui médiatisa les réticences de la trentenaire, du fait de menaces et intimidations. L'aide-soignante s'adressa à ceux et celles qu'elle ne convainquait pas de sa sincérité :
"Stop arrêtez avec vos messages cyniques, j'ai refusé cette offre!", a écrit cette aide-soignante sur sa page Facebook. "Vous n'imaginez même pas le mal que vous faites aux gens qui se battent pour vous! Débrouillez vous entre vous puisque vous avez les solutions..."
BFMTV déplora haut et fort ce climat qui faisait capoter son opération médiatique et qui conduisait, disait-elle, à limiter l'exercice d'un simple débat démocratique.

C'est sûr, la Gilet jaune n'est pas blanc-blanc.
Déjà qu''intituler son parti "Ralliement d’initiative citoyenne", est un choix toxique puisqu'il fait référence au référendum d’initiative populaire, RIC également, bien commun de la plupart des Gilets jaunes, et qu'il crée une confusion mortelle pour le  'Référendum d'initiative citoyenne' dont Macron ne veut justement pas,  elle jure que le RIC est "apolitique pleinement et depuis le départ".
Mais l'intrigante doit ensuite répondre d'un soupçon sur le rôle joué par Bernard Tapie. Ingrid Levavasseur tente de se défendre : "Bernard tapie est un soutien moral. Il nous a prêté le local du journal La Provence pour qu’on puisse se réunir. Il ne donnera pas un centime".
Or, la dame a reconnu ce vendredi avoir voté Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2018

Invitée sur France info, l'aide-soignante de 31 ans a précisé : "J'ai voté Macron, je ne regrette pas mon choix". Madame de Malherbe ne l'avait pas ponctionnée par hasard sur son rond-point ...

Et d'ajouter : "Si j'avais pu avoir un vote blanc qui soit comptabilisé, j'aurais voté blanc mais j'ai voté Macron pour voter contre Le Pen.

On ne lui reproche pas non plus d'être originaire de l'Eure, département de Sébastien Lecornu, ministre, co-animateur du 'Grand Débat' et de Bruno Questel, hôte de Macron, pour son premier grand show télévisé sur sa longueur intégrale, mais l'accumulation de hasards interpelle.
 
Dans la foulée, la jeune femme a précisé les contours de sa future liste pour les élections européennes. 
"C'est une liste protéiforme. On ne veut pas aller dans les extrêmes, on n'a vraiment pas envie de partir dans tout et n'importe quoi. Pas d'extrême droite, pas d'extrême gauche. Nous sommes ouverts à tous les citoyens qui ont envie de bien faire", a-t-elle expliqué, en bon sergent-recruteur, au micro de France info.

L'aide-soignante est également revenue sur son échange musclé de la veille avec une autre "gilet jaune" sur le plateau de "L'émission politique" de France 2. Évelyne Liberal avait notamment reproché à la jeune femme de mener une liste aux Européennes, initiative qu'elle jugea opportuniste. Balayant les critiques, l'aide-soignante a expliqué que "le but de cette liste européenne, c'est d'être présent partout". Ce que Macron n'est pas...
 
Levavasseur a pourtant bonne conscience
"Je ne pense pas avoir trahi les 'gilets jaunes'. Je suis une 'gilet jaune' depuis toujours: je n'ai pas besoin de me justifier, ni de me légaliser à leurs côtés. Je suis engagée et je m'engage en tant que citoyenne. Il faut vraiment faire en sorte de se faire entendre". 
Cette candidature qui a reçu l'onction de LREM et des media soumis est clivante. Son "embryon" de liste (une dizaine de noms) trahit l'impatience du pouvoir à voir éclater le mouvement. Pour lui, Levavasseur présente toutes les qualités : elle est capable de provoquer une chicaya de basse-cour parmi les Gilets jaunes, puis d'abandonner la compétition, comme elle a lâché BFMTV, mission accomplie. Et la récompense d'un siège au CESE ?...

Et c'est Maxime Nicolle qui est controversé dans la presse engagée. Connu sous le pseudo de "Fly Rider", il a dénoncé une liste "d'opportunistes" et de "vendus". 
"Voter gilets jaunes, c'est voter Macron", a prévenu de son côté le groupe d'Eric Drouet, "La France en colère", dans un communiqué. 

Deux des dix noms de sa liste sont déjà contestés
Marc Doyer, notamment, est pris pour cible, parce que, le 13 décembre dernier encore, il se disait "candidat à l’investiture" LREM aux Européennes, comme l’a fait remarquer le journaliste de Libération Vincent Glad. Mercredi 23 janvier, M. Doyer a aussi posté une photo de lui vêtu du t-shirt de campagne de Macron. 
Brigitte Lapeyronie, quatrième candidate de la liste, est également douteuse, en partie parce qu’elle a été membre du conseil national de l’UDI jusqu’en septembre 2013.

Marlène Schiappa s'est trahie sur le plateau de France 2
Non contente d'humilier publiquement et frontalement Benoît Hamon pour son score (6%) à la présidentielle, la secrétaire d'Etat sexiste a encore trop parlé. Elle a lâché qu'elle avait rencontré Levavasseur, en secret, dans les bureaux officiels du ministère.  
Alors qu'Evelyne Liberal, Gilet jaune du Nord de la France, reprochait à Ingrid Levavasseur de mener une liste aux Européennes, l'électrice de Macron s'est donc crue obligée de se mettre à nu. "J'ai rencontré Mme Schiappa au début du mouvement, a-t-elle confirmé, ce qui me semblait important parce que je suis toujours dans la communication et non pas dans l'inverse", lui a répondu Ingrid Levavasseur. "Je n'ai pas créé de parti en mon nom; j'ai été élue tête de liste", s'est encore maladroitement défendue la jeune femme, qui va désormais peiner pour recueillir les quelque 69 noms qui lui manquent. "Il faut qu'elle enlève son gilet jaune !," s'est indignée Evelyne Liberal.
 
Et la sous-ministre de s'en mêler (s'emmêler ?), ne réussissant qu'à casser la candidature de Levavasseur: à trop parler, on en oublie de tourner sa langue. Pas bon, ça, pour le 'Journal du hard'...