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vendredi 25 janvier 2019

Une "Gilet jaune" ne "regrette pas" d'avoir voté Macron, Levavasseur...

Récupérée en sous-main, Levavasseur se grille à la première émission de grande écoute

La politique de Macron sert ses ambitions personnelles

La “gilet jaune” Ingrid Levavasseur. Photo © ISA HARSIN/SIPA
"Si j'avais pu avoir un vote blanc qui soit comptabilisé, j'aurais voté blanc", a raconté vendredi 25 janvier, Ingrid Levavasseur, tête de la première déclarée des listes Gilets jaunes annoncées pour les Européennes, grillant la politesse à Jacline Mouraud, celle qui fit le buzz avec une vidéo d'indignée.

Figure médiatisée des Gilets jaunes, du fait de sa modération, nous a-t-on assuré d'entrée de jeu, Ingrid Levavasseur a d'abord été sollicitée par BFMTV chaîne d'info en continu détestée pour son parti-pris gouvernemental, au point qu'elle a dû renoncer à sa collaboration à l'émission "Et en même temps", présentée à 18h00 par Apolline de Malherbe qui médiatisa les réticences de la trentenaire, du fait de menaces et intimidations. L'aide-soignante s'adressa à ceux et celles qu'elle ne convainquait pas de sa sincérité :
"Stop arrêtez avec vos messages cyniques, j'ai refusé cette offre!", a écrit cette aide-soignante sur sa page Facebook. "Vous n'imaginez même pas le mal que vous faites aux gens qui se battent pour vous! Débrouillez vous entre vous puisque vous avez les solutions..."
BFMTV déplora haut et fort ce climat qui faisait capoter son opération médiatique et qui conduisait, disait-elle, à limiter l'exercice d'un simple débat démocratique.

C'est sûr, la Gilet jaune n'est pas blanc-blanc.
Déjà qu''intituler son parti "Ralliement d’initiative citoyenne", est un choix toxique puisqu'il fait référence au référendum d’initiative populaire, RIC également, bien commun de la plupart des Gilets jaunes, et qu'il crée une confusion mortelle pour le  'Référendum d'initiative citoyenne' dont Macron ne veut justement pas,  elle jure que le RIC est "apolitique pleinement et depuis le départ".
Mais l'intrigante doit ensuite répondre d'un soupçon sur le rôle joué par Bernard Tapie. Ingrid Levavasseur tente de se défendre : "Bernard tapie est un soutien moral. Il nous a prêté le local du journal La Provence pour qu’on puisse se réunir. Il ne donnera pas un centime".
Or, la dame a reconnu ce vendredi avoir voté Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2018

Invitée sur France info, l'aide-soignante de 31 ans a précisé : "J'ai voté Macron, je ne regrette pas mon choix". Madame de Malherbe ne l'avait pas ponctionnée par hasard sur son rond-point ...

Et d'ajouter : "Si j'avais pu avoir un vote blanc qui soit comptabilisé, j'aurais voté blanc mais j'ai voté Macron pour voter contre Le Pen.

On ne lui reproche pas non plus d'être originaire de l'Eure, département de Sébastien Lecornu, ministre, co-animateur du 'Grand Débat' et de Bruno Questel, hôte de Macron, pour son premier grand show télévisé sur sa longueur intégrale, mais l'accumulation de hasards interpelle.
 
Dans la foulée, la jeune femme a précisé les contours de sa future liste pour les élections européennes. 
"C'est une liste protéiforme. On ne veut pas aller dans les extrêmes, on n'a vraiment pas envie de partir dans tout et n'importe quoi. Pas d'extrême droite, pas d'extrême gauche. Nous sommes ouverts à tous les citoyens qui ont envie de bien faire", a-t-elle expliqué, en bon sergent-recruteur, au micro de France info.

L'aide-soignante est également revenue sur son échange musclé de la veille avec une autre "gilet jaune" sur le plateau de "L'émission politique" de France 2. Évelyne Liberal avait notamment reproché à la jeune femme de mener une liste aux Européennes, initiative qu'elle jugea opportuniste. Balayant les critiques, l'aide-soignante a expliqué que "le but de cette liste européenne, c'est d'être présent partout". Ce que Macron n'est pas...
 
Levavasseur a pourtant bonne conscience
"Je ne pense pas avoir trahi les 'gilets jaunes'. Je suis une 'gilet jaune' depuis toujours: je n'ai pas besoin de me justifier, ni de me légaliser à leurs côtés. Je suis engagée et je m'engage en tant que citoyenne. Il faut vraiment faire en sorte de se faire entendre". 
Cette candidature qui a reçu l'onction de LREM et des media soumis est clivante. Son "embryon" de liste (une dizaine de noms) trahit l'impatience du pouvoir à voir éclater le mouvement. Pour lui, Levavasseur présente toutes les qualités : elle est capable de provoquer une chicaya de basse-cour parmi les Gilets jaunes, puis d'abandonner la compétition, comme elle a lâché BFMTV, mission accomplie. Et la récompense d'un siège au CESE ?...

Et c'est Maxime Nicolle qui est controversé dans la presse engagée. Connu sous le pseudo de "Fly Rider", il a dénoncé une liste "d'opportunistes" et de "vendus". 
"Voter gilets jaunes, c'est voter Macron", a prévenu de son côté le groupe d'Eric Drouet, "La France en colère", dans un communiqué. 

Deux des dix noms de sa liste sont déjà contestés
Marc Doyer, notamment, est pris pour cible, parce que, le 13 décembre dernier encore, il se disait "candidat à l’investiture" LREM aux Européennes, comme l’a fait remarquer le journaliste de Libération Vincent Glad. Mercredi 23 janvier, M. Doyer a aussi posté une photo de lui vêtu du t-shirt de campagne de Macron. 
Brigitte Lapeyronie, quatrième candidate de la liste, est également douteuse, en partie parce qu’elle a été membre du conseil national de l’UDI jusqu’en septembre 2013.

Marlène Schiappa s'est trahie sur le plateau de France 2
Non contente d'humilier publiquement et frontalement Benoît Hamon pour son score (6%) à la présidentielle, la secrétaire d'Etat sexiste a encore trop parlé. Elle a lâché qu'elle avait rencontré Levavasseur, en secret, dans les bureaux officiels du ministère.  
Alors qu'Evelyne Liberal, Gilet jaune du Nord de la France, reprochait à Ingrid Levavasseur de mener une liste aux Européennes, l'électrice de Macron s'est donc crue obligée de se mettre à nu. "J'ai rencontré Mme Schiappa au début du mouvement, a-t-elle confirmé, ce qui me semblait important parce que je suis toujours dans la communication et non pas dans l'inverse", lui a répondu Ingrid Levavasseur. "Je n'ai pas créé de parti en mon nom; j'ai été élue tête de liste", s'est encore maladroitement défendue la jeune femme, qui va désormais peiner pour recueillir les quelque 69 noms qui lui manquent. "Il faut qu'elle enlève son gilet jaune !," s'est indignée Evelyne Liberal.
 
Et la sous-ministre de s'en mêler (s'emmêler ?), ne réussissant qu'à casser la candidature de Levavasseur: à trop parler, on en oublie de tourner sa langue. Pas bon, ça, pour le 'Journal du hard'...

mardi 18 avril 2017

La presse a prévenu Macron de la publication imminente d'une révélation qui l'accable

Macron a pu répondre à la rumeur avant qu'elle ne soit rendue publique...

La presse fait sa propre contre-information pour servir le candidat de la finance



Avant même qu'il ne soit sorti dans la presse, Emmanuel Macron a pu nier un scoop sur lui. Et c'est BFM TV, la chaîne de Patrick Drahi, qui s'est prêté à cette opération de déminage en invitant le candidat à l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur RMC ce lundi matin. En plateau, le candidat concurrent du PS s'est justifié de cette primeur contraire aux intérêts commerciaux de la presse comme à la déontologie professionnelle, disant vouloir jouer la transparence pour démonter un scoop, avant même qu'il ne soit sorti dans la presse, et déminer ainsi le terrain devenu chaotique pour lui.

BFMTV prend fait et cause pour Macron sur son rapport à l'argent

Invité de Jean-Jacques Bourdin pour son ..."Entretien d'embauche", Emmanuel Macron s'est enflammé dans ses explications, certifiant avoir gagné un peu plus de 3 millions d'euros entre 2009 et 2014, en quatre années dans une banque privée internationale, précisant en outre vivre chichement de ses droits d'auteurs, qui lui ont rapporté 250.000 euros.
"Entre 2009 et 2014, j’ai gagné un peu plus de 3 millions d’euros, tout cumulé. Là-dessus, j’ai payé 1,4 million d’impôts, j’en suis très heureux. Je n’ai pas fait d’optimisation fiscale", a affirmé Emmanuel Macron.
"Il restait 1,9 million d’euros. Là-dessus, j’ai remboursé des emprunts que j’avais: 500.000 euros. J’ai fait des travaux, en particulier dans la maison de ma femme, pour 300.000 euros. J’ai fait 100.000 euros de travaux à Paris", a-t-il ajouté. "J’avais à la fin de cette période 270.000 euros d’épargne qui apparaissent dans la déclaration de la Haute autorité pour la transparence [de la vie publique, HATVP]" Cette autorité peut se saisir de l'affaire, sauf à nier la légitimité de sa propre existence.

orange.fr participe à la manipulation de l'opinion

6medias et orange.fr se prêtent à l'opération d'accusation sans preuves en relayant l'insinuation de Macron, selon laquelle l'équipe Fillon serait à la manoeuvre. "Certains de mes adversaires politiques ont décidé de diffuser de fausses informations : 'Monsieur Macron, il a un compte caché dans un paradis fiscal, il a de l'argent caché à tel ou tel endroit.' C'est totalement faux. J'ai toujours payé tous mes impôts en France et j'ai toujours eu tous mes comptes en France", a-t-il déclaré, les yeux dans les yeux de Bourdin.

Emmanuel Macron sous-entend une évidence - si les faits étaient avérés - que l'auteur de cette rumeur pourrait être l'un de ses adversaires dans la course à l'Élysée. François Fillon, pour ne pas le nommer, mais le désignant ainsi comme son principal adversaire. "Il ne viendra pas vous l'annoncer. On attend de voir déjà si certains le sortiront. Qu'on fasse courir des fausses rumeurs ou des fausses informations par le biais de boucles de mails ou du numérique, ça m'est insupportable. C'est pour ça que je voulais faire cette opération de transparence avec vous", a-t-il raconté à son complice Jean-Jacques Bourdin.

Mais,
 en perte de vitesse, le candidat évoque en même temps la possibilité que cette révélation supposée imminente - "dans la semaine" - puisse ne jamais paraître... Méchant montage d'un candidat malsain en plein doute sur ses chances de succès ?

VOIR et ENTENDRE la présentation que fait orange.fr de ce coup foireux
:
Le précédent de Jérôme Cahuzac, le ministre socialiste du Budget, fraudeur du fisc, le fait réagir vivement :

mardi 7 février 2017

Macron dément la révélation de sa "double vie avec Mathieu Gallet"

Macron ironise sur les rumeurs d'une relation avec le patron de Radio France

Closer supprime un article 
qui dérange sur Macron et Mathieu Gallet : une incitation à prendre connaissance de ce qui avait été étouffé
macron emmanuel

Les directeurs de rédactions ont donné carte blanche à leurs journalistes
pour lâcher des bribes d'enquête que le Parquet de la République financier est aujourd'hui accusé d'avoir laissé fuiter sur François Fillon, mais en épargnant soigneusement les autres candidats.

Mais Closer a dû supprimer un article qui dérange Emmanuel Macron… 
Qu'est-ce donc qui, dans cet article censuré, dérange Macron? Alors que la transparence politique est le must citoyen que l'éthique des déontologues de la presse vertueuse réclame à corps et à cris, tout le monde doit s'informer.
"Mathieu Gallet a appelé à la rescousse de Radio France - qu'il dirige- un ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, le candidat à l'élection présidentielle qui est un ami proche du PDG.
Décidément le monde est petit ! Au détour d'un article du site L'internaute, on apprend que c'est Jean-Claude Luciani, l'ancien conseiller social d' Emmanuel Macron, qui a été recruté depuis septembre 2015 en tant que directeur délégué à la Stratégie sociale et aux Ressources humaines au sein de Radio France... Un groupe dirigé par Mathieu Gallet, surnommé "jeune et joli" par ses détracteurs et que l'on dit être un ami proche de l'ancien ministre de l'économie devenu candidat à l'élection présidentielle de mai prochain. C'est pour redresser les comptes de Radio France, toujours dans la tourmente financière - avec une perte de 13 millions d'euros uniquement pour l'année 2016, un montant astronomique même si c'est près de 900 000 euros de moins que l'année précédente - que son PDG Mathieu Gallet a décidé de prendre les choses en main en recrutant ce proche d' Emmanuel Macron. 

L'an dernier, dans sa chronique sur Canal +, le journaliste politique Nicolas Domenach avait fait une étrange allusion sur la tendance "libérale en économie, libérale en matière de moeurs" de l'ancien ministre de l'Economie. Une petite phrase qui avait laissé les chroniqueurs qui étaient ce-jour là présents sur le plateau interloqués, jusqu'à ce qu'Ariel Wizman glisse quelques mots à sa consoeur sur la "tendance libérale" du ministre."

VOIR et ENTENDRE les allusions de Nicolas Domenach et les points sur les "i" par Ariel Wizman :

Le candidat à l'élection présidentielle s'est défendu des ragots lundi soir

Emmanuel Macron a ironisé sur les rumeurs qui alimentent "les dîners en ville" quant à sa "double vie avec Mathieu Gallet", 40 ans, le plus jeune PDG de l'histoire de Radio France et ancien direc­teur du cabi­net adjoint de Frédé­ric Mitter­randnouveau ministre de la Culture en 2007.
Un collaborateur qui connaît une telle fulgurance de la carrière ne peut être soupçonné d'emploi fictif. Pourtant, en 2010, à 33 ans, le jeune homme est nommé président de l’INA grâce au soutien infaillible de Frédé­ric Mitter­rand. Une nomi­na­tion qui susci­tera de nombreuses critiques. La majo­rité reproche alors au jeune Mathieu de manquer d’ex­pé­rience et de n’avoir jamais dirigé une entre­prise.
Résultat de recherche d'images pour "mathieu gallet Macron"Si Mathieu Gallet fait face à de nombreux détrac­teurs, qui le jugent "intou­chable et vitri­fié", il n’a pas l’in­ten­tion de démis­sion­ner lorsque le Canard enchaîné accuse le jeune patron d’avoir dépensé près de 105.000 euros pour ré-amé­na­ger son bureau de fonc­tion, où il fait instal­ler de la moquette et des boise­ries de palis­sandre. C'est un rapport de l’ins­pec­tion géné­rale des Finances (IGF) qui le blanchit fina­le­ment, en 2015. Macron est ministre de l'Economie depuis août 2014 et certains inspecteurs sont nommés par le pouvoir exécutif au 'tour extérieur'.

"Pour mettre les pieds dans le plat, si dans les dîners en ville, si dans les boucles de mails, on vous dit que j'ai une double vie avec Mathieu Gallet (ci-contre) ou qui que ce soit d'autre, c'est mon hologramme qui soudain m'a échappé, mais ça ne peut pas être moi !", a-t-il lancé lors d'un meeting de ses soutiens au théâtre Bobino, à Paris.
Le candidat d'En Marche! faisait ainsi référence à la performance technique effectuée la veille par le candidat de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, dont le meeting à Lyon était dédoublé en direct à Paris, grâce à son hologramme.

Le grand-père trentenaire a évoqué "celles et ceux qui voudraient faire courir l'idée que je suis duplice, que j'ai des vies cachées ou autre chose", pour les mettre au clair sur une préférence sexuelle que la gauche progressiste a pourtant sortie du ghetto mais qu'elle n'assume pas pour elle-même : "D'abord, c'est désagréable pour Brigitte" [Trogneux], son épouse retraitée, mère et grand-mère. Mais, "je vous rassure, comme elle partage tout de ma vie, du soir au matin, elle se demande simplement comment physiquement je pourrais." Ce n'est plus une épouse, mais un garde du corps et, qui sait, un cerbère soupçonneux...

"Heureusement, je ne l'ai jamais rémunérée pour cela", a-t-il lâché, dans une allusion au "Penelopegate" qui est faite pour perturber la campagne du candidat de la droite et du centre, favori de la présidentielle.

Macron n'a-t-il pas d'autre témoin de moralité qu'une membre de sa famille ?
"Elle pourrait apporter un témoignage du fait que je ne peux pas me dédoubler, sauf si mon hologramme...", a-t-il répété, interrompu par les rires des spectateurs de son stand-up.

A propos des "pires choses" que les militants d'En Marche! vont "entendre sur (son) compte, Macron a assuré qu'il est "d'un bloc"
"Je n'ai pas essayé de travestir [sic] le fait que j'étais de gauche quand je suis allé dans la banque d'affaires, que j'ai voulu dépasser les clivages quand j'étais dans un gouvernement socialiste, et j'ai toujours assumé qui j'étais", a-t-il argumenté. "Sur le plan intime, familial, de mes valeurs et des projets qui sont les miens, j'ai toujours dit la même chose", a-t-il encore ajouté.

Alors que les réseaux sociaux (bien sûr ! mais aussi les journalistes Nicolas Domenach ou Ariel Wizman, notamment) relaient régulièrement les rumeurs sur la respectable homosexualité du candidat en concurrence avec le candidat du Parti socialiste à la présidentielle, l'intéressé avait lui-même choisi d'évoquer sa sexualité, début novembre, dans une émission de Mediapart. "Je n'ai pas de double vie et je tiens plus que tout à ma vie familiale et maritale", avait-il alors juré.
Gala, le 7 février 2017

En attendant, les moeurs de Macron ne nous regardent pas. Emmanuel et Mathieu pourraient se marier que ça nous en toucherait une, sans bouger l'autre.

 
 

dimanche 5 février 2017

Affaire Penelope: après les gaz de la rumeur, les skuds des sondeurs

Baisse des intentions de vote à l'instant T de la tempête 

Seulement 32% des Français veulent que François Fillon reste candidat à l'élection présentielle

PhotoSur 1.007 personnes interrogées vendredi et samedi sur des soupçons d'emplois fictifs dont aurait bénéficié sa femme, 68% disent ne pas vouloir que l'ancien Premier ministre, candidat de la droite, insiste une agence de presse étrangère, maintienne sa candidature.

Les sondés sont seulement 23% à le juger "honnête" et 28% à estimer qu'il comprend les problèmes de gens comme eux.

Mais 64% d'entre eux estiment que François Fillon restera malgré tout candidat, contre 35% qui sont d'un avis inverse.

Concernant un éventuel candidat de substitution, dans l'hypothèse d'un 'plan B' avancée par des media, ils placent le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, en tête de leurs préférences (39% d'avis positifs), juste devant l'ancien ministre François Baroin (38%), à seulement un point, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez (29%) et sa collègue d'Ile-de-France, Valérie Pécresse (25%).
Le président du Sénat, Gérard Larcher, ne recueille pour sa part que 24% d'avis positifs.

Les charognards - politiques et médiatiques - sont les mêmes en 2012 et en 2017

Les accusations visant François Fillon et sa famille rappellent curieusement celles dont ont été victimes Nicolas Sarkozy et Eric Woerth, également à la veille d'une présidentielle, celle de 2012.

L'opération Bettencourt fut déclenchée à gauche à l'approche d'une présidentielle  
En juin 2010, de pseudo-"révélations" émanèrent du journal trotskiste en ligne Mediapart et d'Hervé Gattegno, un journaliste venu du Nouvel Observateur et proche d'Arnaud Montebourg selon L'Express. Il fut collaborateur au quotidien Le Monde de 1992 à 2007 et, au moment des accusations, rédacteur en chef de la cellule investigation de l'hebdomadaire Le Point dont le propriétaire milliardaire François Pinault appela à voter François Hollande en 2012. Le manipulateur est désormais éditorialiste à...BFMTV.

Les juges n'ont rendu justice qu'en 
mai 2015
L'ex-ministre UMP Eric Woerth devra attendre cinq années pour que, dans les deux volets de l'affaire Bettencourt, le tribunal correctionnel de Bordeaux prononce en sa faveur une double relaxe.
En droit pénal français, la relaxe est une décision prononcée par un tribunal correctionnel au cours du procès lorsque ni l'enquête ni la justice ne peut établir la preuve de la culpabilité d'un prévenu.

Dans cette opération "d'une extrême ampleur" "de calomnie très professionnelle", comme peut encore le dire aujourd'hui François Fillon,  la justice se résigna à accorder un non-lieu à Nicolas Sarkozy. 
Une telle décision de justice marque l'abandon d'une action judiciaire en cours de procédure, lorsque le juge d'instruction ne dispose pas des éléments justifiant la poursuite d'une action en justice.
Des "révélations" avaient suinté en 2010 sur un éventuel financement illégal de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy par le couple Bettencourt. Placé sous le statut de témoin assisté en novembre 2012, l'ancien président fut mis en examen en mars 2013 pour abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt. Mais une décision de non-lieu est finalement rendue en sa faveur le 7 octobre 2013, après trois années de calomnies dont la presse n'a pas eu à rendre compte...

A droite, Alain Juppé avait pourtant estimé qu'Éric Woerth "doit choisir" entre ses fonctions de ministre et celles de trésorier de l'UMP. Plusieurs anciens premiers ministres de l'UMP avaient aussi manifesté leur préoccupation : Jean-Pierre Raffarin n'avait-il pas souhaité un "remaniement profond du gouvernement" ? 

Côté gauche, Ségolène Royal, la candidate de la gauche battue à la présidentielle de 2007 avait lancé que "le système Sarkozy est corrompu". Et de nombreux responsables socialistes avaient frontalement attaqué Eric WoerthJean-Marc Ayrault, futur premier ministre du Radical Jérôme Cahuzac, fraudeur du fisc dont il avait la charge au gouvernement de HollandeJean Glavany, Christian Eckert, Claude Bartolone, devenu président de l'Assemblée nationale, et Benoît Hamon, actuel tombeur de Manuel Valls et candidat de l'aile gauche du PS à l'élection présidentielle de 2017.

Dans la presse engagée, le quotidien Le Monde estima alors que "l'Élysée est dépassé par l'affaire Bettencourt" et on évoqua un remplacement d'Éric Woerth par Xavier Bertrand. Martine Aubry, première secrétaire du PS, avait dénoncé la tentation du "tous pourris" mais aussi réclamé des preuves avant de demander la démission du ministre du Travail.

Le 5 juillet 2010, Libération brandit déjà un sondage dans lequel 64 % des Français estimaient que "les politiques sont plutôt corrompus".

Combien des sondés choisis sont-ils des électeurs d'opposition à la gauche ? 
L'Histoire se répète et les Français interrogés par l'Ifop pour le Journal du Dimanche se laissent prendre à chaque fois. 
Mais les autres ?

jeudi 21 juillet 2016

Attentat de Nice: Libération dénonce un mensonge de Cazeneuve

Attentat de Nice : des failles de sécurité et un mensonge

Sécurité à Nice: 370 mètres de questions

Sur la promenade des Anglais, le 14 juillet, peu avant l’attentat. Des policiers municipaux (avec les chasubles jaunes) sont positionnés au croisement avec le boulevard Gambetta, qui marque le début de la zone rendue piétonne – le front de mer est à gauche de l’image. Photo DR











Contrairement à ce qu’a affirmé le ministère de l’Intérieur, l’entrée du périmètre piéton de la promenade des Anglais n’était pas protégée par la police nationale le 14 juillet au soir. Ce manque de transparence entame la confiance dans l’exécutif.

C’était il y a une semaine. Au volant d’un véhicule de 19 tonnes, Mohamed Lahouaiej Bouhlel fonce dans la foule réunie sur la promenade des Anglais, à Nice, pour les festivités du 14 Juillet [Fête nationale emblématique]. Il laisse derrière lui 84 morts, plus de 200 blessés, et des milliers de personnes traumatisées. Très vite pourtant, la polémique entre responsables politiques démarre, notamment sur les conditions de sécurité le soir du drame. Selon les éléments recueillis par Libération, la communication du gouvernement a, au minimum, travesti la réalité.

Quel était le dispositif officiellement prévu ?



Immédiatement après la tuerie,
Christian Estrosi, ex-maire de Nice et actuel patron du Conseil régional, a mis en cause [en termes voilés qui exprimaient surtout sa colère rentrée] la responsabilité du gouvernement
"J’aimerais comprendre comment ce camion a pu rentrer dans la zone piétonne ?" s’est-il interrogé, faisant comme s’il ignorait la réponse. [L'heure n'était pas non plus à la polémique soulevée moins d'une semaine plus tard par le quotidien socialiste]

Très vite, la question prend une tournure polémique. La mairie de Nice et le gouvernement se renvoyant la balle sur leurs responsabilités réciproques. La première accusant le second de ne pas avoir pris la mesure de l’événement en mobilisant un nombre réduit de policiers nationaux. Le second accusant Estrosi d’être parfaitement au courant du dispositif puisque les services de la mairie ont été étroitement associés aux différentes réunions préparatoires avec la préfecture. Pour tenter de mettre fin à la polémique, cette dernière [la mairie] détaille, dans un communiqué du 16 juillet, le dispositif spécialement pensé pour ce 14 Juillet : "La mission périmétrique était confiée pour les points les plus sensibles à des équipages de la police nationale, renforcés d’équipages de la police municipale. C’était le cas notamment du point d’entrée du camion, avec une interdiction d’accès matérialisée par le positionnement de véhicules bloquant l’accès à la chaussée. Le camion a forcé le passage en montant sur le trottoir.Et de préciser que ce dispositif a été mis en place pour la première fois.

A croire le communiqué, le début de la zone piétonne de la promenade des Anglais, qui commençait à l’angle avec
le boulevard Gambetta, devait donc être barré par des voitures de la police nationale, pour empêcher un éventuel passage en force. C’est ce même scénario que détaille, samedi 16 juillet, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, sur le perron de l’Elysée, à la sortie d’un conseil de défense restreint. "La police nationale était présente et très présente sur la promenade des Anglais", déclare-t-il, avant de préciser que "des véhicules de police rendaient impossible le franchissement de la promenade des Anglais". Et d’assurer que c’est "par les trottoirs et de façon très violente" que le camion a réussi à s’engager sur la voie piétonne.
Carte de Nice (BIG)

Quatre jours plus tard, mardi soir à l’Assemblée nationale, à l’occasion du débat sur le rétablissement de l’état d’urgence, Manuel Valls a catégoriquement refusé toute faille des services de l’Etat : "Je ne laisserai jamais dire qu’il y a des failles là où il n’y en a pas ! Je n’accepterai jamais les propos honteux qui insinuent que tout cela aurait pu être évité, car dire cela, c’est discréditer nos forces de sécurité qui se battent chaque jour et qui obtiennent des résultats." Jusqu’à mercredi 20 juillet, donc, pour le gouvernement, le dispositif de sécurité du 14 Juillet, mis en place de concert avec la municipalité de Nice, n’était sujet ni à débat, ni à questions. [!]
Pendant la séance des questions d’actualités, mercredi,
le premier ministre a esquivé la question de Rudy Salles, député UDI des Alpes-Maritimes et adjoint au maire de Nice, Philippe Pradal, qui s’interrogeait sur l’absence de policiers "lourdement armés" à l’entrée de la zone piétonne. Valls [ancien ministre de l'Intérieur] s’est contenté de répondre [vaguement] sur les critiques de Christian Estrosi relatives à une faible présence de policiers nationaux : "Nous tenons le tableau récapitulatif des présences de policiers nationaux sur le terrain à la disposition de la justice" (1). Et de déclarer, solennel [pompeux]: "Le pays a besoin de vérité, de tout savoir."

Quelle protection policière en réalité ?

Contrairement à la version avancée au plus haut sommet de l’Etat, le dispositif policier sur la promenade des Anglais ce 14 juillet au soir était en réalité bien plus léger. De nombreux témoignages recueillis par Libération en attestent, ainsi que des photographies, que nous avons pu consulter, prises quelques minutes avant l’entrée du camion conduit par Mohamed Lahouiaej Bouhlel sur la partie piétonne de la Promenade. Celle-ci débute à l’angle du boulevard Gambetta, à une dizaine de mètres du High Club, une boîte de nuit qui sera reconvertie en hôpital improvisé dans la nuit. Sur le cliché que nous publions en une, seuls deux agents de la police municipale [et non nationale] sont alors placés au milieu de la chaussée. Vêtus de chasubles jaunes, ils évoluent dans un trafic encore dense et s’assurent qu’aucun véhicule ne pénètre dans la zone piétonne. Les six voies dévolues à la circulation automobile sont coupées par des barrières métalliques et des plots rectangulaires rouge et blanc. C’est également la version d’un témoin présent sur les lieux le soir du drame, qui confirme n’avoir vu que des agents de la ville [et aucun camion de la police nationale].

Nulle trace, dans ce périmètre très précis, d’effectifs de la police nationale. Et pour cause, ceux-ci ont été relevés aux alentours de 20 h 30 par leurs collègues municipaux. Il n’y a donc aucune voiture de police nationale susceptible de barrer la chaussée, comme l’assurait la préfecture. Mais une source policière qui a pu visionner les images de la vidéosurveillance assure à Libération qu’un seul véhicule de police, celui des agents municipaux, se trouvait au milieu de la chaussée, côté mer. Sans pour autant être en mesure de bloquer le passage. Au moment où Lahouaiej Bouhlel contourne le barrage de Gambetta en montant sur le trottoir, poursuivant ainsi son carnage, les premiers hommes de la police nationale sont placés au cœur de la zone piétonne, à 370 mètres plus à l’est, près de l’hôtel Westminster. Deux voitures sont garées dans le sens de la circulation sur le bas-côté.

Comment expliquer l’absence de la police nationale ?

Le dispositif de sécurité pour les festivités du 14 Juillet a été préparé lors de trois réunions, les 28 juin, 7 et 8 juillet. Présidée par la préfecture des Alpes-Maritimes, la première envisage des mesures renforcées. "Il avait été demandé à la ville de Nice de sécuriser la manifestation par un barriérage avec filtration du public (palpations, ouvertures de sacs)", peut-on lire dans le compte-rendu de la réunion suivante, rédigé par la préfecture. Mais ce 7 juillet, la piste d’une fouille du public (près de 30.000 personnes sont attendues) est abandonnée en raison des effectifs de forces de l’ordre "contraints". La réunion établit alors les rôles de chacun. La police nationale doit se concentrer au cœur de la zone piétonne, là ou il y a les concerts. C’est ce qu’indique le compte rendu de la préfecture du 7 juillet.

Le lendemain, les derniers détails sont fixés.
Il est demandé à la police municipale de fournir 42 agents de terrain, soit 16 de plus qu’en 2015. Ces derniers, placés sous l’autorité du préfet, doivent se positionner à partir de 20 h 30 sur une vingtaine de points d’accès, et notamment à l’entrée de la zone piétonne. 

Au niveau du boulevard Gambetta, leurs missions sont d’assurer la "déviation des automobilistes et la fluidification du trafic", selon la note de service de la mairie de Nice. En clair, le dispositif constaté est exactement celui qui avait été prévu [à la charge de la mairie]. Mais pas du tout celui décrit a posteriori par la Place Beauvau et la préfecture. Puisque ces derniers assuraient qu’il y avait une présence de la police nationale à l’entrée de la zone piétonne.

Est-ce qu’un dispositif de sécurité renforcé aurait changé les choses ?


[La question est aussi intelligente que de se demander ce qu'il adviendrait "si ma tante en avait" !]

Impossible de répondre. Selon nos informations, l’alerte sur la présence d’un camion fou sur la promenade des Anglais est donnée par un équipage de la police municipale aux alentours de 22 h 33. Ces agents, qui n’étaient pas affectés au dispositif de sécurité spécifique au 14 Juillet, sont en pleine intervention près du Centre universitaire méditerranéen quand ils aperçoivent un camion circuler à grande vitesse sur le trottoir de la promenade des Anglais. Lahouaiej Bouhlel a déjà commencé son carnage quelques centaines de mètres plus à l’ouest, près de la rue Lenval. Roulant à près de 90 km/h, il laisse derrière lui de très nombreuses victimes.

L’alerte est donnée sur les ondes radio, mais au moment où les policiers municipaux positionnés à la barrière Gambetta la reçoivent, le chauffard est quasiment sur eux. Ils n’ont pas le temps de faire usage de leur revolver de type 38 spécial,
un six coups de calibre 7,65 millimètres, de toute façon inefficace contre un 19 tonnes lancé à pleine vitesse. "Pour endiguer la course d’un tel véhicule, les collègues auraient seulement pu essayer de tirer à travers une vitre latérale. Mais il faut être rapide et précis. Nos armes ne permettent pas de traverser le pare-brise ou de crever les pneus", explique Yves Bergerat, policier municipal à Nice. Il faudra attendre quelques dizaines de secondes plus tard les premiers tirs au Sig-Sauer 9 millimètres des policiers nationaux, alors postés devant l’hôtel Westminster et qui courent en direction de l’hôtel Negresco, pour que la course du camion commence à être entravée. Elle finit quelques mètres plus loin devant le palais de la Méditerranée.
(1) 85 policiers nationaux à 19 heures, 89 à 20 heures, 92 à 21 heures et 64 entre 22 heures et 23 heures.

Par Grégoire Biseau , Sylvain Mouillard, (à Nice), Willy Le Devin et Ismaël Halissat, (à Nice) — 20 juillet 2016 à 21:21

Question résiduelle en période d'"état d'urgence":
faut-il armer les polices municipales?