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mercredi 8 avril 2020

L'agresseur soudanais de sept personnes à Romans a été mis en examen

L'"assaillant" est un islamiste "aigri" présumé innocent d'"assassinats en relation avec une entreprise terroriste"

Le mis en examen, un réfugié soudanais de 33 ans a égorgé deux passants au couteau, blessant cinq autres

La tuerie a eu lieu dans la rue, au coeur de la ville drômoise, ainsi que dans un bureau de tabac, une boucherie et une boulangerie. Il a tué deux personnes et en a blessé cinq autres. Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête samedi, notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".
Les investigations ont été confiées à la Sous-Direction antiterroriste de la Direction centrale de la police judiciaire, qui coordonne l'enquête, ainsi qu'à la Direction centrale de la police judiciaire et à la Direction générale de la sécurité intérieure. Selon une source proche de l'enquête, Abdallah Ahmed-Osman a affirmé en garde à vue "ne pas se souvenir de ce qui s'est passé". 

Abdallah Ahmed-Osman, né le 1er janvier 1987 à Tendelti, au Soudan, est inconnu des services de police et de renseignement français ou européen et n'avait "a priori pas d'antécédents médicaux", précise le Parquet national antiterroriste.
Entré en France en août 2016, il a obtenu de Nicole Belloubet  le statut de réfugié fin juin 2017 et, dès le mois suivant, un titre de séjour de dix ans par la préfecture de la Drôme. 
Il a d'abord vécu à Moras-en-Valloire, dans le nord du département, "accompagné par les services de l'Etat et le Secours catholique", selon le maire de la commune, Aurélien Ferlay. "Rien, absolument rien, ne laissait présager (son) acte immonde," a-t-il déclaré comme souvent en ces circonstances. Installé récemment dans le centre de Romans-sur-Isère, dans un logement à quelques mètres des lieux de l'attaque, il a obtenu début 2020 un certificat professionnel de maroquinerie, et travaillait dans une entreprise spécialisée dans le secteur. 
Le terroriste africain aurait expliqué aux enquêteurs se sentir "mal dans sa peau", "épié", et qu' il "supportait mal le confinement et son chômage technique". 
"C'était un jeune homme très discret, apprécié de tous, travailleur, raconte le quotidien régional. On n'a rien vu venir, c'est terrible !", a commenté un membre de la direction au Dauphiné Libéré.

Des manuscrits à connotation religieuse
Lors d'une perquisition à son domicile, ont été trouvés "des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants", selon le PNAT, "a priori" écrits de sa main.
Six téléphones, dont cinq anciens appareils non exploitables, ont également été saisis. Une première expertise du sixième, qu'il utilisait dernièrement, n'a pas permis de retrouver d'élément saillant pour l'enquête, a indiqué une "source proche du dossier". 

Une deuxième garde à vue, celle d'un réfugié soudanais de 28 ans, avait été levée dans la journée. 
Cet homme, dont le domicile à Valence a fait l'objet d'une perquisition, avait été transféré lundi dans les locaux de l'antiterrorisme à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en compagnie de l'assaillant, Abdallah Ahmed-Osman, pour poursuivre leur garde à vue entamée samedi. Ce proche ne fait pas l'objet de poursuites.

La garde à vue d'un troisième Soudanais, qui résidait dans le même foyer que l'assaillant et avait été arrêté samedi soir, avait été pour sa part levée lundi, sans qu'il fasse l'objet de poursuites. 

Cette attaque attentat a été perpétré alors que la France vit sous une constante menace terroriste depuis la vague d'attentats djihadistes sans précédent amorcée en 2015, qui a fait 258 morts au total après l'attaque de samedi.

lundi 6 avril 2020

Tuerie de Romans-sur-Isère: ce n'est pas le réfugié soudanais, mais l'attaque, qui a fait deux morts, nuance...

Rhétorique de l'AFP: cherchez les déséquilibrés ! 

Selon l'AFP, c'est "l'attaque au couteau" qui a fait deux morts: l'agence admet néanmoins que cette attaque était menée par "un réfugié soudanais" armé d'une arme blanche...


couteau-sanglant
Illustration Mediapart
Ce Romanais comme les autres n'est responsable de rien : déjà que le tueur n'est  pas un assassin, mais un "assaillant", nuance, il est désormais une innocente victime du... confinement. Les psy (-chologues et -chiâtres) ont jugé bon de mettre le sujet "sur la table"... Sel sur leurs plaies béantes, les morts égorgés et les blessés éventrés ne sont que des victimes collatérales: la faute à pas de chance? 

Et, à l'AFP, les manipulateurs de la langue sont sans limites: le réfugié soudanais est-il, oui ou non, un terroriste? 
Non, juste une personne "aigrie"! Maintenant le réfugié n'est plus un "déséquilibré", car les "éléments de langage" tombés d'en haut ont fait muter cette excuse et produit cette variante inédite, créant un risque léger : si tous les confinés sont des "aigris" potentiels, chacun d'entre nous peut tuer le premier venu dans la rue... Raison de plus pour rester à la maison! Avec une réserve: interdiction absolue aux Européens d'égorger le mahométan qui passe. Non seulement c'est de l'islamophobie, mais c'est du racisme, puisque, si vous ne le saviez pas, la religion est un fait de racialité. Ca n'existe pas? Mais si! Comme le tueur par "aigreur".

Mieux, si cet ami de la France et des Français crie "allah akbar", couteau au poing, c'est pure aigreur de confiné ! 
La rhétorique d'Etat diffusée par l'AFP va-t-elle prendre encore longtemps les Français pour des billes ? 
Tout est possible en matière de détournement du langage: c'est ainsi qu' "on voit bien" (et "clairement", chez les malades de la rhétorique appliquée au floutage, "en même temps" que les politiciens revendiquent une politique de transparence), la France n'a plus de "problèmes", elle n'a que des "problématiques" et même, pour toujours plus de cette transparence, des "sujets", qu'elle n'"étudie" d'ailleurs pas, puisqu'elle les "regarde" si toutefois ils viennent malencontreusement "sur la table".  
Rien ne donne à penser au lecteur qu'il s'agit d'un attentat islamiste


La presse relaie les témoignages 
d'hurluberlus
 

Imaginez que les réseaux sociaux l'assurent, Abdallah Ahmed-Osman, 33 ans, le fanatique au couteau de Romans-sur-Isère (Drôme) a eu un coup de mou samedi 4 avril, mais aussitôt les 'fact-checkeurs' de la presse (qu'on ne mène pas en bateau) n'en feraient qu'une bouchée : 
Le couteau sanglant n'avait ni la longueur ni la largeur requises pour que le mot soit approprié et admissible, exception faite de celui volé au boucher, encore que, s'il était bien fait d'un métal adéquat, il n'était pas, le second, du moins, répertorié sous la nomenclature n°PP200ZZ123 établie le 12 janvier 2015 par les autorités assermentée compétentes. En conclusion, il n'a pas pu y avoir à proprement parler d'assassinats. Les victimes sont mortes ont perdu la vie. Et (j'oubliais), ces twittos sont des complotistes d'extrême gauche, pardon, droite.
Or, les organes de presse qui les paient lâchent que des témoignages  - rapportés par une source proche de l'enquête ! - certifient que l'"assaillant" était "aigri" par le confinement et tout le monde ferme sa bouche à Libération, au Monde et au Parisien. Et BFMTV, mais ça va de soi : si ce n'est Neumann, c'est donc Barbier... 

"Depuis quelques jours, il ne se sentait pas bien à cause du confinement" mis en place contre l'épidémie de Covid-19, 
Des témoins [flou artistique, mais dignes de foi : son coloc et son cousin du côté de sa maman, une femme qui disait bien toutes ses prières] ont rapporté ce mal-être aux enquêteurs, qui ont aussitôt consigné cet indice, selon cette source [au fait, c'est laquelle? Sans intérêt: le "secret des sources" permet de tout dire et n'importe quoi. Mais attention, seulement si vous avez la carte de presse qui donne aussi droit - outre le droit à l'arrogance du décrypteur et analyste "pour vous aider à  comprendre l'actualité" et  à un abattement fiscal de 7.650 euros, pour bons et loyaux services].
Qui a décrété le confinement? Macron? Alors, ne cherchez plus, l'auteur de la tuerie est à l'Elysée.

"Il était assez aigri de la situation", selon ces témoignages "concordants" [si ça peut donner du crédit aux sottises], rapportés de même source [l'apport des bretelles à la ceinture ne peut pas nuire]
Mais on ne saura encore rien de ces témoins et pas davantage de la source dont on nous rebat les oreilles. Pas de quoi critiquer ces media qui nous baladent et ne supportent pas la critique.

Trois personnes ont été placées en garde à vue dans les heures qui ont suivi l'attaque au coeur de Romans-sur-Isère. Car l' aigri" a parcouru le centre de la ville en distribuant des coups de couteau et a pu pénétrer dans une boulangerie et aussi une boucherie. 
A-t-il entendu la voix d'Allah de Macron exhortant à rester à la maison? A-t-il estimé que les inconscients devaient être châtiés et privés de la vie ? En entendant la sentence du préfet Lallement qui juge que les patients en réanimation n'ont que ce qu'ils méritent après avoir enfreint les consignes gouvernementales de confinement face au coronavirus, le Soudanais a-t-il répondu à son appel à une justice divine? Il n'a fait que son devoir de citoyen, comme d'auxiliaire de la police et sera décoré des mains de Castaner de la l'Ordre du Mérite, place Beauvau...
Deux innocents sont morts dans cette "attaque" [l'enquête est confiée à la Brigade antiterroriste, mais parler d'"attentat" n'est pas politiquement correct], et deux autres blessées, sont en soins intensifs mais dans un état stable. Une troisième personne est en salle de réveil et deux ont quitté l'hôpital, a indiqué dimanche matin une source proche de l'enquête. L'air de rien ont est passé de deux (dans les titres des journaux) à cinq victimes.

Plusieurs gardes-à-vue

Outre l'"assaillant", une de ses connaissances et un autre homme de nationalité soudanaise ont été interpellés. 

L'auteur de l'attaque [ça s'appelle une périphrase pour ne pas choquer les âmes sensibles de la diversité prompte à se mettre en colère et à mettre le feu aux écoles et bibliothèques, hauts-lieux de la culture occidentale honnie] a obtenu le statut de réfugié - politique, économique, sanitaire ou écologique? - le 29 juin 2017 et un titre de séjour de dix ans en juillet de la même année. Il est inconnu des services de police ou de renseignement français ou européens, après trois ans, comme Macron, selon le Parquet national antiterroriste (PNAT) qui a ouvert samedi une enquête notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Les premiers éléments de l'enquête sur Abdallah Ahmed-Osman "ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur", de même source. 
Une source proche de l'enquête rapporte que l'assaillant [suspect de terrorisme et présumé innocent de cinq agressions devant plusieurs témoins "au sein" de Romans-sur-Isère] a dit "ne pas se souvenir de ce qui s'est passé". Son audition avait été un peu retardée parce qu'il était très agité après son interpellation. Une expertise psychiatrique est prévue dimanche. Et même pas une petite cellule psychologique ouverte à la population?

Lors d'une perquisition à son domicile ont été retrouvés "des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes - le réfugié demandeur d'asile ? - se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants", selon le PNAT, "a priori" écrits par lui.

Le Parquet antiterroriste a été saisi, ce qui n'est pas commun pour de simples aigreurs...


lundi 6 mai 2019

Européennes : chantage à la menace islamiste et à la peur terroriste

Le défi de Baghdadi à la France est-il une fake news politicienne de l'Elysée ? 

Le chef de la plus puissante des organisations terroristes vient de désigner la "France croisée" comme une de ses cibles prioritaires

Arme à portée de main, Abou Bakr al-Baghdadi est un loup aux abois
On le disait mort, mais Abou Bakr al-Baghdadi a réapparu, dans une vidéo diffusée le 29 avril : pour servir les intérêts de Macron ?

Près de cinq ans après s’être auto-proclamé 'calife' dans la ville irakienne de Mossoul, Abou Bakr al-Baghdadi est réapparu dans une vidéo d’une vingtaine de minutes, diffusée par un des sites officiels de Daesh. Entre juillet 2014 et avril 2019, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et des dizaines de milliards d’euros ont été engloutis pour éliminer le pseudo-califat établi en seulement quelques mois entre la Syrie et l’Irak. La mort de Baghdadi lui-même a été annoncée à plusieurs reprises, alors qu'à l’évidence le chef de Daesh a échappé aux frappes de la coalition mobilisée contre lui. 
Il se met en scène en chef d’un réseau, certes privé désormais d’assise territoriale au Moyen-Orient, mais résolument actif dans le monde entier. La revendication des attentats du dimanche de Pâques au Sri Lanka (253 morts), même si elle a été sans doute ajoutée lors du montage final, s’inscrit dans cette relance de la dynamique terroriste.

La "France croisée" retient toute l'attention haineuse de l'islamiste.
Baghdadi et la direction de son 'Etat islamique' ont appris à se passer de leur base moyen-orientale pour animer et contrôler leur "internationale" djihadiste. De même que le prêche enregistré à Mossoul ouvrait en 2014 l’ère du pseudo-califat, cette vidéo définit le nouveau cadre de l'acte 2 de son action et de sa  propagande, après la chute de son dernier bastion de Baghouz en Syrie

L'agresseur réclame vengeance, citant des fidèles tombés à Baghouz face à la " barbarie des Croisés", dont les frères Jean-Michel et Fabien Clain, voix de l'islamisme qui ont fait leurs vocalises dans leur quartier du Mirail à Toulouse, ville plus rouge et noire que rose et à forte présence musulmane. Un tel hommage rendu à ces deux barbares djihadistes est d’autant plus significatif qu’ils avaient revendiqué au nom de Daesh les attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

Pour l'Irakien Baghdadi, la mort des deux barbares appelle une vengeance islamiste sur  la "France croisée", l'un des principaux ennemis de l’organisation terroriste. Il encourage en effet ses partisans "au Burkina Faso et au Mali" à "continuer de frapper la France croisée", les assurant que Daesh les "vengera" sur d’autres théâtres. 
Une telle incitation au crime trouve son origine dans la concurrence que se livrent les groupes djihadistes au Sahel le "Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans" (GSIM), affilié à Al-Qaida, et "l’Etat islamique pour le Grand Sahara". L’essor de cette branche régionale de Daesh, face au GSIM jusque là dominant, complique encore plus la conduite de l’opération Barkhane, lancée par la France en 2014 au Sahel pour y éradiquer la présence djihadiste.
 
Il ouvre ainsi la possibilité d’attentats anti-français en dehors du Sahel, que la propagande djihadiste présente comme des "représailles", alors que le GSIM n'a encore jamais frappé la France que dans la zone saharienne.

Une terreur mondialisée

La série d’attentats du 21 avril au Sri Lanka constituerait une première " vengeance" infligée en riposte à l’offensive des "Croisés" à Baghouz, un rapport que seul Baghdadi semble y voir. En semant la terreur dans un pays visiblement pris par surprise - on peut dire en traître -, Daesh entend démontrer sa capacité à frapper là où on l’attend le moins.
 
Suivant la logique perverse du djihadisme mondialisé - comme c'est encore trop souvent le cas de l'internationale communiste -  la planète représente un seul et même théâtre de la "longue bataille" que le chef de Daesh entend livrer contre les 'Croisés' de ses lointains ancêtres. 

A qui profiteraient des crimes de terroristes islamistes ?

Les risques calculés qu'a pris Baghdadi en se montrant dans cette vidéo visent à impacter les media et le pouvoir à la veille des élections européennes en semant la peur en France, des bénéfices politiques qui iraient à Macron comme au chef islamiste. Comment expliquer toutefois que la France - plus que ses alliés de la coalition - soit désignée explicitement comme l'ennemi international numéro 1, si les uns et les autres n'y trouvent pas leur compte ?

Le début du ramadan et l'ouverture de la campagne des Européennes coïncident avec cette annonce de règlements de comptes islamistes.  
Ce grand retour du chef de Daesh est censé préparer le terrain à la campagne terroriste qui est menée chaque année par son organisation à l’occasion du mois de jeûne musulman de Ramadan (5 mai-4 juin). 
En 2014, ce mois avait pour les djihadistes été marqué par la proclamation de Baghdadi comme 'calife' et par une expansion fulgurante en Irak. 
En 2016, des terroristes inspirés ou dépêchés par Daesh avaient frappé au coeur de Bagdad et de Médine, mais aussi en Turquie, aux Etats-Unis, en France, au Yémen et au Bangladesh. 
Le Ramadan 2017 avait été relativement moins sanglant, car Baghdadi et ses partisans étaient accaparés par la lutte pour leur propre survie en Irak et en Syrie. 
En 2018, Daesh a en revanche repris l’initiative terroriste sur trois continents. Cette fois, durant le mois de Ramadan qui débute le 6 mai, Baghdadi et ses fidèles tenteront par tous les moyens de se "venger" ici ou là de la perte de leur dernier territoire en Syrie.

En France, les Gilets jaunes seraient du même coup amenés - plus sûrement qu'avec le "grand" débat de Macron - à abandonner la lutte et Macron - comme ses media qui parlent en permanence d'essoufflement au bout d'environ 6 mois, sur la base des chiffres trafiqués de ce menteur de Castaner ! - ou ses émissaires sur les plateaux de télévision l'auraient belle de crier victoire...

Mais,
malgré son sens de l'humain, par son appel à la vengeance, Abou Bakr al-Baghdadi ne plaide pas en faveur d'un retour et de l'accueil en France des épouses et des enfants de djihadistes.

 

mercredi 10 janvier 2018

Inscrite à la Sorbonne, elle projetait un attentat à Rennes

L'étudiante a été arrêtée dans l'Essonne mi-décembre, révèle la presse, le 10 janvier

Son identité et son profil restent masqués

Image associée
Agée de 19 ans, l'étudiante écrivait son intention de passer à l'acte, dans un testament découvert à son domicile ou lieu de résidence dans l'Essonne, pour  dénoncer une présence "importante de policiers".

Elle a été appréhendée par les services de renseignements français qui l'ont repérée grâce à l'interception de messages sur la messagerie cryptée Telegram. Dans une conversation, la jeune femme tentait de se procurer un fusil d'assaut de type kalachnikov.

Un profil qualifié d'"atypique" et pourtant tellement typique

Image associéePlacée en garde à vue dans les locaux de la DGSI, l'étudiante s'est décrite comme une "islamiste convaincue, fière des attentats commis en France". Elle a également dit regretter de ne pas avoir pu passer à l'attaque.

Le Point décrit le "profil atypique" de cette étudiante radicalisée depuis deux ans. Il est pourtant typique qu'un-e terroriste n'ait jamais attiré l'attention jusqu'alors. 
Pour détourner l'attention, elle vivait en couple, buvait de l'alcool et participait à des fêtes étudiantes. 

Cette stratégie de dissimulation est pourtant connue et a un nom : elle est appelée "taqya" chez les djihadistes afin de ne pas se faire repérer. La tromperie aux dépens des non-musulmans reçoit également l'approbation coranique et fait partie des actes légalement permis aux musulmans.
La définition classique de la taqiyya, selon la charia, c'est-à-dire l'ensemble des règles qui définissent le comportement d'un musulman dans toutes les circonstances de la vie, la tromperie est non seulement permise dans certaines circonstances mais peut être considérée comme obligatoire. Contrairement à la tradition chrétienne primitive, les musulmans contraints de choisir entre reniement de l'islam et persécution avaient la permission de mentir et de feindre l'apostasie. D'autres juristes ont décrété que les musulmans étaient obligés de mentir afin de se préserver, en se fondant sur les versets coraniques qui interdisent aux musulmans de concourir à leur propre mort. 

Résultat de recherche d'images pour "taqiyya mensonge"
Construit sur un mot arabe connotant la crainte, le terme de taqiyya passe (notamment auprès des chercheurs occidentaux) pour une stratégie à laquelle on peut avoir recours en cas de persécution religieuse, ainsi que les groupes minoritaires chiites l'ont fait quand ils vivaient en milieu hostile majoritairement sunnite. La taqiyya a ainsi permis fréquemment aux chiites de masquer leur appartenance religieuse face aux sunnites, non seulement en dissimulant leurs convictions religieuses, mais en priant et en se comportant comme des sunnites.

Cependant, l'un des rares ouvrages consacrés à ce sujet, At-Taqiyya fi'l-Islam ("De la dissimulation dans l'islam") du professeur 
Sami Mukaram à Beyrouth dit clairement que la taqiyya ne se limite pas à la dissimulation par crainte de persécutions. Son auteurdémontre clairement la variété des applications de la taqiyya :

Résultat de recherche d'images pour "taqiyya mensonge""La taqiyya est d'une importance fondamentale dans l'islam. Pratiquement toutes les factions islamiques la reconnaissent et la pratiquent (…) On peut même dire que la pratique de la taqiyya fait partie de la norme de l'islam, et que les rares factions qui ne la pratiquent pas sont justement en dehors de la norme musulmane. La taqiyya est dominante dans la politique islamique, en particulier durant la période moderne". La taqiyya n'est donc pas, comme on le suppose souvent, un phénomène exclusivement chiite.
Résultat de recherche d'images pour "taqiyya mensonge"Inversement, l'islam sunnite ayant rapidement dominé de vastes empires, de l'Espagne à la Chine, ses membres ne devaient rien à personne et n'eurent pas à faire allégeance à d'autres, ni à se cacher face à des incroyants infidèles (l'Espagne et le Portugal de la Reconquista sont les rares exceptions où les sunnites ont dissimulé leur identité religieuse).
Ironiquement, les sunnites qui vivent en Occident se trouvent désormais dans la situation qui était celle des chiites, puisqu'ils vivent comme une minorité encerclée par ses ennemis traditionnels, les chrétiens infidèles.
La jeune femme a été mise en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle" et elle a été placée en détention provisoire.

mercredi 1 novembre 2017

Attentat islamiste à Manhattan: le terroriste qui a fauché des cyclistes est encore un migrant ouzbek

Le "réfugié" a commis le premier attentat meurtrier à New York en 16 ans

Le migrant ouzbek était connu des services de police. 

Originaire d'Ouzbékistan, le tueur a foncé sur des piétons et cyclistes mardi à Manhattan, New York City.
La presse s'intéresse d'abord à l'assassin, indiquant  qu'il a été blessé par un policier à l'abdomen, et hospitalisé. Plusieurs media rassurent sa famille, précisant qu'il a été opéré dans la soirée et que son pronostic vital ne serait pas engagé.
Originaire d'Ouzbékistan et arrivé aux Etats-Unis en 2010, l'individu dispose d'un titre de séjour permanent, la fameuse "carte verte" américaine. Selon le New York Times, il travaillait comme chauffeur pour Uber. Plusieurs media américains affirment qu'il était connu des services de police, pour des délits mineurs commis dans plusieurs Etats. Le Missouri notamment, où il avait été arrêté en octobre 2016 pour non présentation à une audience.

Officiellement, ce terroriste vivait à Tampa, en Floride. Mais, selon plusieurs témoins, des voisins notamment, il s'était récemment rapproché de la ville de New York, s'installant à Paterson, dans l'Etat du New Jersey. "Il était ici depuis trois mois. Vous pouvez demander aux gens, personne ne le connait, personne n'a reconnu son visage", a expliqué Nazar Oudah, un habitant de Paterson. C'est dans le New Jersey qu'il est devenu chauffeur de VTC, et c'est aussi dans cet Etat qu'il a loué le pick-up ayant servi à l'attaque de mardi. Son parcours, du Missouri au New Jersey, en passant par Tampa, accrédite la thèse de la préméditation.

Plusieurs media américains ont indiqué qu'il avait crié "Allahou Akhbar" 

Le terroriste a clamé sa motivation religieuse, clamant "Dieu est grand" en sortant de son véhicule, après avoir fauché des piétons ce  mardi 31 octobre. Dans le véhicule utilisé par le tueur, les autorités ont par ailleurs retrouvé une note anglais dans laquelle l'islamiste affirme avoir agi au nom de Daech.

On notera la pusillanimité des journalistes qui écrivent : "
Selon CNN, un mot, écrit en anglais et laissé dans le camion meurtrier [c'est le camion qui est meurtrier: et son conducteur, il est quoi ?], prêterait allégeance à l'organisation terroriste Etat islamique [que reste-t-il de l'Etat islamique pour mentionner son aspiration à constituer un Etat]  ? [c'est ainsi le mot qui prête allégeance: le terroriste fait quoi dans l'affaire ? Innocent ? Déséquilibré ?]."


S'exprimant quelques instants après l'attaque, mardi, le maire de New York,
Attentat à New York : qui est Sayfullo Saipov, le supect interpellé ?Bill de Blasio, Parti démocrate, l'a qualifiée d'"acte lâche de terrorisme", sans parler de djihadisme, tandis que le président Donald Trump a évoqué l'organisation islamiste Daech. "Nous ne devons pas permettre à Daech de revenir ou d'entrer dans notre pays après les avoirs vaincus au Moyen-Orient et ailleurs. Assez !", a-t-il tweeté.
Ainsi, une note laissée en évidence et le cri de "Allahou Akhbar" ne suffisent pas à accréditer l'idée que l'acte est un acte terroriste  perpétré par un islamiste ? 

Les autorités ont d'ores et déjà effectué des perquisitions. Elles ont notamment retrouvé
une voiture sur un parking, qui pourrait être celle de l' "assaillant" ["assaillant" et "présumé", pendant qu'on y est !]. Une perquisition a également été menée à son domicile et dans une mosquée de Paterson.

L'Ouzbékistan a promis mercredi de coopérer 

L'auteur de l'attentat à la camionnette est originaire de cette ancienne république soviétique, un Etat indépendant depuis août 1991.
L'Ouzbékistan fut gouverné de 1990 à 2016, par un président autoritaire, Islam Karimov. L'ONU et d'autres grandes organisations internationale permirent à ce régime de renforcer sa présence sur la scène internationale en accordant son adhésion, et plusieurs pays ouvrirent des liaisons aériennes directes avec lui, participant aussi à de grands travaux de reconstruction urbaine et routière, à la faveur de mesures incitatives aux investissements étrangers.

Sous la présidence de Karimov, tous les partis d'opposition étaient interdits et réprimés. La vie sociale, politico-économique et même culturelle étaient placés sous une étroite tutelle et censure de l'appareil d'État, dans la continuité de l'époque soviétique : Karimov avait adhéré au Parti communiste de l'Union soviétique en 1964.
En 1999 et 2004, le pays subit les vagues d'attentats terroristes attribués aux islamistes radicaux. Le 13 mai 2005, le gouvernement ouzbek réprima dans le sang une insurrection populaire dans la ville d'Andijan, faisant des centaines de victimes.
Le successeur de Karimov, Mirziyoyev fut son premier ministre de 2003 à 2014 et porte donc la co-responsabilité du massacre d'Andijan en 2005. Le tueur ouzbek de Manhattan est entré aux Etats-Unis en 2010, pendant la présidence de Barack Hussein Obama (2009-2017), à l'âge de 19 ans. Il avait donc 14 ans au moment des insurrections d'Andijan.
Depuis le massacre, le régime ouzbek a dû renforcer ses liens avec la Chine et la Russie, qui luttent contre le terrorisme et ne veulent pas d'infiltrations islamistes. Localement, l'islamisme radical - sunnite - est appelé "wahhabisme", synonyme de 'salafisme'.
"L'Ouzbékistan est prêt à apporter toutes ses forces et tous ses moyens pour fournir une aide à l'enquête sur cet acte terroriste", a annoncé le président ouzbek Chavkat Mirzioïev, cité par le ministère des Affaires étrangères.
"La tragédie qui s'est produite confirme à nouveau la nécessité d'unir les efforts de toute la communauté internationale dans la lutte contre ce défi de notre époque", a ajouté le président Mirzioïev, présentant ses condoléances au président américain et aux familles des victimes.

Des centaines de citoyens de l'Ouzbékistan, république  à majorité musulmane, combattent au sein des groupes djihadistes en Irak et en Syrie, selon les estimations des services de sécurité russes.

La communauté internationale commet-elle une faute en accueillant des migrants ouzbeks à forte activité terroriste ?


Le tueur de Manhattan est un Ouzbek de 29 ans.

Il s'agirait de Sayfullo Saipov, un Ouzbek habitant dans le New Jersey, où avait été louée la camionnette qu'il a lancée sur des cyclistes et des passants mardi à Manhattan, avant de s'écraser sur un bus de ramassage scolaire avec deux enfants et deux adultes à bord, faisant huit morts dont six étrangers et 11 blessés. 
En revanche, la police confirme qu'il a été touché par balle au ventre et transporté à l'hôpital où il aurait été opéré dans la soirée. Le pronostic vital de l' "assaillant" ne serait pas engagé.  

"Si la piste 'jihadiste' [orthographe à l'américaine !] était avérée [sic : l'AFP], ce serait la première fois que Donald Trump est confronté à un attentat de ce genre [pour ne pas le caractériser !] d'une telle gravité depuis son arrivée à la Maison Blanche." Ce qui pourrait, en revanche,  susciter la surprise de l'Agence française de presse et des media photocopieurs de ses dépêches, c'est que les années Obama ont été étrangement épargnées par le terrorisme islamiste... 

Quand le président métis combattait le terrorisme, il livrait une bataille des mots. Il s'est toujours refusé à associer "terrorisme" et "islamisme". Comme "islam" et "radical", ce qui est en effet un pléonasme. 
Son raisonnement est tendancieux: ne pas faire d'amalgame amalgame pour ne pas donner aux terroristes une légitimité religieuse qu'ils n'ont pas.
La lâcheté d'Obama apparaît dans son incapacité à désigner l'ennemi, au même titre que son refus d'envoyer des troupes. En septembre 2016, Obama expliqua qu'il ne voyait pas comment mettre fin à la guerre civile en Syrie sans envoyer des troupes américaines au sol, ce qu'il refusait de faire en raison des "sacrifices" que cela impliquerait. Cette politique, il la qualifia de "judicieuse"...
En même temps, 
les terroristes ouzbeks en puissance pouvaient venir retirer leur carte de séjour permanent.
Plusieurs media américains, dont CBSrévèlent que l' "homme" avait déjà "été dans le radar" de la police. 

Attentat de Stockholm: le suspect, un Ouzbek de 39 ans, connu des services de renseignements...

Le terroriste qui a commis l'attentat au camion bélier qui a fait quatre morts en avril dernier  à Stockholm est un Ouzbek de 39 ans connu des services du renseignement, a annoncé le responsable de la police suédoise, Dan Eliasson. Il n'avait cependant pas précisé depuis combien de temps le suspect était en Suède, ni s'il disposait d'un permis de résidence suédois.
Le terroriste présumé "a fait surface dans notre collecte de renseignements dans le passé", a-t-il dit lors de la même conférence de presse, sans indiquer pour quels faits...

Plusieurs media indiquèrent en revanche que l'individu était un sympathisant de l'organisation État islamique et qu'il aurait avoué être l'auteur de l'attentat, soupçonné d'"homicides à caractère terroriste" au degré le plus élevé de suspicion.

vendredi 30 décembre 2016

Marseille: un médecin hospitalier français était un djihadiste

Djihadistes: un interne en médecine à Marseille mis en examen et écroué

"Ex-interne" en médecine de l'hôpital de la Timone à Marseille et djihadiste: "récent" ?
 
Chirurgien voilé, en armes
Amine L., médecin diplômé de l'hôpital de la Timone à Marseille, expulsé de Turquie le 25 décembre, a été mis en examen et écroué jeudi soir, soupçonné d'apologie du terrorisme et d'avoir voulu se rendre dans la zone irako-syrienne, a-t-on appris de source judiciaire.

Ce médecin n'a pas de nom: Amine L. ou Mustapha Z., allez savoir ! Il se faisait surnommer "Albistouri" ou "Elbistouri" sur internet, mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle" et placé en détention provisoire conformément aux réquisitions du Parquet de Paris, a précisé la source anonymée.

Agé de 29 ans (ce qui fait grandement avancer l'information du peuple!), il avait été présenté à un juge antiterroriste jeudi dans la journée après avoir passé quatre jours, depuis le 25 décembre, en garde à vue dans les locaux de la sous-direction antiterroriste (SDAT), à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), à sept heures de route et près de 800 kilomètres de Marseille.

L'ancien interne, qui travaillait toutefois toujours dans les services hospitaliers marseillais depuis trois ans, et avait effectué un stage en orthopédie à La Timone de mars à octobre, s'est radicalisé au contact de certains membres de la mouvance radicale, a précisé une source proche de l'enquête, elle-même non précisée...

Le "jeune homme" (à 29 ans, quand sera-t-il un "homme"?) consultait régulièrement des sites "jihadistes" ['djihadiste', en français] et il menaçait sur Twitter de commettre des attentats, ce qui lui avait valu d'être signalé à plusieurs reprises en 2015 aux autorités par des internautes sur la plateforme Pharos, mise en place pour dénoncer des contenus illicites sur les réseaux sociaux. La presse - toujours impunie - est en revanche à l'abri des dénonciations...

Amine L. s'est rendu en Turquie en octobre

La France n'avait rin tenté contre lui, jusqu'à ce que la Turquie l'ait interpelléexpulsé quelques jours avant Noël et mis sur les bras de ceux qui fermaient les yeux, malgré l'état d'urgence. "On ne sait pas encore exactement pourquoi ils l'ont arrêté, mais dans tous les cas, il était sur écoute et on attendait son retour, début janvier, pour le serrer", assurait un informateur, mardi 27. Il est de longue date soupçonné d'apologie du terrorisme.
Les enquêteurs pensent qu'il souhaitait rejoindre la zone de combat irako-syrienne.

Selon sa famille, interrogée par les services du renseignement, le "jeune homme" était en contact avec quelqu'un en Syrie. Ce que l'enquête n'aurait pas encore confirmé. 
Amine L. n'avait plus donné signe de vie depuis fin octobre, date à laquelle il aurait quitté le territoire. "Il devait enchaîner sur un nouvel internat, toujours à la Timone, au 1e novembre, mais il ne s'est jamais présenté", précise un cadre de l'AP-HM. Juste avant Noël, le médecin a été interpellé par la police turque. La petite chambre qu'il occupait dans le bâtiment des internes de la Timone a été perquisitionnée, mais rien d'alarmant n'y aurait été découvert. 

Ses collègues hospitaliers le décrivent comme "intelligent, professionnel et passionné, tout en étant, certes, taciturne et solitaire". Mais d'autres témoins assurent auprès du quotidien régional La Provence qu'"il menaçait souvent de commettre des attentats, c'est un type très inquiétant"

Un schizophrène qui sera sorti du circuit par un placement en hôpital psychiatrique, en sorte que la justice n'ait pas à le condamner à de la prison ?