POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est réfugié. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est réfugié. Afficher tous les articles

lundi 6 avril 2020

Tuerie de Romans-sur-Isère: ce n'est pas le réfugié soudanais, mais l'attaque, qui a fait deux morts, nuance...

Rhétorique de l'AFP: cherchez les déséquilibrés ! 

Selon l'AFP, c'est "l'attaque au couteau" qui a fait deux morts: l'agence admet néanmoins que cette attaque était menée par "un réfugié soudanais" armé d'une arme blanche...


couteau-sanglant
Illustration Mediapart
Ce Romanais comme les autres n'est responsable de rien : déjà que le tueur n'est  pas un assassin, mais un "assaillant", nuance, il est désormais une innocente victime du... confinement. Les psy (-chologues et -chiâtres) ont jugé bon de mettre le sujet "sur la table"... Sel sur leurs plaies béantes, les morts égorgés et les blessés éventrés ne sont que des victimes collatérales: la faute à pas de chance? 

Et, à l'AFP, les manipulateurs de la langue sont sans limites: le réfugié soudanais est-il, oui ou non, un terroriste? 
Non, juste une personne "aigrie"! Maintenant le réfugié n'est plus un "déséquilibré", car les "éléments de langage" tombés d'en haut ont fait muter cette excuse et produit cette variante inédite, créant un risque léger : si tous les confinés sont des "aigris" potentiels, chacun d'entre nous peut tuer le premier venu dans la rue... Raison de plus pour rester à la maison! Avec une réserve: interdiction absolue aux Européens d'égorger le mahométan qui passe. Non seulement c'est de l'islamophobie, mais c'est du racisme, puisque, si vous ne le saviez pas, la religion est un fait de racialité. Ca n'existe pas? Mais si! Comme le tueur par "aigreur".

Mieux, si cet ami de la France et des Français crie "allah akbar", couteau au poing, c'est pure aigreur de confiné ! 
La rhétorique d'Etat diffusée par l'AFP va-t-elle prendre encore longtemps les Français pour des billes ? 
Tout est possible en matière de détournement du langage: c'est ainsi qu' "on voit bien" (et "clairement", chez les malades de la rhétorique appliquée au floutage, "en même temps" que les politiciens revendiquent une politique de transparence), la France n'a plus de "problèmes", elle n'a que des "problématiques" et même, pour toujours plus de cette transparence, des "sujets", qu'elle n'"étudie" d'ailleurs pas, puisqu'elle les "regarde" si toutefois ils viennent malencontreusement "sur la table".  
Rien ne donne à penser au lecteur qu'il s'agit d'un attentat islamiste


La presse relaie les témoignages 
d'hurluberlus
 

Imaginez que les réseaux sociaux l'assurent, Abdallah Ahmed-Osman, 33 ans, le fanatique au couteau de Romans-sur-Isère (Drôme) a eu un coup de mou samedi 4 avril, mais aussitôt les 'fact-checkeurs' de la presse (qu'on ne mène pas en bateau) n'en feraient qu'une bouchée : 
Le couteau sanglant n'avait ni la longueur ni la largeur requises pour que le mot soit approprié et admissible, exception faite de celui volé au boucher, encore que, s'il était bien fait d'un métal adéquat, il n'était pas, le second, du moins, répertorié sous la nomenclature n°PP200ZZ123 établie le 12 janvier 2015 par les autorités assermentée compétentes. En conclusion, il n'a pas pu y avoir à proprement parler d'assassinats. Les victimes sont mortes ont perdu la vie. Et (j'oubliais), ces twittos sont des complotistes d'extrême gauche, pardon, droite.
Or, les organes de presse qui les paient lâchent que des témoignages  - rapportés par une source proche de l'enquête ! - certifient que l'"assaillant" était "aigri" par le confinement et tout le monde ferme sa bouche à Libération, au Monde et au Parisien. Et BFMTV, mais ça va de soi : si ce n'est Neumann, c'est donc Barbier... 

"Depuis quelques jours, il ne se sentait pas bien à cause du confinement" mis en place contre l'épidémie de Covid-19, 
Des témoins [flou artistique, mais dignes de foi : son coloc et son cousin du côté de sa maman, une femme qui disait bien toutes ses prières] ont rapporté ce mal-être aux enquêteurs, qui ont aussitôt consigné cet indice, selon cette source [au fait, c'est laquelle? Sans intérêt: le "secret des sources" permet de tout dire et n'importe quoi. Mais attention, seulement si vous avez la carte de presse qui donne aussi droit - outre le droit à l'arrogance du décrypteur et analyste "pour vous aider à  comprendre l'actualité" et  à un abattement fiscal de 7.650 euros, pour bons et loyaux services].
Qui a décrété le confinement? Macron? Alors, ne cherchez plus, l'auteur de la tuerie est à l'Elysée.

"Il était assez aigri de la situation", selon ces témoignages "concordants" [si ça peut donner du crédit aux sottises], rapportés de même source [l'apport des bretelles à la ceinture ne peut pas nuire]
Mais on ne saura encore rien de ces témoins et pas davantage de la source dont on nous rebat les oreilles. Pas de quoi critiquer ces media qui nous baladent et ne supportent pas la critique.

Trois personnes ont été placées en garde à vue dans les heures qui ont suivi l'attaque au coeur de Romans-sur-Isère. Car l' aigri" a parcouru le centre de la ville en distribuant des coups de couteau et a pu pénétrer dans une boulangerie et aussi une boucherie. 
A-t-il entendu la voix d'Allah de Macron exhortant à rester à la maison? A-t-il estimé que les inconscients devaient être châtiés et privés de la vie ? En entendant la sentence du préfet Lallement qui juge que les patients en réanimation n'ont que ce qu'ils méritent après avoir enfreint les consignes gouvernementales de confinement face au coronavirus, le Soudanais a-t-il répondu à son appel à une justice divine? Il n'a fait que son devoir de citoyen, comme d'auxiliaire de la police et sera décoré des mains de Castaner de la l'Ordre du Mérite, place Beauvau...
Deux innocents sont morts dans cette "attaque" [l'enquête est confiée à la Brigade antiterroriste, mais parler d'"attentat" n'est pas politiquement correct], et deux autres blessées, sont en soins intensifs mais dans un état stable. Une troisième personne est en salle de réveil et deux ont quitté l'hôpital, a indiqué dimanche matin une source proche de l'enquête. L'air de rien ont est passé de deux (dans les titres des journaux) à cinq victimes.

Plusieurs gardes-à-vue

Outre l'"assaillant", une de ses connaissances et un autre homme de nationalité soudanaise ont été interpellés. 

L'auteur de l'attaque [ça s'appelle une périphrase pour ne pas choquer les âmes sensibles de la diversité prompte à se mettre en colère et à mettre le feu aux écoles et bibliothèques, hauts-lieux de la culture occidentale honnie] a obtenu le statut de réfugié - politique, économique, sanitaire ou écologique? - le 29 juin 2017 et un titre de séjour de dix ans en juillet de la même année. Il est inconnu des services de police ou de renseignement français ou européens, après trois ans, comme Macron, selon le Parquet national antiterroriste (PNAT) qui a ouvert samedi une enquête notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Les premiers éléments de l'enquête sur Abdallah Ahmed-Osman "ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur", de même source. 
Une source proche de l'enquête rapporte que l'assaillant [suspect de terrorisme et présumé innocent de cinq agressions devant plusieurs témoins "au sein" de Romans-sur-Isère] a dit "ne pas se souvenir de ce qui s'est passé". Son audition avait été un peu retardée parce qu'il était très agité après son interpellation. Une expertise psychiatrique est prévue dimanche. Et même pas une petite cellule psychologique ouverte à la population?

Lors d'une perquisition à son domicile ont été retrouvés "des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes - le réfugié demandeur d'asile ? - se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants", selon le PNAT, "a priori" écrits par lui.

Le Parquet antiterroriste a été saisi, ce qui n'est pas commun pour de simples aigreurs...


samedi 4 avril 2020

Drôme: un Soudanais assassine ou blesse plusieurs Blancs

L'assassin exécute deux personnes à coups de couteau à Romans-sur-Isère

Cinq autres ont été grièvement blessées 

Drôme: deux morts dans une attaque au couteau à Romans-sur-Isère


Il a choisi de venir en France parce qu'il l'aime...
L'individu a été arrêté sans opposer aucune résistance, peu après ses crimes, vers 11h, dans le centre de Romans-sur-Isère, ce samedi 4 avril, devant une boulangerie où de nombreux clients patientaient pour se faire servir..

Cinq blessés sont en urgence absolue et un en urgence relative.
L'Africain a tué au moins deux personnes et blessé six autres à coups de couteau sur un boulevard du centre-ville de Romans-sur-Isère dans la Drôme, rapportent des sources concordantes. 

L'assaillant, qui a été légèrement blessé, a été interpellé", indique la maire UMP de la commune, Marie-Hélène Thoraval. L'attaque s'est déroulée dans la matinée devant une boulangerie où les clients faisaient la queue avant d'être servis.

Le terroriste était inconnu des services de police

Il s'agirait d'un Soudanais, réfugié de 33 ans, en situation régulière. D'importants moyens de police et de sapeurs-pompiers ont été mobilisés sur place. Selon les informations de TF1, une perquisition était en cours à son domicile à la mi-journée dans le centre de la ville.

Il aurait crié "Allahu Akbar", selon un témoin que la presse ne s'empresse pas de faire témoigner. On ignore pour l'heure les raisons de son aggression criminelle sur des inconnus qui ont en commun d'être des Blancs.

L'exécutif donne libre cours à sa compassion officielle en langue de bois:

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi de l'affaire
La police judiciaire de Lyon mène l'enquête, en lien avec le Parquet de Valence,  qui "est en évaluation actuellement" pour savoir s'il se saisit de l'enquête.


Nous allons voir ce que ça donne quand la DIPJ de Lyon est mobilisée, sous l’autorité de la Justice, pour établir la nature et les circonstances de cet "acte odieux", comme l'écrit le stagiaire de la Place Beauvau.

lundi 10 septembre 2018

Un migrant afghan blesse 7 personnes à Paris, dimanche

Quatre blessés à l'arme blanche sont dans un état grave

Armé d'une arme blanche et d'une barre de fer, un homme, "a priori de nationalité afghane" a agressé des inconnus

en blessant sept, dont quatre grièvement, dimanche soir à Paris XIXe. 

En mai 2018, Collomb avait ordonné l'expulsion
des quelque 2.300 migrants vivant sur des campements à Paris
"Rien ne permet à ce stade de retenir le caractère terroriste de ces agressions", s'est empressé de déclarer une source proche de l'enquête qui ne peut pas davantage affirmer qu'elles ne le sont pas.

Résultat de recherche d'images pour "Sisley canal de l'ourcq"
Canal Saint-Martin vu par Alfred Sisley, mort en 1899
Les faits se sont déroulés peu avant 23h00 (21h00 GMT) dans le 19e arrondissement, au nord-est de Paris, le long du canal de l'Ourcq, qui alimente le canal Saint-Martin et le canal Saint-Denis. Longtemps des lieux de promenade prisés notamment par les peintres, ces canaux concentrent désormais les sans domicile, d'abord, puis les migrants qui y sont dirigés par les associations (Les Enfants de Don Quichotte et DAL, ainsi que France Terre d'Asile ou Utopia 56 , créée à ...Lorient).

Image associée
Selon une source anonyme proche de l'enquête, "un homme a priori de nationalité afghane a attaqué des personnes qui lui étaient inconnues dans la rue".

Sept personnes ont été blessées dont quatre grièvement, parmi lesquelles deux touristes anglais, selon une source policière proche de la presse. Un témoin est par ailleurs en état de choc, ont précisé plusieurs sources, toutes aussi floues.

Les faits se sont déroulés dans un quartier où deux cinémas MK2 se font face de chaque coté du canal de l'Ourcq.
Selon un vigile d'un des cinémas, qui a vu la fin de la scène, le "réfugié" avait déjà agressé des gens et s'est fait poursuivre par deux autres hommes qui tentaient de l'arrêter. "Il avait une barre de fer en main et l'a jetée sur ses poursuivants, puis a sorti un couteau", a-t-il dit à un journaliste.

- Deux Anglais agressés -

Le camp afghan sous la neige, au bord du canal Saint-Martin, à Paris. Crédit : InfoMigrants

Youssef Najah, 28 ans, qui se trouvait sur le quai de Loire en train de marcher le long du canal à proximité d'un terrain de pétanque, a vu un homme "en train de courir avec un couteau de 25-30 cm à la main. Il y avait une vingtaine de personnes qui le poursuivaient, ils lui jetaient des boules de pétanques. Il a pris quatre à cinq boules sur la tête, mais ils ne sont pas arrivés à l'arrêter".

Deux touristes britanniques gravement blessés
Toujours selon ce témoin, le "demandeur d'asile" s'est ensuite engouffré dans une impasse, "a essayé de se cacher derrière deux touristes anglais. On leur a dit : faites gaffe, il a un couteau. Mais ils n'ont pas réagi". Ces touristes ont ensuite été agressés.
A Londres, le ministère des Affaires étrangères a confirmé dans un communiqué cité par des media que "deux Britanniques figuraient parmi les personnes visées", sans donner plus de détail.

Le migrant a finalement été interpellé par un équipage de la Brigade anticriminalité (BAC), a précisé une source policière.
L'enquête, pour tentatives d'homicides volontaires, a été confiée au 2e District de la police judiciaire, a indiqué une source judiciaire.

Plusieurs précédents d'attaques à l'arme blanche

La piste terroriste a été écartée dans la plupart des cas. C'est encore le cas des agressions de dimanche soir rappelant d'autres attaques à l'arme blanche commises ces derniers mois en France.

Le 12 mai à Paris, dans le 2e arrondissement, un passant avait été tué et quatre personnes blessées par un individu armé d'un couteau qui avait crié "Allah Akbar" avant d'être abattu par des policiers, une attaque revendiquée par l'EI. Assez pour évoquer une piste terroriste ? L’organisation Etat islamique (EI), via son organe de propagande Amaq, a attribué les faits à "un soldat du califat". 
Le procureur de la République de Paris, François Molins, n'a donc pas pu déclarer l'agresseur "déséquilibré" ! Il a saisi
 la section antiterroriste sous la qualification d’"association de malfaiteurs terroriste" et "assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en lien avec une entreprise terroriste".

Le 17 juin près de Toulon, dans un supermarché Leclerc situé à La Seyne-sur-Mer, une femme algérienne voilée avait légèrement blessé deux personnes au cutter en criant "Allah Akbar", "apparemment le fait isolé d'une personne avec des troubles psychiatriques avérés" selon les enquêteurs. En milieu d’après-midi, le Parquet de Toulon restait saisi et évoquait pourtant une "présomption de tentative d’assassinat, et d’apologie du crime à connotation terroriste", rapportait Le Parisien.


Le 20 juin à Tours (centre), un homme qui menaçait des passants avec un couteau sur un pont piétonnier avait été interpellé. La justice avait écarté l'hypothèse terroriste.

Quelques jours plus tard, le 13 août dans le centre-ville de Périgueux (sud-ouest)un demandeur d'asile afghan fortement alcoolisé avait blessé quatre personnes, dont une grièvement, avec un couteau. La piste terroriste a été "très rapidement" écartée par les enquêteurs.

Le 23 août à Trappes, dans la banlieue de Paris, un homme armé d'un couteau a tué sa mère et sa soeur et blessé grièvement une troisième personne. Les autorités avaient évoqué l'acte d'un "déséquilibré" plutôt qu'une attaque terroriste, malgré une revendication du groupe djihadiste État islamique (EI).

lundi 16 octobre 2017

Pyrénées-Atlantiques : une septuagénaire poignardée par un réfugié

Humanisme, goût du risque et mise en danger

Les violences subies sont particulièrement cruelles
Résultat de recherche d'images pour "afghan jungle de Calais"La procureure de la République, Cécile Gensac, a déclaré ce samedi qu’"une dame, âgée de 78 ans, a reçu plusieurs coups de couteau à son domicile d’Oloron-Sainte-Marie vendredi soir. L'auteur des coups de poignard pourrait être un jeune homme réfugié à qui elle avait ouvert sa porte" vendredi soir dans la commune d’Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques).
Résultat de recherche d'images pour "Gael Brulin"
Il était aux environs de 18h30 lorsque la septuagénaire a laissé entrer le jeune homme chez elle, "vraisemblablement sans se douter de la suite de évènements" [sic, Gael Brulin, ci-contre, "rédacteur tout-terrain" du site généraliste peu exigeant d'information (ADN Contents), basé à Mulhouse]. 

Dans des propos rapportés par Le Parisien, la représentante du gouvernement poursuit en indiquant que le suspect "a été interpellé dans la soirée par les gendarmes sur la voie publique, il était très agité et a été placé en garde-à-vue dans la soirée". 

La victime connaissait son agresseur

Béarn : 25 migrants seront accueillis dès lundi à Oloron-Sainte-Marie
Centre d'hébergement du Bialé, rue Révol, à Oloron-Sainte-Marie
Le réfugié et la victime se voyaient régulièrement, précise la radio France Bleu Béarn. Ils partageaient la même maison.

 
Le réfugié, d’origine afghane et âgé de 19 ans, avait un toit, un appartement prêté par l’OGFA (Organisme de gestion des foyers de l’amitié), un service social classifié "Centre d'accueil de demandeurs d'asile"  situé près du domicile de la dame.

En 2011, l'association fêta ses 60 ans dans l'hébergement de personnes en difficulté dans les quelques 200 logements qu'elle possède sur le périmètre de l'agglo de Pau, à Jurançon, et l'aide à la réinsertiondes mères célibataires et de leurs enfants, à l'origine.
Une centaine d'employés veillait alors sur les 400 personnes suivies et hébergées dans les 200 logements dont disposait l'association Foyer Amitié. "Ceux-ci vont du T1/T2 à 7 grands appartements, car notre public est composé de personnes isolées, de couples marginaux ou de grandes familles". A l'OGFA revenait la gestion de l'hébergement de réinsertion des 7 centres de l'agglomération paloise. 

Et puis les 24 premiers migrants de Calais sont arrivés en Béarn.
Bernard Cazeneuve à son arrivée à Gelos : "Je vous invite à apprendre le français le plus vite possible"Ils ont été accueillis dans un centre d’accueil et d’orientation (CAO ou centre de répit) "éclaté" dans l'agglomération paloise, dans six appartements du parc social, mis à leur disposition par l’ensemble des organismes HLM, hors des zones en tension, à compter du 29 février 2016. Tous des hommes seuls, de nationalité afghane, soudanaise, syrienne, iranienne ou irakienne arriveront en Béarn, ils devaient y rester au plus tard jusqu’au 30 juin, date prévue de la fermeture de ce centre.
Leur séjour était entièrement pris en charge par une dotation spécifique de l’État, le coût global de cet accueil étant évalué à 25 € par personne et par jour.

Accompagné d'un interprète et de nombreux élus locaux, le ministre a souligné le succès de l'opération humanitaire menée à Calais
"La République est plus forte quand elle engendre la fraternité, pas la suspicion," avait déclaré Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur de passage au Centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Gelos qui hébergeait 40 migrants, pour la plupart Soudanais, parmi lesquels trois Afghans, un Erythréen et un Irakien, à la suite du démantèlement de la jungle de Calais.
Résultat de recherche d'images pour "Oloron ste marie centre asile orientation"Lors de la cérémonie des voeux 2017, le maire de Gelos avait déclaré: "ma plus belle expérience a été l’accueil des migrants."
En recevant le ministre dans sa commune, Pascal Mora, le maire de Gelos (CAO, ci-contre), a tenu à rendre hommage à cet élan de solidarité. Ce qui l’a notamment amené à citer Jean Jaurès : "Il n’y a qu’une race, l’Humanité".
Lors de la visite ministérielle en présence de nombreux élus locaux, François Bayrou, président de la communauté d'agglomération, était absent.

La victime a été hospitalisée dans un état "très critique"

Agée de 79 ans,
la vieille dame a reçu plusieurs coups de couteau à la gorge et au thorax. "L’état de santé de la victime s’est amélioré dimanche", a indiqué Mme Gensac. 
Cette dame vivait dans le même immeuble qu’un groupe de migrants dont le présumé auteur des faits. Ils étaient pris en charge par une association de bénévoles d’Oloron-Sainte-Marie.


La gendarmerie a été alertée par trois autres réfugiés alors présents sur les lieux. Le suspect, souffrant apparemment - et a priori - de troubles psychiatriques, a été placé en garde à vue et devait être présenté dimanche à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen. 

Hasard du calendrier,
une manifestation était organisée dans la commune à l'initative de l'association "Sans armes, combattons la violence" créée par trois Oloronains dont Marie Essimi, dont le fils a été roué de coups lors d'une soirée, en janvier dernier. 

Le migrant a été mis en examen ce dimanche, pour "tentative de meurtre sur une personne vulnérable".
Mais aussi pour "violences aggravées sur les forces de l’ordre", lors de son interpellation vendredi à Oloron-Sainte-Marie. 

La procureure de la République a précisé que, contrairement aux premières affirmations de la presse, l'individu "ne présente pas de troubles psychiatriques susceptibles d’entacher sa responsabilité pénale".

L’hypothèse terroriste n'est pas retenue.

jeudi 26 novembre 2015

L' "émir blanc", "réfugié" de Syrie et naturalisé, placé en garde à vue

Que reproche-t-on au si gentil et accueillant Olivier Corel ?

"L'émir blanc" de la filière d'Artigat en Ariège est un salafiste français d'origine syrienne.
 

Prêcheur radical en habits de "baba cool", il est revenu à la mémoire de la police. Olivier Corel, dit "l'émir blanc",  était visé ce mardi 24 novembre par une perquisition administrative. Sans lien direct avec les attentats de Paris, cette opération était cependant conduite par d'importantes forces de police et de gendarmerie.  En fin de journée, il a été placé en garde à vue pour "détention illégale d'un fusil de chasse classé catégorie D". 

Mais qui est-il exactement et surtout que lui reproche la justice? Il a notamment été le mentor de plusieurs djihadistes français, comme les frères Merah ou Fabien Clain, qui a revendiqué au nom de Daesh les attentats du 13 novembre à Paris.  

Olivier Corel est un parfait Français de 69 ans.
Né en Syrie, à Homs, un des épicentres de la Révolte syrienne de 2011-2012 (d'abord connu comme carrefour contrebandier, notamment pour la drogue et les armes et connaît une criminalité importante), il s'appelle en fait Abdel Ilat al-Dandachi. Il a été naturalisé après dix ans en France, en 1983, dans les années Mitterrand, bien que notoirement Frère musulman. L'homme réside actuellement dans le hameau de Lanes de la petite commune d'Artigat  -600 habitants-, au sud de Toulouse, dans l'Ariège (PS)Il vend notamment des poteries et des fripes sur les marchés locaux, porte une barbe longue et des bottes en plastique qui le feraient plutôt passer à première vue pour un "baba cool" que pour un prêcheur radical. 

Un salafiste prêcheur de haine 

Ce salafiste n'a pas eu à passer par la Grèce, mais c'est un "réfugié" qui a bénéficié de l'asile politique en France. Ses voisins le décrivent comme "un homme discret, affable, très poli et souriant," même s'il "ne sert pas la main aux femmes", glisse BFMTV. Apprécié dans la commune, il serait "très serviable" et donnerait souvent "des coups de main pour des travaux". Le grand-père parfait...
Mais ce sexagénaire bien sous tous rapports dissimule un imam salafiste aux prêches très radicaux. Baptisé "l'émir blanc", Olivier Corel est réputé proche des Frères musulmans. Il a un temps dirigé l'association des étudiants islamistes de France avant de fonder sa communauté islamiste à Artigat, en 1987. C'est dire que son orientation ne pouvait avoir échappé aux services du renseignement. 
Il est devenu peu à peu l'une des figures connues de l'islam radical en France, et a reçu chez lui de jeunes salafistes des cités toulousaines, les enjoignant à faire le djihad et à se rendre dans des écoles coraniques. 
Parmi ses disciples, plusieurs djihadistes français, comme les frères Merah ou les frères Jean-Michel et Fabien Clain. La voix de ce dernier, converti d'origine  toulousaine et parti rejoindre les rangs de l'organisation Etat islamique, a été identifiée par les enquêteurs dans un enregistrement revendiquant les attentats de Paris et Saint-Denis du 13 novembre dernier. 

Qui est encore Olivier Corel, aka. "l'émir blanc" ?
OLIVIER COREL
Ce gourou joue sur du velours avec les handicapés de la vie

Ce Franco-Syrien soupçonné d'endoctriner de jeunes musulmans et de les inciter au djihad, a été le mentor de Mohamed Merah ou des frères Clain, qui auraient revendiqué les attentats du 13 novembre au nom de l'État islamique (EI). 

"Je ne suis ni imam, ni chef, ni rien de tout ça", s'est défendu Olivier Corel devant le tribunal de Foix (Ariège), qui l'a condamné à six mois de prison avec sursis pour détention d'un fusil de chasse ce mercredi 25 novembre. Il devra en outre prévenir de tout changement dans sa situation personnelle et informer le juge d'application des peines de tout déplacement à l'étranger, avec nécessité d'obtenir une autorisation. Enfin, il s'est vu interdire la détention d'une arme pendant cinq ans. 

Mentor présumé de Merah et des fères Clain 
La justice s'intéresse à lui de loin en loin depuis de nombreuses années 
Celui qu'on surnomme "l'émir blanc" est en effet soupçonné, depuis des années, de faits plus graves qu'un port d'armes sans permis. Cet homme, né Abdel Ilat al-Dandachi, quitte la Syrie en 1973 pour venir faire des études en France. Il préside alors l'Association des étudiants islamiques de France. Il est naturalisé français en 1983 et prend le nom d'Olivier Corel. Il s'installe alors à Artigat (Ariège), petit village de 500 habitants, et vend poteries et fripes sur les marchés locaux. 

Proche des Frères musulmans, dès 1987, il fonde une communauté religieuse où il prêche la parole salafiste et Olivier Corel apparaît en 2003 sur les écrans radars des services de renseignements. A cette date, "la cellule d'Artigat" à laquelle il appartient est soupçonnée d'envoyer des djihadistes en Irak pour combattre l'armée américaine, note Libération. Le maire est alors un Divers gauche, comme peut l'être un Christian Troadec, à Carhaix... 
La filière d'Artigat "tombe" en décembre 2006, quand, Sabri Essid, le "demi-frère" de Merah et un converti albigeois, Thomas Barnouin, sont interpellés par la police syrienne alors qu'ils tentaient de faire passer des combattants en Irak. Quelques semaines plus tard, un coup de filet est mené dans les milieux de l'islam radical toulousain.
 Mis en examen, il bénéficie d'un non-lieu 
Dans les années 1990, il compte parmi ses disciples les frères Jean-Michel et Fabien Clain. Ce dernier, dont la voix a été reconnue sur la revendication des attentats du 13 novembre, est parti rejoindre les rangs de l'EI.  Réunionnais de 37 ans, il s'est récemment converti à l'islam et radicalisé avec un groupe de jeunes salafistes toulousains.

"L'émir blanc" est alors interpellé avec plusieurs "disciples" et mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". La sanction tombe en 2009: cinq ans de prison pour Clain, Essid et Barnouin. Corel, lui, bénéficie encore d'un non-lieu.

Quelques années plus tard, la maison d'Olivier Corel accueille aussi régulièrement Mohamed Merah, l'auteur des tueries à Toulouse en 2012 (sept morts), ainsi que son frère Abdelkader et sa soeur Souad.
  
En novembre 2014, Olivier Corel est une nouvelle fois interpellé, cette fois dans le cadre de l'affaire Merah. Placé en garde à vue, il est finalement remis en liberté, la justice ne possédant pas suffisamment de preuves pour le poursuivre. Depuis, il semblait vivre paisiblement dans sa maison du hameau de Lanes.

Toujours à la marge du droit mais jamais condamné auparavant
"L'émir blanc" est mis en examen en 2009, mais obtient un non-lieu. En 2014, il est placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Merah relative aux tueries djihadistes de mars 2012 à Toulouse et Montauban, qui ont fait sept morts: trois militaires dont un de confession musulmane et quatre civils, dont trois enfants d'une école juive. Là encore, il ressort libre. Après sa condamnation ce mercredi, son avocate dénonce une "procédure exceptionnelle". "On a l'impression qu'il fallait coûte que coûte quelque chose contre Corel", polémique Me Anne Pontacq. L'émir semble pourtant avoir longtemps bénéficié du laxisme des juges: 42 ans... 

Pourquoi possédait-il ce fusil ? Olivier Corel a d'abord indiqué aux enquêteurs qu'il l'avait acheté lors d'une foire. Et puis, au tribunal, il a changé de version. Sans conséquences. Il s'est tout à coup "souvenu" qu'elle se trouvait, avec quelques munitions, dans la maison à Artigat lorsqu'il s'y est installé, en 1986, et a admis ne l'avoir jamais déclarée. "Je l'ai utilisée pour tirer les lapins qui mangeaient mes salades", explique-t-il, sans même faire sourire le juge et s'étonnant que cette arme "n'ait pas intéressé les forces de l'ordre" lorsqu'elles ont perquisitionné son domicile en 2007, 2012 et début 2015.