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lundi 6 avril 2020

Tuerie de Romans-sur-Isère: ce n'est pas le réfugié soudanais, mais l'attaque, qui a fait deux morts, nuance...

Rhétorique de l'AFP: cherchez les déséquilibrés ! 

Selon l'AFP, c'est "l'attaque au couteau" qui a fait deux morts: l'agence admet néanmoins que cette attaque était menée par "un réfugié soudanais" armé d'une arme blanche...


couteau-sanglant
Illustration Mediapart
Ce Romanais comme les autres n'est responsable de rien : déjà que le tueur n'est  pas un assassin, mais un "assaillant", nuance, il est désormais une innocente victime du... confinement. Les psy (-chologues et -chiâtres) ont jugé bon de mettre le sujet "sur la table"... Sel sur leurs plaies béantes, les morts égorgés et les blessés éventrés ne sont que des victimes collatérales: la faute à pas de chance? 

Et, à l'AFP, les manipulateurs de la langue sont sans limites: le réfugié soudanais est-il, oui ou non, un terroriste? 
Non, juste une personne "aigrie"! Maintenant le réfugié n'est plus un "déséquilibré", car les "éléments de langage" tombés d'en haut ont fait muter cette excuse et produit cette variante inédite, créant un risque léger : si tous les confinés sont des "aigris" potentiels, chacun d'entre nous peut tuer le premier venu dans la rue... Raison de plus pour rester à la maison! Avec une réserve: interdiction absolue aux Européens d'égorger le mahométan qui passe. Non seulement c'est de l'islamophobie, mais c'est du racisme, puisque, si vous ne le saviez pas, la religion est un fait de racialité. Ca n'existe pas? Mais si! Comme le tueur par "aigreur".

Mieux, si cet ami de la France et des Français crie "allah akbar", couteau au poing, c'est pure aigreur de confiné ! 
La rhétorique d'Etat diffusée par l'AFP va-t-elle prendre encore longtemps les Français pour des billes ? 
Tout est possible en matière de détournement du langage: c'est ainsi qu' "on voit bien" (et "clairement", chez les malades de la rhétorique appliquée au floutage, "en même temps" que les politiciens revendiquent une politique de transparence), la France n'a plus de "problèmes", elle n'a que des "problématiques" et même, pour toujours plus de cette transparence, des "sujets", qu'elle n'"étudie" d'ailleurs pas, puisqu'elle les "regarde" si toutefois ils viennent malencontreusement "sur la table".  
Rien ne donne à penser au lecteur qu'il s'agit d'un attentat islamiste


La presse relaie les témoignages 
d'hurluberlus
 

Imaginez que les réseaux sociaux l'assurent, Abdallah Ahmed-Osman, 33 ans, le fanatique au couteau de Romans-sur-Isère (Drôme) a eu un coup de mou samedi 4 avril, mais aussitôt les 'fact-checkeurs' de la presse (qu'on ne mène pas en bateau) n'en feraient qu'une bouchée : 
Le couteau sanglant n'avait ni la longueur ni la largeur requises pour que le mot soit approprié et admissible, exception faite de celui volé au boucher, encore que, s'il était bien fait d'un métal adéquat, il n'était pas, le second, du moins, répertorié sous la nomenclature n°PP200ZZ123 établie le 12 janvier 2015 par les autorités assermentée compétentes. En conclusion, il n'a pas pu y avoir à proprement parler d'assassinats. Les victimes sont mortes ont perdu la vie. Et (j'oubliais), ces twittos sont des complotistes d'extrême gauche, pardon, droite.
Or, les organes de presse qui les paient lâchent que des témoignages  - rapportés par une source proche de l'enquête ! - certifient que l'"assaillant" était "aigri" par le confinement et tout le monde ferme sa bouche à Libération, au Monde et au Parisien. Et BFMTV, mais ça va de soi : si ce n'est Neumann, c'est donc Barbier... 

"Depuis quelques jours, il ne se sentait pas bien à cause du confinement" mis en place contre l'épidémie de Covid-19, 
Des témoins [flou artistique, mais dignes de foi : son coloc et son cousin du côté de sa maman, une femme qui disait bien toutes ses prières] ont rapporté ce mal-être aux enquêteurs, qui ont aussitôt consigné cet indice, selon cette source [au fait, c'est laquelle? Sans intérêt: le "secret des sources" permet de tout dire et n'importe quoi. Mais attention, seulement si vous avez la carte de presse qui donne aussi droit - outre le droit à l'arrogance du décrypteur et analyste "pour vous aider à  comprendre l'actualité" et  à un abattement fiscal de 7.650 euros, pour bons et loyaux services].
Qui a décrété le confinement? Macron? Alors, ne cherchez plus, l'auteur de la tuerie est à l'Elysée.

"Il était assez aigri de la situation", selon ces témoignages "concordants" [si ça peut donner du crédit aux sottises], rapportés de même source [l'apport des bretelles à la ceinture ne peut pas nuire]
Mais on ne saura encore rien de ces témoins et pas davantage de la source dont on nous rebat les oreilles. Pas de quoi critiquer ces media qui nous baladent et ne supportent pas la critique.

Trois personnes ont été placées en garde à vue dans les heures qui ont suivi l'attaque au coeur de Romans-sur-Isère. Car l' aigri" a parcouru le centre de la ville en distribuant des coups de couteau et a pu pénétrer dans une boulangerie et aussi une boucherie. 
A-t-il entendu la voix d'Allah de Macron exhortant à rester à la maison? A-t-il estimé que les inconscients devaient être châtiés et privés de la vie ? En entendant la sentence du préfet Lallement qui juge que les patients en réanimation n'ont que ce qu'ils méritent après avoir enfreint les consignes gouvernementales de confinement face au coronavirus, le Soudanais a-t-il répondu à son appel à une justice divine? Il n'a fait que son devoir de citoyen, comme d'auxiliaire de la police et sera décoré des mains de Castaner de la l'Ordre du Mérite, place Beauvau...
Deux innocents sont morts dans cette "attaque" [l'enquête est confiée à la Brigade antiterroriste, mais parler d'"attentat" n'est pas politiquement correct], et deux autres blessées, sont en soins intensifs mais dans un état stable. Une troisième personne est en salle de réveil et deux ont quitté l'hôpital, a indiqué dimanche matin une source proche de l'enquête. L'air de rien ont est passé de deux (dans les titres des journaux) à cinq victimes.

Plusieurs gardes-à-vue

Outre l'"assaillant", une de ses connaissances et un autre homme de nationalité soudanaise ont été interpellés. 

L'auteur de l'attaque [ça s'appelle une périphrase pour ne pas choquer les âmes sensibles de la diversité prompte à se mettre en colère et à mettre le feu aux écoles et bibliothèques, hauts-lieux de la culture occidentale honnie] a obtenu le statut de réfugié - politique, économique, sanitaire ou écologique? - le 29 juin 2017 et un titre de séjour de dix ans en juillet de la même année. Il est inconnu des services de police ou de renseignement français ou européens, après trois ans, comme Macron, selon le Parquet national antiterroriste (PNAT) qui a ouvert samedi une enquête notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Les premiers éléments de l'enquête sur Abdallah Ahmed-Osman "ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur", de même source. 
Une source proche de l'enquête rapporte que l'assaillant [suspect de terrorisme et présumé innocent de cinq agressions devant plusieurs témoins "au sein" de Romans-sur-Isère] a dit "ne pas se souvenir de ce qui s'est passé". Son audition avait été un peu retardée parce qu'il était très agité après son interpellation. Une expertise psychiatrique est prévue dimanche. Et même pas une petite cellule psychologique ouverte à la population?

Lors d'une perquisition à son domicile ont été retrouvés "des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes - le réfugié demandeur d'asile ? - se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants", selon le PNAT, "a priori" écrits par lui.

Le Parquet antiterroriste a été saisi, ce qui n'est pas commun pour de simples aigreurs...


dimanche 5 avril 2020

Coronavirus : Olivier Véran confronté au "tri" des malades handicapés 

Si le ministre "ne peut l'imaginer", "en même temps", il existe 

La pénurie crée-t-elle des priorités et oblige-t-elle à des choix ? 

Hong Kong: trouver un masque, mission impossible quand on est ...
Les personnes en situation de handicap, comme les personnes âgées, sont-elles sacrifiées? 
Le ministre de la Santé assure n'avoir pas "envisagé" qu'une telle possibilité puisse exister et c'est à craindre, puisque les remontées des associations sont tragiques.

Le milieu associatif et médical a informé le ministre qui ne peut plus s'étonner plus longtemps d'une telle pratique et il a d'ailleurs réagi samedi à des inquiétudes exprimées par les familles, mais aussi des constats : des personnes handicapées qui ont contracté le Covid-1se sont vu refuser des soins hospitaliers. La priorité des soins aurait été accordée aux valides.

Olivier Véran ne rassure pas les familles et soignants

dessins humoristiques - Direction Territoriale APF Lorraine Nord
Véran, lequel des trois?
Les personnes atteintes de handicap "doivent bénéficier des mêmes soins que le reste de la population," a indiqué, samedi 4 avril, le ministre de la Santé, qu'on n'imagine pas disant le contraire.
Il ne confirme pas qu'aucun cas de mal-traitance n'a été signalé, ni des sacrifices humains. Ce médecin passé à la politique ose faire de la rhétorique - seul domaine où excellent les macroniens  - sur un sujet aussi sensible. 
S'il n'est pas cash comme peuvent l'être la menteuse assumée Sibeth Ndiaye ou le préfet de police Lallement confirmant qu'il n'est "pas dans le camp" des Français, il refuse même d'"imaginer" un "tri" des patients atteints de coronavirus, lors d'une conférence de presse. "Je ne peux pas imaginer que cette pratique existe", a barjaqué le ministre, qui s'exprimait par visioconférence avec la secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel. Le saviez-vous?

A eux deux, ils se sont exprimés en termes généraux pour esquiver le sujet

Le milieu associatif et médical a exigé que les personnes en situation de faiblesse - notamment handicapées - ne soient plus confrontées au refus de soins hospitaliers, du fait de leur handicap, si elles contractent le Covid-19.
"Le handicap ne doit pas [!] être un critère de refus de soins, que l'on parle d'une hospitalisation simple ou d'une réanimation."

Mais il polémique en pointant les citoyens vigilants.
"Je réagis ainsi à une polémique qui s'est faite jour, suite à la publication interne au sein d'une Agence régionale de santé, ARS, de documents qui émanaient d'une société française et qui auraient pu laisser penser que la présence d'un handicap psychique ou d'un handicap cognitif puisse constituer un frein à l'admission en réanimation de malades du Covid-19", a développé à perte de vue Olivier Véran.

Véran vilipende les  lanceurs d'alerte. 
Alerte urgence, Arrêtons de fuir les personnes handicapées ...
Des "remontées de terrain" inquiétantes sont mal venues. Arnaud de Broca, président du Collectif handicaps, avait joué son rôle en faisant état vendredi de "remontées de terrain" nourrissant sa "forte inquiétude".

Un médecin du Grand Est, qui a requis l'anonymat, avait également exprimé par e-mail son indignation qu'un hôpital de proximité jugeait "nécessaire d'adopter une stratégie de prise en charge proportionnée", pour "maximiser les chances de survie des résidents pouvant potentiellement passer un cap", et "accompagner" - joyeuseté de la rhétorique et de la transparence -  (sans hospitaliser) "celles ou ceux qui malheureusement [compassion de Tartuffe]  ne le passeront pas".
Bilan : l'emploi de Cluzel n'est pas fictif et Véran "envisage" de continuer ?

mardi 20 juin 2017

Jungle de Calais: des migrants illégaux provoquent la mort d'un conducteur de camion

"Un accident provoqué par un barrage de migrants illégaux cause la mort d'un conducteur de camion sur l'autoroute A16"

C'est ce que vous ne lirez pas dans les media

"Le conducteur d'un camion est mort dans la nuit de lundi à mardi dans un accident provoqué par un barrage de migrants sur l'autoroute A16", écrit en effet l'AFP, reprise en boucle par les journalistes en salle de presse, copieurs-colleurs et donc paresseux, mais qui revendiquent néanmoins l'étiquette de "presse de qualité". En charge de la diffusion des éléments de langage gouvernementaux, l'agence fait aussi de la rhétorique et privilégie ainsi la conséquence sensationnelle ("une première dans le Calaisis depuis le début de la crise migratoire en 2014") contre la cause plus sujette à polémique dérangeante pour le pouvoir qui refuse le débat sur les migrants clandestins.

Dans le style sensationnel, un "détail" important est également  évacué.
Qui est l'"auteur" de l'accident ? "Le conducteur d'une camionnette immatriculée en Pologne a percuté vers 03h45 l'un des trois poids lourds bloqués par ce barrage artisanal [sic] sur l'autoroute A16, à hauteur de Guemps, à 15 km de Calais, selon l'AFP. 
Photo published for Un barrage sur l’A16 tourne au drame : un chauffeur décédé

Cette fois, la conséquence est trop horrible. "Son véhicule s'est alors embrasé, a indiqué la préfecture dans un communiqué." L'AFP ne précise pas que le conducteur a péri calciné dans le brasier...
L'identité du conducteur n'a pu être encore déterminée, "compte tenu de l'état du corps", a précisé - avec une honorable pudeur - "la préfecture qui n'a pas souhaité faire davantage de commentaires"...
"Mort du conducteur d'une camionnette en marge d'un barrage de migrants, circulation coupée sur l'A16, [...] dans l'un des ralentissements provoqués par des migrants" selon francetvinfo. La marge est plus mortelle qu'un barrage, lequel ne provoque qu'un simple ralentissement... 
Parce que la France repentante a un passé colonial avec l'Erythrée ?

Le barrage criminel est évoqué une nouvelle fois, incidemment.
Neuf migrants de nationalité érythréenne ont été interpellés dans l'un des poids lourds bloqués par le barrage et placés en garde à vue. De source policière, ils sont poursuivis pour "homicide involontaire", "entrave à la circulation" et "mise en danger de la vie d'autrui". La PJ a été saisie de l'affaire.

L'autoroute a alors été fermée et une déviation a été mise en place, qui était saturée tôt mardi matin.
Elle a rouvert à 07h00, sur une file dans le sens Dunkerque-Calais, une fois le corps du chauffeur et le premier poids-lourd dégagés. La circulation a été rétablie depuis plus longtemps dans l'autre sens.

La presse en salle de presse n'avait pas été informée du retour des migrants...

L'indécent parti-pris de l'AFP.
L'installation de barrages artisanaux dans le Calaisis, principalement la nuit, par des migrants désespérés afin de ralentir des camions en partance pour l'Angleterre et de tenter de se cacher à l'intérieur, était quasi-quotidienne lorsque la "Jungle", qui s'était formé au printemps 2015, dans la foulée d'un retour d'une forte présence de migrants [illégaux] en 2014, existait encore. 

Quand ça reprend, peut-on vraiment dire que ça a cessé ?
Cette pratique avait cessé avec le démantèlement du bidonville en octobre 2016, mais elle a progressivement repris depuis fin mai et le retour marqué des migrants dans le Calaisis. Alors qu'ils étaient principalement érigés sur la rocade portuaire du temps de la "Jungle", désormais ultra-sécurisée, ils sont aujourd'hui cependant pour l'essentiel concentrés sur l'autoroute.

Ainsi, dans la nuit de dimanche à lundi, vers 04h00, des réfugiés avaient une nouvelle fois créé un barrage ["artisanal" ?] de troncs d'arbre et de branchages, à peu près au même endroit que la nuit dernière sur l'autoroute A16 à hauteur de l'échangeur 49/50, selon la préfecture du Pas-de-Calais. Il avait "rapidement été retiré par les policiers et les agents de la DIR" et un poids lourd avait "fait l'objet de jets de pierres". 

Entre 400 migrants, selon la préfecture, et 600 selon les associations, vivent aujourd'hui à Calais et dans ses environs dans des conditions précaires, toujours dans l'espoir de rallier l'Angleterre.
Les Britanniques ont envahi et conquis l'Erythrée (en même temps que l'Éthiopie), à partir de janvier 1941. L'Erythrée a acquis son indépendance en mai 1993 et apporte aujourd'hui son soutien aux insurgés islamistes qui combattent l'invasion de l'armée éthiopienne. Les Chrétiens (orthodoxes) érythréens sont 50%, à parité avec les musulmans sunnites.
Enfin, un différend territorial oppose par ailleurs l'Érythrée à Djibouti sur sa frontière sud depuis 2008. Un traité de paix et d'amitié perpétuelle avait lié ce territoire à la France sous Napoléon III. Or, restée sous tutelle française jusqu'en 1977, Djibouti est indépendante. Au début de 2011 des manifestations inspirées par le Printemps arabe secouèrent le pays quasi-totalement de population musulmane.

Pour faire face à cette augmentation, et éviter "tout point de fixation", le ministre branlant de l'Intérieur,
Gérard Collomb, avait annoncé début juin l'envoi à Calais de "trois unités supplémentaires de forces mobiles, soit plus de 150 policiers et gendarmes", pour "réprimer les atteintes à l'ordre public et lutter contre les filières de passeurs". Mais leur acheminement a dû être entravé par un "barrage artisanal"...

"M. le président, faites cesser ces violences envers les migrants"... 

Des personnalités [sic] signent une lettre ouverte à Macron !
Et les signataires sont : l'acteur Omar Sy, la chanteuse Christine and the Queens et les réalisateurs Laurent Cantet et Céline Sciamma qui ont signé ce courrier, publié sur le Bondy Blog, hébergé à partir de 2007 par le site du quotidien gratuit 20 minutes, puis par Yahoo! France et depuis janvier 2015, par Libération, co-propriété de Patrick Drahi qui détient d'autres organes de presse tout aussi "indépendants", le groupe L'Express (L'Etudiant L'Expansion, L'Entreprise ou Lire et SFR et BFMTV).
 
Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont au second tour de la présidentielle.
Figurent également l'altermondialiste Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), ainsi que des associations humanitaires, dont Médecins du Monde, laquelle, dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle de 2017 a co-signé avec des ONG et des associations (dont Aides, Attac, Emmaüs, Greenpeace, Ligue des Droits de l'Homme, SOS Racisme, WWF) une tribune politique appelant à faire barrage à la candidate FN.

samedi 1 août 2015

Libération inquiet: "L’exécutif réussira-t-il un jour sa com' estivale ?"

Le chômage, cadet des soucis de ses actionnaires, les hommes d'affaires Niel, Pigasse et Bergé

Le changement, c'est le tout-communication

La rhétorique, c'est bien beau, mais la compétence, ce serait mieux.
Cette semaine, le gouvernement a enchaîné trois couacs en cinq jours, "nimbant" à nouveau son action d’un "halo" de brouillon, selon les termes ambigus de Laure Bretton, journaliste de Libération.

"Tout avait pourtant bien commencé", assure-t-elle, un B.A.BA de la communication politique estivale, exécuté "avec maestria". Lundi, premier jour de la dernière semaine de juillet, François Hollande sacrifiait à la rituelle rencontre avec les soldats du feu: c'est toujours mieux que les chrysanthèmes, mais non moins obligé, comme le suggère d'ailleurs sa groupie, parmi trop d'autres, rue Béranger. Des centaines d’hectares partis en fumée en Gironde, une pinède menacée dans le Var et le chef de l’Etat, dans ses habits [un babygro] de "président protecteur", appelait ses concitoyens à lutter contre la "négligence" et la "bêtise" qui sont trop souvent à l’origine des incendies. Zéro faute, sur des sujets émotionnels à souhait. Les catastrophes naturelles sont le domaine de prédilection de Pépère; l'économie, beaucoup moins ! 

Mais Hollande est toujours rattrapé par son incompétence, "nimbant à nouveau son action d’un halo de brouillon", voire plombant ses échecs d'une masse de mensonges".
François Hollande a salué "la reprise" économique depuis l'usine PSA de Trémery en Moselle, mais "qui croit encore aujourd'hui ce que dit M. Hollande ... Qui peut douter que M. Hollande a une spécialité, mentir", a souligné sur France 3 le prédécesseur de Hollande à l'Elysée. La conjonction astrale de la baisse des taux, de l'euro et du pétrole (grâce au gaz de schiste américain!) -qui ne devraient rien à sa politique- laissaient entrevoir une année 2015 plus favorable à la croissance, selon les milieux gouvernementaux. Qu'en est-il en fait?Rebsamen doit maquiller les chiffres du chômage pour donner raison à son patron !

L. Bretton devrait lire Mediapart ! 
"Décidément, cela ne va pas dans la tête de Hollande, là où l'on pourrait croire qu'existe un sens moral propre à tout être humain et qui disqualifie le mensonge," ose écrire le site trotskiste, qui dénombre trois des mensonges de l'homme politique, énormes. 
Premier mensonge de l'élu, sur la base d'un projet qui se voulait encore socialiste et impliquait d'abord une lutte contre les "riches" et la finance, ouvertement déclarée au Bourget. Or, son programme actuel, dont son pacte de responsabilité qui fait la part belle aux patrons, n'est qu'un vaste reniement. 

Deuxième mensonge, inadmissible chez un dirigeant de haut vol censé être doté d'un minimum de culture politique. Il a qualifié de "social-démocrate" le tournant qu'il a opéré, alors qu'il sait très bien qu'il s'agit d'un tournant "social-libéral", voire carrément libéral. Déjà Blum se déclarait marxiste et même partisan de la dictature du prolétariat, son parti l'est demeuré, au moins dans son programme... ce qui a permis que souvent, au siècle dernier, des ententes se nouent entre la SFIO d'abord, puis le PS, et le PCF, grâce en particulier à l'optique clairement anti-capitaliste du programme commun des années 1970. Or Hollande adhère désormais sans scrupule au capitalisme, au sein d'une Europe qui l'y pousse. Voilà un socialiste qui ne croit plus au socialisme et une politique de gauche qui l'a pourtant fait élire.

Enfin, sa toute récente référence à Jaurès à Carmaux laisse sans voix. La phrase citée est juste, le socialisme étant selon ce dernier "la République achevée", c'est-à-dire aboutie, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les excuses jusqu'à la fin des temps. "Il est vrai que notre président n'a pas la dimension intellectuelle d'un Jaurès (et est-il entouré de dirigeants ayant une dimension autre que politicienne, j'en doute). Mais il est au moins capable de savoir ce qu'il en est et, du coup, d'avoir conscience qu'il ment", accuse Yvon Quiniou.

"Je parle, donc je fais"
Pas de mensonges utiles chez Hollande: c'est à une manipulation idéologique du peuple sous l'influence de son Patrick Buisson qu'il a logé à Matignon. Le mensonge, dans ces trois cas, non seulement constitue une faute morale indigne d'un homme d'Etat, mais, comme l'a dit Camus, en nommant mal les choses, il "augmente le malheur du monde". Laure Bretton, entends-tu ?

Depuis 2012 - l’été meurtrier de référence pour le néo-président par défaut, avec la médiatisation gênante de son avion foudroyé par l'orage et contraint de rentrer à Paris, ou sa tournée des plages, escorté de Valoche, en sursis de répudiation -, on aurait pu penser qu’il avait appris de l'expérience pour ne pas se vautrer en conclusion d'une nouvelle année de déconvenues pour les Français et partir  en vacances sur de meilleures bases: "tenir son camp, maîtriser sa com et ne pas tendre de bâton à la droite". Car selon la socialiste de Libération, l'essentiel est dans l'apparence, le futile et le politicien. A noter que, selon les caricaturistes de Libé, la méchante opposition ne se situe pas à l'extrême gauche et surtout pas sur l'aile gauche du PS, enfouie dans les sables de la plage...
Manuel Valls petit-déjeune - dans l'allégresse - avec la presse :
Montebourg offrait déjà les croissants aux syndicalistes
manifestant sous sa fenêtre !
Raté ! Hollande n'en manque pas une

Modifier l’outil statistique de mesure du chômage quand le pays a la tête ailleurs, plage ou montagne, a évidemment conduit à des accusations de tour de passe-passe politique au moment même où le président répétait qu’il ne serait pas candidat en 2017 sans "baisse crédible et durable" du nombre de demandeurs d’emplois, admet la petite bourgeoise féministe du Marais, en premier mensonge au ras des pâquerettes, à la différence des idéologues de Mediapart. 

Ne pas caler d’éléments de langage avec un ministre connu pour sa proximité avec le chef de l’Etat et ses convictions de cumulard a permis à François Rebsamen de prendre l’Elysée de court en clamant son envie de garder son portefeuille du Travail tout en redevenant maire de Dijon. 

Et laisser l'électron libre Taubira, ministre de la Justice, annoncer une "déjudiciarisation" du défaut de permis de conduire, n'est-ce pas afficher son incompétence au mur des cons du camping ? Une "réforme pourtant intelligente," selon Bretton dont la canicule accable le cerveau, la veille du chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens. En fait, une provocation qui a sorti "la droite de sa torpeur estivale, ravie d’entonner son plus ancien refrain contre la gauche : sus au laxisme. Pavlovien. Mais évitable." Ne l'eût-elle fait, Taubira aurait-elle offert d'y renoncer? Pour mieux lui "enquiller" quelques corps étrangers ensuite, à la faveur d'un vote de sa réforme de la justice par les godillots de l'Assemblée ?   
VOIR et ENTENDRE comment la journaliste de Libération, Laure Bretton (ci-dessus), positive pareillement les velléités du gouvernement quels que soient les sujets abordés, tout en accablant systématiquement l'opposition:
 

dimanche 19 avril 2015

Impopularité : rien ne semble pouvoir arrêter la chute de Hollande et Valls

Le tandem recule encore de 4 et 5 points

L'AFP se fait de plus en plus laconique et... Libération aussi !

Si seulement il avait les mains dans le cambouis !
Le nombre de lignes de ses dépêches se réduit comme peau de chagrin.

La cote d'impopularité de François Hollande a reculé de quatre points, à 79% de mécontents en avril, et celle de Manuel Valls de cinq, à 60%, selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche (JDD).

De 29% de "satisfaits" en janvier, la cote du président de la République est tombée à 24% en février, 25% en mars et 21% en avril.
Après un sommet de 61% de satisfaits en mai 2012 lorsqu'il arrive au pouvoir, le chef de l'état verra sa popularité s'éroder au fil des mois pour atteindre l'indice le plus bas en novembre 2014 (13% de satisfaits), avant de remonter à 29% en janvier de cette année, à la faveur des attentats islamistes par des djihadistes français contre Charlie Hebdo et l'Hyper casher de Vincennes. S'ils étaient électeurs de Hollande, ils ne peuvent plus désormais compter au nombre de ses fanatiques, pourraient expliquer les deux faces de lune du pouvoir socialiste, Pruneau Le Roux et Michou Sapin.

S'il suffisait au colérique Valls d'apparaître une main dans la poche


Le premier ministre tente de paraître moins stressé et violent
et  se donne désormais des airs décontracté et souriant! Mais son comportement a profondément imprégné son image. En avril, il ne réunit plus que 40% de satisfaits contre 45% en mars, selon l'agence de presse à la botte, pour ne pas dire que 60% des sondés en ont ras le bol de ses airs graves, voire de ses crises, comme du manque d'efficacité de sa politique et de sa rhétorique mensongère.
 
 
Que cache cette raideur
de la main gauche de Valls ?
Sa courbe d'impopularité colle désormais à celle du chef de l'Etat
Manuel Valls perd en effet 13 points entre janvier (53% de satisfaits) et avril (40%).

L'enquête a été menée -sans date- auprès d'un échantillon de 1.914 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Cette lacune s'explique-t-elle par le débat en cours sur la loi renseignement controversée ?

mardi 7 octobre 2014

François Hollande, à l'endroit et (surtout) à l'envers

De l'anaphore au palindrome

C'est l'histoire de l'enfariné enfarineur

Les électeurs ne peuvent pas toujours avoir accès à la personnalité profonde de ceux à qui ils ont affaire. Les filtres de la presse militante leur masquent la vue sur ceux qui leur demandent de leur accorder leur confiance, les yeux fermés. D'autant que la presse et la politique spectacle, de JJ. Bourdin à Laurent Ruquier, en passant par Yannick Noah, "déçu et abattu", comme 80% des Français. A y bien regarder, le discernement est incompatible avec l'activité de décrypteur, puisque cette vertu autoproclamée par le milieu s'entretient chaque jour à la brosse à reluire l'a priori et la mauvaise foi, quand ne s'y mêle la malveillance. Les  influenceurs dont la mission consiste à fixer - à partir des éléments de langage du pouvoir - ce qu'il faut penser pour penser bien, sont d'ailleurs les premiers à qui manque la lucidité qu'ils promettent sur leur CV. Plaire pour durer égare le jugement et convaincre le lecteur qu'il ne peut rien comprendre sans intercesseur assure la pérennité du job, comme du système, celui du mâle dominant. 

Toutefois, de la "gauche molle", magistralement incarnée par François Hollande, ils ont forcément fait 
rapidement le tour. Trop tard !
Au moins savent-ils donc désormais à quoi s'en tenir et quel profil il fallait à tout prix éviter. Or, les bifides ont maintenu leur emprise et distillent leur venin à chaque article, chronique ou débat. L'électeur, privé d'emploi et de pouvoir d'achat, tondu et déçu, cherche à quel vertueux se vouer. Et surgissent les témoignages anonymes, les citations tronquées, les déclarations prêtées aux uns ou les propos attribués aux autres, lesquels conduisent à regretter les injures frontales déplorées en 2006-2007 et 2011-2012 mais qui révèlent et déconsidèrent les haineux, violents parce que démunis. Les reptiles à sang froid se glissent et occupent la place, les décrypteurs inoculent le poison à petites doses journalières, endormant la vigilance de l'électeur. Une fois sous influence, il est incapable de se défendre et de démonter les constructions élaborées par les services de communication, ces odieux mercenaires de la manipulation prêts à fourguer leur cam au plus offrant.

Tentons ici de nous ressaisir 

Voici un palindrome qui nous éclaire sur le travail de libération à faire sur soi.
Si l'anaphore remise en usage par le candidat Hollande, le fameux rhétoricien, était en l'occurrence incantatoire, voire orgueilleuse jusqu'à l'obsession ("Moi, président"...), le palindrome, est subtil, quand pratiqué par Charles de Gaulle, lors de la libération de Paris ("Paris ! Paris outragée ! Paris brisée ! Paris martyrisée ! Mais Paris, libérée !" (extrait du discours du 25 août 1944).

C'est un mot (radar ou Laval), une expression telle que "élu par cette crapule" (Marcel Duchamp), une date (21 février 2012) ou un poème qui peut être lu à l'endroit ou à l'envers, de haut en bas ou de bas en haut. 
Mais alors....ils en dissimulent plus qu'il n'y paraît, comme celui-ci consacré au "président" Hollande ("Et dans l'eau", bien sûr). 
Dans notre parti politique, nous accomplissons ce que nous promettons.

Seuls les imbéciles peuvent croire que
Nous ne lutterons pas contre la corruption.

Parce que, il y a quelque chose de certain chez nous:
L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrerons que c'est une grande stupidité de croire que
les mafias continueront à faire partie du gouvernement, comme par le passé.

Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que

la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que 
l'on puisse continuer à gouverner avec les ruses de la vieille politique.

Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que 
soit mis fin aux situations privilégiées et aux trafics d'influence 

Nous ne permettrons d'aucune façon que
nos enfants meurent de faim.

Nous accomplirons nos desseins même si
les réserves économiques se vident complètement.
Nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
vous ayez compris qu'à partir de maintenant,
nous sommes avec François Hollande.


Lire maintenant de bas en haut, en commençant par la dernière ligne et en remontant jusqu'au début... 
C'est surprenant mais, tout compte fait, pas tant que ça !