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dimanche 5 avril 2020

Coronavirus : Olivier Véran confronté au "tri" des malades handicapés 

Si le ministre "ne peut l'imaginer", "en même temps", il existe 

La pénurie crée-t-elle des priorités et oblige-t-elle à des choix ? 

Hong Kong: trouver un masque, mission impossible quand on est ...
Les personnes en situation de handicap, comme les personnes âgées, sont-elles sacrifiées? 
Le ministre de la Santé assure n'avoir pas "envisagé" qu'une telle possibilité puisse exister et c'est à craindre, puisque les remontées des associations sont tragiques.

Le milieu associatif et médical a informé le ministre qui ne peut plus s'étonner plus longtemps d'une telle pratique et il a d'ailleurs réagi samedi à des inquiétudes exprimées par les familles, mais aussi des constats : des personnes handicapées qui ont contracté le Covid-1se sont vu refuser des soins hospitaliers. La priorité des soins aurait été accordée aux valides.

Olivier Véran ne rassure pas les familles et soignants

dessins humoristiques - Direction Territoriale APF Lorraine Nord
Véran, lequel des trois?
Les personnes atteintes de handicap "doivent bénéficier des mêmes soins que le reste de la population," a indiqué, samedi 4 avril, le ministre de la Santé, qu'on n'imagine pas disant le contraire.
Il ne confirme pas qu'aucun cas de mal-traitance n'a été signalé, ni des sacrifices humains. Ce médecin passé à la politique ose faire de la rhétorique - seul domaine où excellent les macroniens  - sur un sujet aussi sensible. 
S'il n'est pas cash comme peuvent l'être la menteuse assumée Sibeth Ndiaye ou le préfet de police Lallement confirmant qu'il n'est "pas dans le camp" des Français, il refuse même d'"imaginer" un "tri" des patients atteints de coronavirus, lors d'une conférence de presse. "Je ne peux pas imaginer que cette pratique existe", a barjaqué le ministre, qui s'exprimait par visioconférence avec la secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel. Le saviez-vous?

A eux deux, ils se sont exprimés en termes généraux pour esquiver le sujet

Le milieu associatif et médical a exigé que les personnes en situation de faiblesse - notamment handicapées - ne soient plus confrontées au refus de soins hospitaliers, du fait de leur handicap, si elles contractent le Covid-19.
"Le handicap ne doit pas [!] être un critère de refus de soins, que l'on parle d'une hospitalisation simple ou d'une réanimation."

Mais il polémique en pointant les citoyens vigilants.
"Je réagis ainsi à une polémique qui s'est faite jour, suite à la publication interne au sein d'une Agence régionale de santé, ARS, de documents qui émanaient d'une société française et qui auraient pu laisser penser que la présence d'un handicap psychique ou d'un handicap cognitif puisse constituer un frein à l'admission en réanimation de malades du Covid-19", a développé à perte de vue Olivier Véran.

Véran vilipende les  lanceurs d'alerte. 
Alerte urgence, Arrêtons de fuir les personnes handicapées ...
Des "remontées de terrain" inquiétantes sont mal venues. Arnaud de Broca, président du Collectif handicaps, avait joué son rôle en faisant état vendredi de "remontées de terrain" nourrissant sa "forte inquiétude".

Un médecin du Grand Est, qui a requis l'anonymat, avait également exprimé par e-mail son indignation qu'un hôpital de proximité jugeait "nécessaire d'adopter une stratégie de prise en charge proportionnée", pour "maximiser les chances de survie des résidents pouvant potentiellement passer un cap", et "accompagner" - joyeuseté de la rhétorique et de la transparence -  (sans hospitaliser) "celles ou ceux qui malheureusement [compassion de Tartuffe]  ne le passeront pas".
Bilan : l'emploi de Cluzel n'est pas fictif et Véran "envisage" de continuer ?

dimanche 15 mars 2020

Macron se retranche derrière les scientifiques et un médecin accable les Français

Jean Rottner, médecin et président de région, lanceur d'alerte  

Le président de la région Grand Est - de ce fait ex-président de Mulhouse Alsace Agglomération et ex-maire de Mulhouse (mais premier-adjoint de la ville) - est également un médecin urgentiste qui se plaint d'une saturation des moyens dans l'un des principaux foyers de contamination en Alsace

Résultat de recherche d'images pour "saturation hopitaux mulhouse"
Les critiques qui s'élèvent contre le rejet de Macron de reporter le scrutin des municipales semblent éloignées des préoccupations de cet ex-président de Mulhouse Alsace Agglomération et ex-maire de Mulhouse (mais premier-adjoint de la ville) sous le coup de la loi du non-cumul - en lien avec la montée de la contamination sur son territoire : président de la région Grand Est à la faveur de la démission de Philippe Richer, il est également médecin urgentiste...

En ce dimanche de premier tour, il suit les tendances sur la participation des électeurs mais ce LR Macron-compatible de 53 ans en a vu bien d'autres et s'inquiète de la légèreté et l'impréparation générale face au coronavirus qui avait pourtant fait assez de dégâts en Chine ou en Italie pour que la France ne le prenne pas de haut comme l'ont fait Macron et Buzyn. "On verra ce soir", souffle-t-il au vu de l'abstention qui s'annonce massive: la participation  se situe sous les 10% en fin de matinée, quelle que soit la sociologie des secteurs.

L'incivisme, "c'est terrible"...

Jean Rottner, président de la région Grand Est, également urgentiste de métier.
"Vous savez, insiste celui qui est aussi urgentiste à l'hôpital de Mulhouse, nous sommes dans l'œil du cyclone depuis le 1er mars. C'est là qu'on a vu arriver les choses. En dehors de l'Alsace, je crois que les Français ne mesurent pas encore ce que cette crise sanitaire veut dire. C'est terrible. Des jeunes qu'il faut intuber de toute urgence, des personnes âgées balayées en quelques heures, des équipes médicales qui arrivent à saturation complète après 15 jours de mobilisation, des gens en pleurs, des plans nationaux, la peur pour soi et pour ses proches... Quand on est dedans, les choses sont extrêmement compliquées", raconte le premier-adjoint au maire de Mulhouse.

La ville a été durement touchée par un foyer de contamination de 2.000 personnes, suite à un rassemblement d'une église évangélique. Elle est passée très tôt en stade 2 renforcé. Rottner évoque une "chape de plomb même si la vie continue". Et la question d'un report des élections est presque une question trop parisienne pour les habitants de la région. "Pour nous, il n'y a pas lieu de débattre. La décision a été prise. Il faut la respecter. Il a été très compliqué pur nous de faire campagne mais ce temps démocratique doit pouvoir se dérouler au mieux", estime l'élu local.

Lors d'une prise de parole conjointe avec Jean-Baptiste Djebbari, Elisabeth Borne a préconisé ce dimanche 15 mars de "renoncer aux déplacements non essentiels", pour limiter le risque de propagation du coronavirus.

Un SMS de l'élu régional à Macron début mars

Résultat de recherche d'images pour "saturation hopitaux mulhouse" est également confronté aux aspects transfrontaliers du Coronavirus, avec des décisions allemandes qui ont été parfois prises de manière "unilatérale". "Il y a plein d'effets induits auxquels on ne pense pas forcément quand on est sur les plateaux des chaînes d'infos. Sur le terrain, les sujets sont éminemment autres", grince le président du conseil de surveillance de l'hôpital, contraint de passer personnellement des coups de fil pour obtenir des masques et d'inventer des solutions au fil d'une crise inédite.

Face à la gravité des événements, Jean Rottner avait immédiatement envoyé un SMS à Emmanuel Macron, dès le début du mois de mars. Il l'avait alerté sur une situation devenue endémique. "Je lui ai dit qu'il y avait une distorsion entre ce que les gens entendaient de la parole publique officielle et ce qui était ressenti sur le terrain par les soignants. J'ai insisté sur le fait que cela n'allait pas être gérable longtemps", 
e-t-il.

En même temps, Rottner se dit frappé par le "calme" et la "patience" des habitants, prêts à attendre des réponses durant plusieurs heures. "Les gens ne sont pas affolés outre mesure mais il est nécessaire de privilégier toujours les messages les plus simples et les plus clairs", conseille-t-il, en notant que l'inquiétude est surtout liée à la saturation des moyens et des équipes. Il n'y a pas plus de places disponibles dans les hôpitaux alsaciens.

Conscient des difficultés et des efforts du gouvernement pour faire face à des événements exceptionnels, Jean Rottner souhaite simplement appeler chacun à la responsabilité. "Les Français doivent prendre conscience de ce qui arrive", conclut-il le président de la région Grand Est.

La situation décrite par Rottner, c'est ce que vivront les Français dans quelques heures.
Merci aux malins qui veulent "que la vie continue" et qui sont allés au théâtre (Antoine) donnant l'exemple de l'irresponsabilité et de l'incivisme...

 

mercredi 13 juillet 2016

Audrey Azoulay recrute la femme de Gaspard Gantzer et Saal retrouve la Culture...

Le ministère de la Culture, une niche 'nauséabonde'

La Culture, un truc de femmes, 

où les brunes n'ont rien à envier aux blondes 

Sauterelle à échasses,
représentante du bon goût
'made in France',
dirait Montebourg
La première des femmes de Hollande à la Culture aura été Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle, de mai 2012 à août 2014 quand elle en fut chassée. On comprendra vite que le poste est subalterne aux yeux du président: ses titulaires peuvent en être chassées sans que le gouvernement n'en souffre, ni la Culture. Sur le site trotskiste payant Mediapart, elle reprochera à François Hollande son échec sur la gestion des hauts fourneaux de Florange, son enfermement dans les institutions de la Ve République, ainsi que la personnalisation de la présidence de la République. Elle fait partie des députés socialistes, dits "frondeurs", mais qui ne réussissent qu'à agacer le pouvoir.

Evincée à son tour, Fleur Pellerin a dit partir "sans amertume" et avant de prendre ses cliques et ses claques, elle a prononcé un discours très politique au moment de sa passation de pouvoirs.
Ministre socialiste en "bleu" de travail...
Fleur Pellerin s'est bien sûr livré à un rapide bilan de 18 mois de présence rue de Valois et un hommage très contrasté à l'exécutif et le moins que l'on puisse dire c'est que François Hollande et Manuel Valls n'ont pas été également traités.
Elle a fait l'éloge des premiers ministres. Elle a d'abord fait part de son "estime immense" pour Jean-Marc Ayrault qui avait proposé son nom en 2012 pour le ministère délégué aux PME. Et de l'actuel, elle dira ensuite: "il y a peu de pays au monde où une enfant trouvée dans les rues d'un bidonville et adoptée dans une famille modeste puisse se retrouver un jour ministre de la Culture. J'ai une gratitude immense, indicible, envers Manuel Valls qui a proposé mon nom au président de la République. Je tiens à lui dire ma reconnaissance et ma fidélité", a déclaré Fleur Pellerin. Mais Valls n'a pas su si c'était du lard ou du cochon de la part d'une ministre aussi controversée à ce poste, elle qui a collectionné les boulettes. On se souvient notamment de l'ignorance crasse mais ravie de la "fashion victim" à propos du prix Nobel français de littérature, Patrick Modiano...
Mais pas un mot pour François Hollande, auquel elle n'a pas fait allusion autrement que comme 'le président de la République': total mépris ! Et Flanby n'a pas été mécontent de s'être fait oublier. 

François Hollande l'a ensuite remplacée par sa conseillère culture, Audrey Azoulay, 43 ans, au ministère de la Culture et de la Communication, le jeudi 11 février, à la faveur du remaniement ministériel. 
La nouvelle locataire intermittente de la rue de Valois, dont la presse assure que le profil a séduit le monde de la culture, n'a jamais exercé de fonctions politiques, mais elle est la fille d'un de ces banquiers que Hollande affectionne, André Azoulay, conseiller du roi du Maroc Hassan II à partir de 1991, puis de Mohammed VI. Diplômée de l'ENA en 2000, dans la même promotion (Averroès, philosophe musulman) que Fleur Pellerin, Audrey Azoulay est magistrate à la Cour des comptes et à la Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France. Reste que sa nomination est mal acceptée par l'Algérie et le président Abdelaziz Bouteflika, où plusieurs officiels algériens dénonça aussitôt une "marocanisation de la vie politique française"
Après une semaine au gouvernement Valls III, elle fait sa première apparition publique, le vendredi 12 février, aux Victoires de la Musique où les intermittents lui ont réservé un comité d'accueil pas franchement sympathique... En clair, elle a été huée.

Qu'a d'ailleurs fait Azoulay depuis son arrivée au pouvoir, sinon dénoncer "un ordre moral nauséabond"
après l'annulation du concert de Black M à Verdun
Fera-t-elle partie de la même charrette que Macron, quand celui-ci décidera d'abandonner le gouvernement pour se consacrer à son destin national ?

Dame Agnès Saal s'y est faite à nouveau héberger


Ancienne directrice de l’INA et du Centre Georges-Pompidou, poursuivie dans deux dossiers distinctsAgnès Saal -née quant à elle en Tunisie- a été condamnée en avril 2016 à payer 4.500 euros d’amende dans l’affaire des frais de taxis à l’Institut national de l’audiovisuel (INA), bien qu'elle ait bénéficié d'une voiture de fonction avec chauffeur mis à disposition par la République, ainsi que 5.500 euros au titre des dommages et intérêts et des frais de justice à l’association de lutte contre la corruption Anticor. Pour d’autres dépenses de taxi indues, dépassant plusieurs dizaines de milliers d’euros au Centre Pompidou, notamment au bénéfice de ses fils. La CGT-Culture avait exprimé son soutien à Agnès Saal... Un retour d'ascenseur ?


Mais Fleur Pellerin a aussitôt réintégré Saal au ministère de la Culture
Bien que condamnée, Agnès Saal a bénéficié d'une réintégration au ...ministère de la Culture que justifia la ministre Fleur Pellerin, le jeudi 21 mai sur RTL: elle relève de la stricte "application du droit de la fonction publique"... Non seulement l'Etat-employeur qu'elle a grugé ré-emploie Saal, mais une enquête interne a été diligentée au sein de l'INA pour identifier le lanceur d'alerte.

L'Institut National de l'Audiovisuel assure les missions que lui attribue l'État, lequel dispose du pouvoir de contrôle sur ses activités, notamment à travers la présence de représentants de l'État et de parlementaires au conseil d'administration, la réponse à des questions parlementaires, enquêtes et rapports. Pour financer ses activités, il reçoit une partie de la Redevance audiovisuelle.

La république des copains et des coquins

Le jeu des chaises musicales continue. 
Après les ministres, c'est au tour des conseillers ministériels de changer d'affectation. Tout juste nommée pour remplacer Fleur Pellerin rue de Valois, Audrey Azoulay a constitué son équipe. Mais la ministre de la Culture fraîchement nommée - celle que la presse dévote présente comme intégrée au monde de la culture - n'a pas vu plus loin que le bout de son nez. 

La ministre n'est pas allée loin -à l'Elysée pour trouver sa conseillère presse en la personne d'Emilie Lang. Jusqu'ici conseillère presse auprès de son mari, Gaspard Gantzer, la jeune femme a donc quitté l'Elysée pour la rue de Valois. 
Anciennement attachée de presse à Euro RSCG, puis à Lagardère Entertainement, qu'il avait rencontrée lorsqu'ils travaillaient à la mairie de Paris - c'est d'ailleurs Bertrand Delanoë qui a célébré leur union - le couple a quatre enfants, dont trois ensemble, puisque E. Lang avait déjà un enfant d'un premier mariage. Elle est désormais responsable de la communication de la ministre de la Culture, Audrey Azoulay. Et les petits seront probablement admis à l'Ecole Alsacienne...

Un CV garni comme un filet
Après des études de Langues (avec diplôme ?), puis de Management qui l'ont notamment amenée en Allemagne et en Californie, aux frais des parents, cette Strasbourgeoise d'origine a travaillé dans les Relations Presse (on le sait), avant de rejoindre, en 2011, l'équipe de campagne de François Hollande, qu'elle suivra ensuite rue du Faubourg Saint-Honoré...

"Livre" de chevet: Facebook !
Après les boulettes de communication de Fleur Pellerin (on se souvient de son inculture sur Patrick Modiano), la jeune femme aura la lourde tâche d'éviter de telles mésaventures à sa ministre... Or, la tâche sera rude: parmi les likes du Facebook d'Emilie Lang, beaucoup de musiciens - de Daft Punk à Hole, en passant par Dix pour Cent: une véritable bagage anti-bavure culturelle.

mercredi 6 juillet 2016

L'avocat du terroriste islamiste Abdeslam va porter plainte contre Thierry Solère

La surpopulation carcérale et l'engorgement judiciaire s'en porteront-ils mieux ?

Le député Les Républicains Thierry Solère sera-t-il poursuivi comme lanceur d'alerte ?
 

Le député des Républicains Thierry Solère (au centre),
accompagné de Laure Haccoun, directrice de la sécurité,
et Mario Guzzo, le responsable des bâtiments centraux,
a pu avoir accès à la zone où Salah Abdeslam est incarcéré.
L'élu LR a dénoncé la semaine dernière des conditions privilégiées de détention de Salah Abdeslam à la prison de Fleury-Mérogis. L'avocat du dernier survivant des assassinats islamistes du 13 novembre, les plus meurtriers de l'histoire en France et revendiqués par l'organisation terroriste État islamique (dite 'Daesh') a décidé de porter plainte contre le parlementaire.
L'avocat de Salah Abdeslam considère que les révélations publiques du député Thierry Solère constituent des atteintes à la vie privée de son client dans le système pénitentiaire public. Administrativement, il est rattaché au tribunal de grande instance d’Évry, ville dont le maire fut Valls.
"Une partie du quatrième étage a été "vidée" pour lui, indique le JDD. Du côté droit, la plupart des cellules sont réservées à "l'unité dédiée", composée des détenus radicaux, incarcérés pour terrorisme, et qui sont isolés du reste de la prison. "Ils ne sont jamais en contact avec Abdeslam", précise le surveillant. Ils sont une douzaine. Dans les autres cellules de l'étage, les détenus "à l'isolement". "Soit sur décision judiciaire, parce que les magistrats demandent qu'ils n'aient aucun contact en détention, soit sur décision administrative, généralement quand on pense qu'ils peuvent être menacés", détaille aussi la directrice. L'étage abrite aussi des transgenres. "On les isole là, dans l'attente d'une décision; ensuite ils vont soit en détention chez les hommes, soit chez les femmes", glisse Laure Haccoun. Et puis, isolé parmi ces isolés, Abdeslam.
Quatre cellules ont été aménagées pour sa venue, précise le JDD. Deux à son usage, une cellule A et une cellule B? en cas de dégradation de la première. Dans une cellule au milieu des deux, un poste de surveillance vidéo. C'est là qu'un fonctionnaire veille 24 h sur 24 pour observer le prisonnier et noter scrupuleusement tous ses faits et gestes. Une quatrième cellule a été transformée en "salle sport spéciale", avec un rameur pour faire de l'exercice. Un autre équipement de musculation est commandé… Et sur le toit, un petit espace de promenade à son seul usage, lui aussi sous surveillance vidéo. "Son avocat a pu venir jusqu'ici, confie un surveillant. Quant à Abdeslam, il voit sa famille au parloir: il y en a déjà eu quatre ou cinq, et à chaque fois, il ne croise personne sur le trajet. Son parloir est sécurisé, avec Hygiaphone, sans contact direct." [] ...En cas de déplacement de Salah Abdeslam, tout est vidé sur son parcours".
A la suite d'une visite, le 29 juin à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), le député a interpellé le garde des Sceaux dans une lettre ouverte qui l'interroge sur "l'ampleur du dispositif qui entoure la détention" de Salah Abdeslam. Il s'était notamment étonné que le djihadiste présumé dispose, à l'étage, d'une salle de sport réservée à son usage exclusif, ainsi que d'un espace de promenade privatisé. L'avocat de Salah Abdeslam - en compagnie de son confrère belge l'avocat Sven Mary - n'a pas tardé à réagir, interpellant à son tour le ministre de la Justice.
"La cellule du terroriste du 13 novembre a été repeinte en blanc," ajoute le JDD. Accrochées au mur, deux djellabas, une blanche et une couleur bordeaux. Filmé aux toilettes et à la douche (juste le haut du corps), Abdeslam est sous surveillance permanente. "C'est très impressionnant. Il y a une demi-douzaine de caméras, qui avec une netteté parfaite peuvent zoomer sur ce qu'il lit, ou ce qu'il mange", raconte le député, "mais il n'y a pas de son".
L'avocat s'indigne du droit de regard d'un "élu de la République"

"Comment, Monsieur le Garde des Sceaux, a-t-il pu être permis à Monsieur Thierry Solère d'avoir accès à la salle de 'vidéo-protection' de monsieur Salah Abdeslam ?", interroge Franck Berton, 53 ans. "Qu'un député de la République profite de son mandat et vienne nous indiquer par voie de presse qu'il a regardé ce garçon derrière les caméras pour regarder comment il se comportait, un peu comme s'il était au zoo de Vincennes [aussi désobligeant que subjectif et polémique], n'a pas manqué de nous indigner", a-t-il raconté sur l'antenne de BFMTV mardi 5 juillet. 

VOIR et ENTENDRE Berton accuser Thierry Solère de voyeurisme dans la "salle de bains" de Salah Abdeslam à la prison de Fleury-Mérogis

La maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, en Essonne, la plus grande prison d'Europe,  est construite sur 180 hectares et compte très exactement 4.521 détenus, dont 250 femmes. "Ce qui nous fait un taux d'occupation de 195%. Nous avons aujourd'hui 7 matelas au sol, faute de lit", admet la directrice de la sécurité. 
Inaugurée en mai 1968, la maison d'arrêt a été rénovée pendant plus de dix ans, pour un demi-milliard d'euros. Les fenêtres neuves, désormais bien isolées, ont diminué de taille. Fini le mode four l'été et glaçon l'hiver. Chaque cellule, initialement conçue pour un seul détenu, a été doublée, avec sanitaire et douche. Les douches collectives, dangereuses, ont été supprimées. Fini aussi les préaux, des coupe-gorge juste avant la cour de promenade, à l'abri des regards des surveillants."Depuis quelques jours, on est sur un rythme d'une quarantaine d'entrées quotidiennes, ce qui est beaucoup plus que la moyenne", explique Laure Haccoun. Les magistrats, à la veille de leurs vacances, "déstockent" et incarcèrent.
Le fait que son client ait été observé grâce aux caméras de vidéosurveillance ne serait pas légal

Dans sa lettre, Me Berton écrit : "s'il est vrai qu'un député de la République, au regard des dispositions législatives en vigueur, est en droit de visiter tout établissement pénitentiaire et ce de manière impromptue, il n'en demeure pas moins qu'il est dans l'obligation de respecter les droits du détenu". Un élu de la République n'est donc pas considéré comme "la moitié des Français". 
En tout état de cause, l'"ennemi public n°1" est surveillé 24 heures sur 24 par un système vidéo et Me Berton semble bien faire beaucoup de bruit pour rien. Conformément au décret d'application du 20 mai, tout député accompagné de journalistes et photographes peut désormais procéder à une visite surprise de tout établissement pénitentiaire.

Une attaque nominale qui fait abstraction du mandat électif de Thierry Solère
"Je note, au surplus, que monsieur Thierry Solère ne cesse, depuis cette visite et l'article paru dans le Journal du dimanche de courir les plateaux de télévision et les émissions radiophoniques pour raconter ce qu'il a vu, ce qui n'aurait pas dû lui être permis", insiste Berton, lui-même "artiste" du barreau et d'ailleurs spécialiste du droit de la presse. "Ce qu'il a vu", est en effet détaillé dans un article du JDD, qui a recueilli l'indignation de Thierry Solère. "Je vous informe engager des recours contre cette décision devant la juridiction compétente, à savoir la Tribunal administratif de Paris", indique Frank Berton dans son courrier au ministre de la Justice.

Lui, le terroriste qui n'a pas actionné sa ceinture de kamikaze dans la nuit du 13 novembre, qui ne s'est pas tué sur ordre, est désormais incarcéré avec interdiction de le faire… Et
l'administration pénitentiaire a pour mission impérative de le maintenir vivant… Vivant pour qu'un procès ait lieu.

dimanche 15 novembre 2015

Attentats du vendredi 13: plusieurs islamistes assassins sont des migrants passés par la Grèce, confirment les autorités françaises

De beaux esprits niaient ce risque de tuerie islamiste de masse

Les enquêteurs se concentrent désormais sur un passeport syrien appartenant à un "réfugié" enregistré en Grèce
 

retrouvé près du corps d'un terroriste au Stade de France...
Le drapeau de l'Etat islamique est apparu 
au cours d'affrontements de "réfugiés" syriens  
avec les forces de l'ordre allemandes
("même pas de véritables réfugiés", selon L'Obs.)
Alors que les Français pleurent les victimes des attaques terroristes qui ont causé la mort de 129 personnes et blessé 352 autres, l'enquête progresse sans difficultés: un kamikaze mort du Stade de France a abandonné son passeport syrien, en sorte d'être identifié et classé 'martyr' de la cause islamiste. Il appartenait à un "réfugié politique" enregistré en Grèce et demandeur d'asile, en qualité de victime du régime syrien, révèlent les services secrets grecs.

Après quelques recherches rapides, les Grecs retrouvent sur leurs bases les traces de ce "migrant" et dévoilent aussitôt son parcours. Le 3 octobre dernier, il est
arrivé sur l'île de Léros par embarcation de fortune parmi d'autres migrants

Après un bref entretien, la police avait prélevé ses empreintes, selon la procédure européenne. Les fanatiques ne craignent pas cette formalité, dans la mesure ou ils sont des kamikazes. 24 heures plus tard, il avait rejoint Athènes. Selon la police, il a pris la route des Balkans pour arriver jusqu'en France. Le samedi 14 novembre en début de soirée, la police grecque avait transmis les empreintes à Paris et continuait d'enquêter sur deux autres personnes dont l'un serait aussi passé par la Grèce et aurait peut-être un lien direct avec les attentats de Paris.

Un kamikaze syrien enregistré comme migrant en Grèce
Le terroriste français formellement identifié au Bataclan s'appelle Omar Ismaïl Mostefaï, selon des sources policières. Il s'agit d'un homme de 29 ans né à Courcouronnes (Essonne) le 21 novembre 1985 et connu pour des délits de droit commun, mais qui n'a pas pu se radicaliser en prison puisqu'il n'a jamais été emprisonné. Ce tueur, père d'une fille née en 2010 vivait il y a encore "deux, voire trois ans" dans le le quartier de La Madeleine, à Chartes.


Quant au deuxième islamiste kamikaze qui s'est fait exploser aux abords du Stade de France, "un passeport syrien au nom d'un individu né en septembre 1990 en Syrie", a été retrouvé à proximité du lieu de l'explosion. L'homme, dont M6 affirme connaître le nom, Abbdulakbak B., ne serait pas connu des services de police.

En revanche, il ne serait pas inconnu des autorités grecques. "Nous confirmons que le possesseur du passeport (syrien) est arrivé sur l'île de Leros le 3 octobre où il a été enregistré selon les règles de l'Union européenne", a affirmé le ministre grec de la protection des citoyens Nikos Toskas. 

L'authenticité du passeport est néanmoins toujours en cours de vérification, alors que des responsables américains ont fait part de leurs doutes à la chaîne CBS News. Le passeport retrouvé ne contiendrait pas les numéros habituels d'un vrai document officiel syrien et la photo n'aurait aucune correspondance avec le nom inscrit.


Terrorisme : "Les djihadistes parmi les migrants vont frapper d’ici cinq mois" (expert autrichien)
EI-MIGRANTS
Des "dizaines" de combattants du groupe extrémiste Etat islamique (EI) sont entrés en Europe au milieu de l’actuel afflux des migrants, a averti vendredi un expert autrichien d la lutte contre le terrorisme.

Lors d’un entretien accordé au journal Kronen Zeitung, l’ancien directeur du Bureau fédéral de la préservation de la Constitution et de la lutte contre le terrorisme d’Autriche (BVT) basée à Vienne, Gert-Rene Polli, a qualifié la politique de sécurité européenne de "vol aveugle". "La situation sécuritaire ne peut plus être maintenue sous contrôle", a-t-il estimé, faisant remarquer l’afflux constant des migrants en provenance du Moyen-Orient à destination de l’Europe. 

"Les combattants de l’EI n’attendent pas que les autorités les arrêtent sans hâte, ils attaqueront avant. Nous verrons cela dans cinq mois au plus tard", a mis en garde M. Polli.

En mai 2015, la police recherchait "un djihadiste" parmi les migrants à Calais.
Les forces de l’ordre sont à la recherche d’un djihadiste de l’Etat islamique, " susceptible" d’avoir rejoint Calais, rapportait La voix du Nord.

"Réputé dangereux, le djihadiste recherché par la police fait l’objet d’une fiche " S" par les services de renseignement Français. Les policiers et les gendarmes ont reçu l’ordre d’arrêter le djihadiste... s’ils le voient. Interrogée sur le sujet, la préfecture n'a pas souhaité commenté l'information," rapportait la Voix du Nord.

Les membres d'associations de défense des migrants contactés par le journal confirmaient la possibilité que se cachent des djihadistes parmi les réfugiés. Effectivement, la "jungle" étant une zone non contrôlée, elle est idéale pour se cacher et bénéficier des aides destinées aux réfugiés.

Le déni des acteurs mediaco-politiques
"La crainte de nombreuses personnes en Belgique est de retrouver dans ce flux de migrants des djihadistes potentiels. Cette rumeur court effectivement depuis quelque temps et des "articles" apparaissent sur plusieurs sites, notamment d’extrême droite. Notre journaliste Dominique Demoulin, a expliqué en trois éléments sur le plateau de notre édition spéciale « Migrants, tous concernés » que ces rumeurs sont infondées. "Premièrement, les Nemmouche, Coulibaly, les présumés terroristes de Verviers, ils étaient belges, français, ils n’étaient surement pas arrivés ici comme demandeurs d’asile. Deuxièmement, s’il y avait des terroristes qui voulaient venir, je ne pense pas qu’ils emprunteraient ces filières qui sont extrêmement dangereuses. On se souvient de tous les bateaux qui ont coulé. Et enfin, ils font l’objet d’une enquête approfondie à l’office des étrangers, au commissariat général et si les experts qui les interrogent repèrent un profil louche, ils font appel à la sureté de l’État."
VOIR et ENTENDRE François De Smet, directeur du centre fédéral migration Myria, belge, qui s'emploie à dénoncer les idées reçues en matière de flux migratoires, le 8 septembre 2015, deux mois avant les carnages de Paris:
"Mais pourquoi diables des djihadistes voudraient-il dissimuler des gens chez des demandeurs d’asile" ! Ainsi, se complaisant dans leur logique occidentale, quelle soit judéo-chrétienne ou laïque, les commentateurs, experts et décrypteurs distingués et hautains, se maintiennent toujours à cent lieues des modes de pensée des islamistes fanatiques et à plus forte raison des kamikazes qui ont frappé à Paris le vendredi 13.

Avec Jean-Philippe Balasse, directeur adjoint de la rédaction,
Europe1 s'attache à nier le risque, par une affirmation de l'entre-soi journalistique, contredisant Claude Guéant, lanceur d'alerte à la mi-septembre dernier:


Ancien juge d'instruction au pôle antiterrorisme du Tribunal de Grande Instance de Paris, invité début septembre de Ruth Elkrief, Marc Trévidic a stigmatisé ceux qui estiment que Daesh enverrait des djihadistes parmi les réfugiés en Europe. "Jusqu'à présent, on se rend compte qu'ils n'ont absolument pas besoin de ça pour envoyer des gens. Il y a suffisamment de Français, de Belges qui ont des passeport et qui peuvent revenir", avait raillé le magistrat, un brin cynique...


Un article de 7sur7.be du 21/ mai 2015 (source: Belga)
"L'extrême droite agite le spectre de djihadistes s'infiltrant dans les embarcations de fortune chargées de migrants depuis la Libye, mais la menace semble minime comparée aux risques d'attentats commis par des Européens revenant de Syrie ou d'Irak, selon des experts [sic].

Plusieurs dirigeants de l'extrême droite européenne, de la Ligue du Nord italienne à l'Ukip de Nigel Farage en Grande-Bretagne, ont agité le spectre de "terroristes" profitant de l'afflux sans précédent d'immigrés ralliant les rivages européens, pour se dissimuler parmi eux dans les bateaux. 

Crise des migrants
L'arrestation en Italie d'un jeune Marocain, soupçonné d'être impliqué dans l'attentat du musée du Bardo en Tunisie et qui était arrivé en février sur une embarcation clandestine depuis la Libye, a fait enfler le débat, alors que les Européens se déchirent déjà sur la réponse à apporter à la crise des migrants. 

Migrants-djihadistes
Dimanche, un conseiller du gouvernement libyen a affirmé à la BBC que le groupe Etat islamique (EI), implanté en Libye, faisait embarquer des djihadistes vers l'Europe. "L'un des problèmes est qu'il peut y avoir des combattants étrangers, qu'il peut y avoir des terroristes qui se cachent, se mêlent aux migrants", a admis lundi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. 

"Une menace qui existe"
Le phénomène est "impossible à prouver", estime Charlie Winter, chercheur au centre de réflexion Quilliam à Londres. Mais "c'est une menace qui existe. Il y a au moins une déclaration de Daesh en ce sens et la récente arrestation en Italie", relève Marc Pierini, ancien ambassadeur de l'UE en Libye et chercheur associé à l'institut Carnegie Europe. 

"Aucun document d'identité"
"Il peut très facilement y avoir des infiltrations individuelles", explique-t-il. "Quand vous avez sauvé 800 personnes en mer, il faut après, trier soigneusement pour savoir 'qui est qui ?' là-dedans, et ces gens n'ont évidemment aucun document d'identité". "Une fois qu'ils sont dans la rue, ils sont dans (l'espace) Schengen" et peuvent circuler librement dans 22 des 28 pays de l'Union européenne, résume M. Pierini. 

"Pas la plus grande menace"
"Ceci étant, ce n'est pas la plus grosse menace terroriste, puisque les attentats de 2014 et 2015 en Europe ont tous été perpétrés par des citoyens européens. C'est cette méthode qui change vraiment la donne", ajoute-t-il, rappelant qu'au moins 4.000 Européens ont rejoint les rangs de groupes djihadistes en Irak et en Syrie

"L'EI a d'autres priorités"
"Les récentes attaques au Canada, en France, au Danemark, aux Etats-Unis (...) émanaient d'individus agissant de leur propre chef, mais au nom de l'Etat islamique", fait valoir M. Winter. Pour lui, l'EI a d'autres "priorités", et notamment "consolider sa présence là où il s'est implanté. Il cherche donc à s'étendre à partir de ses bases en Libye". 

Demandeurs d'asile et terroristes
"La Commission européenne tient à souligner qu'il ne faut pas placer les demandeurs d'asile et les terroristes dans la même catégorie", a indiqué une porte-parole à l'AFP. "Aucun cas n'a été confirmé à ce stade", a-t-elle insisté. "Cela détourne du vrai problème, à savoir que des gens meurent aujourd'hui" en tentant ces traversées désespérées, a regretté Andrew Stroehlein, de l'ONG Human Rights Watch. "La priorité de l'UE doit être de sauver des vies, d'augmenter les sauvetages."

"Pas très efficace"
"Mettre un djihadiste confirmé, qui a combattu et s'est entraîné avec l'EI pendant des mois, voire des années, sur un bateau qui risque de couler (...) n'est pas une façon très efficace de l'envoyer en Europe", juge Christian Nelleman, directeur du centre de réflexion norvégien RHIPTO. Surtout que l'EI "a déjà des routes établies" pour faire revenir ses djihadistes au bercail. 

"C'est minime"
"Cela ne veut pas dire que ça n'a pas lieu, mais c'est minime", ajoute-t-il. "En termes d'attaques terroristes imminentes, cela serait du gâchis." "Ce qui est bien plus dangereux, c'est que l'EI retire autant d'argent du trafic des migrants", affirme M. Nelleman, selon lequel l'organisation djihadiste pousse le cynisme jusqu'à attaquer des camps de réfugiés syriens au Liban et en Jordanie pour alimenter son "commerce Est-Ouest". "
Négationnisme politicien criminel
à la veille des Régionales

Immigration : postures et impostures (extraits d'un "décryptage" de Libération)
"Afflux ingérable, cheval de Troie du terrorisme, l’UE première touchée… Fabulations et idées reçues sur les migrants sont légion, souvent relayées par les gouvernements. [...] En matière d’immigration, nombre de capitales européennes, à commencer par Paris, ont opté pour un devoir d’inhumanité qu’elles nourrissent par des déclarations à l’emporte-pièce prenant le pas sur une analyse rationnelle de la situation."

Point 8 parmi les 10 "fabulations et idées reçues sur les migrants" pointées par Libération: "Des terroristes peuvent se glisser parmi les migrants"
L’hypothèse a été émise par Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan : "L’un des problèmes est qu’il peut y avoir des combattants étrangers, qu’il peut y avoir des terroristes qui se cachent [parmi les migrants, ndlr]", a-t-il déclaré lundi [dès mai 2015]. L’arrestation près de Milan, le lendemain, d’un Marocain de 22 ans soupçonné d’avoir aidé les auteurs de l’attentat du musée du Bardo (22 morts) à Tunis le 18 mars, a donné un écho à cette crainte : le jeune homme, dont on ignore le rôle exact dans l’attentat, était arrivé en février en Sicile sur une embarcation clandestine partie de Libye.""
Mais au-delà de ce cas, une filière de la sorte est-elle crédible ? «Tout est toujours possible, mais cela reste très peu probable, affirme Yves Trotignon, analyste chez Risk&Co. Aucun auteur des attentats, déjoués ou non, ces deux dernières années en France et en Europe, n’est entré clandestinement en Europe. Les filières de migration sont beaucoup trop aléatoires. Que ferait un djihadiste qui arriverait en Europe sans papiers, sans armes, sans argent ? Il est beaucoup plus efficace pour les groupes djihadistes de recourir à des gens qui sont déjà sur place, quitte à les recruter à distance."

"C’est ce scénario qui était à l’œuvre lors des attentats de janvier à Paris, poursuit le journal, fort de ses certitudes intellectuelles dépassées et idéologiques 'humanistes'.  Chérif et Saïd Kouachi ont revendiqué le massacre à Charlie Hebdo au nom d’Al-Qaeda au Yémen alors que leur séjour là-bas n’avait duré que quelques semaines et remontait à l’été 2011. Ils vivaient depuis en France. Amedy Coulibaly, auteur de l’attaque contre l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, a affirmé agir pour l’Etat islamique, alors qu’il n’a séjourné ni en Syrie, ni en Irak. L’Union européenne et l’Otan s’inquiètent en réalité davantage du risque d’attentat contre un navire militaire qui patrouillerait à proximité des côtes libyennes et s’attaquerait aux passeurs, comme l’envisage l’UE." 
Les décrypteurs de la presse de gauche raisonnent (?) sur les bases de la pensée dominante (reprenant les mêmes citations qu'ailleurs dans la presse européenne ...) et ne se projettent pas dans l'avenir. Ils ne prennent pas le pouls de la sphère islamo-fasciste (un terme abominable aveuglément étiqueté d'extrême droite) et n'anticipent rien, tout en donnant des leçons, quand ils ne jettent pas des anathèmes. 

Le déni des idéologues résistant à la preuve par les faits
D’après la chaîne de télévision hongroise M1, en septembre 2015, deux terroristes s’étaient glissés dans la masse des migrants, mais ils ont été identifiés grâce à leurs pages Facebook, dans lesquelles ils avaient inconsidérément publié des photographies où ils arborent des armes sur le territoire syrien ou bien irakien et passent le bonjour à leurs abonnés à l’occasion de leur arrivée en Europe, entre autres.
La chaîne ignorait alors les noms des suspects, où ils se trouvaient et s’ils avaient été arrêtés ou non. Etaient-ils dans Paris le vendredi 13 ?