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vendredi 9 août 2019

Plusieurs dizaines de femmes yézidies et leurs enfants persécutés par Daesh, accueillis à Toulouse

Les familles yézidies arrivées jeudi 8 août en France vont être réparties dans trois régions françaises

Elles seront accueillies en Occitanie, mais aussi en Nouvelle-Aquitaine et en Auvergne-Rhône-Alpes

350 réfugiés yézidis ont été accueillis en France depuis décembre, les premiers le 20 décembre 2018 à l\'aéroport de Roissy.
Accueil à l'aéroport de Roissy, le 20 décembre 2018
Géographiquement localisés au Kurdistan, les yézidis pratiquent l'une des plus vieilles religions monothéistes sur la planète: elle prendrait ses origines dans l'Iran antique et parlent une langue iranienne.

Le groupe arrivé jeudi 8 août à l'aéroport de Toulouse-Blagnac va être réparti entre l'Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine et l'Auvergne-Rhône-Alpes,
rapporte France Bleu Occitanie. Dans le détail, il s'agit de six départements : le Tarn-et-Garonne, la Haute-Vienne, les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, la Saône-et-Loire et le Tarn. En tout, ils sont 31 familles persécutées par les islamistes de Daech, soit 151 personnes (31 femmes et 120 enfants) originaires du Kurdistan irakien.

Le Tarn-et-Garonne va héberger onze familles arrivées jeudi matin : huit femmes et leurs enfants seront logés à Septfonds (au nord du département, entre Montauban et Cahors) par des bailleurs sociaux gérés par Habitat et Humanisme. Trois familles iront à Caussade, dans des logements tenus par des bailleurs privés, mais là aussi gérés par l'association.

Les Landes et les Pyrénées-Atlantiques hébergeront chacun une quarantaine de personnes. L'agglomération de Limoges, en Haute-Vienne, prendra en charge huit familles, la Saône-et-Loire, une dizaine d'autres. Enfin, le secteur de Carmaux (au nord d'Albi) dans le Tarn, qui a déjà un programme yézidi avec des familles arrivées en mai dernier, accueillera une famille supplémentaire. 

L'Etat français "leur assure protection, sécurité, éducation et accompagnement médico-social". Selon le gouvernement, l'accueil de ces familles "s'inscrit dans la continuité des deux opérations déjà coordonnées par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères".

Au total, 350 réfugiés yézidis ont été accueillis en France depuis décembre

En sept mois, 75 familles yézidies, soit autour de 350 personnes ont été accueillies par la France, en trois vagues, à chaque fois plus nombreux. 
D'abord en décembre, 16 femmes et leurs 67 enfants. La majeure partie d'entre eux s'est installée en région parisienne. 
En mai dernier, 132 personnes ont atterri sur le territoire, 28 mères et 104 enfants : une trentaine de personnes sont à Toulouse, 67 autour de Carmaux (Saint-Benoit, Blaye-les-Mines, Carmaux), 33 en Lozère et une dizaine de personnes en Saône-et-Loire. 
Enfin, les 151 personnes arrivées jeudi 8 août sont réparties en Occitanie, en Nouvelle-Aquitaine, et en Auvergne-Rhône-Alpes.

Résultat de recherche d'images pour "femmes yézidies"D'autres familles yézidies devraient arriver en novembre prochain, environ 150 supplémentaires, ce qui correspondrait en tout aux 500 yézidis que la France s'est engagée à accueillir. 
Il s'agira alors des derniers réfugiés yézidis directement choisis par le Quai d'Orsay. Mais Macron peut décider de nouveaux accueils de femmes yézidies victimes de crimes sexuels commis par les islamistes.

vendredi 21 juin 2019

Immigration : une majorité de Français doute de la sincérité des "réfugiés"

Une enquête téléguidée par l'Elysée

Les entreprises de sondages savent humer l'air du temps politique

Résultat de recherche d'images pour "accueil refugies"
Jeunes bisounours bordelais
La légitimité des réfugiés est remise en cause partout dans le monde, confirme une étude Ipsos.

Seulement 43 % des Français
estiment, quant à eux, que la guerre ou les persécutions "constitue une raison suffisamment légitime pour se réfugier". 

La moitié des Français doute que les réfugiés soient de "vrais réfugiés", selon une étude parue jeudi 20 juin.

Celle-ci fait état d'une population française de plus en plus crispée et pessimiste sur les questions d'intégration. La France n'est pas plus stupide et humaniste que ses voisins, puisque la remise en cause de la légitimité des réfugiés est en hausse partout dans le monde selon l'entreprise Ipsos qui a mené cette enquête* sur près de 30 pays depuis 2017.

"54 % de la population mondiale
(contre 52 % en 2017) ne croient pas que les étrangers qui viennent dans leur propre pays sont de vrais réfugiés", précise l'étude publiée à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés. 
Un Français sur deux considère également que les migrations pour "sécurité économique et sociale" sont plus "crédibles" que "la recherche de refuge". Ce qui interpelle sur la pleine lucidité des sondés, s'agissant singulièrement de l'immigration "sociale" dans les pays les mieux-disants : répondent-ils avec le souci de coller à l'actualité marquée par la résistance du pouvoir actuel, sous couvert de catégories floues de nature discriminante ?

Les Français sans illusions sur la volonté d'intégration des réfugiés

Seuls 43 % des Français estiment qu'échapper à la guerre ou à des persécutions "constitue une raison suffisamment légitime pour se réfugier"? alors que le taux pour la population mondiale s'élève à 61 %, ce qui place les Français en bas du classement avec les ...Hongrois ! 

Les Français sont également les plus sceptiques concernant l'intégration des réfugiés. Ils sont 58 % à être convaincus que les réfugiés ne peuvent pas s'intégrer à la société d'accueil contre 47 % de la population mondiale.

VOIR et ENTENDRE
les accusations proférées sur la chaîne de télévision française d'information internationale en continu France 24 (saleté, etc) par les clandestins contre les responsables de leur accueil :

Enfin, la fermeture des frontières est de plus en plus considérée comme une "solution"
: ils auraient hésité à douter publiquement il y a deux ans, sous le régime socialiste, mais 42% de la population française y est aujourd'hui favorable, soit une augmentation de 2% en deux ans, à la satisfaction de Macron. C'est le Mexique qui a enregistré la plus haute progression de cette idée (+16%).

*Etude réalisée du 19 avril au 3 mai 2019 dans 28 pays, auprès de 18.027 personnes âgées de 18 à 64 ans.

dimanche 16 juin 2019

Immigration: l'ex-socialiste Castaner s'affirme ouvert à un débat sur des quotas

L'ex-socialiste veut bien débattre à blanc ! 

Le ministre de l'Intérieur réfute l'idée d'instaurer des quotas sur le droit d'asile mais n'exclut pas que la question soit posée pour "d'autres modes d'immigration légale"

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Afflux de 'réfugiés'
Bravo pour cette vague d'immigration !
Il a réservé ses nuances au Journal du Dimanche (groupe Lagardère).
"En matière d'asile, les quotas sont contraires à nos engagements internationaux - et à mon éthique personnelle, explique le noceur du samedi soir. Toute demande d'asile doit être examinée, ce qui ne veut pas dire acceptée", déclare Christophe Castaner dans cet entretien. 

"Mais la question des quotas pourra être posée dans le cadre du débat pour d'autres modes d'immigration légale", nuance-t-il ensuite, sans préciser quel type d'immigration pourrait être concerné (familiale, économique, étudiante, écologique, ...).

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Le gouvernement organisera "chaque année un débat au Parlement" sur la politique d'asile et d'immigration, a annoncé, mercredi, le premier ministre Edouard Philippe dans son discours de politique générale à l'Assemblée. Le premier aura lieu en septembre.

En janvier, dans sa Lettre aux Français, le chef de l'Etat avait déjà évoqué l'idée d'"objectifs annuels" migratoires qui pourraient être fixés par le Parlement, sans toutefois prononcer le terme de quotas.

Résultat de recherche d'images pour "demandeurs d'asile"
Un rapport sur les quotas rédigé en 2009 par Pierre Mazeaud, constitutionnaliste et ancien président du Conseil constitutionnel, avait "conduit à écarter cette idée"rappelle Castaner, dans son entretien dominical.
Initiée par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Brice Hortefeux, la "commission Mazeaud sur les quotas d'immigration" en France avait en effet jugé ces quotas "inefficaces", "irréalisables ou sans intérêts". Elle avait aussi estimé que ce mécanisme était synonyme de "fixation unilatérale et opportuniste de contingents d'entrée".

"Veillons aussi à ce que le débat sur l'immigration ne se focalise pas que sur le nombre d'immigrés : parlons aussi de la qualité de l'intégration, c'est prioritaire", insiste également Christophe Castaner, dressant des obstacles.
Image associée
Il n'estime cependant pas nécessaire une nouvelle loi sur l'immigration. 
"Il faut utiliser tous les outils dont nous disposons. Par exemple, notre objectif était d'instruire les demandes d'asile en six mois au maximum. Nous n'y sommes pas encore", tempère-t-il.
Christophe Castaner rappelle aussi que "les éloignements ont augmenté de 14%" et qu'il "faut faire encore mieux". "En même temps, le nombre de demandes d'asile acceptées n'a jamais été aussi élevé - je le signale aux bonnes âmes qui nous donnent des leçons", polémique-t-il. 

vendredi 9 novembre 2018

Hausse du nombre d'actes anti-sémites et de migrants en France

Le nombre d'actes antisémites a augmenté de 69% en France en 2018 

Le premier ministre Edouard Philippe s'en est ému dans un message posté sur Facebook

Après deux années de baisse, les actes antisémites en France rebondissent (+69%), note le premier ministre Édouard Philippe dans une tribune publiée ce vendredi sur Facebook. Imprécises, ces statistiques portant sur les seuls neuf premiers mois de 2018 ne mesurent toutefois pas exactement l'étendue du phénomène : ils indiquent des tendances.

Quelle est la part de l'immigration dans cette hausse ?

Résultat de recherche d'images pour "Les Territoires perdus de la République"Nul ne veut le savoir. Mais la Cimade confirme la forte pression des migrants sur la frontière italienne, depuis le rétablissement, en juin 2016, du contrôle aux frontières. Le nombre de "non-admissions" est une indication sur le nombre de clandestins sur notre territoire : le renvoi de l’autre côté de la frontière a bondi, bondissant de 15.849 en 2015 à 85.408 en 2017, dont plus de la moitié dans les Alpes-Maritimes. Pour un migrant officiellement reconduit, combien de présents effectifs ?

La France connaît, depuis deux ans une importante augmentation du nombre de demandes d’asile. Avec 91.070 "premières demandes" en 2017 (soit 19 % de plus qu’en 2016, après 10,6 % de plus qu’en 2015), elle apparaît au troisième rang, loin derrière l’Allemagne? en recherche de main d'oeuvre, qui, elle, à l’inverse, a beaucoup décéléré (avec 198.255 demandes en 2017, contre 722.265 en 2016) et derrière l’Italie, en première ligne (126.550 en 2017, 121.185 en 2016).
Les chiffres Eurostat du premier trimestre 2018, "la France dépasse l’Italie pour le nombre de demandes d’asile enregistrées et devient le deuxième pays d’accueil derrière l’Allemagne", estime Gérard Sadik.

Or, la France serait devenue le premier pays d'accueil de migrants
Selon ce spécialiste du sujet à la Cimade, qui pense que "si on comptabilisait dans les chiffres les "dublinés" [qui du fait du règlement de Dublin sont censés dépendre pour leur demande d’asile du pays qui a enregistré leur entrée en UE], comme le fait par exemple l’Allemagne, on serait peut-être déjà le premier pays".

On peut imaginer que la hausse du nombre de migrants venus du Maghreb sub-saharien et du Proche Orient ou d'Afghanistan ne peut pas être corrélée à la hausse du nombre d'actes anti-sémites. 

Mais les Français de confession juive préfèrent migrer en Israël. 
Résultat de recherche d'images pour "le Nouvel Antisémitisme"
En  2016, 5.000 Français auraient fait leur alya, départ en Israël, un net recul après les records de 2014 (7.238 personnes) et 2015 (7.835), selon l’organe de planification de l’Agence juive.

Le lundi 23 avril dernier, le philosophe Pascal Bruckner cite, sur France Inter, des chiffres du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA), selon lesquels
50.000 Juifs ont quitté la Seine Saint-Denis, ces dernières années, à cause des menaces antisémites. Libération conteste ces chiffres, affirmant que la plupart des déménagements n'impliquent pas un départ du territoire national (ni de la région), mais le plus souvent une installation dans une autre commune, un phénomène jugé réel par le journal qui se réduirait à une "alya intérieure".
Selon Jérôme Fourquet, directeur du département Opinions de l'IFOP, et Sylvain Manternach, géographe dans l'ouvrage 'L'an prochain à Jérusalem', "à Aulnay-sous-Bois, le nombre de familles de confession juive est ainsi passé de 600 à 100, au Blanc-Mesnil de 300 à 100, à Clichy-sous-Bois de 400 à 80 et à La Courneuve de 300 à 80," en chiffres ronds.

Jérôme Fourquet chipote à peine les chiffres des déménagements forcés livrés par Pascal Burckner. D'après lui, le phénomène est réel, mais le nombre de départs serait surévalué : "50.000 me semble beaucoup. Néanmoins, ce phénomène est réel et très significatif avec une quasi disparition des familles juives de certaines banlieues et une augmentation très nette de la population juive dans certains quartiers ou communes (17eme arrondissement de Paris, Saint-Mandé (94), etc...). La montée de l'antisémitisme et des violences contre cette population a joué un rôle majeur dans ces mouvements", indique-t-il.

Les chiffres de l’alya ont été liés à l’actualité tragique en France, ces dernières années
 
Image associéeLe premier mouvement de départ a suivi les assassinats commis en mars 2012 par Mohamed Merah – qui avait tué quatre personnes, dont trois enfants, devant une école juive à Toulouse, après avoir tiré à bout portant sur trois militaires à Montauban. Une augmentation des actes antisémites s’en était suivie. Deux ans plus tard, les cris de "Mort aux juifs !", entendus à l’été 2014 lors de manifestations pro-palestiniennes à Paris, avaient de nouveau inquiété de nombreux Français juifs. Cette année-là, les actes antisémites avaient doublé par rapport à 2013.

En janvier 2015, la tuerie de l’Hyper Cacher avait encore aggravé le climat de tension. "Tous les juifs qui voudraient immigrer en Israël seraient accueillis les bras ouverts", avait rassuré le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, à la synagogue de la Victoire, à Paris, le 11 janvier 2015.

En 2017, ce sont des militaires qui ont été visés par les attentats terroristes islamistes et non des Juifs. Qu'est-ce qui explique donc ce regain d'inquiétude des Français juifs, si ce n'est l'insécurité grandissante dans les quartiers des grandes métropoles et au-delà, ces zones de non-droit, ces "territoires perdus de la République", pro-palestiniens et anti-sionistes, sexistes et racistes, une préoccupation des veilleurs attentifs au 'Grand déplacement'  ?

lundi 17 septembre 2018

Macron pousse un jeune jardinier au chômage à se recycler dans... l'hôtellerie-restauration

Battu en 2022, Macron se réorientera-t-il à Pôle Emploi ?

De quel droit Macron pousse-t-il un jeune jardinier chômeur vers l'hôtellerie-restauration ?

Il suffit de "traverser la rue" pour trouver un emploi dans cette branche, assure le président de la République. L'hôtellerie-restauration est en effet l'un des secteurs qui offrent de nombreuses opportunités, mais il souffre d'une image d'exigence qui ne convient pas au premier venu rencontré dans les jardins de l'Elysée.

"Je traverse la rue, je vous trouve un travail," lance Macron, satisfait de lui, à un jeune chômeur qui l'interpelle au cours de la visite des jardins de l'Elysée, lors des Journées du patrimoine. Le jeune homme, qui manifeste un intérêt évident pour les métiers de l'horticulture, au point de consacrer son dimanche à la découverte des parterres fleuris du palais présidentiel, s'est fait échauder par le président par défaut et ré-orienter d'office, en un tour de bêche. La difficulté du jeune homme à trouver l'emploi d'horticulteur qui lui plairait n'a pas fait mouche sur le locataire des lieux qui considère que ses concitoyens, ces "gens qui ne sont rien", sont des pions interchangeables. Les animaux des abattoirs ont des sentiments, mais les chômeurs en ont-ils ? 

Jupiter a une solution toute trouvée pour tout...
D'après la dernière enquête sur les besoins de main-d'œuvre en 2018, réalisée par Pôle emploi, l'hébergement et la restauration prévoyaient cette année 286.642 recrutements, faisant de cette branche le deuxième pôle de recrutement national, comme le souligne l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih). Le secteur est d'ailleurs prêt à signer 100.000 embauches "tout de suite", dont la moitié en CDI, assure Roland Héguy, président de l'Umih.

La personne humaine peut-elle s'épanouir dans n'importe quelle métier ? La recherche d'emploi n'est peut-être pas aussi simple que l'expérience qu'en a l'ex-banquier.  "Je traverse la rue, je vous trouve un travail," lance Macron à un jeune chômeur inquiet de son avenir.

Les métiers les plus recherchés sont ceux où les candidats sont plusieurs sur la même offre de travail, notamment garçon de café ou serveur de restaurant (troisième métier le plus recherché, tous secteurs confondus), aide et apprentis de cuisine ou encore cuisiniers. Ces emplois sont particulièrement recherchés en Provence-Alpes-Côte d'Azur (45.383 projets de recrutements), Auvergne-Rhône-Alpes (41.510) et Ile-de-France (39.301). Problème: selon les employeurs, 50% de ces projets d'embauche s'accompagnent de "difficultés" (8 points de plus qu'en 2017). 

A l'inverse, parmi les difficultés à l'embauche,  l'Umih cite "la pénurie de candidat" et "l'inadéquation des profils avec les besoins du secteur". Ces difficultés se font nettement ressentir pour les postes de chefs cuisiniers, maîtres d'hôtel et cuisiniers.

Les problèmes de recrutement sont anciens dans l'hôtellerie-restauration et c'est particulièrement vrai cette année. Selon l'Umih, 50.000 emplois de saisonniers ne trouvaient pas preneurs cet été. "Depuis deux, trois ans, nous sommes confrontés à cette difficulté, mais cette année, la pénurie de saisonniers est historique", confiait récemment Hervé Becam, président confédéral de l'Umih. Cet été, un restaurant réputé dans l'Aude avait justement fait parler de lui en annonçant sa fermeture, faute de salariés.

Castaner défend la réaction de Macron face à un chômeur : "Vous préférez la langue de bois ?"

La question ou non de 'langue de bois' n'est pas le sujet. 



Des migrants pour travailler

Un cumulard vante les propos irresponsables de Macron sur le chômage.
Invité sur le plateau du 'Grand Jury' RTL-Le Figaro-LCI, le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le parlement est revenu sur les propos du président face à un jeune homme sans emploi dimanche, mais Castaner a fait un hors sujet. Il a servi le poisson de la table 13 à la table 1 qui a commandé de la viande. 
Le délégué général de LaRem, Christophe Castaner, a défendu le langage de "vérité" du président conseilleur de ce jeune chômeur"Je préfère un président de la République qui dit la vérité", a-t-il commenté.

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L'hôtellerie-restauration sert souvent les plats tout chauds au gouvernement pour mettre en lumière le paradoxe du marché du travail français où le taux de chômage reste élevé (9,1%), mais où des entreprises peinent à recruter. L'argument lui a largement servi lors des débats sur la réforme de la formation et de l'apprentissage.
Mais malgré tous les efforts de communication sur ces opportunités d'emplois dans l'hôtellerie-restauration, les chômeurs ne se précipitent pas. Bas salaire, précarité (avec un usage accru de CDD), horaires décalés, importante charge de travail, mauvaises perspectives d'évolution… 

Castaner a toutefois modéré ses applaudissements, estimant que l'exemple illustrait la nécessité de la formation pour réorienter les personnes dans l'impasse.  "Le mépris, c'est de traiter les gens par l'allocation : moi, je suis pour l'émancipation", a-t-il ajouté. L'image du secteur n'attire pas. Peut-on exiger de certains d'entre eux, diplômés dans d'autres filières - comme le jeune horticulteur interpellé par Emmanuel Macron - de se projeter comme plongeur au fond d'un café du XIXe arrondissement de Paris… 

Cet été, les représentants de l'hôtellerie-restauration ont d'ailleurs fait pression sur le gouvernement pour qu'il facilite le recrutement de migrants  - somaliens ou érythréens ? - dans ces métiers. "Les restaurateurs et les hôteliers sont dans les 'starting-blocks'. On attend maintenant du gouvernement qu'il donne des papiers à ces personnes. La formation, le boulot, on est là pour les fournir", avait affirmé dans Le Parisien Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants (GNI) hôtellerie-restauration. Il ne précisait néanmoins pas pour quel salaire et quelle durée...
Des propos relayés par Roland Héguy, le président de l'Umih, sur franceinfo: "la priorité, c'est qu'on est capable d'accueillir tout le monde à partir du moment où ils sont en situation de pouvoir travailler. Après, peu importe s'ils sont migrants ou réfugiés".

lundi 9 juillet 2018

L'Erythrée et l'Ethiopie annoncent ne plus être en guerre : des migrants privés de motivation ?

Les Ethiopiens et Erythréens de France vont pouvoir rentrer au pays

L’Erythrée et l’Ethiopie ont signé une déclaration conjointe formalisant leur rapprochement






Elle stipule que les deux pays ne sont plus en guerre, a annoncé le ministre érythréen de l'Information, Yemane Gebremeskel, lundi à Asmara, au lendemain d'une rencontre historique entre le président érythréen Issaias Afeworki et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, un Chrétien protestant

Les deux dirigeants ont signé une "déclaration conjointe de paix et d'amitié", a indiqué M. Yemane sur son compte Twitter.
Ce texte déclare notamment que "l'état de guerre qui existait entre les deux pays est arrivé à sa fin. Une nouvelle ère de paix et d'amitié s'ouvre".
"Les deux pays oeuvreront à promouvoir une étroite coopération, dans les secteurs de la politique, de l'économie, du social, de la culture et de la sécurité", ajoute ce document.

Teneur de l'accord

Il confirme l'essentiel des annonces effectuées dimanche, à savoir la reprise du commerce, des transports et des télécommunications entre les deux pays, le rétablissement des liens diplomatiques et la mise en oeuvre de l'accord international sur le respect de la frontière.

La rencontre de dimanche - la première depuis 20 ans entre les deux plus hauts dirigeants érythréens et éthiopiens - faisait suite à l'annonce par l'Ethiopien en juin de la volonté de son pays d'appliquer l'accord de paix signé en 2000 avec l'Erythrée et les conclusions de la commission internationale indépendante sur la démarcation de la frontière.

Les populations concernées n'ont plus de raisons d'affluer en Europe.
Si leurs ressortissants pénétraient clandestinement en Union européenne et revendiquaient le statut de "réfugié", leurs demandes pouvaient être  soumises à étude. Mais, ouvert en 1998, le conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée est officiellement terminé depuis 2000. Les motifs d'émigrations ne se fondent plus  depuis 18 ans sur la guerre conventionnelle meurtrière, avec chars d'assaut et tranchées, qui a fait quelque 80.000 morts, notamment du fait d'un désaccord sur leur frontière commune.
Le refus éthiopien d'appliquer une décision en 2002 d'une commission soutenue par l'ONU sur le tracé de la frontière a ensuite, entre autres, entretenu l'animosité entre les deux pays.

Autrefois façade maritime de l'Ethiopie avec les ports de Massawa et d'Assab, l'Erythrée a déclaré son indépendance en 1993 après avoir chassé les troupes éthiopiennes de son territoire en 1991 au terme de trois décennies de guerre.

Les Erythréens constituent un des plus gros contingents de migrants présents en Union européenne.
En Italie, les expulsions menées par la police se répètent, comme celle d'août dernier, en plein centre de Rome. Depuis quatre ans, l'Italie doit en effet faire face à des arrivées massives de réfugiés fuyant
l'Erythrée. C'était un pays contrôlé d'une main de fer par un stalinien, le président Issaias Afeworki, ingénieur protestant, ancien chef rebelle passé par la Chine maoïste, leader d’un mouvement marxiste, au pouvoir depuis l'indépendance en 1993. Il semble que le dictateur ne constitue plus une menace pour sa population.

dimanche 29 avril 2018

Une députée LREM joue à la migrante en Turquie, 24 heures...

Va-t-elle être payée pour jouer à la députée pendant cinq ans ?

Une députée LREM tente de se défendre de s'être comparée à une migrante lors d'un déplacement en Turquie

Photoshop est passé sur la quinqua
Mireille Clapot est une bécasse, bien que centralienne de 54 ans.
Partie à Istanbul pour pour "commémorer le génocide arménien", l'élue LREM a rencontré des associations des droits de l'Homme et s'est comparée, avec finesse, à une "migrante", dimanche 22 avril, devant des journalistes stupéfaits.

Pour preuve 
une vidéo que la sotte  a publiée sur son compte Twitter. 

A l'heure où les associations s'inquiètent du vote de la loi asile et immigration, qu'elles qualifient d'"injuste" et d'un "immense gâchis", la publication de la députée - une militante d'Amnesty International - a suscité de nombreuses réactions de bon sens sur les réseaux sociaux. 

"On ne doit pas avoir le même champ lexical," 

Interrogée par franceinfo,
cette directrice du développement et des relations entreprises à l’Ecole Centrale de Lyon prend ses grands airs, assurant ne pas s'être trompée de mot et fait la leçon : "toute personne qui effectue une migration, qu'elle soit culturelle, économique ou politique", est "migrante". Selon la définition du Larousse, un(e) migrant(e) est une personne qui effectue une migration, que le dictionnaire qualifie de "déplacement volontaire d'individus ou de populations d'un pays dans un autre ou d'une région dans une autre, pour des raisons économiques, politiques ou culturelles.

Résultat de recherche d'images pour "Mireille Clapot Macron"

"Si certaines personnes utilisent le mot 'migrant' comme repoussoir, elles se trompent de sens étymologique," polémique cette ex-socialiste. Et d'insister:  'Migrant' est un terme large qui ne regroupe pas que les réfugiés. Ce n'est pas de ma faute si ce mot est caricaturé." 
Peu importe donc à cette législatrice que les migrants soient des clandestins en situation irrégulière au regard de la loi.

Selon les Nations unies,
"les migrants choisissent de quitter leur pays non pas en raison d'une menace directe de persécution ou de mort, mais surtout afin d'améliorer leur vie en trouvant du travail, et dans certains cas, pour des motifs d'éducation, de regroupement familial ou pour d'autres raisons." 
En revanche, les réfugiés sont "des personnes qui fuient des conflits armés ou la persécution." 

"A mon tour" d'être migrante, fantasme la parlementaire

Résultat de recherche d'images pour "Mireille Clapot Macron"A pensait-elle, dans son délire de bourgeoise ? 
"J'ai écrit ça après une semaine passée à l'Assemblée pour l'examen de la loi asile et immigration, je bougeais, j'étais à l'aéroport...", justifie-t-elle, après avoir mis la charrue avant les boeufs, une démarche fort peu  scientifique... Ce projet de loi ne laisse personne indemne.

Elle se défend tant bien que mal. 
"Il n'y a aucun rapport à faire entre ma phrase et la situation des migrants," reconnaît-elle, après avoir déraillé. "Ce mot est lié à la mobilité", et si certains l'ont mal compris, assure-t-elle avec hauteur, "on ne doit pas avoir le même champ lexical". Sauf erreur, la prétentieuse LREM (pléonasme) n'a pas l'esprit clair sur les notions de  champ lexical et de champ sémantique...
Clairement, en revanche, la majorité présidentielle ne parle pas la même langue que ses électeurs et électrices. Sans doute un effet de leur "pensée complexe" non maîtrisée !

dimanche 5 novembre 2017

Sécession : les félons catalans se sont rendus à la police belge

Carles Puigdemont et ses quatre conseillers ont mis un terme à leur fuite de la justice de leur pays

Les "réfugiés" catalans se sont constitués prisonniers
Carles Puigdemont et ses quatre conseillers se sont rendus à la police belge

Le président 
destitué de la région de Catalogne, Carles Puigdemont, et ses quatre conseillers, étaient en fuite en Belgique. Sous le coup d'un mandat d'arrêt européen lancé par Madrid, ils se sont rendus dimanche matin à la police belge, a annoncé le Parquet de Bruxelles. 
Ils seront auditionnés par un juge d'instruction belge "dans le courant de l'après-midi", a annoncé Gilles Dejemeppe, porte-parole du Parquet de Bruxelles. "Nous avions des contacts réguliers avec les avocats des cinq personnes et il avait été convenu un rendez-vous au commissariat" de la police fédérale, a expliqué G. Dejemeppe.

"Ils ont honoré ce rendez-vous", a-t-il ajouté.
Les cinq personnes visées par les mandats d'arrêts pour sédition, rébellion et détournement de fonds, se trouvaient dimanche dans les locaux du parquet de Bruxelles.

Les cinq Catalans séditieux en fuite ont été "privés de liberté à 9h17" dimanche matin

La décision du juge d'instruction devrait intervenir dans la soirée.
Il doit statuer sous 24 heures de les placer en détention ou de les libérer, sous conditions ou sous caution et, en fait, "il a jusqu'à lundi 9h17 (8h17 GMT), pour décider de les placer en détention, de les libérer sous condition ou caution.
Le sécessionniste républicain ne faisait confiance qu'à la ...monarchie parlementaire belge :


mercredi 2 août 2017

Migrants: Macron veut ouvrir deux centres déjà ouverts

Des centres d’accueil pour migrants d’un genre nouveau vont ouvrir dans les Hauts-de-France

Le ministère de l’Intérieur fait volte-face sur la gestion des migrants de Calais



Depuis neuf mois, le gouvernement faisait l’impossible pour rendre les exilés invisiblesMais il a fait volte-face et Gérard Collomb a annoncé, lundi 31 juillet, l’ouverture de deux centres d’hébergement d’un type nouveau. Ce faux pas de La République en marche (LREM) fait suite à l'injonction du Conseil d’Etat et à un contre-pied du président de la République à ses propres déclarations. 

Le "déclic" est venu chez Macron de l’arrêt rendu, lundi, par le Conseil d’Etat, ordonnant à l’Etat et à la ville de Calais de revoir leur gestion des quelque 600 migrants qui errent aux abords du tunnel et des ferries pour la Grande-Bretagne. 
Jeudi, le jeune Jupiter souhaita tout à trac en finir "d’ici la fin de l’année" avec les "personnes" -elles ont un nom: "clandestins"- dormant "dans les rues, dans les bois". 


Le gouvernement annonce l’ouverture de deux nouveaux lieux existants

Déjà centre d’accueil, l’abbaye de Belval, à Troisvaux (Pas-de-Calais)


Ce lieu exceptionnel de paix et de recueillement abritait la vie monastique des cisterciennes -trappistines- de l'abbaye Notre-Dame. 









Après le départ des religieuses vers l'abbaye d'Igny, l'ancien 
couvent fut transformé en hôtel occupant le château du XVIIIe siècle doté d'un jardin, d'une terrasse et d'un parking privé gratuit. 
Le lieu fut repris par une association 'Abbaye de Belval' créée en 2011. La fromagerie et l'hostellerie restent ouvertes au public et des séminaires d'entreprises fonctionnaient toujours encore, mais l'arrivée promise d'une communauté de religieuses, trois religieuses de la Compagnie des Filles de la Charité, a été abandonnée.

Le centre d’accueil des migrants a ouvert à l’abbaye de Belval en mai 2017. 
Quarante "migrants", des clandestins kurdes, sont arrivés le 15 mai sur le site de l’abbaye de Belval, où a été aménagé un centre d’accueil et d’orientation (CAO). Humaniste parce qu'elle gère des services d'éducation spéciale et de soins à domicile' (9 SESSAD), des Instituts médico-éducatif (14 IME), un institut thérapeutique éducatif et pédagogique (ITEP), 4 ESAT (et 16 autres structures pour adultes handicapés), 14 Ehpad, 3 centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS, etc...), 3 structures de protection de l'enfance (MECS), une pieuvre sociale qui  "vise à apporter le bien-être aux personnes accueillies ou accompagnées par ses établissements et services", l’association 'La Vie active' gère cette structure, qui n’avait pas vocation à perdurer.
Les bénéficiaires se trouvaient à Grande-Synthe (nouvelle jungle de Calais) avant d’être accueillis dans ce centre d’accueil et d’orientation (CAO). On a procédé à la mise à l’abri de ces familles, "15 adultes et 25 enfants, issus de 11 compositions familiales."
Belval était le quatrième CAO ouvert aux illégaux. Il y a eu deux premiers centres ouverts dans le Pas-de-Calais, à Croisilles et à Lens, respectivement pour 37 et 36 migrants. "On vient d’ouvrir un centre la semaine dernière [mai 2017] à Longuenesse pour 15 migrants, et donc maintenant celui de Belval." [...] Un CAO est un lieu précaire [ou de transition], ouvert pour six à huit mois. Celui de Croisilles, par exemple, a ouvert en novembre et doit fermer en juin. Mais les migrants peuvent décider de le quitter volontairement, ce n’est pas une prison !" Ou prolonger le séjour ?
L'abbaye sera simplement transformée dès la fin de la semaine en centre d’accueil et d’examen des situations (CAES). "Jusqu’à 120 places" sont prévues à Troisvaux (Pas-de-Calais), commune de 300 habitants à 80 kilomètres de Calais. "Tout se passe très bien à Belval; il n’y a pas eu d’opposition de la part de la population" lors de l’implantation , mi-mai.

Dès juin 2017, l'hôtel Formule 1 de Bailleul (Nord) a été transformé en centre pour demandeurs d’asile.
Situé entre l’autoroute et la zone industrielle, l’hôtel ferme ses portes au public. PHOTO PATRICK JAMES
Discrimination des pensionnaires défavorisés de Formule 1  ?
Il n'est plus possible de séjourner à l’hôtel Formule 1 -63 chambres- le long de l’A25 à Bailleul : l’établissement a fermé, racheté par la filiale immobilière de la Caisse des Dépôts pour devenir centre d’hébergement pour demandeurs d’asile: 25 places dans un premier temps, puis environ 80 places à terme. Depuis le 25 juin, il n’est plus possible d’acheter des nuitées. 

La pseudo ouverture annoncée par Gérard Collomb a été assurée par le groupe SNI (Société nationale immobilière), filiale immobilière à vocation d’intérêt général de la Caisse des Dépôts, sachant qu’il implique de fournir à la fois un toit et un accompagnement social, ce qui n'est pas sa vocation. SNI a ainsi acheté plusieurs hôtels, selon différents critères et ceux qui en ont besoin ont été remis en état pour les adapter à ce type d’accueil . La transaction a été rendue publique en mars, pour 62 hôtels Formule 1 lesquels bénéficient "d’un plan de relance incluant un programme d’envergure de rénovation", avait indiqué la communication d’Accor. La structure devait devenir un CADA (centre d’accueil de demandeurs d’asile).

Trois cents places au total sont dégagées. Bailleul, 13.000 habitants, dans le Nord, à 70 km de Calais, les migrants seront hébergés environ huit jours avant d’être triés et "orientés" vers un autre lieu à déterminer, a assuré ce mardi le préfet du Nord.
Qualifié de 'centre de premier accueil', il pourra accueillir 85 migrants, selon le préfet du Nord, à proximité immédiate de l’autoroute A25 Lille-Dunkerque, dans une zone industrielle. Il a ouvert en réalité en juillet et abritant aujourd’hui 43 demandeurs d’asile.

Le renouvellement, c'est que le dispositif est "spécifique" et permettra d’accélérer les demandes d’asile 

Image associéeAu départ, onze associations avaient déposé un référé devant le tribunal administratif de Lille. L’Etat et la municipalité avaient fait appel auprès du Conseil d'Etat qui les enjoignait d’installer des points d’eau. Non seulement leur appel est rejeté, mais ils se retrouvent pointés du doigt par un arrêt stigmatisant. Celui-ci estime que "la prise en compte par les autorités publiques des besoins élémentaires des migrants qui se trouvent présents à Calais en ce qui concerne leur hygiène et leur alimentation en eau potable demeure manifestement insuffisante et révèle une carence de nature à exposer ces personnes, de manière caractérisée, à des traitements inhumains ou dégradants, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale".
Face à ce cinglant camouflet pour sa politique menée depuis deux mois, la Place Beauvau a donc changé son fusil d’épaule. Le 23 juin, Gérard Collomb avait conseillé aux humanitaires de Calais "d’aller exercer leur savoir-faire ailleurs"... Aujourd'hui, mis au pas, le ministre de l'Intérieur de Macron doit faire en sorte que les exilés aient un accès à l’eau, à des sanitaires, puissent se nourrir et faire enregistrer leur demande d’asile, par le biais des services préfectoraux. En outre pressé d'ouvrir deux "lieux de répit" (CAO), le ministre a indiqué lors d’une conférence de presse que des blocs sanitaires mobiles seraient mis en place dans la commune, pour les quelque 600 migrants présents. 

Un risque d'appel d'air non pris en compte par le conseil d'Etat
Outre que ces revirements incessants ont irrité la maire, Natacha Bouchart, l'élue Les Républicains a déclaré qu’elle n’installera " ni douche, ni toilettes" prévoyant  que "se recréent autour des squats ou des bidonvilles". Elle a ajouté que "si le gouvernement veut le faire, il devra réquisitionner un terrain". 
A l’opposé, à Grande-Synthe, le maire Europe Ecologie-Les Verts se réjouit que l’Etat se plie enfin à sa demande démagogique de "plus de dignité" pour les 1.500 exilés [des illégaux, migrants politiques, économiques ou climatiques] qui vivent là. "J’ai pu m’entretenir avec le préfet qui me propose un dispositif de pré-accueil de plusieurs jours sous toiles de tente, sur la commune, avec un enregistrement administratif sur place, avant que les réfugiés ne soient orientés vers un centre en dur", rappelle Damien Carême, un ancien socialiste. 
Le maire de Grand-Synthe n'est pas loin pourtant  de partager les mêmes craintes que la maire d'opposition sur les risques d'incitation. "Les migrants partis en CAO reviennent effectivement à Grande-Synthe pour la simple raison que la frontière avec l’Angleterre est toujours là."

Un pôle alimentation et des blocs sanitaires avec douches devraient donc revoir le jour tout début septembre sur le terrain de la Linière, qui avait abrité le premier camp humanitaire de France – un espace construit par Médecins sans frontières (MSF) pour héberger 1.500 Kurdes. 
Pour avoir souvent acquitté leur voyage jusqu’à son terminus, ces fugitifs du Dunkerquois qui font escale à Grande-Synthe sont traditionnellement plus difficiles à convaincre que ceux de Calais de demander l’asile en France. Cet objectif paraît d'ailleurs insensé. 

Des associations veulent mettre à profit ce temps de répit sur place pour persuader ceux qui refusent de s'échouer en France

A Briançon, où des migrants sont entrés en grève de la faim pour protester contre le règlement Dublin.A Calais, en revanche, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) va tenter, lors de maraudes de convaincre directement les migrants de monter dans des bus pour être emmenés vers les CAES -nouveau sigle ne veut pas dire réalité nouvelle- où des agents des préfectures feront le point sur leur statut et pourront exercer des pressions pour les décider à rester dans un pays non désiré. L’OFII, placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur, y sera lui aussi présent, ce qui rendra possible l’enregistrement direct des demandes d’asile depuis ces nouveaux centres.

Ce nouveau dispositif simplifié, qui gomme la case pré-accueil en vigueur partout en France et évite le passage en préfecture, permettra de commencer à réduire la durée nécessaire pour obtenir l’asile, comme le promet le plan gouvernemental annoncé le 12 juillet. Il pourrait d’ailleurs servir de modèle pour faire évoluer le dispositif parisien que Collomb sait être son prochain sujet à traiter. 

Ensuite, comme il l’a rappelé lundi, les migrants seront répartis selon leur statut. 
Les demandeurs d’asile rejoindront des hébergements spécifiques. Les exilés qui ont laissé leurs empreintes ailleurs en Europe ('dublinés', ceux que le règlement Dublin oblige à déposer leur dossier dans le premier pays européen où ils sont entrés) devraient de toute évidence se retrouver assignés à résidence, le temps que le premier pays qu’ils ont rallié donne son accord pour les reprendre. Et comme l’ajoute Fabien Sudry, préfet de Calais : "Ceux qui sont en situation irrégulière pourront être dirigés vers des centres de rétention." A moins qu’ils ne décident d’un retour volontaire, comme les 542 Afghans qui sont entrés dans cette procédure, proposée par l’OFII, depuis le début de l’année.
Plus de 400 demandeurs d’asile et autres migrants, la plupart d’Érythrée, d’Éthiopie et d’Afghanistan, vivent dans les rues et les zones boisées de Calais et des alentours.

Le distinguo entre toutes ces catégories de migrants est l’un des credo de Macron. 
La grande inconnue reste l’attrait des migrants pour ces CAES, assumés comme des espaces de tri. Natacha Bouchart a des raisons de craindre que beaucoup ne refusent et continuent à tenter de passer en Grande-Bretagne. L’élue de terrain regrette d’ailleurs qu’on n’ait "pas aujourd’hui de réponse à ceux qui refusent de demander l’asile en France" et compte bien obtenir qu’un volet spécifique figure dans le texte de loi que le gouvernement prépare pour la rentrée. Un  risque non encore mentionné est évidemment celui d’une chasse à l’homme dans la lande, dont des associations internationalistes pourraient s'emparer pour leur propagande "humanitaire"… 

Human Rights Watch, ONG supra-nationale illégitime, a mené une 'enquête' 
Camp de Grande-Synthe réduit en cendres par un incendie le 10 avril 
- " ‘C’est comme vivre en enfer’ : Abus policiers à Calais contre les migrants, enfants et adultes" - dont le résultat ne peut surprendre : un procès mettant en cause les forces de l’ordre dans le Calaisis. 
La police française à Calais commet régulièrement des abus envers les demandeurs d’asile et autres migrants, a accusé Human Rights Watch ce 26 juillet, sur 46 pages.
"Les forces de l’ordre à Calais, en particulier les Compagnies républicaines de sécurité (CRS), ont recours de façon routinière à la pulvérisation de gaz poivre sur des migrants, enfants et adultes, alors qu’ils sont endormis ou dans d’autres situations où ils ne représentent aucune menace. Les policiers aspergent aussi régulièrement de gaz, ou confisquent, leurs sacs de couchage, couvertures et vêtements. Parfois ils aspergent même de gaz poivre la nourriture et l’eau des migrants – tout cela apparemment dans le but de les pousser à quitter la région. De tels agissements de la part de la police violent l’interdiction d’infliger un traitement inhumain et dégradant, mais aussi les normes internationales de comportement des forces de l’ordre, qui appellent les agents à ne faire usage de la force que lorsque cela est inévitable, et alors uniquement avec modération, de façon proportionnée aux circonstances, et toujours dans un objectif légitime de maintien de l’ordre.
"Il est tout à fait condamnable que des policiers utilisent du gaz poivre sur des enfants et des adultes endormis ou en train de vaquer pacifiquement à leurs occupations" [violon]. "Lorsque les policiers détruisent ou confisquent les couvertures des migrants, leurs chaussures ou encore leur nourriture, non seulement ils rabaissent leur profession, mais ils portent atteinte à des personnes, dont ils ont juré de défendre les droits," a lancé Bénédicte Jeannerod, directrice France de Human Rights Watch.
Issue de Médecins Sans Frontières, cette intello s'est illustrée en documentant la situation des civils dans les conflits (Tchétchénie, Burundi, Tchad, etc.), élaborant les positions publiques de MSF en matière d’accès aux traitements/vaccins dans les situations d’épidémies/pandémies en contexte précaire (HIV, TB multi-résistante, malnutrition, vaccination). 
Elle est en effet titulaire d’un master en journalisme et a occupé, pendant 7 ans, la direction du Plaidoyer et de la Communication de l’UNICEF France dont elle a notamment développé le plaidoyer auprès des pouvoirs publics français sur les questions liées à la pauvreté des enfants, aux enfants migrants et à la justice des mineurs, après avoir exercé pendant 3 ans en tant que responsable de production audiovisuelle dans le champ de la santé publique.
Le sous-préfet de Calais a catégoriquement nié les accusations d’abus policiers, les qualifiant de calomnies. 
Le ministre de l’Intérieur a indiqué lundi avoir ordonné des contre-enquêtes à l’inspection générale de l’administration, à l’inspection générale de la police et à l’inspection générale de la gendarmerie nationale. Un entre-soi.