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dimanche 24 mai 2020

La chanteuse Camélia Jordana dénonce des violences policières

Ces accusations sont-elles les équivalents racistes anti-Blancs de l'antisémitisme des anti-sionistes ?

Le ministre de l'Intérieur réagit ce dimanche au discours tenu par la chanteuse samedi soir

Racisme anti-blanc : la réponse cinglante d'un policier au ...

Elle s'est fait connaître comme chanteuse et a utilisé sa notoriété sur France 2, samedi soir, dans 'On n'est pas couché'. Ruquier et la chaîne de service public auraient pu anticiper l'esclandre mais, en l'invitant à échanger avec l'auteur Philippe Besson - un intime de Macron (participant à un meeting de soutien au candidat En marche ! à Bercy et présent, comme un autre homosexuel, Stéphane Bern, aux agapes organisées à La Rotonde, le soir de son succès au premier tour) -  sur le sujet des violences policières qui ont marqué la France ces dernières années, c'était assurer le buzz. 
Comme escompté, la vingtenaire s'en est prise à la police, une habitude dans la communauté à laquelle elle s'identifie. L'occasion donc de manifester son appartenance à l'une et son rejet de l'autre, celle qui l'a pourtant sortie de l'anonymat en en faisant une vedette de la chanson. C'est sur M6 en effet qu'elle s'est fait un nom en 2009, grâce à l'émission Nouvelle Star, où elle finit 3e. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ces media, chaînes publique (France télévisions) et privée (groupe RTL) indistinctement, ne l'ont pas discriminée au faciès, bien au contraire.
C'est ensuite Yvan Attal, issu de la communauté des Juifs séfarades d'Algérie, qui a fait de Camélia Jordana une actrice dans "Le brio" (2017), film produit par Pathé et France 2  qui lui valut en 2018 le César du meilleur espoir féminin. Le jury des Cesar n'avait donc pas failli dans ses partis-pris...  
Le plus raciste n'est pas celui que l'on veut bien faire croire ...

"Quand (elle a) les cheveux frisés, (elle ne se sent) pas en sécurité face à un flic en France".


Cette accusation de l'artiste, dont le grand-père était un référent local du FLN, s'ajoute aux propos isolés par Christophe Castaner. 

Le ministre de l'Intérieur appelle ce dimanche à "une condamnation sans réserve" des propos de Camélia Jordana Riad-Aliouane 
La France a sa première association contre le « racisme anti-blanc »
Les "toubabs", "faces de craie" et "culs blancs", se rebiffent ?
En voulant dénoncer les violences policières, samedi soir dans On n'est pas couché, cette petite-fille d’immigrés algériens a "alimenté la haine et la violence", condamne le ministre de l'Intérieur, un ancien élu socialiste:
"Non madame, 'les hommes et les femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue' ne se font pas 'massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau'", écrit-il, citant la protégée du monde du spectacle. "C propos mensongers et honteux alimentent la haine et la violence. Ils appellent une condamnation sans réserve." Condamnation judiciaire ?

Ces artistes aux poitrines et torses exhibés, rappeurs haineux ou acteurs qui se prennent pour des penseurs - tels NTM (Nique ta mère...), Rohff (Comorien condamné quatre fois pour port d'armes et violences), Rost (Franco-togolais nommé au Conseil économique, social et environnemental par François Hollande (lequel rend visite au calomniateur Théo sur son lit d'hôpital et ignore les policiers hospitalisés), mais qui lance à son interlocuteur sur CNews; "ce sont des gens comme toi qu’il faut assassiner")  Omar Sy (Franco-sénégalo-mauritanien qui traite Eric Zemmour de "criminel" et qualifie Anne-Elisabeth Lemoine de "teubée" en direct), aussi impunément que des conducteurs de scooters volés qui fauchent des passants dans leurs rodéos urbains délictueux, sont-ils plus respectables que Camélia Jordana ?

jeudi 15 février 2018

Une centaine de travailleurs sans papiers est ...en grève : c'est en France !

Des travailleurs sans papiers instrumentés ?

Inquiets de la prochaine loi sur l'immigration, ils réclament leur régularisation
 
Essentiellement subsahariens, employés par six sociétés d'intérim,  de plats cuisinés, de livraison de colis ou de nettoyage en Ile-de-France, cent vingt travailleurs illégaux sont en grève depuis lundi, craignant de perdre l'un des rares moyens de régularisation, grâce au travail. Faisant l'amalgame médiatique et politique entre les nouveaux migrants illégaux et les anciens qui travaillent en France depuis de nombreuses années, les associations et syndicats vertueux mènent campagne.

Ils ont été installés des piquets de grève avec l’appui de la CGT, réclamant leur régularisation, mais exprimant aussi l’inquiétude collective des nombreuses personnes qui partagent leur sort. Leur situation juridiquement irrégulière risque en effet de se compliquer avec la prochaine loi "immigration et asile", craint la CGT. 
Bénéficiaires d'aides sociales, ces salariés illégaux n'ont pas de droit au travail mais, cornaqués par la centrale syndicale d'extrême gauche, ils comptent bien mettre en oeuvre une ou plusieurs options qui leurs sont offertes comme sans papiers, explique Violaine Carrère, chargée d’études au Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s (Gisti) : "Soit fabriquer ou utiliser des faux papiers, soit être embauché sous l’identité d’un tiers, soit travailler au noir.

Dans les faits, c’est l'embauche sous une fausse identité qui prévaut pour espérer obtenir des papiers. Il s’agit concrètement de "travailler en utilisant l’identité d’une autre personne, que l’employeur le sache ou qu’il l’ignore", confirme tranquillement Violaine Carrère, mais apportant de l'eau au moulin du législateur. Et "très souvent, l’employeur le sait : on a déjà vu un restaurant qui avait embauché la même personne dans trois établissements, sous trois identités différentes", dénonce cette militante, après avoir cautionné, voire recommandé, cette pratique. 

Cette méthode permet d’accumuler les bulletins de salaire nécessaires à la constitution d’un dossier pour obtenir un titre de séjour. Et  le Gisti de dénoncer une "hypocrisie majeure" : "Non seulement l’Etat n’ignore pas que le travailleur a recouru à un alias, mais en plus c’est dans le dossier." En somme, il est nécessaire de travailler dans l’illégalité pour pouvoir espérer ensuite travailler légalement. On se demande si le Gisti est du côté de ceux qu'il prétend protéger de la loi. 
Le travail, bien qu’interdit aux personnes en situation irrégulière, est un moyen d’accéder à la régularisation, notamment depuis une réforme de 2007 (article 40 de la loi du 20 novembre) qui a inscrit dans la loi cette possibilité à la suite de plusieurs mobilisations. 
Ainsi avait-elle suscité la polémique lors de son adoption, principalement en raison d'une disposition qui autorisait le recours aux tests génétiques pour prouver la filiation de candidats au regroupement familial. Le Conseil constitutionnel avait également privé l'Etat de la possibilité de statistiques ethniques.
Mais l'article 40 de cette loi et une circulaire du 7 janvier 2008 offrent la
possibilité de régularisation sur demande de l'employeur, à condition que le salarié travaille dans un secteur qui connaît des difficultés de recrutement et soit sous contrat ferme d'un an minimum. L'art. 40 n'est pas applicable aux Algériens et aux Tunisiens, soumis à un régime dérogatoire. La circulaire a été annulée, le 23 octobre 2009, par le Conseil d'État.
Sur le sujet, le droit n’a pas bougé depuis novembre 2012 et une circulaire du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui a précisé les critères d’ancienneté de travail et de séjour : les préfets pouvaient s'y référer pour accorder des régularisations. 

Les travailleurs sans-papiers demeurent soumis à deux contraintes. 
Celle de leur patron d’abord, qui remplira ou non le formulaire Cerfa indispensable à leur régularisation : "Des employeurs jouent le jeu de cette circulaire et d’autres non, parce qu’ils préfèrent maintenir une main-d’œuvre en situation de vulnérabilité dans l’entreprise, selon un collectif migrants de la CGT. C’est pour ça que les salariés se sont organisés entre eux [sic] et sont venus nous voir," se justifie Marilyne Poulain, militante de ce collectif. 
Ensuite, celle du préfet. "A Paris, on applique la circulaire, mais en Seine-Saint-Denis ou dans le Val-de-Marne, c’est l’horreur, avec des délais de huit mois qui rendent les documents obsolètes, se plaint Marilyne Poulain, qui est aussi coordinatrice à l'association Autremonde sur les questions d'alphabétisation et d'accès au droit, et milite aussi aux côtés des grévistes d'Adec, un sous-traitant de Bouygues. 
"Vous savez ce que c’est qu’une grève?", demande Denise aux personnes venues ce jour là à Droits devant (association créée par un ensemble de personnalités telles que Albert Jacquard, Mgr Jacques Gaillot, Jacques Higelin ou Léon Schwartzenberg, pour l'égalité des droits entre les Français et les clandestins, associée à une intersyndicale du ...Ministère du Travail (CGT-TEFP et SUD Travail)) ... avant de conduire les grévistes sans-papiers, vers un immense chantier situé à la Défense : le chantier de la tour First… Commentaire de l'association : "Las d’être exploités et de se voir refuser un titre de séjour, des ouvriers maliens employés en région parisienne par un sous-traitant de Bouygues se sont mis en grève. Ils ont compris que pour être reconnus dans leurs droits, il leur faudrait s’attaquer à tous les rouages du système qui organise leur exploitation. Et réaliser des coups d’éclat."
En quoi le projet de loi 'immigration et asile' inquiète-t-il les travailleurs et les syndicats ? 

Cette nouvelle loi sera présentée en conseil des ministres le 21 février et l’essentiel de son contenu est connu. 
C’est en l’occurrence son article 16-II qui pose problème à la CGT. Il envisage d' "étendre le champ d’application de l’article 441-8 du code pénal", dont la dernière version remonte à la loi Cazeneuve de mars 2016. 
Cet article sanctionne l’utilisation du titre d’identité ou de voyage d’une autre personne "aux fins d’entrer ou de se maintenir sur le territoire de l’espace Schengen", mais ne précise pas ce qu’il en est pour les personnes qui recourent à un alias afin de travailler. Comme si c'était une circonstance atténuante !
"A l’époque, on nous a dit que cet article était là pour cibler le passage des frontières dans le cadre de la lutte antiterroriste, mais que ça ne concernait pas le travail", se rappelle Marilyne Poulain. 

Mais le Gisti trouve  à redire contre l’article 16-II de la loi à venir qui évoque l’extension de l’article 441-8 "aux cas d’usages frauduleux qui permettent […] de se maintenir [sur le territoire] et, dans la plupart des cas, d’y travailler". 
Cette disposition indispose les défenseurs des travailleurs clandestins et partisans de la libre circulation des travailleurs originaires de pays étrangers à l'Union européenne. 

Une certaine presse considère que l'avis partisan du Gisti doit prévaloir.
Violaine Carrière "ne comprend pas" en quoi l’article 441-8 empêchait jusqu’à maintenant de poursuivre quelqu’un recourant à un alias pour travailler. Elle dit n’avoir aucun souvenir d’avoir déjà vu cet article utilisé en ce sens. D’où son questionnement : "Y a-t-il une vraie volonté politique d’empêcher les gens de se déclarer quand ils travaillent ?" 
"On nous dit qu’ils pourront toujours être régularisés", doute Marilyne Poulain, dénonçant aussitôt qu' "un tel article dotera un employeur d’une arme énorme" envers un travailleur qui souhaiterait obtenir un formulaire de régularisation. L’article 441-8 prévoit cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende. 

Mardi, Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a demandé au ministère de l’Intérieur et à l’Elysée des discussions sur le sujet. 
Le syndicat d'extrême gauche accuse cet article qui "correspond à la logique du tri entre "bons" et "mauvais" migrants" défendue par Gérard Collomb en faveur des salariés français plutôt que des nouveaux demandeurs en situation irrégulière, de surcroît. 

Dimanche, le ministre de l’Intérieur défendait sa politique en répondant, aux personnes qui "disent 'on n’a pas besoin de faire un tri, on ne doit pas choisir entre ceux qui ont besoin de l’asile et les migrants économiques' " : "Si. On est obligé de le faire parce qu’à un moment donné, nous ne pourrons pas donner un avenir à tout le monde."

mercredi 24 février 2016

Jungle de Calais: Sarkozy avait raison trop tôt contre Hollande...

Ce que la presse partisane occulte mais qu'Internet n'oublie pas

Chacun de nos écrits passés peut à tout moment repasser au filtre de Google. 
Prenons l’exemple de Calais et, avant ce camp sauvage, de Sangatte

Ce fut une commune au centre d'une importante exposition médiatique pour avoir hébergé de 1999 à 2002 un centre d'accueil pour les immigrés sans-papiers cherchant à passer au Royaume-Uni.
Les commentaires de l'opposition étaient d'autant plus libres que la gauche ne croyait pas elle-même à son retour aux affaires. Les ténors s'époumonaient tranquillement sur la situation "insupportable" des migrants qui "se pressent dans le Calaisis pour franchir la Manche et atteindre l’Angleterre, sans d’ailleurs toujours y parvenir". Nous citons ce texte écrit en 2009, à un moment où, déjà, on annonçait la destruction des baraquements dans la 'jungle' de Calais et où on accusait à tour de bras : "Ce qu’on appelle la jungle est en fait la traduction sauvage de l’échec des politiques migratoires à l’échelle européenne.Rien ne s’est amélioré depuis six ans, puisqu’on traverse aujourd’hui la plus grave crise humanitaire depuis 1945 dans notre région du monde.

L’auteur de ce texte accusait Nicolas Sarkozy de vendre de l’illusion comme il avait vendu de la communication au moment de la fermeture de Sangatte : "Dans un premier temps, ils seront moins nombreux. Mais ensuite les mêmes causes produiront les mêmes effets et nous verrons surgir d’autres campements."
Pour sortir de cette crise, le conseilleur proposait une solution politique européenne, "une coopération entre la France et l’Angleterre, qui tarisse à la source les migrations des populations les plus en danger dans leur pays d’origine" et des "structures d’accueil permettant dans des conditions humaines de préparer des solutions pour chacun de ces exilés. Sinon, c’est l’hypocrisie générale. Cacher ces camps que je ne saurais voir, ces visages que je ne saurais regarder, ces ombres qui nous rappellent les guerres d’ailleurs, ces déchets et ces abris de fortune qui révèlent un malheur s’ajoutant à la crise que nous traversons. Au-delà de la jungle, le choix est entre la civilisation et la sauvagerie."   

L’auteur de ces lignes, publiées dans Slate, s’appelle François Hollande. 

Et c'est l'ancien rédacteur en chef et cofondateur des versions française et africaine du magazine en ligne Slate, qui le dit. "Reconnaissons qu’il avait raison, commente-t-il. D'ailleurs, après quatre années de pleins pouvoirs, qu'a-t-il fait ? Les causes ont produit les mêmes effets et on ne saurait que trop lui conseiller, avant d’envoyer les bulldozers détruire une nouvelle fois la jungle, de relire ses propres mots et de choisir entre la civilisation et la sauvagerie."
Dans cette attente et alors que Hollande a de nouveau reporté de quelques jours l'évacuation promise d'une partie du camp, relisons ses mots avec lui, dans son avion de retour de cinq jours en Polynésie et en Amérique du Sud, tandis qu'il laisse pendantes les affaires de l'Etat avec l'annulation du Conseil des ministres d'hier mercredi.  
En 2009, quand Eric Besson avait envisagé la fermeture du centre illégal de migrants clandestins, la gauche avait enfourché son cheval de la compassion. Le site Slate avait servi de support au populisme politique de François Hollande, député de la Lozère.
"La situation humaine des migrants qui se pressent dans le Calaisis pour franchir la Manche et atteindre l'Angleterre, sans d'ailleurs toujours y parvenir, est insupportable.
Elle l'est pour les exilés qui viennent butter dans le Calaisis, sur cette frontière naturelle du bout de l'Europe. Elle l'est aussi pour les habitants du Pas-de-Calais qui ont le sentiment de voir leur quotidien transformé en zone de transit et parfois de non-droit.
Ce qu'on appelle la 'jungle' est en fait la traduction sauvage de l'échec des politiques migratoires à l'échelle européenne.
Le ministre de l'identité nationale vient d'annoncer que les baraquements et les campements où s'entassent Afghans, Irakiens, Soudanais, Iraniens, seraient la semaine prochaine détruits à coups de bulldozers et que les migrants se verraient proposer une solution, autrement dit un retour groupé.
Je ne me plaindrai pas du démantèlement des trafics et des filières dans lesquelles les passeurs et d'autres profiteurs trouvent l'occasion d'un enrichissement écœurant. Mais il y a derrière cette soudaine décision la même part de communication et d'illusion que lors de l'annonce par Nicolas Sarkozy, en 2002, de la fermeture de Sangatte. Le Ministre de l'Intérieur de l'époque prétendait avoir réglé le problème en en terminant avec un camp qui avait vu transiter près de 70.000 migrants de 1999 à 2002. Ce fut un lâche soulagement. Aussitôt Sangatte fermé, des 'jungles' ont proliféré sur tout le littoral. Les migrants étaient toujours là, les exilés toujours partant pour l'aventure, mais sans accompagnement, sans encadrement, sans surveillance. Et aujourd'hui qu'y aura-t-il après la jungle de Calais?
Certes, la dissuasion va produire son effet. Dans un premier temps, "ils" seront moins nombreux. Mais ensuite les mêmes causes produiront les mêmes effets et nous verrons surgir d'autres squats, d'autres campements dans des forêts, dans des zones industrielles, dans des immeubles désertés. Bref dans un monde parallèle, souterrain, comme dans ces films de science fiction où sous la terre se cachent dans l'ombre des figures dont on ne sait plus si elles sont humaines.[sic]
Nous sortirons de ce monde dual avec, non pas simplement des principes -ce qui est quand même toujours préférable- et des bulldozers, mais avec une politique qui doit être d'abord européenne, qui suppose une coopération entre la France et l'Angleterre, et qui tarisse à la source les migrations des populations les plus en danger dans leur pays d'origine.
Enfin, il faut qu'il y ait des structures d'accueil permettant dans des conditions humaines de préparer des solutions individuelles pour chacun de ces exilés. Sinon, c'est l'hypocrisie générale. Cacher ces camps que je ne saurais voir, ces visages que je ne saurais regarder, ces ombres qui nous rappellent les guerres d'ailleurs, ces déchets et ces abris de fortunes qui révèlent un malheur s'ajoutant à la crise que nous traversons. Au-delà de la jungle, le choix est entre la civilisation et la sauvagerie."
François Hollande
Depuis juillet 2014, Johan Hufnagel est 'numéro un bis' à la tête de la rédaction de... Libération, en compagnie de Laurent Mouchard-Joffrin.

Le 11 janvier 2016, La Voix du Nord annonçait qu' "
à partir de ce lundi soir, pour la première fois depuis treize ans, une partie des migrants de Calais pourra légalement dormir sous un toit. 
Le toit plat d’un conteneur, dans un camp humanitaire aux accès contrôlés. Ce dispositif rappelle le fameux camp de la Croix-Rouge à Sangatte, fermé en novembre 2002."

La partie sud de la 'jungle' n'a pas été évacuée mardi 23 février. C'était pourtant l'ultimatum fixé par l'Etat français, la justice en a décidé autrement. Et malgré ce "camp humanitaire", c’est "un sursis" pour quelque 4.000 migrants de Calais, estime RFI. Le tribunal administratif de Lille devait statuer hier mercredi sur un référé introduit par plusieurs associations, mais la juge n'a pas encore rendu sa décision ce jeudi.

En juin 2015, Cécile Duflot, l'ancienne ministre expulsée du gouvernement et patronne d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) tança le Président sur la politique migratoire qui laisse de côté l'humanité au nom du pragmatisme... 
Dans une lettre ouverte à l'auteur des propos édifiants publiés par Slate, l’ancienne ministre du Logement supplie le président Hollande de reconsidérer la politique d’accueil des migrants: "Pourquoi un tel acharnement contre de pauvres gens ?"
Après des évacuations musclées et contestée à Paris et face à un afflux sans précédents de demandeurs d’asile la chef des Verts prend la plume pour dire sa colère. "Les gaz lacrymogènes alors utilisés blessent la conception que nous avons de notre pays. Les images de migrants embarqués de force dans des rames de métro sont sinistres. Les cris de révolte et d’incompréhension n’ont pas pu ne pas parvenir jusqu’à vous, Monsieur le président. Les questions se bousculent dans nos esprits incrédules. Pourquoi un tel acharnement contre de pauvres gens ?"
Et l’ancienne ministre de Jean-Marc Ayrault de clamer alors: "Avons-nous donc perdu et la tête et le cœur pour ne pas voir que nous faisons fausse route ? A force de professer un pseudo-pragmatisme, nous ne réglons pas les problèmes concrets et nous perdons la bataille des valeurs. Notre politique des migrations est un Waterloo moral."
La politique du gouvernement "en matière de migrations est ferme, juste et humaine", a répliqué le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, à l'ex-ministre du Logement de Ayrault.

dimanche 15 novembre 2015

Attentats du vendredi 13: plusieurs islamistes assassins sont des migrants passés par la Grèce, confirment les autorités françaises

De beaux esprits niaient ce risque de tuerie islamiste de masse

Les enquêteurs se concentrent désormais sur un passeport syrien appartenant à un "réfugié" enregistré en Grèce
 

retrouvé près du corps d'un terroriste au Stade de France...
Le drapeau de l'Etat islamique est apparu 
au cours d'affrontements de "réfugiés" syriens  
avec les forces de l'ordre allemandes
("même pas de véritables réfugiés", selon L'Obs.)
Alors que les Français pleurent les victimes des attaques terroristes qui ont causé la mort de 129 personnes et blessé 352 autres, l'enquête progresse sans difficultés: un kamikaze mort du Stade de France a abandonné son passeport syrien, en sorte d'être identifié et classé 'martyr' de la cause islamiste. Il appartenait à un "réfugié politique" enregistré en Grèce et demandeur d'asile, en qualité de victime du régime syrien, révèlent les services secrets grecs.

Après quelques recherches rapides, les Grecs retrouvent sur leurs bases les traces de ce "migrant" et dévoilent aussitôt son parcours. Le 3 octobre dernier, il est
arrivé sur l'île de Léros par embarcation de fortune parmi d'autres migrants

Après un bref entretien, la police avait prélevé ses empreintes, selon la procédure européenne. Les fanatiques ne craignent pas cette formalité, dans la mesure ou ils sont des kamikazes. 24 heures plus tard, il avait rejoint Athènes. Selon la police, il a pris la route des Balkans pour arriver jusqu'en France. Le samedi 14 novembre en début de soirée, la police grecque avait transmis les empreintes à Paris et continuait d'enquêter sur deux autres personnes dont l'un serait aussi passé par la Grèce et aurait peut-être un lien direct avec les attentats de Paris.

Un kamikaze syrien enregistré comme migrant en Grèce
Le terroriste français formellement identifié au Bataclan s'appelle Omar Ismaïl Mostefaï, selon des sources policières. Il s'agit d'un homme de 29 ans né à Courcouronnes (Essonne) le 21 novembre 1985 et connu pour des délits de droit commun, mais qui n'a pas pu se radicaliser en prison puisqu'il n'a jamais été emprisonné. Ce tueur, père d'une fille née en 2010 vivait il y a encore "deux, voire trois ans" dans le le quartier de La Madeleine, à Chartes.


Quant au deuxième islamiste kamikaze qui s'est fait exploser aux abords du Stade de France, "un passeport syrien au nom d'un individu né en septembre 1990 en Syrie", a été retrouvé à proximité du lieu de l'explosion. L'homme, dont M6 affirme connaître le nom, Abbdulakbak B., ne serait pas connu des services de police.

En revanche, il ne serait pas inconnu des autorités grecques. "Nous confirmons que le possesseur du passeport (syrien) est arrivé sur l'île de Leros le 3 octobre où il a été enregistré selon les règles de l'Union européenne", a affirmé le ministre grec de la protection des citoyens Nikos Toskas. 

L'authenticité du passeport est néanmoins toujours en cours de vérification, alors que des responsables américains ont fait part de leurs doutes à la chaîne CBS News. Le passeport retrouvé ne contiendrait pas les numéros habituels d'un vrai document officiel syrien et la photo n'aurait aucune correspondance avec le nom inscrit.


Terrorisme : "Les djihadistes parmi les migrants vont frapper d’ici cinq mois" (expert autrichien)
EI-MIGRANTS
Des "dizaines" de combattants du groupe extrémiste Etat islamique (EI) sont entrés en Europe au milieu de l’actuel afflux des migrants, a averti vendredi un expert autrichien d la lutte contre le terrorisme.

Lors d’un entretien accordé au journal Kronen Zeitung, l’ancien directeur du Bureau fédéral de la préservation de la Constitution et de la lutte contre le terrorisme d’Autriche (BVT) basée à Vienne, Gert-Rene Polli, a qualifié la politique de sécurité européenne de "vol aveugle". "La situation sécuritaire ne peut plus être maintenue sous contrôle", a-t-il estimé, faisant remarquer l’afflux constant des migrants en provenance du Moyen-Orient à destination de l’Europe. 

"Les combattants de l’EI n’attendent pas que les autorités les arrêtent sans hâte, ils attaqueront avant. Nous verrons cela dans cinq mois au plus tard", a mis en garde M. Polli.

En mai 2015, la police recherchait "un djihadiste" parmi les migrants à Calais.
Les forces de l’ordre sont à la recherche d’un djihadiste de l’Etat islamique, " susceptible" d’avoir rejoint Calais, rapportait La voix du Nord.

"Réputé dangereux, le djihadiste recherché par la police fait l’objet d’une fiche " S" par les services de renseignement Français. Les policiers et les gendarmes ont reçu l’ordre d’arrêter le djihadiste... s’ils le voient. Interrogée sur le sujet, la préfecture n'a pas souhaité commenté l'information," rapportait la Voix du Nord.

Les membres d'associations de défense des migrants contactés par le journal confirmaient la possibilité que se cachent des djihadistes parmi les réfugiés. Effectivement, la "jungle" étant une zone non contrôlée, elle est idéale pour se cacher et bénéficier des aides destinées aux réfugiés.

Le déni des acteurs mediaco-politiques
"La crainte de nombreuses personnes en Belgique est de retrouver dans ce flux de migrants des djihadistes potentiels. Cette rumeur court effectivement depuis quelque temps et des "articles" apparaissent sur plusieurs sites, notamment d’extrême droite. Notre journaliste Dominique Demoulin, a expliqué en trois éléments sur le plateau de notre édition spéciale « Migrants, tous concernés » que ces rumeurs sont infondées. "Premièrement, les Nemmouche, Coulibaly, les présumés terroristes de Verviers, ils étaient belges, français, ils n’étaient surement pas arrivés ici comme demandeurs d’asile. Deuxièmement, s’il y avait des terroristes qui voulaient venir, je ne pense pas qu’ils emprunteraient ces filières qui sont extrêmement dangereuses. On se souvient de tous les bateaux qui ont coulé. Et enfin, ils font l’objet d’une enquête approfondie à l’office des étrangers, au commissariat général et si les experts qui les interrogent repèrent un profil louche, ils font appel à la sureté de l’État."
VOIR et ENTENDRE François De Smet, directeur du centre fédéral migration Myria, belge, qui s'emploie à dénoncer les idées reçues en matière de flux migratoires, le 8 septembre 2015, deux mois avant les carnages de Paris:
"Mais pourquoi diables des djihadistes voudraient-il dissimuler des gens chez des demandeurs d’asile" ! Ainsi, se complaisant dans leur logique occidentale, quelle soit judéo-chrétienne ou laïque, les commentateurs, experts et décrypteurs distingués et hautains, se maintiennent toujours à cent lieues des modes de pensée des islamistes fanatiques et à plus forte raison des kamikazes qui ont frappé à Paris le vendredi 13.

Avec Jean-Philippe Balasse, directeur adjoint de la rédaction,
Europe1 s'attache à nier le risque, par une affirmation de l'entre-soi journalistique, contredisant Claude Guéant, lanceur d'alerte à la mi-septembre dernier:


Ancien juge d'instruction au pôle antiterrorisme du Tribunal de Grande Instance de Paris, invité début septembre de Ruth Elkrief, Marc Trévidic a stigmatisé ceux qui estiment que Daesh enverrait des djihadistes parmi les réfugiés en Europe. "Jusqu'à présent, on se rend compte qu'ils n'ont absolument pas besoin de ça pour envoyer des gens. Il y a suffisamment de Français, de Belges qui ont des passeport et qui peuvent revenir", avait raillé le magistrat, un brin cynique...


Un article de 7sur7.be du 21/ mai 2015 (source: Belga)
"L'extrême droite agite le spectre de djihadistes s'infiltrant dans les embarcations de fortune chargées de migrants depuis la Libye, mais la menace semble minime comparée aux risques d'attentats commis par des Européens revenant de Syrie ou d'Irak, selon des experts [sic].

Plusieurs dirigeants de l'extrême droite européenne, de la Ligue du Nord italienne à l'Ukip de Nigel Farage en Grande-Bretagne, ont agité le spectre de "terroristes" profitant de l'afflux sans précédent d'immigrés ralliant les rivages européens, pour se dissimuler parmi eux dans les bateaux. 

Crise des migrants
L'arrestation en Italie d'un jeune Marocain, soupçonné d'être impliqué dans l'attentat du musée du Bardo en Tunisie et qui était arrivé en février sur une embarcation clandestine depuis la Libye, a fait enfler le débat, alors que les Européens se déchirent déjà sur la réponse à apporter à la crise des migrants. 

Migrants-djihadistes
Dimanche, un conseiller du gouvernement libyen a affirmé à la BBC que le groupe Etat islamique (EI), implanté en Libye, faisait embarquer des djihadistes vers l'Europe. "L'un des problèmes est qu'il peut y avoir des combattants étrangers, qu'il peut y avoir des terroristes qui se cachent, se mêlent aux migrants", a admis lundi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. 

"Une menace qui existe"
Le phénomène est "impossible à prouver", estime Charlie Winter, chercheur au centre de réflexion Quilliam à Londres. Mais "c'est une menace qui existe. Il y a au moins une déclaration de Daesh en ce sens et la récente arrestation en Italie", relève Marc Pierini, ancien ambassadeur de l'UE en Libye et chercheur associé à l'institut Carnegie Europe. 

"Aucun document d'identité"
"Il peut très facilement y avoir des infiltrations individuelles", explique-t-il. "Quand vous avez sauvé 800 personnes en mer, il faut après, trier soigneusement pour savoir 'qui est qui ?' là-dedans, et ces gens n'ont évidemment aucun document d'identité". "Une fois qu'ils sont dans la rue, ils sont dans (l'espace) Schengen" et peuvent circuler librement dans 22 des 28 pays de l'Union européenne, résume M. Pierini. 

"Pas la plus grande menace"
"Ceci étant, ce n'est pas la plus grosse menace terroriste, puisque les attentats de 2014 et 2015 en Europe ont tous été perpétrés par des citoyens européens. C'est cette méthode qui change vraiment la donne", ajoute-t-il, rappelant qu'au moins 4.000 Européens ont rejoint les rangs de groupes djihadistes en Irak et en Syrie

"L'EI a d'autres priorités"
"Les récentes attaques au Canada, en France, au Danemark, aux Etats-Unis (...) émanaient d'individus agissant de leur propre chef, mais au nom de l'Etat islamique", fait valoir M. Winter. Pour lui, l'EI a d'autres "priorités", et notamment "consolider sa présence là où il s'est implanté. Il cherche donc à s'étendre à partir de ses bases en Libye". 

Demandeurs d'asile et terroristes
"La Commission européenne tient à souligner qu'il ne faut pas placer les demandeurs d'asile et les terroristes dans la même catégorie", a indiqué une porte-parole à l'AFP. "Aucun cas n'a été confirmé à ce stade", a-t-elle insisté. "Cela détourne du vrai problème, à savoir que des gens meurent aujourd'hui" en tentant ces traversées désespérées, a regretté Andrew Stroehlein, de l'ONG Human Rights Watch. "La priorité de l'UE doit être de sauver des vies, d'augmenter les sauvetages."

"Pas très efficace"
"Mettre un djihadiste confirmé, qui a combattu et s'est entraîné avec l'EI pendant des mois, voire des années, sur un bateau qui risque de couler (...) n'est pas une façon très efficace de l'envoyer en Europe", juge Christian Nelleman, directeur du centre de réflexion norvégien RHIPTO. Surtout que l'EI "a déjà des routes établies" pour faire revenir ses djihadistes au bercail. 

"C'est minime"
"Cela ne veut pas dire que ça n'a pas lieu, mais c'est minime", ajoute-t-il. "En termes d'attaques terroristes imminentes, cela serait du gâchis." "Ce qui est bien plus dangereux, c'est que l'EI retire autant d'argent du trafic des migrants", affirme M. Nelleman, selon lequel l'organisation djihadiste pousse le cynisme jusqu'à attaquer des camps de réfugiés syriens au Liban et en Jordanie pour alimenter son "commerce Est-Ouest". "
Négationnisme politicien criminel
à la veille des Régionales

Immigration : postures et impostures (extraits d'un "décryptage" de Libération)
"Afflux ingérable, cheval de Troie du terrorisme, l’UE première touchée… Fabulations et idées reçues sur les migrants sont légion, souvent relayées par les gouvernements. [...] En matière d’immigration, nombre de capitales européennes, à commencer par Paris, ont opté pour un devoir d’inhumanité qu’elles nourrissent par des déclarations à l’emporte-pièce prenant le pas sur une analyse rationnelle de la situation."

Point 8 parmi les 10 "fabulations et idées reçues sur les migrants" pointées par Libération: "Des terroristes peuvent se glisser parmi les migrants"
L’hypothèse a été émise par Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan : "L’un des problèmes est qu’il peut y avoir des combattants étrangers, qu’il peut y avoir des terroristes qui se cachent [parmi les migrants, ndlr]", a-t-il déclaré lundi [dès mai 2015]. L’arrestation près de Milan, le lendemain, d’un Marocain de 22 ans soupçonné d’avoir aidé les auteurs de l’attentat du musée du Bardo (22 morts) à Tunis le 18 mars, a donné un écho à cette crainte : le jeune homme, dont on ignore le rôle exact dans l’attentat, était arrivé en février en Sicile sur une embarcation clandestine partie de Libye.""
Mais au-delà de ce cas, une filière de la sorte est-elle crédible ? «Tout est toujours possible, mais cela reste très peu probable, affirme Yves Trotignon, analyste chez Risk&Co. Aucun auteur des attentats, déjoués ou non, ces deux dernières années en France et en Europe, n’est entré clandestinement en Europe. Les filières de migration sont beaucoup trop aléatoires. Que ferait un djihadiste qui arriverait en Europe sans papiers, sans armes, sans argent ? Il est beaucoup plus efficace pour les groupes djihadistes de recourir à des gens qui sont déjà sur place, quitte à les recruter à distance."

"C’est ce scénario qui était à l’œuvre lors des attentats de janvier à Paris, poursuit le journal, fort de ses certitudes intellectuelles dépassées et idéologiques 'humanistes'.  Chérif et Saïd Kouachi ont revendiqué le massacre à Charlie Hebdo au nom d’Al-Qaeda au Yémen alors que leur séjour là-bas n’avait duré que quelques semaines et remontait à l’été 2011. Ils vivaient depuis en France. Amedy Coulibaly, auteur de l’attaque contre l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, a affirmé agir pour l’Etat islamique, alors qu’il n’a séjourné ni en Syrie, ni en Irak. L’Union européenne et l’Otan s’inquiètent en réalité davantage du risque d’attentat contre un navire militaire qui patrouillerait à proximité des côtes libyennes et s’attaquerait aux passeurs, comme l’envisage l’UE." 
Les décrypteurs de la presse de gauche raisonnent (?) sur les bases de la pensée dominante (reprenant les mêmes citations qu'ailleurs dans la presse européenne ...) et ne se projettent pas dans l'avenir. Ils ne prennent pas le pouls de la sphère islamo-fasciste (un terme abominable aveuglément étiqueté d'extrême droite) et n'anticipent rien, tout en donnant des leçons, quand ils ne jettent pas des anathèmes. 

Le déni des idéologues résistant à la preuve par les faits
D’après la chaîne de télévision hongroise M1, en septembre 2015, deux terroristes s’étaient glissés dans la masse des migrants, mais ils ont été identifiés grâce à leurs pages Facebook, dans lesquelles ils avaient inconsidérément publié des photographies où ils arborent des armes sur le territoire syrien ou bien irakien et passent le bonjour à leurs abonnés à l’occasion de leur arrivée en Europe, entre autres.
La chaîne ignorait alors les noms des suspects, où ils se trouvaient et s’ils avaient été arrêtés ou non. Etaient-ils dans Paris le vendredi 13 ?

dimanche 26 avril 2015

Afrique du sud: des Noirs chassent et tuent des immigrants... noirs

Le pays de l'apartheid face à la xénophobie de Noirs contre des Noirs

Les violences contre les immigrés de même couleur ont gagné Johannesburg et fait plusieurs morts 


Les violences xénophobes ont chassé plus de 5.000 étrangers, surtout des demandeurs d'asile et réfugiés africains déplacés par les violences xénophobes qui secouent l'Afrique du Sud, faisant "six morts  dans la province de Kwazulu-Natal" depuis trois semaines, a déclaré un porte-parole du HCR, Adrian Edwards

Les Sud-Africains n'ont pas de haine particulière envers les étrangers, a affirmé le président Jacob Zuma au Parlement. Le chef de l'État semble avoir oublié que la nation arc-en-ciel est régulièrement secouée par des accès de fièvre xénophobe. Les ressortissants africains sont la cible d'attaques répétées depuis des années. 
En 2008, une vague de xénophobie avait fait 68 morts. Depuis le début de 2015, une douzaine d'immigrés ont déjà "perdu la vie", comme il faut dire désormais, même s'ils en ont été privés. Malgré l'appel au calme et la ferme condamnation des autorités de Pretoria, la situation est encore très "volatile". Comme les matins frais du printemps...



A noter des youyou de femmes. 
La population est à 80% chrétienne, mais comporte 2 % de musulmans, souvent originaires d'Inde ou d'Indonésie.


La police sud-africaine a déployé samedi des renforts à Johannesburg

Ces dispositifs policiers font suite à une nouvelle nuit de violences xénophobes. "Plus de 30 personnes ont été arrêtées et seront poursuivies pour violences publiques, vol, effractions et destruction volontaire.

La situation est calmée maintenant mais nous prévoyons de renforcer nos effectifs", a précisé un porte-parole de la police provinciale.


Les violences sont le fait "de petits groupes de vingt à trente personnes qui en profitent pour piller et casser", a-t-il ajouté. En réaction aux violences, le président Jacob Zuma a annoncé avoir annulé son voyage en Indonésie.

Un étranger a été tué (ou a perdu la vie)
La police a confirmé samedi la mort d'un étranger dans le grand township d'Alexandra, à Johannesburg, mais a refusé de faire le lien immédiat avec ces violences.
Le Forum de la diaspora africaine a lancé un appel  au gouvernement sud-africain à prendre des mesures pour protéger les ressortissants étrangers africains de Johannesburg et Pretoria. "Nous pensons qu'il faut faire appel à l'armée", a lancé son porte-parole.

La majorité de ces étrangers vient du Mozambique, du Malawi et du Zimbabwe. 
D'autres du Burundi, RDC et Rwanda", a précisé une autre porte-parole du HCR, Karin de Gruijl. Mais aussi du Nigéria.

VOIR et ENTENDRE un reportage de l'américain CNN: 

Au moins six morts depuis Pâques
La police s'en tient pour l'instant à un décompte total de six morts. Mais le Forum de la diaspora africaine parle lui de 15 morts et plus de 2500 déplacés, depuis le début des violences qui ont démarré avant Pâques à Durban, sur la côte est.
En 2008, les violences xénophobes avaient fait 62 morts. Depuis, les violences de ce genre sont récurrentes chez ce géant économique du continent. Elles reflètent les frustrations de la majorité noire du pays qui continue de souffrir économiquement et la résurgence d'une culture de violence exacerbée sous l'apartheid.
VOIR et ENTENDRE un reportage sur une manifestation anti-xénophobie visant les Noirs opposés à l'immigration d'étrangers noirs:

"Ils sont en Afrique du Sud car ils ont besoin d'être protégés"

50% des étrangers ayant fui les violences sont "sans pièces d'identé", c'est-à-dire qu'ils sont entrés en Afrique du Sud de façon illégale, précise Karin de Gruijl. "Le HCR est très préoccupé. Ceux qui sont affectés par ces attaques xénophobes sont des réfugiés et des demandeurs d'asile ayant été obligés de fuir leurs propres pays en raison de la guerre et des persécutions. Ils sont en Afrique du Sud car ils ont besoin d'être protégés", a-t-il insisté Adrian Edwards.