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jeudi 26 mars 2020

Coronavirus : Sibeth Ndiaye s'excuse après avoir accusé les enseignants "qui ne travaillent pas"

Les professeurs n'ont plus le droit de mettre les cancres perturbateurs à la porte. 
Et Macron?

A la recherche de main-d'œuvre dans l'agriculture, la porte-parole du gouvernement a pris l'exemple d'un "enseignant qui ne travaille pas"
La porte-parole du gouvernement a encore sorti une ânerie
Des propos insupportables, alors que les professeurs assurent la continuité pédagogique avec des moyens insuffisants et des outils qui ne fonctionnent guère. Qui occupe les trois enfants de son couple ? 

Qui veut encore de ses excuses à chaque prise de parole ?
"Mea culpa. Mon exemple n'était vraiment pas le bon," se contente-t-elle de commenter. Elle n'est pas non plus le choix de la bonne personne au bon endroit et même les féministes commencent à dire tout bas qu'elle est porteuse d'une méchante image de la femme.
Comment fait-on pour rester courtois face à une telle couche de... Je n'ai pas les mots...

Interrogée sur la pénurie de main-d'œuvre dans l'agriculture aux prises avec  l'épidémie de coronavirus - comme les hôpitaux avec l'absence de masques, de tests de dépistage du Covid-19 ou de respirateurs - , mercredi 25 mars, la porte-parole du gouvernement Ndiaye a pris en exemple le cas des "enseignants qui ne travaillent pas", avant de présenter les excuses d. "Je suis la première à mesurer combien l'engagement quotidien des professeurs est exceptionnel", ose affirmer la porte-parole dans un message d'excuses sur Twitter.

Sibeth Nidiaye avait cru pouvoir ainsi esquiver une question au détriment des serviteurs de l'Etat


 Toute ressemblance avec la fraise
des  bois ne 
serait que pure coïncidence
Elle était interrogée sur la contradiction entre l'appel du ministre de l'Agriculture Didier Guillaume à "aller dans les champs" et l'injonction constante des autorités à rester chez soi. "Nous n'entendons pas demander à un enseignant qui aujourd'hui ne travaille pas, compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser la France entière pour aller récolter des fraises gariguette", a affirmé la porte-parole, suscitant de nombreuses critiques alors que les enseignants sont appelés à assurer un suivi pédagogique pendant le confinement.A l'issue du Conseil des ministres, 

Indignation dans la classe politique

Il est grand temps de la confiner dans un placard.
Chambre d'isolement
"Alors qu'ils assurent la continuité pédagogique, (...) Trobeth Ndiaye considère que les enseignants 'ne travaillent pas'", a ainsi ironisé Marine Le Pen : "Chaque jour est un naufrage pour ce gouvernement qui multiplie les énormités," a-t-elle souligné sur Twitter.
"Pardon mais dire que nos enseignants ne travaillent pas parce que les écoles sont fermées,
c'est pour le coup vraiment être 'aux fraises'", a renchéri Olivier Faure, le premier secrétaire du PS.

Le député socialiste Boris Vallaud - Monsieur Belkacem à la maison (et sa caisse de résonance) - a réagi :  



Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a préféré la zapper.
Il a délégué un stagiaire du ministère qui, en langue de bois, a donc salué "les professeurs de France [qui] font un travail extraordinaire, ne comptant ni leur temps ni leur énergie [ni leur désintéressement], pour suivre tous nos élèves en ces circonstances exceptionnelles"
A défaut d'être fiers de leur gouvernement, "tous les Français peuvent être fiers de notre service public. Remercions chaque jour nos professeurs", a-t-il ajouté.
Et on les applaudit chaque soir à 20h15 ? Les profs, pas les bras cassés à la langue fétide.

vendredi 31 mai 2019

La sociologie du vote Macron est de plus en plus minoritaire, observe le sociologue Arnaud Benedetti

Macron se réfugie derrière une apparente réussite, mais la réalité le rattrape 

Pour Arnaud Benedetti, le camp de la majorité aurait tort de crier victoire trop vite

Professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne et rédacteur en chef de la revue politique et parlementairece communicant et observateur attentif de la vie politique note que si LREM confirme qu’elle possède une base électorale solide, elle se resserre néanmoins sur une couche sociale élitiste et peu rassembleuse.

FigaroVox- Arithmétiquement, Emmanuel Macron n’a pas gagné les élections ce dimanche. Pourtant, sa stratégie semble victorieuse?

Arnaud Benedetti.- L’essentiel pour Emmanuel Macron était de ne pas perdre la face. Le faible écart entre le RN et LREM lui assure cet objectif. Il ne gagne pas certes, mais il ne perd pas vraiment. La victoire du RN apparaît en soi peu signifiante, puisqu’elle ne sidère pas les professionnels de l’exégèse politique. Or, la sidération est un facteur-clef de la nature d’un événement. Macron attache, quoi qu’il en dise, une importance aux commentateurs politiques, car il sait qu’ils participent pour une part à la construction de la perception de la situation politique. Ils sont en deuxième rideau, à tort sans doute au demeurant, des «juges de paix» de la représentation politique... après les électeurs. Le storytelling, dans ces conditions, peut perdurer. Le récit communicant suscité par cet échec - Macron avait fait symboliquement de la défaite du RN l’un des enjeux de la consultation - permet d’occulter «ce qui ne se voit pas», pour reprendre la distinction de l’économiste Frédéric Bastiat, au profit de «ce qui se voit». 
Qu’est ce qui se voit? La résistance du socle électoral des marcheurs... Ce qui ne se voit pas? Le fait que le RN ait ["a", puisque c'est une réalité arithmétique] gagné 1 million de voix par rapport à 2014, qu’il soit en tête dans 76 départements, que Macron soit [est] confronté à 8 électeurs sur 10 après deux ans de mandat opposés à sa politique, à sa majorité, à son style aussi... L’effet d’optique irradie l’impression immédiate et dissimule la sociologie politique profonde du scrutin qui est loin de jouer en faveur du pouvoir.

Au-delà de la com’, il semble qu’il y ait une base électorale solide derrière LREM. Ce que de nombreux politologues avaient pourtant nié…
Peut-être comme jamais depuis la moitié du XIXe siècle, la société du haut ne s’était aussi savamment organisée pour assurer la protection de sa vision du monde.
Macron fédère une base sociologique motivée, politisée, consciente que, pour défendre ses intérêts, il faut qu’elle fasse bloc. Marx eut fait son miel analytique de cette séquence historique. Peut-être comme jamais depuis la moitié du XIXe siècle, la société du haut ne s’était aussi savamment organisée pour assurer la protection de sa vision du monde. Il a su récupérer la droite ordo-libérale, conformiste, paternaliste qui a volé à son secours lors de cette élection au détriment de François-Xavier Bellamy. Les scores des marcheurs dans les Hauts-de-Seine, dans les Yvelines, à Versailles entre autres sont autant d’illustrations de ce transfert de voix. Il faudra le vérifier, mais on peut penser qu’entre 2017, date de son élection et aujourd’hui 2019, le fonds électoral, plutôt centre-gauche, voire de gauche sociale-démocrate, a muté, se «droitisant» très certainement. Ce qui ne manquera pas de poser à terme la question des alliances pour Emmanuel Macron: le terreau de la gauche est durablement asséché, mais la zone de chalandise qu’il entend et peut occuper à droite sera l’objet d’une sévère concurrence, même s’il n’a pas renoncé à braconner à gauche .

Au RN, il s’agit maintenant de convertir l’essai en récupérant ce qu’il reste de l’électorat républicain. Pour Marine Le Pen, le «en même temps» doit-il commencer?
Marine Le Pen, comme Emmanuel Macron au demeurant, est confrontée à l’exercice de sa mue. Elle incarne moins l’expression identitaire de la droite nationale dont elle est issue que l’affirmation d’un néo-souverainisme. C’est sa force aujourd’hui dans un contexte où les enjeux de protection et de puissance sont soumis à la faillite du modèle de Maastricht. 
Pour autant, la bataille pour récupérer la droite républicaine est désormais ouverte. Comment? Sous quel format? OPA? Alliance à venir? Les questions se posent. Mais c’est un sujet essentiel. Pourra-t-elle rassurer cet électorat en déshérence, pas hostile à la construction européenne mais charnellement opposé à Macron, tout en conservant la dynamique idéologique qui fait aujourd’hui sa capacité d’attraction? Il faut qu’elle s’invente une nouvelle force de projection électorale, susceptible d’agréger des sensibilités et non pas de les incorporer. Mitterrand à gauche et Chirac à droite avaient su faire cela. On va mesurer maintenant l’aptitude de Marine le Pen à élargir son champ d’attraction, sa capacité à se transformer, à l’instar des deux anciens Présidents de la République, en animal tactique. Max Weber dit de l’entrepreneur politique qu’il lui faut de la «vista». Marine Le Pen est entrée dans une phase de post-dédiabolisation qui suppose de sa part désormais un sens tactique exceptionnel pour devenir une rivale crédible. Cela supposera encore des aménagements doctrinaux et une patience stratégique.
On va mesurer maintenant l’aptitude de Marine le Pen à élargir son champ d’attraction.

Les écologistes sont venus perturber la recomposition d’un nouveau duopole. Est-ce seulement un effet d’aubaine?
Ils ont bénéficié de deux facteurs: la tonalité très écologique donnée par le Président de la République à la campagne de LREM et le fait que l’élection européenne constitue pour les Verts un terrain de jeu électoral traditionnellement favorable. Mais ceci n’explique pas exhaustivement leur succès. 
D’autres déterminants se sont conjugués: l’éclatement de la gauche sociale-démocrate inapte à se restructurer, l’impasse stratégique de Jean-Luc Mélenchon dont l’analyse parfois fondée et talentueuse du malaise dans la démocratie est troublée par une personnalisation perçue comme excessive, voire troublante, dans une société médiatique qui distribue inégalement en fonction de ses propres systèmes de valeurs sa tolérance aux aspérités de tempérament... [Benedetti ne "calcule" même plus le PS-croupion à la remorque de Place publique menée par le dilettante Raphaël Glucksmann. Quant à Benoît Hamon et Génération.s, peut-être sont-ils quelque part dans son cerveau reptilien]. 
Les Verts ont manifestement bénéficié du crédit qu’on porte à ce qui s’impose chez eux comme une forme de constance et de cohérence doctrinale. Et de la socialisation des jeunes - les 18/25 ans ont majoritairement voté pour eux - pour lesquels la préoccupation environnementale fait office d’une éducation aussi sentimentale que civique, un romantisme de l’urgence, une injonction politique comme le fut le républicanisme sous la IIIe République. La communication massive autour des enjeux climatiques partout et tout le temps suscite des effets d’adhésion. Pour autant, le vote écologique en France demeure fragile, fugace, liquide. Un succès électoral peut alterner avec un désastre. Les Verts français n’ont pas la structuration des «Grünen» allemands. La culture gauchisante peut à tout moment les réduire à une peau de chagrin.

Comme spécialiste de la communication, il ne vous a pas échappé non plus que Laurent Wauquiez a beaucoup attiré l’œil médiatique sur lui dans la fin de la campagne. Quelles leçons doit-il tirer de cette défaite?
Il en tirera les leçons que les circonstances lui dicteront. Il ne peut bien évidemment s’exonérer de sa propre responsabilité, même si le procès en personnalisation me paraît très excessif, tout en étant de bonne guerre dans ce genre de situations. Wauquiez a hérité d’un parti qui a été ruiné politiquement par la présidentielle de 2017. Il a adopté une stratégie de copier-coller assez light [modérée?] des thèses du RN, mais à un moment où l’accaparement n’était plus possible - comme ce fut le cas en 2007 avec Nicolas Sarkozy. L’électorat de Marine Le Pen est épidermique quant à la question de la sincérité. Il juge avoir été trompé sous Sarkozy, tant sur le sujet migratoire que sur la question européenne. On ne lui refera pas les poches deux fois, si j’ose dire... 
Un autre élément a contribué sans doute à la fragilisation de la ligne Wauquiez: sa brutalité supposée. Cette dernière est mieux acceptée lorsque le rapport de force vous est favorable. On pardonne aux puissants par crainte, on n’a aucune indulgence pour ceux dont la position est loin d’être assurée. Machiavel est intemporel!

Arnaud Benedetti a publié "Le coup de com’ permanent" (éd. du Cerf) dans lequel il détaille les stratégies de communication d’Emmanuel Macron.

dimanche 22 juillet 2018

L'affaire Macron-Benalla déclenche une crise politique ouverte, mais Macron reste fermé

Le président se mure dans le silence, suite aux révélations des brutalités et des privilèges de son favori à l'Elysée

Une série de mises en examen s'annonce

Mensonge de l’Elysée : Benalla assurait encore la protection rapprochée du Président, le 13 juillet à Giverny
La crise politique provoquée par l'entourage d'hommes en noir du président Macron ne cesse de prendre de l'ampleur, à partir des violences de ses hommes de main, masquées pendant onze semaines, nourrie du silence d'Emmanuel Macron et des rebondissements - dignes d'une république bananière -  de l'enquête, avec une possible mise en examen dimanche de son ex-collaborateur à l'Elysée, dans l'attente de l'audition du fusible gouvernemental, Gérard Collomb, lundi à l'Assemblée.
Flagrant délit de violences par deux hommes en noir du président :
Vincent Crase (lunettes sur le front) et Alexandre Benalla (casque et capuche) tabassant un manifestant, le 1er mai à Paris

Cinq suspects au total doivent être présentés dans la journée à un juge d'instruction. Les 'Men in Black' de Macron, censés protéger son "monde nouveau" sont Alexandre Benalla, filmé frappant des manifestants le 1er mai, en garde à vue depuis vendredi matin, Vincent Crase, réserviste de la gendarmerie employé de LREM à ses côtés lors de la Fête du travail, et de trois policiers soupçonnés d'avoir transmis à Benalla des images de vidéo-surveillance.
La femme et l'homme frappés le 1er mai ont demandé à être entendus ultérieurement par les enquêteurs.

Appartement et voiture de fonction, salaire... Le joli train de vie d’Alexandre Benalla
Alors que les révélations tombent comme si elles n'attendaient que le signal  notamment sur les avantages accordés à l'ex-collaborateur de 26 ans (d'un logement quai Branly de fonction et d'un véhicule avec chauffeur à un badge pour accéder à l'hémicycle du Palais Bourbon, en passant par un salaire d'environ 10.000 euros mensuel disproportionné eu égard à son grade au sein de la réserve citoyenne, le chef de l'Etat a provoqué sa plus grave crise politique depuis le début du quinquennat, mais reste mutique.
D'après le Journal du Dimanche, Emmanuel Macron a parlé au téléphone à son chargé de mission préféré, licencié à contre-coeur vendredi matin.

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Alors que le porte-parole de l'Elysée, un ex-journaliste connu pour ses parti-pris et sa servilité, Bruno Roger-Petit, avait affirmé seul devant la caméra, jeudi, qu'il avait été après le 1er mai soi-disant "démis de ses fonctions en matière d'organisation de la sécurité des déplacements du président", A. Benalla apparaît sur plusieurs clichés récents au côté de Macron ou du couple présidentiel, notamment le 13 juillet à Giverny (Eure), alors qu'il était déclaré "suspendu" (document 1, ci-dessus). L'Elysée ne fait plus aucune communication.

Les oppositions de droite et de gauche sont montées au front pour demander au président "des comptes", selon les mots de Laurent Wauquiez (LR). 

L'affaire est un 'Benallagate' "du niveau du Watergate", considère Jean-Luc Mélenchon, le leader des Insoumis.
Mais le porte-parole du parti du président, La République en marche (LREM), Gabriel Attal, qui fut socialiste et membre du cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine, argue que si le président s’exprimait "sur cette affaire, on trouverait partout des commentateurs pour s’indigner du poids potentiel de ses mots sur les enquêtes en cours". 
"On dirait que (sa parole) interférerait", lui fait écho Marc Fesneau, chef de file des députés MoDem, interrogé dimanche par France Info, et soucieux du qu'en-dira-t-on ! Le Monsieur Propre bien connu du paysage politique, François Bayrou, n'est en revanche pas venu devant micros et caméra bafouiller ses conseils et sentences.

Collomb, bientôt sacrifié sur l'autel du président Macron ?

Le premier à donner sa version des faits ne fait qu'appliquer les ordres. Le ministre de l'Intérieur est attendu lundi à 10h00 devant la commission des Lois de l'Assemblée, qui dispose de prérogatives d'enquête. Les députés d'opposition, qui dénoncent un mensonge jeudi dernier devant le Sénat, ne vont pas manquer de le passer à la question, sans violence, ni arme de poing.

L'Elysée a organisé un déjeuner de crise samedi autour d'Emmanuel Macron, réunissant Gérard Collomb et la ministre de la Justice Nicole Belloubet.
Celle-ci, tremblante, est en première ligne à l'Assemblée, à l'origine sur le projet de révision constitutionnelle, dont l'examen est bloqué depuis jeudi soir, mais à l'arrivée pour transmettre les ordres de l'Elysée, via le premier ministre.

Dans l'hémicycle dimanche matin, les représentants de la nation se livraient encore un bras de fer autour de  l'"affaire Macron-Benalla", comme la désigne le patron du groupe LR Christian Jacob.

Dans une atmosphère tendue, les oppositions ont de nouveau réclamé la venue du Premier ministre ou, "au moins", de Castaner, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement.

"On ne lâche pas", assurait-on dans les rangs de la majorité, alors que samedi soir, la séance nocturne avait été écourtée après des heures de dialogue de sourds.

Les élus juppéistes d'UDI-Agir ont en revanche décidé de ne plus "participer à ce triste spectacle". Abstentionnistes ?...

Vidéo. Affaire Benalla : altercation entre Marine Le Pen et Christophe Castaner à l’Assemblée

Un affrontement verbal a marqué les esprits: salle des Quatre colonnes samedi en fin de journée, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen et Christophe Castaner ont eu une vive altercation, la première déplorant notamment que ses "amis de LREM refusent" de le convoquer devant la commission d'enquête.
Il est aussi légitime de souhaiter assister à cette querelle dans son intégralité:

L'hyper-président est-il paradoxalement l'artisan du retour à la IVe République ?

mardi 28 mars 2017

L'Ifop-Fiducial prend ses désirs de Macron pour des réalités

Quand les marges d'erreurs peuvent inverser le problème, le sondeur donne Macron en tête  

Emmanuel Macron, crédité de 25,5% des intentions de vote, devancerait toujours Marine Le Pen (25%) au premier tour

Une affirmation hasardeuse qui n'a rien de scientifique.

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Ils font confiance aux entreprises IFOP et Fiducial
pour soutenir leur candidat banquier
Rappelons à ce pseudo-"institut" français d'opinion publique" (IFOP) que cette nouvelle embrouille sondagière, publiée lundi avec le concours de Fiducial, Paris Match, Cnews et Sud Radio en vue de fausser le vote démocratique du premier tour de l'élection présidentielle, comporte un risque d'erreur d'au moins 3%, appelée "marge d'erreur" convenue et accordée aux auteurs des estimations politiques (politiciennes?) orientées en fonction des commanditaires de l'enquête d'opinion. 
Rappelons aussi aux lecteurs que 
Fiducial est une entreprise privée spécialisée dans les services aux entreprises et la gestion de patrimoine,Paris Match appartient au groupe également détenteur de Elle ou Télé 7 Jours dans la presse, et RFM, Virgin radio et Europe1 en radio, CNews, c'est Canal+, avec ses chaînes C8 (anciennement D8) et CStar (anciennement D17),et que Sud Radio est une radio privée (en rivalité avec RMC Découverte du groupe de Patrick Drahi, propriétaire de BFMTV, 6Ter du groupe M6 et HD1 du groupe TF1), propriété de Fiducial Medias...Autant de groupes, parmi d'autres, dont BFM TV,  dévoués au candidat Macron.
L'écart se resserre légèrement entre l'ex-ministre de l'Economie, qui perd un demi-point par rapport à vendredi, et la présidente du Front national, dont la courbe est stable, à moins d'un mois de l'échéance.

François Fillon passe de son plancher de 13% à 17,5%

Ils en sont pour leurs frais, ces media engagés

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qui, avec chacun de leurs invités successifs aux débats, ramènent sans cesse ses concurrents aux soupçons de la presse et de ses suiveurs de la justice. 

La ficelle à gauche est un peu grosse, si tant il était vrai que plus elle est grosse mieux elle passerait. Alors que Hamon, candidat officiel trahi par le Parti socialiste qui l'a porté, ne décolle pas dans les sondages, les entreprises commerciales de sondages font la promotion de Jean-Luc Mélenchon  - candidat révolutionnaire de "La France insoumise" derrière laquelle se dissimule le Parti communiste français - pour l'opposer à Fillon - tout en laissant Marine Le Pen prospérer -  donnant à croire que ses insultes tous azimuts lui feraient rencontrer un nombre grandissant d'électeurs.
 
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Ces commerçants-là ont une bien piètre opinion des Français. Ils ne lui accordent d'ailleurs qu'un seul point, à 14% des intentions de vote, et achèvent ainsi d'écraser Benoît Hamon (58% des votes) et ses sympathisants de ce qui fut la primaire de la "Belle Alliance Populaire": son concurrent socialiste et ancien favori de l'Elysée, n'est plus crédité que de 10,5%. 
Hamon n'a d'autre soutien au gouvernement que Najat Vallaud-Belkacem, tandis que Jean-Marc Ayrault s'est replongé dans un sommeil profond... 
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Sondage sur mesures 
pour les besoins de la cause de Macron
Le président Hollande a, quant à lui, préféré féliciter l'équipe de France de handball qui a gagné la finale du championnat du monde face à la Norvège. Alors, dans trois semaines, le prédécesseur éphémère de la binationale à l'Education nationale sera-t-il encore remboursé de ses frais de campagne ?

Dans l'hypothèse d'un second tour Macron-Le Pen,
l'ancien conseiller de Hollande à l'Elysée (depuis 2012), puis ministre de l'Economie en faillite (depuis 2014) - responsable de la politique économique et financière calamiteuse du quinquennat - l'emporterait avec 60,5%.

Si les électeurs actuellement indécis (1 sur 3) et les autres se rebellent contre leur matraquage par la presse mercantile et les sondeurs réunis sous la caution fallacieuse de l'IFOP, les marges d'erreurs pourraient de surcroît rebattre les cartes de ce combat douteux et donner tort à la bande IFOP, Fiducial, Paris Match, Cnews et Sud Radio.
Macron atteindrait 22,5%, Marine Le Pen 22%, Fillon 20,5%Mélenchon 17,5% et Hamon 13,5% ! Les trois dernières semaines sont décisives.

Ce sondage manipulateur a été réalisé en ligne du 23 au 27 mars auprès d'un échantillon de 2.235 personnes inscrites sur les listes électorales. Dont l'écrivaine hystérique et bobo Christine Angot, comme Julien Hollande est réalisateur ?...

samedi 4 février 2017

Sondage: l'affaire Penelope profite à Macron et Marine Le Pen

Le sondage démasque l'Elysée derrière Macron et le FN, n'en déplaise à Hamon

Macron et Le Pen poursuivent leurs progressions, au détriment de Fillon et Hamon

Macron devancerait Fillon au 1er tour et se qualifierait pour le second face à Marine Le Pen,
selon un sondage BVA-Salesforce diffusé samedi.
L'entreprise californienne Salesforce
 est connue à l'international pour ses solutions en... gestion de la relation client. Elle compte plus de cent mille entreprises clientes dont Pernod Ricard, Renault, Engie Cofely, Suez et ...BVA, société commerciale de sondages d'opinions et de marketing.


Emmanuel Macron devancerait désormais François Fillon, au 1er tour de la présidentielle, et se qualifierait pour le second tour face à Marine Le Pen. Ainsi ce sondage souligne-t-il la mise en cause de l'Elysée par l'opinion dans son rôle de manipulation de l'élection présidentielle.

A gauche, Benoît Hamon, dopé par sa victoire à la primaire initiée par le PS, gagne 10 points et prend l'ascendant sur Jean-Luc Mélenchon, en baisse de 1 à 2 points. 

L'apprenti-sorcier de l'Elysée a rebrassé les cartes

Avec 21% à 22% d'intentions de vote, l'ex-ministre de l'Economie se rapproche de la présidente du Front national, stable en tête à 25%, selon cette enquête pour Orange - dont l'Etat français est actionnaire principal à hauteur de 64,3 %

- et la Presse régionale. Crédité de 16% à 20% début janvier en fonction du vainqueur de la primaire socialiste, Emmanuel Macron progresse ainsi de 1 à 6 points en un mois.

En pleine campagne de déstabilisation par la rumeur sans preuves que recherchent la justice, à la demande ... du Parquet financier.
La présidente du Parquet de la République financier a été nommée par Christiane Taubira et  dépendant du ministère de la Justice aux mains de Jean-Jacques Urvoas, qui a apporté en décembre 2016 son soutien à Manuel Valls, candidat battu par Hamon (comme il s'était rangé aussi bien au côté de Dominique Strauss-Kahn en 2007, de Martine Aubry en 2008 ou de Hollande en 2011).
François Fillon doit actuellement faire face à une campagne de presse savamment orchestrée depuis l'Elysée par l'entremise du journal anarchiste le Canard enchaîné et de Mediapart, site trotskiste révolutionnaire, qui peuvent lancer des accusations évolutives et sans preuves, émettant en l'occurrence des soupçons d'emplois fictifs de son épouse. 
A charge pour les victimes de faire la preuve de leur innocence ! Si l'accusé(e) ne peut pas apporter la preuve de sa bonne foi et de son bon droit, cela revient à n'en avoir aucun. Notamment face à la presse déchaînée.La charge de la preuve est l'obligation faite à une partie de prouver les éléments qu'elle avance à l'appui de ses prétentions. Or, les journalistes sont dispensés de cette obligation: en vertu d'un principe, celui de la liberté de la presse, privilège de classe (ajouté à un abattement fiscal de 8.760 euros) qui entrave la défense comme le travail des juges de l'enquête et donc l'établissement de la vérité.
Le candidat de la droite et du centre était crédité de 24% début janvier, mais, selon le sondage, la rumeur l'aurait fait chuter à 18% ou 20% d'intentions de vote, soit une chute de 4 à 6 points, et ne se qualifierait pas pour le second tour, malgré une primaire qui a mobilisé quelque 4 millions de sympathisants.

A gauche, Benoît Hamon recueille désormais 16% à 17% d'intentions de vote, devant Jean-Luc Mélenchon à 11% ou 11,5%.

François Bayrou candidat recueillerait 5% des voixmais se proclame homme providentiel. Nicolas Dupont-Aignan (souverainiste) atteint 2% et, avec 1% à 1,5%, l'écologiste Yannick Jadot se prépare à une absorption par Hamon.

Au second tour, Emmanuel Macron l'emporterait avec 66% des voix, contre 34% à Marine Le Pen.


Enquête réalisée en ligne du 1er au 2 février auprès de 955 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, alors que le Canard enchaîné a publié la première mouture de ses soupçons le 25 janvier. Marge d'erreur de 1,4 point à 3,1 points: une évaluation tellement fine des erreurs annoncées qu'elle paraîtrait aussi scientifique que les prévisions... 
Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat; elles donnent une indication de l'état des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage. 
La disqualification des entreprises de sondages dans leurs précédentes opérations de manipulations les engagent à la précaution de langage et à l'humilité.

dimanche 15 novembre 2015

Attentats du vendredi 13: plusieurs islamistes assassins sont des migrants passés par la Grèce, confirment les autorités françaises

De beaux esprits niaient ce risque de tuerie islamiste de masse

Les enquêteurs se concentrent désormais sur un passeport syrien appartenant à un "réfugié" enregistré en Grèce
 

retrouvé près du corps d'un terroriste au Stade de France...
Le drapeau de l'Etat islamique est apparu 
au cours d'affrontements de "réfugiés" syriens  
avec les forces de l'ordre allemandes
("même pas de véritables réfugiés", selon L'Obs.)
Alors que les Français pleurent les victimes des attaques terroristes qui ont causé la mort de 129 personnes et blessé 352 autres, l'enquête progresse sans difficultés: un kamikaze mort du Stade de France a abandonné son passeport syrien, en sorte d'être identifié et classé 'martyr' de la cause islamiste. Il appartenait à un "réfugié politique" enregistré en Grèce et demandeur d'asile, en qualité de victime du régime syrien, révèlent les services secrets grecs.

Après quelques recherches rapides, les Grecs retrouvent sur leurs bases les traces de ce "migrant" et dévoilent aussitôt son parcours. Le 3 octobre dernier, il est
arrivé sur l'île de Léros par embarcation de fortune parmi d'autres migrants

Après un bref entretien, la police avait prélevé ses empreintes, selon la procédure européenne. Les fanatiques ne craignent pas cette formalité, dans la mesure ou ils sont des kamikazes. 24 heures plus tard, il avait rejoint Athènes. Selon la police, il a pris la route des Balkans pour arriver jusqu'en France. Le samedi 14 novembre en début de soirée, la police grecque avait transmis les empreintes à Paris et continuait d'enquêter sur deux autres personnes dont l'un serait aussi passé par la Grèce et aurait peut-être un lien direct avec les attentats de Paris.

Un kamikaze syrien enregistré comme migrant en Grèce
Le terroriste français formellement identifié au Bataclan s'appelle Omar Ismaïl Mostefaï, selon des sources policières. Il s'agit d'un homme de 29 ans né à Courcouronnes (Essonne) le 21 novembre 1985 et connu pour des délits de droit commun, mais qui n'a pas pu se radicaliser en prison puisqu'il n'a jamais été emprisonné. Ce tueur, père d'une fille née en 2010 vivait il y a encore "deux, voire trois ans" dans le le quartier de La Madeleine, à Chartes.


Quant au deuxième islamiste kamikaze qui s'est fait exploser aux abords du Stade de France, "un passeport syrien au nom d'un individu né en septembre 1990 en Syrie", a été retrouvé à proximité du lieu de l'explosion. L'homme, dont M6 affirme connaître le nom, Abbdulakbak B., ne serait pas connu des services de police.

En revanche, il ne serait pas inconnu des autorités grecques. "Nous confirmons que le possesseur du passeport (syrien) est arrivé sur l'île de Leros le 3 octobre où il a été enregistré selon les règles de l'Union européenne", a affirmé le ministre grec de la protection des citoyens Nikos Toskas. 

L'authenticité du passeport est néanmoins toujours en cours de vérification, alors que des responsables américains ont fait part de leurs doutes à la chaîne CBS News. Le passeport retrouvé ne contiendrait pas les numéros habituels d'un vrai document officiel syrien et la photo n'aurait aucune correspondance avec le nom inscrit.


Terrorisme : "Les djihadistes parmi les migrants vont frapper d’ici cinq mois" (expert autrichien)
EI-MIGRANTS
Des "dizaines" de combattants du groupe extrémiste Etat islamique (EI) sont entrés en Europe au milieu de l’actuel afflux des migrants, a averti vendredi un expert autrichien d la lutte contre le terrorisme.

Lors d’un entretien accordé au journal Kronen Zeitung, l’ancien directeur du Bureau fédéral de la préservation de la Constitution et de la lutte contre le terrorisme d’Autriche (BVT) basée à Vienne, Gert-Rene Polli, a qualifié la politique de sécurité européenne de "vol aveugle". "La situation sécuritaire ne peut plus être maintenue sous contrôle", a-t-il estimé, faisant remarquer l’afflux constant des migrants en provenance du Moyen-Orient à destination de l’Europe. 

"Les combattants de l’EI n’attendent pas que les autorités les arrêtent sans hâte, ils attaqueront avant. Nous verrons cela dans cinq mois au plus tard", a mis en garde M. Polli.

En mai 2015, la police recherchait "un djihadiste" parmi les migrants à Calais.
Les forces de l’ordre sont à la recherche d’un djihadiste de l’Etat islamique, " susceptible" d’avoir rejoint Calais, rapportait La voix du Nord.

"Réputé dangereux, le djihadiste recherché par la police fait l’objet d’une fiche " S" par les services de renseignement Français. Les policiers et les gendarmes ont reçu l’ordre d’arrêter le djihadiste... s’ils le voient. Interrogée sur le sujet, la préfecture n'a pas souhaité commenté l'information," rapportait la Voix du Nord.

Les membres d'associations de défense des migrants contactés par le journal confirmaient la possibilité que se cachent des djihadistes parmi les réfugiés. Effectivement, la "jungle" étant une zone non contrôlée, elle est idéale pour se cacher et bénéficier des aides destinées aux réfugiés.

Le déni des acteurs mediaco-politiques
"La crainte de nombreuses personnes en Belgique est de retrouver dans ce flux de migrants des djihadistes potentiels. Cette rumeur court effectivement depuis quelque temps et des "articles" apparaissent sur plusieurs sites, notamment d’extrême droite. Notre journaliste Dominique Demoulin, a expliqué en trois éléments sur le plateau de notre édition spéciale « Migrants, tous concernés » que ces rumeurs sont infondées. "Premièrement, les Nemmouche, Coulibaly, les présumés terroristes de Verviers, ils étaient belges, français, ils n’étaient surement pas arrivés ici comme demandeurs d’asile. Deuxièmement, s’il y avait des terroristes qui voulaient venir, je ne pense pas qu’ils emprunteraient ces filières qui sont extrêmement dangereuses. On se souvient de tous les bateaux qui ont coulé. Et enfin, ils font l’objet d’une enquête approfondie à l’office des étrangers, au commissariat général et si les experts qui les interrogent repèrent un profil louche, ils font appel à la sureté de l’État."
VOIR et ENTENDRE François De Smet, directeur du centre fédéral migration Myria, belge, qui s'emploie à dénoncer les idées reçues en matière de flux migratoires, le 8 septembre 2015, deux mois avant les carnages de Paris:
"Mais pourquoi diables des djihadistes voudraient-il dissimuler des gens chez des demandeurs d’asile" ! Ainsi, se complaisant dans leur logique occidentale, quelle soit judéo-chrétienne ou laïque, les commentateurs, experts et décrypteurs distingués et hautains, se maintiennent toujours à cent lieues des modes de pensée des islamistes fanatiques et à plus forte raison des kamikazes qui ont frappé à Paris le vendredi 13.

Avec Jean-Philippe Balasse, directeur adjoint de la rédaction,
Europe1 s'attache à nier le risque, par une affirmation de l'entre-soi journalistique, contredisant Claude Guéant, lanceur d'alerte à la mi-septembre dernier:


Ancien juge d'instruction au pôle antiterrorisme du Tribunal de Grande Instance de Paris, invité début septembre de Ruth Elkrief, Marc Trévidic a stigmatisé ceux qui estiment que Daesh enverrait des djihadistes parmi les réfugiés en Europe. "Jusqu'à présent, on se rend compte qu'ils n'ont absolument pas besoin de ça pour envoyer des gens. Il y a suffisamment de Français, de Belges qui ont des passeport et qui peuvent revenir", avait raillé le magistrat, un brin cynique...


Un article de 7sur7.be du 21/ mai 2015 (source: Belga)
"L'extrême droite agite le spectre de djihadistes s'infiltrant dans les embarcations de fortune chargées de migrants depuis la Libye, mais la menace semble minime comparée aux risques d'attentats commis par des Européens revenant de Syrie ou d'Irak, selon des experts [sic].

Plusieurs dirigeants de l'extrême droite européenne, de la Ligue du Nord italienne à l'Ukip de Nigel Farage en Grande-Bretagne, ont agité le spectre de "terroristes" profitant de l'afflux sans précédent d'immigrés ralliant les rivages européens, pour se dissimuler parmi eux dans les bateaux. 

Crise des migrants
L'arrestation en Italie d'un jeune Marocain, soupçonné d'être impliqué dans l'attentat du musée du Bardo en Tunisie et qui était arrivé en février sur une embarcation clandestine depuis la Libye, a fait enfler le débat, alors que les Européens se déchirent déjà sur la réponse à apporter à la crise des migrants. 

Migrants-djihadistes
Dimanche, un conseiller du gouvernement libyen a affirmé à la BBC que le groupe Etat islamique (EI), implanté en Libye, faisait embarquer des djihadistes vers l'Europe. "L'un des problèmes est qu'il peut y avoir des combattants étrangers, qu'il peut y avoir des terroristes qui se cachent, se mêlent aux migrants", a admis lundi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. 

"Une menace qui existe"
Le phénomène est "impossible à prouver", estime Charlie Winter, chercheur au centre de réflexion Quilliam à Londres. Mais "c'est une menace qui existe. Il y a au moins une déclaration de Daesh en ce sens et la récente arrestation en Italie", relève Marc Pierini, ancien ambassadeur de l'UE en Libye et chercheur associé à l'institut Carnegie Europe. 

"Aucun document d'identité"
"Il peut très facilement y avoir des infiltrations individuelles", explique-t-il. "Quand vous avez sauvé 800 personnes en mer, il faut après, trier soigneusement pour savoir 'qui est qui ?' là-dedans, et ces gens n'ont évidemment aucun document d'identité". "Une fois qu'ils sont dans la rue, ils sont dans (l'espace) Schengen" et peuvent circuler librement dans 22 des 28 pays de l'Union européenne, résume M. Pierini. 

"Pas la plus grande menace"
"Ceci étant, ce n'est pas la plus grosse menace terroriste, puisque les attentats de 2014 et 2015 en Europe ont tous été perpétrés par des citoyens européens. C'est cette méthode qui change vraiment la donne", ajoute-t-il, rappelant qu'au moins 4.000 Européens ont rejoint les rangs de groupes djihadistes en Irak et en Syrie

"L'EI a d'autres priorités"
"Les récentes attaques au Canada, en France, au Danemark, aux Etats-Unis (...) émanaient d'individus agissant de leur propre chef, mais au nom de l'Etat islamique", fait valoir M. Winter. Pour lui, l'EI a d'autres "priorités", et notamment "consolider sa présence là où il s'est implanté. Il cherche donc à s'étendre à partir de ses bases en Libye". 

Demandeurs d'asile et terroristes
"La Commission européenne tient à souligner qu'il ne faut pas placer les demandeurs d'asile et les terroristes dans la même catégorie", a indiqué une porte-parole à l'AFP. "Aucun cas n'a été confirmé à ce stade", a-t-elle insisté. "Cela détourne du vrai problème, à savoir que des gens meurent aujourd'hui" en tentant ces traversées désespérées, a regretté Andrew Stroehlein, de l'ONG Human Rights Watch. "La priorité de l'UE doit être de sauver des vies, d'augmenter les sauvetages."

"Pas très efficace"
"Mettre un djihadiste confirmé, qui a combattu et s'est entraîné avec l'EI pendant des mois, voire des années, sur un bateau qui risque de couler (...) n'est pas une façon très efficace de l'envoyer en Europe", juge Christian Nelleman, directeur du centre de réflexion norvégien RHIPTO. Surtout que l'EI "a déjà des routes établies" pour faire revenir ses djihadistes au bercail. 

"C'est minime"
"Cela ne veut pas dire que ça n'a pas lieu, mais c'est minime", ajoute-t-il. "En termes d'attaques terroristes imminentes, cela serait du gâchis." "Ce qui est bien plus dangereux, c'est que l'EI retire autant d'argent du trafic des migrants", affirme M. Nelleman, selon lequel l'organisation djihadiste pousse le cynisme jusqu'à attaquer des camps de réfugiés syriens au Liban et en Jordanie pour alimenter son "commerce Est-Ouest". "
Négationnisme politicien criminel
à la veille des Régionales

Immigration : postures et impostures (extraits d'un "décryptage" de Libération)
"Afflux ingérable, cheval de Troie du terrorisme, l’UE première touchée… Fabulations et idées reçues sur les migrants sont légion, souvent relayées par les gouvernements. [...] En matière d’immigration, nombre de capitales européennes, à commencer par Paris, ont opté pour un devoir d’inhumanité qu’elles nourrissent par des déclarations à l’emporte-pièce prenant le pas sur une analyse rationnelle de la situation."

Point 8 parmi les 10 "fabulations et idées reçues sur les migrants" pointées par Libération: "Des terroristes peuvent se glisser parmi les migrants"
L’hypothèse a été émise par Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan : "L’un des problèmes est qu’il peut y avoir des combattants étrangers, qu’il peut y avoir des terroristes qui se cachent [parmi les migrants, ndlr]", a-t-il déclaré lundi [dès mai 2015]. L’arrestation près de Milan, le lendemain, d’un Marocain de 22 ans soupçonné d’avoir aidé les auteurs de l’attentat du musée du Bardo (22 morts) à Tunis le 18 mars, a donné un écho à cette crainte : le jeune homme, dont on ignore le rôle exact dans l’attentat, était arrivé en février en Sicile sur une embarcation clandestine partie de Libye.""
Mais au-delà de ce cas, une filière de la sorte est-elle crédible ? «Tout est toujours possible, mais cela reste très peu probable, affirme Yves Trotignon, analyste chez Risk&Co. Aucun auteur des attentats, déjoués ou non, ces deux dernières années en France et en Europe, n’est entré clandestinement en Europe. Les filières de migration sont beaucoup trop aléatoires. Que ferait un djihadiste qui arriverait en Europe sans papiers, sans armes, sans argent ? Il est beaucoup plus efficace pour les groupes djihadistes de recourir à des gens qui sont déjà sur place, quitte à les recruter à distance."

"C’est ce scénario qui était à l’œuvre lors des attentats de janvier à Paris, poursuit le journal, fort de ses certitudes intellectuelles dépassées et idéologiques 'humanistes'.  Chérif et Saïd Kouachi ont revendiqué le massacre à Charlie Hebdo au nom d’Al-Qaeda au Yémen alors que leur séjour là-bas n’avait duré que quelques semaines et remontait à l’été 2011. Ils vivaient depuis en France. Amedy Coulibaly, auteur de l’attaque contre l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, a affirmé agir pour l’Etat islamique, alors qu’il n’a séjourné ni en Syrie, ni en Irak. L’Union européenne et l’Otan s’inquiètent en réalité davantage du risque d’attentat contre un navire militaire qui patrouillerait à proximité des côtes libyennes et s’attaquerait aux passeurs, comme l’envisage l’UE." 
Les décrypteurs de la presse de gauche raisonnent (?) sur les bases de la pensée dominante (reprenant les mêmes citations qu'ailleurs dans la presse européenne ...) et ne se projettent pas dans l'avenir. Ils ne prennent pas le pouls de la sphère islamo-fasciste (un terme abominable aveuglément étiqueté d'extrême droite) et n'anticipent rien, tout en donnant des leçons, quand ils ne jettent pas des anathèmes. 

Le déni des idéologues résistant à la preuve par les faits
D’après la chaîne de télévision hongroise M1, en septembre 2015, deux terroristes s’étaient glissés dans la masse des migrants, mais ils ont été identifiés grâce à leurs pages Facebook, dans lesquelles ils avaient inconsidérément publié des photographies où ils arborent des armes sur le territoire syrien ou bien irakien et passent le bonjour à leurs abonnés à l’occasion de leur arrivée en Europe, entre autres.
La chaîne ignorait alors les noms des suspects, où ils se trouvaient et s’ils avaient été arrêtés ou non. Etaient-ils dans Paris le vendredi 13 ?