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jeudi 26 mars 2020

Coronavirus : Sibeth Ndiaye s'excuse après avoir accusé les enseignants "qui ne travaillent pas"

Les professeurs n'ont plus le droit de mettre les cancres perturbateurs à la porte. 
Et Macron?

A la recherche de main-d'œuvre dans l'agriculture, la porte-parole du gouvernement a pris l'exemple d'un "enseignant qui ne travaille pas"
La porte-parole du gouvernement a encore sorti une ânerie
Des propos insupportables, alors que les professeurs assurent la continuité pédagogique avec des moyens insuffisants et des outils qui ne fonctionnent guère. Qui occupe les trois enfants de son couple ? 

Qui veut encore de ses excuses à chaque prise de parole ?
"Mea culpa. Mon exemple n'était vraiment pas le bon," se contente-t-elle de commenter. Elle n'est pas non plus le choix de la bonne personne au bon endroit et même les féministes commencent à dire tout bas qu'elle est porteuse d'une méchante image de la femme.
Comment fait-on pour rester courtois face à une telle couche de... Je n'ai pas les mots...

Interrogée sur la pénurie de main-d'œuvre dans l'agriculture aux prises avec  l'épidémie de coronavirus - comme les hôpitaux avec l'absence de masques, de tests de dépistage du Covid-19 ou de respirateurs - , mercredi 25 mars, la porte-parole du gouvernement Ndiaye a pris en exemple le cas des "enseignants qui ne travaillent pas", avant de présenter les excuses d. "Je suis la première à mesurer combien l'engagement quotidien des professeurs est exceptionnel", ose affirmer la porte-parole dans un message d'excuses sur Twitter.

Sibeth Nidiaye avait cru pouvoir ainsi esquiver une question au détriment des serviteurs de l'Etat


 Toute ressemblance avec la fraise
des  bois ne 
serait que pure coïncidence
Elle était interrogée sur la contradiction entre l'appel du ministre de l'Agriculture Didier Guillaume à "aller dans les champs" et l'injonction constante des autorités à rester chez soi. "Nous n'entendons pas demander à un enseignant qui aujourd'hui ne travaille pas, compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser la France entière pour aller récolter des fraises gariguette", a affirmé la porte-parole, suscitant de nombreuses critiques alors que les enseignants sont appelés à assurer un suivi pédagogique pendant le confinement.A l'issue du Conseil des ministres, 

Indignation dans la classe politique

Il est grand temps de la confiner dans un placard.
Chambre d'isolement
"Alors qu'ils assurent la continuité pédagogique, (...) Trobeth Ndiaye considère que les enseignants 'ne travaillent pas'", a ainsi ironisé Marine Le Pen : "Chaque jour est un naufrage pour ce gouvernement qui multiplie les énormités," a-t-elle souligné sur Twitter.
"Pardon mais dire que nos enseignants ne travaillent pas parce que les écoles sont fermées,
c'est pour le coup vraiment être 'aux fraises'", a renchéri Olivier Faure, le premier secrétaire du PS.

Le député socialiste Boris Vallaud - Monsieur Belkacem à la maison (et sa caisse de résonance) - a réagi :  



Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a préféré la zapper.
Il a délégué un stagiaire du ministère qui, en langue de bois, a donc salué "les professeurs de France [qui] font un travail extraordinaire, ne comptant ni leur temps ni leur énergie [ni leur désintéressement], pour suivre tous nos élèves en ces circonstances exceptionnelles"
A défaut d'être fiers de leur gouvernement, "tous les Français peuvent être fiers de notre service public. Remercions chaque jour nos professeurs", a-t-il ajouté.
Et on les applaudit chaque soir à 20h15 ? Les profs, pas les bras cassés à la langue fétide.

mercredi 10 avril 2019

Privatisation d'Aéroport de Paris: "Une erreur stratégique majeure", selon Vallaud (PS)

Vallaud, un ancien collabo de Hollande aux hémisphères cérébraux déconnectés

Initiative inédite des oppositions rassemblées pour le recours à un "référendum d'initiative partagée" (RIP) contre la privatisation d'ADP

Autour de Vallaud, sont rassemblés Peu (PCF) et Carrez (LR),
Ravier (RN) et Coquerel (LFI), Vigier (ex-UDI) ou  Rabault (PS) 
Le porte-parole des députés PS l'a justifiée par la nécessité de combattre "une imbécilité" et une "erreur stratégique majeure" parce qu'Aéroports de Paris n'est pas une entreprise comme les autres", a expliqué le député des Landes sur France 2, Boris Vallaud, ce mercredi. 
Le Groupe ADP a dégagé 610 millions d'euros de bénéfice net en 2018, pour près de 4,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Alors que 185 signatures sont requises pour un "RIP", procédure jusqu'ici inédite depuis son introduction dans la Constitution en 2008, les parlementaires se sont unis de l'extrême gauche à l'extrême droite pour déposer une proposition de loi référendaire avec 218 signataires, issus de 11 groupes dans les deux chambres.

"En responsabilité, les parlementaires, sénateurs et députés qui se sont unis ont convenu que c'était une singularité dans l'alliance mais qu'enfin il y avait un intérêt supérieur, que c'était un service public d'intérêt national et que nous ne pouvions pas laisser se commettre l'irrémédiable, parce qu'il n'y a pas de machine arrière", a expliqué B. Vallaud, l'époux de l'ex-ministre Vallaud-Belkacem.

"Nous n'avons aucun doute" sur le fait d'obtenir la validation du Conseil constitutionnel, "et le gouvernement aura neuf mois pour récolter le soutien de 10% du corps électoral", a-t-il poursuivi, reconnaissant que "c'est beaucoup", mais jugeant que "l'opinion majoritaire est au maintien de ADP dans le giron public".

Ministre MoDem en charge des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau a ironisé  sur "un coup politique" et une "alliance de circonstance" entre oppositions, estimant sur Public Sénat qu''"il y a quelque chose de détonnant et d'étonnant dans la photo hier de gens qui à peu près sur rien, ne pensent la même chose".

"Que LR fasse front uni avec LFI, je ne savais pas que je verrais ça dans ma vie politique", a abondé une autre ministre MoDem, aux Collectivités territoriales, Jacqueline Gourault sur RTL.

L'ancien ministre de l'Industrie et maire de Nice Christian Estrosi (LR) dénonce une privatisation d'ADP en forme de braderie, et réclame un "bon prix". "C'est tout à fait scandaleux. On ne peut pas vendre 10 milliards d'euros Aéroports de Paris, alors que, pour moi, il en vaut 4 ou 5 fois plus", s'est-il indigné sur RMC/BFMTV.

En débat depuis plus de six mois au Parlement, le projet de loi Pacte - Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises - prévoit de supprimer l'obligation pour l'Etat de détenir la majorité du capital d'ADP (actuellement 50,63%). Depuis la première lecture en octobre, cette privatisation est devenue, après son rejet au Sénat, la principale pomme de discorde, certains pointant un "cadeau à Vinci", qui ne cache pas son intérêt. 

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a lui défendu son projet de concession durant 70 ans comme la meilleure façon de garantir le développement de ce "fleuron".

Marlène Schiappa, la plaie et le sel du gouvernement

La ministre de l'égalité des genres a encore mis son grain de sel où ça fait mal.
Elle a avancé un argument étonnant pour défendre cette privatisation : "Est-ce que cela fait partie des missions de l’Etat et des services publics de gérer la partie centre commercial et baux de luxe des aéroports ? Je n’en suis pas certaine." Du coup, selon la commère du gouvernement, ce ne serait plus le devoir de l'Etat de veiller sur ses frontières...


La Madelon de Macron s'est encore crashée: le groupe international ADP déploie en effet des activités autrement plus variées que n'imagine la secrétaire d’Etat :
il possède les plus gros aéroports français : Roissy-Charles-de-Gaulle (72,2 millions de passagers), Orly (33,1 millions de passagers), Le Bourget et une dizaine d’aérodromes ;

c’est le premier propriétaire foncier d’Ile-de-France, grâce aux 6 686 hectares des aéroports, dont 411 hectares sont disponibles. Il détient aussi plus d’un million de mètres carrés de bâtiments, hangars, hôtels, bureaux, etc. ;

il dispose d’une filiale dans la téléphonie (Hub One) ;

il a fortement développé sa participation dans le capital de nombreux aéroports internationaux, soit directement (Zagreb, Santiago, Amman, Maurice, etc.), soit par le groupe TAV Airport (Istanbul Atatürk, Antalya, Izmir, etc.) ;

ces aéroports sont aussi des centres commerciaux importants, avec 386 boutiques et services, qui ont rapporté, à eux seuls, 1 milliard d’euros en 2018 ; 
et enfin, plusieurs de ses aéroports sont des frontières avec l'étranger, hors Union européenne.

Son activité commerciale, certes lucrative, est donc loin d’être la seule mission d’ADP, qui génère un chiffre d’affaires de près de 4,5 milliards d’euros – la plus grande part provient des activités aéronautiques en France (1,89 milliard)

Par ailleurs, le fait de rapporter de l’argent à l’Etat fait partie des missions de l’Agence des participations de l’Etat : avec des bénéfices de plusieurs centaines de millions d’euros par an (610 en 2018), ADP répond à l’objectif de "la valorisation dans la durée du patrimoine des Français". 
Quant à l’argument sur les "missions essentielles de l’Etat", il est contredit par les actuels investissements de la puissance publique. Outre les secteurs-clés comme l’énergie (EDF, Engie), le transport public (SNCF, RATP), La Poste ou la Banque de France, l’Etat détient des parts d’un opérateur de communication (Orange), d’un constructeur automobile (Renault) ou aéronautique (l'européen Airbus), d’un chantier naval (Naval Group, ex-DCNS), du marché de Rungis (Semmaris), des casinos, de plusieurs ports maritimes… 
Sans compter les diverses participations de la Caisse des dépôts dans l’immobilier, les forêts ou les stations de ski.

Vallaud, c'est ballot, a juste des trous de mémoire...


La privatisation de l'aéroport de Toulouse, validée par Macron, ministre de l'Economie, est un "échec" à ne pas répéter, juge la Cour des comptes.
La vente des parts de l’Etat dans l’aéroport Toulouse-Blagnac à une société aux capitaux étrangers, la Chine, c’est le contre-exemple d’une opération réussie selon la Cour des comptesDans un rapport à la commission des Finances de l’Assemblée nationale sur "le processus de privatisation des aéroports de Toulouse, Lyon et Nice", les magistrats financiers taclent la décision prise en décembre 2014 de céder 49,99 % du capital à Casil Europe, pour 308 millions d’eurosLe repreneur, qui détient désormais 49,9 % d'ATB, est une holding française, Casil Europe, qui est formée de deux sociétés chinoises de Hong Kong. 


Vallaud, Macron et Ganzer, de droite à gauche,
condisciples à l'ENA, fabrique de hauts-fonctionnaires irrécupérables
Or, qui sont les co-responsables de cet échec reproduit à Lyon et à Nice sur le modèle de Toulouse? Le secrétaire général adjoint de la présidence de la République sous Hollande qui n'est autre que Boris Vallaud. Et qui était ministre de l'Economie ? Macron (26 août 2014 – 30 août 2016) !
Côté opposants, une information circule attribuant au président Emmanuel Macron un conflit d’intérêts, en mettant en cause le président de la branche française de la banque chargée de l’organisation de l’opération de privatisation… Là encore, un argument à suivre.

Macron s’est résolu à vendre la participation de l'Etat (50,63 %) dans les ex-Aéroports de Paris. Le groupe Vinci se verrait bien prendre le contrôle d’ADP: avaler ADP ferait de Vinci non seulement le numéro un mondial du BTP mais aussi le premier groupe aéroportuaire.

jeudi 21 septembre 2017

Macron annonce la fin de toute complaisance en cas de violence dans la rue

Macron n'aura pas l'indulgence de Hollande pour les syndicats ?

Emmanuel Macron prend les devants, à la veille d‘une nouvelle journée de mobilisation contre sa réforme du droit du Travail

Le président a mis en garde les organisateursil n‘y aura aucune complaisance de l'Etat à l’égard de toute forme de violence dans la rue.
"Je respecte profondément tous celles et ceux qui expriment des désaccords", a-t-il assuré en préambule à sa menacemercredi soir, au cours d'une déclaration à la presse, en marge de l‘Assemblée générale de l‘ONU, à New York, alimentant la critique qui lui est faite à chaque fois qu'il aborde la politique intérieure depuis l'étranger en dépit de sa promesse de revenir à des pratiques plus saines. 

"Nous veillons que [en français d'un lauréat du concours général de français?] tous les désaccords dans notre pays puissent être exprimés de manière constitutionnelle", a-t-il souligné. 
"Je considère pour ma part que l‘action sur laquelle le gouvernement s‘est engagée est conforme aux engagements que j‘ai pu prendre".

Je souhaite qu‘il y ait le plus grand calme dans les jours qui viennent et il n‘y aura à l’égard de toute forme de violence et d‘extrémisme dans la rue aucune complaisance", a prévenu Emmanuel Macron. "Et je ne veux en rien confondre des activistes violents avec des femmes et des hommes qui expriment un désaccord légitime sur le projet du gouvernement". 
A noter qu'un "projet" de loi ne peut être que gouvernemental : si le Parlement était à l'origine, ce serait une "proposition"...

Une attaque des syndicats et partis de lutte 


La CGT et Solidaires appellent en effet à descendre 
dans la rue, ce jeudi 21 septembre, 
une semaine après une première manifestation contre la réforme, et deux jours avant le défilé de La France insoumise à Paris contre le "coup d‘Etat social".


La première journée de mobilisation 
contre ce texte phare du début du quinquennat d‘Emmanuel Macron - le 12 septembre - avait été émaillée d‘incidents, notamment à Paris et à Nantes, deux villes socialistes.

L
e 1er septembre, le président du groupe "Nouvelle Gauche" à l'Assemblée, Olivier Faure, avait annoncé que le Parti socialiste ne participerait pas aux rassemblements du 12 (ni du 23), mais... 

Quant au candidat fossoyeur du PS...

Et le socialiste Luc Carvounas, un proche de Claude Bartolone, qui, lors du conflit sur la loi El Khomri, dénonça la CGT, "caste gauchisée des privilégiés"...

mardi 5 avril 2016

Un conseiller de Hollande quitte l'Elysée... en parachute doré !

L'homme conseillait Hollande sur le commerce extérieur depuis 2013

Jean-Jacques Barbéris va quitter l'Elysée avec un pactole
 

Ce petit jeune homme va rejoindre le monde de la finance, "véritable adversaire" du locataire de l'Elysée, révèle Mediapart.
A l'inverse d'Emmanuel Macron, qui a quitté le monde de la finance pour la politique, l'un des conseillers de François Hollande a décidé de quitter la politique pour partir à la conquête du monde de la finance.

Administrateur civil de 34 ans, ancien élève de l'Ecole nationale d'administration (ENA), également titulaire d'une agrégation d'histoire et d'un master de l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, il s'agit de Jean-Jacques Barbéris, qui épaule puissamment (!) le président de la République sur les affaires économiques et financières depuis 2013. 

Précédemment conseiller au cabinet de Pierre Moscovici, ci-contre, lorsque ce dernier était ministre de l'Economie et des Finances,
Jean-Jacques Barbéris devrait très prochainement quitter ses fonctions pour rejoindre Amundi, sans aucun délai de décence, au risque de conflits d'intérêts. 
L'article 432-13 de code pénal impose un délai de trois ans entre la cessation de fonctions et la reprise d'un travail dans les entreprises.
Amundi (SA) est "la société de gestion d'actifs issue du rapprochement de Crédit agricole Asset Management (proche du Crédit lyonnais, LCL), et de Société générale Asset Management", révèle ainsi Médiapart. 

Le site trotskiste d'information précise que le mignon de l'Elysée sera grassement rémunéré pour ses nouvelles fonctions.

L'Elysée 2015 comprend davantage d’énarques qu’il y a trente-trois ans, 17 contre 8, soit une proportion de 38% contre 25%.

"Allez-vous vous étonner que François Hollande ait multiplié les cadeaux les plus extravagants aux milieux les plus réactionnaires du patronat ou cherche à dynamiter le code du travail: ses conseillers sont, en effet, tous du même acabit. La finance, c'est leur port d'attache. Ils en viennent; ou alors ils savent qu'ils vont bientôt pouvoir y trouver refuge (...) Ce départ vient souligner que l'intérêt général n'a plus grand sens dans certains cénacles de la haute fonction publique. Car les pantouflages sont maintenant de plus en plus rapides. Une petite année ou deux dans un cabinet ministériel, parfois même seulement quelques mois: et il y a des hauts fonctionnaires qui n'hésitent plus désormais à s'en servir aussitôt comme tremplin pour faire carrière dans le privé, le plus souvent dans la finance, qui offre des rémunérations si somptueuses" peut-on lire sur Mediapart.
 
Il devrait toucher un salaire d'"environ 400.000 euros". 
Barberis n’est peut-être qu’un spécimen ordinaire de hipster du 8e arrondissement: Yanis Varoufakis doit passer une bonne demi-heure de moins que Jean-Jacques Barberis dans la salle de bain. Inconnu du grand public, malgré la Une que consacra le magazine L'Obs à "la jeune garde du président", Jean-Jacques Barbéris, gracile "trentenaire surdiplômé" qui aurait "l'allure de trader de la City", à en croire le journaliste du magazine des sanisettes, semble vouloir conjurer, avec sa panoplie de dandy, à la fois son prénom de quinquagénaire et son minois juvénile. Il n'est visiblement parvenu qu’à prendre l’apparence d’un gamin prématurément vieilli: il rejoint la finance !

L'Obs lui faisait prendre la pose au côté notamment de Boris Vallaud, le gracieux mari de Najat Vallaud-Belkacem, ci-contre, ancien collaborateur au conseil général de Saône-et-Loire, puis directeur du cabinet d'Arnaud Montebourg à Bercy et secrétaire général adjoint de l'Elysée, auquel il ne manquent que les rubans pour être Louis d'Orléans, frère du roi Louis XIV). Il a rejoint à l'Elysée un autre collaborateur de François Hollande, le chef du pôle communication de la présidence;
Gaspard Gantzer, le conseiller en communication du président (ci-contre), fumeur de joints. 
Ces jeunes qui ont grandi dans la soie sont en effet en rébellion de satin, contre les baby-boomers dont ils ont cru qu’ils ne leur céderaient jamais la place. C’est la génération Y de l’ENA ! De vrais punks. Ainsi, ils poussent l’irrévérence jusqu’à tutoyer François Hollande. Enfin, presque : "Monsieur le président, tu dois…" Il s’agit de "ne pas abandonner à Manuel Valls le terrain du jeunisme", explique un ministre…

Ces profils incarnent la permanence d’un mode d’imbrication entre sphère partisane et sphère politico-administrative, une marque de fabrique du Parti socialiste.

jeudi 14 mai 2015

Réforme du collège: la ministre n'est que porte-parole du projet de son mari, Boris Vallaud

Prête nom politique, la ministre n'est pas aux commandes

Boris Vallaud dirige les opérations

Le SNES reproche à la 
ministre son manque de connaissances de ses dossiers.
La porte-parole politique (à gauche)
et l'éminence grise (à  droite)
"On aimerait voir moins les membres de son cabinet sur Twitter…", insistent-les cadres du syndicat dominant et très marqué à gauche.  "De la com', toujours et encore de la com' ", fulminent-ils.  Et de pointer aussi l'attitude, "parfois désinvolte", de Najat Vallaud-Belkacem, arrivée en retard au Conseil supérieur de l'éducation, le jour du vote sur... la réforme du collège, par exemple. 

Avec une certaine ironie, le syndicat souligne la "forte implication" du mari de la ministre, Boris Vallaud, dans le pilotage de la réforme depuis l'Élysée, au risque d'un "mélange des genres". Cet ancien directeur du cabinet d'Arnaud Montebourg a été nommé secrétaire général-adjoint de l'Élysée cet automne et, lorsqu'elle assure que son locataire a pris NVB sous son aile, la presse évoque en fait sa mise sous tutelle par son conjoint à la demande de Hollande. 

A l'instar d'autres au gouvernement, tel Bernard Cazeneuve, âme damnée de Valls à l'Intérieur, la ministre n'est que la porte-parole de l'Elysée, via son petit marquis de mari.

Le petit marquis
En accédant au palais présidentiel, Boris Vallaud, pur énarque promotion Senghor - à laquelle appartiennent aussi Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, et Gaspard Gantzer, conseiller en communication de François Hollande - , sort de l’ombre pour entrer dans la lumière de la République. 
"Ils [Najat et Boris] sont un symbole moderne, une image qui vient rompre avec une tradition selon laquelle une femme politique servirait d’abord la carrière de son mari", raconte Mariette Sineau, politologue à Sciences Po, qui valorise la parité et les femmes en politique, mais fait un contre-sens sur celui des deux qui a l'ascendant sur l'autre. Qu'on ne s'y trompe pas, les Vallaud sont une copie du couple politique le plus bi-actif du moment: Ségolène Royal et François Hollande, ceux qui, selon Valérie Trierweiler, ont une "soif du pouvoir" du type obsession.

Les membres du think-tank Terra Nova sont également impliqués 

Au ministère de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem n'a pas le pouvoir.

C'est Florence Robinela directrice générale de l'enseignement scolaire, n°2 du ministère depuis mai 2014, "une personne autoritaire" qui pilote la réforme. Agrégée de sciences physiques et inspectrice générale de l’Education nationale, depuis août 2004, elle était auparavant rectrice, d'abord en Guyane (2009), puis à Rouen (2012), avant de prendre, en 2013, la tête de l'académie de... Créteil (2013). Elle est secondée par le directeur de cabinet, Bertrand Gaume, un normalien "très politique", ancien militant de l'UNEF, et par Bernard Lejeune, l'un des inspirateurs de l'ancien projet de baisse des rémunérations des professeurs de classes prépas.

"Halte à l'élitisme conservateur"
Les signataires du texte dénonçant l'élitisme sont Maya Akkari (responsable du pôle Education du think tank Terra Nova), Christian Baudelot (sociologue), Laurent Bigorgne (directeur du think tank Institut Montaigne), Anne-Marie Chartier (historienne), Roger Establet (sociologue), François Dubet (sociologue), Dominique Julia (historien), Marc-Olivier Padis (directeur de la rédaction de la revue « Esprit »), Antoine Prost (historien), Thierry Pech (directeur général de Terra Nova) et... Benjamin Stora (historien). 

Ils sont les auteurs du projet qui 
 indigne l'opinion, fait se dresser certains au PS et provoque la grève du 19 mai prochain à l'appel de l''intersyndicale FSU, FO, SNALC, CGT et Sud. Sans le SGEN de la CFDT...

samedi 1 novembre 2014

Najat Belkacem n'est pas une femme politique libre

Son mari aurait retrouvé un emploi... à l'Elysée: pas si Vallaud ! 

Ancien directeur de cabinet d'Arnaud Montebourg, 
le mari Belkacem s'était trouvé fort marri quand le ministre fossoyeur de l'Industrie française avait quitté Bercy fin août. 

Mais on sait désormais qu'il n'est pas au nombre de ceux que Frère Rebsamen veut traquer, car il n'a pas été en recherche d'emploi trop longtemps.  

Pole emploi n'y est évidemment pour rien.
Or, avant même l'arrêté officiel, Libération rapporte que Boris Vallaud  pourrait devenir secrétaire général-adjoint de l'Elysée.

La république des copains (et des coquins) fonctionne à plein régime

L'ancien directeur du cabinet du préfet du Gard, puis secrétaire général de la préfecture des Landes -zone socialiste prioritaire- est issu de la promotion de l'ENA Leopold Sédar Senghor (2004) comme Emmanuel Macron. Au Château, il prendrait la place de Nicolas Revel annoncé partant pour la Caisse d'Assurance maladie à partir de la mi-novembre, en remplacement de Frédéric Van Roekeghem, sur propositions des ministres Marisol Touraine et Michel Sapin. 

L'arrivée possible de Boris Vallaud à l'Elysée fait déjà grincer des dents à l'UMP.



Reste que le couple Vallaud-Belkacem a mis tous ses oeufs dans le même panier 

Vallaud a pris du poids:
la république nourrit bien ses serviteurs
en liant son sort à Hollande et qu'aucun des deux n'est désormais libre de sa parole sans compromettre les ambitions de l'autre. La république a-t-elle à gagner en rétrécissant ainsi son périmètre à un petit nombre et quelques couples. 

Au PS, Pruneau Le Roux trouve toutefois que tout va très bien, monsieur le petit marquis... 
Quant à Cambadélis, personne ne lui demande plus son avis. 
On attend du Verts Mamère qu'il évoque la "république bananière", un fin connaisseur, mais c'était avant 2012 !