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lundi 11 mai 2020

Déconfinement: la loi de prolongation de l'état d'urgence sanitaire n'a pas été promulguée à temps

Le "maître des horloges" n'a pas prévu que le Conseil constitutionnel ne travaille pas le dimanche...

La loi de prorogation de l’état d’urgence sanitaire n’a pas été promulguée à temps pour le déconfinement


Contre-temps : le Conseil constitutionnel rendra son avis lundi. 
Défaillant, le gamin de l'Elysée fait appel à la "responsabilité des Français" pour respecter des règles qui n'ont pas force de loi sur la limitation des déplacements et l’utilisation des transports en commun.

Depuis minuit ce lundi, la France s'est libérée après cinquante-cinq jours de confinement strict sur l’ensemble du territoire : elle autorise à nouveau certains déplacements et la réouverture de la plupart des commerces. Mais la reprise de l’activité n'est que partielle et les appels à la prudence se sont multipliés, avec plusieurs craintes: outre le risque d'infection qui perdure, la possibilité d'une seconde vague de contamination.
A ces peurs, les stagiaires prétentieux de l'exécutif ajoutent un raté de taille: la prorogation de  loi d’état d’urgence sanitaire du 10 mai au 10 juillet n’a pas été promulguée à temps.

L'exécutif est encore une fois la risée du monde et sa bavure apporte de l'eau au moulin de ses opposants politiques qui ne s'attendaient pas à autant de négligence prolongée - elle aussi - en quatrième année d'exercice du pouvoir: Macron n'a pas laissé le temps au conseil constitutionnel de valider sa loi d’extension de l'état d’urgence sanitaire. Dans un communiqué commun, l’Elysée et Matignon expliquent que le Conseil constitutionnel, saisi par Macron notamment, ne rendra finalement son avis que lundi sur cette loi d’urgence adoptée samedi par le Parlement. Sous réserve de cet aval, l’entrée en vigueur de deux dispositions phares est repoussé à lundi soir : la limitation des déplacements à 100 km et l’attestation obligatoire dans les transports en commun.

Même un "cerveau reptilien" de macronien peut entrevoir l'engagement de sa responsabilité et le risque de poursuites pénales

De nombreux citoyens de bonne foi pourraient parcourir des centaines de kilomètres et l’exécutif fait piteusement appel "au sens de la responsabilité des Français", et rappelle qu'il était "en tout état de cause prévu que les nouvelles mesures devaient faire l’objet d’une période de tolérance"... Selon le projet de loi voté par le Parlement et entrant en vigueur à 00h00 ce lundi matin, le défaut de présentation de l’attestation d’employeur demandée pour emprunter les transports en commun d’Ile-de-France entre 6 h 30 et 9 h 30 et entre 16 heures et 19 heures ne devait ainsi être verbalisé qu’à partir de mercredi. 
Macron apprend la tolérance, mais la marche est longue: pas d'amendes avant mercredi. Ce délai est-il prorogé jusqu'à jeudi ?

Les autres mesures du déconfinement vont entrer en vigueur dès lundi matin 
"Compte tenu de ces circonstances exceptionnelles", un décret temporaire a été publié au Journal officiel de lundi pour les faire appliquer à effet immédiat. Il s’agit de la fin des limitations des sorties du domicile, obligation du port du masque dans les transports en commun, réouverture des commerces à condition du respect des gestes barrières et de la distanciation et limitation à 10 personnes des rassemblements dans les lieux publics. 

"Sens des responsabilités" des Français à défaut d'efficience du pouvoir

Brigitte Macron apparaît le bras en écharpe après une mauvaise ...
La retraitée se casse un bras, mais Macron ne se foule pas
A défaut de masques de protection disponibles, le confinement d’une bonne partie de la population a porté ses fruits, avec un bilan quotidien des décès retombé dimanche soir à 70 morts, le plus bas niveau depuis la mise en cinquantaine du pays, le 17 mars. Pour l'heure, le bilan total s’élève toutefois à au moins 26.380 décès, et les principaux responsables ont multiplié les appels à la prudence et à la patience. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a ainsi averti sur TF1 : "Nous n’en avons pas terminé avec le virus. Nous allégeons les conditions du confinement mais la vie ne peut pas reprendre comme elle était auparavant".

L’apparition de trois nouveaux foyers en Nouvelle-Aquitaine et en Vendée appelle à rester vigilants. Ces nouveaux foyers d'infection se situent en effet en zones classées en "vert", ce qui incite plus que jamais à la prudence. L’un d’eux a été identifié dans un collège, où des personnels s’étaient réunis pour préparer la rentrée, et un autre dans une entreprise. Certains y voient deux "fake news" officielles - matière à "desinfox coronavirus" (si le palais de l'Elysée n'avait pas été contraint de fermer sa page attentatoire aux libertés) - visant à responsabiliser les Français à la veille du déconfinement de deux secteurs précisément ré-ouverts le 11 mai, écoles et entreprises.  "Dans ces zones dites vertes, il faut considérer que le virus est là. Il est en embuscade, il circule", a alerté dimanche le professeur Anne-Claude Crémieux, une infectiologue (hôpital Saint-Louis à Paris), qui poursuit sur sa ligne : "Minimiser pour rassurer rompt la confiance avec le citoyen", insistait-elle le 9 mai. "Et l’absence de traitement ou de vaccin incite à la vigilance : "Malheureusement, l’évolution de l’épidémie est extrêmement incertaine à ce jour et c’est l’avenir qui nous permettra de trancher", a-t-elle insisté, participant à la montée de l'anxiété dans la population.

Les enseignants préparent la reprise en présenciel 

Sur l’autre dossier sensible, les écoles, la journée de lundi doit permettre  aux professeurs une pré-reprise des cours en présence physique d' élèves attendus à partir de mardi, voire plus tard selon les communes, avec des règles sanitaires drastiques - pour rassurer les parents et contenter Blanquer - mais qui resteront largement théoriques.

"85 % des écoles sont prévues pour rouvrir lundi, ce qui ne veut pas dire 85% des élèves (…) Un million d’enfants vont ["va": le ministre de la Santé parle beaucoup et parfois le français] retrouver le chemin de l’école, les conditions sanitaires sont réunies", a assuré Olivier Véran. 
Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer souhaite en effet que tous les enfants aient pu retrouver "au moins une fois" leur école d’ici à fin mai, déclare-t-il dans un entretien avec le Journal du dimanche.

Port du masque obligatoire et inquiétudes persistantes

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Le bouffon du gouvernement ne respecte rien : ni port du masque, ni distanciation !
On recherche un "illettré" pour lui décrypter le texte d'urgence sanitaire ?
Lundi, le masque devient la clé obligatoire d'accès aux transports publics. 
A partir de lundi, l’Etat mettra "10 millions de masques à disposition des opérateurs de transport", destinés aux usagers, dont 4,4 millions pour la région Ile-de-France, promet Christophe Castaner. 

Les Français qui s’apprêtent à reprendre le travail lundi expriment leurs craintes.
53 % disent avoir personnellement davantage peur pour leur santé ou celle de leurs proches que des conséquences économiques de la crise, selon un sondage Ifop.

vendredi 1 mai 2020

Avec ses mensonges, sa mauvaise foi et ses sottises, Ndiaye ne prend pas de vacances

Macron survivra-t-il au virus Ndiaye ?

Plus que le Covid19, elle nous pompe l'air et ses propos deviennent criminels dans la pénurie de respirateurs artificiels
  
Mme Boulette en action
La dernière en date des considérations oiseuses de la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, qui se prend pour une tête pensante et une actrice politique écoutée, est une allusion aux vacances d’été qui a échauffé les oreilles des professionnels du tourisme.

Depuis le début de la crise sanitaire, l'incompétente se croit audible et écoutée, mais ne cesse d'enfiler les déclarations intempestives, déplacées ou contradictoires et la critique suscitée par ses gaffes à répétition dépasse les rangs de l'opposition politique jusqu'à élargir douloureusement le cercle de ses proches. Porte-parle low-cost du gouvernement depuis avril 2019, que Macron a importé d'Afrique, après avoir avoué qu'elle est capable de mentir pour "protéger"  son mentor, entachant irrémédiablement le quinquennat de Macron, 

sa sortie polémique sur les enseignants qui ne travaillent pas pendant la pandémie et pourraient donc aller ramasser "des fraises gariguette", une réplique d'autant plus grave qu'elle est préparée et qu'elle se délecte visiblement de son trait d'esprit...




ou encore son déraillement sur le sujet des masques de protection qui n'étaient pas rendus obligatoires et pour lesquels "il n'ya pas de pénurie", 

parce que les Français seraient aussi beth qu'elle et ne sauraient pas les placer, l'inconsciente au verbe haut et aplomb typiques des sots a encore repassé une couche. 

Mercredi 29 avril, au micro de RTL, elle a publié son intention de renvoyer ses enfants à l'école à partir du 12 mai. "Aujourd'hui, je ne peux pas dire à nos concitoyens : prenez tranquillement une location à l'autre bout de la France par rapport à là où vous habitez", a lâché la bécasse, stupéfiant les travailleurs du tourisme, l'un des secteurs les plus touchés par la crise du Covid-19.

Quand Macron dira-t-il à la porte-parole de se taire ?
Les professionnels n'ont pas manqué de réagir vivement à cette bourde où elle se met en scène comme si elle était le centre du monde et que son opinion personnelle comptait. Françoise Dumont, la présidente de l'Agence de Développement Touristique du Var, l'a exhortée à la boucler: "quand vous ne pouvez pas dire, vous ne dîtes rien", s'est-elle indignée sur RTL. 
Et de poursuivre : "Parfois, certains devraient mettre un peu plus le pied sur le terrain pour se rendre compte à quel point la détresse psychologique de certains est grande. Et ce genre de déclarations-là met à mal ce que nous nous efforçons d'effectuer pour que la situation se passe au mieux." 

La prétentieuse Sibeth Ndiaye fait du tort aux Français, à la France et à son économie 

Les secrétaires d'Etat occupent l'espace laissé par les ministres en retrait, tels Le Drian ou Castaner.
Le secrétaire d'Etat auprès de  ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne a donc tenté de réparer les dégâts causés par Ndiaye à l'industrie du tourisme, déclarant sur l'antenne de... BFM: "Le vœu le plus ardent des Français et des professionnels du tourisme, c'est que pendant les mois de juin, juillet et août, on puisse retrouver les jours heureux, mais il faudra une grande discipline", appelant ainsi à la responsabilité de chacun, sans briser les espoirs d'un été heureux : "Cette saison estivale, très clairement, tout le monde le voit, et il faut le dire, elle ne sera pas comme les autres. Le tourisme ne pourra reprendre que de façon concentrique, avec une clientèle de proximité."

"Je conseille d'attendre avant de réserver"
L'accès aux plages n'est donc pas inenvisageable. Plutôt que de provoquer la désespérance des Français déjà très éprouvés, il est plus respectueux de la "psychologie" de tous d'entendre  les conseils du secrétaire d'Etat chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari qui, dès le début du mois d'avril, recommandait aux Français "d'attendre avant de réserver" leurs vacances estivales. "La situation aujourd’hui est encore trop incertaine. Pour l’instant, je conseille aux Français la plus grande prudence sur la préparation de leurs voyages. Je leur dis d’attendre", avait-il déclaré le 7 avril sur France Info. L'attente risque d'être longue, mais attendre ne signifie pas renoncer.

vendredi 17 avril 2020

Déconfinement: des journalistes du privé s'attaquent aux profs et aux postiers

Pascal Praud est de ceux qui stigmatisent les enseignants

Ce journaliste de CNews, groupe Canal+, s'en est pris aux professeurs qui renoncent à enseigner dès le 11 mai 

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Son émission "L'heure des Pros" est devenu la tribune personnelle de cet ancien journaliste sportif qui juge tout à l'aune de sa vie personnelle. 
Chroniqueur d' "On refait le match" d'Eugène Saccomano sur RTL, puis animateur de sa propre émission, Tirs au but, Pascal Praud, qui débuta dans l'émission Téléfoot de TF1 au côté de Thierry Roland, a encore pris parti en fonction de son état de père de quatre filles et de grand-père de petits-enfants d'âge scolaire (sa dernière fille d'un premier mariage a passé son bac en 2019) et si ses collègues solidaires l'ont épargné, les réseaux sociaux ne l'ont pas loupé. Dans une chanson, les rappeurs Nekfeu (Gréco-écossais du nom de Ken Samaras) et Sneazzy (Mohamed Khemissa, de son vrai nom) - des amateurs de 'battles' avec, entre autres participants, Bigflo et Oli ou encore Guizmo - l'ont menacé de mort et Pascal Praud n'a pas su apprécier que les professeurs sont, quant à eux, respectueux.
"Les journalistes salissent l’islam, sont amateurs comme Pascal Praud. Ça mérite une balle dans le cervelet, le canon au fond de la bouche", rappent-ils dans un clip qui sera supprimé de YouTube trois jours après sa publication. Ses paroles ont scandalisé l’animateur de CNews, lit-on dans la presse. Et d'autres, espère-t-on...
Jeudi 16 avril, dans son émission L'Heure des Pros (2016) sur CNews,  le déconfinement à partir du 11 mai était "sur la table", comme disent ceux dont les propos fusent plus vite que l'intellect.

Des syndicats contre la réouverture des écoles le 11 mai

Déconfiner les esprits ? – Enseigner au XXI siècle
Les profs doivent garder les gosses de
 journalistes...
Le lundi précédent, Macron s'offrait une allocution télévisée pour faire le point sur l'épidémie de coronavirus, croyait-on: il n'y fit en fait que se vendre sans définir aucune ligne précise. L'otage du "conseil scientifique" a évoqué un possible déconfinement le 11 mai prochain, abordant également la réouverture progressive des crèches, maternelles, écoles et lycées. On apprendra, encore par la suite, que cette date, si précise soit-elle, précise n'est pas une décision, mais un objectif...

De nombreux enseignants se sont alors interrogés. Certains syndicats considèrent qu'il n'est pas raisonnable de reprendre l'école si tôt étant donné le risque sanitaire persistant, notamment celui d'une "deuxième vague", sans plus de protections (masques, gels et infrastructures scolaires adaptées) distribuées au grand public.

"Il y a un moment, il faut y aller," s'insurge le grand-père.

Dans l'émission dont il est producteur-animateur, Pascal Praud a lancé être "frappé" par le fait que beaucoup de gens aient peur de sortir de nouveau. Bien que ses intervenants soient filtrés à l'entrée de CNews et que, chaque matin, ils se plient à la prise de leur température - ce qui ne sera le cas dans aucune école de France -  il a alors pointé les professeurs "qui ne vont pas aider Emmanuel Macron" parce qu'ils ne veulent pas reprendre les cours à cause de l'insécurité sanitaire notamment. 
Il a ainsi déclaré "il y aura toujours une bonne raison pour ne pas rentrer", ajoutant "il y a un moment faut y aller." 

Il ne s'attaque d'ailleurs pas à la stigmatisation de ce seul corps de métier, puisque, dans son élan, il vilipende La Poste: "c'est comme les postiers" qui ne travaillent pas pendant cette période.

Produit de RTL, TF1 et Canal+, Praud justifie son réquisitoire: "c'est la fonction publique." La presse privée (Drahi de SFR) ne fait que récidiver, puisque, lors des grèves de cheminots contre la réforme de leur statut, Olivier Truchot (RMC/BFM) s'était déchaîné contre la SNCF et Anasse Kazib, syndicaliste trotskiste cheminot (Sud Rail et NPA) qui sera chassé des Grandes Gueules, sur RMC (Le 17 janvier 2019, en plein mouvement social des Gilets Jaunes, des militants révolutionnaires proches de Kazib viennent perturber l'émission des Grandes Gueules enregistrée à Béziers, l'obligeant à s'interrompre) :
Depuis, Truchot n'a pas rendu ses trente années d'abattement fiscal d'un montant annuel de 7.650 euros...

La presse institutionnelle laisse passer l'agression, mais ces propos ont suscité beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux, en grande partie en désaccord avec le journaliste. Il lui est reproché notamment de s'exprimer sur un sujet sensible, alors qu'il n'est pas, lui, aussi exposé à la contamination dans l'exercice de sa profession.




Parce que "sachant", analyste et décrypteur arrogant, Pascal Praud maintient ses propos.


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