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vendredi 1 mai 2020

Avec ses mensonges, sa mauvaise foi et ses sottises, Ndiaye ne prend pas de vacances

Macron survivra-t-il au virus Ndiaye ?

Plus que le Covid19, elle nous pompe l'air et ses propos deviennent criminels dans la pénurie de respirateurs artificiels
  
Mme Boulette en action
La dernière en date des considérations oiseuses de la porte-parole du gouvernementSibeth Ndiaye, qui se prend pour une tête pensante et une actrice politique écoutéeest une allusion aux vacances d’été qui a échauffé les oreilles des professionnels du tourisme.

Depuis le début de la crise sanitaire, l'incompétente se croit audible et écoutée, mais ne cesse d'enfiler les déclarations intempestives, déplacées ou contradictoires et la critique suscitée par ses gaffes à répétition dépasse les rangs de l'opposition politique jusqu'à élargir douloureusement le cercle de ses proches. Porte-parle low-cost du gouvernement depuis avril 2019, que Macron a importé d'Afrique, après avoir avoué qu'elle est capable de mentir pour "protéger"  son mentorentachant irrémédiablement le quinquennat de Macron, 

sa sortie polémique sur les enseignants qui ne travaillent pas pendant la pandémie et pourraient donc aller ramasser "des fraises gariguette", une réplique d'autant plus grave qu'elle est préparée et qu'elle se délecte visiblement de son trait d'esprit...




ou encore son déraillement sur le sujet des masques de protection qui n'étaient pas rendus obligatoires et pour lesquels "il n'ya pas de pénurie"

parce que les Français seraient aussi beth qu'elle et ne sauraient pas les placer, l'inconsciente au verbe haut et aplomb typiques des sots a encore repassé une couche. 

Mercredi 29 avril, au micro de RTL, elle a publié son intention de renvoyer ses enfants à l'école à partir du 12 mai. "Aujourd'hui, je ne peux pas dire à nos concitoyens : prenez tranquillement une location à l'autre bout de la France par rapport à là où vous habitez", a lâché la bécasse, stupéfiant les travailleurs du tourisme, l'un des secteurs les plus touchés par la crise du Covid-19.

Quand Macron dira-t-il à la porte-parole de se taire ?
Les professionnels n'ont pas manqué de réagir vivement à cette bourde où elle se met en scène comme si elle était le centre du monde et que son opinion personnelle comptait. Françoise Dumont, la présidente de l'Agence de Développement Touristique du Var, l'a exhortée à la boucler: "quand vous ne pouvez pas dire, vous ne dîtes rien", s'est-elle indignée sur RTL. 
Et de poursuivre : "Parfois, certains devraient mettre un peu plus le pied sur le terrain pour se rendre compte à quel point la détresse psychologique de certains est grande. Et ce genre de déclarations-là met à mal ce que nous nous efforçons d'effectuer pour que la situation se passe au mieux." 

La prétentieuse Sibeth Ndiaye fait du tort aux Français, à la France et à son économie 

Les secrétaires d'Etat occupent l'espace laissé par les ministres en retrait, tels Le Drian ou Castaner.
Le secrétaire d'Etat auprès de  ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne a donc tenté de réparer les dégâts causés par Ndiaye à l'industrie du tourisme, déclarant sur l'antenne de... BFM: "Le vœu le plus ardent des Français et des professionnels du tourisme, c'est que pendant les mois de juin, juillet et août, on puisse retrouver les jours heureux, mais il faudra une grande discipline", appelant ainsi à la responsabilité de chacun, sans briser les espoirs d'un été heureux : "Cette saison estivale, très clairement, tout le monde le voit, et il faut le dire, elle ne sera pas comme les autres. Le tourisme ne pourra reprendre que de façon concentrique, avec une clientèle de proximité."

"Je conseille d'attendre avant de réserver"
L'accès aux plages n'est donc pas inenvisageable. Plutôt que de provoquer la désespérance des Français déjà très éprouvés, il est plus respectueux de la "psychologie" de tous d'entendre  les conseils du secrétaire d'Etat chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari qui, dès le début du mois d'avril, recommandait aux Français "d'attendre avant de réserver" leurs vacances estivales. "La situation aujourd’hui est encore trop incertaine. Pour l’instant, je conseille aux Français la plus grande prudence sur la préparation de leurs voyages. Je leur dis d’attendre", avait-il déclaré le 7 avril sur France Info. L'attente risque d'être longue, mais attendre ne signifie pas renoncer.

jeudi 16 avril 2020

Le mystère des vraies motivations du "déconfinement progressif"

Les raisons floues de la réouverture des écoles interpellent

"Le premier critère est d’abord social", a susurré le ministre de l’Education nationale

DÉCONFINEMENT PROGRESSIF ! - Blagues et les meilleures images drôles!
La Science a parlé...
(à moins que ce ne soit l'Economie !)
Les élèves en difficulté et les décrocheurs pourraient reprendre en premier,  a laissé entendre Blanquer, sans crainte de stigmatisation des cancres.

Lundi soir, Emmanuel Macron a annoncé la prolongation du confinement jusqu’au 11 mai et évoqué un déconfinement progressif après cette date, avec notamment la réouverture des écoles et la reprise de certaines activités économiques. Un lien qui n'a pas manqué de sauter aux yeux des moins éveillés...
En évoquant la possibilité pour le plus grand nombre "de retourner travailler, redémarrer notre industrie, nos commerces et nos services", sans donner plus de détails, il n'a échappé à personne que l'intérêt des enfants n'est pas sa priorité: à la préservation de leur santé, l'ex-banquier a préféré la reprise de l'économie. Des enjeux qui soulèvent de nombreuses questions, dont celle des enfants, porteurs asymptomatiques du virus et potentiels dangers pour la communauté éducative mais aussi pour la cellule familiale dans le cas où ils rapporteraient le CoVid 19 à la maison.

"Le président de la République a demandé au gouvernement de préparer un plan complet de sortie, un plan d’ensemble, j’aurai l’occasion de le présenter quand il sera prêt, largement avant la date du 11 mai, a déclaré le premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Mais il doit être travaillé en consultation avec beaucoup d’acteurs pour être véritablement à la hauteur des enjeux." C'est-à-dire que Macron a pris cette décision avant consultation des parties.
Et de détailler : "Il appartient au gouvernement de mettre en place les instruments, les méthodes, la doctrine d’emploi, la coordination nécessaire, pour faire en sorte que ces objectifs rappelés par le président de la République soient atteints ; c’est ce à quoi nous nous employons."

Le chef du gouvernement a assuré que "vers le 11 mai, nous aurons su diminuer le nombre de malades en réanimation, nous aurons su permettre à l’hôpital de reprendre une forme de capacités face au stress inouï, face à l’intensité de la première vague à laquelle il a dû faire face".

La réouverture des écoles n'est pas un choix éducatif

C'est un choix "social" critiquable et critiqué.
Officiellement inspirée par la volonté de lutter contre le creusement des inégalités dû au confinement, la décision de rouvrir progressivement les écoles à partir du 11 mai est prise pour des raisons inavouables.

Cela pourrait se traduire "peut-être par une forme adaptée", dans un fonctionnement "différent" de la normale, selon l'énigmatique E. Philippe qui navigue à vue. L'Edouard prévient d'ailleurs qu’il ne veut "sur ce point rien annoncer de définitif". "Il y a un impératif [de retour à l’école] qui est réel; il ne peut pas se faire au prix de la santé, bien entendu," se défend-il. En clair, l'exécutif est conscient des risques. "Il doit être conjugué avec la nécessité de préserver la santé de nos concitoyens, de garantir le respect de règles sanitaires ", a-t-il dit, brandissant sa volonté d'éviter que les inégalités sociales ne se creusent. Le cadet de ses soucis, en fait, la réouverture "progressive" des établissements scolaires inquiète les enseignants, car la préoccupation de Macron est d'ordre économique.

Cette réouverture ne se fera "pas du jour au lendemain", avait également insisté le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, dans la matinée  sur France 2. "Le premier critère est d’abord social", a-t-il répété en écho à l'Edouard, laissant entendre que les élèves les plus en difficulté pourraient reprendre en premier. "Il faut sauver les élèves qui pourraient partir à la dérive du fait du confinement. C’est les publics les plus fragiles que j’ai d’abord en tête pour assurer ce service public." S'il parvient à leur mettre la main au collet, leurs parents opératrices ou maçons pourront relancer la machine économique.

Les faux-semblants ne supportent pas d'avancer en gros sabots
Au cours des dernières semaines, Blanquer avait en effet commencé à préparer les esprits. Depuis, la presse nous serine avec la crainte que la fermeture des écoles depuis le 16 mars creuse les inégalités scolaires et accentuant le décrochage de certains jeunes, notamment des filières professionnelles. Logiquement, les premiers a bénéficier de la sollicitude du gouvernement devraient donc être les lycées professionnels... Sur tous les tons, la presse institutionnelle cite les propos du ministre : "les dégâts sociaux et humains" du confinement "peuvent être très importants", a reconnu le ministre mardi: "importants, mot creux, en dit long à lui seul sur la conviction du pouvoir.
Pour préparer la reprise, qui passera "forcément par de très grands aménagements", Jean-Michel Blanquer a annoncé des consultations de deux semaines avec les organisations syndicales, lycéennes, ou fédérations de parents.

Plus vite les enfants seront de retour dans les écoles, plus vite l'économie repartira

Bien qu’encore exclu du déconfinement, le secteur du tourisme, se prépare à une reprise d’activité pour cet été, annonce "en même temps" le gouvernement. Durement frappé par la crise sanitaire, il est déjà bénéficiaire d’un plan de soutien, car son déconfinement nécessitera une adaptation, notamment au plan sanitaire.
"Il est compliqué à ce stade de donner un horizon matérialisé par une date précise" ou "d’apporter des réponses précises et arbitrées" sur la reprise d’activité du secteur touristique, a déclaré mardi à la presse lors d’une conférence téléphonique le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne qui, comme les autres membres du gouvernement, parle pour ne rien dire.

Il est clair en revanche que "chaque jour de confinement aggrave les finances publiques".
Du côté du ministère de l’Economie, Bruno Le Maire a toutefois réussi à estimer  à 8 % le recul du produit intérieur brut français en 2020. "Nous aurons une prévision de croissance qui sera fixée à – 8 % pour le projet de loi finance rectificative", qui sera présenté mercredi en conseil des ministres, a-t-il déclaré sur RMC-BFM-TV.

En conséquence, le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, a fait savoir, quant à lui,  que le déficit public se creuserait plus que prévu, à environ 9 % du PIB, tandis que la dette augmentera à 115 % du PIB. Mais en septembre, il sera, lui, de retour à Tourcoing.

Il y a moins d’une semaine, les deux ministres n'étaient pas mécontents de faire supporter par le virus l'entière responsabilité de prévisions historiquement mauvaises pour l’économie française cette année. Ils prévoyaient une "contraction" (!) du PIB de 6 %, un déficit public de 7,6 % et une dette de 112 %.

Ces mauvaises prévisions avaient déjà poussé le gouvernement à doubler son plan d’urgence, à 100 milliards d’euros, pour soutenir les entreprises et les salariés. Ce plan est désormais encore relevé, avec notamment une augmentation du budget consacré au chômage partiel, estimé à 24 milliards d’euros contre 20 milliards précédemment.
Le fonds de solidarité destiné aux très petites entreprises et aux indépendants est, lui, doté d’un milliard d’euros supplémentaire, soit 7 milliards au total.

Au-delà du maintien des 1.500 euros pour les entreprises ayant une chute de plus de 50 % de leur chiffre d’affaires, le "deuxième étage" du dispositif "va être porté de 2.000 à 5.000 euros" pour les entreprises menacées de faillite, a déclaré Bruno Le Maire. "On n’est pas arrivé à la fin de cette crise du Covid-19. Les chiffres que je vous donne et que donne le ministre de l’économie, sont indicatifs", a toutefois précisé Gérard Darmanin. Quand Bercy et les assureurs travaillent à un régime d’assurance pandémie, le retour des décrocheurs à l'école est clairement le cadet de leurs soucis.

L’horizon du 11 mai pour entamer un déconfinement progressif est une date à "conquérir", a de son côté déclaré le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, sur France Inter, rappelant aux Français la "discipline" qui doit prévaloir dans le respect du confinement.
"Le 11 mai est une date d’objectif. Ce qu’a annoncé le président de la République hier, ce n’est pas le déconfinement le 11 mai, c’est le confinement jusqu’au 11 mai." La profondeur de cette brève de comptoir nuancée peut échapper au plus grand nombre mais, en cas de difficulté persistante, on peut faire appel au décryptage de la pensée castanerienne par Sibeth Ndiaye...

Le ministre des tireurs de LBD 40 met les Français en joue

"Il est nécessaire de ne pas se projeter en disant le 12 mai, c’est le mois de mai et nous faisons ce qu’il nous plaît, eh bien non, il faudra continuer à se battre", a poursuivi le noctambule.

Depuis leur mise en place à la mi-mars, 11,8 millions de contrôles ont été réalisés par les forces de l’ordre et 704.000 infractions ont été constatées, partout en France s'est félicité C. Castaner qui a même prétendu que "peu" d’abus générés par ces contrôles lui avaient été signalés. Clairement, tous les excès ne lui remontent pas...

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, s’est dit confiant mardi matin concernant "la multiplication des pains points de dépistage" à partir du 11 mai. Mais seules y auront accès les personnes présentant les symptômes du Covid-19. Interrogé sur RTL, le sauveur de la Santé a souhaité "qu’on innove, qu’on mobilise toutes les bonnes volontés, toutes les forces vives de la nation", qu’il y ait des tests " dans les hôpitaux, les laboratoires - quel que ce soit leur statut", y compris ceux consacrés "à la recherche". A chaque fois que des kits de dépistage seront disponibles. 
Véran a dit aussi vouloir "s’appuyer sur les collectivités", lesquelles ne l'ont d'ailleurs pas attendu pour prendre les devants. Nombre d'entre elles ont dégagé des millions pour l'achat de masques et de tests. Elles ont décidé de "mettre en place des équipes mobiles, des "drive tests", procéder à partir des pharmacies, d’officines volontaires".

Le ministre continue de se projeter dans l'avenir: "On  - c'est qui : Macron ou les collectivités ? - a fait à peu près aujourd’hui 150.000 tests et au-delà par semaine; nous sommes en train d’aller vers les 200.000 tests par semaine" [à quelle échéance?], avec "l’objectif d’être capable de tester" actuellement "dans les Ehpad, les publics les plus fragiles, les malades hospitalisés, les soignants", a-t-il promis.

Quant à l’isolement des personnes testées positives au Covid19, Olivier Véran a déclaré que "toutes les possibilités [sont] à l’étude », notamment une éventuelle réquisition d’hôtels. Une éventualité est une piste mais non une réalité..

Les décisions de Macron étaient attendues lundi soir par 36,7 millions de téléspectateurs sur les onze chaînes qui la diffusaient, selon des données de Médiamétrie publiées mardi matin. 
L'angoisse des Français va donc grandissante : le 16 mars, 35,4 millions de spectateurs avaient espéré des mesures concrètes et précises lors de la précédente allocution et non des yeux de merlan frit, des intonations de prêtre en chair, des petits poings serrés. Le confinement aidant, l'inquiétude a conduit la quasi-totalité (94,4 %) des Français à se rassembler devant leur téléviseur entre 20h02 et 20h27. La presse n'a pas hésité à assurer que les Français voulaient entendre la parole du petit père de la patrie, de même que l'Elysée avait twitté que les soignants du CHU-Bicêtre avaient applaudi Macron, quand la vérité veut qu'ils se soient applaudis entre eux. 

Les décrypteurs de cette presse dévote n'ont pas capté que l'audience des allocutions présidentielles est inversement proportionnelle au niveau de confiance et de sérénité des Français. 
Le précédent "record d’audience" pour une déclaration officielle remonte à la fin de 2018 : 23 millions de téléspectateurs pour une allocution du président en pleine crise des "Gilets jaunes".

mercredi 29 janvier 2020

Municipales: ces ministres qui redoutent le verdict des urnes

Des acteurs politiques incapables de prendre des décisions

Si Gérald Darmanin a mis fin à un faux suspens de plusieurs mois, plusieurs autres membres de l’exécutif, tel Edouard Philippe, tergiversent




Le ministre de l’Action et des Comptes publics a clarifié sa position pour les municipales en mars prochain, dans un entretien avec La Voix du Nord paru mardi : Darmanin sera tête de liste à Tourcoing (Nord). Le premier ministre Edouard Philippe, en revanche, joue les coquettes: il va se déclarer ce vendredi au Havre, ville dont il a été maire de 2010 à 2017.

"Je suis tête de liste." Gérald Darmanin a fait l'annonce de son ras le bol du gouvernement et re-traversera la rue pour reprendre la mairie de Tourcoing (Nord) dans moins de deux mois, lors des élections municipales des 15 et 22 mars prochain.

Edouard Philippe, chef de gouvernement, mais indécis. 
Le premier ministre se rend vendredi au Havre (Seine-Maritime) pour le lancement de la campagne de la majorité sortante. Annoncera-t-il une candidature ? Pour son entourage, cela ne fait guère de doute : "Il a besoin de cet ancrage local," raconte son entourage. 
En clair, il n'en peut plus des embrouilles de la majorité et ni Macron, ni les Français ne lui manqueront. Le chef de l’exécutif n’a toutefois pas levé le voile quant à sa position sur la liste.

Décriée, Agnès Buzyn fait savoir qu'elle n'a qu'une "envie".
A Paris, la candidature d’Agnès Buzyn dans le 15e arrondissement est également toujours à l’ordre du jour. Dimanche, elle a fait part sur RTL de son " envie de rejoindre la campagne de Benjamin Griveaux" et de jouer les rôles d'appoint. Inappropriée aux charges que Macron lui a imposées, la réforme des retraites ou le combat contre le coronavirus, la mule ne rêve que du pré d'en face. "Je préfère être concentrée sur mes dossiers ministériels", a toutefois ajouté la ministre de la Santé, se voulant plus grosse que le boeuf.

Dans l’entourage du candidat investi par le président et non les militants face à Anne Hidalgo, une socialiste comme François Hollande qui lui a mis le pied à l'étrier (à l'Elysée, puis au gouvernement), ceux qui la préfèrent loin du pouvoir soulignent les "grandes qualités" d’Agnès Buzyn, comme si sa nécrologie politique était déjà rédigée. 


Deux sous-ministres usées rejoindraient une mairie d'arrondissement parisien : la Mancelle Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes d'abord et les hommes, et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances et ex-salariée de Compagnie des Alpes, respectivement candidates dans les très chics 16e et 17e arrondissements, pour gonfler, pensent-elles, le candidat essoufflé au siège de maire, l'ex-député rural de Saône-et-Loire, Benjamin Griveaux.

Lecornu et Riester candidats


Plusieurs autres ministres restent incertains. 
Plus jeune conseiller ministériel du gouvernement de François Fillon et proche de Bruno Le Maire, député (UMP) de l'Eure (comme lui), dont il a intégré le cabinet au secrétariat d'Etat aux Affaires européennes, comme conseiller chargé des affaires institutionnelles, Sébastien Lecornu se présentera à Vernon (Eure): "C’est sûr', indique l’entourage du ministre chargé des Collectivités territoriales de Macron. 
En tant que tête de liste ou comme simple colistier ? Le candidat compte se prononcer au cours de la dernière quinzaine de février, ce qui n'est guère respectueux de l'électorat. C'est qu'il se sait impopulaire depuis la révélation de son implication dans l'ascension d'Alexandre Benalla et sa responsabilité dans le "Grand débat" bidouillé de Macron  en janvier 2019

Franck Riester pose un problème identique. Le ministre de la Culture devrait, quoi qu’il en soit, être candidat à Coulommiers (Seine-et-Marne) dont il fut le maire. Il n'aura été qu'à peine plus d'un an le locataire insignifiant du ministère. Paradoxalement, il est l'un des membres fondateurs du parti... Agir, un parti croupion qui n'existe que sur le papier !

D’autres membres du gouvernement sont également pressentis sur des listes de la majorité. 
C’est notamment le cas d’Elisabeth Borne à Marrakech Montrouge (Hauts-de-Seine), d’Emmanuelle Wargon à Saint-Mandé (Val-de-Marne) ou encore d’Aurélien Taquet à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). 
S’ils confirment leur candidature sur une liste, ces derniers rejoindront dans la bataille des municipales leurs collègues Geneviève Darrieussecq, candidate à Mont-de-Marsan, Jean-Baptiste Djebbari à Limoges, Christelle Dubos à Sadirac (Gironde), Marc Fesneau à Marchenoir (Loir-et-Cher) et Gabriel Attal à Vanves (Hauts-de-Seine). 
S'ils sont élus, ils doivent quitter le gouvernement. S'ils sont battus, ils seront assez bons encore pour gouverner la France de Macron...

Le duel fratricide et vieille tambouille politicienne à Biarritz

Comme Paris, Biarritz est une épine dans le pied de Macron.
L'ex-socialiste Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, a d'abord été tête de liste LREM face au sortant Michel Veunac (MoDem), qui compte parmi ses colistiers Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, le belliqueux Le Drian. "Avoir deux ministres qui se font face n’est pas souhaitable", reconnaît-on à Matignon. Edouard Philippe et Emmanuel Macron devraient ainsi trancher rapidement. Mardi matin, Didier Guillaume semble avoir négocié son retrait : "J’attends leur arbitrage, qui va se produire à mon avis dans les heures et les jours qui viennent, et je respecterai l’arbitrage", a-t-il déclaré sur BFMTV.

"Didier Guillaume a fait le pari que Veunac ne se représenterait pas, mais son pari ne marche pas, car Veunac y retourne, raconte un ministre qui préfère rester sous couvert d’anonymat. Oui, il a 72 ans [comme Le Drian aux Affaires étrangères], mais LREM a bien investi le maire sortant de Pamiers (Ariège), qui a 93 ans; c’est osé !" Et d’ajouter : "Jean-Baptiste Lemoyne [ex-LR] a eu une autre idée : soutenir Veunac pour reprendre le mandat en cours de route." Classique !
L'essentiel qu'il ne faut pas manquer de dire, c'est que Biarritz est  un champ de bataille entre concurrent appartenant tous deux à la même écurie. Veunac est MoDem et Bayrou entend imposer un centriste à Macron, lequel a tellement besoin de son soutien qu'il a accepté la candidature de Lemoyne contre Guillaune, son ministre de l'Agriculture. Le "monde nouveau" de Macron, quoi !

Qui trouvera un point de chute à Sibeth Ndiaye ?

samedi 7 décembre 2019

Encore deux ministres LREM en concurrence pour la mairie d'une même ville

Au pot-pourri LREM, ils se présentent l'un contre l'autre à Biarritz

L'ex-socialiste et ministre LREM de l’Agriculture Didier Guillaume a annoncé son parachutage de la Drôme sur le pays basque

Ministre en charge des agriculteurs, mais avant tout au service de ses propres intérêts.
Avec la ministre de la Ville, Jacqueline Gourault, le ministre de l’Agriculture avait assisté à une corrida à Bayonne le 14 août 2019 provoquant la colère des associations de défense des animaux : sept mois à l'avance, il était déjà entré en campagne !

"Je serai candidat"!.  Didier Guillaume a annoncé qu'il se lance vendredi en terre inconnue dans la course à la mairie de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), apprend-on par le journal Sud-Ouest vendredi 6 décembre. Selon le site internet du quotidien, il ne demandera pas l’investiture du parti présidentiel, La République En Marche et officialisera sa candidature en janvier. L’ancien sénateur de la Drôme s’appuiera sur une liste de cent personnalités locales, engagées ou non en politique.

"Vu la situation, il faut un souffle nouveau. Je ne ferai pas du neuf avec du vieux", a déclaré  cet ancien président du Conseil général de la Drôme et fils d'un éleveur drômois de brebis, 60 ans, souvent présent ces derniers mois à Biarritz, où avait eu lieu fin août le sommet du G7.

Le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne figure sur une liste rivale

Cette candidature de D. Guillaume s’ajoute à celle du secrétaire d’Etat au tourisme et au commerce extérieur
, Jean-Baptiste Lemoyne.
Lemoyne est assis à la gauche de Sarkozy
Sauf que ce rallié au parti du président figurera sur une autre liste, conduite par le maire sortant de la cité balnéaire, Michel Veunac (MoDem). 

M. Veunac avait annoncé mardi qu’il espérait très prochainement pouvoir "porter les couleurs" de LREM, se prévalant de la présence sur sa liste de Jean-Baptiste Lemoyne. Selon ce dernier, sa présence au côté de Veunac est un "indice" sur son investiture à venir : le maire-sortant de 73 ans ne tarderait pas à se retirer pour laisser la place à son adjoint de 43 ans, sénateur (apparenté Les Républicains) de l'Yonne. Le "monde nouveau" de Macron n'échappe pas aux magouilles politiciennes grossières.
Michel Veunac, 73 ans, avait également ironisé mardi sur une possible candidature de Didier Guillaume face à lui et J.-B. Lemoyne, affirmant : "Quitte à avoir un ministre à Biarritz, il vaut mieux avoir celui du tourisme que de l’agriculture".

Une situation embarrassante pour Emmanuel Macron, singulièrement après l'officialisation du duel fratricide à Paris entre Benjamin Griveaux, choix du président, et Cédric Villani, candidat LREM lui aussi.

vendredi 5 octobre 2018

Guinée: les ministres de Macron boudent son 60e anniversaire

Alors que Macron se désiste, Philippe recherche désespérément un ministre pour l'accompagner

Nicole Belloubet a refusé catégoriquement de remplacer au pied levé Gérard Collomb
 


Collomb devait se rendre en Guinée pour les 60 ans de l’indépendance du pays.
Mais le ministre de l'Intérieur a refusé, lundi, de se rendre à Conakry pour représenter la France en Guinée et célébrer la décolonisation, 60 ans après l’indépendance du pays. Et la ministre de la Justice s'est aligné sur la position de Macron qui a décidé de bouder le président Alpha Condé, lequel se considère pourtant comme le frère jumeau de Bernard Kouchner.

Or, Macron avait reçu le président guinéen en visite officielle à Paris, le 22 novembre 2017. "Je me réjouis d’avoir accueilli ce jour à l’Elysée le président Alpha Condé, mon ami Alpha qui, depuis un peu plus de six mois que j’ai pris ces responsabilités, est pour moi un partenaire privilégié et un interlocuteur très précieux pour les sujets africains," avait-il déclaré.
Et d'ajouter une promesse : "Je tenais à ce que nous puissions échanger comme nous venons de le faire, avant de me rendre en Afrique et avant notre sommet Union africaine-Union européenne."

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Macron prend ombrage de la réussite du président africain.
Entre 2010 et 2017, la Guinée connaît une croissance annuelle relativement importante (4 % en moyenne), quand Macron fera moitié moins en 2018. Dans le même temps, le chômage reste stable, à 4,5 %, contre 9,2 en France. Par ailleurs, le pays voit sa dette publique passer de 68 % à 19 % du PIB, contre 99% du PIB hexagonal, au deuxième trimestre 2018, tandis que le déficit public, qui s’élevait à 14 % en 2010, devient un excédent (0,6 %) en 2017, à la différence de la France qui ne tiendra pas l'objectif de 2,3% en 2018.
Condé a été réélu président pour un second mandat en 2015, avec 57,9 % des voix au premier tour.

Panique au sommet de l’Etat : Macron ne tient pas ses engagements

On a craint l’incident diplomatique et Matignon a alors demandé à Nicole Belloubet de remplacer le ministre de l’Intérieur, au pied levé. Refus catégorique de la garde des Sceaux, qui  ne veut pas jouer les doublures. Elle fait valoir qu'elle revient tout juste d’un déplacement à Madrid avec Edouard Philippe et que le climat africain ne convient pas à son brushing.

C’est finalement Jean-Baptiste Lemoyne qui s'y colle : en tant que secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, chargé du commerce extérieur, du tourisme et de la francophonie, il a dû accepter la mission et son cheveu ne craint rien...

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait piscine ?
On en entend plus parler de celui-là: Il a démissionné ?


samedi 18 novembre 2017

Edouard Philippe, le premier ministre, "poulet" de Christophe Castaner...

"Ça allait, mon poulet?": un porte-parole du gouvernement qui croyait son micro coupé !

Le nouveau président de La République en marche s'est laissé aller à quelques privautés avec le Premier ministre
 

La familiarité des échanges trahit la piètre considération de l'exécutif pour la politique.
Candidat unique et désigné par le président Macron, Castaner venait d'être officiellement élu à la tête du parti du président, par un Conseil de La République En Marche constitué d'un choix de grands électeurs à la botte de Macron, à Lyon, ce samedi 18 novembre, jour de honte républicaine, quand le promu s'est livré à quelques privautés avec le Premier ministrese croyant seuls dans l'intimité de la Cour de quelques cadres et militants du parti.

Jusqu'au discours de Christophe Castaner qui tourne en eau de boudin

Cette allocution aurait dû être le point d'orgue de ce rassemblement d'inconditionnels de Macron, mais le discours de clôture du désormais "Délégué Général" de LREM" a viré à la farce. A la fin de sa (longue) prise de parole (40 minutes impérissables), le bouffon du roi a invité la crème du parti et du gouvernement à le rejoindre sur scène, sur un air de Rihanna, artiste "made in France", comme il se devait. Parmi eux, le premier ministre Edouard Philippe, qui s'est approché de l'ancien maire de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) pour le féliciter. 
Chaviré par son inconcevable ascension, Castaner qui, en bon pro du porte-parolat, croyait son micro coupé et sollicita l'avis du chef du gouvernement en des termes qui en disent long sur le respect que leur inspire le service de l'Etat: "Ça allait, mon poulet ?", premiers mots du bébé Macron, 51 ans, à la tête de La République en marche et incarnation de la "nouvelle politique" du président jupitérien. Une interrogation qui n'a pas interloqué le locataire de Matignon, lequel s'est peut-être cru un instant dans la Cage aux Folles ou chez Michou.

"T'as assuré grave !", lui lance également Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

Plus tôt, le poulet avait vanté, mais un peu tôt, les charmes de sa poulette, sa "loyauté" et son "énergie", estimant qu'il sera un "excellent général" à la tête de la basse-cour LREM. "Depuis six mois, je n'ai eu qu'à me féliciter de ton énergie, de ta compétence, de ta finesse [sic] et de ta loyauté la plus totale", avait assuré le premier ministre. 
"'Casta', c'est d'abord un accent. Un accent tonique et un accent joyeux. C'est aussi une volonté, fortement enracinée à quelque chose qui remonte très loin: la volonté de faire réussir l'équipe", avait-il encore affirmé.

Un moment immortalisé en vidéo:


Vous avez reconnu l'humoriste Tanguy Pastureau, sur France Inter.

Résultat de recherche d'images pour "cabaret chez michou paris"Une excellente meneuse de revue...
"'Casta', je ne sais pas s'il sera un bon délégué, mais je peux vous garantir que ce sera un excellent général", assure le petit poulet de Matignon, coquelet des rings de boxe (ci-dessus). 
La chef des Armées, Florence Parly, n'a plus qu'à bien se tenir. Et se chercher des plumes à se mettre à l'endroit que la décence m'interdit de situer, en ces temps de terrorisme féministe et d'écriture inclusive.

vendredi 23 juin 2017

Macron débauche des PS et des MRG : coup de volant à gauche ou coup de grâce

Emmanuel Macron poursuit son entreprise de brouillage des lignes politiques 

Ni rajeunissement, ni équipe gouvernementale réduite
La presse n'exploite pas certains chiffres: volonté de dissimulation ? Macron avait promis un renouvellement de la classe politique, mais il ne fait pas pour autant la sortie des écoles et son goût du vieux semble avoir repris le dessus.
La moyenne d'âge dans le premier gouvernement Philippe dépassait les 56 ans et descendait à 54 ans en incluant les secrétaires d'Etat. Or, l'équipe actuelle navigue dans les mêmes eaux en ce qui concerne l'âge des ministres, mais reste dans la tranche d'âge des quinqua, si on inclue les secrétaires d'Etat. Macron n'a donc pas fait sa révolution. Certains tiendront à signaler un ministre, Gérald Darmanin, mais ce trentenaire de 34 ans n'est pas à proprement parler un perdreau de l'année puisqu'il a déjà été chef de cabinet de l'UMP David Douillet au secrétariat d'État chargé des Français de l'étranger, puis au ministère des Sports, avant d'être nommé directeur de cabinet en avril 2012. A noter toutefois que le benjamin de l'équipe a changé. Mounir Mahjoubi (Numérique), 33 ans, a été "détrôné" par l'un des deux secrétaire d'Etat nommés auprès de Nicolas Hulot. Ex-président LR d'un Conseil départemental pris au PS, celui de l'Eure et de Bruno Le Maire qui s'y est fait réélire député pour la troisième fois, Sébastien Lecornu31 ans, est également issu de la pépinière de droite... Les jeunes de Macron ne sont pas tous des novices : juste de nouvelles recrues.
La promesse de "société civile" n'est pas davantage respectée.
Parmi les 19 ministres, neuf ne sont pas clairement membres d'un parti,
mais à y bien regarder, la sexagénaire Nicole Belloubet qui pouvait faire valoir ses droits à la retraite, mais a été nommée à la place du MoDem François Bayrou, démissionné avec grâce et grandeur pour cause de tromperie aux dépens du Parlement de Strasbourg,  était jusqu'ici membre du Conseil constitutionnel, a été élue à la région Midi-Pyrénées, ainsi qu'à la mairie de Toulouse dans des majorités socialistes.
Quant au nouveau ministre de 
la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, PRG de 70 ans sans défenses, qui fut d'abord nommé à l'Agriculture et à l'Alimentation, avant de remplacer Richard Ferrand (déchu pour favoritisme et enrichissement personnel, selon Cambadélis) à l'Aménagement du Territoire, un mois plus tard, était certes un peu avocat, mais surtout conseiller général depuis 23 ans (1994) et sénateur PRG depuis neuf ans (2008) : un vieux de la vieille en politique.
Au ministère du Travail, Muriel Pénicaud, 62 ans (âge officiel de départ à la retraite), est également étiquetée "société civile", abusivement, car  elle a débuté comme administratrice territoriale (1976-1985), avant d'occuper des fonctions au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (1985-1993), et d'être membre du cabinet du ministre (1991-1993) et conseiller pour la formation auprès de la ministre Martine Aubry (1991-1993), soit déjà dix-sept ans au service de l'Etat. Mais ce n'était pas fini, car on peut bien mettre en exergue ses années Dassault, Danone ou Orange (2002-2014), elle est revenue à ses premières amours, comme administratrices de Aéroports de France, SA où l'Etat est actionnaire principal (50%), puis à l'Etablissement public d'aménagement Paris-Saclay, placé sous la tutelle de l'État, représenté conjointement par les ministres chargés de l’urbanisme, de l’enseignement supérieur et de la recherche. La parité société politique-société civile est un trompe-l'oeil   
Sur le plan de la parité, les apparences sont tout aussi trompeuses
Le gouvernement d'Edouard Philippe se veut des plus vertueux sur ce plan aussi, mais les évidences masquent une réalité plus discutable. 
Quand la nouvelle ministre de la Justice démissionnait de son poste de recteur pour protester contre Fillon
Sur les 29 ministres et secrétaires d'Etat nommés, quinze sont des femmes. Parmi les seuls ministres, on compte même huit hommes pour onze femmes, même si les deux seuls ministres d'Etat, Gérard Collomb et Nicolas Hulot, sont des hommes. En revanche, le remplacement de François Bayrou par Nicole Belloubet au ministère de la Justice a "rééquilibré" la parité parmi les ministres aux fonctions régaliennes, d'autant que la sexagénaire ne pas pas pour sotte, si on considère que le genre ne peut être une spécificité supérieure à l'intelligence. Mais le maintien de la libre-penseuse Marlène Schiappa tend toutefois à contredire cette faveur donnée à la compétence. Point commun à ces deux générations de femmes, le sectarisme de gauche, car la ministre de la Justice avait démissionné de son poste de recteur (sur nomination de Jospin en 2002) de l'Académie de Toulouse  pour protester contre Fillon. "Je ne pense pas trouver désormais la force de conviction suffisante pour servir le ministère de l'Éducation nationale au niveau de détermination qu'exige ma conception de l'éthique professionnelle."
Seule petit accroc par rapport au premier gouvernement d'Edouard Philippe, les ministères des Armées et de la Culture, tous deux occupés par des femmes, ont rétrogradé d'un rang dans l'ordre protocolaire...
Le gouvernement qui devait être "restreint" s'est alourdi 
Deux chiffres :   
- mai 2017 : 18 ministres et 4 secrétaires d'Etat, soit 22 membres 

- juin 2017 : 19 ministres et 10 secrétaires d'Etat , soit 29 membres
Croyez-vous que les "fact checkers" s'en soient donnés à coeur joie ?

Emmanuel Macron poursuit son entreprise de brouillage des clivages politiques

Il débauche des boit-sans-soif issus de la gauche et de la droite qui ne rêvent que de portefeuille ministériel. Avec le remaniement du gouvernement, mercredi,  la gauche et la droite se mêlent sur la photo, comme à un cocktail.

Mais il est vite dit d'affirmer que les deux recrues sont deux ministres.
Avec le remaniement du gouvernement, mercredi,  la gauche et la droite se mêlent sur la photo, comme à un cocktail. C'était la démarche annoncée par le candidat Macron, avant la présidence. Et c'est également l'impression laissée par le deuxième gouvernement d'Édouard Philippe, après un mois d'atermoiements  et une crise politique déclenchée par le départ de la ministre MoDem des Armées, Sylvie Goulard, prise dans une embuscade judiciaire. L'effet dominos ne manqua pas d'opérer, entraînant la chute de la bipolaire Murielle de Sarnez, puis de François Bayrou, patron d'un parti en faillite que le Thénardier tenait artificiellement en vie au moyen d'un système de financement frauduleux aux dépens du Parlement européen, pompe à fric chérie. 

Faute de ressources humaines propres, Emmanuel Macron détourné des ministres désorientés issus de la gauche et de la droite. Les viviers  de gauche et de droite ont du bon... L'allié MoDem est en revanche défaillant, mieux, il est à l'origine d'une crise politique sur fond de déficit de moralité. Le président jupitérien réajuste donc sa stratégie. 
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Ces boit-sans-soif  ne rêvaient que de portefeuille ministériel , tout en étant uniquement soucieux de servir les Français.

Jacqueline Gourault, proche de François Bayrou depuis 30 ans, est subordonnée, place Beauvau, au ministre de l'Intérieur socialiste, Gérard Collomb, mais sans affectation déterminée...
Maire de Mont-de-Marsan, Geneviève Darrieusecq travaillera avec Florence Parly, la nouvelle ministre des Armées. 
Si le parti centriste reste présent dans l'exécutif avec deux MoDem (Jacqueline Gourault, proche de François Bayrou depuis 30 ans, est ministre, mais auprès de Gérard Collomb à l'Intérieur, et Geneviève Darrieussecq n'est que secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, aucune n'est ministre de plein exercice. Le MoDem n'est plus indispensable en termes de majorité présidentielle à l'Assemblée composée de 350 Macron-idolâtres.
Belloubet et Travert, anciens PS convertis au macronisme anthropophage. 
Trois socialistes de plus au tableau de chasse du banquier.
Ancienne membre du gouvernement Jospin, Florence Parly n'est pas la seule personnalité issue des rangs du PS à entrer au gouvernement. 
Sa nomination au ministère des Armées soulève déjà une tempête sous les képis, les casquettes et les bérets: depuis mai 2016, cette ministre était directrice générale de SNCF Voyageurs et, avant cela, à Air France: on l'aurait attendue aux Transports ! Mieux, la quinquagénaire (dont le père de la progéniture est Martin Vial, alors directeur général du groupe ...La Poste) a servi le Premier ministre Lionel Jospin comme secrétaire d'État au ...Budget (2000-2002), ce qui fait craindre la prise de mesures d'austérité. Vous avez dit société civile ?
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Ancienne élue socialiste de gauche à Toulouse, Nicole Belloubet a viré au centre pour appliquer une politique radicale à la Justice et Stéphane Travert, député socialiste de de la Manche depuis juin 2012, récupère le ministère de l'Agriculture. Celui-ci avait été l'un des premiers députés PS à s'être mis "En marche!", en août 2016. Il a fait toute sa carrière au PS, finalement dans le camp des frondeurs: il n'a pas voté la confiance au Premier ministre Manuel Valls. Alors, de la "société civile", ce n'est encore pas lui qui en serait.

Emmanuel Macron n'a pas  pour autant oublié ses proches dans ce remaniement, mais ce qu'on retiendra d'eux n'est ni leur opportunisme ni leur arrivisme. Se situant au niveau du PS Michou Sapin en termes de parti-pris, l'ancien porte-parole d'En marche! élu député REM de Paris, dimanche, Benjamin Griveaux est un ancien vice-président PS du Conseil départemental PS de Saône-et-Loire.
Il sort du cabinet de Marisol Touraine, mais ce n'est pas pour autant qu'il est  secrétaire d'Etat à la Santé. Non, cet "expert" est attaché au ministère de l'Economie, sans attribution spécifique. D'aucuns le soupçonnent d'être l'oreille de Macron dans le sillage des LR, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. Cette fonction de supplétif le place d'ailleurs au dernier rang  dans l'ordre protocolaire.
L'ancien directeur de cabinet adjoint de Macron à Bercy, Julien Denormandie, est également fait secrétaire d'État, après avoir jusqu'ici été secrétaire général adjoint de l'Élysée

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A noter que ce secrétaire d’Etat est attaché au ministre de la Cohésion des territoires. On peut même dire qu'il reste lié à Richard Ferrand qui a dû lâcher ce ministère sur des soupçons de favoritisme et d'enrichissement personnel sur le dos des mutualistes bretons et que son successeur, Jacques Mézard, 70 ans, restera plaçé sous la tutelle  surveillance du député du Finistère, par le biais du sémillant Denormandie.On se demande encore vraiment où se cachent les membres du gouvernement issus de la "société civile" : une Arlésienne ?

Avec deux secrétariats d'Etat, les demandeurs d'emploi LR "constructifs" peuvent s'estimer négligés.

Pas d'entrée en force des Républicains Macron-compatibles au gouvernement Philippe 2car Bercy en recèle déjà un bon nombre, des Juppéistes, dans un ministère exposé qui va devoir faire ses preuves et où les mouchards de Macron veilleront à ce qu'ils mettent leurs convictions passées dans leurs poches et leurs mouchoirs par-dessus, notamment en matière de CSG et de fiscalité en général.

L'aile droite du gouvernement est néanmoins complétée par deux secrétaires d'EtatProches de Bruno Le Maire - 2,4% à la primaire de la droite et du centre et apport politique négligeable à la majorité - Sébastien Lecornu sera chargé de la Transition écologique et Jean-Baptiste Lemoyne, premier parlementaire LR à rallier Emmanuel Macron, hérite de l'Europe et des Affaires Étrangères, à la suite de la démission forcée de Marielle de Sarnez, bras droit de Bayrou (MoDem), au coeur du système de fraude aux finances du Parlement européen.