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jeudi 4 juin 2020

Oubliée l'hémorragie socialiste de 2017: Faure condamne les accords LREM-LR aux municipales

Le gardien des vestiges du PS s'inquiète des alliances de ses rivaux 

Les accords de second tour entre La République en marche et Les Républicains irritent le patron du Parti socialiste Olivier Faure

Ils constituent "un moment de clarification qui était attendu"
a-t-il commenté, doux-amer, mercredi, appelant au rassemblement à gauche.
"Partout La République en marche fait alliance avec Les Républicains", a déploré O. Faure, évoquant notamment les accords conclus mardi avec les juppéistes, à Strasbourg, Bordeaux ou Clermont.  Pour son information, Bianchi, le maire de Clermont est PS et mène officiellement une liste d'union de la gauche...

"C'est d'ailleurs logique car le premier ministre en est issu," concède-t-il, comme Le Drian, ministre des Affaires étrangères, est issu du PS. Mieux, il serait pressenti pour l'intérim de l'Edouard, s'il était élu. "Et ceux qui dominent la scène du côté de La République en marche, ce sont M. Darmanin [le ministre du Budget], M. Le Maire [le ministre de l'Economie], qui portent des propositions que portait autrefois la droite. Voilà un moment de clarification qui était attendu", a-t-il conclu.
Propos sexistes qui humilient la Garde des Sceaux, N. Belloubet, ex-adjointe socialiste de Pierre Cohen, maire PS de Toulouse, la Radicale Annick Girardin, qui fut secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie de Manuel Valls, puis sa ministre de la Fonction publique, ou de Florence Parly, ministre des Armées de Macron, qui fut secrétaire d'Etat au Budget (2000-2002) de Jospin.   

De quoi Faure se plaint-il ?
Pour le premier secrétaire du PS, ces unions vont provoquer un électrochoc pour la gauche, sans qu'il s'en réjouisse pour autant. Et d'assurer qu'elle "comprend qu'il y a face à elle un bloc qui se constitue: le bloc des libéraux, des droites, de La République en marche jusqu'aux Républicains". Sans le Rassemblement républicain de Marine Le Pen, alors qu'il existe des alliances similaires avec le PCF... Et dès le premier tour à Paris ! 

"Et même, on comprend que de La République en marche aux Républicains, il n'y a qu'un pas et il a été franchi". Où était-il pendant ces trois années écoulées, puisque plusieurs juppéistes sont au gouvernement : personne ne lui a dit ?... Maintenant, à la gauche d'être responsable et de montrer qu'un autre avenir est possible", a plaidé le député de Seine-et-Marne.

O. Faure cofond politiques nationale et communale

Ila ainsi notamment trouvé un paradoxe entre le discours de Macron promettant un tournant politique et les alliances de second tour des municipales.
"On a eu un président de la République qui a tenu un discours qu'on aurait presque pu tous signer aux premiers jours de la crise du coronavirus. (...) C'était là un président qui se faisait le chantre de la sociale-démocratie, de l'écologie politique", a rappelé Faure, visiblement le cocu de l'affaire.

"Et qu'est ce que l'on observe ? Qu'aujourd'hui, ce sont ses propres amis qui expliquent qu'il faut faire barrage à l'écologie dans les villes [celle punitive des ayatollahs verts] car cela serait dangereux d'avoir des pistes cyclables", a-t-il expliqué, un soupçon réducteur. 

L'union entre socialistes et écologistes a achoppé dans certaines villes et Faure en est profondément mortifié. A Strasbourg, notamment où les écolos étaient extrêmement exigeants. Faure a admis que des "dissensions n'ont pas été dépassées", en raison de... "dilemmes locaux".

Mais "on a partout des listes qui se constituent avec des gens qui ont envie de travailler ensemble, ce qui est la moindre des choses dans tous les états-majors, car (...) nous avons à lutter contre les mêmes prédateurs sur le plan social et sur le plan écologique, et nous protégeons les mêmes victimes", a-t-il encore insinué. Veut-il parler de la politique de Hollande pendant cinq ans ?

dimanche 3 mai 2020

Polémique des "stocks" de masques "cachés" par la grande distribution

Le gouvernement tente de remettre de l'ordre dans le bazar

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a nié samedi toute existence de "stocks cachés"
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Les acteurs politiques vigilants de l'opposition et des professionnels de santé les ont dénoncés ces derniers jours. Dans la majorité, ils n'ont encore rien vu.

Alors que la pénurie de masques est dénoncée depuis l'origine de l'épidémie, leur production, leur commande et leur livraison auraient dû aboutir. Mais, d'abord déclarés inutiles par les "sommités" scientifiques de ce pays, par les perroquets de la macronie, puis déclarés inutilisables par le commun des mortels français, aux dires d'une fine connaisseuse de la France profonde, la porte-parole du gouvernement, une Française de la 11e heure (elle est Franco-sénégalaise depuis 2016, ce qui lui confère l'autorité de quatre années de pratique), ils sont devenus indispensables mais introuvables, bien que régulièrement annoncés depuis le début de la crise sanitaire,  mais, après sept semaines, ils ne sont toujours pas là pour les "derniers de cordée", notamment ceux qui prennent le métro collés-serrés.

Homme d'Etat aux pieds plats que les photo-journalistes ont l'interdiction de filmer en marche, le ministre de la Santé a assuré qu'à défaut de comprendre ses semblables, il comprend "l'émotion du monde de la santé", car Véran s'est gonflé en quelques semaines à l'échelle de la planète. 
Politicien comme les autres, il a voulu les rassurer de mots, rappelant que si la France se trouvait à manquer de masques - ce qu'à Jupiter ne plaise - à destination (encore et toujours) des soignants et des personnes malades ou vulnérables, et non pas des Français qui ne se sont pas encore exposés au virus tueur, l'exécutif aurait recours à la réquisition. L'objectif est clairement de faire grimper la courbe de la circulation du virus et d'atteindre les 60 à 70% requis d'"immunité collective dans les meilleurs délais, selon le principe à haut risque qui veut que plus les personnes sont infectées par la maladie, plus elles développent des anticorps contre ce virus, et moins l’épidémie se propage dans la population.
Au final, entre tous ceux qui seront habilités à verbaliser et tous ceux qui seront convoqués aux réquisitions, les Français seront-ils encore assez nombreux pour aller travailler au redressement de l'économie? Ou même à porter assistance aux confinés des Ehpad ? 

Indignation à l'annonce de mise en vente massive de masques par la grande distribution 

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a tenté samedi de désamorcer cette nouvelle colère de la population et des professionnels de santé qui ont "bien compris" et "clairement" à leur tour que des stocks avaient été gelés pour accélérer l'"immunité de groupe". 
Macron a donc donné l'ordre à ses gens de faire distribuer du pain des millions de masques de protection à compter de lundi.

Olivier Véran nie l'existence de "stocks de masques"

L'affaire est remontée au Conseil des ministres du 2 mai 2020 et le ministre de la Santé a reçu d'en haut l'ordre d'éteindre la polémique sur les masques vendus par la grande distribution, alors même que certaines professions de santé sont toujours en manque.
A l'échelle de la douleur provoquée par l'annonce de ventes de masques chirurgicaux en supermarchés, les médecins libéraux ont atteint le seuil de l'insupportable.

"La grande distribution a annoncé non pas des stocks de masques, mais des commandes de masques", a raconté Véran, surnommé Véreux, lors d'un point de presse à l'Elysée. "La grande distribution me dit disposer en pratique aujourd'hui de l'équivalent de 5, voire 10 millions de masques [en stock], a minimisé cet observateur que se présente en acteur. Et de tenter d'éteindre l'incendie en recourant une comparaison: l'évocation des 45 millions de masques qui sont consommés chaque semaine en France pour les hôpitaux et médecins de ville. "Donc on est très, très loin des 500 millions dont on a cru comprendre que la grande distribution disait disposer", a-t-il commenté, misant à nouveau sur la sottise de ses confrères.

"Les masques tombent", dénoncent les présidents des ordres professionnels de la santé.
La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) avait aussitôt démenti l'existence de "stocks cachés". «Les chiffres annoncés par les enseignes concernent les commandes effectuées, qui ne vont être livrées que très progressivement, avec une disponibilité plus rapide des masques à usage unique que des masques en tissu réutilisables," a expliqué cette fédération connue pour son lobbying intense à l'Assemblée nationale et accusée de conflits d'intérêts puisqu'elle dispose d'un budget global de 7.210.000 euros, dont 550.000 euros de financement public, alors qu'elle avoue seulement des coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement n’excédant pas 10.000 euros. 

L'hypocrite ministre de la Santé a ajouté qu'il comprend "l'émotion du monde de la santé" 
Puisque ça ne coûte pas cher, il a tenu à le rassurer en rappelant que si la France se trouve à manquer de masques pour les soignants et les personnes malades ou vulnérables, l'exécutif aura recours à la manière forte, la réquisition. "Je comprends la polémique, j'espère aussi y mettre un terme", a-t-il dit.

Une lettre ouverte publiée jeudi sous le titre "Les masques tombent" a retenti comme le tonnerre

Les présidents des ordres professionnels de la santé se sont déclarés stupéfaits par la capacité des acteurs de la grande distribution à annoncer la mise en vente de "chiffres sidérants" de masques de protection à compter de lundi, quand ils manquaient tant jusqu'alors. 
"Toute guerre a ses profiteurs. C’est malheureusement une loi intangible de nos conflits. Comment s’expliquer que nos soignants n’aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution", écrivaient-ils. 
Comment "comprendre que ce qui n'existait pas hier tombe à profusion aujourd'hui", ajoutaient les présidents des conseils nationaux de l'ordre des médecins, des pharmaciens, des sages-femmes, des infirmiers, des chirurgiens-dentistes, des masseurs-kinésithérapeutes et des pédicures-podologues.

Le président de l'Association des régions de France demande des preuves
A Marseille, Renaud Muselier, le président de la région PACA, également président de l’Association des régions de France, a relayé leur incompréhension samedi en donnant trois jours aux enseignes de la grande distribution pour prouver qu’elles n’ont pas constitué de stocks secrets de masques de protection et menace de déposer plainte si c’était le cas.
"J’ai demandé la justification complète de l’achat de ces masques, date de commande et surtout date de livraison à l’appui. Je donne trois jours à la grande distribution pour prouver qu’elle n’avait pas de stocks secrets de masques pendant la crise !», écrit celui qui s'est fait voler un chargement de masques sur un tarmac d'aéroport, dans un communiqué.
"S’il était avéré que ces commandes et ces
livraisons sont très antérieures à la mise en vente ce lundi, dans les établissements de ces enseignes, cela signifierait une chose très claire: pendant que notre pays subissait une pandémie mondiale et sans précédent, ces entreprises ont stocké des produits de première nécessité et ne les ont pas mis en circulation, dans un but commercial et de communication." Muselier s'est dit prêt, dans ces conditions à déposer plainte pour "mise en danger de la vie d’autrui" et "non assistance à personne en danger". Leclerc a sursauté, associant un autre vertueux, Système U.
Pour l'extrême gauche, Mélenchon se dit "écoeuré", quand le patron de Leclerc, insultant, parle de "scénario de débiles"...

Malgré les promesses de l'exécutif, sur le terrain, les équipements n'arrivent qu'au compte-gouttes. Comment en est-on arrivé là ?

Système D à Nice : des pharmaciens en sont réduits à
dresser des panneaux de plastique pour protéger personnel et clients
La polémique face au déblocage inattendue de de masques continue de battre son plein. La grande distribution persiste à nier et, samedi, le patron du groupe Leclerc a moqué une polémique "nulle", cataloguée "insensée" par celui de Système U. Ils auraient pu aussi bien crier "Allahou akbar" et se déclarer islamistes "déséquilibrés"...

"100 millions par ici, 50 millions par là. Qui dit mieux ? C'est la surenchère de l'indécence," se sont offusqués indignés les divers Ordres des professions de santé, lundi.
"Je trouve ça dégueulasse, car ça casse le front qui s'est construit entre le personnel de santé et le monde économique", s'est offusqué le président du géant Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, dans un entretien avec le Journal du dimanche.
Au plan économique, Macron ne parvient pas à endiguer les ravages de la  crise sanitaire.

La SNCF a subi un manque à gagner de deux milliards d'euros du fait du virus, a annoncé son PDG Jean-Pierre Farandou, envisageant une aide de l'Etat - les Français, dont les retraités confinés jusqu'à la Saint Glin-Glin et ceux des Ehpad - et des suppressions de postes.

Ccôté transports, la crainte est grande en¨Ile-de-France où la présidente de la région, Valérie Pécresse, demande que les salariés aujourd'hui en télétravail ne retournent pas au bureau le 11 mai pour éviter l'engorgement du métro ou du RER. 

L'après-11 mai reste aussi sujet d'inquiétudes pour le monde de la culture, à l'arrêt complet depuis le confinement. 

Samedi, les organisateurs de la Route du Rock ont finalement annoncé  l'annulation pure  et simple de l'événement, initialement prévu du 19 au 22 août, soit bien après le début du déconfinement.

Macron reçoit du muguet à l'Elysée vendredi et promet samedi de "premières mesures" pour mercredi en faveur du monde de la culture qu'il soutient puisque des éléments non représentatifs pétitionnent et font des déclarations de soutien. En attendant, des artistes arpentent depuis quelques jours les rues de Bordeaux - ville de Juppé -  pour "crier" aux habitants, spontanément et contre subventions municipales, à la manière des anciens allumeurs de réverbères, les messages de bonne nuit : "Il est minuit, bonnes gens ! Dormez, le guet veille! ".

jeudi 31 octobre 2019

Municipales: à Toulouse : le maire sortant Les Républicains, objet du désir de LR et de... LREM

Le coucou Macron pond dans le nid des autres: sera-t-il fécond ?

Le maire LR sortant, Jean-Luc Moudenc, également soutenu par LREM

Résultat de recherche d'images pour "Moudenc Philippe Macron"Elu en 2014 sous l'étiquette UMP, le tombeur du maire PS de Toulouse Pierre Cohen a des relations fluctuantes avec son parti: démocrate-chrétien "Macron-compatible", comme Arnaud Robinet à Reims ou Christian Estrosi à Nice, il a affiché sa proximité avec Edouard Philippe mais, "en même temps",  a pourtant pris position en faveur de la liste LR menée par François-Xavier aux Européennes.

Cahin-caha, le parti présidentiel investit ses têtes de listes pour les municipales de 2020. 
Lundi, le parti présidentiel, La République en Marche (LREM), a ainsi apporté son soutien au maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, adhérent du parti Les Républicains (LR).

A deux jours d'intervalle, mercredi, c'était au tour du premier parti de la droite républicaine de se prononcer également en faveur de l'édile sortant, candidat à sa propre succession depuis la fin du mois de septembre dernier. 
 
Une double investiture:  cohérence ou opportunisme ?

Interrogé mercredi par Le Parisien sur cette double investiture, le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie a justifié cette décision:
"La cohérence se mesure à travers le projet politique de progressisme local [?]. Cela ne veut pas dire que l'on est d'accord sur tout, mais sur un socle", a déclaré ce proche d'Emmanuel Macron.

Une double investiture qui "montre simplement la faiblesse des Marcheurs, qui sont incapables de trouver leurs propres candidats"
Résultat de recherche d'images pour "sexe triade deux hommes une femme"
tacle un membre de l'entourage du nouveau président de LR, Christian Jacob, dans les colonnes du Figaro mercredi. "Personne n’est dupe. Jean-Luc Moudenc est un maire sortant LR, soutenu par une majorité LR écrasante", rappelle-t-on opportunément aux parasites LREM de la vie publique depuis trois années. Ils pondent leurs œufs dans le nid d'autres oiseaux, signe de paresse, car incapables de bâtir eux-mêmes leur propre nid. 
Quant à la mariée, a-t-elle conclu un contrat, en l'occurrence universel, à plusieurs plutôt qu’à deux ? Et compte-t-elle vivre en... trouple (version moderne de la "triade", communément appelé "ménage à trois"?

Le nid de Moudenc, une auberge espagnole ?

Proche de Juppé et donc du premier ministre Edouard Philippe, Jean-Luc Moudenc, déjà premier magistrat de Toulouse entre 2004 et 2008, compte dès à présent des élus LREM dans sa majorité municipale.

Officiellement candidat à sa propre succession, Moudenc se présente, comme en 2014, sans étiquette politique. 
"Je suis candidat aux prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2020 pour initier ces nouveaux progrès que nous devons réussir ensemble", écrit-il dans une lettre de deux pages envoyée aux Toulousains. Cette candidature était un secret de polichinelle depuis plusieurs semaines.

Toujours membre de LR, 
Jean-Luc Moudenc s'était consacré à sa ville, puisqu'il a renoncé à son mandat de député, mais a toutefois soutenu - à distance -  la liste conduite par François-Xavier Bellamy aux élections européennes.


Plusieurs raisons expliquent ce cas de figure

1 - Il a soutenu Bellamy, de loin.

Centré sur Toulouse, Moudenc n'a pas mené une campagne active pour l'Europe. C'est ce qu'ont apprécié les cadres d'En marche! "Il a témoigné d'un vrai esprit constructif avec le gouvernement ces derniers mois", affirmait un proche de l'Elysée  dans le JDD en août.
Pour faire la distinction entre ceux qui avaient apporté un soutien actif au candidat LR, genre Arnaud Robinet (Reims) ou Christian Estrosi (Nice), un cadre du parti résumait la situation en ces termes avant l'été : "Ce n'est pas la même chose de se faire étreindre par quelqu'un qu'on n'a pas envie d'embrasser que d'embrasser."

L'élu avait prévenu de sa stratégie. "Pour mieux rassembler, je ne sollicite l'investiture d'aucun parti politique", écrivait-il dans sa lettre de deux pages aux Toulousains.

2 - Des élus LREM ont déjà infiltré sa majorité.

Le parti du président a déjà un pied dans la porte. "C'est une décision logique, dans la mesure où il y a déjà des élus LREM dans ma majorité", a admis le maire de Toulouse, assurant qu'il s'agit de "la continuité du travail entrepris". Trois adjoints au maire ou conseillers municipaux - Franck Biasotto (Logement), Sylvie Rouillon Valdiguié (Politique touristique) - dont Laurent, le mari journaliste, est depuis la rentrée 2018 reporter chargé de l’investigation à l’hebdomadaire Marianne -  et Elisabeth Toutut-Picard - siègent en effet dans le groupe "Alliance majorité présidentielle", qui appartient à la majorité. 

3 - LREM n'a pas d'implantation locale; or, Moudenc a de bons sondages 

Deux sondages d'intentions de vote réalisés sur la ville  avant les européennes ont été rendus publics par deux organes de presse 'Macron-friendly'. Pour La Tribune, proche du quotidien gratuit 'Metro'devenu une filiale de la chaîne de télévision LCI qui appartient au groupe TF1, BVA en a publié un début mai, alors que l'IFOP avait déjà étudié le terrain électoral pour CNews (groupe Canal+) en avril. A chaque fois, le maire sortant Jean-Luc Moudenc (36%) est loin devant les candidats LREM, que ce soit le député En Marche! du coin, Jean-François Portarrieu (9%), ou Mickaël Nogal, 28 ans, ex-adhérent au Parti socialiste, devenu l'un des principaux responsables des Jeunes avec Macron, (8%). Loins du comptepour se maintenir au second tour. 

Le jeunot - qui a préféré se retirer de la course avant la rentrée - explique : "Face au risque de l'extrême-gauche, il nous faut aller aux municipales rassemblés. Il s'agit d'un accord de fond avec Jean-Luc Moudenc, et pas d'une alliance de circonstance."
Testée dans l'enquête BVA, une liste emmenée par le maire sortant et soutenue par Les Républicains, l'UDI, En marche, le MoDem et les Radicaux obtiendrait 40% des suffrages au premier tour du scrutin en mars prochain.
Pour l'instant, le MoDem n'a pas encore officiellement arrêté sa stratégie en vue de l'élection municipale.

4 - La gauche divisée présentera deux listes.

Sauf surprise, il y aura "au moins" deux listes de gauche au premier tour du scrutin municipal.
D'un côté, Europe Ecologie - Les Verts, puis La France insoumise se sont insérés dans un processus citoyen intitulé "Archipel citoyen", rejoint également par l'ancien socialiste Romain Cujives. L'ordonnancement de la liste (70 noms ont été retenus) sera connu à la mi-novembre.
De l'autre, la vice-présidente de la région Occitanie Nadia Pellefigue - qui est la belle-fille de la garde des Sceaux Nicole Belloubet, dont la candidature avait un temps été évoquée à Toulouse - a été investie par le Parti socialiste début octobre.
Elle espère mener une liste d'union citoyenne composée du PCF et du PRG et attaque Moudenc - et sa belle-mère (mère de trois fils, de 22, 34 et 35 ans), qui fut première adjointe au maire socialiste de Toulouse Pierre Cohen - sur le front de l'insécurité à Toulouse, après six années d'enfer socialiste (2008-2014) avec Pierre Cohen, lequel a quitté le PS en avril 2018, pour rejoindre Génération.s de Benoît Hamon...
"On verra dans l'entre-deux-tours ce qu'il est possible de faire avec l'équipe du PS de Nadia Pellefigue", indique au JDD Hélène Cabanes, la porte-parole d'EELV dans 'Archipel Citoyen' et candidate. Or, si on se réfère aux deux sondages BVA et Ifop du printemps, en cas de rapprochement au second tour, l'union de la gauche pourrait avoisiner les 45% des voix.

samedi 6 juillet 2019

Bayrou, dindon de la farce LREM-MoDem

Entre LREM et le MoDem, ça se gâte

Le parti présidentiel et celui de François Bayrou peinent à masquer leurs rivalités naissantes

Les municipales mettent au jour les stratégies divergentes des deux partis. 
"On nous parle en permanence de bienveillance à LREM, mais ils devraient quand même balayer devant leur porte avant", enrage un cadre du MoDem, après la série de provocations essuyées ces derniers jours par François Bayrou et les siens. Il y a bien sûr les récentes investitures En marche ! aux municipales, dans certaines villes où le MoDem est pourtant implanté et soutient d'autres figures locales.
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Des proies faciles :
consentantes ?
Ou encore ce document interne ayant servi le week-end dernier à la formation des futurs candidats marcheurs, lien PaSiDupes, et avec des profils politiques fictifs imaginés dans le cadre d'un jeu de rôles assez malveillant où la candidate du parti centriste s'appelle ainsi "Marielle Orange", présentée comme… "peu à l'aise dans son rôle de parlementaire". Une allusion limpide ou une agression frontale, selon les points de vue, à Marielle de Sarnez, proche depuis toujours de Bayrou. "Quand on voit comment les députés macronistes ont eu du mal à se mettre dans leurs habits politiques, c'est quand même l'hôpital qui se fout de la charité !", fulmine en retour l'état-major du MoDem, qui n'était pas aussi ombrageux jusqu'ici quand la droite républicaine était maltraitée par LREM, en interne et, par voie de conséquence, par sa presse alignée.

Le MoDem semble découvrir que LREM ne respecte rien ni personne.
Les marchandages des municipales pourraient bien aboutir à un éveil des consciences et mettre sur la place publique les coups bas ordinaires et traîtrises des cyniques du mouvement présidentiel : "L'enracinement de LREM sur le terrain, pour nécessaire qu'il soit, ne peut rimer avec le dénigrement de ses partenaires", a glapi Patrick Mignola, président du groupe MoDem, dans une lettre ouverte adressée cette semaine à Stanislas Guerini, le patron d'En Marche !, après les révélations sur les méthodes malsaines de la majorité présidentielle.

Bayrou "à fleur de peau"

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Macron est allé à Pau rouler Bayrou dans la farine
François Bayrou se prend sa fameuse maxime en pleine face - "nous sommes d'accord pour être en désaccord". Son entourage décrit le maire de Pau "à fleur de peau",  pour ne pas dire "fou de rage de voir que le deal présidentiel s'est fragilisé avec le temps". "Ils ont besoin d'envoyer des messages à leurs troupes, commente un proche du chef de l'Etat. Bayrou est un peu déstabilisé en ce moment car la campagne européenne a consacré le fait que nous étions plusieurs partenaires. Or, il veut être l'allié principal. Et il doit consolider son existant. Donc, il est inquiet."

 Nicolas Florian, actuel maire de Bordeaux, ne passe pas une semaine sans parler ou déjeuner avec Alain Juppé qui a dirigé la ville pendant près de vingt-deux ans.
Et c'est dans l'ancien fief d'Alain Juppé, Bordeaux, que les poings se serrent, dans les poches, avec un candidat marcheur investi - Thomas Cazenave très proche de Macron -, jeté dans les jambes de Nicolas Florian,  alors même que le MoDem gouverne avec le maire juppéiste sortant. Résultat, les deux alliés de la majorité feront donc campagne l'un contre l'autre…

Rivalités naissantes

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Le scénario est le même à Marseille avec Gaudin
Un cas de figure qui pourrait également se produire à Rennes. 
"Franchement, on marche sur la tête. Du grand n'importe quoi, c'est hallucinant !", gronde un parlementaire centriste, qui va jusqu'à parler de "tentation hégémonique du parti majoritaire". "Or, le pouvoir hégémonique, c'est tout ce qu'on a toujours rejeté. C'est notamment pour cela que Bayrou tourne le dos à l'UMP au moment de sa création en 2002" rappelle une élue. Le "monde nouveau" de Macron serait-il un copié-collé de l'ancien ?

"Nous pouvons avoir des différences d'appréciation avec LREM. Mais, pour nous, ces élections municipales sont avant tout locales. Et non partisanes. Il faut donc rechercher les meilleures équipes et les meilleurs projets", prêche Marielle de Sarnez.

Si, à l'heure des municipales, la stratégie macronienne du double-jeu fait naître un sentiment de maltraitance et de cocufiage maltraite ses alliés, provoquant chez eux des colères rentrées et des accès de psoriasis, sa stratégie du bulldozer ravive le sujet de la morale politique et du respect. 
L'égocentrique Macron la foule déjà aux pieds.

jeudi 13 juin 2019

Jean Arthuis (LREM) répond sèchement à la méchanceté de Nathalie Loiseau

Traité d’"homme aigri" par la tête de liste sexiste LREM aux européennes, Jean Arthuis (LREM rallié) lui répond sèchement

Loiseau, coucou LREM du parlement de Strasbourg
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I believe I can fly...
La néo-eurodéputée s’en est prise à plusieurs membres de l’ALDE lors d'un point presse "off" à Bruxelles, alors même que la tête de linotte brigue la présidence du groupe des libéraux au Parlement européen. Preuve que les électeurs de LREM voteraient même pour un tabouret à un pied.

Pour la délégation LREM à Bruxelles, Loiseau est un caillou dans la chaussure. 
Le 5 juin, Nathalie Loiseau, ex-tête de liste du mouvement présidentiel aux élections européennes, organisait un point presse en "off" pour quelques journalistes français. Durant son heure de prise de parole, l’eurodéputée fraîchement élue a vivement égratigné la plupart des dirigeants européens avec qui elle est pourtant censée s’allier au Parlement.

A  entendre l’ancienne ministre des Affaires européennes du gouvernement Philippe, l’ancien premier ministre belge et actuel président de l’ALDE, Guy Verhofstadt, aurait des "frustrations rentrées depuis quinze ans". 

Quant à sa collègue néerlandaise Sophie in ’t Veld (parti centriste Démocrates 66), elle aurait "perdu toutes les batailles qu’elle a menées"

Enfin, pour la "romanichelle" de l'ENA, Manfred Weber, PPE, est pour sa part un "ectoplasme" qui n’a "jamais rien réussi", mais est pourtant pressenti pour la présidence de la Commission.

La macronie essaie de faire taire Loiseau

Dans sa diatribe, Nathalie Loiseau a également attaqué l’eurodéputé LREM sortant Jean Arthuis, premier député européen à soutenir Emmanuel Macron. L’ancienne directrice de l’ENA présenta pourtant cet ancien ministre de l'Economie et des Finances comme un "homme totalement aigri". 

A cette agression venue de son propre camp politique, Jean Arthuis - ancien soutien de Bayrou en 2007 - a  répliqué à sa collègue avec ironie. "Je salue l’intelligence politique de Nathalie Loiseau et la sincérité de ses démentis. Entrée prometteuse au Parlement européen", a-t-il lâché sur Twitter lundi soir. 
En langage non-diplomatique, une tourte faisandée...

Le comportement de cette protégée d'Alain Juppé - qui lui confia la direction générale de l'administration du ministère des Affaires étrangères en 2011 - jette le discrédit sur l'ensemble de ses affidés, de Fabienne Keller ou Gilles Boyer à Frédérique Lefebvre ou Jean-Pierre Raffarin, en passant par Edouard Philippe.

mercredi 12 juin 2019

Démissions en bloc: quand une centaine de "marcheurs" quitta LREM, dès le congrès de 2017

Il leur a suffi de six mois pour faire le tour du parti présidentiel

En novembre 2017, une centaine de "marcheurs" a quitté en marche le mouvement

Résultat de recherche d'images pour "démission de Marcheurs"
Une enseignante et citoyenne engagée dans défense des droits de l'Homme et la lutte anti-corruption, mais qui n'a pas l'heur de plaire à LREM, donc à 'Libération'...

"La République en Marche est tout sauf bienveillante et empathique", font alors savoir, dans une tribune dite des "100 démocrates", comme ils se sont surnommés (adhérents, élus, animateurs de comités locaux ou référents issus de toute la France) qu'ils dénoncent le manque de démocratie du mouvement présidentiel et annoncent leur départ de La République en marche!  à la veille du congrès du mouvement, prévu samedi 18 novembre à Lyon.  Parmi ces élus figurent Tiphaine Beaulieu, présidente de la confédération finistérienne des Marcheurs de la République, qui avait déjà, en juin dernier, co-fondé le "Collectif des Marcheurs en Colère" qui souhaitait des changements au sein du parti, mais en vain, et Emmanuel Drouin, élu municipal de Segré (Maine-et-Loire).


Les "100 démocrates" n'ont pas tardé à comprendre leur douleur


Extrait de la tribune des "100 démocrates" déçus de LREM 
Les démissionnaires dénoncent des méthodes de l'ancien monde 
Contrairement à ce qui se passe dans d’autres partis, les 380.000 adhérents de LREM n'ont pas le droit de voter. C'est un collège d’élus, de ministres, de cadres et 200 militants tirés au sort qui ont désigner les dirigeants. 
Et le postulant au poste de délégué général est un candidat unique, celui de l'Elysée, Christophe Castaner, alors porte-parole du gouvernement.


Les démocrates déplorent aussi le culte de la personnalité autour d’Emmanuel Macron. Ils ne se sentaient donc pas à leur place à LREM, avec la démonstration que leur avis ne compte pas. Ils ont choisi la veille du congrès de LREM à Lyon, pour quitter en bloc le mouvement. Un huissier apportera leurs lettres de démission au siège du parti vendredi 17 novembre.

Le parti-pris de Libération en avait estomaqué plus d'un.
Et ce n'est évidemment pas Joffrin ! "Coup de pub opportuniste ? s'interrogea la bande à Mouchard-Joffrin. Comme pour apporter de l’eau au moulin de tous ceux (nombreux) qui, au sein [et d'un] de La République en marche, dénoncent le manque de démocratie interne, une tribune de marcheurs, relayée par France Info, éreinte l' "autocratie" à l’œuvre au sein [et de deux !] du mouvement et un "mode d’organisation digne de l’ancien régime" qui devrait porter au terme d’un quasi-plébiscite l’actuel porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, à sa tête. 
Garantie de buzz, sous une signature unique, poursuit Libération, "histoire d’éviter de cautionner la refondation d’un parti qui "nie avec arrogance et mépris l’intelligence du peuple". A boire et à manger donc dans ce compte-rendu par le journal de gauche passé aux mains de l'homme d'affaires Patrick Drahi, propriétaire du groupe Altice France qui détient aussi SFR, L'Express et BFMTV : une garantie de pluralisme et de démocratie ?

Libération leur a fait un procès médiatique.
Le hic, c’est que même en colère, ces marcheurs préservent avec (trop) grand soin leur anonymat. - C'est la presse jalouse du "secret des sources" dont elle bénéficie qui le dit ! -  A lire la tribune, la signature générique – «cent démocrates» – recouvrirait [notons au passage l'emploi du conditionnel suspicieux] une palette «d’humanistes, étudiants, ouvriers, universitaires, médecins, enseignants, travailleurs sociaux retraités…» sans plus de précisions. L’initiatrice du brûlot n’a pourtant pas tardé à tomber le masque [sic]: il s’agit de Tiphaine Beaulieu, porte-drapeau du collectif des Marcheurs en colère, devenu Confédération des marcheurs de la République. Une marcheuse très connue au QG de LREM : dès la campagne législative, la Finistérienne avait commencé à donner de la voix, dénonçant alors «les comportements de certains représentants de La République en marche». Directement visé : l’actuel chef de file des députés En marche et élu socialiste du Finistère, Richard Ferrand, alors en pleine tourmente politico-judiciaire. N'avait-elle donc pas des motifs d'inquiétude ?
Libération poursuit son fétide procès à charge contre les 100 démocrates.
"Jeudi, elle a été convoquée devant la toute nouvelle commission des conflits pour répondre de ses actes et paroles, faute de quoi la porte de sortie lui était ouverte. «Elle ne s’est pas présentée, indiquait-on au siège ce mardi. On va lui adresser aujourd’hui son exclusion par courrier.» Tiphaine Beaulieu a devancé la sanction avec fracas, commente Libération. Et profité de la fenêtre médiatique offerte pour annoncer la création d’un «nouveau mouvement citoyen avant fin décembre». Non sans à-propos." Un "à-propos" légitime en démocratie, hors les murs de Libé, deuxième quotidien le plus subventionné e, 2019 par le ministère de la Culture (aux mains d'Agir!,  en la personne de son ministre, Franck Riester), soit 5.913.419 euros versés par le contribuable.
Petit rappel édifiant sur le respect dû à LREM aux adversaires
Lorsqu'en septembre 2017, le député LREM élu de la 9e circonscription des Français de l'étranger, M'jid El Guerrab, avait "violemment agressé" ["agresser" n'est pas "violent" en soi !] à coups de casque le responsable socialiste Boris Faure lors d'une altercation à Paris, et après que le député M'jid El Guerrab a démissionné du parti La République en marche (LREM), Richard Ferrand avait assuré à son propos qu'il vaut mieux "qu'il se mette en retrait", et qu'il soit "face à sa conscience" et "ses électeurs". Sans l'appeler explicitement à démissionner.Parce qu'élu du Maghreb et d'Afrique de l'Ouest ?

Quant aux 72 maires de la droite et du centre qui ont participé à une opération de com' pro-Macron - largement diffusée par la presse aux ordres (cf. ci-dessus, notamment) -, ce sont des orléanistes (notamment juppéistes ou adhérents d' "Agir!", moins de vingt parlementaires, les deux chambres réunies, qui ne se plaignent pas de leur asservissement à LREM: ils y ont consenti...) qui, - pour une quarantaine d'entre eux - avaient déjà officialisé leur départ depuis plusieurs semaines: leur tribune constitue donc un non-événement destiné à masquer les difficultés internes à LREM.
Ce qui interpelle c'est que les 72 négligent la mise en garde des '100 démocrates'.
Car ils ont été prévenu d'une absence de dialogue. Et les 100 ont été clairs en  rapportant "le mépris et l'arrogance qu'ils ont essuyés, les menaces ou les tentatives d'intimidation" qui ont découlé de leurs tentatives de communication.