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jeudi 31 octobre 2019

Municipales: à Toulouse : le maire sortant Les Républicains, objet du désir de LR et de... LREM

Le coucou Macron pond dans le nid des autres: sera-t-il fécond ?

Le maire LR sortant, Jean-Luc Moudenc, également soutenu par LREM

Résultat de recherche d'images pour "Moudenc Philippe Macron"Elu en 2014 sous l'étiquette UMP, le tombeur du maire PS de Toulouse Pierre Cohen a des relations fluctuantes avec son parti: démocrate-chrétien "Macron-compatible", comme Arnaud Robinet à Reims ou Christian Estrosi à Nice, il a affiché sa proximité avec Edouard Philippe mais, "en même temps",  a pourtant pris position en faveur de la liste LR menée par François-Xavier aux Européennes.

Cahin-caha, le parti présidentiel investit ses têtes de listes pour les municipales de 2020. 
Lundi, le parti présidentiel, La République en Marche (LREM), a ainsi apporté son soutien au maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, adhérent du parti Les Républicains (LR).

A deux jours d'intervalle, mercredi, c'était au tour du premier parti de la droite républicaine de se prononcer également en faveur de l'édile sortant, candidat à sa propre succession depuis la fin du mois de septembre dernier. 
 
Une double investiture:  cohérence ou opportunisme ?

Interrogé mercredi par Le Parisien sur cette double investiture, le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie a justifié cette décision:
"La cohérence se mesure à travers le projet politique de progressisme local [?]. Cela ne veut pas dire que l'on est d'accord sur tout, mais sur un socle", a déclaré ce proche d'Emmanuel Macron.

Une double investiture qui "montre simplement la faiblesse des Marcheurs, qui sont incapables de trouver leurs propres candidats"
Résultat de recherche d'images pour "sexe triade deux hommes une femme"
tacle un membre de l'entourage du nouveau président de LR, Christian Jacob, dans les colonnes du Figaro mercredi. "Personne n’est dupe. Jean-Luc Moudenc est un maire sortant LR, soutenu par une majorité LR écrasante", rappelle-t-on opportunément aux parasites LREM de la vie publique depuis trois années. Ils pondent leurs œufs dans le nid d'autres oiseaux, signe de paresse, car incapables de bâtir eux-mêmes leur propre nid. 
Quant à la mariée, a-t-elle conclu un contrat, en l'occurrence universel, à plusieurs plutôt qu’à deux ? Et compte-t-elle vivre en... trouple (version moderne de la "triade", communément appelé "ménage à trois"?

Le nid de Moudenc, une auberge espagnole ?

Proche de Juppé et donc du premier ministre Edouard Philippe, Jean-Luc Moudenc, déjà premier magistrat de Toulouse entre 2004 et 2008, compte dès à présent des élus LREM dans sa majorité municipale.

Officiellement candidat à sa propre succession, Moudenc se présente, comme en 2014, sans étiquette politique. 
"Je suis candidat aux prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2020 pour initier ces nouveaux progrès que nous devons réussir ensemble", écrit-il dans une lettre de deux pages envoyée aux Toulousains. Cette candidature était un secret de polichinelle depuis plusieurs semaines.

Toujours membre de LR, 
Jean-Luc Moudenc s'était consacré à sa ville, puisqu'il a renoncé à son mandat de député, mais a toutefois soutenu - à distance -  la liste conduite par François-Xavier Bellamy aux élections européennes.


Plusieurs raisons expliquent ce cas de figure

1 - Il a soutenu Bellamy, de loin.

Centré sur Toulouse, Moudenc n'a pas mené une campagne active pour l'Europe. C'est ce qu'ont apprécié les cadres d'En marche! "Il a témoigné d'un vrai esprit constructif avec le gouvernement ces derniers mois", affirmait un proche de l'Elysée  dans le JDD en août.
Pour faire la distinction entre ceux qui avaient apporté un soutien actif au candidat LR, genre Arnaud Robinet (Reims) ou Christian Estrosi (Nice), un cadre du parti résumait la situation en ces termes avant l'été : "Ce n'est pas la même chose de se faire étreindre par quelqu'un qu'on n'a pas envie d'embrasser que d'embrasser."

L'élu avait prévenu de sa stratégie. "Pour mieux rassembler, je ne sollicite l'investiture d'aucun parti politique", écrivait-il dans sa lettre de deux pages aux Toulousains.

2 - Des élus LREM ont déjà infiltré sa majorité.

Le parti du président a déjà un pied dans la porte. "C'est une décision logique, dans la mesure où il y a déjà des élus LREM dans ma majorité", a admis le maire de Toulouse, assurant qu'il s'agit de "la continuité du travail entrepris". Trois adjoints au maire ou conseillers municipaux - Franck Biasotto (Logement), Sylvie Rouillon Valdiguié (Politique touristique) - dont Laurent, le mari journaliste, est depuis la rentrée 2018 reporter chargé de l’investigation à l’hebdomadaire Marianne -  et Elisabeth Toutut-Picard - siègent en effet dans le groupe "Alliance majorité présidentielle", qui appartient à la majorité. 

3 - LREM n'a pas d'implantation locale; or, Moudenc a de bons sondages 

Deux sondages d'intentions de vote réalisés sur la ville  avant les européennes ont été rendus publics par deux organes de presse 'Macron-friendly'. Pour La Tribune, proche du quotidien gratuit 'Metro'devenu une filiale de la chaîne de télévision LCI qui appartient au groupe TF1, BVA en a publié un début mai, alors que l'IFOP avait déjà étudié le terrain électoral pour CNews (groupe Canal+) en avril. A chaque fois, le maire sortant Jean-Luc Moudenc (36%) est loin devant les candidats LREM, que ce soit le député En Marche! du coin, Jean-François Portarrieu (9%), ou Mickaël Nogal, 28 ans, ex-adhérent au Parti socialiste, devenu l'un des principaux responsables des Jeunes avec Macron, (8%). Loins du comptepour se maintenir au second tour. 

Le jeunot - qui a préféré se retirer de la course avant la rentrée - explique : "Face au risque de l'extrême-gauche, il nous faut aller aux municipales rassemblés. Il s'agit d'un accord de fond avec Jean-Luc Moudenc, et pas d'une alliance de circonstance."
Testée dans l'enquête BVA, une liste emmenée par le maire sortant et soutenue par Les Républicains, l'UDI, En marche, le MoDem et les Radicaux obtiendrait 40% des suffrages au premier tour du scrutin en mars prochain.
Pour l'instant, le MoDem n'a pas encore officiellement arrêté sa stratégie en vue de l'élection municipale.

4 - La gauche divisée présentera deux listes.

Sauf surprise, il y aura "au moins" deux listes de gauche au premier tour du scrutin municipal.
D'un côté, Europe Ecologie - Les Verts, puis La France insoumise se sont insérés dans un processus citoyen intitulé "Archipel citoyen", rejoint également par l'ancien socialiste Romain Cujives. L'ordonnancement de la liste (70 noms ont été retenus) sera connu à la mi-novembre.
De l'autre, la vice-présidente de la région Occitanie Nadia Pellefigue - qui est la belle-fille de la garde des Sceaux Nicole Belloubet, dont la candidature avait un temps été évoquée à Toulouse - a été investie par le Parti socialiste début octobre.
Elle espère mener une liste d'union citoyenne composée du PCF et du PRG et attaque Moudenc - et sa belle-mère (mère de trois fils, de 22, 34 et 35 ans), qui fut première adjointe au maire socialiste de Toulouse Pierre Cohen - sur le front de l'insécurité à Toulouse, après six années d'enfer socialiste (2008-2014) avec Pierre Cohen, lequel a quitté le PS en avril 2018, pour rejoindre Génération.s de Benoît Hamon...
"On verra dans l'entre-deux-tours ce qu'il est possible de faire avec l'équipe du PS de Nadia Pellefigue", indique au JDD Hélène Cabanes, la porte-parole d'EELV dans 'Archipel Citoyen' et candidate. Or, si on se réfère aux deux sondages BVA et Ifop du printemps, en cas de rapprochement au second tour, l'union de la gauche pourrait avoisiner les 45% des voix.

jeudi 7 septembre 2017

Les maires en “colère” veulent un moratoire sur l'extinction des emplois aidés

Les associations de maires de France font bloc 

Les associations de maires de France réclament unanimement un moratoire sur la réduction des emplois aidés subventionnés par l'Etat

Résultat de recherche d'images pour "maires en colere 2017"Elles dénoncent l'impact de la décision gouvernementale sur l’ensemble des communes. Réunies mercredi 6 septembre pour une conférence de presse de rentrée, les six associations du 'bloc communal' ont déploré la dégradation des relations entre les collectivités et l’exécutif, quatre mois seulement après l’élection d’Emmanuel Macron et à deux semaines des sénatoriales.

Dès la Conférence des territoires, le 17 juillet, le chef de l’Etat a annoncé que l’effort d’économies demandé aux collectivités territoriales serait porté de 10 à 13 milliards d’euros sur cinq ans. 
Deux jours plus tardle gouvernement décidait d’un gel des dotations de 300 millions d’euros. 
Mais la tension a grimpé d’un coup avec la décision du gouvernement de réduire le nombre d’emplois aidés, très prisés par les communes, à quelques semaines de la rentrée scolaire. "C’est un sujet qu’il faut reprendre totalement, il faut que le gouvernement fasse des propositions assez vite", a insisté le président de l’AMF. 

Les associations ont aussi exprimer la "colère" des élus face aux méthodes du gouvernement
 
Résultat de recherche d'images pour "maires en colere"
"Alerte rouge ! Il faut absolument se reprendre, corriger cette affaire des emplois aidés", a lancé François Baroin (LR), le président de l’Association des maires de France (AMF). 
"Déception", "été meurtrier": les élus, toutes tendances confondues, ont dénoncé le manque de concertation et les méthodes de l’exécutif. "Nous étions en confiance, prêts à travailler pour un pacte avec le gouvernement. Et patatras !", a déploré F. Baroin.  

Les élus ont réclamé l’arrêt de la baisse brutale des contrats aidés, quelle que soit la taille des communes. "Nous demandons un moratoire pour que nous ayons le temps d’analyser au cas par cas quels sont les postes que nous allons être obligés de titulariser et ceux que nous allons pouvoir malheureusement ne pas renouveler", a fait valoir la sénatrice-maire (LR) de Beauvais, Caroline Cayeux, présidente de l'ex-Fédération des villes moyennes (FVM), renommée 'Villes de France', qui regroupe les maires des villes de France, ainsi que les présidents des structures intercommunales à fiscalité propre (communautés de communes, communautés d’agglomération, communautés urbaines, syndicats d’agglomération nouvelle).

Alerte rouge  
Résultat de recherche d'images pour "maires en colere 2017"Le nombre d’emplois aidés doit passer de 460.000 en 2016 à environ 320.000 cette année. Ils sont notamment utilisés dans le secteur périscolaire par les collectivités, qui employaient 95.000 bénéficiaires de ce type de contrat en 2015. 
Les maires pointent les contradictions des pouvoirs publics, qui ont incité les communes à recourir aux emplois aidés, notamment au cours du dernier quinquennat. 
Pour Olivier Dussopt (maire PS d'Annonay, Ardèche, APVF), leur diminution aura des conséquences sur les tarifs et la qualité des services publics. 
L’Association des maires ruraux (AMRF), a en revanche mis en garde contre la mobilisation des maires sur le terrain
"Cette inquiétude est en train de se transformer en colère, c’est une alerte très forte que nous lançons aujourd’hui," a estimé Vanik Berbérian, maire (ex-MoDem) de l'Indre, dans le fief de Michel Sapin.

Selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud, une mission sur les emplois aidés doit rendre ses conclusions "d’ici la fin de l’année". 

Les collectivités ont respecté leurs engagements dans le redressement des comptes publics, soulignent les élus. 
"L’Etat n’arrive pas à réduire ses dépenses et nous demande de réduire les nôtres", a affirmé le maire LR de Toulouse Jean-Luc Moudenc (France urbaine, organisation représentant, de manière pluraliste, l'ensemble des métropoles, communautés urbaines, communautés d'agglomération et grandes villes de France), qui fait valoir que les collectivités ont "atteint 97% des objectifs" d’économies qui leur ont été imposés. 

Une erreur de stratégie électorale du jeune président Macron
La mobilisation des maires survient à deux semaines des élections sénatoriales du 24 septembre, pour lesquelles les élus municipaux constituent les gros bataillons du corps électoral. 
L’AMF prépare en outre son congrès des 21 au 23 novembre "où tout sera mis sur la table", a prévenu François Baroin. L’AMF, qui regroupe la quasi-totalité des maires, France Urbaine (grandes villes), Villes de France (moyennes), l’APVF (petites), l’ADCF (communautés de communes) et l’AMRF (maires ruraux) étaient réunies pour cette conférence de presse.

mardi 29 août 2017

Ruffin, député LFI, cible Macron sur ses aspects nuls

Ruffin choisit d'attaquer Macron sur des "trucs à la con"

Le député de la France Insoumise a dévoilé sa stratégie anti-Macron
 

Le député renonce à l'attaquer sur les sujets de fond. Il a plus de deux talons d'Achille, Jupiter ! Et qu'ils aient fait jaser cet été, comme ses frais de maquillage, le chien Nemo ou le statut de Brigitte Macron, arrange l'agitateur d'extrême gauche, plutôt que la réforme du droit du travail, un sujet trop "technique" pour "les vrais gens" et vrais "ballots" qui suivent 'La France insoumise' de Mélenchon.

Alors que les ordonnances seront rendues publiques jeudi 31 août, Jean-Luc Mélenchon a appelé ce week-end "le peuple" au "combat" et à "déferler" dans Paris le 23 septembre contre le "coup d'État social" de la réforme du Code du travail. Néanmoins, pour son collègue de la France Insoumise François Ruffin, il faut viser plus bas.

Il n'est pas judicieux d'attaquer le président sur le fond de sa réforme phare.

Interrogé par France Inter lundi 28 août, le réalisateur de "Merci patron!" s'est fixé un objectif à la hauteur de ses compétences. "Je pense qu'il ne faut pas être strictement sur le Code du Travail parce que c'est technique, moi je suis contre le projet hein, mais ce n'est pas ça qui va marcher", a expliqué le député de la Somme. 

"Ce qui va marcher c'est des trucs à la con, c'est les vaccins, le statut de la première dame, les 26.000 euros de maquillage, des trucs comme ça", assure l'élu, en citant les sujets chauds de l'été. "C'est l'agrégation de (ces éléments) autour de la figure d'Emmanuel Macron qui va faire bouillonner la cocotte. Ce n'est pas strictement le code du travail", a-t-il insisté. 

Dire la vérité n'est pas un objectif révolutionnaire
Elu pour la première fois en juin dernier, François Ruffin veut réutiliser une formule qui a déjà fait ses preuves. "Pendant toute notre campagne, on faisait deux manifs par jour anti-Macron", a-t-il rappelé. "Je veux rester sur cette ligne, a-t-il ajouté. On a la chance d'avoir un visage clair sur ce projet économique et politique. On doit dire que les manifestations sont des manifs anti-Macron".

Outre celle, politique, du 23 septembre, une autre manifestation contre la réforme du code du travail, syndicale, est prévue le 12 septembre, à l'appel de la CGT cette fois.

mercredi 7 décembre 2016

Démantèlement du camp Juppé après la défaite à la primaire

Règlements de comptes autour de Juppé

Le camp Juppé tente, mais un peu tard, de faire son autocritique

Résultat de recherche d'images pour "juppé BAYROU"
La mano en la mano fatal
après la victoire de François Fillon à la primaire de la droite. 
Une campagne trop "verrouillée", un problème de positionnement par rapport aux centristes... Les leçons à tirer ne manquent pas.

Après la défaite, l'heure d'en tirer des leçons... et d'attribuer les mauvais points. Dans le camp des soutiens d'Alain Juppé, après la déconfiture de la primaire, l'ambiance est aux règlements de comptes. Chacun essaie de comprendre pourquoi personne n'avait anticipé le faible score du candidat, et ce qui a pu jouer en sa défaveur. Comme il fallait s'y attendre, ses proches les plus fidèles ne sont pas épargnés dans ce travail d'autocritique.

Gilles Boyer, qui a dirigé sa campagne, vient de publier un livre, avec Edouard Philippe, le maire du Havre. Un polar sur fond de présidentielle, qui tend à montrer qu'une élection ne se passe jamais comme prévu. Pourtant, le bras droit du maire de Bordeaux semble ne pas avoir pris en compte cette évidence, simple mais réelle, à la primaire.

La mauvaise bonne idée du soutien de Bayrou 

Les critiques ont commencé dès dimanche soir, au QG de son candidat, où son absence a été remarquée. Comme le pointe Le Figaro ce jeudi, on lui reproche notamment d'avoir tenu le septuagénaire à bouts de bras et  hors-sol, au point de "verrouiller" la campagne. Un parlementaire souligne même un manque de jeu collectif. 

Parmi les éléments qui ont pâti à la popularité et à la campagne d'Alain Juppé, plusieurs polémiques, qui n'ont pas toutes pu être anticipées. En dernier lieu, la campagne de Nicolas Sarkozy, qui dénonçait l'arrangement entre le maire de Bordeaux et le maire de Pau, François Bayrou, mettant en évidence le "problème de positionnement" du candidat Juppé.

"On n'a pas vu que nous sommes passés d'une position centrale à une position centriste", reconnaît un des membres de l'équipe du candidat perdant, cité par Le Figaro. 

L'impact d'"Ali Juppé"

Quant à elle, la première adjointe au maire de Bordeaux, Virginie Calmels, qui vit maritalement avec l'homme politique Jérôme Chartier, porte-parole de Juppé (avec Valérie Boyer), a essayé d'alerter très tôt le candidat sur un autre point dévastateur : la campagne de désinformation orchestrée sur les réseaux sociaux - la fachosphère, responsable de tout - autour d'"Ali Juppé", qui accusait le candidat de laxisme avec l'islam radical, et qui est née localement, avant de prendre une ampleur nationale. Mais elle n'a pas été écoutée. Cette campagne "dégueulasse", selon Alain Juppé, dès lors qu'il n'en a plus été le favori hautain, a été dénoncée publiquement trop tard, comme il l'a reconnu lui-même.

VOIR et ENTENDRE
Juppé, mauvais perdant, accuser ses rivaux: 

"Au début, j'ai pris ces calomnies par le mépris", a expliqué Alain Juppé dans les colonnes du Parisien, entre les deux tours de la primaire. "Mais je le regrette aujourd'hui. Car contrairement à ce que j'ai pu penser, ça a eu un impact sur l'élection. Ça m'a fait beaucoup de tort", a accusé le candidat, quelques jours avant sa défaite du second tour.

dimanche 27 novembre 2016

Primaire socialiste: une candidature Valls, ce serait la colère permanente au programme

Manuel Valls a encore piqué une crise: 
sa cible était cette fois une femme ! 

Le premier ministre s'est encore démonté en public

Peut-on lui confier le bouton nucléaire ? 
Une fois de plus, il y a deux mois, presque jour pour jour, Manuel Valls s'est montré incapable de garder le contrôle de sa frêle personne. C'était pendant une séance de questions au gouvernement qui avait lieu au Sénat. La mallette noire entre ses mains ne serait-elle pas une prise de risques inconsidérée ? En revanche, une douche froide lui ferait (peut-être) le plus grand bien...

Manuel Valls s'est encore mis minable au Sénat, pendant les questions d'actualité au gouvernement. Sur la chaîne Public Sénat, les téléspectateurs ont ainsi pu voir le premier ministre de François Hollande perdre son sang-froid contre Fabienne Keller, laquelle soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

VOIR et ENTENDRE Valls en crise au Sénat (septembre 2016) contre l'ex-maire de Strasbourg (2001-2008:

Alors qu'il répondait à une question, le premier ministre a pété un plomb parce que la Juppette manifestait sa désapprobation depuis son siège. Il s'est alors tourné vers elle : "Madame la sénatrice, ne remettez pas en cause ma parole dans cette affaire-là, s'est écrié le despote socialiste. Si vous remettez en cause ma parole, c'est un autre débat. Quand je suis à Strasbourg, vous avez un autre comportement. Alors ne soyez pas différente à Strasbourg et ici pour des raisons de basse politique politicienne !" s'est-il énervé, le visage rouge, incapable de contenir sa colère. Rien à faire, l'hystérique ne contrôle plus rien... Respire, Manuel, respire !

Que peut faire Marianne contre un compagnon colérique ? 

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Lui opposer son calme
Un colérique est avant tout une personne qui a mal. "Elle tente de façon maladroite de diminuer sa souffrance en s’en prenant aux autres et en leur reprochant de souffrir à cause d’eux," expliquent les psychanalystes. Même si les véritables raisons de sa douleur sont tout autre.
Lors d’une crise de colère, la personne n’est pas dans le rationnel, expliquent les manuels de psychologie. Et ce n’est pas le moment pour un échange de qualité. Mieux vaut alors rester calme, y compris si le partenaire est en désaccord avec le colérique. S’énerver à son tour n’apportera rien de bon. Toutefois, le partenaire peut choisir de réagir de façon plus affirmée, quand les attaques sont particulièrement virulentes qu'il les considère injustifiées. 

Refuser la victimisation
Si, dans un premier temps, apparaître en victime peut permettre d’apaiser les tensions, très vite, cette réaction peut devenir préjudiciable au couple ou au peuple. Jouer la victime revient à entrer dans le jeu du conjoint ou du despote. En psychologie, comme en démocratie, courber l'échine ne permet pas de désamorcer la décharge agressive sur le moment, ni d’évoluer vers un échange de meilleure qualité dans le temps. Manuel Valls a du talent pour manoeuvrer la communication médiatique, mais n'a aucune disposition naturelle au dialogue.
La posture du partenaire en victime face au colérique est un encouragement aux crises du comportement. En résumé, se montrer faible laisse plus d’espace au colérique.

Résister
Lorsque la crise est passée, le conjoint colérique se sent beaucoup mieux. Il a même pu jusqu’à oublier ce qu’il a fait ou dit. C'est alors le moment de revenir sur les événements à l'origine de la perte de contrôle émotionnel. Mais pour limiter les risques de re-déclenchement, il faut que le partenaire ne soit pas resté secoué ou blessé par ce que le colérique a pu lui dire.
Une remise à plat est dans tous les cas nécessaire. Le conjoint doit pouvoir mettre des mots sur ses émotions et son comportement, mais le despote le peut-il ? Il convient alors que le conjoint ou l'entourage du persécuteur trouve le bon moment pour discuter. 

L'envoyer passer ses nerfs contre les moulins
Un conjoint colérique peut trouver dans le sport une façon de canaliser son agressivité sur le court terme. Un homme politique peut se rassurer en faisant la tournée d'une administration dévote. Mais, si cette diversion est une aide, elle ne résout pas le problème de fond. En faisant du sport, le conjoint colérique peut trouver une raison de ne pas mettre de l'ordre dans les causes réelles de ses colères. Il lui sera alors beaucoup plus difficile d’apprendre à contrôler ses émotions, si ses proches ne l'amènent pas à engager une analyse. Si Valls n'est pas enclin au sport, il pourrait s’exprimer à travers une activité artistique comme le théâtre, la peinture, l’écriture ou tout simplement dans des activités du quotidien telles que le bricolage ou le jardinage...

Lui claquer le bec
Quelles soient accompagnées de cris, d’insultes ou de casse d’objets, les crises de colère ne doivent pas être acceptées. Chaque attaque est un traumatisme pour le partenaire, une agression sur le peuple. "Si le colérique casse ou détériore des objets auxquels son partenaire tient, cela s’apparente à un viol" estiment les psychologues, qui non seulement ne craignent plus l'évocation de ce tabou, mais le banalisent. 
Il faut veiller à ce que la violence "mineure" ne soit pas acceptée car elle tend à s’aggraver. La constitution de la République pose des limites, mais une majorité parlementaire doit aussi savoir jouer son rôle. Après avoir été victimisés par une série de recours à l'article 49.3, les députés ont subi les révélations de la violation du secret défense par Hollande, mais ils ont renoncé à sa destitutionIl est donc important pour le parlementaire de réagir tout de suite lors d’excès d’agressivité. Plus le mécanisme s’installe et plus il est compliqué de retrouver un fonctionnement de couple sain, et chez Valls, la colère est récidivante. Elle est pour lui un moyen d'affirmer son autorité. Et sa puissance, s'agissant de "p'tit zizi" ? 

Le laisser postillonner
Il est difficile de conseiller un conjoint - ou au chef de l'Etat - colérique, lorsqu’il est en pleine crise. Mais lorsqu’il accepte de se remettre en question, écrire peut être une activité positive, dans la mesure où elle permet au colérique de prendre de la distance avec ce qui l’agite, de remettre de l'ordre dans ses idées et de leur mettre des mots, pas uniquement de jeter tout ce qui lui passe par la tête pour blesser l’autre. On a vu que Valls ressasse énormément des rancoeurs et des rancunes accumulées et, au Sénat, il a éprouvé le besoin d'évacuer une vieille histoire rancie.

Le planter là
Lors d’une crise, le conjoint colérique a tendance à vouloir blesser son partenaire avec des mots ou des gestes violents, afin de minimiser ses propres souffrances. Dans ce cas, prendre de la distance, en sortant de la pièce - ou de l'hémicycle - par exemple est la décision à prendre la plus sensée et déroutante, qu’il s’agisse du colérique ou de l'homme de pouvoir. 
L'offensé qui sort doit toutefois verbaliser l'outrage.

Ne pas attendre de mieux
En vieillissant, chez certains, les colères vont se calmer au fil du temps. Pour d’autres, en revanche, les accès de colère sont une stratégie gagnante qui permet au malade d’obtenir ce qu’il veut ou à l'autocrate de réduire son opposant au silence. Dans le cas de tactique et de manipulation mentale, aucune chance de constater une amélioration avec l’âge. En 2017, Valls aura 55 ans. 

Se mettre au violon...
Anne Gravoin est une grosse consommatrice de boyau de chat !

jeudi 17 septembre 2015

Hollande entre en guerre en Syrie: qu'en pense al-Assad ?

Nos frappes aériennes contre Daesh en Syrie vont commencer, prévient Le Drian

Pourquoi François Hollande a changé de stratégie en Syrie

Ce changement de stratégie s'ajoute à tous les revirements précédents. Le président Hollande a annoncé que la France envisage, pour la première fois, des frappes aériennes contre l’organisation Etat islamique en Syrie. "Aujourd’hui en Syrie, ce que nous voulons, c’est connaître, savoir ce qui se prépare contre nous et ce qui se fait contre la population syrienne", a lancé le chef de l’Etat lors de sa conférence de rentrée lundi. "Aussi ai-je décidé qu’il y aura dès demain (mardi) des vols de reconnaissance (…) et ensuite, selon les renseignements que nous aurons collectés [l'"audacieux" se laisse une porte de sortie], nous serons prêts à faire des frappes"Cette annonce pourrait permettre à la France de peser davantage dans les négociations, pense-t-il...

"Les combattants de Daesh ont gagné du terrain"

En fait, l’aviation française participe bien depuis septembre 2014 aux opérations de la coalition emmenée par les Etats-Unis en Irak, et ce soulignement de leur impuissance n'a pas manqué d'irriter les coalisés auxquels Hollande est supposé apporter son soutien.  Le président et Fabius pointent en fait la décision à laquelle ils ont adhéré de frapper l'Irak mais de laisser le président al-Assad se débrouiller avec ses rebelles et ses terroristes de Daesh également nuisibles aux habitants de Syrie. Que Hollande s'intéresse tout à coup à "ce qui se fait contre la population syrienne" est tout à son honneur, quoique tardif, alors que la Syrie subit une hémorragie dramatique de population, avec des répercussions historique sur l'Europe.  
Jusqu’à aujourd’hui, Hollande était resté aligné sur Obama qui refusait de frapper le territoire syrien. "Il y a un an, le gouvernement français souhaitait avant tout éviter de contribuer à renforcer Bachar al-Assad. En outre, Paris avançait l’absence de base juridique pour justifier une intervention militaire contre Daesh en Syrie, c’est-à-dire ni sollicitation du gouvernement légitime, ni mandat international", précise Bruno Tertrais, maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).
Une intervention militaire contre Daesh en Syrie reste sans "fondement juridique" En clair, une ingérence militaire sur le territoire d'un état souverain est un acte de guerre. "Mais cet argument semble moins pertinent, car les combattants de Daesh ont gagné du terrain en Syrie, s'arrange le chercheur. Et d'accuser: "L’armée régulière ne fait plus grand-chose pour contre-attaquer dans les zones contrôlées par l’Etat islamique".
Combattre "l’EI imposait d’être présent sur l’ensemble du territoire" occupé par l'Etat islamique, estime-t-on désormais

"Le premier élément déclenchant est politique" [mais plutôt médiatique]. 
Cette décision découlerait du mouvement d’opinion que la presse a provoqué autour de la photo de cet enfant syrien mort sur une plage turque, raconte Jean-Claude Allard, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Aylan n'est pourtant pas le premier enfant échoué ou ramassé dans des filets de pêcheurs. La question est plutôt pourquoi la photo a été diffusée quand les précédents documents étaient censurés. "On sait bien que les personnes fuient les combats et les atrocités commises par les combattants de l’EI lorsqu’ils s’emparent des régions", commente le général à la retraite.

Frappes contre Daesh en Syrie : vers une politique du calcul du "moins pire"
Cette volte-face diplomatique est un revirement stratégique. "D’un point de vue militaire, il était évident qu’un combat contre l’EI imposait d’être présent sur l’ensemble du territoire occupé par le groupe, à la fois en Irak et en Syrie, 
reconnaît désormais Jean-Claude Allard, un bavard jusqu'ici moins catégorique sur la Syrie. La France faisait une distinction entre l’Irak et la Syrie qui n’était pas pertinente car les combattants islamistes ont aboli les frontières". 
"Peser davantage dans la négociation internationale," dernière intox de l'ElyséeEn août 2013, François Hollande, qui voulait "punir" Bachar al-Assad , si c'était aux côtés des alliés, comme il a voulu des "sanctions" contre Poutine, à la suite d'Obama, avait présumé de son poids international. S'agissant de l'Ukraine, depuis mars 2013, Vladimir Poutine ne cesse de dire, qu'il "faut s'asseoir à une table, il faut discuter et il faut que nous gérions le monde en multilatéral". Cela pose un problème, je le conçois, car on se dit toujours "est-ce qu'il est honnête et sincère ou est-ce qu'il veut nous tromper ?" expliquait le général. Et d'expliquer que "son intérêt, pourtant, en tant qu'exportateur de gaz et de pétrole n'est pas de dresser l'Europe contre lui, il faut le comprendre et s'asseoir à une table avec lui."
Voilà qu'Hollande se range finalement du côté de l’Iran et de la Russie, soutiens de Damas. "C’est une stratégie en deux temps", tente d'expliquer l’ancien militaire. L’EI devient maintenant la cible n°1, et le sort du président syrien, le seul qui résiste actuellement sur le terrain, viendra après". "Si son armée craquait dans les semaines qui viennent, l’EI s’installerait à Damas". La priorité est donc devenue l'éradication des terroristes de Daesh.
L’aviation française pourrait-elle avoir un impact sur l'issue du conflit ?
Un pas de plus vers l’intervention militaire en Syrie
L
es frappes aériennes contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie débuteront dans les prochaines semainesa annoncé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Lundi, le président François Hollande avait que la France devait mener ces frappes aériennes contre les positions de Daesh en Syrie.

"Nous avons annoncé des vols de reconnaissance permettant d’envisager des frappes si c’était nécessaire, et ce sera nécessaire en Syrie", a affirmé le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse commune avec son homologue du Nigeria Muhammadu Buhari, à Paris, le 7 septembre. Le 8 septembre, la première mission de reconnaissance avait été menée. De cet engagement militaire en Syrie, le Parlement français a débattu mardi, après décision présidentielle et sans vote.
"L’apport français sera de qualité, mais quantitativement, ce ne sera pas significatif par rapport à ce que déploient par exemple les Américains", répond Jean-Claude Allard. "Les frappes déjà menées par la coalition anti-Daesh ont permis de contenir un peu son expansion, mais dans des proportions limitées. Il est difficile d’en faire davantage sans troupes au sol, mais pour l’instant aucun pays n’est prêt à envoyer des soldats en Syrie".

François Hollande a d’ailleurs balayé cette idée d'un envoi de troupes au sol qu’il juge "irréaliste" et " inconséquente" lors de la conférence. Une prise de position qui, quant à elle, aura un impact sur l'évolution de la situation en Syrie et, du même coup, sur l'afflux de Syriens en Europe, notamment en Allemagne ou en Suède, et subsidiairement en France qu'ils préfèrent
, si possible, éviter. 
L'armée française sur tous les fronts
Les détachements de l'armée française hors du territoire européen comptent environ 6.500 militaires français (hormis les 20.000 soldats stationnés hors de la métropole) répartis, en 2015, dans les opérations extérieures (OPEX), dont les plus importantes se situent

- au Mali et au Tchad: opération Barkhane, soit 3.000 hommes, depuis plus d'un an (août 2014),
- en Centrafrique: opération Sangaris (2.000 hommes,
- Golfe de Guinée : mission Corymbe (300 hommes,
- Golfe d'Aden : opération Atalante (270 hommes)
- au Liban 
(opération Daman, 900 hommes) et en Côte d'Ivoire, sous mandat international de l'ONU.
Très impopulaire sur la scène intérieure, Hollande joue les matamores à l'internationale, dans l'ombre des puissants: le risque serait que les chiens aboient et que la caravane passe.