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dimanche 8 octobre 2017

Les maires de France, de gauche et de droite, mettent en garde le président Macron sur les coupes dans les dotations de l'Etat

Au lieu des 10 annoncés, 13 millions d'économies sur les populations territoriales

Le président de l'Association des maires de France et présidents d'Intercommunalité (AMF) s'élève contre les économies imposées aux collectivités locales
Cette baisse des dotations aux collectivités décidée par le gouvernement est vivement critiquée par de nombreux élus."Nous tirons la sonnette d'alarme", déclare son président au JDD

Face au gouvernement d'Emmanuel Macron, l'AMF explique ce qui motive la "fronde" de ses 35.528 maires (sur 36.681 communes) et 1.360 communautés (sur un total de 2.456). L'association est actuellement présidée par le maire LR de Troyes, François Baroin, tandis que le premier vice-président délégué est le socialiste André Laignel.
Sa représentativité en fait l'un des interlocuteurs incontournables des pouvoirs publics. Association reconnue d'utilité publique depuis 1933, elle a pour directeur général un préfet.


"Un pacte de confiance, ça s'écrit à deux : Etat et collectivités locales. Or, nous sommes face à une addition de mesures venues d'en haut", déplore-t-il. 
La diminution du nombre de contrats aidés et la suppression d'un fonds de 450 millions d'euros pour les régions créé sous le précédent quinquennat sont encore d'autres points de discorde.

Les réductions de crédits touchent notamment la politique des territoires, "avec l'annulation de 46,5 millions d'euros sur la politique de la ville et l'aménagement du territoire d'une manière générale pour 35 millions", précise l'un de ses huit porte-parole de campagne de Manuel Valls pour la primaire citoyenne de 2017, Olivier Dussopt, président socialiste de l'Association des petites villes de France (APVF) et député de l'Ardèche.
Les crédits de la politique de la Ville permettent de financer des actions des collectivités ou des associations dans les quartiers prioritaires. "Pour la politique de la ville la réduction représente 11% des crédits d'intervention que l'État avait prévus pour 2017", assure Olivier Dussopt, qui a fait part auprès de France Info de sa "déception" et d'un sentiment de "trahison".
Les maires de France tiendront leur congrès dans six semaines.
Les maires de France tirent la sonnette d'alarmeLes élus de proximité veulent obtenir l'arrêt de la baisse des crédits de l'Etat aux habitants de leurs communes, alors qu'ils sont confrontés à des charges supplémentaires.

En plein été, fin juillet, le gouvernement a signé un décret qui fait baisser de 300 millions les dotations aux collectivités, dès 2017. "Les annulations porteront sur des projets non engagés et ce sont les préfets qui procéderont opération par opération pour éviter de pénaliser les dossiers les plus porteurs d'enjeux", a vait précisé le ministère de la Cohésion des territoires.

De nombreux élus s'insurgent.
Le 17 juillet au Sénat, Emmanuel Macron s'était engagé devant les associations d'élus à ne pas baisser brutalement les dotations aux collectivités en 2018. Les présentes coupes portent sur l'exercice 2017 !


jeudi 7 septembre 2017

Les maires en “colère” veulent un moratoire sur l'extinction des emplois aidés

Les associations de maires de France font bloc 

Les associations de maires de France réclament unanimement un moratoire sur la réduction des emplois aidés subventionnés par l'Etat

Résultat de recherche d'images pour "maires en colere 2017"Elles dénoncent l'impact de la décision gouvernementale sur l’ensemble des communes. Réunies mercredi 6 septembre pour une conférence de presse de rentrée, les six associations du 'bloc communal' ont déploré la dégradation des relations entre les collectivités et l’exécutif, quatre mois seulement après l’élection d’Emmanuel Macron et à deux semaines des sénatoriales.

Dès la Conférence des territoires, le 17 juillet, le chef de l’Etat a annoncé que l’effort d’économies demandé aux collectivités territoriales serait porté de 10 à 13 milliards d’euros sur cinq ans. 
Deux jours plus tardle gouvernement décidait d’un gel des dotations de 300 millions d’euros. 
Mais la tension a grimpé d’un coup avec la décision du gouvernement de réduire le nombre d’emplois aidés, très prisés par les communes, à quelques semaines de la rentrée scolaire. "C’est un sujet qu’il faut reprendre totalement, il faut que le gouvernement fasse des propositions assez vite", a insisté le président de l’AMF. 

Les associations ont aussi exprimer la "colère" des élus face aux méthodes du gouvernement
 
Résultat de recherche d'images pour "maires en colere"
"Alerte rouge ! Il faut absolument se reprendre, corriger cette affaire des emplois aidés", a lancé François Baroin (LR), le président de l’Association des maires de France (AMF). 
"Déception", "été meurtrier": les élus, toutes tendances confondues, ont dénoncé le manque de concertation et les méthodes de l’exécutif. "Nous étions en confiance, prêts à travailler pour un pacte avec le gouvernement. Et patatras !", a déploré F. Baroin.  

Les élus ont réclamé l’arrêt de la baisse brutale des contrats aidés, quelle que soit la taille des communes. "Nous demandons un moratoire pour que nous ayons le temps d’analyser au cas par cas quels sont les postes que nous allons être obligés de titulariser et ceux que nous allons pouvoir malheureusement ne pas renouveler", a fait valoir la sénatrice-maire (LR) de Beauvais, Caroline Cayeux, présidente de l'ex-Fédération des villes moyennes (FVM), renommée 'Villes de France', qui regroupe les maires des villes de France, ainsi que les présidents des structures intercommunales à fiscalité propre (communautés de communes, communautés d’agglomération, communautés urbaines, syndicats d’agglomération nouvelle).

Alerte rouge  
Résultat de recherche d'images pour "maires en colere 2017"Le nombre d’emplois aidés doit passer de 460.000 en 2016 à environ 320.000 cette année. Ils sont notamment utilisés dans le secteur périscolaire par les collectivités, qui employaient 95.000 bénéficiaires de ce type de contrat en 2015. 
Les maires pointent les contradictions des pouvoirs publics, qui ont incité les communes à recourir aux emplois aidés, notamment au cours du dernier quinquennat. 
Pour Olivier Dussopt (maire PS d'Annonay, Ardèche, APVF), leur diminution aura des conséquences sur les tarifs et la qualité des services publics. 
L’Association des maires ruraux (AMRF), a en revanche mis en garde contre la mobilisation des maires sur le terrain
"Cette inquiétude est en train de se transformer en colère, c’est une alerte très forte que nous lançons aujourd’hui," a estimé Vanik Berbérian, maire (ex-MoDem) de l'Indre, dans le fief de Michel Sapin.

Selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud, une mission sur les emplois aidés doit rendre ses conclusions "d’ici la fin de l’année". 

Les collectivités ont respecté leurs engagements dans le redressement des comptes publics, soulignent les élus. 
"L’Etat n’arrive pas à réduire ses dépenses et nous demande de réduire les nôtres", a affirmé le maire LR de Toulouse Jean-Luc Moudenc (France urbaine, organisation représentant, de manière pluraliste, l'ensemble des métropoles, communautés urbaines, communautés d'agglomération et grandes villes de France), qui fait valoir que les collectivités ont "atteint 97% des objectifs" d’économies qui leur ont été imposés. 

Une erreur de stratégie électorale du jeune président Macron
La mobilisation des maires survient à deux semaines des élections sénatoriales du 24 septembre, pour lesquelles les élus municipaux constituent les gros bataillons du corps électoral. 
L’AMF prépare en outre son congrès des 21 au 23 novembre "où tout sera mis sur la table", a prévenu François Baroin. L’AMF, qui regroupe la quasi-totalité des maires, France Urbaine (grandes villes), Villes de France (moyennes), l’APVF (petites), l’ADCF (communautés de communes) et l’AMRF (maires ruraux) étaient réunies pour cette conférence de presse.

mardi 8 septembre 2015

Accueil de migrants: François Baroin recadre la propagande officielle amplifiée par les media

Le président de l'Association des maires de France met la presse et les associations au clair

Des communes françaises accueilleront des migrants, mais "uniquement les réfugiés et naufragés", précise François Baroin

Les communes françaises accueilleront des migrants, mais avec l'aide de l'État. C'est le message de nombreux maires de l'Association des petites villes de France (APVF, présidée par une ambitieuse petite crevure ardéchoise, Olivier Dussopt, PS, et apparatchik sans aucune expérience de la vraie vie), et de François Baroin, le président de l'Association des maires de France (AMF), association dont la représentativité (35.528 maires sur 36.681 communes) en fait l'un des interlocuteurs incontournables des pouvoirs public, ancien ministre et maire de Troyes (Les Républicains).

Il confirme que les communes accompagneront "l'État dans cette mission", faisant référence à "l'honneur de notre pays, pays de la Déclaration des droits de l'homme". Le président de l'AMF a précisé que cet accueil sera limité "aux réfugiés et aux naufragés", rappelant ensuite que "c'est à l'État d'assurer l'accueil, la mise à disposition des moyens, de négocier avec l'Europe les moyens financiers, de proposer une méthode, des calendriers, des partenaires, une organisation générale."

Les aides financières prévues seront peut-être versées

"Fidèles à la tradition humaniste de la France, (...) de nombreux maires, lorsqu'ils disposent des moyens suffisants, sont à pied d'oeuvre en mobilisant leurs outils municipaux", écrit l'APVF dans un communiqué. "Les collectivités ne pourront cependant pas résoudre seules ce défi européen et international : le rôle de l'État dans la résolution de cette crise est essentiel."

Un plan d'action, présenté en juin par le gouvernement, prévoit des aides financières afin d'accélérer le traitement des dossiers des demandeurs d'asile et de créer de nouvelles places dans les centres d'accueil. Ces aides sont-elles arrivées ? Si, en Haute-Garonne, le socialiste Christophe Borgel répondait par l'affirmative, il serait un veinard privilégié, mais suspect... Lien Pasidupes

Des maires appellent à l'aide

"La création (...) de 11.000 places d'hébergement supplémentaires est une bonne nouvelle, mais elle pourrait rapidement se révéler insuffisante face à l'ampleur de cette crise", s'alarme l'APVF, qui se dit cependant "consciente des efforts engagés" par l'État.

Les maires des petites villes de France "souhaitent que ces moyens puissent être pérennisés le temps nécessaire" mais sans que cela se fasse au détriment de "la prise en charge des plus précaires, notamment pour ce qui concerne l'hébergement d'urgence des personnes sans abri".


Comment ne pas sacrifier la population de France ?
L'APVF appelle par ailleurs l'État à tenir compte, dans l'organisation de l'accueil des migrants, de la situation de chaque ville : capacité d'accueil, conditions économiques, sociales et financières, mais aussi "efforts déjà engagés par ceux (...) qui, depuis de nombreuses années par exemple, travaillent avec les structures gestionnaires des centres d'accueil des demandeurs d'asile installés sur leur territoire". Ainsi la propagande des associations met en exergue l'investissement des mairies  de son choix, mais ne précise pas que nombre de ces communes ont déjà fait dans l'été 2014 le choix des Syriens chrétiens persécutés.

Le ministre de l'Intérieur et des Cultes recevra des maires désireux de participer à l'accueil des migrants.
Bernard Cazeneuve annonce en effet une réunion de travailpour samedi.

Lundi, Hollande a assuré, mais un peu vite, que la France est prête à accueillir 24.000 personnes de plus sur deux ans. Le beau parleur se soumet ainsi à la Commission européenne qui lui a imposé cette semaine les quotas qu'il refusait huit jours plus tôt.