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samedi 23 mai 2020

La prefète Souliman n'obtient pas de prime pour les soignants de l'Ardèche

Soignants ardéchois privés de prime Covid : "les erreurs seront corrigées", assure le ministre de la Santé

La préfète excelle à sanctionner, mais échoue à soutenir et récompenser

https://cdn-s-www.ledauphine.com/images/EAC3631A-2F93-418A-94D9-35130200F17E/NW_detail_M/francoise-souliman-prefet-de-l-ardeche-et-le-commandant-de-police-pascale-thiebault-se-sont-rendues-sur-le-controle-routier-de-labegude-photo-le-dl-i-g-1590089273.jpg
Elle pourrait porter sa casquette, mais c'est l'autre, ici
Promise à toutes et tous par Macron fin mars, la "prime Covid de 1.500 euros maximum ne sera pas versée à l'ensemble du personnel soignant, mais... "sans distinction" dans... 40 départements. Soit moins de la moité d'entre eux: quatre sur dix ! Et les 61 autres ? 
Seuls 79 autres hôpitaux jugés en "première ligne" durant l'épidémie de coronavirus, la somme ne pourra être attribuée qu'à 40% des effectifs, selon des quotas.

La tension hospitalière est élevée dans un département peu peuplé:
sa densité de population est de 56 habitants par km carré en 2009

(environ moitié moins que la moyenne de la France)

L’Ardèche compte au nombre des déserts médicaux et a donc été particulièrement meurtrie par le coronavirus. Le département ne figure pas parmi les territoires où les soignants toucheront la prime maximale de 1500 euros et pourtant, le député Hervé Saulignac avait tiré la sonnette d’alarme la semaine dernière. "Incompréhensible," déplore le député socialiste, sauf si l'autoritaire préfète a failli à sa mission.

Carte de synthèse présentée par le ministre de la Santé lors de son point presse le 30 avril.
Au 30 avril, l'Ardèche apparaissait toujours en orange
L'élu du Nord du département a directement interpellé le ministre de la Santé à ce sujet, ce mardi 19 mai lors des questions d’actualité au gouvernement. "Un mécanisme national, distribué en urgence, peut connaître des ajustements territoriaux. (…) Je ne sais pas si tout le département basculera dans la zone de prime maximale. Je regarde de près la situation ardéchoise. Ne vous inquiétez pas. Les erreurs seront corrigées et des ajustements opérés", a promis O. Véran...

Les Ardéchois atteints par le coronavirus doivent être transférés hors du département...
La circulation du virus continue d'inquiéter,
et la préfète s'en prend à la population isolée qu'elle contraint et punit
Dans ce territoire rural oublié du pouvoir central, où la représentante de l'Etat ne trouve rien de mieux à faire que d'interdire et sanctionner, les patients atteints par le coronavirus ne peuvent être accueillis sur place: outre un centre intercommunal, le département ne dispose que de deux centres hospitaliers, sur quelque 150 km du Nord au Sud et aucun n'est en capacité d'accueillir des malades en réanimation, faute de matériels adaptés et d'effectifs compétents. Ils doivent être dirigés soit sur Alès (Gard) ou Montpellier (Hérault), soit sur Lyon (Rhône).  
Véran a-t-il donné de vraies raisons d’espérer à son collègue socialiste Hervé Saulignac, et aux soignants ardéchois démunis.

La mortalité est en hausse de 29% en Ardèche et de 19,5% dans la Drôme par rapport à 2019.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2020/05/20/dussopt-4831650.jpg?itok=484DJZyo
Fait accablant : le député-maire d'Annonay est Olivier Dussopt, ancien membre du Parti socialiste, ci-contre, au pouvoir de 2012 à 2017, et secrétaire d'Etat depuis novembre 2017 dans le gouvernement Philippe (Juppéiste) - en charge de la Fonction publique, notamment hospitalière -, nommé par Macron, qu'il a rallié en créant, à l'aile gauche du parti présidentiel, le parti 'Territoires de progrès': il fallait oser !
Il a aussi osé mettre de côté deux oeuvres d'art reçues en cadeau de la SAUR...
(lien PaSiDupes)
 

jeudi 21 mai 2020

Olivier Dussopt, ministre vénal de Macron, s'est fait choper

Le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt a accepté des oeuvres d'art offertes par un fonds d'investissement suédois

Mediapart révèle comment l'Ardéchois compromet le gouvernement avec la SAUR

Olivier Dussopt est épinglé mercredi par Mediapart pour avoir accepté deux lithographies en cadeau de la Saur, alors qu’un contrat était en négociation en 2017 entre l’entreprise de gestion de l’eau et sa ville d’Annonay (Ardèche).
Les oeuvres sont signées Gérard Garouste (1946), artiste français polymorphe contemporain qui a réalisé des œuvres ou des décors pour le palais de l'Elysée et des sculptures de la cathédrale d'Evry, ville de Manuel Valls.
Pour copains de pensionnat, il a eu Patrick Modiano, Jean-Michel Ribes, qui lui confiera la réalisation de décors de son théâtre, ou François Rachline.
Homme bipolaire, l'artiste est rongé par le passé trouble d’un père collabo et sera philosémite au point d’en devenir juif et d'épouser une femme juive, dont les ascendants polonais sont morts à Auschwitz.
Parmi ses commandes publiques, citons le plafond d’une chambre de l’appartement présidentiel au Palais de l’Elysée (1983), au temps de François Mitterrand, un temps marcheur de Pétain...
Alors député-maire PS d'Annonay, Dussopt s'est laissé soudoyer dix mois avant son entrée au gouvernement.
Les faits datant de janvier 2017 sont relatés par le site trotskiste et révèlent une face cachée d'Olivier Dussopt, actuel secrétaire d’Etat à la fonction publique qui, modèle de l' "en même temps" de Macron, avec d'autres anciens socialistes, fonda en 2020 le parti Territoires de progrès qui vise à rassembler l'aile gauche de la majorité.

L'honneur de Dussopt est évalué à "un peu plus de deux mille euros", valeur estimée des œuvres, offertes par l’intermédiaire de Franck Meneroux, l’un des dirigeants de la SAUR en Ardèche, selon Mediapart. 
"Problème : seulement quelques jours avant de se voir offrir les lithographies de Garouste, Olivier Dussopt a annoncé publiquement en tant que maire d’Annonay un partenariat industriel avec… la Saur pour l’installation d’une micro-turbine hydroélectrique sur la commune", indique Mediapart. Le contrat, négocié depuis 2016, a été formellement signé six mois plus tard, le 1er juin 2017.
"Un cadeau d'ami," mensonge ou aveu de Dussopt ?

 Olivier Dussopt a d’abord invoqué un cadeau d'« ami » avant de reconnaître « un cadeau de l’entreprise ».
"In ze pocket" !
Joint mardi soir par le site, Olivier Dussopt a d’abord invoqué un cadeau d’"ami" de Franck Meneroux avant de reconnaître "un cadeau de l’entreprise" offert à l’occasion d’un entretien avec ce responsable et un autre cadre de la Saur. 

Le secrétaire d’Etat avoue n’avoir pas déclaré ces lithographies à la déontologue de l’Assemblée nationale – comme c’est requis pour tout cadeau de plus de 150 euros – car le futur sous-fifre de Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, "ignorait la valeur" des deux tableaux.
Il serait grand temps qu'Agnès Roblot-Troizier, cette déontologue, se déconfine... Si jamais cette professeure agrégée de droit public à l’université Panthéon-Sorbonne veut bien passer de la théorie à la pratique.

Il assure "par ailleurs et pour éviter toute polémique (avoir) décidé de restituer ce cadeau dans les plus brefs délais". 
Sans Mediapart, l'aurait-il fait, trois ans plus tard?

Dussopt : «Nous voulons tenir l'objectif de supprimer 120 000 ...
Un temps proche de la Nouvelle gauche de Benoît Hamon et membre du Conseil national du Parti socialiste, il jure enfin que l’attribution de contrats à la SAUR s’est faite sans qu’il intervienne dans la procédure, en fonction de "critères de choix fixés par le cahier des charges de l’appel d’offres" et que "la Saur a remporté ces marchés pour lesquels elle était la mieux-disante". 

Franck Meneroux a indiqué à Mediapart "ne pas gérer ce genre de chose", admettant implicitement une pratique connue de l'entreprise et renvoyant au service communication de la Saur. 
Fondée en 1994 par la banque suédoise SEB, détenue par la société AEA Investors (holding de la famille Wallenberg qui a créé la holding EQT Partners, propriétaire de la SAUR ), établie à Stockholm, l’entreprise n’a pas fait de commentaire, précisant avoir "diligenté une enquête interne"... 


vendredi 5 juillet 2019

Municipales 2020 : l' "Anschluss" de LREM sur le PS, révélée

La méthode aggressive du parti du président pour saigner le PS  

Un proche du président de l'Assemblée, Richard Ferrand, a élaboré un plan d'"annexion" du Parti socialiste

Image associéeUn "cercle" ou un "collectif" nouvellement créé a pour mission secrète de ..."rééquilibrer la majorité". Mais, comme les sujets du bac qui fuitent, l'opération est éventée et les scélérats vont devoir changer leurs plans. Les responsables de la majorité étaient tellement sûrs de leur affaire - l'arrogance est intrinsèque à ce parti  - que cette stratégie de débauchages, qui a si bien réussi sur les Républicains avant la présidentielle, devait, pensaient-ils, finir d’achever le Parti socialiste avant les municipales de mars 2020. 

Une note censée rester confidentielle et dont l’existence a été révélée ce jeudi dans le Point, donnait par le menu la manière dont La République en marche comptait s’y prendre pour "mettre en place un 'Agir de gauche' avant la rentrée de septembre. Soit le plan de construction du lieu d’accueil pour transfuges socialistes LREM-compatibles sur lequel travaillent d’anciens de Solférino aujourd’hui au gouvernement, comme Jean-Yves Le Drian, Didier Guillaume, Olivier Dussopt ou Stéphane Travert, tous des traîtres au PS, le dernier nommé devenu délégué d'En marche ! en octobre 2016 et le premier, ministre de la Défense de Hollande. Un "secret industriel" politique que, désormais, tout le monde connaît…

Une machine de guerre
Car après s’être indigné sur Twitter de l’existence de ce document rédigé par Jean-Marie Girier, directeur de cabinet de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a publié des clichés du document, dénonçant l'utilisation de fonds publics à des fins partisanes.
Olivier Faure
✔@faureolivier
Voici la note du directeur de cab du pdt de l’AN @RichardFerrand. Où l’on découvre qu’au delà de l’AN, les membres des cabinets ministériels servent à d’autres missions que celles pour lesquelles ils sont payés. Les barbouzes de la République ça continue, un an après #Benalla !
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Comment les traîtres au PS devenus 'Marcheurs' comptaient-il s’y prendre pour accueillir d’anciens camarades désireux de rejoindre la grande maison de la majorité ? 


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Surtout pas en fondant un nouveau parti, "forme […] totalement inadaptée aux enjeux et aux attentes" et en permettant à ces élus de pouvoir rester au PS "pour imposer à ses instances nationales de subir le "choc" […] et d’être ainsi contraintes de revoir la doctrine actuelle refusant toute main tendue par des soutiens" LREM.

Cette nouvelle structure aurait pu d’abord être lancée par un premier "appel d’élus", selon les plans du directeur de cabinet de Ferrand, avant d’être incarnée par "un cercle" ou un "collectif" comme "étaient organisés les courants en leur temps au sein du PS". Cela "aurait l’avantage de canaliser les différents acteurs sans pour autant devenir un mouvement trop structuré", peut-on lire également dans cette note.

"Opération de blanchiment d’ex-socialistes" ?

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Girier colle ici au train de Macron
"Pour assurer l’efficacité de l’opération", l’ancien collaborateur de Gérard Collomb propose de "rassembler des maires socialistes sortants", puis d’ "équilibrer les rôles entre les élus en exercice […] et les anciens ministres et parlementaires" époque Hollande. Le tout pour ne "pas apparaître comme une opération de blanchiment d’ex-socialistes en quête de retour". "Il conviendra d’être prudent pour éviter l’image d’une amicale "d’anciens combattants", dont la perception politicienne pour notre base électorale ne serait pas bonne", écrit également Girier. Lequel détaille ensuite un calendrier menant à septembre et une "vague d’investiture" de LREM "à des maires socialistes".

Image associée
La note se termine sur la composition de la "task force pour "chasser"" ces édiles PS avec Le Drian en tête d’affiche, accompagné du député LREM de Gironde Florent Boudié, de la sénatrice (toujours PS) des Pyrénées-Atlantique Frédérique Espagnac et de leurs ex-camarades parlementaires Hélène Geoffroy (proche de Ségolène Royal) et Gilles Savary, animateur sous le quinquennat Hollande de l’aile droite du PS baptisée 'Les réformateurs' et dont les membres étaient partagés entre Valls et Macron.

"Dès le mois de septembre, les anciens parlementaires et élus en place pourraient méthodiquement faire remonter des propositions de soutien ou d’investiture de candidats issus du Parti socialiste en vue des élections municipales, poursuit le directeur de cabinet de Ferrand. 

Ce maillage sera précieux en vue des élections sénatoriales," commente en outre Girier.
Il va falloir changer de stratégie. D’ailleurs, le document annonçait en juin un "premier appel" de sénateurs, avant une "tribune des 'réformateurs' ".
LR (Les Républicains) a désormais une petite idée de la méthode LREM suivie pour  provoquer une fuite de ses Macron-compatibles.
Imaginons un instant ce qu'une telle révélation donnerait si cette méthode avait été mise en oeuvre par le RN...

vendredi 21 décembre 2018

Prime exceptionnelle : 1.000 euros qui passent sous le nez des fonctionnaires

Leur pouvoir d'achat a baissé de 16% en 8 ans, mais ils devront pourtant continuer à se serrer la ceinture
Les serviteurs de l'Etat sont les plus méprisés de leur patron.  

Un pays a les services publics
qu'il mérite
Ils n'ont pas non plus obtenu d'augmentation du point d'indice pourtant gelé depuis des années. Certains agents de la fonction publique bénéficieront toutefois du dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires et de l'élargissement de la revalorisation de la prime d'activité.
En juillet 2018, l’inflation est nettement repartie à la hausse. Selon l’Insee, les prix ont augmenté de 2,3 %. Les salaires n’ont pas suivi. Or, certains font valoir que ce mode de calcul ne prendraient pas tout en compte: ils pensent aux évolutions de carrière, à l’ancienneté, en somme à tout ce qui fait que le fonctionnaire est encore en vie active. Mais, depuis 2000, le point d'indice a augmenté deux fois moins vite que l’inflation, la perte de pouvoir d’achat serait donc massive.
Ni prime exceptionnelle ni augmentation du point d'indice des fonctionnaires.
Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, Olivier Dussopt, n'a pas entendu les appels des fonctionnaires qui espéraient être concernés par le versement d'une prime exceptionnelle. "Il nous paraît difficile au niveau de l'Etat d'imposer aux collectivités locales et aux hôpitaux le versement d'une prime aussi conséquente", a justifié l'ancien socialiste à l'issue d'une réunion avec les organisations syndicales de la fonction publique vendredi 21 décembre, charge que les petites et moyennes entreprises devront supporter, autant que faire se peut.
Et Dussopt d'ajouter que le "problème [de pouvoir d'achat des fonctionnaires] est purement budgétaire" et que "cela représenterait une dépense de plus de cinq milliards d'euros". L'Etat est mauvais payeur.

Cette prime que les entreprises auront la possibilité de verser, d'ici le 31 mars, à des salariés rémunérés jusqu'à 3.600 euros, fait partie des mesures d'urgence annoncées par le gouvernement : ce n'est encore pas l'Etat qui répond à la crise des "gilets jaunes", mais l'entreprise. Il faut donc s'attendre à une chute des vocations dans l'Education nationale et les armées. 

Les syndicats de fonctionnaires ne l'entendent pas de cette oreille

La CFDT, (2e syndicat dans la fonction publique), comme l'UNSA (4e) et la FSU (5e), avaient demandé à l'exécutif que les fonctionnaires et agents publics soient aussi concernés par cette prime exceptionnelle exemptée de cotisations et d'impôt jusqu'à 1.000 euros. "Le gouvernement n'a pas pris la mesure du malaise qui s'exprime dans la Fonction publique", ont fait savoir à l'issue de la réunion, les organisations syndicales de la fonction publique (CGC, CFTC, CFDT, CGT, FA/FP, FO, FSU, Solidaires et Unsa) dans un communiqué. 


A suivre...

Des actions menées prochainement par les fonctionnaires ?
Revendication de longue date des organisations syndicales, le point d'indice des fonctionnaires n'augmentera pas en 2019, a confirmé Olivier Dussopt. Pourtant, les syndicats de fonctionnaires espéraient logiquement un dégel du point d'indice après la revalorisation salariale consentie par le gouvernement aux policiers. "Devant l'absence de réponse de sa part, (les fonctionnaires) décideront des moyens nécessaires pour peser afin d'être entendues", ajoute le communiqué.



La réunion avec les syndicats visait à présenter les mesures d'urgence les concernant. Les agents publics, comme les salariés du privé, pourront bénéficier du dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires au 1er janvier 2019. "Cela représente un gain qui peut être non négligeable de plusieurs centaines d'euros par an en terme de pouvoir d'achat", a souligné Olivier Dussopt, qui estime que 1,5 million d'agents publics sont concernés. 

Le gouvernement vise l'élargissement de la revalorisation de la prime d'activité à 600.000 fonctionnaires (soit 12%) contre 400.000 actuellement (8%). 

En outre, les retraités du secteur public sont concernés par l'exemption de la hausse de la CSG, comme les retraités du secteur privé, si leur revenu est inférieur à 2.000 euros net par mois.

vendredi 14 décembre 2018

Macron renonce à sa hausse de salaire au 1er janvier 2019

Le président et les membres du gouvernement vont-ils avoir des fins de mois de Gilets jaunes ?

Les fonctionnaires en rêvent : ans les Gilets jaunes, l'exécutif aurait pu bénéficier une hausse automatique de 0,4%
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Fake news ?

Le président s'est sacrifié avant même que les gilets jaunes le le taclent. 
Et les membres de son gouvernement se sont alignés, révèle le journal Capital (groupe Prisma Media) : sous la pression de l'opinion, ils viennent de se sacrifier en renonçant à la hausse mécanique de leur rémunération de 0,4%, prévue le 1er janvier, 64 euros mensuels. 
Pour les salariés, la hausse de 1,7 points fait passer la CSG à 9,2 % aujourd'hui, contre 7,5 % avant 2018.
Cette mesure est toutefois compensée par la suppression des cotisations chômage et maladie prélevées sur les salaires, dont le taux en 2017 était de 3,15 % (0,75 % pour les cotisations maladie et 2,4 % pour les cotisations chômage, cf. les taux de cotisations sur les salaires).
Au final, la hausse du salaire net consécutive à ces allègements est donc supérieure à l'augmentation de la CSG. Les salaires nets versés ont donc légèrement augmenté. Selon le gouvernement, le taux d'augmentation des salaires bruts est de 1,45%, soit une hausse de quelques dizaines d'euros par mois pour la plupart des salariés.
Une hausse mécanique qui n'a pas posé de cas de conscience aux fonctionnaires

Ils n'y ont pas droit et n'ont pas eu à y renoncer...
Par la voix de son secrétaire d'Etat auprès du ministre chargé du Budget, Olivier Dussopt, le gouvernement a confirmé en juin 2018 le maintien pour 2019 du gel du point d'indice servant au calcul de la rémunération de plus de cinq millions de fonctionnaires, ainsi que la reprise au 1er janvier d'un protocole de revalorisation des carrières.

Les syndicats avaient reçu une fin de non-recevoir à leur demande de "mesures générales", et notamment la revalorisation de la valeur du point d'indice, gelé pendant ... six ans (entre 2010 et 2016), puis de nouveau en 2018. "L'exécutif n'a annoncé que des mesures périphériques", a déploré Baptiste Talbot (Fédération CGT des services publics, 1er syndicat de la fonction publique), qui relèvent plus "de l'action sociale", abonde le syndicat Solidaires.
Le gel du point d'indice des fonctionnaires, promesse du candidat Macron ?
Le candidat d’En Marche! veut réduire de 120.000 le nombre de fonctionnaires durant le quinquennat, par des non-remplacements après départs en retraite. 50.000 postes sont concernés dans la fonction publique d’État, 70.000 dans la fonction publique territoriale. 

Il assurait en revanche que les effectifs de la fonction publique hospitalière seront maintenus. Or, le salarié du privé est mieux rémunéré (2 185 €) que celui du public lorsque la moyenne intègre la territoriale et l’hospitalière (1 851 pour la territoriale, 2 186 pour l’hospitalière).
A l’inverse, le candidat souhaitait créer 10.000 postes de policiers et gendarmes supplémentaires, de même que 12.000 postes dans l’école primaire des zones prioritaires.
Le statut des fonctionnaires sera préservé, assurait-il, mais les termes étaient fous : "il sera modernisé et décloisonné, par un assouplissement du système rigide des corps". Quant à celui des contractuels publics, il sera aligné sur le droit commun.

Rien sur ce gel, mais il n'y avait pas de fumée sans feu avec
le retour annoncé du jour de carence et du salaire au mérite.
Le secrétaire d'Etat à la fonction publique, Olivier Dussopt, avait par ailleurs confirmé la reprise de l'application du protocole d'accord PPCR, conclu sous le gouvernement précédent et qu'Edouard Philippe avait suspendu pour 12 mois par mesure d'économies. Ce programme, qui prévoit une meilleure perspective de carrière pour les fonctionnaires, permettra un "passage de la catégorie B à la catégorie A de la filière sociale", avait rappelé le secrétaire d'Etat, et donc un meilleur salaire pour les salariés de l'Etat. L'accord PPCR ("Parcours professionnel, carrières et rémunérations" du 1er juillet 2016) représente "un effort considérable", et "c'est une des raisons, (...) qui nous amènent à ne pas programmer de revalorisation du point d'indice", a-t-il expliqué : on prend aux uns pour donner aux autres, soit un nivellement par le bas. Son financement représentera en effet 840 millions d'euros en 2019, selon un communiqué de Bercy, 11 milliards sur la période 2017-2021. Les actuels salariés de la catégorie B les verront-ils jamais, ces 11 milliards ?
"Emmanuel Macron ne tient pas sa promesse d'améliorer le pouvoir d'achat de tous les salariés".
Le gouvernement "se retranche" derrière l'accord sur les carrières, a dénoncé Christian Grolier (Fédération FO des services publics). Si "sa politique salariale pour la fonction publique, ce n'est que financer les mesures du gouvernement précédent, c'est très réducteur", a-t-il critiqué. 
PPCR ne concerne d'ailleurs "pas les agents contractuels", rappelle pour sa part le syndicat UNSA dans un communiqué, fustigeant "une obstination qui paraît aujourd'hui de plus en plus idéologique" et un rendez-vous salarial sous forme de "rendez-vous manqué".

Autre annonce : le gouvernement a fait savoir qu'il revalorisera de dix euros les jours de congés rachetés dans le cadre du compte épargne temps (CET), de façon uniforme pour toutes les catégories (par exemple de 60 à 70 euros pour la catégorie C, la plus basse), mais, encore une fois, uniquement pour les fonctionnaires d'Etat et territoriaux. "On demande l'auto-financement aux agents de l'augmentation de leur pouvoir d'achat", a cinglé Gaëlle Martinez (syndicat Solidaires). "Injuste" pour les agents qui n'ont pas de CET, comme ceux "à temps partiel", a renchéri l'Unsa.

Ces mesures, que Bercy n'a pas chiffrées, sont "loin d'être à la hauteur d'un rendez-vous salarial", a reproché Mylène Jacquot (CFDT, deuxième syndicat de la fonction publique). Aucune "ne concernera l'ensemble des personnels", a-t-elle regretté. 
Le syndicat FSU a dénoncé des annonces qui "vont encore pénaliser les agents". "Emmanuel Macron ne tient pas sa promesse" de campagne "d'améliorer le pouvoir d'achat de tous les salariés", souligne l'organisation d'enseignants. 

Les membres de l'exécutif attendent des jours meilleurs
"L'Elysée nous a en effet fait savoir qu'il sera fait en sorte que cette rémunération reste stable, par le biais d'une décision écrite du directeur de cabinet d'Emmanuel Macron au service comptable", écrit le mensuel économique. Les membres du gouvernement sont aussi concernés par cette décision.

Capital précise que cette hausse aurait concerné les "traitements bruts des fonctionnaires dits hors échelle, le plus haut échelon de rémunération des fonctionnaires", ceux qui n'en n'ont pas forcément besoin pour vivre décemment. Le 1er janvier, les grilles indiciaires vont être revalorisées pour tous les fonctionnaires. C'est à cela que le gouvernement et le président renoncent. 

15.140 euros, au lieu de 15.204, soit 64 euros mensuels 
Pas de quoi couvrir ses frais de lingettes désinfectantes à mains... Les 70 lingettes atelier Bernard, sont à 17,00 € ht. Pour être précis, cela veut dire que les salaires mensuels bruts d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe resteront à 15.140 euros. La hausse leur aurait permis de gagner 15.204 euros bruts par mois. 
Les 70 lingettes atelier Bernard sont à 17,00 € ht.

vendredi 26 octobre 2018

Avant les élections, la majorité présidentielle allège la fiscalité européenne

Macron achète le vote des électeurs français 

L'Assemblée nationale a voté vendredi la suppression de la CSG et de la CRDS 

Sont concernés les revenus du capital des contribuables affiliés à un autre régime de sécurité sociale de l'Union européenne. Certains députés souhaitaient même étendre la mesure à tous les Français de l'étranger.
Cette mesure entre dans une série de dispositifs annoncés il y a dix jours par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin pour simplifier la fiscalité des Français de l'étranger.

C'est un amendement LREM
Il a été adopté lors de l'examen du projet de budget de la Sécu pour 2019 et concerne aussi les Français vivant en Suisse et dans l'Espace économique européen (EEE).
Cette mesure entre dans une série de dispositifs annoncés il y a dix jours par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin pour simplifier la fiscalité des Français de l'étranger.
Actuellement, les contribuables ne résidant pas en France sont soumis à ces cotisations, alors qu'ils ne bénéficient pas des mécanismes de protection sociale que la Contribution sociale généralisée (CSG) et la Contribution à la réduction de la dette sociale (CRDS) sont censés financer.

Simple "mise en conformité" opérée à l'approche des Européennes de mai 2019

Cette "mise en conformité" prend en compte la "jurisprudence Ruyter", de la Cour de justice de l'Union européenne, qui avait confirmé en février 2015 le principe d'interdiction du cumul des législations applicables en matière de sécurité sociale, a expliqué Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre des Comptes publics.

Le rapporteur général de la commission des Affaires sociales Olivier Véran (LREM), ci-contre, a approuvé cette mesure, mais "pas de gaieté de coeur", parce qu'elle représente une perte de recettes de 180 millions d'euros pour l'Etat. Les retraités et les automobilistes devront maintenant mettre la main à l'autre poche... Et ce n'est "pas de gaieté de coeur" !

Les députés Meyer Habib (UDI-Agir) et Anne Genetet (LREM) ont tenté une surenchère

Les Juppéistes et inconditionnels macroniens ont réclamé en vain l'extension de cette mesure à tous les Français de l'étranger. "Vous êtes en train de faire une différence entre les Français", 
Résultat de recherche d'images pour "Anne Genetet"a déploré Meyer-Habib, ci-contre à gauche, fustigeant une "hérésie économique", mais négligeant le budget de l'Etat.
 
Mme Genetet a elle regretté (ci-contre, à droite) que le Parlement n'effectue pas un "dernier pas" dans cette direction.

jeudi 1 février 2018

"Départs volontaires" : le gouvernement a un plan pour la fonction publique

La "société civile" macronienne s'en prend aux fonctionnaires

Gérald Darmanin en a fait l'annonce dans le cadre de la future réforme de l'Etat
Philippe attend les fonctionnaires comme au coin d'un bois


L'exécutif veut étendre "largement" dans la fonction publique le recours aux contractuels
et travaille à un plan de départ volontaires pour les fonctionnaires dans le cadre de l'objectif présidentiel de suppression de 120.000 postes, ont annoncé, ce jeudi 1er février, le premier ministre Edouard Philippe et Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics.

Une "grande concertation" va être ouverte en février entre le gouvernement et les syndicats de la fonction publique
, a annoncé Edouard Philippe au terme d'un comité interministériel. Cette concertation doit courir sur l'ensemble de 2018, précise Gérald Darmanin, ancien UMP, qui en sera chargé avec le secrétaire d'Etat Olivier Dussopt, ex-PS marqué à son aile gauche.

L'exécutif veut étendre "largement" le recours aux contractuels ne bénéficiant pas de l'emploi à vie
et développer davantage la rémunération au "mérite", a ajouté Edouard Philippe, lors d'un discours devant la presse, après la réunion d'une quinzaine de ministres.

Outre ces deux dossiers traditionnellement sensibles, la discussion doit également porter sur deux autres chantiers délicats : la simplification des instances représentatives du personnel et l'accompagnement des départs ou des reconversions dans la fonction publique.

"Adapter le statut de la fonction publique"

Résultat de recherche d'images pour "departs volontaires"La surprise est venue de Gérald Darmanin qui est empêtré dans une affaire de viol, certes occultée par plusieurs affaires de meurtres qui semblent davantage motiver la presse que les violences faites aux femmes  : le ministre a annoncé qu'un "plan de départs volontaires" allait être discuté avec les organisations syndicales, parmi les projets de réforme de l'Etat.
Il s'agit, selon le ministre, d'"imaginer avec les agents publics un plan de départs volontaires pour ceux qui souhaiteraient partir, en conséquence de la réforme de l'Etat".
"Il ne s'agit pas de faire un plan de départs volontaires pour tout le monde, bien évidemment. Il s'agit d'adapter nos services publics et de le faire avec et pour les agents publics", a affirmé Gérald Darmanin lors d'une conférence de presse. 
Dans le projet du gouvernement, les possibilités de recourir aux contrats plutôt qu'au statut de fonctionnaire "seront largement étendues, notamment pour les métiers ne relevant pas d'une spécificité propre au service public", a annoncé le Premier ministre.

"Ce qui est en jeu, c'est d'adapter le statut de la fonction publique, de l'assouplir, de faire en sorte qu'il puisse redevenir un cadre efficace pour l'action publique", a-t-il plaidé.

Le premier ministre a par ailleurs confirmé une réforme évoquée par Emmanuel Macron il y a dix jours : deux ans après leur sortie de l'école de la haute fonction publique, les diplômés de l'ENA issus des grands corps les plus prestigieux, seront désormais affectés, aux "projets prioritaires" de l'exécutif, en administration centrale ou territoriale.