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samedi 6 juillet 2019

Municipales à Paris: le chantage de LREM sur LR

Sans accord entre LR et LREM, "Hidalgo sera réélue", selon un élu juppéiste parisien

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui opposa Marine Le Pen à Emmanuel Macron, il fit savoir qu'il voterait Macron


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Nous assistons à la mise en oeuvre du plan de débauchages élaboré par Jean-Marie Girier, ci-contre, directeur de cabinet de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale: il ne vise pas seulement le PS, mais aussi les plus foireux des élus de LR.
cf. PaSiDupes - "Municipales 2020 : l' "Anschluss" de LREM sur le PS, révélée: la méthode aggressive du parti du président pour saigner le PS"

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"S'il n'y a pas un accord en face de la politique" d'Anne Hidalgo entre notamment LR et LREM à Paris, la maire socialiste sera réélue, a affirmé samedi le député parisien LR Claude Goasguen, pour précipiter les traversées de rue de LR vers LREM, en désignant même celui que les déserteurs doivent préférer , le 'ticket' Cédric Villani et Mahjoubi, plutôt que Benjamin Griveaux.

L'ancien maire du XVIème arrondissement a réitéré son opposition à la candidature LR de Rachida Dati.

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Il la diabolise dans une attaque ad hominem, lui affectant une image de "l'ancien régime", bien qu'elle soit maire actuelle du 7e arrondissement. "Je ne voterai pas Madame Dati", a-t-il tranché sur LCI. Selon lui, si l'ancienne garde des Sceaux "continue à vouloir être candidate et qu'elle est investie, alors Madame Hidalgo sera réélue".

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De même, "on ne gagnera pas Paris si il n'y a pas un accord en face de la politique de Madame Hidalgo, quel que soit le candidat" de la République en Marche, a-t-il déclaré, alors que la guerre fait rage entre l'ex-porte parole infatué du gouvernement Benjamin Griveaux, 41 ans, considéré comme favori de l'Elysée, et le député mathématicien Cédric Villani (à gauche), mathématicien perché de 45 ans, et élu de l'Essonne, auquel s'est rallié Mahjoubi, ancien sous-ministre de Macron au Numérique, qui s'est désisté.

Le problème n'est pas le nom du candidat mais "c'est de savoir si on veut changer de politique à Paris, oui ou non. Moi, je pense que Villani serait sans doute plus ouvert que Griveaux", lequel a épousé Julia Minkowski, petite-fille de... (le pédiatre Alexandre Minkowski) et nièce de... (le chef d'orchestre Marc Minkowski) et avocate du cabinet Temime & Associés), a estimé le député, le jugeant ..."sympathique" ! Il a estimé qu'il serait "bien pour les Parisiens d'avoir quelqu'un qui a eu la médaille Fields", équivalent du Nobel pour les mathématiques. L'usager du métro sera-t-il sensible à cet argument massue ?

Début juin, Benjamin Griveaux a pourtant rejeté la proposition d'alliance du député LR Claude Goasguen
 
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Selon Goasguen, ci-contre, nouveau grand clerc de la macronie, Macron va suivre de "très près" les municipales à Paris comme à Marseille ou Lyon où veut se présenter l'ancien ministre de l'Intérieur et maire sortant Gérard Collomb. Ce qui pourrait aboutir à "différer" la désignation des candidats prévue en principe mercredi.

Jean Leonetti, le président par intérim de LR a pour sa part de nouveau exclu samedi toute alliance au niveau national avec LREM, insistant sur la spécificité de ce scrutin à deux tours par rapport notamment aux européennes qui n'en ont qu'un.
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"En tout cas ce qu'il n'y aura pas, c'est une alliance et un pacte au niveau national entre LR et En marche", a-t-il affirmé sur Franceinfo, précisant que ..."si on doit s'allier, on peut s'allier entre les deux tours" au niveau local. 
Hidalgo (ci-contre avec son rival) serait-elle pire que l'insupportable Griveaux, ricaneur malveillant et prétentieux ?

vendredi 5 juillet 2019

Municipales 2020 : l' "Anschluss" de LREM sur le PS, révélée

La méthode aggressive du parti du président pour saigner le PS  

Un proche du président de l'Assemblée, Richard Ferrand, a élaboré un plan d'"annexion" du Parti socialiste

Image associéeUn "cercle" ou un "collectif" nouvellement créé a pour mission secrète de ..."rééquilibrer la majorité". Mais, comme les sujets du bac qui fuitent, l'opération est éventée et les scélérats vont devoir changer leurs plans. Les responsables de la majorité étaient tellement sûrs de leur affaire - l'arrogance est intrinsèque à ce parti  - que cette stratégie de débauchages, qui a si bien réussi sur les Républicains avant la présidentielle, devait, pensaient-ils, finir d’achever le Parti socialiste avant les municipales de mars 2020. 

Une note censée rester confidentielle et dont l’existence a été révélée ce jeudi dans le Point, donnait par le menu la manière dont La République en marche comptait s’y prendre pour "mettre en place un 'Agir de gauche' avant la rentrée de septembre. Soit le plan de construction du lieu d’accueil pour transfuges socialistes LREM-compatibles sur lequel travaillent d’anciens de Solférino aujourd’hui au gouvernement, comme Jean-Yves Le Drian, Didier Guillaume, Olivier Dussopt ou Stéphane Travert, tous des traîtres au PS, le dernier nommé devenu délégué d'En marche ! en octobre 2016 et le premier, ministre de la Défense de Hollande. Un "secret industriel" politique que, désormais, tout le monde connaît…

Une machine de guerre
Car après s’être indigné sur Twitter de l’existence de ce document rédigé par Jean-Marie Girier, directeur de cabinet de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a publié des clichés du document, dénonçant l'utilisation de fonds publics à des fins partisanes.
Olivier Faure
@faureolivier
Voici la note du directeur de cab du pdt de l’AN @RichardFerrand. Où l’on découvre qu’au delà de l’AN, les membres des cabinets ministériels servent à d’autres missions que celles pour lesquelles ils sont payés. Les barbouzes de la République ça continue, un an après #Benalla !
739

Comment les traîtres au PS devenus 'Marcheurs' comptaient-il s’y prendre pour accueillir d’anciens camarades désireux de rejoindre la grande maison de la majorité ? 


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Surtout pas en fondant un nouveau parti, "forme […] totalement inadaptée aux enjeux et aux attentes" et en permettant à ces élus de pouvoir rester au PS "pour imposer à ses instances nationales de subir le "choc" […] et d’être ainsi contraintes de revoir la doctrine actuelle refusant toute main tendue par des soutiens" LREM.

Cette nouvelle structure aurait pu d’abord être lancée par un premier "appel d’élus", selon les plans du directeur de cabinet de Ferrand, avant d’être incarnée par "un cercle" ou un "collectif" comme "étaient organisés les courants en leur temps au sein du PS". Cela "aurait l’avantage de canaliser les différents acteurs sans pour autant devenir un mouvement trop structuré", peut-on lire également dans cette note.

"Opération de blanchiment d’ex-socialistes" ?

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Girier colle ici au train de Macron
"Pour assurer l’efficacité de l’opération", l’ancien collaborateur de Gérard Collomb propose de "rassembler des maires socialistes sortants", puis d’ "équilibrer les rôles entre les élus en exercice […] et les anciens ministres et parlementaires" époque Hollande. Le tout pour ne "pas apparaître comme une opération de blanchiment d’ex-socialistes en quête de retour". "Il conviendra d’être prudent pour éviter l’image d’une amicale "d’anciens combattants", dont la perception politicienne pour notre base électorale ne serait pas bonne", écrit également Girier. Lequel détaille ensuite un calendrier menant à septembre et une "vague d’investiture" de LREM "à des maires socialistes".

Image associée
La note se termine sur la composition de la "task force pour "chasser"" ces édiles PS avec Le Drian en tête d’affiche, accompagné du député LREM de Gironde Florent Boudié, de la sénatrice (toujours PS) des Pyrénées-Atlantique Frédérique Espagnac et de leurs ex-camarades parlementaires Hélène Geoffroy (proche de Ségolène Royal) et Gilles Savary, animateur sous le quinquennat Hollande de l’aile droite du PS baptisée 'Les réformateurs' et dont les membres étaient partagés entre Valls et Macron.

"Dès le mois de septembre, les anciens parlementaires et élus en place pourraient méthodiquement faire remonter des propositions de soutien ou d’investiture de candidats issus du Parti socialiste en vue des élections municipales, poursuit le directeur de cabinet de Ferrand. 

Ce maillage sera précieux en vue des élections sénatoriales," commente en outre Girier.
Il va falloir changer de stratégie. D’ailleurs, le document annonçait en juin un "premier appel" de sénateurs, avant une "tribune des 'réformateurs' ".
LR (Les Républicains) a désormais une petite idée de la méthode LREM suivie pour  provoquer une fuite de ses Macron-compatibles.
Imaginons un instant ce qu'une telle révélation donnerait si cette méthode avait été mise en oeuvre par le RN...

mercredi 1 août 2018

Benalla a soustrait des armes à la police, le jour de la perquisition

Les armes de Benalla se sont volatilisées le jour de la perquisition 

Qui a prévenu le "cowboy" de l'Elysée ?


L’ex-chargé de mission auprès de l’Elysée évoque l’intervention d' "un ami".

Dans son édition du mercredi 1er août, Le Canard enchaîné fait rebondir l’affaire Alexandre Benalla en révélant la déconvenue des policiers venus perquisitionner le domicile de l’ancien garde du corps du chef de l’Etat. L'armoire forte dans laquelle Alexandre Benalla stockait ses armes était introuvable, comme volatilisée.

Benalla a-t-il fait disparaître des pièces à conviction ?
C’est le 20 juillet dernier, en début de soirée, que les forces de l’ordre se rendent au domicile d’Alexandre Benalla, situé à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine. Les policiers sont finalement contraints de repartir : le serrurier n'est pas parvenu à crocheter la serrure de l’appartement, un modèle sophistiqué, haut de gamme et inviolable. 

En guise de scellé, ils apposent un simple autocollant sur la porte d’entrée, témoignant, selon l'hebdomadaire anarchiste, d’une "incroyable désinvolture".

A leur retour, le lendemain, l’armoire forte dans laquelle le proche d’Emmanuel Macron avait indiqué détenir des armes est introuvable, lorsque les policiers pénètrent dans le domicile d’Alexandre Benalla. 

"Nettoyage express ?", s’interroge l’hebdomadaire. L’ex-chargé de mission auprès de l’Elysée évoque l’intervention d’"un ami", sans que les policiers cherchent à en savoir davantage. L’avocat du syndicat policier Vigi demande au juge de réclamer un réquisitoire supplétif au sujet de cette histoire douteuse. C’est justement ce jour-là, le 30 juillet, qu’Alexandre Benalla retrouve ses armes et les rapporte à la justice.




L'histoire du "coffre-fort mystère" de Benalla dans "Le Canard" ce mardi soir.
L'armoire forte dans laquelle il était censé conserver ses armes n'a jamais été retrouvée lors de la perquisition à son domicile. En garde-à-vue, il a évoqué... l'intervention d'"un ami".
Qui a équipé le "cowboy" d'une armurerie ?

Dans un courriel faisant partie des MacronLeaks, le 
chef de cabinet et proche historique de Gérard Collomb à Lyon, Jean-Marie Girier, a écrit à Alexandre Benalla pour lui refuser un "achat d’armements".

Lors de son audition, 
par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, à de très nombreuses reprises, le lundi 23 juillet, Gérard Collomb a déclaré ne pas connaître Alexandre Benalla. Pourtant, selon les dossiers de la campagne d’En Marche disponibles dans les MacronLeaks, il semble bien que le responsable de la campagne d’Emmanuel Macron et aujourd’hui chef de cabinet du ministre de l’Intérieur, Jean-Marie Girier, connaissait bien Alexandre Benalla. Dans plusieurs courriels des MacronLeaks, on trouve la trace d’échanges entre les deux hommes, notamment sur la question d’achat d’armes. "Bonjour à tous les deux. Je viens de prendre connaissance d’une commande d’armes pour le mouvement. Il est bien évident que nous n’allons pas acheter d’armes, ou de flash-ball pour les quarante jours restants. Je suis surpris que nous n’ayons pas été saisis d’une telle démarche. JMG", a écrit Jean-Marie Girier à Alexandre Benalla et à Ludovic Chaker, secrétaire général d’En Marche.


Alexandre Benalla / Jean-Marie Girier © Tim Douet (montage)

Collabo de Gérard Collomb depuis 2012 (à la mairie de Lyon, puis à la métropole et enfin au ministère de l’Intérieur), Jean-Marie Girier est-il le seul du couple qu’il forme avec Gégé Collomb à connaître et avoir eu des échanges avec Alexandre Benalla ? C’est ce que devra déterminer l’enquête parlementaire en cours pour encore près de six mois. Or, à de multiples reprises, on l'a dit, Gérard Collomb a déclaré - notamment sous serment - qu’il ne connait pas Benalla. "Avez-vous déjà rencontré M. Benalla ?" lui a demandé Guillaume Larrivé (LR), co-rapporteur de la commission d’enquête. "Oui, mais je ne le connaissais pas et j’ignorais sa qualité auprès du président de la République. Je pensais d’ailleurs que c’était quelqu’un des services de police. La dernière fois que je l’ai croisé, c’était à l’occasion de la Coupe du monde de football”, a répondu Gérard Collomb. 
Questionné sur les informations de Mediapart à propos d’une accolade faite par Gérard Collomb à Alexandre Benalla le soir du 1er mai, Gérard Collomb a confirmé qu’il avait croisé Benalla ce soir-là. Le ministre de l’Intérieur a assuré, un peu énervé, qu’il est "urbain" et a salué les quarante personnes dans la salle ce soir-là.


Courriel envoyé à Alexandre Benalla par Jean-Marie Girier ©DR



Collabo de Gérard Collomb depuis 2012 (à la mairie de Lyon, puis à la métropole et enfin au ministère de l’Intérieur), Jean-Marie
Girier est-il le seul du couple qu’il forme avec Gégé Collomb à connaître et avoir eu des échanges avec Alexandre Benalla ? C’est ce que devra déterminer l’enquête parlementaire en cours pour encore près de six mois. Or, à de multiples reprises, on l'a dit, Gérard Collomb a déclaré - notamment sous serment - qu’il ne connait pas Benalla. "Avez-vous déjà rencontré M. Benalla ?" lui a demandé Guillaume Larrivé (LR), co-rapporteur de la commission d’enquête. "Oui, mais je ne le connaissais pas et j’ignorais sa qualité auprès du président de la République. Je pensais d’ailleurs que c’était quelqu’un des services de police. La dernière fois que je l’ai croisé, c’était à l’occasion de la Coupe du monde de football”, a répondu Gérard Collomb.

Questionné sur les informations de Mediapart à propos d’une accolade faite par Gérard Collomb à Alexandre Benalla le soir du 1er mai, Gérard Collomb a confirmé qu’il a croisé Benalla ce soir-là. Le ministre de l’Intérieur a assuré, un peu énervé, qu’il est "urbain" et a salué les quarante personnes dans la salle ce soir-là.

samedi 21 juillet 2018

Vincent Crase, le compère d'Alexandre Benalla, aurait été armé illégalement le 1er Mai ?

Le binôme du cowboy de l'Elysée ne dispose pas d'un permis de port d'arme

Or, sur les vidéos du défilé du 1er Mai, apparaît clairement un holster d'arme de poing à sa ceinture. 

Vincent Crase, le compère d'Alexandre Benalla, était-il armé illégalement ? 
Le cow-boy aux ordres du sheriff de l'Elysée est
en infraction avec la loi
Le binôme de l’affaire, ci-dessous au second plan, fragilise un peu plus Macron. Jusqu’à présent moins exposé que son comparse, Alexandre Benalla, le tuteur est une autre illustration des folles dérives de la présidence de la République pour qui il travaillait également. 
Lors du défilé du 1er Mai à Paris, avec son copain Alexandre Benalla, à l’époque chef de cabinet adjoint d’Emmanuel Macron, Vincent Crase a lui aussi abusé de ses pouvoirs de réserviste. Dans une séquence filmée place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, on le voit lui aussi déshonorer la gendarmerie en tabassant des manifestants. 
Vendredi matin, Vincent Crase, comme son compère Alexandre Benalla, a été placé en garde à vue des chefs de violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public et usurpation de fonction.

Un réserviste sans retenue mais bien connu d’En marche

Le 1er mai, lunettes de soleil sur le haut du crâne et brassard orange "police" sur certaines images,   Vincent Crase ci-contre au second plan, se charge d’évacuer le manifestant qui, quelques instants plus tard, recevra des coups assénés par Alexandre Benalla, non sans sadisme. 
Par le col, il porte le jeune homme avec l’aide de plusieurs CRS, le menace avec sa main d’un coup à hauteur du visage, puis une fois le manifestant au sol et immobile, le traîne sur les pavés. A la ceinture de Vincent Crase, on distingue clairement un holster d’arme à feu, équipé d’une dragonne de sécurité. Un peu plus haut, la forme d’une crosse d’arme de poing (voir ci-dessous). 

On voit, sur ces captures d'écran tirées d'une vidéo du militant Taha Bouhafs, 19 ans, et ancien candidat de Mélenchon aux législatives en Isère, l'étui qui soulève la question d'un port d'arme illégale.

Le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police de Paris confirment que Vincent Crase ne dispose pourtant pas d’un permis de port d’arme. Sollicité à de nombreuses reprises par la presse, avant d’être placé en garde à vue, Vincent Crase a observé un mutisme à l'instar de celui de Macron, ne donnant aucune réponse sur la raison et la nature de cet équipement.


Cet ex-gendarme expert en sécurité privée est bien connu d’En marche 

Crase est actuellement salarié du parti présidentiel, en charge de la sécurité du bâtiment qui abrite son siège et avait déjà été employé comme prestataire pendant la campagne présidentielle. Par ailleurs gendarme réserviste, Vincent Crase "était très ponctuellement mobilisé, comme d’autres réservistes, par le commandement militaire de la présidence de la République", a précisé Bruno Roger-Petit dans une déclaration de crise jeudi matin, seul face à la caméra, de crainte de questions embarrassantes de journalistes. 
Vincent Crase était présent le 1er mai "dans les mêmes conditions" illégales que le shériff de l'Elysée, Alexandre Benalla, selon la même déclaration de l’Elysée et pourrait être le fusible de Benalla, au même titre que Gérard Collomb, pour protéger Macron

D'ailleurs, sa présence n’avait pas été déclarée à la direction de la Préfecture de police de Paris. Vincent Crase n’était pas non plus associé au dispositif au titre de ses fonctions de gendarme réserviste, selon le ministère de l’Intérieur. Que faisait-il donc là ? Etait-il envoyé comme passager clandestin par l’Elysée ? Ou est-il venu à l’invitation d’Alexandre Benalla ? La présidence de la République n’a pas souhaité répondre à ces questions.

Une police parallèle équipée à l'identique de la vraie...




L’ancien chef de cabinet adjoint de Macron et Vincent Crase se connaissent en tout cas fort bien

Selon des lettres confidentielles, ils ont monté une association professionnelle fantôme consacrée à la sécurité privée. 
Ils ont aussi travaillé ensemble pendant la campagne présidentielle au siège du parti. Plusieurs factures contenues dans la boîte mail du trésorier de la campagne et révélées par la fuite Macron Leaks permettent de documenter ses prestations sécurité. Via sa société dénommée 'Mars' (Benalla ?), du nom du dieu latin de la guerre, lequel fait partie de la triade précapitoline en compagnie de Jupiter (et Quirinus, Crase), Vincent Crase assure par exemple, en janvier 2017 "un audit sécurité" et la "gestion du dispositif" pour des déplacements à Clermont-Ferrand, Nevers, Lille, Hénin-Beaumont, Quimper et Lorient. En mars 2017, il facture plusieurs meetings, la sécurisation du QG ou de certains déplacements à Paris. Avec ou sans ristournes ?

Un autre échange de mails permet de découvrir que Vincent Crase était en contact avec un armurier pour doter l’équipe de sécurité du candidat Macron de plusieurs armes. Un flashball, des pistolets lanceurs de petites balles en caoutchouc ou encore des boucliers de maintien de l’ordre. Un véritable attirail policier. 
Cette initiative sera finalement abandonnée par Jean-Marie Girier, à l’époque chef de cabinet d’Emmanuel Macron et aujourd’hui de Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur.

En fait d'"exemplarité", de "transparence" et de "renouvellement de la vie publique", Macron aura mis moins d'un an pour transformer la France en "république bananière".