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samedi 6 juillet 2019

Municipales à Paris: le chantage de LREM sur LR

Sans accord entre LR et LREM, "Hidalgo sera réélue", selon un élu juppéiste parisien

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui opposa Marine Le Pen à Emmanuel Macron, il fit savoir qu'il voterait Macron


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Nous assistons à la mise en oeuvre du plan de débauchages élaboré par Jean-Marie Girier, ci-contre, directeur de cabinet de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale: il ne vise pas seulement le PS, mais aussi les plus foireux des élus de LR.
cf. PaSiDupes - "Municipales 2020 : l' "Anschluss" de LREM sur le PS, révélée: la méthode aggressive du parti du président pour saigner le PS"

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"S'il n'y a pas un accord en face de la politique" d'Anne Hidalgo entre notamment LR et LREM à Paris, la maire socialiste sera réélue, a affirmé samedi le député parisien LR Claude Goasguen, pour précipiter les traversées de rue de LR vers LREM, en désignant même celui que les déserteurs doivent préférer , le 'ticket' Cédric Villani et Mahjoubi, plutôt que Benjamin Griveaux.

L'ancien maire du XVIème arrondissement a réitéré son opposition à la candidature LR de Rachida Dati.

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Il la diabolise dans une attaque ad hominem, lui affectant une image de "l'ancien régime", bien qu'elle soit maire actuelle du 7e arrondissement. "Je ne voterai pas Madame Dati", a-t-il tranché sur LCI. Selon lui, si l'ancienne garde des Sceaux "continue à vouloir être candidate et qu'elle est investie, alors Madame Hidalgo sera réélue".

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De même, "on ne gagnera pas Paris si il n'y a pas un accord en face de la politique de Madame Hidalgo, quel que soit le candidat" de la République en Marche, a-t-il déclaré, alors que la guerre fait rage entre l'ex-porte parole infatué du gouvernement Benjamin Griveaux, 41 ans, considéré comme favori de l'Elysée, et le député mathématicien Cédric Villani (à gauche), mathématicien perché de 45 ans, et élu de l'Essonne, auquel s'est rallié Mahjoubi, ancien sous-ministre de Macron au Numérique, qui s'est désisté.

Le problème n'est pas le nom du candidat mais "c'est de savoir si on veut changer de politique à Paris, oui ou non. Moi, je pense que Villani serait sans doute plus ouvert que Griveaux", lequel a épousé Julia Minkowski, petite-fille de... (le pédiatre Alexandre Minkowski) et nièce de... (le chef d'orchestre Marc Minkowski) et avocate du cabinet Temime & Associés), a estimé le député, le jugeant ..."sympathique" ! Il a estimé qu'il serait "bien pour les Parisiens d'avoir quelqu'un qui a eu la médaille Fields", équivalent du Nobel pour les mathématiques. L'usager du métro sera-t-il sensible à cet argument massue ?

Début juin, Benjamin Griveaux a pourtant rejeté la proposition d'alliance du député LR Claude Goasguen
 
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Selon Goasguen, ci-contre, nouveau grand clerc de la macronie, Macron va suivre de "très près" les municipales à Paris comme à Marseille ou Lyon où veut se présenter l'ancien ministre de l'Intérieur et maire sortant Gérard Collomb. Ce qui pourrait aboutir à "différer" la désignation des candidats prévue en principe mercredi.

Jean Leonetti, le président par intérim de LR a pour sa part de nouveau exclu samedi toute alliance au niveau national avec LREM, insistant sur la spécificité de ce scrutin à deux tours par rapport notamment aux européennes qui n'en ont qu'un.
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"En tout cas ce qu'il n'y aura pas, c'est une alliance et un pacte au niveau national entre LR et En marche", a-t-il affirmé sur Franceinfo, précisant que ..."si on doit s'allier, on peut s'allier entre les deux tours" au niveau local. 
Hidalgo (ci-contre avec son rival) serait-elle pire que l'insupportable Griveaux, ricaneur malveillant et prétentieux ?

jeudi 6 juin 2019

Darmanin appelle Valérie Pécresse à "soutenir le mouvement du gouvernement"

A défaut de créer des emplois, LREM débauche ses futures collabos 

Le départ de Wauquiez n'est pas une bonne nouvelle pour le pouvoir macronien

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La présidente du Conseil régional d'Ile-de-France quitte les Républicains, estimant que la reconstruction de la droite "doit se faire à l'extérieur du parti". 

Le ministre de l'Action et des Comptes publics de Macron, Gérald Darmanin, qui s'était fait exclure de LR en octobre 2017 pour avoir fait dissidence, lui fait un appel du pied, se disant toutefois "dubitatif sur la capacité du personnel politique à dépasser son égoïsme".
Gérald Darmanin a commenté le départ de Valérie Pécresse des Républicains, annoncé dans la soirée du 5 juin. Le renégat était secrétaire général adjoint du parti jusqu'en mars 2017, avant d'en être exclu quelques mois plus tard pour avoir rejoint le gouvernement d'Edouard Philippe.

Valérie Pécresse traversera-t-elle aussi la rue? "J'ai pas de conseil politique à donner à Valérie Pécresse qui a beaucoup d'expérience", estime Gérald Darmanin sur franceinfo, ce jeudi 6 juin, ajoutant que "la porte naturelle serait de soutenir le mouvement du gouvernement"

Vers un parti unique en France ?
Le ministre appelle à arrêter "l'égoïsme personnel et de s'apercevoir qu'on a un président qui essaye de dépasser le clivage que les Français ne veulent plus". C'est élégamment dit, mais ce prosélytisme annonce un pays d'où serait exclu le pluralisme politique. "Je suis un peu dubitatif sur la capacité du personnel politique à dépasser son égoïsme pour travailler pour le pays. Je le regrette. Je juge sur les faits, et nous regarderons ce que fera Valérie Pécresse", ajoute -il encore.
Face aux soupçons de recherche d'une polarisation du paysage politique français autour d'un duel LREM/Rassemblement national, le numéro 13 du gouvernement Philippe 2 répond par la volonté de réunir les différentes sensibilités. "En politique, il faut rassembler. Si un homme politique passe son temps à exclure tous les gens avec qui il pourrait travailler, à exclure, excommunier, à regarder le passé (...), on risque pas d'avancer beaucoup". Cette priorité accordée au rassemblement est précisément la quête actuelle des Républicains, organisation politique composite... 

Le mouvement présidentiel veut-il se faire plus gros que le boeuf ?

Qui trop embrasse mal étreint. 
Bien que les députés LREM aient la réputation d'être des élus inexpérimentés - qualifiés de 'godillots'-, les premiers frondeurs ont émergé, parvenant à faire plier le gouvernement après un intense bras de fer. Pourtant, ces députés LREM qui prennent des initiatives en marge du groupe se veulent des 'grondeurs', espérant ainsi ne pas être renvoyés au quinquennat Hollande quand une cinquantaine de parlementaires de l'aile gauche s'opposaient régulièrement au chef de l'Etat. En octobre dernier, contre l'avis du gouvernement et du rapporteur LREM lors de l'examen du budget de la Sécurité sociale en commission des Affaires sociales, un élu à l'origine d'une section socialiste Terra Nova en Vaucluse, Jean-François Cesarini avait fait adopter un amendement visant à moduler cette hausse de la CSG sans que les recettes globales s'en trouvent affectées. Depuis le début de l'été 2018, quelque chose avait en effet changé au palais Bourbon. Accusés d'être "le doigt sur la couture du pantalon", certains députés ont ensuite souhaité aborder la hausse de la CSG pour les retraités. Le parlementaire avait réussi à tirer une trentaine de collègues dans son sillage. Mais Darmanin a fait marcher la calculette et, après le premier geste d'Edouard Philippe pour 300.000 foyers, il a été décidé de ne plus bouger et d'assumer un engagement de campagne d'Emmanuel Macron. A la place, il était demandé aux députés de vanter les mesures dites "sociales".
Le président Gilles Le Gendre (LREM) avait estimé que ces "victoires personnelles" sont en réalité des "défaites collectives". Il ciblait aussi l'amendement d'Aurélien Taché, un ex-socialiste, adopté lors de l'examen du budget, qui prévoit la création d'un crédit d'impôt pour les personnes hébergeant des ...demandeurs d'asile. Le patron des députés LREM assura que la disposition ne figurerait pas dans le texte final. Mais ces déclarations sont dans la continuité de celles faites au printemps par les députés qui n'avaient pas voulu voter la loi asile et immigration, expliquant que la bienveillance qui faisait le corps du programme d'En Marche avait disparu.
Les sensibilités sont très diverses dans la majorité présidentielle. Et de plus en plus compliquées à gérer, après seulement deux ans d'exercice du pouvoir. Le point commun de ces amendements était qu'ils visaient à faire pencher un peu à gauche la politique du gouvernement parfois jugée trop droitière par une partie des députés macroniens. "Le groupe est au centre gauche, le gouvernement au centre droit", admit un proche de Gilles Le Gendre.Si les grondeurs ont également remis en cause la gestion de l'affaire Benalla par l'Elysée ou émis des doutes sur la manière avec laquelle le dossier Aquarius a été géré, aucun parlementaire LREM ne critique encore frontalement Emmanuel Macron. "En aucun cas, ils ne veulent faire chuter le gouvernement", se rassure Gilles Le Gendre. Numéro deux du groupe, Amélie de Montchalin positive, qualifiant pour sa part ces "réfractaires" de "lanceurs d'alerte".

L'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux estime que "Madame Pécresse démontre qu'elle n'est plus à l'aise chez les Républicains". 
"Elle préfère les idées, qui sont différentes des miennes, à la discipline d'un parti. C'est tant mieux!" a commenté le député et candidat à la mairie de Paris, sur Radio-Classique. 

Annoncée sur le plateau du journal de 20h de TF1, mercredi 5 juin, à la surprise générale, la démission de Valérie Pécresse apparaît comme totalement incompréhensible, dans son calendrier, son fondement et dans la formule", a déclaré la président du groupe UMP, Christian Jacob. "Valérie Pécresse a décidé de quitter son parti." 
La refondation de la droite est un devoir impérieux. Elle exige du courage et de sortir des logiques personnelles", a taclé son homologue au Sénat, Bruno Retailleau.

Pour prendre l'Ile-de-France au PS, Pécresse a bénéficié du soutien de l'UMP
"Dans les moments difficiles, on ne quitte pas le navire", a encore tonné Eric Ciotti.
Le trésorier des Républicains, Daniel Fasquelle, a quant à lui fait valoir que ce n'est pas "en créant autant de partis qu'il y a de présidentiables que la droite reviendra un jour au pouvoir"
Dans un entretien au Parisien, Jean Leonetti, président intérimaire de LR, a observé de son côté que "Valérie Pécresse ne représente pas l'ensemble de la droite".

mercredi 25 juin 2014

Affaires Lambert et Bonnemaison: quelle politique de la mort ?

"Les affaires Lambert et Bonnemaison n'ont rien à voir avec l'euthanasie", souligne Leonetti

Jean Leonetti, auteur de la loi de 2005 sur la fin de vie, réagit aux affaires Lambert et Bonnemaison
 
Les 17 juges du Conseil d'État ont ordonné l'arrêt de l'alimentation de Vincent Lambert, devenu tétraplégique dans un accident de la route en 2008. Etait-ce à des juges de prendre cette décision?

Toute loi qui est contestée dans son application est portée devant les juridictions. Le Conseil d'État est la plus haute juridiction. Elle a tranché dans sa formation la plus large et avec le plus de précautions possibles.
Sa décision conforte la loi de 2005 sur la fin de vie qui interdit l'acharnement thérapeutique.

Le Conseil d'État a jugé que le maintien de l'alimentation et de l'hydratation de Vincent Lambert avait pour seul effet de le
maintenir artificiellement en vie ce qui constitue pour eux une "obstination déraisonnable". 

Cette interprétation est-elle conforme à l'esprit votre loi?

Le Conseil d'État est là pour dire la loi.
Sa décison est à la fois conforme à l'esprit et à la lettre de la loi de 2005 qui porte sur le droit des malades et la fin de vie. La nutrition et l'hydratation artificielle, au même titre que la ventilation artificielle, sont des traitements car ils nécessitent une opération chirurgicale et la mise en place d'une sonde dans l'estomac. Dans le cas de Vincent Lambert, qui est dans un état d'absence de conscience de soi et de relation à l'autre, cela constitue bien une "obstination déraisonnable" car il s'agit d'une opération inutile qui n'a d'autre effet que le maintien artificiel de la vie.

Mais la situation médicale n'est pas le seul élément à prendre en compte, il y aussi la volonté du malade: la loi dit qu'on peut arrêter ses traitements, pas forcément qu'on doit le faire. Or, Vincent Lambert n'est pas en état d'exprimer sa volonté et n'a pas laissé de directive anticipée. Le Conseil d'État a donc interrogé ses proches pour retracer son parcours de vie et rechercher ce qu'il aurait voulu. Vincent Lambert était infirmier et a[urait] confié à plusieurs de ses proches ne pas vouloir être maintenu en vie dans les conditions dans lesquelles il se trouve actuellement [prémonition?].

Ne craignez-vous pas que la décision du Conseil d'État face jurisprudence et soit la porte ouverte à la légalisation de l'euthanasie?

Cette décision n'est pas une validation d'un acte euthanasique, mais le refus de l'acharnement thérapeutique.
Dans les pays qui ont légiféré sur le droit à la mort ou sur le suicide assisté, le cas Vincent Lambert se serait heurté à un vide juridique. 
L'euthanasie exige en effet l'expression claire de la volonté du malade. Or, dans le cas de Vincent Lambert, celle-ci est impossible. La spécificité de la loi de 2005, par rapport à toutes les autres lois européennes, est d'apporter une réponse à ce type de cas. Encore une fois, le débat autour du cas Vincent Lambert porte sur l'acharnement thérapeutique et non sur l'euthanasie. Le Conseil d'État a jugé qu'il y avait obstination déraisonnable et n'a en aucun as ouvert la porte à l'euthanasie. Par ailleurs, cette décision qui concerne le cas particulier de Vincent Lambert ne peut être généralisée à l'ensemble des sujets en situation pathologique similaire. Chaque situation doit être appréciée au cas par cas. Il y a quelques années les éléments médicaux montraient qu'il y avait encore des signes de conscience chez Vincent Lambert. Le Conseil d'Etat, s'il avait été saisi alors, n'aurait peut-être pas pris la même décision.

L'acquittement du docteur Bonnemaison relance-t-il le débat? 

Non, je pense qu'on ne peut pas parler d'euthanasie dans le cas du docteur Bonnemaison. Le suicide assisté répond à une procédure stricte et exige le consentement des patients. Or, Nicolas Bonnemaison a agi sans le consentement de ces derniers. Le procès Bonnemaison a été celui d'une médecine solitaire qui se donne des droits qu'elle n'a pas sur les patients.

Que dites-vous à ceux qui estiment qu'il y a des failles dans votre loi et qu'elle doit être modifiée?

S'il y avait une faille dans la loi, le Conseil d'Etat ne l'aurait pas confortée. Chaque année, 25 000 personnes sont concernées par un arrêt de traitement en fin de vie. C'est une procédure habituelle qui est rarement contestée devant les tribunaux. Le cas Vincent Lambert est très médiatisé car exceptionnel.
br>Que pensez-vous de la décison de la Cour européenne de maintenir en vie Vincent Lambert contre la décision du Conseil d'État?

Le travail de la Cour européenne [des Droits de l'Homme] est d'examiner les recours qui lui sont présentés. Personne ne peut s'y opposer. Mais je pense que c'est peut-être le recours de trop. Dans l'affaire Lambert, nous sommes en train de passer de l'acharnement thérapeutique à l'acharnement judiciaire. Je pense notamment au déchirement des familles qui s'éternise. Le Conseil d'État n'a pas délibéré à la légère. Il s'est assuré de l'aspect irrémédiable des lésions cérébrales de Vincent Lambert et pris une décision conforme au droit français qui est loin d'être le plus permissif sur cette question.

Vous avez été
missionné par le président de la République [François Hollande] pour "faire évoluer la législation" sur la fin de vie "dans un esprit de rassemblement". 

Quelle est exactement votre mission?

J'ai été missionné pour travailler sur trois sujets: l'insuffisance des soins palliatifs dans la médecine française, l'absence de culture française des directives anticipées et enfin la qualité de vie qui doit être privilégiée par rapport à la durée de vie. J'ai donc été missionné pour réfléchir aux conditions dans lesquelles on a le droit d'accélérer la mort et en aucun cas pour légiférer sur le suicide assisté.
(dans FigaroVox)

mercredi 30 janvier 2013

Le maire d'Antibes maintient le porc à la cantine

Jean Léonetti défend la filière porcine


Cantines scolaires à la carte ?

Des parents d'élèves demandent la suppression de la viande de porc dans les cantines des écoles antiboises, d'autres, au contaire, en réclament davantage.

Des menus sans viande sont aussi demandés par des parents végétariens.


Au nom de la laïcité, la mairie du Dr. Jean Leonetti refuse toute concession.


L'adjointe déléguée à la restauration scolaire d'Antibes vient d'ailleurs d'écrire deux longues pages aux 4072 parents d'élèves pour expliquer sa position.

Les parents  démissionnaires  ne réclament plus de poisson le vendredi.

Ne faudrait-il pas pourtant aider aussi les pêcheurs ?
De plus, a-t-on consulté les parents d'élèves sur le halal obligatoire?...

dimanche 28 octobre 2012

UMP: élection du président, motions et galaxie

Et ses  6 motions 2012


Pffff... Même pas capables de se "salir" !

En même temps qu’ils éliront leur président, le 18 novembre, les militants voteront aussi pour ces motions déposées par différents courants du parti.

Au total, 352 parlementaires UMP pouvaient parrainer une motion: 250 d'entre eux, soit 71%, ont exercé ce droit. Ce qui prouve un véritable attrait pour l'enjeu des motions, même si plusieurs ténors du parti (Jean-François Copé, François Fillon, Xavier Bertrand, Alain Juppé - qui n'est pas parlementaire -, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christian Jacob, Valérie Pécresse, Christian Estrosi...) ne figurent pas parmi les signataires.
Les parlementaires européens ont été 84% à parrainer une motion, contre 72% des députés et seulement 67% des sénateurs.
Celles qui récoltent plus de 10% des voix deviennent des mouvements et gagnent des moyens pour faire entendre leurs idées.

La motion France Moderne et Humaniste (FMH) est de loin celle qui a reçu le plus de parrainages de parlementaires (102), suivie de La Droite Sociale de Laurent Wauquiez (53) puis des Gaullistes en Mouvement (46).

La motion la plus populaire auprès des sympathisants UMP  en septembre dernier était " La Droite Forte – Génération Sarkozy " de Guillaume Peltier.  Avec 42% des intentions de vote, elle devance celle de Jean-Pierre Raffarin et Luc Chatel (21%) et celle de Laurent Wauquiez (18%).

La motion la plus fédéraliste, France Moderne et Humaniste (FMH), est plébiscitée par 40% des parlementaires européens, alors qu'aucun d'entre eux n'a signé celles des Gaullistes en Mouvement et de La Droite Populaire, où l'on trouve des souverainistes.


La motion de la France Moderne et humaniste compte
Jean-Pierre Raffarin, sénateur de la Vienne, Les Humanistes de l'UMP
Luc Chatel
, député (Haute-Marne, 1e circonscription), Réforme et Liberté
Jean Leonetti, député (Alpes-Maritimes, 7e circonscription), Les Humanistes de l'UMP, ex-Parti Radical
Marc-Philippe Daubresse, député (Nord, 4e circonscription)
Michèle Tabarot, députée (Alpes-Maritimes, 9e circonscription), Réforme et Liberté
Marc Laffineur, député (Maine-et-Loire, 7e circonscription), Les Humanistes de Hervé Mariton, député (Drôme, 3e circonscription), président de Réforme et Modernité
Damien Abad, député (Ain, 5e circonscription)
Dominique Bussereau, député (Charente-Maritime, 4e circonscription)
Raymond Couderc, sénateur de l'Hérault
Olivier Dassault, député (Oise, 1e circonscription)
Jean-Pierre Decool, député (Nord, 14e circonscription) - également cosignataire de la motion La Droite Populaire
Bernard Deflesselles, député (Bouches-du-Rhône, 9e circonscription)
Jean-Claude Gaudin, sénateur des Bouches-du-Rhône
Claude Goasguen, député (Paris, 14e circonscription)
Sébastien Huyghe, député (Nord, 5e circonscription)
Denis Jacquat, député (Moselle, 2e circonscription)
Christian Kert, député (Bouches-du-Rhône, 11e circonscription)
Alain Lamassoure, parlementaire européen (fédération des Pyrénées-Atlantiques)
Jean-François Lamour, député (Paris, 13e circonscription)
Benjamin Lancar, président des Jeunes Populaires (fédération de Paris)
Gérard Longuet, sénateur de la Meuse
Jean-Luc Moudenc, député (Haute-Garonne, 3e circonscription)
Axel Poniatowski, député (Val-d'Oise, 2e circonscription)
Henri de Raincourt, sénateur de l'Yonne
Franck Riester, député (Seine-et-Marne, 5e circonscription)
Jean Roatta, parlementaire européen (fédération des Bouches-du-Rhône)
Valérie Rosso-Debord, ancienne députée (fédération de la Meurthe-et-Moselle)
ou
Lionel Tardy, député (Haute-Savoie, 2e circonscription)


La motion des Gaullistes en Mouvement réalise en revanche une percée chez les sénateurs UMP (22%, alors qu'elle est soutenue par 13% de l'ensemble des parlementaires). En conséquence, 62% des signataires de cette motion siègent au Sénat. On y trouve Michèle Alliot-Marie, ancienne Ministre d'État, ancienne députée (Pyrénées-Atlantiques), présidente du Chêne

Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, fondateur du Rassemblement Gaulliste
Henri Guaino, député (Yvelines, 3e circonscription)
Patrick Ollier, député (Hauts-de-Seine, 7e circonscription), délégué général du Chêne
Bernard Accoyer, ancien président de l'Assemblée nationale, député (Haute-Savoie, 1re circonscription) - également cosignataire de la motion La Droite Forte
ou Gérard Larcher, ancien président du Sénat, sénateur des Yvelines

La Droite Populaire réunit
Thierry Mariani, député (Français établis hors de France, 11e circonscription)
Jean-Pierre Decool, député (Nord, 14e circonscription) - également cosignataire de la motion France Moderne et Humaniste (FMH)
Nicolas Dhuicq, député (Aube, 1re circonscription), porte-parole du Chêne
Lionnel Luca, député (Alpes-Maritimes, 6e circonscription) - également cosignataire de la motion Gaullistes en Mouvement
Philippe Marini, sénateur de l'Oise
Alain Marsaud, député (Français établis hors de France, 10e circonscription)
Jacques Myard, député (Yvelines, 5e circonscription)
Bernard Reynès, député (Bouches-du-Rhône, 15e circonscription)
ou Dominique Tian, député (Bouches-du-Rhône, 2e circonscription).

La Droite sociale rassemble

Laurent Wauquiez, député (Haute-Loire, 1re circonscription)
Natacha Bouchart, sénatrice du Pas-de-Calais
Valérie Boyer, députée (Bouches-du-Rhône, 1re circonscription)
Bernard Brochand, député (Alpes-Maritimes, 8e circonscription) - également cosignataire des motions La Droite Forte et France Moderne et Humaniste (FMH)
Alain Cadec, parlementaire européen (fédération des Côtes-d'Armor)
Caroline Cayeux, sénatrice de l'Oise
Jean-Michel Couve, député (Var, 4e circonscription)
Isabelle Debré, sénatrice des Hauts-de-Seine, porte-parole du Chêne
Bernard Debré, député (Paris, 4e circonscription)
David Douillet, député (Yvelines, 12e circonscription)
Anne Grommerch, ancienne députée (fédération de la Moselle)
François Grosdidier, sénateur de la Moselle
Arlette Grosskost, députée (Haut-Rhin, 5e circonscription) - également cosignataire des motions France Moderne et Humaniste (FMH) et La Boîte à Idées 
Christiane Hummel, sénatrice du Var
Bérengère Poletti, députée (Ardennes, 1re circonscription)
ou Jean-Pierre Vigier, député (Haute-Loire, 2e circonscription)

Deux motions ont par ailleurs été déposées par des militants ou élus locaux non-parlementaires, et n'ont donc pas pu être parrainées par leurs principaux signataires. D'une part, La Droite Forte des sarkozystes Geoffroy Didier, Guillaume Peltier et Camille Bedin. 


D'autre part, la motion inclassable La Boîte à Idées (Matthieu Schlesinger, Maël de Calan, Enguerrand Delannoy, Pierre-Emmanuel Thiard).
Jean-Pierre Raffarin et Luc Chatel étaient à Coulommiers le 24 octobre pour présenter leur motion France moderne et humaniste à 350 adhérents UMP.

Au lendemain du meeting de François Fillon à Combs-la-Ville, d’aucuns auraient pu y voir un signe fort de soutien à leur propre poulain dans la course à la présidence de l’UMP… " Evidemment, nous sommes sur les terres de Jean-François Copé et je suis l’un de ses fidèles soutiens", a expliqué Raffarin.
Au côté de l’ancien Premier ministre et de Luc Chatel, ex-ministre de l’Education, Jean Leonetti, député-maire d’Antibes, le " troisième homme " de cette motion et soutien de François Fillon. " Avec Jean-Pierre, on s’aimait avant cette élection. Et on s’aimera après! " 

Le choix de Coulommiers pour présenter ce texte n’était, a priori, pas anodin. " Franck Riester [son maire] incarne l’avenir et la jeune génération, estime Jean-Pierre Raffarin. Notre motion veut aussi être l’avenir de l’UMP. "


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